En partenariat avec France 2, qui diffuse à partir du 13 novembre prochain la série fiction « Sambre », réalisée par Jean-Xavier de Lestrade, Crime story vous raconte cette affaire dans un podcast en quatre épisodes.
Aujourd’hui, retrouvez les deux premiers épisodes consacrés au violeur de la Sambre avec la journaliste Clawdia Prolongeau, et le chef du service police-justice du Parisien Damien Delseny.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Barbara Gouy, Thibault Lambert et Raphaël Pueyo - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network
Archives : INA
#crime #lasambre #enquete
Aujourd’hui, retrouvez les deux premiers épisodes consacrés au violeur de la Sambre avec la journaliste Clawdia Prolongeau, et le chef du service police-justice du Parisien Damien Delseny.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Barbara Gouy, Thibault Lambert et Raphaël Pueyo - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network
Archives : INA
#crime #lasambre #enquete
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:02Bonjour, je suis Claudia Prolongeau et vous écoutez Crime Story, le podcast faits divers du Parisien.
00:08Décidément, ce sont les faits divers et leurs conséquences qui ont la vedette aujourd'hui.
00:14Des restes humains ont été retrouvés sur la propriété.
00:17Le préfet de la région Corse a été assassiné de plusieurs balles dans la tête ce soir.
00:21Un couple et ses quatre enfants ont donc disparu. L'enquête se vante aujourd'hui vers un geste criminel.
00:26Chaque semaine, je vous raconte une grande affaire criminelle en m'appuyant sur l'expertise du chef du service police
00:33-justice du Parisien, Damien Delseny.
00:38Bonjour Damien. Bonjour Claudia.
00:40Aujourd'hui dans Crime Story, le premier de nos quatre épisodes consacrés aux violeurs de la Sambre,
00:45en partenariat avec France 2 à l'occasion de la diffusion de la série Sambre, une série inspirée de cette
00:51affaire et réalisée par Jean-Xavier Delestrade.
00:57Mars 1988. Danielle a 36 ans. Elle vit dans le département du Nord, à Maubeuge, dans le quartier de l
01:04'Épinette.
01:05Un matin, comme d'habitude, elle quitte son appartement vers 5h20 pour prendre son service à 6h à la clinique
01:12de Maubeuge, où elle travaille comme aide-soignante.
01:15Alors qu'elle marche dans la rue, elle sent qu'on l'attrape et qu'on la soulève. Un homme
01:20la traîne derrière un bâtiment en préfabriqué. Il lui maintient les bras derrière le dos.
01:25Elle ne voit pas son visage. Il porte une cagoule. Mais elle entend sa voix. Grave.
01:31Danielle mesure 1m50, pèse 45 kilos et sait que physiquement, elle ne fera pas le poids.
01:38Alors elle tente d'utiliser la seule arme dont elle dispose, la parole. Elle supplie l'agresseur de la laisser
01:44vivante.
01:45Elle lui parle de sa petite fille qu'elle élève seule. Cela ne semble pas avoir d'impact.
01:50L'homme lui enfonce un tissu dans la bouche, la force à se mettre à genoux.
01:54Puis il s'arrête. Il lui dit s'être trompé, s'excuse. Il lui glisse dans la main un papier
02:00froissé et prend la fuite.
02:03Daniel finit à pied le peu de trajet qui lui reste jusqu'à l'hôpital.
02:07Sous le choc, elle se confie à ses collègues, qui la soignent et l'emmènent porter plainte.
02:13Dans sa main, il y a le papier qu'elle défroisse. C'est un billet de 50 francs.
02:19Cinq mois plus tard, le samedi 24 septembre 1988, Manon, une enseignante de 26 ans,
02:26quitte à pied son quartier résidentiel, sur les hauts de Maubeuge, et descend vers la gare.
02:32Elle doit prendre le train pour se rendre dans le collège où elle travaille.
02:35Il est 6h35, il fait encore nuit.
02:39Soudain, un homme la grippe par derrière, en plaçant son avant-bras autour de son cou.
02:44Il lui intime plusieurs fois l'ordre de se taire, avant de la précipiter au sol, et de l'étouffer.
02:51Manon crie. De toutes ses forces, elle se débat.
02:54Mais l'homme maintient la pression sur sa gorge, et elle finit par perdre connaissance.
02:59Quand elle se réveille, elle n'a plus ni ses chaussures, ni son sac, ni son cartable.
03:06L'agresseur est encore là, mais il prend très vite la fuite.
03:09Elle appelle à l'aide.
03:11Deux hommes, qui passent à proximité, la trouvent et l'accompagnent pour déposer plainte à la brigade de gendarmerie la
03:17plus proche, celle de Maubeuge.
03:19Quand elle arrive devant le bâtiment en briques rouges foncées, elle est toujours pieds nus.
03:25Les gendarmes commencent par l'emmener à l'hôpital, quelques rues plus hautes.
03:28La femme qui l'examine, de garde cette nuit-là, constate que Manon a des traces de strangulation, des égratignures
03:35et des bleus,
03:36notamment une échymause au niveau de la bouche.
03:38Elle l'arrête pour la journée.
03:41À 8h du matin, de retour à la gendarmerie, Manon est prête à déposer plainte.
03:56Damien, elle raconte l'agression dont elle a été victime en détail pendant une heure.
04:02Oui, alors, tout ce dont elle se souvient jusqu'à ce qu'elle perde connaissance, évidemment.
04:05Elle n'a pas vu son agresseur qui est arrivé derrière elle,
04:08mais elle peut quand même dire qu'il portait un pull en laine foncée.
04:12C'est une première indication.
04:13Les gendarmes vont lui demander ensuite s'il avait un accent, quelque chose de particulier.
04:17Elle, elle est certaine que ce n'est pas le cas.
04:19Puisque son sac à main a disparu, les gendarmes qui prennent sa déposition vont partir du principe que le mobile
04:27de cette agression, c'est le vol.
04:29Donc, sur le libellé de la plainte, ils vont écrire « vol avec violence ».
04:33Sauf que deux heures plus tard, les gendarmes retournent sur les lieux de l'agression avec la jeune femme.
04:39Et là, ils retrouvent absolument toutes ces affaires.
04:42Ses chaussures, son sac, son cartable.
04:45Tout est là.
04:46Absolument rien n'a été volé.
04:47Il y a même son porte-monnaie qui est retrouvé avec à l'intérieur l'argent, les clés.
04:52En fait, on a l'impression que le sac, il n'a même pas été fouillé, qu'il a été
04:55jeté là.
04:56À ce moment-là, Manon, elle a clairement le sentiment, même la certitude, que la personne qui l'a agressée,
05:02elle n'en voulait pas à ses affaires, mais à sa personne.
05:05En tout cas, c'est comme ça qu'elle va le formuler.
05:07Mais malgré tout, le libellé de la plainte, il ne change pas.
05:10Les gendarmes, ils enregistrent cette agression comme un vol avec violence.
05:15Dans une synthèse datée du mois de décembre 1988, les gendarmes indiquent savoir qu'il y a une enquête en
05:22cours au commissariat de Maubeuge pour des faits similaires.
05:25Oui, et en fait, des agressions de ce type commises dans le même secteur par un homme, tôt le matin,
05:31sur des femmes seules, avec quand même un caractère sexuel évident.
05:35Il va y en avoir encore six entre simplement le début du mois d'octobre et la fin de l
05:40'année 1988.
05:41Donc, grosso modo, sur un trimestre.
05:44Plusieurs femmes qui vont raconter que l'agresseur leur a touché la poitrine.
05:48Sauf que dans les motifs qui sont retenus par les gendarmes ou par les policiers qui prennent les plaintes, tout
05:53ça n'est pas qualifié ni très correctement, ni de manière très rigoureuse.
05:58Parce qu'il y a des enquêtes qui sont ouvertes pour attentat à la pudeur.
06:01Alors, c'est quelque chose qui n'existe plus aujourd'hui dans notre droit.
06:04Il y a des enquêtes qui sont ouvertes pour violence.
06:06Donc, la conséquence directe de ce vocabulaire, c'est que ce n'est pas que du formalisme, c'est qu
06:12'en fait, il n'y a pas de lien qui est fait entre les affaires.
06:14Parce qu'évidemment, on ne va pas comparer une affaire de violence ou de vol avec violence avec une affaire
06:19d'agression sexuelle.
06:20La dernière agression recensée cette année-là a lieu le samedi 10 décembre 1988.
06:25C'est celle d'une lycéenne qui a 16 ans et qui raconte à peu près la même chose que
06:30les autres victimes.
06:31Un homme qui arrive, qui lui dit de ne pas crier, de ne pas bouger.
06:35Elle rajoute un détail, c'est qu'elle a le sentiment qu'on lui place sur le visage un tissu
06:39imbibé des terres.
06:41Elle décrit, elle, un homme qui aurait environ 25 ans, les cheveux ondulés, un blouson foncé.
06:47Mais cette fois-ci, le télégramme de signalement, il va être envoyé à toutes les unités de police, pas de
06:53gendarmerie de la zone, du secteur.
06:55Mais malgré cette diffusion un peu plus large, on ne rapproche toujours pas les faits les uns avec les autres.
07:05Près d'un an plus tard, le jeudi 30 novembre 1989, une jeune fille de 13 ans raconte qu'à
07:11Marpens, juste à côté de Maubeuge, vers 8h du matin,
07:15un homme la saisit par derrière, lui met un bras autour du cou et l'emmène sur un chemin de
07:19terre.
07:20Il lui met des chiffons dans la bouche, lui lit les poignets et la viole.
07:25Le juge d'instruction n'est pas informé.
07:29En 1990, encore deux agressions sexuelles sur deux jeunes femmes de 15 et 16 ans sont signalées dans le coin,
07:36sans qu'elles remontent, elles non plus, jusqu'au juge d'instruction.
07:39En 1991, trois autres femmes portent plainte pour viol ou pour agression sexuelle.
07:46Encore une en 1992 et trois aussi en 1993.
07:50Si certaines fois la justice est saisie, le rapprochement entre les affaires n'est, lui, toujours pas fait.
07:58Il faut attendre 1994 et la perspicacité d'une certaine Christine Andrieux.
08:04Cette année-là, elle est archiviste au Bureau de documentation et d'analyse criminelle de la police judiciaire de Lille.
08:09Avec sa collègue, Lysiane Ducastel, elle voit passer toutes les plaintes déposées dans les commissariats et brigades de gendarmerie de
08:16la région.
08:17Et à titre personnel, les deux femmes s'intéressent surtout aux agressions sexuelles, qu'on appelle alors affaires de mœurs.
08:25Le samedi 12 novembre 1994, Christine Andrieux reçoit un compte-rendu d'infraction qui l'intrigue particulièrement.
08:33Il concerne un viol, commis par un homme que la victime décrit comme ayant une calvitie et sentant le métal
08:39ou la graisse.
08:40Le viol a eu lieu à l'aube. L'homme a attrapé la victime par derrière, l'a étranglé avec
08:46une cordelette et éloigné de la route.
08:49Là, il lui a dit qu'il voulait voir ses seins, puis il l'a frappé et l'a violé.
08:54Pour Christine Andrieux, il ne fait aucun doute que l'homme ne sévit pas pour la première fois.
09:00Son procédé est précis, il a forcément de l'expérience.
09:04Elle décide de jeter un coup d'œil aux archives des années précédentes, afin de voir s'il n'y
09:08a pas des affaires similaires dans les cinq départements de la région,
09:11le Nord, le Pas-de-Calais, l'Aisne, l'Oise ou la Somme.
09:15Christine Andrieux exhume des centaines de dossiers et isole ceux qui présentent des similitudes.
09:21Une agression ou un viol, commis sur des femmes aux aurores, par un homme qui étrangle ses proies et qui
09:27sent le cambouis.
09:28Elle en trouve plusieurs, en remontant jusqu'à 1988.
09:32Sur une feuille blanche, elle commence à dessiner un tableau.
09:35Elle y note chaque crime, le nom de la victime, l'année où il a été commis, le lieu.
09:42La première agression est qualifiée d'outrage public à la pudeur.
09:46Au fur et à mesure, Christine constitue un dossier.
09:49Elle en informe le patron de la police judiciaire de l'époque, mais ne reçoit pas de retour particulier.
09:55Alors elle continue à noircir son tableau, année après année, avec ses faits,
09:59qui lui semble pouvoir être qualifié de sérielle.
10:06Damien, c'est véritablement un travail de fourmi qu'elle réalise.
10:09Il faut se replonger dans l'époque.
10:10Il n'y a pas de logiciel qui vient de l'aider pour faire le tri, pour repérer des points
10:13communs.
10:14Elle fait ça à la main.
10:15Elle prend message après message, qu'elle lit.
10:18Elle essaie de faire des corrélations, elle essaie de faire des comparaisons.
10:21Et en plus, il y a une difficulté supplémentaire.
10:23C'est qu'on l'a dit, il y a certaines plaintes ou certaines procédures qui n'ont pas été
10:27classées en crime ou en agression sexuelle.
10:30Donc elle, elle ne va chercher que dans les crimes et agressions sexuelles.
10:33Si par exemple, il y a une affaire qui a été ouverte pour vol avec violence, on l'a vu
10:36pour certaines agressions,
10:37elle n'y a pas accès.
10:38Donc sa comptabilité, elle est précise parce que c'est un travail à la main.
10:42Mais en même temps, elle a forcément des trous parce qu'il y a des choses qu'elle ne peut
10:46pas retrouver.
10:47Mais malgré tout, elle va quand même compiler des dizaines et des dizaines de faits qui semblent similaires.
10:53En 1996, certains policiers et magistrats pressentent qu'on a affaire à un violeur en série.
11:00C'est évidemment pas le terme qui est employé.
11:02À l'époque, en France, l'idée de l'existence de tueurs ou de violeurs en série,
11:07c'est pas encore bien bien imprimé dans les esprits.
11:10On estime que ça n'existe soit qu'aux Etats-Unis ou même dans les fictions.
11:15Et c'est pas du tout dans la culture française.
11:17En revanche, il y a une jeune magistrate qui va arriver, qui s'appelle Laurence Delay.
11:21Elle sort tout juste de l'école nationale de la magistrature.
11:24C'est son premier poste.
11:25Elle va arriver au tribunal d'Aven-sur-Elpe dans le nord.
11:28Alors, c'est pas faire insulte au tribunal d'Aven-sur-Elpe
11:30de dire que c'est pas l'endroit qu'on choisit en priorité
11:34quand on sort de l'école nationale de la magistrature.
11:36D'autant plus qu'elle arrive dans un endroit où, en principe, il y a deux magistrats.
11:40Et en fait, là, il n'y a qu'un poste qui est occupé par elle parce que l'autre
11:43reste vacant.
11:44Mais en quelques mois, elle va se rendre compte qu'il y a trois affaires de viol similaires
11:49dont elle est effectivement saisie en tant que juge d'instruction.
11:52Mais elle va comprendre que c'est probablement le même auteur.
11:55Et elle demande donc à ce que ces trois affaires soient jointes en une seule et même enquête.
11:59Elle, elle dit, moi, je suis persuadé que c'est le même auteur.
12:02Donc, je réunis les trois dossiers.
12:04À partir de ce moment-là, les policiers recherchent en particulier le propriétaire d'une Renault 21.
12:10Une victime, au moins, pense que son agresseur se déplaçait dans un véhicule de ce type.
12:16Alors, les Renault 21, il y en a beaucoup.
12:18Donc, les policiers vont se lancer dans un travail extrêmement fastidieux.
12:22Ils vont, dans toute la région, dès qu'ils repèrent une Renault 21,
12:25noter la plaque d'immatriculation, essayer de retrouver son propriétaire.
12:28Si c'est un homme et s'il correspond vaguement au signalement, aux descriptions physiques qui ont pu être faites,
12:34on interpelle, on l'entend, on essaie de vérifier son alibi et on le relâche le cas échéant.
12:39Mais ce travail-là, il est énorme.
12:41Il prend beaucoup de temps, il prend beaucoup d'effectifs.
12:43Il faut savoir que les policiers, même certains jours,
12:45ils faisaient carrément des rondes sur les parkings des supermarchés pour repérer les Renault 21.
12:49La juge va aussi leur demander de procéder à des opérations de barrage filtrant
12:53pour contrôler toutes les Renault 21 et contrôler tous les propriétaires ou les conducteurs de cette voiture.
12:58Donc c'est un travail qui demande beaucoup d'énergie, beaucoup de temps et qui ne donne aucun résultat.
13:04À la fin des années 1990, il y a un changement important,
13:08c'est que l'ADN devient un élément exploitable dans une scène de crime.
13:12Est-ce que cette technique permet de faire avancer l'enquête ?
13:15Alors c'est effectivement le tout début de la révolution liée à l'arrivée de l'ADN.
13:19On pouvait déjà en prélever avant, mais on ne savait pas grosso modo tellement quoi en faire.
13:23Ce qui va doper un peu l'utilisation de l'ADN, c'est l'affaire Guy Georges,
13:28c'est l'affaire de ce violeur et de ce tueur en série de l'Est parisien en 1998,
13:32qui va amener la création du premier fichier automatisé des empreintes génétiques en France.
13:39Alors ça va mettre quelques années à se développer,
13:41mais en tout cas la décision est prise de créer un fichier.
13:43Il en existait un déjà pour les empreintes digitales, mais il n'en existait pas pour l'ADN.
13:47A partir de cette date, il y a une espèce d'automaticité, de prélèvement qu'on fait sur les scènes
13:51de crime,
13:52sur les victimes, pour essayer justement de récupérer ce matériel ADN.
13:55Mais évidemment, ça peut difficilement matcher à l'époque,
13:58puisque le fichier, par définition, quand il est créé, il est vide,
14:01et il se remplit au fur et à mesure des mois, des années,
14:04quand on arrête des suspects ou quand on prélève des éléments sur les scènes de crime.
14:08Donc évidemment qu'à la fin des années 90,
14:10le fait d'avoir de l'ADN dans cette affaire de viol en série dans la région,
14:13ça n'apporte pas grand-chose et ça ne permet en tout cas pas d'identifier le violeur.
14:17Il faudrait donc, à partir du moment où on a isolé cet ADN qui est inconnu,
14:20que l'auteur commette une nouvelle infraction dans laquelle il soit arrêté
14:25pour qu'on fasse la comparaison entre son ADN et cet ADN inconnu.
14:29Et ça, il y a juste à espérer que ça finisse par arriver.
14:32Même si toutes ces plaintes sont réunies en une seule enquête,
14:34au début des années 2000, on ne cherche toujours pas officiellement
14:38un seul auteur pour tous ces crimes.
14:40Non, alors pour une raison assez simple,
14:42c'est qu'il y a environ 11 viols, tentatives de viol ou agressions sexuelles
14:46qui sont réunies, qui représentent des modes opératoires similaires.
14:49Mais sur ces 11 faits, il n'y en a que 3 où on est sûr et certain
14:53que c'est le même auteur puisque c'est le même ADN.
14:56Donc scientifiquement parlant, techniquement parlant,
14:58on ne peut pas être sûr que les 11 sont le fait du même homme.
15:02Mais bon, il y a quand même des choses qui interpellent.
15:04Mais il faudra attendre finalement 2002,
15:06c'est-à-dire encore des mois et des mois supplémentaires,
15:08pour que la prise de parole publique de 3 femmes
15:12permette à cette affaire de prendre une toute autre ampleur.
15:20Vous venez d'écouter Crime Story,
15:22le podcast fait divers du Parisien.
15:24Cet épisode a été créé en partenariat avec France 2,
15:27qui diffuse à partir du lundi 13 novembre,
15:30Sambre, une série inspirée de l'affaire dite
15:32du violeur de la Sambre,
15:33et réalisée par Jean-Xavier de Lestrade.
15:36Suite de ce podcast dans l'épisode 2,
15:39déjà disponible sur le site leparisien.fr
15:41et sur toutes les plateformes.
15:43Les épisodes 3 et 4 seront diffusés la semaine prochaine.
15:47Crime Story est le podcast fait divers du Parisien.
Commentaires