Dans les années 1990, un tueur terrorise l’est de Paris. Il viole et tue sauvagement plusieurs femmes, mais la police ne parvient pas à mettre la main sur lui. Crime story raconte cette célèbre affaire dans un podcast en deux parties.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Raphaël Pueyo et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network
Archives : INA.
#crime #paris
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Raphaël Pueyo et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network
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00:01Vous écoutez Crime Story, l'affaire du tueur de l'Est parisien, deuxième et dernier épisode.
00:09En mars 1998, depuis plus de trois ans, la brigade criminelle de Paris est sur la piste d'un tueur
00:16en série qui sévit dans la capitale.
00:18Il a déjà tué trois femmes, une quatrième a réussi à lui échapper.
00:22Sur les scènes de crime, ils ont trouvé son ADN, mais à l'époque, le fichier national automatisé des empreintes
00:29génétiques n'existe pas.
00:31Le juge exige que tous les laboratoires, privés et publics, qui pratiquent des tests génétiques en France, laissent la police
00:38entrer dans leur fichier.
00:40L'assassin est enfin identifié, il s'appelle Guy Georges.
00:45Le soulagement d'avoir enfin le nom du meurtrier s'évapore vite.
00:49Une mauvaise nouvelle attend les inspecteurs de la crime.
00:52En tapant le nom de Guy Georges dans leur fichier, ils réalisent que cet homme de 37 ans est déjà
00:57passé dans leur bureau.
00:59En 1995, l'année du meurtre d'Hélène Frinking, Guy Georges avait été entendu par un groupe d'enquêteurs,
01:06en charge d'un dossier regroupant plusieurs assassinats de femmes dans des parkings.
01:11Il s'agissait de Pascal Escarfaille, Catherine Rocher et Elsa Benadie.
01:16La première avait été assassinée en 1991, les deux autres en 1994.
01:22à dix mois d'écart.
01:24Toutes les trois avaient été retrouvées violées, frappées de coups de couteau, les vêtements découpés.
01:29Mais il n'y avait pas d'empreintes génétiques, pas d'ADN, aucun moyen de confirmer que les enquêteurs avaient
01:35bien arrêté l'assassin.
01:37Et Guy Georges était ressorti.
01:40Il faut dire qu'il y avait sur les affaires des parkings et les affaires des femmes tuées chez elles,
01:44deux enquêtes distinctes, pilotées indépendamment l'une de l'autre, par des équipes différentes.
01:49Celles sur les meurtres dans les parkings d'un côté et celles sur les meurtres dans les appartements de l
01:54'autre.
01:55Entre le meurtre d'Hélène Frinking en 1995 et celui d'Estelle Magde en 1997,
02:01à aucun moment on ne fait le lien avec les meurtres dans les parkings.
02:05Mais quand les enquêteurs constatent que Guy Georges a été suspecté pour ces meurtres-là,
02:09il se concentre sur les similitudes.
02:12Les crimes ont toujours lieu la nuit, dans des quartiers vivants de Paris.
02:15L'agresseur semble suivre ses victimes et les surprendre en se faufilant derrière elles
02:20quand elles rentrent soit dans leur immeuble, soit dans leur appartement.
02:24Il choisit des femmes, jeunes, belles, qui rentrent de soirée tard et qui sont seules.
02:29Il les ligote, les baillonne, les déshabille en coupant au couteau leurs vêtements,
02:34puis il les viole.
02:36Il finit son rituel en les tuant de coups de couteau à la gorge.
02:40La traque de Guy Georges commence.
02:42Il ne faut surtout pas qu'il sache que les policiers l'ont identifié.
02:47Mais le jeudi 26 mars 1998, le journal de 7h de la radio RTL
02:52ouvre sur l'identification du tueur de l'Est parisien.
02:59Bonjour, exclusivité RTL à la une de l'actualité ce matin.
03:02Le tueur de l'Est parisien a été identifié par la brigade criminelle.
03:06Damien, comment est-ce qu'on explique ça ?
03:08Assez simplement.
03:09On le voit, les policiers sont sur les dents depuis des mois.
03:12Ils cherchent absolument à identifier Guy Georges.
03:14Et les journalistes, quelque part aussi,
03:16et surtout les journalistes spécialisés en fait divers,
03:17ils sont sur les dents parce que ça fait aussi des mois, des années
03:20qu'on court après ce tueur de l'Est parisien.
03:23Des policiers, les journalistes ne sont pas censés se parler, mais ils se parlent quand même.
03:26Donc, dans ce type d'enquête, les journalistes, ils ont des informations en off
03:30qu'on leur demande parfois de garder un petit peu pour ne pas mettre en danger l'enquête.
03:34Alors, vous avez des journalistes qui respectent ce off, qui respectent cette discrétion,
03:37qui attendent le moment où ils peuvent déclencher,
03:40le moment où ils peuvent valider et diffuser une information.
03:43Et là, concrètement, il y a une erreur du journaliste
03:46parce qu'il sait qu'il peut mettre en danger, clairement,
03:49l'interpellation de Guy Georges et l'enquête
03:51parce que, voilà, c'est une course au scoop
03:53et cette course au scoop, elle aurait pu avoir des conséquences dramatiques ce jour-là.
03:56Et à quel point est-ce que ça complique l'opération de la police ?
03:59Encore une fois, on est à une époque où il n'y a pas de réseaux sociaux,
04:03il n'y a pas d'internet.
04:04L'information, elle circule un peu plus lentement qu'aujourd'hui.
04:06Mais malgré tout, les policiers, ils se disent
04:09si Guy Georges, il écoutait RTL ce matin à 7h,
04:11maintenant, il sait qu'il a toute la police parisienne à ses trousses,
04:14qu'on cherche à l'arrêter et il peut effectivement se cacher, partir,
04:18quitter Paris et c'est la catastrophe
04:19parce qu'on ne pourra pas remettre la main dessus.
04:21Donc, effectivement, c'est un risque qui a été pris supplémentaire
04:26et qui aurait pu, encore une fois, mettre l'enquête en péril.
04:28Et en fait, vu l'urgence avec cette info qui sort sur RTL,
04:32qui n'est pas une petite radio, le matin à 7h,
04:34là, le dispositif qui est prévu déjà pour essayer d'attraper Guy Georges dans Paris,
04:38il est démultiplié parce que là, ça devient urgent.
04:42C'est-à-dire qu'il faut l'attraper dans les heures qui viennent.
04:44Il faut mettre tous les policiers qu'on peut dans Paris,
04:47toutes les patrouilles de police secours, de tout ce qu'on veut avec le signalement,
04:50pour qu'il soit identifié, attrapé, interpellé et mis hors d'état de nuit.
04:54À la station de métro Blanche, à la lisière entre les 9e et 18e arrondissements,
05:01deux policiers en planque sur une toute autre affaire
05:03croient reconnaître Guy Georges dans la rue à partir des photos qu'on leur a transmises.
05:08Oui, c'est ça, c'est le résultat de ce dispositif
05:10et de cette diffusion large du signalement de Guy Georges.
05:13Alors, on est en milieu de journée,
05:15on est dans un quartier très, très populaire, très fréquenté,
05:17on est au cœur de Pigalle quasiment,
05:19et il est 12h45,
05:21ces deux policiers, ils ont la certitude
05:23que la personne qu'ils viennent de croiser, c'est Guy Georges,
05:25et ils vont aller l'arrêter
05:28sans attente de renfort,
05:29parce que là, ils savent qu'il faut le faire tout de suite,
05:31ils vont l'arrêter devant un magasin monoprix,
05:33qui donne sur cette petite place,
05:36et on va l'interpeller,
05:37on va l'emmener à la brigade criminelle du Quai des Orfèvres,
05:40on va évidemment faire des tests ADN à l'époque
05:43pour confirmer tout ça,
05:44et les tests ADN, ils sont formels,
05:46la personne qui a été arrêtée devant le monoprix, c'est bien Guy Georges.
05:49Il reconnaît ses crimes, lui ?
05:50Alors, en toute petite partie, j'ai envie de dire,
05:53mais bon, les policiers, ils ont quand même
05:55cette empreinte ADN
05:57qui traîne sur plusieurs scènes de crime,
05:59Guy Georges, il a un passé de prédateur sexuel
06:02extrêmement violent,
06:03il a déjà fait de la prison,
06:04il a déjà eu beaucoup, beaucoup d'affaires un peu similaires,
06:07donc ça plaide aussi pour son implication
06:09dans cette série de meurtres,
06:11alors lui, après, il va raconter,
06:12notamment au début de son procès,
06:14que ses aveux, ils lui ont été extorqués par la violence,
06:17qu'il a été tabassé en garde à vue,
06:18alors c'est vrai que l'interpellation,
06:20elle a été un peu musclée,
06:21on comprend aussi pourquoi,
06:22mais voilà, lui, sa version,
06:24ce sera de dire, en tout cas au début du procès,
06:26qu'il n'y est pour rien
06:26et que ses aveux, ils lui ont été extorqués par la violence.
06:31Un procès exceptionnel à partir de lundi
06:33devant la cour d'assises de Paris.
06:34Guy Georges comparait pour 7 crimes,
06:364 agressions, des viols, des assassinats
06:38commis entre 1991 et 1997,
06:41on le surnommait le tueur de l'Est parisien.
06:44Le lundi 19 mars 2001,
06:46le procès de Guy Georges s'ouvre devant les assises de Paris.
06:49Le palais de justice est bondé
06:51et Guy Georges apparaît serein,
06:53loin de la personnalité manipulatrice et violente
06:56à l'origine de crimes odieux.
06:58Guy Georges est né le 15 octobre 1962,
07:01dans la Marne.
07:02Abandonné par ses parents à 4 ans,
07:04il grandit dans une famille d'accueil
07:05avec une vingtaine d'enfants.
07:07A 15 ans,
07:08il agresse violemment une fille placée avec lui,
07:10en tentant de l'étrangler avec une barre de fer.
07:13C'est la deuxième fois
07:14qu'il est violent avec une fille de la fratrie.
07:17Sa mère adoptive appelle les services sociaux.
07:21Guy Georges est retiré de la famille
07:22et confié à un foyer
07:24qui accueille des jeunes en difficulté.
07:26A partir de l'année 1979,
07:29il multiplie les séjours en prison
07:30pour diverses agressions.
07:32Ses avocats,
07:33maîtres Alexandre Ursulé et Frédéric Ponce,
07:35un homme et une femme
07:37veulent démontrer que Guy Georges
07:39n'est pas formellement identifié comme l'assassin
07:41et ils espèrent obtenir l'acquittement.
07:44Guy Georges n'a pas le pied égyptien,
07:45le portrait robot ne lui ressemble absolument pas,
07:48des experts remettent en cause
07:50les analyses ADN pratiquées
07:51et ils nient les sept meurtres qu'on lui attribue.
07:54De l'autre côté,
07:56maître Solange Doumik,
07:57avocate de 31 ans en début de carrière,
08:00n'a pas beaucoup de doutes
08:01sur le fait qu'il va être condamné.
08:03Mais elle aimerait qu'il le soit aussi
08:04pour le meurtre dans le parking en 1991
08:07de Pascal Escarfaille,
08:09dont elle représente la famille.
08:11Un crime attribué à Guy Georges,
08:14mais sur la scène duquel,
08:15son ADN n'a pas été retrouvé.
08:21Damien, alors que Guy Georges nie toujours,
08:24il va y avoir un moment déterminant dans ce procès,
08:26le samedi 24 mars,
08:28après cinq jours d'audience.
08:29Vous savez, un procès,
08:30c'est un théâtre assez particulier.
08:32Il y a l'accusé dans son boxe,
08:33il y a ses avocats devant lui,
08:34il y a les avocats de la partie civile en face,
08:37et puis il y a les familles dans la salle.
08:38Les familles, elles sont nombreuses,
08:39il y en a beaucoup.
08:40Donc c'est un moment de tension extrême.
08:42Et même si la ligne de défense de Guy Georges
08:44n'est pas assez de niée depuis le début,
08:46elle finit par être un peu perforée,
08:48cette ligne,
08:49notamment par cette avocate d'une des familles,
08:51Solange Doumik.
08:52Elle va attendre un moment où en fait,
08:53Guy Georges vient de passer plus de cinq minutes
08:56à tourner les pages de l'album photo
08:58abominable des scènes de crime.
08:59C'est un album qu'on fait circuler
09:01auprès des jurés et auprès de l'accusé souvent.
09:03Et donc à la demande du président,
09:05Guy Georges, il prend cet album photo
09:06et il le feuillette pendant cinq minutes.
09:08Et à la fin,
09:09Solange Doumik lui demande
09:10s'il est droitier ou s'il est gaucher.
09:13Et là, Guy Georges,
09:13il va un peu s'embrouiller,
09:15puis surtout, il va très très vite s'agacer
09:16et il va lever le point droit.
09:19Alors c'est une scène qui ne va durer que quelques secondes,
09:21mais tout le monde dans la salle
09:22voit ce point levé,
09:23ce regard glaçant qu'il jette à l'avocate
09:25pendant plusieurs secondes.
09:27On a l'impression qu'il tient un couteau en fait
09:28quand il lève le point.
09:30On a l'impression qu'il tient le couteau
09:31qu'il tenait lorsqu'il l'agressait,
09:33lorsqu'il tuait ses femmes.
09:34Et si la salle sent que quelque chose se passe,
09:37les professionnels sentent que quelque chose se passe,
09:39Guy Georges aussi,
09:41il sait qu'il vient en quelque sorte de craquer
09:43et de fissurer un peu sa ligne de défense.
09:46Le président va le questionner,
09:47il va demander à réfléchir,
09:48il va dire laissez-moi le week-end,
09:50je ne veux pas parler maintenant,
09:51je ne veux rien dire maintenant,
09:52mais laissez-moi le week-end.
09:53Et donc tout le monde sent qu'il est en train de craquer
09:55et que surtout sa position,
09:57elle est devenue totalement insoutenable.
10:01Finalement, le mardi 27 mars 2001,
10:04dix jours après le début de son procès,
10:07Guy Georges reconnaît les sept crimes.
10:09Le week-end de réflexion est passé,
10:11il a aussi discuté avec ses deux avocats.
10:14Et alors qu'il est un petit peu moins de 14 heures,
10:16il arrive dans le boxe,
10:18alors il ne porte plus son sweatshirt vert de sport
10:20qu'il avait depuis le début,
10:22là il a un pull en laine blanc,
10:23il s'est complètement rasé le crâne aussi pendant le week-end,
10:27et là ses deux avocats,
10:28un maître Ursulay et maître Ponce,
10:29se tournent vers lui,
10:31et il lui demande s'il a agressé Elisabeth Ortega.
10:34Il répond,
10:34« Ouais ».
10:35Puis il déroule,
10:36« Avez-vous tué Pascal Escarfaille,
10:38Catherine Rocher,
10:39Elsa Benhabi,
10:40Agnès Nishkamp,
10:41Magali Siroti,
10:43Hélène Frinking,
10:44Estelle Magde ? »
10:45Et à chaque fois,
10:46il répond « Oui ».
10:47C'est un moment un peu suspendu dans ce procès,
10:50qui était déjà très tendu,
10:52mais sur lequel on voyait bien que ces dénégations,
10:55ça tenait plus,
10:56que ça exaspérait un peu tout le monde.
10:58Et là,
10:59cette série d'aveux qui sont faits dans le box des accusés,
11:02ça va créer un moment un peu particulier,
11:04tellement particulier qu'il y a même la maman d'une des victimes,
11:07qui va laisser échapper un « Merci, M. Guy Georges »,
11:10comme si c'était,
11:11voilà,
11:11elle attendait ce moment-là.
11:13Alors,
11:13des aveux comme ça,
11:14ça ne change rien en apparence,
11:16surtout dans ce cas précis,
11:17où les charges étaient accablantes,
11:18où il n'y avait pas vraiment de débat,
11:19finalement,
11:20sur la culpabilité ou pas de Guy Georges.
11:22Mais en réalité,
11:23pour les familles,
11:23c'est toujours important,
11:24parce que c'est une reconnaissance,
11:26quelque part,
11:26de leur statut de victime.
11:28Alors,
11:28c'est une réponse qui est terrible,
11:30mais c'est une réponse.
11:34Le jeudi 5 avril 2001,
11:36sans surprise,
11:38Guy Georges est condamné pour 7 meurtres
11:40à la réclusion criminelle à perpétuité,
11:42assortie d'une peine de sûreté de 22 ans.
11:45C'est la peine maximale en France.
11:47Après 4 heures de délibéré,
11:49la cour d'assises déclare Guy Georges coupable
11:51de 7 crimes et 3 agressions.
11:53C'est la perpétuité assortie de 22 ans
11:55de prison incompressible.
11:56Pas de surprise,
11:58mais un soulagement.
11:59Avant que les jurés ne délibèrent,
12:01c'est Guy Georges qui a eu le mot de la fin.
12:02Je vous demande pardon,
12:04même si vous ne l'acceptez pas.
12:05La peine,
12:06c'est moi qui me l'infligerai.
12:08La perpétuité,
12:08c'est la vie.
12:09Vous pouvez être tranquille.
12:11Je ne ressortirai jamais.
12:13Il demande pardon aux familles
12:15et ne fait pas appel.
12:17Anne Gauthier,
12:18la mère d'Hélène Frinking,
12:19qui n'a pas souhaité assister au procès,
12:21apprend qu'il a demandé pardon
12:23et y repense beaucoup.
12:25S'engage alors une étonnante correspondance
12:27entre la mère et le meurtrier de sa fille,
12:30dont elle parle pour la première fois en 2020
12:32dans le documentaire
12:34Les femmes et l'assassin.
12:36Il a demandé pardon aux victimes.
12:39Et donc,
12:41comme je n'étais pas là,
12:42je tourne ça dans ma tête,
12:44le pardon et tout ça.
12:45Et là,
12:46il y a quelque chose.
12:47Non,
12:48je ne peux pas lui pardonner.
12:50Ce n'est pas à moi
12:50qu'il a fait du mal,
12:51c'est à Hélène.
12:52Et donc,
12:53je vais lui écrire.
12:56Je vais lui écrire.
12:57Eh bien,
12:58il m'a répondu.
12:59Guy Georges l'appelle
13:00« ma chère Anne »
13:02et dit s'apercevoir
13:03qu'il lui parle sans retenue,
13:05comme à une amie.
13:06Il lui raconte sa détention,
13:08réitère ses excuses,
13:10lui affirme sa sincérité.
13:12Il écrit
13:12« Je vous dois tellement,
13:14car je vous ai tellement pris. »
13:17La période de sûreté s'est achevée
13:18au printemps 2020.
13:20Aujourd'hui âgé de 60 ans,
13:22Guy Georges n'a pour le moment
13:23pas demandé sa libération.
13:33Vous venez d'écouter
13:35Crime Story,
13:36le podcast fait divers du Parisien,
13:38avec à la production
13:39Thibaut Lambert
13:40et Raphaël Puyot,
13:41à la réalisation
13:42Julien Moncouquiol
13:43et à la rédaction en chef
13:45Jules Lavi.
13:46Si vous avez aimé cet épisode,
13:48vous pouvez nous le dire
13:49avec des petites étoiles
13:51ou en nous laissant des commentaires.
13:52Vous pouvez également vous rendre
13:54sur notre site
13:55si vous voulez connaître
13:56les références
13:57qui nous ont permis
13:58d'écrire cet épisode.
13:59Crime Story est un podcast
14:01raconté avec Damien Delsenis
14:02et à retrouver chaque samedi
14:04sur leparisien.fr
14:06et sur toutes les plateformes d'écoute.
14:08Sous-titrage Société Radio-Canada
14:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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