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Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 19 mars 2026.

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00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL, avec Anne-Sophie Lapix.
00:07Brans le bas de combat au sommet de l'Etat et de l'Europe.
00:10Hier, les attaques contre les champs de gaz en Iran et une usine de gaz liquéfiée au Qatar ont fait
00:15bondir les cours de 35%.
00:18Réunion à Matignon, sommet à Bruxelles, l'alerte est prise au sérieux.
00:23Est-ce que c'est pire encore que la flambée du pétrole ?
00:26Quelles conséquences immédiates sur notre facture, sur notre économie ?
00:31On va en débattre avec nos invités.
00:33Patrick Martin-Jeunier, enseignant à Sciences Po et spécialiste des questions européennes.
00:37Bonsoir.
00:38Maxime Detony, directeur financier de Hello What ?
00:41Bonsoir.
00:42Bonsoir.
00:43Et Isabelle Thyssen-Jean, économiste et professeure à la Sorbonne Paris Nord.
00:47Sorbonne Paris Nord, pardon.
00:48Bonsoir.
00:50On refait le monde sur RTL.
00:53Moi, ça m'inquiète parce qu'il y a 50 ans, j'ai acheté un appartement.
00:56On est chauffé au gaz en copropriété.
00:58Moi, il y a 3 ans de ça, j'avais déjà une régule de 700 euros pour se chauffer au
01:02gaz.
01:03Donc ça, c'était au moment de la guerre en Ukraine ?
01:05C'est ça, oui, exactement.
01:06On a baissé le thermostat d'un degré pour tout le monde pour dire, on fait des économies.
01:10Et là, si on nous colle une hausse déjà de 35%, on va faire comment ?
01:15Voilà, c'est un de nos auditeurs.
01:17Jérôme, ce midi, dans les auditeurs, on la parle, vous avez reconnu également la voix d'Amandine Bégaud.
01:23Isabelle Thyssen-Jean, d'abord, le cours du gaz qui bondit de 35%, comme ça, d'un coup, c'est
01:29énorme.
01:29Mais on reste dans des niveaux qui sont quand même très inférieurs à ce qu'on a connu avec la
01:33guerre en Ukraine ?
01:34Oui, alors, c'est effectivement, au moment de la guerre en Ukraine, on était monté jusqu'à 350 euros, au
01:43pic.
01:44On était monté jusqu'à 350 euros.
01:45De quoi, 350 euros ? On parle de quoi, là, exactement ?
01:48Alors, sur le prix du mégawatt.
01:52D'accord.
01:53Et là, on est à combien ?
01:54Et là, on est aux alentours de 62.
01:57Ah oui, on est pas.
01:57Donc, il y a eu... Mais, bon, on a eu une augmentation, c'est vrai, qui est forte.
02:02On a augmenté, depuis, si vous voulez, le début de la crise, on augmente à peu près de 100%.
02:07Donc, c'est multiplié par 2.
02:09Oui, quand même.
02:09Donc, c'est quand même vraiment important.
02:12Mais c'est sûr qu'en comparaison avec ce qui s'est passé au moment de la guerre en Ukraine,
02:17c'est moins fort.
02:18C'est un choc qui est de moindre ampleur que celui-là.
02:22Même si, attention, il faut absolument pas le sous-estimer, parce qu'on parle beaucoup du gaz, du pétrole.
02:27Mais il y a d'autres produits qui circulent dans le détroit d'Hormuz et qui sont absolument essentiels pour
02:34l'économie.
02:35L'aluminium, tous les produits, enfin, je veux dire, tout le secteur de la pétrochimie est impacté.
02:40Vous avez notamment les engrais.
02:42Oui.
02:43Les engrais, ça veut dire que toute l'agriculture va être, mais mondialement, parce que tout ça, c'est des
02:49marchés mondiaux.
02:51Donc, voilà, vous avez toute une série de produits.
02:53L'hélium, fondamental pour les semi-conducteurs.
02:56Donc, c'est pas seulement le gaz.
03:00OK, l'évolution, donc là, elle est quand même très brutale, étant donné ce qui s'est passé hier.
03:06Et on franchit un cap.
03:07Et a priori, on est dans un truc où je crois pas qu'on puisse revenir en arrière.
03:11Mais là, c'est l'incertitude totale.
03:13Mais il ne faut pas sous-estimer, parce que c'est moins haut, l'impact global que ça va avoir
03:19sur l'économie mondiale.
03:20Je crois que ça, il faut vraiment avoir ça en tête.
03:22Maxime Déttony, si on s'arrêtait à ce niveau de hausse du gaz qui est déjà important,
03:29quelles seraient les répercussions sur notre facture de gaz ?
03:32Alors, exactement, on a fait les calculs chez Lovat pour estimer, justement, l'impact pour les particuliers.
03:39Comme le disait votre invité, avant-guerre, les prix étaient autour de 30 euros le mégawatt-heure.
03:45Au début de la guerre, ils sont stabilisés entre 50 et 55 euros.
03:47Et ce matin, à l'ouverture, ils étaient à 70 euros.
03:50Avec les prix du début de la guerre, si on considère que ces prix étaient restés sur le long terme,
03:57on estime déjà pour les particuliers une hausse de plus de 25% de la facture,
04:02ce qui veut dire près de 260 euros supplémentaires pour un particulier,
04:07pour une maison moyenne chauffée au gaz.
04:08Donc, ce qui est vraiment significatif.
04:10Si les prix restent au nouveau niveau, quels ils se sont établis aujourd'hui,
04:14à la suite des attaques iraniennes,
04:17alors l'impact pourrait être de plus de 50% pour les particuliers,
04:20soit d'une augmentation annuelle de la facture de 500 euros,
04:23donc qui est vraiment significative,
04:25qui dépend évidemment de la situation dans laquelle sont les particuliers.
04:28Il y a les contrats, par exemple.
04:29Voilà, ça dépend.
04:30S'ils ont un contrat à prix fixe, puisque s'ils ont un contrat à prix fixe,
04:33le fournisseur a déjà acheté le gaz pour ce contrat, en quelque sorte,
04:38et donc il s'est engagé à maintenir ce prix pour toute la durée du contrat.
04:42Par contre, s'ils ont un contrat à prix indexé,
04:45et c'est le cas de 60-70% des consommateurs,
04:48donc indexés aux prix repères publiés par la Commission de régulation de l'énergie,
04:54alors eux seront confrontés à des hausses dans les prochains mois.
04:56Et il faut vous conseiller encore de se précipiter sur un contrat à prix fixe,
05:00vu la période ?
05:01Ah oui, là c'est encore temps.
05:03Donc on observe qu'on a aujourd'hui des offres à prix fixe de durée 1, 2 ou 3 ans
05:08à des prix inférieurs au niveau du prix repère.
05:10Oui, il y en a encore.
05:11Il y en a encore.
05:12Par contre, jour après jour, et dans ces derniers jours,
05:14on a vu les fournisseurs augmenter leur prix de vente pour les nouveaux clients,
05:19et donc ces offres sont en train de se raréfier,
05:22et c'est vrai que le meilleur conseil aujourd'hui qu'on puisse donner à un particulier,
05:24c'est vraiment de fixer le prix de son gaz s'il est sur une offre à prix indexé,
05:29en tout cas à court terme, peut-être qu'à long terme.
05:31À long terme, il a plus intérêt à sortir du gaz.
05:33Exactement, à long terme, il a plus intérêt à sortir du gaz,
05:36mais en tout cas, il ne va pas forcément acheter une bombe à chaleur demain,
05:39mais cette semaine, il a intérêt, s'il est en offre à prix indexé,
05:43à souscrire une offre à prix fixe rapidement.
05:45Alors, Patrick Martin-Jeunier, vous allez nous expliquer ce qui s'est passé,
05:48pourquoi cette hausse soudaine de 35%, elle a été provoquée par deux attaques,
05:54une attaque en Iran, une attaque au Qatar, c'est ça ?
05:56Oui, tout à fait, une attaque surtout sur les réserves gazières de l'Iran, sur South Park,
06:01une partie de cette île où il y a une production très importante de gaz de la part de l
06:06'Iran,
06:06et naturellement des frappes en retour au Qatar.
06:09Donc les premières frappes, elles sont menées par les Israéliens,
06:13et les frappes en retour par les Iraniens, qui tapent donc le Qatar.
06:16Absolument, et d'ailleurs, ce qui est assez étonnant,
06:18c'est que dans un premier temps,
06:20Trump a dit qu'il n'était absolument pas au courant de ces frappes,
06:23et il a fallu quand même un démenti d'Israël,
06:25pour dire, mais non, quand même, nous avons coordonné avec la Maison-Blanche,
06:28et Trump de dire, ah bah finalement, oui, il nous en avait parlé,
06:31mais je ne pensais pas qu'il le ferait.
06:32Mais à la fois, c'est complètement fou.
06:33On ne peut pas imaginer qu'ils attaquent sans téléphone à Washington, quand même, pour le coup.
06:36Oui, bien sûr, mais je crois que les Etats-Unis, en quelque sorte,
06:39sont invités par Israël à soutenir des frappes.
06:42Israël est vraiment aux commandes de ces frappes,
06:44que ce soit en Iran, que ce soit dans le sud de l'Iban,
06:48c'est eux qui ont la maîtrise de la guerre,
06:50et les Etats-Unis les soutiennent manifestement.
06:52Donc voilà, et cette augmentation du prix des carburants, du gaz liquéfié,
06:56cela, vous parlez de 30% d'augmentation.
06:58En réalité, depuis le début de la guerre, depuis trois semaines,
07:00le gaz liquéfié a augmenté encore bien plus.
07:02Oui, oui, c'est ça.
07:02Il a augmenté de 60%, 30% hier,
07:05et donc, vous disiez, par conséquent,
07:07oui, cela a des effets tout à fait néfastes sur les économies.
07:11On a parlé...
07:12Mais pourquoi tout d'un coup ?
07:13Parce que c'est des sites très particuliers, très stratégiques,
07:16c'est pour ça qu'on se dit, là, c'est fini,
07:17parce qu'il se trouve qu'il y a eu une panique, là,
07:21qui a été déclenchée par ces frappes.
07:22Avant, jusqu'à présent, les Israéliens ne frappaient pas
07:25les installations énergétiques ?
07:27Non, ils touchaient des installations nucléaires,
07:29on a vu ce que ça a donné,
07:30ils n'ont pas été véritablement endommagés.
07:32Ils évitaient de frapper des sites stratégiques,
07:36mais là, ils ont décidé d'aller jusqu'au bout.
07:38L'objectif américain, c'était de détruire,
07:41de faire chuter le régime des Mola,
07:43et ils s'aperçoivent qu'ils n'y parviennent pas.
07:45Donc, aujourd'hui, ils sont au pied du mur.
07:47Que fait-on ?
07:47Soit on va jusqu'au bout,
07:49une politique de jusqu'au boutisme,
07:51soit on arrête et on rentre à la maison pour les Etats-Unis.
07:53Et donc, je pense qu'Israël est en train de dire,
07:54dans la mesure où, en effet, l'Iran continue à constituer
07:57une menace pour Israël,
07:59eh bien, ils veulent inciter les Etats-Unis
08:00à aller jusqu'au bout.
08:01C'est pourquoi Trump a évoqué l'idée
08:04d'envoyer des troupes supplémentaires,
08:05même si, naturellement,
08:06il ne veut pas envoyer de soldats sur place.
08:08Et ce soir, d'ailleurs,
08:09il a un peu rétropédalé.
08:11Il a dit, je ne vais pas envoyer de troupes.
08:12Et puis, surtout, il a dit
08:14que désormais, il avait demandé à Benyamin Netanyahou
08:16d'arrêter de bombarder les Etats-Unis.
08:19Comme il essaie de reprendre les choses en main,
08:21parce que c'est un peu une espèce de panique mondiale,
08:23on a vu.
08:24Un sommet à Bruxelles,
08:26un matin aussi, c'était la panique.
08:27Mais surtout, aux Etats-Unis,
08:29l'augmentation du prix des carburants.
08:31Le prix du gallon est monté
08:32au-delà de 3,84 dollars,
08:35le prix du gallon.
08:36Et donc, hier,
08:37Judy Vance, le vice-président américain,
08:39s'exprimait devant des chefs d'entreprise
08:40dans le Michigan,
08:41en disant, mais non, mais,
08:42cette guerre ne va pas durer longtemps.
08:44Elle ne peut pas durer longtemps.
08:45Elle n'est pas éternelle.
08:46Rassurez-vous,
08:47les prix des carburants
08:47ne vont pas continuer à augmenter.
08:49Le problème de l'administration Trump,
08:50aujourd'hui,
08:51c'est qu'ils s'en contredisent.
08:52M. Zegg, le ministre de la Défense,
08:54se dit, nous allons aller jusqu'au bout.
08:55Donc, on se demande, en réalité,
08:56qui commande véritablement
08:58la stratégie de cette guerre.
08:59Isabelle Tissingent,
09:00comment ça se fait
09:01que quand on a des événements comme ça,
09:04les cours du gaz
09:05fassent des bonds aussi importants ?
09:07Parce qu'on voit le pétrole aussi
09:09qui augmente,
09:10mais c'est beaucoup plus progressif.
09:12Là, tout d'un coup,
09:12c'est plus 35%.
09:14Les marchés du gaz,
09:15c'est différent des cours du pétrole ?
09:17Parce que là,
09:20en fait,
09:21on est en train d'attaquer,
09:23les marchés réagissent
09:25sur le fait que
09:26ce n'est pas seulement
09:27le détroit d'Hormuz
09:28qui est bloqué
09:29et donc un problème de circulation,
09:31c'est un problème de production.
09:33Et que vous touchez
09:35à un endroit du monde
09:37qui est absolument central
09:39dans la production
09:41des hydrocarbures.
09:42Et le site qui a été touché,
09:44je crois que c'est à peu près
09:4520% des réserves mondiales.
09:48Oui, Rastlatan.
09:49C'est la plus grande usine
09:51de transformation
09:51en gaz naturel.
09:54Donc, 20%
09:55des réserves
09:56qui sont là.
09:57Et donc, du coup,
09:58tout le monde
09:59comprend que
10:00cette affaire
10:01est plus grave
10:02que prévue.
10:03C'est-à-dire que
10:03ce n'est pas seulement
10:04un blocage transitoire
10:06de la circulation,
10:07c'est la production
10:08qui est impactée.
10:09Et c'est une production
10:10qui est quand même,
10:11ben oui,
10:12c'est un site,
10:13c'est un ensemble de sites
10:15qui est absolument stratégique
10:16dans la production mondiale.
10:17Alors, par rapport
10:19aux chocs pétroliers,
10:20c'est moins fort,
10:21si vous voulez.
10:21Si les chocs pétroliers,
10:23c'était du x3,
10:24là, on est sur du x2.
10:26Donc, on peut se dire
10:26c'est moins fort.
10:27C'est 100% là,
10:28sur le gaz.
10:29Maintenant,
10:29depuis le début de la crise,
10:30100%.
10:31C'est moins fort.
10:32Pourquoi c'est moins fort ?
10:33Un, parce qu'on a des économies
10:35qui sont quand même
10:36moins dépendantes
10:37des hydrocarbures.
10:38On produit
10:40la même,
10:41enfin, si vous voulez,
10:42mieux avec moins
10:43d'hydrocarbures.
10:44Donc, on a un petit peu
10:45baissé ça.
10:46C'est renouvelable aussi un peu, non ?
10:47Un peu.
10:49Deux, on a diversifié
10:51les sources d'approvisionnement.
10:53Et trois,
10:54on a mis en place,
10:56il y a eu la mise en place
10:57d'un certain nombre
10:59de systèmes de réserves
11:02d'hydrocarbures.
11:03Et y compris sur le gaz,
11:04parce qu'on a parlé justement
11:05des réserves de pétrole
11:07et on en a libéré
11:08une partie des réserves stratégiques
11:09pour aller dans le marché.
11:10En gaz aussi,
11:11ça existe ?
11:12Il y a des réserves sur le gaz.
11:13Oui, parce que le gaz
11:15liquéfié,
11:16et c'est pour ça
11:17qu'il a été tellement
11:19favorisé,
11:20c'est que, bah oui,
11:21lui, il se stocke
11:22plus facilement
11:23que le gaz
11:26naturel.
11:27Oui, bien sûr.
11:28L'état gazeux.
11:29Quand il est liquéfié,
11:30il se stocke plus facilement.
11:32Donc, il y a des réserves
11:33sur l'ensemble
11:34de ces produits.
11:35Il y a des réserves,
11:36il y a une diversification
11:37des sources.
11:38mais c'est quand même
11:39un impact,
11:40c'est quand même
11:41un impact majeur
11:42avec un élément
11:43qui rejoint
11:43les questions géopolitiques,
11:45c'est-à-dire
11:45dans une situation
11:46d'incertitude terrible
11:49et donc ça,
11:51l'incertitude,
11:52ça a un effet
11:52sur les prix des marchés.
11:54Et pourquoi il y a
11:55une incertitude ?
11:56Parce que,
11:56comme vous le disiez
11:57très justement,
11:58on a un président
11:59de la première puissance
12:00économique mondiale
12:02dont on n'arrive pas
12:04à comprendre
12:04la rationalité.
12:05C'est autant
12:06au moment des droits
12:07de douane,
12:07on se disait
12:08il fait un pari fou,
12:09on n'est pas d'accord
12:10nous les économistes
12:11mais il y a une cohérence.
12:12Là, on se dit
12:13mais il n'y a aucune cohérence
12:15ou il y a des tas
12:16de cohérence
12:16et ça change
12:17du jour au lendemain.
12:18Ça se répond
12:18dans quelques secondes.
12:19Tout simplement,
12:19il y a des réserves
12:20de gaz naturel liquéfié
12:22bien évidemment
12:22mais vous parliez
12:23d'inquiétude
12:23tout à l'heure
12:24de l'Europe.
12:24Oui, parce que
12:25ces réserves
12:25avaient diminué.
12:26Elles sont moins fortes.
12:27Elles sont moins fortes
12:29d'où l'inquiétude
12:30que l'on ressent
12:30en Europe
12:31alors que l'objectif
12:32de l'Union Européenne
12:33et de la Commission Européenne
12:34c'est bien d'avoir
12:34des stocks très importants.
12:35Parce qu'aussi
12:36on est très dépendants.
12:37Il faut qu'on parte en pause.
12:39Il va y avoir
12:39le rappel des titres
12:40d'Alban Le Prince
12:42mais on revient
12:42juste après
12:43et on continue
12:44de débattre.
12:45Jusqu'à 20h
12:46Anne-Sophie Lapix
12:48refait le monde
12:48sur RTL.
12:52RTL
12:53Il est 19h30.
12:56Anne-Sophie Lapix
12:57on refait le monde
12:58sur RTL.
12:59Le rappel des titres
13:00de l'actualité
13:00de ce jeudi
13:01avec Alban Le Prince.
13:02Et après 20 jours
13:03de guerre au Moyen-Orient
13:04le président libanais
13:05Joseph Aoun
13:06appelle à une trêve
13:07et à des négociations
13:08avec Israël.
13:09Il a reçu dans la journée
13:11Jean-Noël Barraud
13:11le ministre des Affaires étrangères
13:13alors que le bilan humain
13:15des frappes israéliennes
13:16ne cesse d'augmenter.
13:17Il a franchi aujourd'hui
13:18la barre des mille morts
13:19et fait plus d'un million
13:20de déplacés.
13:21Donald Trump
13:22lui assure ce soir
13:23avoir demandé
13:23à Benjamin Netanyahou
13:25le premier ministre israélien
13:26de cesser les frappes
13:27sur les infrastructures
13:29énergétiques en Iran.
13:30L'Iran qui prévient
13:31de son côté
13:32qu'il ne fera preuve
13:32d'aucune retenue
13:34dans la guerre
13:34après avoir touché
13:35des infrastructures
13:36de production
13:37d'hydrocarbures
13:38dans le Golfe.
13:39Un revers pour la France
13:404 mois après le scandale
13:42des poupées pédopornographiques.
13:43La cour d'appel de Paris
13:44a tranché aujourd'hui.
13:46La plateforme Shein
13:47ne sera pas bloquée
13:48comme le réclamait
13:49le gouvernement.
13:50La justice a constaté
13:52le retrait
13:52des produits litigieux
13:54sur son site.
13:55Et puis du foot
13:55c'est la mi-temps
13:56entre Lyon
13:57et le Celta Vigo
13:58pour les huitièmes de finale
13:59retour de la Ligue Europa.
14:00Pour l'instant
14:01zéro partout
14:01à la mi-temps.
14:03Merci beaucoup Alban.
14:04On vous retrouve à 20h.
14:05A tout à l'heure.
14:06Anne-Sophie Lapix.
14:07On refait le monde
14:08jusqu'à 20h sur RTL.
14:10Hier j'ai eu l'occasion
14:12d'échanger avec l'émir du Qatar
14:13qui a été directement frappé.
14:15Plusieurs autres pays du Golfe
14:17ont été frappés
14:18pour la première fois.
14:19Cette escalade est inconsidérée.
14:21Et je veux dire ici
14:21nous défendons l'idée
14:22d'un moratoire
14:23sur les infrastructures civiles,
14:24les personnes civiles
14:26dans ce conflit.
14:27Une désescalade rapide.
14:28Et alors que la région
14:30entre dans une période
14:31de fêtes religieuses,
14:32je pense que tous les esprits
14:33devraient se calmer.
14:34Le combat devrait stopper
14:35au moins pour quelques jours
14:36pour essayer de redonner
14:37une chance aux négociations.
14:39Emmanuel Macron
14:40qui appelle également
14:41un moratoire
14:42sur les bombardements
14:43sur les infrastructures énergétiques.
14:45Et ça, ça a beaucoup
14:46agacé les Iraniens.
14:48Téhéran reproche
14:49au président français
14:50de ne pas avoir dit un mot
14:51quand ce sont
14:52les installations iraniennes
14:54qui ont été bombardées.
14:55Effectivement,
14:56il a plutôt réagi
14:56après les bombardements
14:58sur les installations du Qatar.
15:01Alors, où on est
15:02à présent
15:03la production de gaz
15:05au Moyen-Orient ?
15:06Est-ce que les sites
15:07sont à l'arrêt, Patrick ?
15:08Martin Genier ?
15:09Non, je crois qu'il y a d'autres.
15:11Enfin, il y a des spécialistes
15:11de l'énergie ici.
15:12Oui, peut-être pas vous.
15:15Mais sous contrôle,
15:16je pense qu'il y a encore
15:17des sources de production.
15:19Elles ne sont pas toutes détruites.
15:20Elles sont diminuées.
15:21Mais vous savez,
15:21c'est comme les centrales nucléaires.
15:22Il y a toujours
15:23des sources d'énergie
15:25peut-être cachées.
15:25Maxime Détaini,
15:26vous avez des informations.
15:27C'était un site
15:27de production majeur
15:28et le plus grand site
15:30de production
15:31de gaz liquéfié au monde.
15:32Donc, ça a quand même
15:33un impact significatif.
15:34Et rien ne peut le remplacer
15:35dans la région ?
15:36Pas pour l'Iran.
15:37Pas pour l'Iran.
15:38C'est 70% pour l'Iran.
15:39D'accord.
15:40Voilà.
15:41Et l'Iran tire 85%
15:44de son énergie du gaz.
15:46Donc, pour l'Iran,
15:47c'est peut-être ça
15:48le pari des Israéliens.
15:50Là, vous parlez du site
15:51de Southpars.
15:53Voilà.
15:54Alors, il a deux noms.
15:55Selon que c'est la partie Qatar
15:56ou selon que c'est
15:57la partie iralienne,
15:58il a deux noms.
15:59Mais c'est le même gisement.
16:00C'est 20% du gisement mondial.
16:03Et en fait,
16:04c'est absolument déterminant
16:05pour l'Iran,
16:06pour l'économie iranienne.
16:08Ils ont d'ailleurs
16:09arrêté toute exportation.
16:11Tellement c'est vital.
16:12Ils exportaient vers où ?
16:14Alors, ils exportaient
16:15beaucoup vers la Chine,
16:17vers l'Asie,
16:18vers la Turquie aussi.
16:20Donc, toutes les exportations
16:22ont été arrêtées.
16:24parce que c'est absolument
16:25essentiel pour l'Iran
16:29elle-même.
16:30Et donc, peut-être que
16:31ça expliquerait
16:33le pari iranien
16:35de on attaque.
16:36Mais, ceci étant,
16:37c'est un pari,
16:38il est encore fou.
16:39C'est-à-dire qu'on sait bien
16:39qu'il y aura à ce moment-là
16:41une réponse.
16:42Et comme l'a dit Trump lui-même,
16:44il a eu une formule
16:45sur Trousse Social,
16:46son réseau,
16:47là où il dit
16:47je les ai détruits
16:49à 100% militairement.
16:50Donc, ça s'est fait,
16:51dit-il, mais le problème,
16:54donc c'est l'incohérence totale,
16:55le problème, c'est qu'il suffit
16:58d'un drone
16:58ou il suffit d'une mine
17:00pour bloquer Hormuz.
17:02Et c'est là où il appelait,
17:04c'était l'argument
17:05pour appeler ses alliés,
17:07entre guillemets,
17:08de venir intervenir.
17:10Donc, c'est même,
17:13il n'y a pas besoin
17:14de grand-chose
17:15pour désorganiser tout ça
17:17et notamment désorganiser
17:18Hormuz et la circulation.
17:19Est-ce qu'il y a des pénuries
17:21aujourd'hui dans les pays
17:23qui étaient justement
17:25alimentés par le gaz iranien
17:27et où le gaz, d'ailleurs,
17:29qui passait par le détroit d'Hormuz ?
17:30Est-ce qu'en Inde,
17:31il y a des pénuries de gaz ?
17:32Alors,
17:34oui, j'ai vu qu'en Inde,
17:35ça commençait,
17:35mais allez-y.
17:37Non, j'ai vu qu'en Inde,
17:38ça commençait.
17:39Il y a Pakistan,
17:41donc il y a des pays
17:42où il y a des rationnements.
17:45La Chine, c'est différent
17:46parce que la Chine,
17:48c'est un immense importateur,
17:51mais c'est aussi
17:52un immense producteur.
17:54Donc, du coup,
17:55il y a une espèce d'inertie.
17:57Donc, la Chine arrête d'exporter
17:59et garde...
18:00Voilà.
18:01Mais tout ça,
18:02c'est des marchés mondiaux,
18:03donc tout ça est en train,
18:04les flux sont en train
18:05de se réorganiser.
18:06Mais ce qu'il faut vraiment comprendre,
18:08c'est qu'on a un arrêt
18:11de la production,
18:12de l'offre.
18:13Donc, du coup,
18:14quand la demande reste la même,
18:16qu'est-ce qui se passe ?
18:17C'est que les prix augmentent.
18:19Donc, on va retrouver de l'inflation.
18:22Ça, ça apparaît absolument certain.
18:24Donc, si on revient
18:25sur le pouvoir d'achat,
18:26les problèmes concrets des gens,
18:28on va retrouver de l'inflation,
18:30peut-être pas analogue
18:31à celle de la crise en Ukraine,
18:32mais impact sur l'inflation,
18:34impact sur la croissance,
18:35partout.
18:36Pas seulement partout.
18:39Les prix augmentent,
18:41les coûts augmentent,
18:42mais surtout,
18:43on se dit qu'on va finir
18:44par se battre pour le gaz
18:47dans le monde.
18:48Où on s'alimente ?
18:49Qui nous fournit du gaz
18:51à nous,
18:52aux Français et Européens ?
18:54Alors, en Europe,
18:54Maxime Détanis.
18:56En Europe,
18:57c'est à peu près 20%
18:58du gaz qu'on importe
19:00qui transite par le détroit d'Hormuz.
19:02Donc, ce n'est pas la majorité
19:03de notre approvisionnement,
19:04mais comme vous le disiez,
19:05c'est un marché mondial
19:06et donc les prix,
19:08eux, ont augmenté.
19:10Et le reste ?
19:10On la jette.
19:11Le reste, c'est...
19:12Alors, la Russie,
19:13plus vraiment,
19:14c'était très significatif
19:15avant la guerre en Ukraine,
19:17mais très significatifment baissé.
19:19C'est la Norvège
19:20pour à peu près 40%
19:22et l'Afrique du Nord
19:23et les Etats-Unis, pardon.
19:25Oui, les Etats-Unis
19:25qui ont augmenté.
19:27Qui comptent pour beaucoup.
19:28Ils ne peuvent pas compenser,
19:29justement, les Américains ?
19:31Ils ne peuvent pas produire plus ?
19:32On parlait tout à l'heure
19:33des réserves.
19:33On n'appuie pas sur un bouton.
19:35Le gaz naturel liquéfié américain,
19:38c'est du gaz de schiste.
19:40C'est comme ça
19:40qu'ils ont retrouvé
19:41de la production d'hydrocarbures.
19:42C'est du gaz de schiste.
19:43C'est-à-dire que c'est un gaz,
19:44pour le trouver,
19:45il faut briser la roche.
19:46C'est ça, en fait.
19:47Donc, c'est plus cher ?
19:49C'est plus difficile,
19:50c'est plus polluant.
19:51Et donc, du coup,
19:52vous n'appuyez pas sur un bouton
19:53pour augmenter la production.
19:55Ce n'est pas comme ça
19:55que ça marche.
19:56Il y a une espèce d'inertie.
19:58Donc, du coup...
20:00Non, non, excusez-moi,
20:01je ne peux pas...
20:01Non, non, non.
20:02Mais du coup,
20:03ce n'est pas...
20:03Bon, on va ouvrir le tuyau.
20:05Il y a un autre effet.
20:06Enfin, je ne suis pas spécialiste
20:07de la production des hydrocarbures.
20:08Mais il y a un autre effet
20:10qui est que
20:10quand vous bloquez
20:13une production,
20:14il peut y avoir des effets
20:15où, en fait,
20:16vous êtes obligés
20:17d'arrêter la production.
20:19C'est énormément de mal.
20:20Voir, c'est quasiment impossible
20:22de reprendre la production.
20:24C'est pour ça, d'ailleurs,
20:24que ce n'est pas
20:25j'ouvre un robinet,
20:26je ferme un robinet.
20:27C'est pour ça qu'on a entendu dire
20:27que certaines usines,
20:29certains sites
20:30réduisaient au maximum
20:32leur production
20:32parce qu'ils savaient
20:33qu'ils allaient remplir
20:34leurs réserves.
20:34Et c'est pour ne pas l'arrêter,
20:36justement,
20:36pour pouvoir toujours...
20:37Oui, et si je peux me permettre,
20:38effectivement,
20:39avec Trump,
20:40il y a toujours un deal.
20:41C'est un businessman,
20:42il aime faire des affaires
20:42et à chaque fois qu'il y a une crise,
20:44il dit finalement
20:44les Etats-Unis vont s'en sortir
20:45parce qu'on va nous acheter
20:46des armes pour l'Ukraine,
20:47parce qu'on va nous acheter
20:48du gaz naturel liquéfié,
20:49même si ce n'est pas un robinet.
20:51Et il faut savoir une chose,
20:52effectivement,
20:52c'est que si 20% du pétrole
20:54passe par le détroit d'Hormuz,
20:55c'est l'essentiel.
20:56On a vu des queues,
20:57on a vu, effectivement,
20:58des files d'attente
20:59dans les stations-service,
21:01en Inde, au Pakistan, etc.
21:02Et il ne faut pas oublier
21:03le jeu géostratégique là-dedans.
21:05Parce qu'au final,
21:06qui en profite aussi ?
21:07Eh bien, c'est la Russie,
21:08Vladimir Poutine,
21:08qui continue à se renforcer.
21:09Il n'est toujours pas question
21:10de leur acheter leur gaz ?
21:11Pour l'instant,
21:12les Européens disent non,
21:12mais Donald Trump
21:14a levé les sanctions
21:14sur l'achat de pétrole
21:16et de gaz russe.
21:16Voilà, il lève les sanctions.
21:17Donc, on ferme les yeux,
21:18maintenant, sur les sanctions,
21:19que ce soit le gaz
21:20ou le pétrole.
21:21Vous savez,
21:21les fameux navires fantômes,
21:23avant, on les arrêtait.
21:24Maintenant, je suppose
21:25qu'on n'ose plus trop
21:25les arrêter.
21:26L'Inde achète également
21:28du pétrole à la Russie.
21:30Et Vladimir Poutine
21:31est silencieux.
21:32Il aide discrètement l'Iran.
21:33Il donne des informations
21:34électroniques
21:38ce jeu géostratégique
21:40qui se développe.
21:41La Russie ne veut pas
21:41abandonner ses pions
21:42dans la région.
21:44Et, naturellement,
21:44on ne parle plus de l'Ukraine.
21:46Et, dès lors que l'on renforce
21:47la position de la Russie,
21:49notamment ses recettes,
21:50ça continue à alimenter
21:51la machine de guerre russe
21:52contre l'Ukraine.
21:53Oui.
21:54Et la compétition,
21:55elle est mondiale.
21:55Parce qu'on a déjà
21:57des bateaux
21:58qui transportent du gaz
21:59qui font de mi-tour
21:59pour aller au plus offrant,
22:01notamment dans les pays d'Asie
22:02où on a parlé de pénurie.
22:05Et qui, au début,
22:07avaient prévu d'aller en Europe.
22:08Et les réserves en Europe,
22:09elles sont quand même
22:10plus basses
22:10que ce qu'elles sont d'habitude
22:12à cette période
22:12de sortie d'hiver.
22:13Ça veut dire qu'on peut tenir
22:14combien de temps
22:15avec nos réserves ?
22:16Alors ça,
22:16ça dépend de beaucoup
22:17de facteurs.
22:19On est en sortie d'hiver.
22:21Est-ce qu'il y a aussi
22:21une grosse différence
22:22peut-être par rapport
22:23à la crise du gaz
22:24qu'on a connue en 2022 ?
22:25Mais on est en sortie d'hiver,
22:27donc avec des températures
22:28plus clémentes
22:29et une consommation de gaz
22:30qui baisse.
22:30N'empêche qu'on en a
22:31quand même toujours besoin
22:32et on doit aussi
22:33reconstituer nos réserves
22:34pour l'hiver prochain.
22:34Et ça,
22:35ça se fait quand en général
22:36la reconstitution
22:37de ces réserves ?
22:38Quand est-ce qu'on achète
22:38notre gaz ?
22:39Tout au long de la période
22:41et au cours de l'été notamment.
22:43D'accord.
22:43Donc là,
22:44je ne sais pas si on attend
22:45ou si on s'est pensé.
22:45Il y a une vraie volonté
22:46de l'Union Européenne
22:47de constituer des réserves.
22:48On l'a bien vu
22:48au début de la guerre d'Ukraine.
22:50Il y a un objectif
22:51de l'Union Européenne,
22:52c'est aussi de constituer
22:53des réserves d'indépendance,
22:54de faire en sorte
22:54que l'on soit plus indépendant.
22:56Regardez ce qui se passe
22:56en Hongrie
22:57où Viktor Orban
22:58vient de bloquer l'aide
22:59à l'Ukraine
23:00parce qu'il veut
23:00qu'on continue à l'alimenter
23:01par le déoduc de Droujba
23:03qui passe par l'Ukraine.
23:04Donc on voit
23:05qu'on est dépendant
23:06et il y a un vrai objectif
23:07de l'Union Européenne,
23:08c'est d'aboutir
23:09véritablement à court terme
23:10à une indépendance énergétique.
23:11Oui, pardon.
23:12Il faut vraiment
23:13que cette crise,
23:14ça soit l'occasion
23:15de ne pas refaire
23:16les erreurs qu'on a fait
23:17au moment de la guerre
23:18en Ukraine.
23:18C'est-à-dire que c'est
23:19le moment de...
23:21Évidemment,
23:22il va falloir aider
23:23un certain nombre de secteurs
23:24et un certain nombre de ménages.
23:25On ne va pas pouvoir
23:26les aider comme on les a aidés.
23:27Mais en tous les cas,
23:28dans l'aide qu'on doit penser
23:30et mettre en place,
23:31il faut vraiment
23:31que ça soit l'occasion
23:33pour la France
23:34mais pour l'Europe
23:35de manière générale
23:35de sortir des dépendances.
23:38Ça a été la dépendance
23:39à l'égard de la Russie
23:40et on s'est mis dans les mains
23:42de la dépendance
23:43via le GNL
23:44à l'égard des Etats-Unis.
23:46On est extrêmement dépendants
23:48en termes énergétiques,
23:50nous, l'Europe.
23:50Donc il faut absolument...
23:52On n'est pas producteurs
23:53d'hydrocarbures.
23:53Donc il faut absolument
23:55qu'on retrouve
23:56une indépendance
23:58à la fois militaire,
23:59c'est toute la question
24:00autour de l'Ukraine,
24:01mais aussi
24:02une indépendance énergétique.
24:04Donc ça,
24:05c'est absolument vital.
24:06Et que ça soit
24:08le nucléaire
24:09ou les renouvelables,
24:11c'est absolument ça la piste
24:13et pas de retourner
24:15d'une indépendance
24:16à une autre.
24:16Mais on a décidé
24:17et on va se retrouver
24:19juste après la pause.
24:20On va voir justement
24:20quelles sont les idées
24:21pour essayer de sortir
24:22de cette crise
24:24du gaz,
24:25notamment.
24:26On se retrouve
24:27dans un instant.
24:28On refait le monde
24:30sur RTL
24:31Avec Anne-Sophie Lapix
24:34Anne-Sophie Lapix
24:35On refait le monde
24:36jusqu'à 20h sur RTL
24:38Un vent de panique
24:39souffle sur les marchés
24:41et un peu partout
24:42dans le monde.
24:42Va-t-on voir
24:43les cours du gaz
24:44atteindre de nouveau
24:45des sommets ?
24:46Comment protéger
24:47nos économies,
24:48nos entreprises,
24:49nos foyers ?
24:50On en débat
24:50avec Patrick Martin-Jeunier,
24:52enseignant à Sciences Po
24:52et spécialiste
24:53des questions européennes,
24:55Maxime Detony,
24:56directeur financier
24:57et le Watt,
24:58et Isabelle Tissin-Jean,
24:59économiste,
24:59professeure
25:00à Sorbonne-Paris-Nord.
25:01On refait le monde
25:03sur RTL.
25:05Vous avez environ
25:0616 millions de personnes
25:07qui se chauffent au gaz.
25:09Sans ces 16 millions de personnes,
25:11il y en a plus de la moitié
25:12qui sont à des prix bloqués,
25:14à des prix fixés.
25:15Donc pour eux,
25:15ça ne bougera pas
25:16d'ici au renouvellement
25:17de leur contrat.
25:18Pour les autres,
25:19ils peuvent s'attendre
25:20à des hausses
25:21en fonction de la durée
25:23du conflit,
25:23mais c'est une possibilité
25:25qu'on suit de près.
25:26Je pense aussi
25:26au secteur économique,
25:28quant à la question du gaz,
25:30mais quant à la question
25:31évidemment du carburant.
25:32Nous avons reçu
25:33l'ensemble des secteurs touchés.
25:34Nous continuerons à le faire.
25:37Maude Bréjon
25:37qui est la porte-parole
25:38du gouvernement,
25:39également la ministre
25:40qui s'occupe de l'énergie.
25:42C'était ce matin.
25:45Maxime Détony,
25:47quand verra-t-on
25:48un impact,
25:49les premiers impacts
25:50de ces hausses de gaz
25:51sur nos factures ?
25:53Donc ce qui vient d'être dit
25:54c'est juste,
25:55c'est-à-dire qu'il y a
25:55à peu près la moitié
25:56des particuliers chauffeurs au gaz
25:57qui ont un contrat à prix fixe.
25:59Les autres ont un contrat
26:00à prix indexé,
26:01c'est-à-dire que leur prix
26:01il évolue chaque mois.
26:02en fonction d'un indice
26:04publié par la commission
26:05de régulation de l'énergie.
26:06Cet indice,
26:07il reflète
26:08les prix de marché
26:09à peu près
26:10deux mois en arrière,
26:11c'est-à-dire
26:12les prix d'achat
26:13des fournisseurs
26:14de la molécule de gaz.
26:16Donc paradoxalement,
26:17d'ailleurs,
26:17cet indice va légèrement baisser
26:19au 1er avril
26:20puisque le gaz
26:21va perdre à peu près
26:221%.
26:23Et dès le mois de mai,
26:24c'est pas une blague.
26:24En effet.
26:25Et dès le mois de mai,
26:26par contre,
26:26on peut s'attendre
26:27à une hausse assez forte
26:28de l'ordre de 20 à 25%
26:30sur cet indice de référence.
26:32Oui,
26:32donc c'est en mai
26:32que ça va faire mal.
26:34Et peut-être après,
26:35selon les dévolutions
26:35des prix de marché,
26:36ça va commencer
26:37à faire mal.
26:39la ministre
26:40qui a écarté aussi
26:42toute baisse
26:43des taxes
26:43en général
26:44sur les carburants.
26:44C'est pas une solution
26:45de baisser les taxes.
26:46Ça a coûté tellement cher
26:47en fait,
26:48le bouclier.
26:48Ça a coûté extrêmement cher
26:49en 2022,
26:50en le bouclier tarifaire.
26:51On avait gelé les prix.
26:52Donc les fournisseurs
26:53vendaient à perte
26:54et on leur versait
26:55une compensation
26:56de l'écart théorique
26:58du prix auquel
26:58ils auraient dû vendre
26:59et du prix réel
27:00auquel ils ont vendu.
27:02Et en parallèle,
27:03on avait baissé
27:04des taxes
27:04et cotisations
27:05sur le gaz.
27:06Donc ça,
27:06c'est extrêmement coûteux.
27:07Et aujourd'hui,
27:08selon le gouvernement,
27:09il semble inenvisageable
27:11de procéder
27:12à ce système encore
27:13qu'on prend
27:14pour les finances publiques.
27:15Alors,
27:15notre chance,
27:16c'est qu'on arrive
27:16donc au printemps,
27:17on le disait,
27:17et qu'on va moins chauffer.
27:18Mais quid des professionnels,
27:20notamment les industriels
27:21qui utilisent beaucoup de gaz,
27:23les boulangers,
27:23les agriculteurs
27:24qui utilisent les engrais
27:25dont vous parliez,
27:27Isabelle Thys-Saint-Jean,
27:28ils vont très vite
27:29ressentir la hausse
27:30de leur côté ?
27:31Oui, oui.
27:32Il y a plein de secteurs
27:34qui vont être
27:35fortement impactés.
27:37le secteur routier,
27:38le secteur des agriculteurs,
27:40la pêche,
27:41tout ça,
27:42c'est des secteurs,
27:43et puis toute une partie
27:44des industriels
27:45qui sont très,
27:47qui consomment énormément
27:49d'énergie
27:50sous forme d'hydrocarbures.
27:52Donc tout ça,
27:52c'est des secteurs
27:53qui vont être très impactés.
27:54On se souvient
27:55qu'il y avait des usines
27:57qui avaient fermé
27:58au moment de la crise
27:59liée à l'Ukraine
28:00parce qu'elles utilisaient
28:02trop de gaz
28:02et ça devenait
28:03totalement insupportable.
28:04Voilà,
28:04donc ça va peser.
28:06Vous vous souvenez
28:07tout à l'heure,
28:08les auditeurs
28:08sont peut-être décrochés.
28:10ils sont toujours là.
28:11On n'est pas encore
28:12dans l'augmentation
28:13qu'on a connue
28:14sur le gaz
28:15au moment de l'Ukraine.
28:16Donc on n'en est pas
28:17encore là,
28:17mais ça va augmenter,
28:19ça a un impact.
28:20Comme Maxime Detoni
28:21nous dit
28:22ce que ça va faire
28:22et fait sur notre secteur,
28:23ça fait mal quand même.
28:24Après avoir doublé
28:25en 6 ans par ailleurs.
28:26Oui, déjà ça a doublé,
28:27ça va redoubler.
28:27Ce qui est sûr,
28:29c'est que ça avait coûté
28:31à peu près,
28:32il y avait eu un rapport
28:33de la Cour des comptes
28:34absolument saignant
28:35sur les mesures
28:36qui avaient été prises
28:36au moment de la guerre
28:38en Ukraine
28:39sur les mesures
28:40de soutien
28:40toutes à la fois
28:42pour les ménages
28:43et pour les entreprises.
28:44C'était en net
28:45parce que l'État
28:47il peut gagner de l'argent,
28:49donc en net
28:50ça avait coûté
28:50à peu près 50 milliards
28:53pour des dispositifs
28:54donc il va falloir aider
28:56effectivement
28:57un certain nombre de gens
28:58notamment les plus défavorisés
28:59dans les ménages
29:00et puis un certain nombre
29:01de secteurs économiques
29:04ceux que je citais
29:05notamment tout à l'heure.
29:06Mais attention
29:07il ne va pas falloir
29:08les aider
29:08comme on l'a fait
29:09la dernière fois.
29:09D'abord parce que financièrement
29:10honnêtement
29:12je crois que
29:12On n'a pas les moyens.
29:13Oui,
29:14même si sur la dette
29:16il faut y revenir
29:16mais bon
29:17ça paraît compliqué
29:19et l'autre chose
29:20c'est que
29:21ça a été
29:21des dispositifs
29:22qui ont été
29:23absolument pas ciblés
29:25et donc ça veut dire
29:26qu'on a aidé
29:27des ménages
29:28par exemple
29:28qui n'avaient
29:30honnêtement
29:30pas besoin
29:31d'être aidés
29:32sachant quand même
29:33il y a une note
29:33de l'INSEE
29:34très intéressante
29:35qui a été faite
29:35qui montre
29:36qu'un ménage
29:37dans le haut
29:38de l'échelle
29:39en termes de rémunération
29:40et de revenus
29:41et bien en fait
29:42il dépense
29:42deux fois plus
29:43d'essence
29:44que celui
29:45qui est dans le
29:46ceux qui sont
29:47dans le bas
29:47donc quand vous faites
29:49des aides
29:50sans cibler
29:51et bien ce que ça
29:52a produit
29:52c'est que ça
29:53a produit
29:53une aide
29:54qui a
29:56principalement
29:56ou beaucoup
29:58plus fortement
29:59bénéficié
30:00aux ménages riches
30:00plutôt qu'aux
30:01ménages défavorisés
30:02avec donc
30:05injuste
30:05socialement
30:07écologiquement
30:07absurde
30:08on l'a dit
30:08tout à l'heure
30:09et
30:11assez
30:11voilà
30:12très très cher
30:13en termes de
30:14finances publiques
30:14donc il va falloir
30:15construire
30:16différemment
30:17des dispositifs
30:18d'aide
30:18c'est vraiment
30:19la nécessité
30:21d'accélérer
30:21là je pense
30:22en particulier
30:23dans les secteurs
30:23d'accélérer
30:24la transition
30:25il y a
30:26un certain nombre
30:28ça se fait peut-être
30:29pas du jour au lendemain
30:30mais n'empêche
30:31qu'il y a quand même
30:32un certain nombre
30:33de dispositifs
30:33qu'on peut mettre
30:34en place
30:34donc il faut repenser
30:36toute l'aide
30:37qu'on va mettre
30:37cette fois-ci
30:38mais cette fois-ci
30:39en essayant
30:40de faire en sorte
30:41que ça accélère
30:42notre indépendance
30:43et notre souveraineté
30:44dont vous parliez
30:44tout à l'heure
30:45plutôt que de passer
30:47de provisoirement
30:51régler les choses
30:52et puis de passer
30:53d'une dépendance
30:53à une autre
30:54on ne peut plus
30:54rester dans cette situation
30:56pas seulement
30:56pour des histoires
30:57économiques
30:58on voit comment
30:59le monde
30:59est en train
31:00de se tendre
31:01géopolitiquement
31:02on a besoin
31:03d'une souveraineté
31:03européenne
31:04Maxime Zetani
31:05si je peux me permettre
31:06il y a une différence
31:06forte aussi
31:07par rapport à 2022
31:08c'est qu'en 2022
31:09les prix du gaz
31:09avaient entraîné
31:10dans leur sillage
31:11les prix de l'électricité
31:12ce qui avait aussi
31:13entraîné ce bouclier
31:13tarifaire
31:14et l'aide à l'électricité
31:16avait été aussi
31:18encore plus chère
31:19que celle au gaz
31:20et au pétrole
31:20du bouclier tarifaire
31:21c'était aussi dû
31:23à l'époque
31:23à des centrales nucléaires
31:25qui dysfonctionnaient
31:26pour une bonne partie
31:27d'entre elles
31:27et à une production nucléaire
31:29réduite
31:29de quasiment la moitié
31:32et donc
31:32on produisait
31:33beaucoup plus
31:33d'électricité
31:34à partir du gaz
31:35et
31:37la fixation
31:37des prix de l'électricité
31:38est faite d'une telle manière
31:39que les prix du gaz
31:40avaient entraîné
31:40les prix de l'électricité
31:41et on importait
31:43là on est quand même
31:44dans une situation
31:44où les prix de l'électricité
31:45pour l'instant
31:46ne sont pas entraînés
31:46et qu'on produit
31:47beaucoup moins d'électricité
31:48à partir du gaz
31:49par rapport
31:50à 2022
31:51Martin Patrick Génie
31:52Oui là
31:53on a un raisonnement économique
31:54extrêmement rationnel
31:56Pardon
31:56j'ai inversé
31:57Oui on a un raisonnement
32:00économique
32:01extrêmement rationnel
32:02financier
32:03mais quand même
32:04ça va créer
32:04une situation politique
32:05très difficile
32:06alors je suis d'accord
32:07pour la souveraineté européenne
32:09je suis d'accord
32:10pour dire que
32:10les finances publiques
32:11sont en état déplorable
32:13plus de 3300 milliards
32:14de dettes
32:14il n'en demeure pas moins
32:15qu'on ne va pas
32:16pouvoir continuer comme ça
32:17parce que même
32:18si les ménages riches
32:19en profitent
32:20les ménages modestes
32:21ont besoin
32:21d'une aide
32:22donc il va falloir
32:23trouver une aide
32:24pour ces ménages
32:24regardez le monde rural
32:25les gens qui ont besoin
32:26de la voiture
32:27y compris le diesel
32:27d'ailleurs
32:28envoient disparition
32:29pour aller travailler
32:30deux voitures par ménage
32:31donc cela va avoir
32:33un impact très important
32:34sur le plan financier
32:35mais aussi sur le plan politique
32:36donc il faut prendre
32:37des mesures d'urgence
32:38et ce matin
32:40Madame Mélanie
32:40la première ministre italienne
32:42s'est exprimée
32:42en disant
32:43oui nous allons
32:44nous diminuer les taxes
32:46sur le carburant
32:47les taxes sur le carburant
32:48sont très très importantes
32:49en France
32:49alors évidemment
32:50on va nous dire
32:51que Madame Mélanie
32:51elle a fait des efforts
32:52sur les finances publiques
32:53elle a réduit le déficit
32:54et donc
32:55c'est pas Madame Mélanie
32:56non mais je veux dire
32:58il y a
32:58l'Italie
32:59l'Italie
33:00on va dire
33:00non mais
33:01l'Italie
33:01en voie de réduction
33:02de son déficit
33:03elle prend des mesures
33:04courageuses
33:05je crois que nous
33:05même si cela doit coûter cher
33:07c'est pas quoi qu'il en coûte
33:08attention
33:08parce que nous n'en avons plus
33:09les moyens
33:10mais je crois que quand même
33:12politiquement
33:12l'État devra faire un geste
33:13pour aider les ménages
33:14en France
33:15je suis d'accord
33:16mais attention
33:17je pense que
33:17donc effectivement
33:18il y a une contrainte plus forte
33:20ça n'empêche
33:20qu'il faut aider
33:21un certain nombre
33:22de secteurs
33:22et d'acteurs
33:23les ménages défavorisés
33:24on est clair là-dessus
33:26maintenant
33:27ça doit passer
33:28au niveau européen
33:29c'est-à-dire que
33:30cette transition
33:31qu'il faut faire
33:32c'est des investissements
33:33ces investissements
33:34ils doivent être faits
33:35au niveau européen
33:36ça veut dire
33:36qu'il y a une chose
33:37et là-dessus
33:37je suis d'accord
33:38avec Emmanuel Macron
33:39il y a une chose
33:40sur laquelle il faut se battre
33:41c'est vis-à-vis de l'Allemagne
33:42et des pays du nord de l'Europe
33:43il faut se battre
33:45pour qu'il y ait
33:45une dette commune
33:47de l'Europe
33:48l'Allemagne n'en veut pas
33:49oui mais sauf que
33:50l'Allemagne
33:50elle est
33:51l'Allemagne
33:52elle est quand même
33:53en train de comprendre
33:54que les questions
33:55de souveraineté
33:56d'indépendance militaire
33:57et bien c'est quand même
33:59un peu important
33:59et qu'elle ne pourra pas faire
34:01si la deuxième puissance économique
34:04d'Europe
34:05c'est-à-dire la France
34:06se trouve dans une situation
34:07de très très grande fragilité
34:09donc il y a moyen
34:10de négocier avec l'Allemagne
34:11sur un dispositif
34:13de ce type-là
34:14parce que effectivement
34:15sinon on voit bien
34:16même politiquement
34:17indépendamment de la situation
34:18de la dette
34:19on voit bien que politiquement
34:20on ne va pas y arriver
34:20collectivement
34:21et une dernière petite question
34:22Patrick Martin-Jeunier
34:23si l'Iran
34:25ne peut plus vendre
34:26ni de pétrole
34:27ni de gaz
34:27si toutes les infrastructures
34:28sont détruites
34:29est-ce que ça peut
34:30faire chuter le régime ?
34:32Oui c'est vrai
34:32que les difficultés économiques
34:34qui s'ajoutent
34:34d'ailleurs cette guerre
34:35qui s'ajoutent
34:36aux sanctions économiques
34:37que l'Iran subit
34:38depuis des années
34:39et des années
34:39ont affaiblit considérablement
34:41le régime
34:42si on ajoute à cela
34:43le fait que politiquement
34:44ce régime a été décapité
34:45on peut espérer
34:46à terme
34:47que cela va le fragiliser
34:49au point de le faire chuter
34:50mais vous savez
34:51à chaque crise
34:52que se déroule en Iran
34:53on dit
34:53le régime des Mola
34:54va tomber
34:55et il perdure
34:56et il reste là
34:56donc il faut espérer
34:58mais la situation
34:59est tout à fait complexe
35:00Merci beaucoup à vous tous
35:02d'être venus débattre
35:03sur le plateau de RTL
35:05la soirée
35:06enfin d'avoir fait le monde
35:07plus exactement
35:07Demain Thomas Soto
35:09recevra Emmanuel Grégoire
35:10candidat socialiste
35:11à la mairie de Paris
35:12quant à Marc-Olivier Fogiel
35:13il accueillera
35:14Charlotte Perré-Fares
35:16qui est la maire
35:18de Saint-Béalaise
35:19en Haute-Garonne
35:20et élu au premier tour
35:21à seulement 21 ans
35:22il recevra également
35:23Guy Delattre
35:24doyen des maires de France
35:25élu au premier tour
35:26à Gorge
35:27dans la Somme
35:28à l'âge de 94 ans
35:30il est l'heure
35:31de retrouver
35:32André Doucellier
35:32bonsoir André
35:33quelle histoire
35:34allez-vous nous raconter
35:34ce soir ?
35:35Bonsoir Anne-Sophie
35:36ce soir je vais vous raconter
35:38James Dean
35:39un comédien libre
35:40et insaisissable
35:41marqué par la fureur de vivre
35:43à tout de suite
35:44sur RTL
35:45à tout de suite André
35:47RTL
35:48votre radio
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