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  • il y a 4 minutes
Mohammad Amin-Nejad, ambassadeur d’Iran en France, était l'invité du Quartier général, jeudi 19 mars. Il est revenu sur les attaques aériennes iraniennes menées sur le plus grand complexe gazier au monde, au Qatar, sur Israël et sur le nouvel ayatollah.

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Transcription
00:00Comme Mohamed Amin Nejad est notre invité ce soir en direct.
00:04Bonsoir Monsieur l'Ambassadeur, merci d'être avec nous ce soir sur ce plateau.
00:07Je vous laisse nous installer, on va vous interroger avec Ulysse Gosset ce soir.
00:13Monsieur l'Ambassadeur, une question très simple pour commencer, après 20 jours de guerre,
00:17après 20 jours de guerre, dans quel état se trouve l'Iran ce soir ?
00:24Bonsoir, en effet, vous avez tout à fait raison,
00:28il y a 20 jours, le 28 février, on était l'objet d'une agression,
00:36une guerre d'agression américano-israélienne,
00:40avec le but de renverser le pays et de faire exécuter les plans de division,
00:50de l'implosion, tout ce qu'ils voulaient le faire.
00:53Et cela après 6 mois, quand on était au mois de juin, au milieu des négociations,
01:00ils nous ont attaqué, et puis il y a eu un arrêt d'attaque réciproque.
01:06Et puis soudainement, quand on était dans les négociations,
01:10deux tours de négociations avaient été faits,
01:13le lundi, on se préparait d'avoir une négociation sur les aspects techniques,
01:23et soudainement, le samedi, c'était les deux pouvoirs nucléaires,
01:29un soi-disant légal, l'autre caché, nous ont attaqué.
01:34– Là, vous parlez des États-Unis et d'Israël, sûrement, oui.
01:37– Je vous posais la question de savoir dans quel état est votre pays ce soir,
01:39parce qu'il y a un certain nombre de dirigeants, on le sait,
01:43et notamment le guide suprême Ali Khamenei qui a été tué.
01:48Ce soir, Benyamin Netanyah, le premier ministre israélien,
01:50dit que votre pays, après 20 jours de guerre,
01:52n'a plus la capacité de produire de missiles balistiques,
01:54n'a plus la capacité d'enrichir d'uranium.
01:57Est-ce que vous confirmez ça ?
01:59– En effet, les Israéliens, vous savez bien que surtout ce premier ministre
02:06est l'artisan de mensonges et de guerres.
02:11Vous vous souvenez que depuis l'année 90,
02:17il a prétendu toujours que l'Iran a une distance d'une semaine,
02:23deux semaines, un mois avec l'arme nucléaire.
02:25Et de cela, il y a près de 30 ans.
02:29Nous, on était l'objet d'un bombardement illégal américain
02:34sur les installations nucléaires,
02:36qui était sous la supervision de l'Agence de l'énergie internationale,
02:40de l'énergie atomique.
02:41Donc, on n'avait pas la possibilité d'enrichir.
02:47Ça veut dire que, prétendre maintenant,
02:50comme maintenant, après 20 jours, c'est cela ?
02:52Non, il n'était pas, il n'avait pas dit.
02:54Et l'agence aussi était, en tout cas en Iran.
02:59Il a visité les installations non-bombardées.
03:03Mais pour les installations bombardées par les États-Unis et l'Israël,
03:07on avait besoin d'un mécanisme spécial,
03:10parce que c'était la première fois de bombardement,
03:14des installations nucléaires, pacifiques,
03:17par une puissance étrangère, par une attaque militaire.
03:23Donc, s'agissant des responsables,
03:27vous voyez, pour nous, la perte est immense.
03:30C'est tout à fait normal.
03:32Mais, comme dans la guerre du 12e jour,
03:35j'ai eu l'occasion de parler avec vos collègues ici,
03:38nous, nos dirigeants, ne se cachent pas,
03:41malgré des prétentions, des accusations, des mensonges,
03:45qu'ils sont en bunker, en 40e étage, sous la terre.
03:49Non, notre Christ suprême a vécu comme le peuple ordinaire.
03:55Donc, il n'a jamais changé sa maison.
03:58La preuve, c'est qu'il a été assassiné avec son épouse,
04:03son fils, sa belle-fille, sa fille, ses neveux, ses petits-enfants.
04:09Donc, nous, nos dirigeants, ne sommes pas derrière le peuple.
04:15Ils sont toujours devant le peuple.
04:16Vous dites que la perte est immense,
04:18et on comprend que l'Iran a été frappé durement
04:22et que les pertes sont immenses.
04:24Est-ce qu'aujourd'hui, vous considérez
04:27qu'il n'y a aucune négociation possible,
04:29il n'y a pas de retour possible à la table de négociation,
04:33et est-ce qu'en ce moment même,
04:34vous avez toujours, l'Iran, des contacts avec les États-Unis ?
04:38Est-ce qu'il y a des négociations secrètes ou pas du tout ?
04:41Et croyez-vous possible, encore une fois,
04:44que la guerre s'arrête avec une négociation ?
04:46Nous, nous n'avons pas quitté la table de négociation.
04:50On était autour de la table de négociation.
04:54Il faut demander à ceux qui ont quitté
04:58et qui ont donné un coup dur sévère à la diplomatie.
05:02Nous, les Iraniens, par la culture, l'histoire,
05:07nous, on est l'un des gens de dialogue et de compréhension mutuelle.
05:12Est-ce que vous croyez qu'une reprise est possible ?
05:14Une reprise du contact est-elle possible ?
05:15Est-ce qu'il y a encore des contacts ?
05:16Le contact, je n'ai aucune information là-dessus.
05:20Est-ce que c'est possible ?
05:22Tout est possible.
05:22Mais il y a des conditions.
05:24On ne peut pas lâcher.
05:26Les autres, aller et après quelques mois,
05:29seront de retour pour répéter.
05:32Parce qu'il n'y a pas ni la loi internationale,
05:35ni un mécanisme efficace international.
05:38Il n'y a pas vraiment une sériosité auprès des membres des Nations Unies,
05:44du Conseil des Nations Unies,
05:45pour qu'ils fassent en sorte qu'ils confirment leur mission
05:52de garantir la paix et la sécurité internationale.
05:55Ça veut dire qu'il faut condamner l'agression quand il y a le cas.
05:59Il faut encourager les défenseurs de paix quand il y a la place.
06:05Mais dans ces épreuves récentes,
06:08on a compris qu'il n'y a rien.
06:11Et M. Trump, je crois, c'est le premier qui a détruit
06:14toutes ces règles internationales.
06:17Et il sait bien que les autres ne peuvent pas, n'osent pas
06:21ou ne veulent pas vraiment mettre un frein
06:25devant une expansion de violations des droits internationaux
06:30et des ormes en cours.
06:32On reparlera du nucléaire dans un instant.
06:34On parlera de votre nouveau leader,
06:36Mojtabar Rameleï, invisible depuis qu'il a été élu.
06:39On en parlera.
06:40Mais je voulais vous montrer d'abord une carte ce soir.
06:43Voici, elle va apparaître ici,
06:45tous les sites pétroliers, gaziers,
06:47que votre pays a frappé ces dernières heures.
06:50Est-ce que vous assumez ce soir,
06:53comment dire ça,
06:54de vouloir mettre à genoux l'économie mondiale ?
06:57Il faut vraiment prendre en considération
07:03que nous, nous sommes dans une région avec les pays
07:08avec lesquels nous avons un sentiment,
07:11en ce qui nous concerne, la République islamique d'Iran,
07:13un sentiment d'amitié et de fraternité.
07:16Mais vous les bombardez.
07:17Non, non, écoutez, j'explique à vous.
07:21Il faut dire que l'agression contre l'Iran
07:24a eu un objectif à côté des autres.
07:29Ça veut dire,
07:29semener la discorde entre nous
07:32et les pays arabes qui sont musulmans,
07:36la même culture,
07:37la même proximité avec nous.
07:39et ils voulaient essayer vraiment,
07:42un des objectifs, comme je vous ai dit,
07:45de faire oublier aux gens
07:46tout ce qu'ils ont fait à Gaza et ailleurs
07:50et puis toutes ces exactions de comportement.
07:55Donc pour nous,
07:56c'est une région où il faut qu'il y ait une paix.
08:01Nous, nous n'avons pas,
08:02et nous n'avions pas,
08:03aucune précédente d'agressivité et d'agression
08:08de la part d'Iran
08:09envers les pays frères arabes dans la région.
08:13Et comment vous expliquez
08:14que vous puissiez bombarder,
08:15par exemple, Oman,
08:16qui était le lieu des négociations,
08:18qui était un pays qui voulait la négociation.
08:20Comment vous expliquez
08:21que vous bombardez
08:21les infrastructures de gaz du Qatar ?
08:24Je vais vous dire.
08:25Oui.
08:25C'est incompréhensible pour les télé-expliquateurs.
08:28Oui, oui, j'explique.
08:29Parce que, vous voyez,
08:30vous devez refléter les informations
08:33qui viennent aussi de la part des Iraniens.
08:36parce que, en ce qui concerne l'Oman,
08:40on avait dit, tout de suite,
08:41on a agi,
08:42on a dit que c'est un faux drapeau.
08:44Nous, nous n'avions pas l'intention,
08:46ni volonté,
08:48ni aucune raison
08:50d'attaquer ce réserve pétrolier Omanais.
08:54En ce qui concerne les autres,
08:56vous voyez,
08:56nous, nous sommes l'objet
08:57d'une agression militaire américaine.
09:00Tous à Zimous et Israël.
09:02Et puis,
09:03ils ont...
09:05Les États-Unis ne sont pas dans notre région.
09:07Ils sont très loin de nous
09:09et nous ne pouvons pas les toucher.
09:10Mais ils ont des bases militaires
09:12dans la région
09:13et nous avons annoncé,
09:15et nous avons écrit,
09:17noir sur blanc,
09:17au secrétaire général des Nations Unies
09:19avant ces événements,
09:21que les bases militaires
09:24et les intérêts américains
09:26dans la région
09:27sont des cibles légitimes
09:29pour notre force d'armée.
09:32Donc,
09:32où il y a
09:33les intérêts américains,
09:35où il y a
09:38une cible
09:39pour les Iraniens
09:40et pour notre force armée...
09:42Donc, pour vous,
09:42tous les sites pétroliers
09:44de la région,
09:44de ces pays-là,
09:45vous dites,
09:45ce sont nos amis,
09:46tous les sites pétroliers
09:47ou une bonne partie
09:48des sites pétroliers,
09:48pour vous,
09:49ce sont des cibles légitimes ?
09:51Non,
09:51pas tous les sites,
09:52mais où il y a
09:54des intérêts américains,
09:55c'est une cible
09:56pour les Iraniens.
09:58Et le gaz,
09:59c'est la guerre du gaz aujourd'hui.
10:00Le gaz,
10:01le gaz...
10:01Et ça prive les Iraniens
10:02de gaz,
10:03eux-mêmes.
10:04C'est-à-dire que le peuple iranien
10:05est touché.
10:06Regardez,
10:07il faut demander
10:08à l'agresseur
10:09qui a commencé
10:10à bombarder
10:12les installations
10:13gazières
10:14dans la région.
10:15Qui est-ce qui a été ?
10:16Nous,
10:16nous étions l'objet
10:17d'une attaque
10:19israélienne,
10:20américaine,
10:21dans le pass du sud,
10:23le gisement commun
10:24entre nous et le Rattari.
10:25Donc,
10:26les frères en Qatar,
10:27ils savent bien
10:28qu'ils ne sont pas
10:30nos objectifs,
10:31notre cible.
10:32Par contre,
10:33ce sont des Américains
10:34où ils se trouvent.
10:35Et s'ils sont dans les hôtels,
10:37l'hôtel est l'objectif
10:39pour les Iraniens.
10:39Et vous ne redoutez pas
10:40une contre-attaque,
10:41par exemple,
10:42de l'Arabie saoudite
10:43qui commence à menacer
10:44ou même le Qatar
10:45qui s'interroge
10:46sur une riposte ?
10:48Comme je vous ai dit,
10:49nous,
10:50ils savent bien
10:51que nos intentions
10:52ne sont pas
10:53le peuple
10:55et le pays
10:56de ces Arabes.
10:57Nous,
10:58nos objectifs
10:59ne sont pas...
11:00Par contre,
11:01comme je vous ai dit,
11:02notre sentiment
11:03de fraternité
11:03et d'amitié
11:04est toujours là
11:05et nous n'avons rien changé
11:07ni notre peuple,
11:08ni nos dirigeants,
11:09ni nos forces armées.
11:10Mais c'est une guerre,
11:13une guerre injuste,
11:14illégale,
11:16unilatéralement menée
11:17et soutenue
11:18par le silence
11:19ou par le soutien
11:20médiatique et autres
11:22avec les autres pays.
11:23Donc,
11:24les Iraniens
11:25ont la raison
11:26et nous,
11:27nous avons une mission
11:28de sauvegarder
11:30la vie
11:31de notre peuple,
11:32la dignité
11:33de notre peuple.
11:34Nous ne pouvons pas
11:35laisser
11:35qu'un pays
11:37au-delà
11:38de la planète
11:39vienne
11:41rayer,
11:43faire
11:44impulsion,
11:44une division
11:45dans un pays
11:46qui vit maintenant
11:47les milliers.
11:48on parlera d'Hormuz
11:49dans un instant,
11:50mais toutes ces frappes
11:51depuis des jours
11:52et des jours
11:52sur les installations
11:53pétrolières,
11:54elles ont des effets
11:55sur nous,
11:55sur les Européens.
11:56– Je comprends bien.
11:58– Mais attendez,
11:59pardon,
11:59pour vous,
12:00c'est ça l'objectif aussi ?
12:02– Non.
12:02– C'est de faire pression
12:03sur nous aussi ?
12:04– Bien sûr.
12:05– Est-ce que c'est
12:05la stratégie du chaos ?
12:06– Non, jamais.
12:08Pourquoi la stratégie du chaos ?
12:09– Vous voyez,
12:10quand le pétrole
12:11devient cher,
12:13la vie pour nous
12:13aussi devient chère.
12:15Nous,
12:15nous produisons
12:18une limite
12:19quantité
12:19de pétrole
12:21et gaz
12:22que la majorité
12:23est consommée
12:24à l'intérieur du pays.
12:25C'est une petite partie
12:26qui est à l'exportation
12:28et cela
12:28et cela
12:29pour les sanctions
12:30illégales,
12:31illégitimes,
12:32américaines
12:32et occidentales
12:34contre nous
12:35et nos installations
12:36pétrolières.
12:37Donc,
12:38nous,
12:38nous exportons
12:39une partie
12:39mais nous importons
12:41beaucoup.
12:42Nous importons
12:42la technologie,
12:43nous importons
12:44des équipements,
12:44nous importons
12:45beaucoup de machineries.
12:46Donc,
12:47on sait bien
12:48que le prix
12:48viendra à ça.
12:50On est dans
12:50le même bateau.
12:51mais qui est-ce
12:52qui est en train
12:53de faire basculer
12:55cette région ?
12:56Celui qui dit
12:58depuis longtemps
12:59on devait,
13:01on devrait
13:02retenir
13:03et ne pas être
13:05impliqué
13:06dans la région
13:08parce que nous avons
13:09assez de pétrole.
13:10C'est celui qui ?
13:11Celui qui est
13:12le directeur
13:14du centre national
13:14de la lutte
13:16contre
13:17le terrorisme
13:18américain
13:19qui vient
13:19de démissionner.
13:20Qu'est-ce qu'il a dit ?
13:21Il a dit
13:21que non,
13:22l'Iran n'était pas
13:24une inséminente.
13:26Et puis,
13:28M. Trump
13:28a agi
13:30sous la pression
13:31des Israéliens
13:32et du lobby
13:33israélien
13:34aux Etats-Unis.
13:35Il faut le dire
13:36aux spectateurs
13:37qu'ils comprennent
13:39qui est-ce
13:40qui est ici
13:42le perturbeur
13:43de la région
13:43et d'affecter
13:46la vie
13:47journalière
13:48de toute la planète.
13:49Mais est-ce que
13:50l'Iran n'a pas pris
13:50un risque majeur
13:51en n'acceptant pas,
13:52par exemple,
13:53les inspecteurs
13:54de la IEA
13:54pour vérifier
13:56que vous n'étiez pas
13:57en train de fabriquer
13:58la bombe atomique ?
13:59Il n'y a plus
13:59d'inspecteurs
14:00depuis des mois
14:01avant la guerre.
14:02Vous voyez,
14:02il y a deux jours,
14:04M. Grossi,
14:06le directeur général
14:08de l'agence
14:08de l'énergie atomique
14:10a dit
14:11à voix haute
14:13que nous n'avons pas
14:15aucune preuve
14:16qu'il y a
14:17un aspect militaire
14:19des activités iranières.
14:21Ça n'est pas ce qu'il
14:23m'a dit,
14:23M.
14:23L'ambassadeur.
14:24Qu'est-ce qu'il vous a dit ?
14:24Ça n'est pas ce qu'il m'a dit.
14:25J'ai reçu Raphaël Grossi
14:27en début de semaine dernière.
14:28Il y a deux jours.
14:29Raphaël Grossi
14:30me disait,
14:30pardon,
14:31Raphaël Grossi
14:31me disait,
14:32écoutez,
14:32les 440 kilos
14:34d'uranium
14:35enrichis
14:36à 60%,
14:38lui nous disait
14:39il n'y a aucune raison
14:40d'enrichir de l'uranium
14:40à 60%
14:41à ce niveau-là,
14:42si ce n'est pour faire
14:42du militaire,
14:43premièrement,
14:43et il disait à terme
14:45400 kilos d'uranium
14:46enrichi,
14:46ça permet de fabriquer
14:4710 à 11 bombes nucléaires.
14:49Voilà ce que me disait
14:50Raphaël Grossi.
14:51OK, mais...
14:52C'était le cas ?
14:53C'était le cas ?
14:54Non.
14:54Vous aviez la capacité
14:55de fabriquer une bombe atomique ?
14:57Non.
14:58Écoutons,
14:59écoutons,
15:00écoutez,
15:02nous,
15:03nous n'avons jamais nié
15:05cette quantité
15:07d'uranium enrichi.
15:09Mais qu'est-ce qui nous a
15:11interdit
15:12d'enrichir,
15:13de ne pas enrichir
15:14jusqu'à 60% ?
15:16Ça était une activité
15:19sous l'hospice
15:21et la supervision
15:22de l'Agence
15:23de l'énergie atomique.
15:25Si on voulait faire
15:26autre chose,
15:27depuis 2004,
15:30maintenant,
15:31plus de 20 ans,
15:32notre guide suprême
15:34a donné un fatwa.
15:36Et dans le cadre
15:37duquel
15:38on était entrés
15:40dans les négociations
15:41à 2013,
15:42à 2015,
15:43on avait eu
15:44un accord
15:45avec la communauté
15:46internationale,
15:47les grandes puissances
15:48mondiales.
15:50Et puis,
15:51il y a eu
15:5214 ou 16 rapports
15:54d'une même agence
15:56qui ont confirmé
15:58la nature pacifique
15:59des activités
16:00nucléaires iraniennes.
16:01n'est pas à 60%,
16:02monsieur l'ambassadeur.
16:03Pourquoi pas ?
16:05Parce que ça permet
16:06de réussir jusqu'à 90%
16:08de l'ambassadeur.
16:10Vous comprenez l'inquiétude ?
16:11Non, non.
16:12Est-ce qu'on veut juger
16:13les intentions ?
16:15Est-ce qu'il y a une preuve
16:16dans un rapport
16:17jusqu'à 2018
16:19quand M. Trump
16:21arrivait
16:21et était très
16:23en pression
16:24de sortir
16:25de cet accord ?
16:26Est-ce qu'il y a eu
16:27un rapport
16:28même dans le cas
16:30du passé
16:32où il y a eu
16:33des preuves
16:34que l'Iran
16:34cherchait
16:35de s'auditer
16:36de l'arme atomique ?
16:38Et puis,
16:39aujourd'hui,
16:40après 20 jours,
16:4112 jours,
16:42c'était passé,
16:44ces 20 jours,
16:45si on avait
16:46une telle possibilité,
16:48une telle capacité,
16:51on devrait être
16:52très...
16:53Vous voyez ?
16:53Vous n'avez pas répondu
16:55à la question
16:56sur les 400 kilos
16:56d'uranium enrichi
16:57et sur la négociation.
16:59Est-ce que,
16:59par exemple,
17:00il pourrait y avoir
17:00une sortie de crise,
17:02une trêve,
17:03si vous acceptiez
17:04par exemple
17:05de livrer aux Russes
17:06ou aux Américains
17:07ces 400 kilos ?
17:08Est-ce que c'est négociable
17:09ou pas ?
17:10Est-ce qu'il y a
17:11une possibilité
17:12de négocier ?
17:12Dans les récentes
17:13négociations à Genève,
17:15il y a eu
17:16l'envoyé spécial
17:17du gouvernement britannique
17:18qui a avoué
17:20que l'Iran
17:21a offert
17:22ce qui n'a pas
17:24été imaginable même.
17:26Donc l'Iran
17:26était prêt
17:27et nous avons
17:28demandé à votre ministre,
17:31demandez au président Macron
17:32quand à New York
17:33l'année dernière
17:34il y a eu
17:34des négociations
17:35prêts à rendre
17:36les 400 kilos ?
17:37A abandonner
17:38ces 400 kilos ?
17:39Prêts à ça ?
17:39C'est la proposition
17:42iranienne
17:42qui disait
17:43on est prêts
17:45l'une des...
17:46en tout cas
17:47de l'offre
17:49incroyable
17:49pour les autres
17:50que nous
17:51on est prêts
17:51à diminuer
17:53dans les degrés
17:54même moins
17:56de ce qu'on avait
17:57donné
17:57avant
17:58M. Obama.
18:00Donc prêt
18:00à diluer
18:01cette uranée ?
18:01Bien sûr.
18:02Ça c'était le cas
18:03donc quel pays
18:05pouvait vraiment
18:06chercher
18:07l'arme atomique
18:08et puis
18:09donner
18:10une proposition
18:11de diluer
18:12à des degrés
18:14toujours
18:15sous la supervision
18:17et inspection
18:17de l'agence
18:18de l'énergie
18:19atomique
18:19donc parlons
18:21vraiment
18:21de ce qui est
18:22sur le terrain
18:23très concrète
18:25il a dit
18:26oui
18:26on peut toujours
18:28même avec 20%
18:30on peut aller
18:31vers la bombe
18:31dans le passé
18:34le central nucléaire
18:36iranien
18:37que les Etats-Unis
18:38avaient donné
18:38au mois
18:39de 50
18:40en Iran
18:41il était
18:42il était
18:44en besoin
18:45de combustible
18:46de 90%
18:47c'était après
18:49qu'on avait
18:50fait 20%
18:51même pour 20%
18:53nous nous étions
18:53en
18:56vous voyez
18:57nous ne pouvions pas
18:58vraiment
18:58nul pays
18:59voulait donner
19:00et c'est nous
19:01après avoir
19:02un peu
19:02augmenté
19:03vers 20%
19:03qu'on avait pu
19:04et puis
19:05c'était
19:06à l'usage
19:09strictement
19:09médical
19:10et agriculture
19:12et dans tous
19:13les domaines
19:14de science
19:15qui est toujours
19:16
19:16expérimental
19:17à l'université
19:18de Téhéran
19:20on parlera
19:21de la répression
19:22dans un instant
19:22dans votre pays
19:23d'abord
19:23une question
19:24qui dirige
19:25l'Iran
19:25aujourd'hui
19:26qui dirige
19:27qui a dirigé
19:28dans le passé
19:29aujourd'hui
19:30c'est la même chose
19:30c'est qui
19:31vous pensez
19:32que quelqu'un
19:33de Mars
19:34est tombé
19:35est venu
19:35sur la terre
19:36il y a derrière vous
19:37la photo de Mosh Taba
19:38Hamenei
19:38oui bien sûr
19:39votre guide suprême
19:40que personne n'a vu
19:41depuis des jours
19:42et des jours
19:42on n'a pas
19:44on n'est pas obligé
19:45de mettre
19:46derrière
19:48une
19:48comment dirais-je
19:49une vitrine
19:50pour montrer
19:50à qui que ce soit
19:51est-ce qu'il est vivant
19:53bien sûr qu'il est vivant
19:54et il est en bonne santé
19:56il est vivant
19:57il est à Téhéran
19:59vous voulez l'adresse
20:00de sa maison peut-être
20:01non je voudrais savoir
20:02s'il est vraiment
20:04en Iran
20:04vivant
20:05vous voyez
20:06moi je suis ici
20:07ambassadeur
20:08je ne devrais jamais
20:09l'adresse
20:09de mon guide suprême
20:10où il dort
20:12il dort ce soir
20:13ou l'autre jour
20:14mais il est vivant
20:16il est sous le contrôle
20:17et puis si
20:18ce n'était pas le cas
20:21vous pensez
20:21que qu'est-ce qui pouvait
20:22arriver en Iran
20:23l'Iran n'est pas
20:24un pays fédéral
20:26l'Iran
20:26il était un pays
20:29bien structuré
20:30bien soudé
20:32avec la direction
20:33vous avez vu
20:34que même avec
20:36le martyr
20:37de notre guide suprême
20:38rien n'a pas changé
20:40dans le pays
20:40la direction
20:41est-ce qu'il est vivant
20:42et blessé
20:43est-ce que vous pouvez
20:44nous donner plus
20:45d'informations
20:45sur son soir
20:46vous voyez
20:46vous voyez mon frère
20:47c'est important
20:48parce que c'est le guide suprême
20:49je vous dis quoi
20:51quand notre guide suprême
20:53tombait martyr
20:55la femme
20:57dont notre
20:59actuel guide
21:00est morte
21:02sa fille est morte
21:03et ils étaient
21:05dans la même maison
21:06avec le guide suprême
21:07avec son épouse
21:08avec la belle fille
21:10avec la fille
21:12de guide suprême
21:13donc
21:14il y a
21:16on dit
21:16qu'il est blessé
21:17mais
21:18si vous me demandez
21:19de confirmer
21:20dans quel degré
21:21comment
21:22je ne peux pas
21:22vraiment vous répondre
21:24mais
21:26mais monsieur l'ambassadeur
21:27ce que vous nous dites
21:27l'Iran est un grand pays
21:30et
21:31on le sait
21:31une immense histoire
21:333000 ans d'histoire
21:34vous nous dites
21:34que si le guide actuel
21:36n'était pas
21:37en mesure d'assumer
21:38il y aurait quelqu'un d'autre
21:39qui lui succéderait
21:40c'est ça que vous voulez dire
21:41non non
21:41je ne dis pas
21:42en tout cas
21:42vous voyez
21:43quand notre
21:45conseil
21:45des experts
21:46ont choisi
21:48le guide suprême
21:48ils étaient
21:51sûrs
21:51qu'il peut
21:52assumer
21:53sinon
21:53ce n'est pas
21:54ce n'est pas
21:56une dynastie
21:57vous voyez
21:58ce n'est pas parce qu'il est
22:00le fils de notre guide suprême
22:01qu'il devient
22:02le guide suprême
22:03non ce n'est pas
22:04pourquoi ne se montre-t-il pas
22:05au grand jour
22:06pourquoi ne se montre-t-il pas
22:08à la télévision
22:08attendez
22:09j'aime bien aussi le voir
22:11mais
22:13si vous voulez
22:14vous voulez demander ça
22:15je peux transmettre
22:16vos sujets
22:17mais
22:17le pays
22:18est guidé
22:19est dirigé
22:20avec une sagesse
22:22qui est la sienne
22:23et le guide suprême
22:25supervise
22:26et
22:27juste
22:28aujourd'hui
22:29il a
22:30envoyé un message
22:31pour la perte
22:34de notre
22:37secrétaire
22:38du conseil suprême
22:39de la sécurité nationale
22:41Alila Ridjani
22:42Alila Ridjani
22:43donc
22:43il est toujours
22:44il est toujours là
22:45il est toujours
22:46il est toujours
22:47actif
22:48vous l'avez reconnu là
22:49plusieurs hauts dirigeants
22:50de votre pays
22:51ont été éliminés
22:52le guide
22:54Ali Khamenei
22:55Alila Ridjani
22:56également
22:57et beaucoup d'autres
22:57l'objectif
22:58affiché dans cette guerre
22:59notamment par Israël
23:00c'est de renverser
23:01le régime
23:02qu'est-ce que vous dites
23:03il faut toujours avoir
23:04un souhait de renverser
23:05pour vous ça n'arrivera pas
23:06c'est impossible
23:07que ça n'arrive
23:07pour moi
23:08je n'ai pas à juger
23:10mais
23:10mais quand vous parlez
23:11de quelqu'un
23:12comme
23:14Netanyahou
23:14il veut
23:15vous voyez
23:16de la rivière
23:17jusqu'à
23:18jusqu'à mer
23:19c'est ce qu'ils ont dit
23:20ses ministres ont dit
23:22qu'ils veulent ça
23:23et ça
23:24s'ils veulent
23:26l'Egypte
23:27la Jordanie
23:28une partie de l'Arabie saoudite
23:30une partie de la Turquie
23:34Syrie
23:35Liban
23:36et donc
23:37il faut renverser
23:38tous ces dirigeants
23:40mais en ce qui nous concerne
23:41nous
23:42on assume
23:44notre sécurité
23:46on est dans un
23:47dans un droit naturel
23:50de défense
23:51et on sait bien
23:52comment on gère
23:53le pays
23:54parler de que
23:56c'est impossible
23:58oui c'est impossible
23:59il faut marcher
24:01sur les
24:02cent
24:03des millions
24:04de
24:04de gens
24:06qu'aujourd'hui
24:07même
24:07après 20 jours
24:08ils sont jour et nuit
24:10dans les rues
24:10et ils
24:12assument
24:13leur soutien
24:15leur soutien
24:15à l'égard
24:16de
24:16les institutions
24:17et du pays
24:19et ils sont prêts
24:20à
24:22résister
24:22jusqu'au
24:23jusqu'au bout
24:24il y a aussi
24:25une immense opposition
24:26monsieur l'ambassadeur
24:27il y a aussi
24:27une immense opposition
24:28dans votre pays
24:29on va en parler
24:30il n'y en a pas
24:31c'est une prétention
24:33ce n'est pas comme ça
24:34que vous dites
24:35il y a une immense opposition
24:36nous nous n'en avons pas vu
24:38peut-être vous avez vu
24:39on va en parler
24:40on a vu les manifestations
24:41en janvier
24:41on a vu les manifestations
24:42on a vu les répression
24:43l'Iran c'est un pays libre
24:45non
24:45tout le monde peut
24:47ok
24:47vous pouvez accepter
24:48ou pas
24:48autoritaire
24:49comment
24:50vous pouvez
24:50vous pouvez toujours
24:52insulter
24:54et prétendre des choses
24:56mais la réalité
24:57c'est que
24:58vous
24:59je ne dis pas vous
25:00comme le journaliste
25:01tout ça
25:02mais on souhaitait
25:03que
25:04ceux qui ont
25:06incité les gens
25:08et envoyé les gens
25:10comme
25:11les
25:12les américains
25:13ont dit que
25:14les Mossad
25:14sont à côté
25:16des iraniennes
25:17dans les rues
25:17le ministre israélien
25:19l'a répété
25:20l'autre a dit
25:22que voilà
25:23allait
25:24attaquer
25:24les institutions
25:26M. Trump
25:27a dit
25:27qu'on a chargé
25:28il voulait dire
25:29qu'on a chargé
25:30des pompes
25:31mais il a dit
25:31on a chargé
25:32des aides
25:32on vient
25:33aller
25:33il y a eu
25:34quand même
25:34dans les rues
25:35de 31 provinces
25:37il y a eu
25:37des manifestations
25:38bonnes
25:38et il y a eu
25:39une répression
25:40terrible
25:40non
25:41il n'y a pas eu
25:41répression
25:42vous contestez
25:42ce que disent
25:43les organisations
25:44humanitaires
25:45qui parlent
25:45de 30 à 40 000
25:46morts
25:47quelle organisation
25:48internationale
25:49a dit
25:49vous voyez
25:49quel est votre bilan
25:50de ces manifestations
25:51ah d'accord
25:52mais le prétendre
25:53quelque chose
25:54vous agissez
25:55pour M. Trump
25:56parce que
25:57vous voyez
25:58il avait besoin
26:00des prétextes
26:01pour mener
26:03cette agression
26:04sauvage
26:05brutale
26:05contre les Iraniens
26:07mais le seul
26:09chiffre officiel
26:10jusqu'à aujourd'hui
26:10c'était le gouvernement
26:12iranien
26:12le président
26:13de la république
26:14qui a donné
26:153 017 personnes
26:17117 personnes
26:19parmi lesquelles
26:20500
26:21les agents
26:23de police
26:24600
26:26les terroristes
26:27les gens
26:28qui ont été
26:30vraiment
26:31mandatés
26:32pour faire
26:33cette
26:35cette guerre
26:36et puis les autres
26:37les gens
26:38et les protestants
26:38ordinaires
26:39légitimes
26:40à part de ça
26:44il y a
26:45une seule organisation
26:47de droit de l'homme
26:48aux Etats-Unis
26:49qui avait
26:50avant
26:51dit
26:5111 000
26:54récemment
26:547 000
26:55et après
26:55il est venu
26:56à 4 000
26:57et
26:583 000
26:59et quelques
27:00nous
27:00parce que
27:01ce sont des noms
27:02avec
27:02le numéro
27:05de carte
27:05d'identité
27:06avec l'adresse
27:07tous
27:07et pour eux
27:091000 personnes
27:10de plus
27:12la plupart
27:13seulement le nom
27:15qu'on ne trouve pas
27:17il y en a
27:18ceux qui sont
27:19donc 30-40 000 morts
27:20c'est faux selon vous
27:21bien sûr
27:21ce n'est pas un chiffre crédible
27:23non
27:23bien sûr
27:24vous nous donnez
27:25je vous pose la question
27:26bien sûr que non
27:27je dis
27:28le seul crédible
27:31officiel
27:31c'est le gouvernement
27:33iranien
27:33vous parlez
27:34des organisations
27:35de droit de l'homme
27:36je dis
27:37aux Etats-Unis
27:37il y en a une
27:39qui parlait
27:39de 11 000
27:407 000
27:41récemment
27:424 000
27:43mais 1000
27:44sont à peu près
27:451000
27:45au delà
27:46de ce que nous avons
27:47donné officiellement
27:49mais il y a seulement
27:50des noms
27:50sans le numéro
27:51d'identité
27:52sans l'adresse
27:53mais monsieur l'ambassadeur
27:54je vais ajouter
27:563 personnes mortes
27:58de plus
27:583 personnes
27:59que votre régime
28:00a choisi d'exécuter
28:02aujourd'hui
28:03par pendaison
28:04vous les qualifiez
28:06d'émeutiers
28:07ils ont été pendus
28:08pour meurtre
28:08et pour avoir mené
28:09une opération
28:10en faveur des Etats-Unis
28:11et d'Israël
28:11comment vous
28:13comment pouvez-vous
28:15justifier
28:16d'exécuter
28:17ces personnes
28:17vous regardez bien
28:19celui-là
28:20est un policier
28:22il est tombé mort
28:23avec
28:2580 coups de couteaux
28:27et de machettes
28:28et
28:30les gens
28:31qui ont été
28:33en tout cas
28:36eu leur
28:37leur sort
28:38c'était
28:39pour cette
28:40chez nous
28:41quand il y a
28:43un massacre
28:45comme tel
28:46un assassinat
28:47comme tel
28:47nous avons la loi
28:49selon laquelle
28:51il faut
28:52le peindre
28:53c'est comme
28:55aux Etats-Unis
28:56vous voyez
28:57en France
28:58vous n'avez pas
28:59monsieur l'ambassadeur
29:02parmi ces trois
29:03personnes exécutées
29:03aujourd'hui
29:04l'une d'entre elles
29:05ses proches disent
29:06très clairement
29:06il n'était pas
29:07sur les lieux
29:08de la manifestation
29:09et de la mort
29:11de ce policier
29:12il n'était pas là
29:13il a plaidé l'innocence
29:15et il a été
29:16exécuté
29:17peut-être
29:18vous avez
29:18une liaison
29:19directe
29:20avec leur famille
29:21mais nous avons
29:22non non
29:22ce sont des proches
29:23qui ont dit ça
29:23le proche
29:24le proche
29:25vous avez
29:25avec les proches
29:26mais pour nous
29:27nous avons une justice
29:28et nous sommes
29:30responsables
29:31à l'égard
29:31de la vie
29:32de notre citoyen
29:33donc
29:34la justice
29:35est rendue
29:37et elle est juste
29:38documentée
29:39basée
29:40sur les preuves
29:41et donc les exécutions
29:42vont continuer
29:43maintenant
29:43qui est-ce qui
29:44est l'objet
29:45d'une peine
29:47qui ne veut pas
29:49vraiment
29:49se décharger
29:51donc
29:52c'est normal
29:54qu'ils disent
29:55mais nous
29:56quel intérêt
29:57pour le gouvernement
29:58iranien
29:58de prendre
30:00quelqu'un
30:01qui n'en fait rien
30:02qui n'était pas
30:03sur le lieu
30:04de l'assassinat
30:06quel gouvernement
30:08avec quel intérêt
30:11pour terroriser
30:12les oppositions
30:13vous dites
30:14ces trois là
30:15étaient coupables
30:16de meurtre
30:16l'an dernier
30:19il y a eu
30:20d'après les ONG
30:21au moins 1500 personnes
30:22exécutées
30:23dans votre pays
30:24parmi ces 1500 personnes
30:26vous nous dites
30:26il n'y avait pas
30:27d'opposants politiques
30:27jamais d'opposants politiques
30:29non
30:30non
30:31les yeux dans les yeux
30:32vous nous dites
30:32jamais aucun opposant politique
30:33n'exécutait chez vous
30:34regardez
30:35chez nous
30:37il y a
30:38un fléau
30:39qui est la drogue
30:40et la plupart
30:41de ces exécutions
30:44sont les gens
30:45qui sont
30:46qui ont commis
30:47de
30:50de délit
30:51de drogue
30:51mais
30:52pour les gens
30:54pour les
30:55non
30:55il y a la prison
30:56si quelqu'un
30:57a fait
30:58tout se fait
30:59dans le cadre
31:00de la loi
31:01de la loi
31:01si quelqu'un
31:02a fait
31:03un délit
31:04qui commet
31:05un délit
31:06où il y a
31:07une sanction
31:09précise
31:10donc
31:11le gouvernement
31:12même va agir
31:14avec
31:15la justice
31:16je dis
31:16avec une souplesse
31:18avec vraiment
31:19une vision
31:19de
31:20de flexibilité
31:22vous savez très bien
31:23que cette souplesse
31:24dont vous parlez
31:24n'est pas du tout
31:25considérée
31:26comme étant cela
31:28par
31:28beaucoup d'observateurs
31:30même par des chefs
31:30d'état et de gouvernement
31:31qui condamnent
31:32les exécutions
31:33quel chef d'état
31:34gouvernement
31:34des européens
31:35en particulier
31:36des européens
31:37vous parlez
31:39vos paroles sont bien
31:41très claires
31:42en tout cas
31:42à mon avis
31:44et donc non
31:46non vous
31:46deux questions
31:47encore à vous poser
31:48monsieur l'ambassadeur
31:48une sur Emmanuel Macron
31:50dans une seconde
31:51mais une autre
31:52sur une éventualité
31:53dont on a beaucoup parlé
31:54ces dernières heures
31:55celle
31:56d'une opération terrestre
31:57lancée par les américains
31:59sur votre sol
32:00sur le sol iranien
32:02que se passera-t-il
32:03si Donald Trump
32:04finit par décider
32:05d'envoyer les soldats
32:06américains
32:06sur le sol iranien
32:07nous nous n'avons pas
32:09changé notre vision
32:11ni notre position
32:13nous sommes dans
32:15notre droit
32:17légitime
32:17naturel
32:19de défense
32:20et donc
32:21c'est tout à fait normal
32:22que nos forces armées
32:24ont déjà prévu
32:25ce qu'il
32:26devait être prévisible
32:28et ils vont
32:29bien sûr
32:31mener
32:32leurs actions
32:33de défense
32:34donc
32:35maintenant
32:35c'est à l'autre côté
32:37s'ils décident
32:38ou pas
32:38c'est leur problème
32:39vous pouvez leur demander
32:40mais pour nous
32:41nous on est
32:42notre peuple
32:43et nos combattants
32:44sont dans la position
32:46de la défense
32:47du pays
32:48de la souveraineté
32:49et de la vie
32:50de notre compatriote
32:51et sur lequel
32:52on ne tirerait jamais
32:53mais qu'est-ce que vous dites
32:54à Donald Trump
32:55n'envoyez pas
32:56les soldats américains
32:58en Iran
32:58qu'est-ce que vous lui dites
32:59il faut négocier
33:01qu'est-ce que vous lui dites
33:01ce soir
33:02moi je suis un diplomate
33:04ok
33:05je m'occupe
33:06pour les relations
33:07entre nous et la France
33:09pour les questions
33:11et les problèmes
33:11qui nous concernent
33:14réciprocément
33:14alors la France
33:15parlons-en
33:16et puis
33:17et puis
33:18notre ministre
33:18des affaires étrangères
33:20notre président
33:21de la république
33:21et nos gens
33:22en Iran
33:23dans le gouvernement
33:24ils ont une voix
33:26une disponibilité
33:30dans n'importe quel
33:31niveau que ce soit
33:33donc ils peuvent toujours
33:34parler avec
33:35s'il y a besoin
33:35alors justement
33:36vous parlez de votre
33:37ministre des affaires étrangères
33:38il a été très critique
33:39aujourd'hui à l'égard
33:40du président français
33:41Emmanuel Macron
33:42en affirmant
33:43qu'il se disait
33:44triste
33:45entre guillemets
33:45du fait que
33:46la France avait critiqué
33:48l'Iran
33:48demandé à l'Iran
33:49de cesser les attaques
33:50dans le Golfe
33:51contre tous les pays
33:53du Golfe
33:53et ailleurs
33:54contre Israël
33:55et en ajoutant
33:57il n'a pas critiqué
33:58Israël
33:59donc il s'est déclaré
34:00déçu
34:02triste
34:02etc
34:02vous êtes fâché
34:03avec la France
34:04est-ce que la France
34:04est un pays
34:05ennemi
34:06qui appartient
34:07au camp occidental
34:09comment vous avez
34:10jugé cette déclaration
34:11de votre ministre
34:12et où se trouve
34:13la France
34:13de votre point de vue
34:14ce n'était pas
34:15la question
34:16de critique
34:17si vous prenez
34:19l'expression
34:20définitive
34:21c'est la première
34:23la deuxième chose
34:25dans les relations
34:26entre les pays
34:27il y a des discussions
34:31privées
34:31secrètes
34:33il y a des prises
34:34d'opposition
34:36publiques
34:37donc
34:38ici
34:40il y a
34:41des discussions
34:42nous avons
34:43le ministre
34:44des affaires étrangères
34:45dans les
34:4610
34:4715 derniers jours
34:48il y a eu
34:49quelquefois
34:50des négociations
34:51téléphoniques
34:52entre les deux
34:52ministres
34:53il y a eu
34:54des dialogues
34:55entre les deux
34:55présidents
34:56dans les dialogues
34:57privés
34:58on parle
34:59de ce qui est
35:00important
35:01mais quand on sort
35:02au moins
35:03dans la partie
35:06pour nous
35:07en général
35:08on donne
35:09un avis
35:10des informations
35:12notre ministre
35:13a critiqué
35:14que
35:15quand l'Israël
35:17a attaqué
35:18notre installation
35:19gazière
35:19c'était souhaitable
35:22que les dirigeants
35:24mondiaux
35:24européens
35:25condamnent
35:26cette exaction
35:28dans le comportement
35:30parce que
35:31ce sont
35:31des infrastructures
35:32énergétiques
35:34qui touchent
35:35tout le monde
35:36mais
35:37il y a eu
35:38une prise
35:39d'opposition
35:40après
35:41la réponse
35:42iranienne
35:43contre les intérêts
35:44américains
35:45c'est ce qu'il a
35:46il voulait
35:46transmettre
35:47je pense que
35:48le message
35:49est transmis
35:50ce n'est pas
35:51le public
35:52on ne peut pas
35:53ne pas vous quitter
35:54monsieur l'ambassadeur
35:55sans vous demander
35:55des nouvelles
35:56de nos deux français
35:57qui sont retenus
35:58à Téhéran
36:00Cécile Collère
36:01et Jacques Paris
36:01est-ce qu'ils vont bien
36:02et pourquoi ne peuvent
36:03qu'ils pas
36:04mais pourquoi
36:05ne peuvent-ils pas
36:06quitter l'Iran
36:06comment vont-ils
36:07pourquoi ne les laissez
36:08pas sortir de l'ambassade
36:09pour prendre l'avion
36:10pour Paris
36:12le sort de ces deux
36:14ressortissants iraniens
36:15depuis deux ans
36:16que je suis ici
36:17je suis avec
36:20une attention
36:22particulière
36:22et j'ai eu l'occasion
36:23de parler
36:24là-dessus
36:25et je souhaitais
36:26toujours
36:26que leur
36:28procès
36:29soit
36:30final
36:31et finalisé
36:32et puis qu'ils peuvent
36:33vraiment
36:34que nous
36:35nous soyons
36:36témoins
36:36de leur
36:37retour en France
36:38nous
36:39pour la première fois
36:41nous avons libéré
36:43deux détenus
36:44jugés par notre justice
36:47et condamnés
36:48par des années
36:48et cela
36:50dans le cadre
36:51d'une entente
36:52entre nos deux présidents
36:54et nos deux dirigeants
36:55les dirigeants
36:56de nos pays
36:56nous les avons libérés
36:58nous les avons mis
36:59à la disposition
37:00de la massa
37:01de France
37:01et ils sont
37:03sains et saufs
37:04il y a eu
37:05des médecins
37:06qui sont partis
37:08en Iran
37:09qui ont examiné
37:11et ils sont tous là
37:12mais
37:13le mécanisme
37:14ce n'est pas
37:15dans un studio
37:16de télévision
37:17que je dois
37:18expliquer
37:19que vous devez
37:20me demander
37:20vous pouvez demander
37:21toujours
37:21vous avez raison
37:22parce que l'opinion
37:23française
37:24le demande
37:25on a envie
37:26de le voir
37:26oui bien sûr
37:28à Paris
37:28oui
37:29pas à l'ambassade
37:30mais à Paris
37:31oui
37:31c'est possible
37:32comment
37:33c'est possible
37:33c'est toujours possible
37:35qu'il vienne
37:36mais
37:36il y a
37:38un mécanisme
37:40bien
37:43désigné
37:43par les deux présidents
37:45par les responsables
37:47de deux pays
37:47le moment venu
37:49bien sûr
37:49moi je serai
37:51parmi les premiers
37:52qui seraient contents
37:54parce que nous n'avons
37:55aucun intérêt
37:56aucune volonté
37:57de nuire
37:59un français
38:00ce qui
38:01ce soit
38:01par contre
38:02il y a
38:03beaucoup
38:04de points communs
38:06entre nous
38:06et la France
38:07peut-être un jour
38:09il y aura
38:09une occasion
38:10d'histoire
38:11et de parler
38:12vraiment
38:13sur les possibilités
38:15de
38:17revivre
38:18toutes ces
38:18capacités
38:19culturelles
38:20historiques
38:21entre nous
38:22les intérêts communs
38:23les inquiétudes communes
38:24dans la région
38:25et au-delà
38:26merci monsieur l'ambassadeur
38:27merci d'avoir été avec nous ce soir
38:29dans ce quartier général
38:30merci à vous
38:32on va retourner à table
38:33avec Ulysse Gosset
38:33merci à vous
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