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Le week-end de 16 et 17 juillet 1976, l’agence bancaire de la société générale située dans la centre de Nice est victime du plus gros casse jamais organisé en France. Crime story raconte cette affaire dans un podcast en deux parties avec la journaliste Clawdia Prolongeau et Damien Delseny, chef du service police-justice du Parisien.

Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Clara Garnier Amouroux et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network. Documentation.

Cet épisode de Crime story a été préparé en puisant dans les archives du Parisien, avec l'aide de nos documentalistes. L’émission Faites entrer l’accusé “Albert Spaggiari, le casse du siècle”, nous a également permis de trouver des informations complémentaires.

#cambriolage #nice #vols

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Transcription
00:02Bonjour, je suis Claudia Prolongeau et vous écoutez Crime Story, le podcast faits divers du Parisien.
00:08Décidément, ce sont les faits divers et leurs conséquences qui ont la vedette aujourd'hui.
00:14Des restes humains ont été retrouvés sur la propriété.
00:17Le préfet de la région Corse a été assassiné de plusieurs balles dans la tête ce soir.
00:21Un couple et ses quatre enfants ont donc disparu.
00:24L'enquête se vient aujourd'hui vers un geste criminel.
00:26Chaque semaine, je vous raconte une grande affaire criminelle en m'appuyant sur l'expertise du chef du service police
00:33-justice du Parisien, Damien Delsenis.
00:38Bonjour Damien.
00:39Bonjour Claudia.
00:40Aujourd'hui dans Crime Story, le casse du siècle.
00:43Nice, ses palmiers, sa promenade des Anglais et son agence de la Société Générale.
00:47Sur le calendrier de l'année 1976, une date est cochée, celle du cambriolage de banque du siècle.
00:54Un coup mythique, quasi cinématographique et au casting, un premier rôle flamboyant.
01:02Août 2010, c'est la rentrée littéraire.
01:05Le catalogue de la maison d'édition Les Petits Matins annonce un intriguant livre à paraître.
01:10Il a pour titre La vérité sur le casse de Nice.
01:13Et son auteur, qui écrit sous pseudonyme, promet d'y raconter toute l'histoire du plus gros cambriolage de banque
01:19jamais enregistré en France.
01:22Amigo, comme il se fait appeler, donne des détails jusqu'ici ignorés.
01:26Et il se désigne comme le cerveau de l'opération.
01:30Pourtant, quelqu'un d'autre a déjà été condamné pour ça.
01:33Avec la sortie de ce livre, plus de 30 ans après les faits, Amigo vient de rouvrir l'affaire du
01:39casse du siècle.
01:40Pour bien comprendre, retour 34 ans en arrière, en 1976, à Nice.
01:48La baie des Anges sur la côte d'Azur est réputée pour son cadre agréable.
01:53350 000 habitants installés sur le littoral qui profitent d'une météo clémente toute l'année.
01:59Nice attire l'attention des artistes depuis longtemps et celles des personnes fortunées
02:03qui peuvent jouir d'un quotidien dans de grandes villas avec vue sur le front de mer,
02:07tout en ayant à proximité un aéroport desservant le monde entier.
02:11Le lundi 18 juillet 1976, au matin, des employés de la Société Générale
02:17arrivent aux 9 rues Jean Médecins, au cœur de la ville.
02:20Ils doivent prendre leur poste dans cette grande agence abritée dans un bâtiment Art Déco.
02:26L'agence a été fermée 4 jours pour le pont du 14 juillet.
02:30Les premiers employés s'installent derrière les guichets,
02:32d'autres avancent jusqu'à la salle des coffres.
02:35La direction de la banque constate que la porte d'accès à cette salle a été soudée de l'intérieur.
02:41Quand les employés parviennent enfin à l'ouvrir, ils découvrent une scène incroyable.
02:46Plus de 200 coffres de particuliers, sur les 4000 que gère la banque, ont été éventrés et pillés.
02:52Mais surtout, à la place du grand coffre mural qui a disparu, il y a un trou béant.
02:58Et ce trou donne sur un tunnel.
03:04Devant les grilles de la banque, les clients se pressent, ils viennent de la prendre.
03:08Plus de 300 coffres ont été fracturés.
03:11Comment ça se présente à l'intérieur ?
03:12C'est-à-dire, à l'intérieur, c'était un vrai cyclable.
03:15Ils ont tout chaviré, ils ont tout chamboulé, il y a tout en l'air.
03:17Et on vous a pris beaucoup ?
03:18Ah, je ne sais pas.
03:19Je ne peux pas être évidant.
03:20On n'a pas pu rentrer voir l'état des choses.
03:25Damien, ce tunnel fait 8 mètres de long.
03:27Oui, alors, c'est un tunnel qui est déjà très très long et qui, en fait, conduit de la salle
03:32des coffres jusqu'à une grande conduite d'égout qui se trouve donc à 8 mètres de là.
03:37Alors, c'est déjà du jamais vu à l'époque.
03:40Ce qui est aussi du jamais vu, c'est l'état de la salle des coffres.
03:43Il y a un bazar immense.
03:45Évidemment, des coffres éventrés.
03:47Et puis, beaucoup de choses qui ont été jetées au sol.
03:49Alors, des choses dont on imagine qu'elles ont été abandonnées par les casseurs parce qu'elles n'avaient pas
03:53d'intérêt.
03:54On voit des photos, par exemple, un peu coquines qui ont été sorties d'un coffre.
03:58Il y a même du café qui a été répandu.
03:59Des denrées alimentaires.
04:00Alors, les denrées alimentaires, elles peuvent aussi provenir des casseurs eux-mêmes dont on peut déjà imaginer à ce moment
04:06-là qu'ils ont passé plusieurs heures dans cette salle des coffres pour fouiller et pour trier ce qu'il
04:11y avait dans ces fameux coffres.
04:12Il y a aussi pas mal, évidemment, de documents bancaires qui jonchent le sol de la salle.
04:17Le préjudice est énorme.
04:19Il n'est pas quantifié tout de suite. Simplement, ce que constatent les policiers qui interviennent sur place, c'est
04:25que 371 coffres ont été fracturés et vidés.
04:30Il faudra attendre, évidemment, des semaines et les déclarations des victimes pour estimer ce butin qui va monter à l
04:36'époque à 46 millions de francs.
04:38Ça représente aujourd'hui un peu plus de 31 millions d'euros.
04:42Alors, c'est renforcé par le fait qu'évidemment, il y a des clients fortunés dans ce secteur de Nice
04:47et puis aussi parce que pendant cette période de vacances estivale du mois de juillet, il y a beaucoup de
04:51gens qui en profitent comme ils partent pour stocker un certain nombre de bijoux ou d'objets précieux pendant leurs
04:57vacances dans ces coffres.
04:58À l'extérieur de la banque, pendant que les policiers et la banque font l'inventaire en quelque sorte de
05:02ce qui a disparu, il y a des clients qui ont été alertés, qui se présentent dans la rue.
05:06Alors, il y a un cordon, on les empêche de passer et eux, ils se demandent si leurs coffres et
05:10leurs bijoux et leurs économies font partie du butin ou pas et on les laisse pas rentrer.
05:14Donc, ça crée une forme d'agitation à l'extérieur de la banque.
05:17Comment est-ce que c'est possible qu'un tel cambriolage ait eu lieu ?
05:20Alors, ce qui est fou, c'est que les enquêteurs se rendent compte très très vite en discutant avec le
05:25directeur de la banque que cette agence et surtout que cette salle des coffres, elle n'est pas équipée d
05:31'un système d'alarme.
05:32Il n'y a rien.
05:32Selon un policier, la direction générale de la Société Générale explique à l'époque qu'ils n'avaient pas jugé
05:38opportun de faire installer un système d'alarme parce que pour eux, l'épaisseur du blindage des coffres forts était
05:44suffisante pour se protéger.
05:46Mais qu'en revanche, ils avaient quand même prévu la direction d'installer prochainement, avait-il dit, un dispositif.
05:52Alors, les cambriolaires, parce qu'on imagine tout de suite que ce cas n'a pas été le fait d
05:56'un seul homme mais d'une équipe, on semble-t-il travailler en sérénité.
06:00Il n'y a pas eu d'alerte, évidemment, pendant tout le week-end. Il n'y a pas eu
06:03d'alarme qui s'est déclenchée.
06:04Et puis, ce qui va ajouter encore au côté tout à fait inédit de ce cas, c'est que sur
06:09la porte de la salle des coffres, écrit à la craie,
06:12on peut lire une phrase à la fois énigmatique et presque humoristique.
06:17Il est écrit « ni arme, ni violence et sans haine ».
06:20Alors, quand on dit que c'est humoristique, c'est clairement ironique pour presque se moquer, en fait, de l
06:26'autorité, de la banque
06:27et leur dire que, ben voilà, sans effort, sans le côté braquage classique, cagoule, arme,
06:32et ben, sans faire de mal à personne, on peut empocher des dizaines de millions de francs.
06:40Le mercredi 21 juillet, deux jours après le casse, la nouvelle est diffusée dans les journaux.
06:46C'est un coup monumental, titre ni ce matin.
06:49Le casse du siècle, pour déjà plusieurs autres médias.
06:52Le Parisien publie des photos du tunnel et écrit que les malfaiteurs ont pénétré le sous-sol de la banque
06:58par les bouches d'égout.
06:59Le commando a équipé le réseau souterrain, sur des centaines de mètres, de câbles électriques qui s'enchevêtrent au seuil
07:06du tunnel.
07:07Sous la rue Gustave Delois, ce tunnel relie l'égout à la salle des coffres de la Société Générale.
07:13Il est étayé, c'est-à-dire que ses parois sont soutenues par une structure, et pourvue d'un véritable
07:18plafond.
07:19Une partie en est cimentée.
07:21Un tel travail suppose une organisation qui dépasse les possibilités de petits voyous locaux.
07:27Faut-il croire que le commando de la Société Générale vient de l'étranger, ou dispose de complicité hors de
07:33France ?
07:34Très vite, les cambrioleurs gagnent le surnom de « gang des égoutiers » et ils ont les policiers à leur
07:40trousse.
07:40Un groupe de l'Office central de répression du banditisme vient de Paris prêter main-forte aux policiers niçois.
07:47Pour remonter leur piste, les enquêteurs empruntent eux-mêmes le tunnel.
07:51Ils démarrent à l'intérieur de la banque, depuis l'arrière d'un coffre, et traversent un mur d'un
07:55mètre quatre-vingt d'épaisseur.
07:56Le tunnel fait 1m30 de hauteur, pour 80 cm de largeur.
08:01Un travail de titan, un vrai chantier, qui a forcément nécessité des jours et des jours de labeur.
08:07L'évacuation de plusieurs mètres cubes de terre, le transport de nombreux matériaux, et l'utilisation d'outils spécifiques.
08:14Le tunnel emprunte un premier virage, remonte sous une rue, puis tourne une nouvelle fois.
08:18Au bout, il y a un boyau d'égout.
08:21Et à la sortie de ce boyau, le fleuve du Payon, qui traverse une partie de la ville de Nice.
08:31Damien, à l'intérieur de la salle des coffres, les enquêteurs trouvent du matériel utilisé par les voleurs.
08:37Ils ont laissé sur place des bouteilles d'oxygène, des bouteilles d'acétylène, des chalumeaux, un réchaud à gaz, des
08:44casseroles.
08:44Alors ça, ils s'en sont peut-être servis d'ailleurs pour manger sur place, parce que ça a dû
08:47durer plusieurs heures, voire une grosse partie du week-end.
08:50Donc, on voit bien que c'est une équipe qui est sans doute très éclectique, composée de techniciens,
08:55de gens qui maîtrisent presque des techniques de bâtiments ou de travaux publics, qui a pu réussir cette opération.
09:01On voit même que des spécialistes du dessoudage ont découpé aux chalumeaux les coffres forts.
09:06Il y a des maçons qui ont cimenté une partie du tunnel pour éviter qu'ils ne s'effondrent
09:11entre le moment où on arrive dans la salle des coffres et le moment où on en repart.
09:14Les parois du boyau, elles ont été creusées à hauteur d'homme pour éviter justement ces éboulements
09:19et puis aussi faciliter le passage des sacs remplis du butin.
09:23La police imagine que les voleurs se sont installés dans la banque pendant plus de 48 heures.
09:28On le sait parce que techniquement, on voit bien que percer un mur d'enceinte qui fait 1m80,
09:33fracturer plus de 370 coffres, ça prend du temps.
09:36Et puis comme on le disait tout à l'heure, il y a dans cette salle des coffres des restes
09:39de repas,
09:40des croutons de pain, des restes de potage, il y a même des bouteilles de vin,
09:43des paquets de cigarettes qui démontrent que, bah oui, il y a eu même peut-être un ravitaillement,
09:47en tout cas des pauses déjeunées ou des casse-croûtes qui ont été prises pendant que les voleurs étaient en
09:52train de vider les coffres.
09:53À cette époque-là, il est impossible de prélever de l'ADN.
09:57Comment est-ce que les policiers essaient de remonter la piste de ces cambrioleurs ?
10:01Ils vont reprendre ce tunnel depuis la salle des coffres jusqu'à sa sortie, à la sortie de la rivière
10:05souterraine du Payon.
10:06Ils se disent que peut-être il y a des bijoux, des billets, des lingots qui auraient pu être égarés
10:11en route.
10:11Et puis surtout que ce butin, une fois qu'il a été ramené à la sortie de la rivière, il
10:16a fallu le charger quelque part.
10:17Et le charger forcément dans des voitures, dans des fourgonnettes.
10:20Et donc ils estiment que ces voitures qui ont permis le transport du butin,
10:24elles étaient forcément garées sur le nouveau parc de stationnement qui vient tout juste d'être aménagé à l'époque
10:29sous la place Masséna.
10:30La place Masséna, c'est vraiment la place centrale de Nice.
10:33Alors, on ne sait pas quelles voitures, on ne sait pas d'où ils sont venus, d'où ils sont
10:36repartis.
10:37Mais on va chercher comme ça.
10:38Et puis surtout, les policiers vont s'intéresser au matériel, au matériel de professionnel qui a été utilisé pour creuser
10:45ce tunnel,
10:45pour percer les coffres, pour percer les murs.
10:47Et ils vont s'apercevoir que certains sont issus de divers cambriolages qui ont eu lieu dans les semaines et
10:53les mois précédents,
10:54plus tôt d'ailleurs dans la région de Marseille.
10:56C'est intéressant, mais ça ne permet pas vraiment d'avancer.
11:00La police judiciaire de Nice essaie alors de récolter des éléments, un peu au hasard, qui pourraient potentiellement aider.
11:06C'est un peu la mobilisation générale.
11:08On appelle tous les services, police, gendarmerie, pour leur demander s'ils n'ont pas un tout petit bout d
11:12'info,
11:13un tuyau qui pourrait leur permettre de remonter jusqu'à cette équipe.
11:15Alors, la brigade de gendarmerie de Saint-Marcel-du-Var, c'est une toute petite brigade de gendarmerie,
11:20va faire remonter une information qui, comme ça, prise toute seule, peut ne pas avoir beaucoup d'intérêt,
11:25mais elle dit que les jours précédents le casse,
11:28quatre hommes ont squatté une maison dans un petit village au nord de Nice,
11:31un village qui s'appelle Castanier, dans l'arrière-pays,
11:34et que cette maison était a priori inoccupée jusqu'à ce que des voisins se rendent compte de la présence
11:39de ces quatre hommes à l'intérieur.
11:40Bon, les gendarmes, ils ont été prévenus, mais ils ne pouvaient pas intervenir,
11:43parce qu'il n'y avait pas d'éléments particuliers, il n'y avait pas de délit ou de crime
11:46apparent qui était commis.
11:48Donc, ils sont un tout petit peu, quand même, allés autour de cette maison pour vérifier,
11:51et ils ont récupéré les noms de trois des hommes qui étaient dans cette maison,
11:55un certain Dominique Poggi, un autre qui s'appelle Daniel Michelucci,
11:59et un autre, le dernier, qui s'appelle Gérard Vigier.
12:02Donc, ils ont ces trois identités, mais rien de plus.
12:04Cette information qui peut sembler anodine, elle va faire tilt quelques jours plus tard.
12:11Quelques jours plus tard, ce qu'il se passe, c'est un signalement de la police de Nice,
12:16qui dit avoir interpellé deux hommes.
12:18Au mois de juin, ils ont remarqué ces deux personnes, au comportement suspect,
12:23dans le centre-ville de Nice, avenue de la Californie.
12:26Ils avaient chacun un sac à dos, dans lequel les policiers ont trouvé des pointes-rolles,
12:31des barres en acier taillées en pointes au bout, et du matériel pour percer.
12:36Typiquement le genre d'outil que les cambrioleurs ont utilisé.
12:39Les fonctionnaires donnent les noms à leurs collègues.
12:42Les deux hommes s'appellent Daniel Michelucci et Gérard Vigier.
12:46Ce sont deux des quatre personnes qui s'étaient établies dans la maison de Castanier.
12:51Comme le troisième larron, Dominique Poggi, ces hommes sont connus des services de police.
12:56A l'époque, ils sont identifiés comme faisant partie du milieu de la pègre marseillaise.
13:01Et ce serait donc le grand banditisme marseillais qui se cacherait derrière le casse du siècle.
13:07La perquisition de la villa de Castanier convainc un peu plus la police judiciaire qu'elle est sur la bonne
13:12piste.
13:13Sur place, les enquêteurs trouvent des lampes torches identiques à celles récupérées dans la salle des coffres.
13:18Et en quelques heures, des analyses pratiquées en laboratoire confirment que les traces de boue prélevées sur ces lampes
13:25et celles prélevées sur les lampes de la salle des coffres ont la même provenance.
13:29Il n'y a plus aucun doute.
13:30Les hommes de la villa et ceux qui ont cambriolé la banque sont les mêmes.
13:35Il faut donc mettre le grappin sur Daniel Michelucci, Gérard Vigier et Dominique Poggi.
13:48Et Damien, parallèlement, d'autres noms entrent dans ce dossier.
13:52Oui, et de manière presque providentielle, puisque la police judiciaire apprend que deux personnes, deux hommes,
13:57ont essayé de négocier la vente de lingots d'or dans une banque de Roquefort-les-Pins.
14:02C'est une petite commune qui a une trentaine de kilomètres dans l'arrière-pays niçois toujours.
14:07Et que ces lingots qui essayaient de vendre ces deux hommes, ils proviennent de la salle des coffres de la
14:12Société Générale.
14:13Après l'opération quasiment professionnelle pour cambrioler la Société Générale de Nice,
14:17ça paraît assez amateur d'aller tenter d'échanger des lingots seulement quelques semaines plus tard et à seulement quelques
14:23dizaines de kilomètres.
14:24Oui, c'est une double erreur.
14:26D'abord, aller les échanger dans un département qui est le même que celui où on a fait le casse,
14:30dans un délai qui est quand même très proche du braquage, sans aucune forme de précaution.
14:35C'est consternant et en plus, ça va permettre une chose très importante, c'est d'identifier ces deux revendeurs
14:40de lingots.
14:40Ils s'appellent Alain Bourna et Francis Pellegrain.
14:43Ils vont être arrêtés très facilement et ils vont lâcher le morceau très facilement aussi.
14:48Ils disent qu'ils ont été contactés pour liquider ces lingots d'or.
14:52Oui, en quelque sorte, ils vont se présenter comme de simples recéleurs.
14:55On leur a donné ces lingots, eux, ils ne les ont pas volés, on leur a donné.
14:58Et on leur a donné pour mission d'aller les négocier, d'aller les revendre en échange d'argent liquide.
15:03Et ils vont donner le nom de l'homme qui les a chargés de cette mission.
15:07Il s'appelle Albert Spacciari.
15:15Vous venez d'écouter le premier épisode de Crime Story, le casse du siècle.
15:20Suite et fin de ce podcast dans le deuxième épisode,
15:23déjà disponible sur toutes les plateformes d'écoute et sur leparisien.fr.
15:27Crime Story est le podcast fait divers du Parisien.
15:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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