Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 semaines
Regardez L'invité d'Anne-Sophie Lapix du 17 décembre 2025.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Avec RTL
00:01On suit la finale de la Coupe Intercontinentale qui oppose le PSG et Flamengo avec vous Nicolas, Georges Rau, on fait le point ?
00:13Oui, avec le Paris Saint-Germain qui ouvre le score 1 à 0 sur une passe de Désiré Douai, le but du Georgien Gwaraskelia
00:20ce qui permet au Paris Saint-Germain de mener 1 à 0 à 6 minutes de la pause.
00:25Merci beaucoup Nicolas.
00:26Anne-Sophie Lapix, RTL Soir
00:30Le budget de l'Etat devrait se jouer dans deux jours.
00:34Il sera au cœur d'une négociation tendue au sein de la commission mixte paritaire.
00:39Alors on va vous expliquer ce qu'il va se passer avec le député de la Somme RN, Jean-Philippe Tanguy.
00:46Bonsoir.
00:46Bonsoir Madame Lapix.
00:47Alors on va être très pédagogique.
00:49Une commission mixte paritaire réunit 7 députés et 7 sénateurs pour tenter de trouver un accord
00:55quand l'Assemblée et le Sénat n'ont pas voté la même version d'un texte de loi.
01:00Et là c'est le cas.
01:00D'abord, comment êtes-vous choisi ?
01:03On se désigne, les groupes désignent des députés.
01:06C'est selon la représentativité des groupes.
01:08Il y a des groupes qui ne sont pas représentés à la CMP.
01:10Et il faut, j'imagine, pour participer à cette commission mixte paritaire, bien maîtriser le texte ?
01:16Oui, c'est mieux.
01:18Effectivement.
01:19Parce que ça va très vite.
01:20Ça va très très vite.
01:21On fait en un à deux jours, pour le budget, ce qu'on a fait en trois semaines.
01:25Et il faut être capable de compromis ?
01:27C'est aussi une qualité essentielle ?
01:30En fait, sincèrement, il y a un peu une théorie des apparences.
01:33C'est qu'en fait, les rapporteurs du texte,
01:34donc le rapporteur du Sénat et le rapporteur de l'Assemblée nationale,
01:37essaient de se mettre d'accord ensemble.
01:38C'est pour ça que souvent, par exemple pour la sécurité sociale,
01:41on savait dès le départ que ce serait ce qu'on appelle non-conclusif.
01:44C'est que si les rapporteurs ne se mettent pas d'accord
01:46représentant les grandes familles politiques,
01:48enfin majoritaires de l'Assemblée et du Sénat,
01:50il y a peu de chances que ça serve à quelque chose.
01:52Mais là, on n'arrive pas à savoir s'ils arrivent à se mettre d'accord pour le moment.
01:54Donc, on ne sait pas encore si on va débattre, en fait.
01:57Donc, une première négociation a lieu en coulisses ?
01:59Absolument, voilà.
02:00En général, c'est un peu en coulisses.
02:01Moi, par exemple, ce qui nous choque, c'est que ce n'est pas filmé.
02:04C'est un peu gênant.
02:05C'est à huis clos, la série.
02:06Voilà, c'est à huis clos.
02:08On ne sait pas trop, c'est très difficile de savoir après qui a voté quoi.
02:11Moi, je trouve que c'est quand même un peu obsolète, cette technique de travailler.
02:14Alors, vous allez quand même nous aider à comprendre.
02:15On aimerait bien être des petites souris et de savoir ce qui se passe.
02:18Ah, il y en a.
02:19Il y en a aussi.
02:19Ah, il y a des petites souris, oui, oui.
02:21Il y a quand même des infos qui circulent.
02:24Alors, donc, la négociation, comment ça se passe, en fait ?
02:27Parce que vous, on va le dire, le RN et LFI ont de toute façon décidé de ne pas donner leur accord à ce projet.
02:33Ah, ben, tout à fait, oui, oui.
02:34Parce qu'il y a trop de déficit.
02:35Alors, ce n'est pas pour les mêmes raisons.
02:37LFI estime qu'il n'y a pas assez d'argent public et d'impôt.
02:39Nous, on estime qu'il y a trop de déficit et trop d'impôt.
02:42Donc, qu'est-ce que vous faites, concrètement, au sein de cette CMP ?
02:45Comment ça se passe ?
02:46Il y a quand même un débat.
02:47Vous écoutez, justement, les échanges entre ceux qui négocient vraiment ?
02:51Oui, mais on peut quand même peser sur des votes.
02:53Parce qu'effectivement, il faut que le PS...
02:55Alors, aujourd'hui, les équilibres, on les connaît.
02:56On les a vus sur la sécurité sociale.
02:58Il faut que LR, les macronistes et les socialistes se mettent à nouveau d'accord.
03:01Dans des conditions, pour moi, qui sont inacceptables.
03:03Mais ils sont parfois pas en accord.
03:05Donc, on peut protéger par nos votes.
03:07On peut bloquer des hausses d'impôts.
03:09On peut bloquer des pertes de droits.
03:11On peut quand même faire quelque chose.
03:12Voilà.
03:12Mais c'est sûr que ce n'est pas un débat budgétaire normal.
03:15Et qu'il peut y avoir des suspensions, des petites discussions, des petits...
03:19Voilà, c'est très compliqué.
03:19Par exemple, l'année dernière, ce qui avait fait polémique pour le budget l'année dernière,
03:23c'est que le Sénat avait réussi à remettre les avantages des anciens premiers ministres.
03:26Alors, vous allez me dire que c'est symbolique par rapport au montant des dépenses.
03:29C'est vrai.
03:29Mais ça avait marqué les esprits.
03:31Voilà.
03:31Ça avait marqué les esprits.
03:32Parce que c'était un peu la caricature de ce Sénacle à huis clos.
03:35On dit que l'EPS compte monnayer son abstention.
03:39Et que ce prix, c'est 10 milliards.
03:4210 milliards d'impôts, essentiellement.
03:44Alors, on va en parler de ces impôts.
03:45Je pense notamment à la surtaxe de l'impôt sur les sociétés pour les plus grosses entreprises.
03:51Elle existe déjà.
03:53Elle était de 8 milliards en 2025.
03:55Le gouvernement voulait la faire passer à 4 milliards.
03:58Et le Sénat l'a fait totalement disparaître.
04:01Ça, vous, vous n'avez pas voté ?
04:02Si on avait voté à 4 milliards, non pas parce qu'on était favorable.
04:06Mais si vous voulez, le déficit est tellement grave que parfois, il faut être d'accord avec des mesures
04:10contre lesquelles on serait dans l'absolu.
04:12Alors, l'Assemblée l'avait mis à 6 milliards à la demande des socialistes.
04:16Alors, il faut savoir que le Sénat a quand même dégradé le déficit.
04:18Parce que ce qui n'est pas beaucoup sorti, je trouve, dans la couverture médiatique sur ce qui s'est passé au Sénat,
04:22c'est qu'ils avaient dit...
04:23Ah si, ils ont beaucoup dit.
04:24C'est qu'on est passé au-dessus des 5% qui dépendent de la limite fixée par le gouvernement.
04:28Donc, ça fait quand même 20 milliards de dérapages budgétaires au Sénat.
04:30C'est inacceptable.
04:31C'est pas possible.
04:32Donc, si vous voulez, c'est facile d'annoncer qu'on ne vote pas des impôts comme le fait le Sénat.
04:35Si c'est pour faire plus de déficit, c'est des impôts pour l'année prochaine ou pour dans deux ans.
04:39En tout cas, on paie toujours la dette.
04:41Donc, ce qu'il faut, c'est baisser la dépense.
04:42Et pour le moment, j'entends beaucoup de demandes sur la hausse des impôts.
04:45Et il n'y a aucune demande de baisse des dépenses.
04:47La seule dépense qu'a réduite le Sénat, c'est France 2030.
04:51C'est les investissements dans l'avenir.
04:53C'est pas là qu'il faut couper les dépenses.
04:55Alors, donc vous, vous seriez favorable à 4 milliards pour cette taxe, en tout cas.
04:59Uniquement si on baisse massivement les dépenses et d'autres impôts.
05:01Mais en tout cas, vous n'êtes pas contre totalement cette taxe.
05:05Vous n'avez pas voté dans sa suppression, mais pour le coup...
05:07Non, non, parce qu'on n'est pas pour la politique du pire.
05:09Mais à côté, il faut faire des baisses d'impôts sur les ménages, sur les TPE-PME.
05:13Par exemple, on avait voté la baisse de l'impôt sur les sociétés pour les PME.
05:17Et on avait protégé aussi ce qu'on appelle les entreprises intermédiaires.
05:20C'est les entreprises industrielles qui sont entre les petites et les très grandes entreprises.
05:24Alors, que ce soit voté ou pas, c'est 8 milliards que le PS voudrait trouver avec cette taxe
05:32sur l'impôt sur les sociétés des grandes entreprises.
05:35Ça ne suffit pas, il faut 2 milliards de plus.
05:36On le trouverait avec un impôt sur la fortune improductive.
05:40Celui-là, vous le soutenez, Jean-Philippe Tanguy.
05:42Oui, mais c'est pareil.
05:43En fait, on le soutenait s'il y avait des baisses d'impôts sur les classes moyennes.
05:46Vous avez voté pour, quoi.
05:47Oui, mais parce qu'on voulait en échange des baisses d'impôts.
05:50Si vous voulez, le contre-budget qu'a présenté Marine Le Pen...
05:51Mais quand vous votez pour tel impôt, on ne dit pas oui, mais on le vote, c'est oui ou non.
05:55C'est la différence, Madame Lapix.
05:57Comme on est dans une négociation et qu'on sait ce qui va être négocié ou pas,
06:00aujourd'hui, on sait qu'ils ne veulent pas de baisses d'impôts.
06:01La baisse de la TVA qu'on propose sur l'énergie, baisse de TVA sur les produits de première nécessité
06:06qui avait été votée par l'Assemblée.
06:08On le voit avec le problème de fin d'année.
06:10J'écoute RTL régulièrement, beaucoup d'auditeurs n'arrivent pas à jouer les deux bouts.
06:12Et vous le savez, cette baisse de TVA sur les produits de première nécessité, elle était bienvenue.
06:17Là, ce n'est pas la même chose parce qu'on est dans une négociation, on sait qu'ils ne veulent pas de baisses d'impôts.
06:21Donc, je pense que c'est compliqué de voter des hausses d'impôts.
06:24C'est impossible puisqu'il n'y aura pas de baisses sur les classes moyennes.
06:28Ça a été quand même une sacrée surprise lors des débats.
06:30Voilà le vote main dans la main du RN et du PS pour cet impôt sur la fortune.
06:37Excusez-moi, ça venait du modem, ça venait du bloc central.
06:39Il y avait le modem, mais c'est vrai que main dans la main parce qu'effectivement, il y avait le modem, il y avait le PS et il y avait le RN.
06:44On a un seul discours.
06:45On a été élu au Rassemblement National sur un rééquilibrage de l'effort fiscal,
06:49augmenter un peu les impôts des plus privilégiés pour baisser massivement les impôts des classes moyennes.
06:53C'est ça qu'on a promis aux Françaises et aux Français.
06:55Donc nous, on ne va pas changer de discours en cours de route comme d'autres.
06:57Ça arrive de changer de discours en cours de route.
07:00Non, non, sincèrement, sur ça, on n'a pas changé de...
07:02Vous n'avez plus tellement milité sur l'impôt sur le revenu sur les moins de 30 ans.
07:07Vous ne l'avez plus ressorti celui-là, pour le coup.
07:08Il n'est pas dans le contre-budget parce qu'aujourd'hui, la situation des finances publiques est très difficile.
07:13Non, ce n'est pas une erreur parce qu'il est toujours dans le programme.
07:15Mais cette année, on ne peut pas se le permettre tout simplement.
07:17Donc nous, on est honnête, on ne rase pas gratis.
07:19Donc ce qu'on peut faire, l'urgence, c'est la baisse de TVA.
07:22Très importante, parce qu'au final, ça fera entre 15 et 20 milliards pour le pouvoir d'achat des gens.
07:27Mais il faut baisser les dépenses.
07:27Vous voyez, on parle beaucoup de la baisse générale, ce n'est pas vous.
07:31On parle beaucoup des impôts.
07:32On ne parle jamais de la baisse de dépenses.
07:33Je rappelle qu'il y a 57% du PIB en baisse de dépenses.
07:35Le problème, c'est que la discussion, elle se fait autour des impôts aujourd'hui avec les socialistes.
07:39Ce n'est pas tellement sur la baisse de dépenses, effectivement.
07:42Je reviens sur l'impôt sur la fortune improductive parce que ça consiste aussi à taxer l'argent liquide sur les comptes.
07:48Mais ce n'est pas justement l'argent qu'on sort de l'épargne pour aller le dépenser, pour l'injecter dans l'économie.
07:55Non, votre formulation est étrange parce qu'en fait, c'est une taxe sur les patrimoines financiers.
07:59Je veux dire que ce n'est pas mon objection, c'est une objection d'économiste.
08:02Oui, je ne sais pas qui, c'est bizarre parce que c'est les patrimoines financiers au-dessus de 1,3 million d'euros.
08:06Non, on parle de l'argent liquide. Est-ce qu'on le taxe ? Est-ce que l'argent liquide qui est sur les comptes ?
08:09C'est ça.
08:10Ça peut ralentir aussi justement l'économie parce que cet argent, il n'est pas fait pour être économisé.
08:14Il est fait pour être dépensé.
08:15Mais vous parlez de l'impôt sur la fortune improductive ?
08:17Oui, il y a de l'argent liquide sur les comptes aussi dans l'impôt sur la fortune improductive.
08:19Oui, c'est 1,3 million d'euros.
08:21Quand vous avez 1,3 million d'argent liquide sur votre compte, il y a un petit problème de gestion.
08:24Je peux vous dire que les personnes très privilégiées qui ont un patrimoine financier nette de dette de 1,3 million d'euros, ce n'est pas sur des comptes courants.
08:32Si ce budget, s'il n'y a pas d'accord, ce sera la loi spéciale ?
08:37Oui, je pense qu'il y a déjà une loi spéciale qui est prête.
08:39Enfin, j'ose l'espérer parce que sinon, il y aurait vraiment un risque sur la pérennité des comptes publics.
08:44Ce qui est certain aujourd'hui, c'est qu'il n'y a pas d'accord puisque les forces de gauche demandent beaucoup de hausses d'impôts.
08:50Et il n'y a pas de baisse de dépense.
08:53Donc aujourd'hui, il n'y a pas le courage du gouvernement pour baisser massivement les dépenses.
08:57Et c'est dommage parce que c'est là-dessus que ça achoppe.
08:59Et si on arrive à 5,3% de déficit, c'est-à-dire le même déficit que cette année, c'est catastrophique pour la France.
09:04Enfin, il faut comprendre que l'année dernière...
09:06Et vous devrez revenir en janvier-férien pour rediscuter un budget.
09:09C'est un peu déprimant d'être député en ce moment ?
09:10Non, ce n'est pas déprimant. Ce qui est déprimant, c'est les Françaises et les Français qui ont payé l'année dernière 25 milliards d'impôts en plus pour 12 milliards de dépenses en plus.
09:17Une dette qui a augmenté de 5 points. Voilà, la situation des finances est catastrophique. C'est ça qui est déprimant pour les Français.
09:22Merci beaucoup, Jean-Philippe Tanguy, d'être venu sur RTL.
09:25Oui, à cette fête de Noël.
09:26Merci à vous aussi.
09:27Dans un instant, on ouvre la 17e case du calendrier de l'Avent, des tentations du soir.
09:31Et vous découvrirez un avis pour les non-initiés, c'est le peuple du film Avatar.
09:35Et puis Florian Gazan a repêché l'info qu'on a failli manquer.
09:38Un classement des stars qui arnaquent. Enfin, surtout, qui sont utilisés pour arnaquer.
09:42A tout de suite.
Commentaires

Recommandations