- il y a 9 heures
Avec Anne-Claire Bennevault, fondatrice de SPAK
—
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOffi...
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradiooff...
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos du Grand Matin Week-End : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDSoOQuH74IIXMno3AffxfUT
##OSEZ_INVESTIR-2026-03-22##
—
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOffi...
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradiooff...
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos du Grand Matin Week-End : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDSoOQuH74IIXMno3AffxfUT
##OSEZ_INVESTIR-2026-03-22##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00You Money, leader français de la gestion d'épargne en ligne et au coffre.com, achat et revente d'or
00:06physique gardé en coffre sécurisé présente
00:09Sud Radio, oser investir, Thomas Binet.
00:13Suite de votre rendez-vous économique du dimanche, toujours en compagnie de Thomas Binet, et c'est l'heure d
00:17'ouvrir la page d'Osez Investir, mon cher Thomas, au programme.
00:20Pourquoi malgré des revenus qui augmentent parfois, Maxime, épargner, reste toujours aussi difficile ?
00:25Est-ce un problème d'argent ou un problème de réflexe ? On va en parler dans le conseil de
00:29la semaine.
00:29Et on va donner d'ailleurs un prolongement avec Anne-Claire Bennevaux, fondatrice de SPAC.
00:33Les Français veulent investir, mais pourquoi passent-ils si peu à l'action ?
00:38Manque de connaissances, peur ou trop d'informations ? Elle va tout nous dire dans un instant.
00:42Et puis une question simple mais décisive.
00:43Quand les marchés tremblent, faut-il agir ou justement ne rien faire et attendre ?
00:48Olivier Maltest, notre expert en marché financier, va nous décrypter ce biais qui nous pousse souvent à faire exactement l
00:54'inverse de ce qu'il faudrait.
00:56Éco-Réseau Business, le magazine de référence des investisseurs, présente...
01:02Sud Radio, oser investir, le conseil de la semaine.
01:06Alors mon cher Thomas, pour ouvrir ce rendez-vous, on entend malgré une épargne record, très souvent, que les Français
01:12ont du mal à mettre de l'argent de côté.
01:14Pourquoi est-ce que c'est si difficile de faire simplement des économies ?
01:17Maxime, la première raison, c'est très simple. D'abord, nos dépenses ont explosé entre logement, l'énergie et ça
01:23ne s'arrête pas d'ailleurs.
01:24Si vous observez bien les actualités, l'alimentation, une grande partie du revenu part dans les dépenses contraintes.
01:30Alors le résultat, il est simple. Beaucoup de ménages ont l'impression qu'il ne reste plus rien à la
01:34fin du mois pour épargner.
01:35Donc ce n'est pas seulement une question de discipline personnelle ?
01:38Non, c'est d'autres choses aussi qui interviennent. Il est vrai que la gestion va jouer un rôle important
01:42pour chacun des Français.
01:45Il y a aussi un phénomène psychologique qui est très fort. Quand on gagne un peu plus, on a tendance
01:49à dépenser un peu plus, tout simplement.
01:52C'est ce qu'on appelle l'inflation du mode de vie. On améliore son confort, on prend un abonnement
01:56de plus, un restaurant de plus,
01:58et l'épargne disparaît sans même qu'on s'en rende véritablement compte.
02:01Oui, mais certains arrivent quand même à épargner. Quelle est leur méthode s'il y en a une ?
02:05La différence, c'est souvent la stratégie, comme dans beaucoup de sujets d'ailleurs.
02:08Les gens qui épargnent le plus appliquent une règle simple, ils se payent en premier.
02:12Vous voyez, vous m'avez bien entendu, ils se payent en premier.
02:15Dès que le sénère tombe, une partie est automatiquement mise de côté.
02:18Comme cet argent n'est plus visible, sur le compte courant, on s'adapte naturellement avec le reste à vivre.
02:23Finalement, faire des économies, c'est moins une question de revenu qu'une question d'organisation.
02:29Haussmann Executive Search, leader du recrutement sur les métiers de la finance et de l'immobilier, présente.
02:35Sud Radio, oser investir, l'inviter.
02:39Thomas, pour poursuivre justement cette conversation sur l'éducation financière,
02:43d'une certaine manière, nous sommes avec Anne-Claire Benveau,
02:45qui est la présidente et la fondatrice de SPAC,
02:47qui est une plateforme précisément d'éducation financière
02:49et initiatrice des grands prix de l'éducation financière.
02:52Bonjour Anne-Claire Benveau.
02:53Bonjour Thomas.
02:55Pour la troisième année consécutive, vous avez publié le baromètre 2026 avec le concours d'OpinionWay.
03:02Et c'est riche en enseignements.
03:04J'ai regardé de très près ce que vous avez publié.
03:07Est-ce que les Français sont si nuls que ceux-là en connaissances financières ?
03:10Alors on va commencer avec ça.
03:12Merci de m'inviter.
03:13Merci pour cette question.
03:14Alors les Français, ils sont très curieux de connaissances financières.
03:18Ils en demandent plus.
03:19Ils sont même 95% à nous dire cette année dans le baromètre
03:22qu'ils attendent d'être mieux informés.
03:25Et malheureusement, ce qu'ils nous disent aussi,
03:27c'est qu'ils sont de moins en moins bien en situation d'être bien accompagnés
03:32pour répondre à leurs attentes en matière d'informations financières.
03:35Alors mais pourquoi pour autant, deux Français sur trois disent vouloir investir,
03:39mais ne passent jamais à l'action ?
03:40La difficulté du passage à l'action, elle peut s'expliquer de différentes manières.
03:45Il y a déjà le fait d'avoir la sensation de ne pas être suffisamment en maîtrise.
03:50Donc il y a un stress financier qui est important.
03:53Les outils, le choix des outils, vers qui se tourner.
03:57Une défiance aussi parfois vis-à-vis des acteurs du secteur
03:59qui d'ailleurs se voient bien dans les chiffres du baromètre.
04:02Puisqu'aujourd'hui, ils nous disent qu'ils sont à peine 60% à considérer
04:10qu'ils ont les réponses à leurs questions de la part de leurs conseillers.
04:13Et plus ça va, moins ça va.
04:14C'est-à-dire que le conseiller est de moins en moins bien au rendez-vous.
04:17Et en fait, c'est assez facilement explicable puisqu'on voit aujourd'hui
04:21que les agences bancaires, par exemple, ont tendance à fermer
04:24et ces fermetures d'agences se généralisent.
04:26Donc il y a une attente forte de la part des Français d'accompagnement.
04:31Donc voilà, ils sont vraiment majorité à nous dire
04:33qu'on veut que nos conseillers soient au rendez-vous.
04:35Et la réalité, c'est que ces conseillers ne sont plus là
04:39ou les agences ferment.
04:40Mais Anne-Claire Meneveau, pour autant,
04:42on n'a jamais eu autant d'informations disponibles.
04:45On le voit sur Internet, des podcasts qui fleurissent dans tous les sens,
04:49de plus en plus d'influenceurs.
04:50Alors on peut en penser ce qu'on veut, mais ils sont bien là.
04:53Des magazines qui existent, des émissions.
04:55On est bien là pour ça aussi.
04:57Bon, l'information est disponible.
04:59Et pour autant, ce que vous êtes en train de nous expliquer,
05:02c'est qu'ils ont du mal, les Français, avec tout ça.
05:04Peut-être parce qu'il y a peut-être trop d'informations.
05:06Est-ce que du coup, l'information tue l'information ?
05:09C'est une excellente question.
05:11En fait, je pense que les Français,
05:12ils ont en moyenne trois sources d'informations.
05:15Donc ils savent à peu près choisir leur relais d'infos.
05:19Alors ça va varier vraiment en fonction des âges.
05:21Chez les plus jeunes, il y a d'abord la première source d'infos,
05:26c'est les proches, c'est les familles.
05:27Ce n'est pas forcément la meilleure source d'infos d'ailleurs.
05:30C'est sûr.
05:30Parce que quand on dit que la majorité des Français
05:33sont mal armés sur leurs connaissances financières,
05:37il y a un vrai risque que l'information transmise
05:39ne soit pas la bonne.
05:41Il y a une présence forte, on le disait, des conseillers.
05:43Mais en fait, le conseiller, c'est rarement le premier contact.
05:46Très souvent, on va d'abord s'informer auprès des professionnels,
05:50donc des médias professionnels comme vous et bien d'autres.
05:54Et puis, on va chercher l'information aussi maintenant de plus en plus
05:56via les réseaux sociaux, notamment chez les moins de 35 ans
06:00qui s'informent beaucoup plus via ces relais-là.
06:02On a parlé des créateurs de contenu aussi qui émergent, on le voit,
06:05ces dernières années, avec des choses très intéressantes pour certains
06:08qui permettent de démocratiser l'information financière.
06:11Et là, la nouveauté de cette année, c'est vraiment très récent,
06:15mais c'est lié à la récence aussi de ces nouvelles technologies.
06:19On voit apparaître l'intelligence artificielle dans les canaux d'information utilisés.
06:26Ce que vous êtes en train de dire, c'est que CHAP-GPT devient notre nouveau conseiller financier ?
06:30Oui, pour 10% des Français, CHAP-GPT fait maintenant partie des sources d'informations.
06:34Alors, CHAP-GPT et tous les autres camarades.
06:38Il y a un vrai sujet de fiabilité.
06:40Il faut faire attention évidemment à l'information qu'on récupère sur ces outils.
06:43Ils ne sont pas conseillés.
06:45Soit ils sont alimentés par des sources fiables et il faut bien vérifier vos comptes quand vous les créez.
06:50Mais évidemment, ça ne remplacera jamais l'expertise d'un professionnel.
06:56Du coup, c'est aussi les jeunes qui vont peut-être un peu plus là-dessus ?
06:59Oui, il y a une proportion plus importante des plus jeunes sur les nouveaux outils d'intelligence artificielle.
07:06Et c'est là où il va être très intéressant de voir comment le marché et les acteurs du secteur
07:11vont s'approprier aussi ces nouvelles technologies.
07:12Alors, on sait que les jeunes veulent s'enrichir plus vite.
07:15Ça, c'est quand même une tendance de cette génération.
07:17Mais du coup, ils sont aussi plus exposés aux arnaques.
07:20Est-ce que c'est le lien avec ce qu'on vient d'évoquer aussi ?
07:23Les jeunes, ils sont très exposés forcément aux réseaux sociaux puisqu'ils les consomment en majorité pour s'informer.
07:30Du coup, ça les surexpose effectivement à des contenus proposés par des créateurs de contenus
07:35qui, pour certains, proposent des contenus sérieux, vérifiés.
07:40Et pour d'autres, et malheureusement, c'est une grande majorité, sont des amateurs,
07:44ne respectent pas les règles et la réglementation,
07:48et voire sont des arnaqueurs à proprement parler.
07:50Et donc là, il y a un vrai sujet de surexposition aux arnaques.
07:53Et chez les moins de 35, c'est 38% d'entre eux qui se sont fait arnaquer financièrement
07:56quand c'est un quart de la population française.
07:59Claire Meneveau, faut-il vraiment bien gagner sa vie pour commencer à investir ?
08:03Où est-ce un mythe ?
08:04En d'autres termes, faut-il vivre avec la dette, ce qu'on connaît bien en France ?
08:08Alors, bien gagner sa vie pour investir, c'est évidemment qu'il faut avoir un salaire suffisant
08:15déjà pour pouvoir, à minima, commencer par épargner.
08:18Donc l'investissement, je dirais, c'est l'étape d'après.
08:21On sait qu'il y a un quart des Français qui n'arrivent pas à boucler les fins de mois.
08:24Donc il ne faut quand même pas oublier que l'investissement, ce n'est pas pour tout le monde.
08:28La première étape, et je pense que vous le traitez très régulièrement dans l'émission,
08:32et c'est une très bonne nouvelle, c'est d'abord d'apprendre à épargner
08:35et de mettre de côté pour répondre à des situations de coûts durs.
08:39Donc on appelle ça l'épargne de précaution.
08:41Et ensuite, quand on a réussi à constituer son épargne de précaution,
08:44on peut commencer à envisager d'investir.
08:46Alors on parle souvent de plein de choses, la crypto, l'immobilier, le private equity, etc.
08:53Concrètement, on investit par conviction ou par effet de mode ?
08:56Est-ce que ce que je viens d'évoquer, c'est aussi des effets de mode ou pas ?
08:58C'est une bonne question, parce qu'effectivement, on voit que l'effet des réseaux sociaux
09:03et notamment cette incitation à devenir plus autonome,
09:08à constituer sa propre liberté financière,
09:11il y a des injonctions assez fortes, et notamment à l'adresse des plus jeunes.
09:15Ça peut créer effectivement une forme d'effet de mode.
09:18On a vu avec les cryptoactifs et les ETF aussi, durant la pandémie,
09:22un fond intérêt chez ceux qui y consomment, les réseaux sociaux,
09:25pour ces outils-là, ces outils financiers,
09:28mais aussi parce que ces personnes, ces individus,
09:30ont été très sollicités par les acteurs de ce secteur.
09:33Donc ça a créé finalement aussi un effet de considération important pour ces outils-là.
09:37Vous nous avez parlé tout à l'heure des conseillers bancaires.
09:39Est-ce qu'aujourd'hui, on peut faire confiance à un conseiller bancaire
09:42ou il vaut mieux aller vers un gestionnaire de patrimoine ?
09:45Ce n'est pas le même métier.
09:48Est-ce que c'est le même niveau de connaissance ?
09:50Je dirais que les formations ne sont pas les mêmes.
09:53Donc ce n'est pas le même niveau de connaissance.
09:55Et quand on parle de situation patrimoniale,
09:58on voit bien d'ailleurs que même dans les organisations bancaires,
10:01il y a des conseillers plus expérimentés
10:03quand on touche aux questions patrimoniales.
10:05Donc voilà, les formations et les connaissances ne sont pas tout à fait les mêmes.
10:10Alors il y a quelques jours, vous avez attribué les prix
10:12de la deuxième édition des Grands Prix de l'éducation financière.
10:14Donc vous contribuez vous aussi à votre niveau à développer tout ça.
10:18D'abord, c'est quoi ces prix concrètement pour qu'on s'intéresse à ça ?
10:21Alors les Grands Prix de l'éducation financière,
10:23c'est une initiative qui vise à valoriser les acteurs du secteur
10:27qui s'engagent en fait pour l'éducation financière.
10:30Donc qui mettent en place des actions concrètes,
10:32soit pour former, informer leurs collaborateurs,
10:35soit pour former, informer leurs clients
10:37quand on parle des acteurs du secteur financier par exemple,
10:39et aussi tous les acteurs associatifs institutionnels
10:43qui sont investis dans cette notion d'accompagnement
10:46et d'accompagnement vers une meilleure maîtrise des bases
10:49en matière d'économie et de finances.
10:51Donc l'objectif c'est de les valoriser
10:52et aussi de faire valoir ces acteurs-là auprès du grand public
10:57parce qu'aujourd'hui, il y a une moindre considération peut-être
11:01de l'importance aussi de l'engagement des acteurs
11:04et des professionnels du secteur sur ce sujet.
11:06Et je pense que c'est une erreur parce qu'il faut les activer.
11:10C'est aussi notre responsabilité collective
11:12en tant qu'acteurs et professionnels du secteur
11:14que d'agir pour une meilleure éducation financière.
11:17C'est vertueux.
11:17Anne-Claire Benveau, il y a eu 160 candidatures, 12 lauréats.
11:20Quelle est l'initiative primée la plus marquante selon vous
11:24parmi tous les lauréats ?
11:25Il faut choisir là.
11:26Alors, il a fallu choisir et on a eu la chance d'avoir un jury expert
11:30qui nous a accompagnés pour faire ces choix-là.
11:32Cette année, on a 9 lauréats.
11:34Ils viennent d'être divulgués.
11:35Ce n'est pas 12, c'est 9, pardon.
11:37C'est 9 cette année.
11:38Et parmi les lauréats, on va trouver par exemple une plateforme
11:42qui s'appelle Budget Responsible
11:44qui a été émise par BNP, par EBA, Personal Finance
11:46qui a été diffusée dans plusieurs pays européens
11:49et qui contribue de façon gamifiée
11:51à accompagner enseignants et publics jeunes
11:56sur des questions d'économie et de finances.
11:58On a un média.
12:00On parlait de l'importance des médias aussi
12:02dans la diffusion de cette information économique et financière
12:05et de sa vulgarisation
12:06qui s'appelle Money Talks d'ailleurs par Money Walkie.
12:11C'est une fintech, un acteur innovant
12:13qui propose des contenus pour les jeunes.
12:14Pardon, mais quel est parmi les 9 lauréats
12:16celui qui vous a le plus marqué ces dernières questions ?
12:21C'est une excellente question.
12:22Je vous parlerai d'une association internationale
12:24qui s'appelle la Flatoon
12:25qui en fait a été à l'origine
12:27de cette semaine de l'éducation financière
12:29Global Money Week
12:30dont on parle beaucoup évidemment cette semaine.
12:32C'est sa fondatrice qui est indienne
12:36et qui a inspiré en fait
12:37tout ce mouvement international
12:39autour du soutien de l'éducation financière.
12:41Donc voilà, je pense à elle aujourd'hui.
12:43Merci à vous.
12:43Merci beaucoup, Claire Benvo,
12:45d'être passée du côté d'Ose et Investir.
12:46Et je rappelle donc que vous êtes la présidente
12:48et la fondatrice de SPAC
12:49qui est une plateforme d'éducation financière
12:51et donc aussi initiative
12:52comme on initiatrice
12:54comme on vient d'en parler
12:54des grands prix de l'éducation financière.
13:05Thomas, pour clore ces rendez-vous économiques,
13:07nous sommes avec Aloudi Olivier Maltès
13:09qui est expert en marché financier
13:10et professeur de finances à Paris-Dauphine
13:12et vous allez avec lui vous interroger
13:14sur la manière dont nous avons tendance
13:15à réagir en période de stress sur les marchés
13:18et attention, on ne réagit jamais de la bonne façon.
13:20Oui Maxime, parce qu'avec la guerre en Iran
13:22et la forte hausse des prix du pétrole
13:24et la baisse des actions,
13:25les épargnants voient leur nerf mis à rude épreuve.
13:28Olivier, vous souhaitiez revenir
13:30sur l'un des biais qui s'exercent sur nos cerveaux,
13:32le biais d'action ?
13:34Eh oui Thomas, et le biais d'action,
13:35ce n'est malheureusement pas le biais
13:37qui nous pousse à acheter des actions,
13:38mais celui qui nous pousse à agir.
13:40Lorsque vous investissez,
13:41vous ne le faites pas tout simplement
13:43pour avoir plus d'argent.
13:44Vous le faites par exemple
13:45pour financer les études de vos enfants
13:47ou préparer votre retraite.
13:48Et ainsi, vous allez créer un lien affectif
13:50avec cet investissement.
13:51Car quand la valeur de vos investissements baisse,
13:54c'est votre projet qui est directement impacté.
13:56J'ai bien compris ?
13:57Exactement, et donc votre cerveau
13:58ne voit pas juste une performance négative
14:00ou un montant qui baisse,
14:01mais un projet qui devient un risque.
14:03Et votre cerveau, du coup,
14:04vous envoie un message pernicieux qui est
14:06« tu ne peux pas rester comme cela sans rien faire ».
14:08Et c'est là que vous prenez potentiellement
14:10des mauvaises décisions.
14:11Et c'est un comportement classique selon vous ?
14:14Tout à fait.
14:14La première action que l'on observe en général,
14:16c'est le fait d'arrêter ces versements programmés.
14:18Vous le savez, dans une assurance UV,
14:20vous pouvez mettre en place des versements programmés
14:22qui vous permettent d'investir automatiquement
14:24de manière régulière.
14:26Ainsi, si vous coupez vos versements programmés
14:28lorsque les marchés baissent,
14:29vous vous privez d'une partie de son intérêt
14:31qui est de réduire votre prix d'achat moyen
14:33et vous allez rater une partie du potentiel du rebond.
14:35Mais est-ce que cela veut dire
14:37qu'il ne faut rien faire
14:38lorsqu'une situation de stress
14:39comme la guerre en Iran actuellement se produit ?
14:41Non, il peut être judicieux d'agir.
14:43Tout dépend de la nature du stress
14:45et de la réaction des marchés.
14:46Mais il faut toujours avoir conscience
14:47de l'existence de ces biais
14:48et il faut aussi avoir en tête
14:50qu'on peut déléguer sa gestion
14:51et donc la confier à des professionnels.
14:52Et ces professionnels n'ont pas de biais, eux ?
14:54Pas celui-là,
14:56car ils n'ont pas l'affectivité liée aux investissements.
14:58Ils vont pouvoir analyser plus froidement la situation
15:00et réfléchir de manière plus analytique.
15:02C'est un peu la même chose
15:03qu'un chirurgien cardiaque ou du cerveau
15:05qui ne souhaite pas opérer son propre enfant.
15:06Il connaît son métier,
15:08mais il sait que son implication émotionnelle
15:10pourrait altérer son jugement face à un imprévu.
15:11Merci Olivier.
15:13Merci à toi.
15:13Et merci à vous, Thomas Binet.
15:15On vous retrouve la semaine prochaine
15:16à nouveau pour Oser Entreprendre et Oser Investir.
Commentaires