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Le procès des attentats du 13 novembre 2015 a repris le 11 janvier, après une longue interruption. Après avoir donné la parole aux parties civiles et aux enquêteurs, la cour d’assises spéciale interroge à présent les accusés sur leur personnalité et leur parcours. La cour a entendu des membres de la cellule terroriste du 13 novembre, des logisticiens des attentats, mais aussi Salah Abdelslam, le seul survivant du commando terroriste, pour comprendre comment ils se sont radicalisés. Pour Code source, Pascale Egré et Timothée Boutry, journalistes au service police justice du Parisien, reviennent sur les temps forts de ces journées d’audience.
Dans ce podcast : Le procès des attentats du 13 novembre se poursuit à Paris après avoir donné la parole aux parties civiles et aux enquêteurs la cour d'assises spéciale interroge depuis début janvier les accusés sur leur personnalité et leur parcours. Quatorze d'entre eux sont présents à cette audience les six autres personnes poursuivies sont présumées mortes ou en fuite ou bien détenues à l'étranger. On ne pourra pas vous raconter la totalité de ces auditions dans cet épisode de Code source nous avons décidé de revenir sur les temps forts de cette séquence et en particulier l'interrogatoire de Salah Abdeslam le seul survivant du commando terroriste.
La séquence qui s'ouvre en début d'année est vraiment très importante c'est la première fois que les accusés vont être interrogés à la fois sur la façon dont ils se sont radicalisés et également sur les actes qu'ils ont pu commettre jusqu'à l'été 2015.
Le premier accusé interrogé par la cour les 11 et 12 janvier est le belge Mohamed Abrini 37 ans, il est soupçonné d'avoir pris une part importante dans la préparation de ces attentats en offrant une aide logistique. Il fait partie de ce fameux convoi de la mort qui est parti de Bruxelles jusqu'à Paris avec tous les membres du commando…
Pour en savoir plus : https://www.leparisien.fr/podcasts/code-source/13-novembre-partie-6-personnalite-radicalisation-la-parole-aux-accuses-15-02-2022-W433UHCN6VF7VMJXLZZ2G7STMY.php
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Animation : Thibault Lambert - Production : Raphaël Pueyo, Clara Garnier-Amouroux et Thomas Valognes - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network, Epidemic Sound - Identité graphique : Upian.
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Dans ce podcast : Le procès des attentats du 13 novembre se poursuit à Paris après avoir donné la parole aux parties civiles et aux enquêteurs la cour d'assises spéciale interroge depuis début janvier les accusés sur leur personnalité et leur parcours. Quatorze d'entre eux sont présents à cette audience les six autres personnes poursuivies sont présumées mortes ou en fuite ou bien détenues à l'étranger. On ne pourra pas vous raconter la totalité de ces auditions dans cet épisode de Code source nous avons décidé de revenir sur les temps forts de cette séquence et en particulier l'interrogatoire de Salah Abdeslam le seul survivant du commando terroriste.
La séquence qui s'ouvre en début d'année est vraiment très importante c'est la première fois que les accusés vont être interrogés à la fois sur la façon dont ils se sont radicalisés et également sur les actes qu'ils ont pu commettre jusqu'à l'été 2015.
Le premier accusé interrogé par la cour les 11 et 12 janvier est le belge Mohamed Abrini 37 ans, il est soupçonné d'avoir pris une part importante dans la préparation de ces attentats en offrant une aide logistique. Il fait partie de ce fameux convoi de la mort qui est parti de Bruxelles jusqu'à Paris avec tous les membres du commando…
Pour en savoir plus : https://www.leparisien.fr/podcasts/code-source/13-novembre-partie-6-personnalite-radicalisation-la-parole-aux-accuses-15-02-2022-W433UHCN6VF7VMJXLZZ2G7STMY.php
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00:02Bonjour, c'est Thibault Lambert et vous écoutez Code Source, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Le procès des attentats du 13 novembre se poursuit à Paris.
00:16Après avoir donné la parole aux partis civils et aux enquêteurs,
00:19la cour d'assises spéciale interroge depuis début janvier les accusés sur leur personnalité et leur parcours.
00:2514 d'entre eux sont présents à cette audience, les 6 autres personnes poursuivies sont présumées mortes ou en fuite
00:32ou bien détenues à l'étranger.
00:34On ne pourra pas vous raconter la totalité de ces auditions dans cet épisode de Code Source.
00:38Nous avons décidé de revenir sur les temps forts de cette séquence et en particulier l'interrogatoire de Salah Abdeslam,
00:46le seul survivant du commando terroriste.
00:49Avec nous, dans Code Source, deux journalistes du service police-justice du Parisien qui se relaient pour couvrir cette audience
00:55historique,
00:56Pascal Aigré et Timothée Boutry.
01:07Le procès des attentats du 13 novembre reprend à Paris le mardi 11 janvier,
01:12après une suspension d'audience qui a duré plus d'un mois, d'abord en raison des fêtes de fin
01:17d'année,
01:17mais aussi parce que le principal accusé, Salah Abdeslam, a été testé positif au Covid-19 juste après Noël.
01:24Pascal Aigré, ce mardi 11 janvier donc, la cour d'assises spéciale démarre une nouvelle phase de ces interrogatoires.
01:32Oui, la séquence qui s'ouvre en début d'année est vraiment très importante,
01:36parce que c'est la première fois que les accusés vont être interrogés à la fois sur la façon dont
01:41ils se sont radicalisés
01:42et également sur les actes qu'ils ont pu commettre jusqu'à l'été 2015.
01:47Donc on s'arrête à cette période-là.
01:49Donc on n'aborde pas encore le 13 novembre en tant que tel ?
01:52Non, on n'aborde pas encore le 13 novembre en tant que tel.
01:54On est plutôt dans le désir de comprendre à la fois chaque parcours individuel,
02:00mais aussi les liens entre chacun des accusés,
02:02c'est-à-dire comment ils se sont connus, rencontrés, qui a pu influencer l'autre.
02:07Qu'est-ce qui se passait dans ce fameux café des Béguines à Molenbeek-Saint-Jean,
02:12donc le quartier à côté de la gare centrale de Bruxelles,
02:15où certains racontent avoir vu des vidéos de décapitation
02:19et où d'autres allaient faire du trafic de stupéfiants.
02:20Donc on cherche un petit peu à explorer un contexte aussi
02:23dans lequel s'inscrivent tous ces parcours individuels.
02:28Le premier accusé interrogé par la Cour les 11 et 12 janvier
02:33est le Belge Mohamed Abrini, 37 ans.
02:36Timothée Boutry, rappelez-nous d'abord qui est Mohamed Abrini.
02:39Il est soupçonné d'avoir pris une part importante dans la préparation de ces attentats,
02:45en offrant une aide logistique.
02:47Et il fait partie de ce fameux convoi de la mort.
02:49C'est lui qui emploie cette expression, qui est parti de Bruxelles jusqu'à Paris
02:53avec tous les membres du commando.
02:55Sauf que lui, il est revenu à Bruxelles le jour du 13 novembre,
02:59donc il n'a pas participé aux assauts.
03:01Et ensuite, il va se terrer dans les différentes planques de la cellule.
03:05Et on va le retrouver le 22 mars 2016 à Bruxelles.
03:08Ce sera le fameux homme au chapeau des attentats de Bruxelles.
03:11On le voit filmé par une caméra à l'aéroport de Zaventem avec une valise remplie d'explosifs.
03:16Mais là encore, il va renoncer à mourir en martyr et il sera arrêté quelques jours plus tard.
03:20Devant les magistrats, Mohamed Abrini avoue qu'il connaissait très peu de choses à l'islam
03:25avant d'être incarcéré en novembre 2013.
03:28Oui, jusque-là, Mohamed Abrini n'est pas du tout intéressé par la religion.
03:32Et en fait, quand il va se retrouver en prison pour une affaire de droit commun,
03:35son petit frère Souleymane, lui, s'est rendu en Syrie et il apprend qu'il est mort sur place.
03:39Et ça, ça va être un vrai moment de bascule pour lui.
03:41Il va être très en colère et à sa sortie, il va un peu plus s'intéresser à ce qui
03:46se passe en Syrie.
03:47Il va regarder des vidéos de l'État islamique dans le fameux café des Beguine de Molenbeek.
03:51Et c'est comme ça que, progressivement, il va s'imprégner de cette idéologie.
03:55Mais ça ne deviendra jamais un savant de l'islam.
03:57Il va malheureusement s'éduquer par les vidéos de propagande.
04:00La cour l'interroge longuement sur plusieurs voyages,
04:03notamment l'un d'entre eux qui l'a fait en Syrie à l'été 2015.
04:07Il se trouve qu'il sera à Raqqa à ce moment-là, qui est le fièvre de l'État islamique
04:11en Syrie,
04:11qui sera accueilli par Abdelhamid Abaoud,
04:13qui va être hébergé dans un appartement où il y a Najim Lashraoui,
04:16qui sera l'artificier des attentats.
04:18Donc il baigne dans tout ce microcosme-là.
04:21Et suite à ses jours en Syrie, il va repasser par l'Angleterre,
04:24où il va récupérer une somme d'argent pour Abdelhamid Abaoud.
04:27Donc c'est un peu nébuleux.
04:29Et ensuite, il va repasser par la France pour revenir en Belgique.
04:31Donc là, on l'a beaucoup interrogé sur cette séquence-là.
04:34Comment il se défend ?
04:35Dès que les questions sont précises sur les faits, il esquive en fait.
04:39Autant il a été très bavard sur le contexte de Molenbeek,
04:43sa radicalisation, sa revendication de l'islam,
04:45puisqu'il dit aujourd'hui la charia c'est ce qui est le plus important.
04:48Mais alors sur les faits, il est beaucoup plus fluctuant,
04:51il esquive je sais pas, non.
04:53Donc en fait, il n'a pas vraiment envie de s'expliquer sur les éléments concrets du dossier.
04:57Le jeudi 13 janvier, Timothée Boutry, la cour d'assises spéciales interroge Osama Krajem,
05:02un Suédois de 29 ans.
05:04Il est accusé d'avoir projeté un attentat à Amsterdam le 13 novembre 2015
05:08et d'avoir participé à l'attaque du métro Malbec à Bruxelles en mars 2016.
05:14Comment il se comporte pendant l'audience ?
05:16En fait, il refuse de répondre aux questions.
05:18Quelques jours plus tôt, son avocate avait lu une lettre de son client
05:22en expliquant que selon lui, tout est joué d'avance
05:24et que ça ne servait à rien de s'expliquer
05:25et qu'il allait donc refuser de parler.
05:28Et c'est ce qui se passe le jour venu.
05:30Il ne dit absolument rien, il ne prononce pas un mot pendant tout cet interrogatoire.
05:33Après cet interrogatoire qui n'a donc rien donné,
05:36un homme s'avance à la barre, Pierre-Jean Stigelbout,
05:39un professeur de mathématiques à la retraite.
05:42Il livre à la cour un témoignage étonnant.
05:44Oui, en fait, cet homme est enseignant en prison
05:47et il a noué une relation assez forte avec Osama Krajem
05:51qu'il a eue à de très nombreuses reprises
05:53pour lui donner des cours et de français et de mathématiques.
05:56Et il dit, voilà, c'est un homme qui est rempli d'humanité.
06:00Alors, évidemment, il a fait ce qu'il a fait.
06:02Il est accusé de choses extrêmement graves,
06:05mais derrière, il y a un homme,
06:07et moi, je refuse de le considérer comme un barbare.
06:09Il dit, il avait mal dormi parce qu'il n'arrivait pas à résoudre une équation.
06:13Bon, voilà, quand on sait ce dont il est accusé,
06:15ça paraît assez dingue de se dire que c'est le même homme
06:18qui, à la fois, va se délecter d'un spectacle effroyable,
06:24totalement inhumain et barbare,
06:25et qui, en même temps, va avoir des angoisses pour un problème de maths.
06:27Mais c'est un témoignage très humain, en fait,
06:30qui a pas mal marqué la cour, puisque inattendu.
06:38Pascal Aigret, le 26 janvier,
06:40c'est au tour de Mohamed Bakali,
06:42considéré comme un important logisticien des attentats du 13 novembre,
06:46d'être interrogé,
06:47mais le jour de son audition,
06:49il décide de ne pas répondre aux questions de la cour.
06:51Après Oussama Krayem,
06:53c'est le deuxième accusé
06:54qui choisit de ne pas répondre aux questions,
06:57ce qui est un droit.
06:58Mais il tient à expliquer pourquoi.
07:01Mohamed Bakali, c'est aussi un homme
07:03qui a été condamné à 25 ans de prison
07:06dans le dossier de l'attentat du Thalys,
07:09alors que dans ce dossier du Thalys,
07:11il clame son innocence.
07:13Donc, en gros, il dit,
07:14j'ai joué le jeu, ça n'a servi à rien,
07:17ça m'a cassé, cette condamnation.
07:19D'une certaine façon,
07:20il exprime qu'il n'a plus confiance
07:22en la cour d'assises
07:23et en sa capacité à le juger
07:26sur ce qu'il a fait ou sur ce qu'il n'a pas fait.
07:28Que fait le président de la cour,
07:29Jean-Louis Perriès,
07:30face à cet homme qui refuse de parler ?
07:32Jean-Louis Perriès,
07:33avec son côté très empathique,
07:37lui tend plusieurs fois la main
07:39en lui disant,
07:39mais essayez de nous faire confiance,
07:41vous avez toute l'occasion pour vous expliquer.
07:43Plusieurs fois, il revient à la charge,
07:45il pose ses questions,
07:46il n'y a pas de réponse,
07:47donc elle tombe dans le vide.
07:49L'avocat général aussi tentera,
07:51aussi avec bienveillance,
07:52et puis aussi plusieurs avocats de partie civile.
07:55Mais non, ça ne fonctionne pas,
07:56il ne veut pas parler,
07:57tout en restant très attentif
07:59à toutes les questions qui lui ont été posées.
08:02À partir du 27 janvier,
08:04Timothée Boutry est pendant plusieurs jours,
08:06la cour interroge plusieurs accusés,
08:08moins impliqués dans l'attentat du 13 novembre lui-même.
08:11Oui, ils ne sont pas considérés comme complices,
08:13mais ils se sont poursuivis
08:14pour association de malfaiteurs terroristes.
08:17C'est-à-dire qu'on leur reproche,
08:18en gros, d'avoir apporté leur aide
08:20aux acteurs de l'attentat,
08:23mais sans avoir directement pris part
08:25à leur préparation.
08:26Et donc la question est de savoir
08:28est-ce qu'ils avaient connaissance
08:29de leur radicalisation
08:30et de leurs intentions criminelles
08:32à viser terroriste.
08:33Et là, plusieurs disent
08:34« Non mais attendez,
08:35ok, ils regardaient des vidéos
08:36de l'État islamique,
08:37mais en même temps,
08:38après, ils se prenaient une bière,
08:40ils fumaient un joint,
08:40ils mettaient la musique,
08:41moi je ne l'ai pas pris au sérieux,
08:42je croyais que c'était un délire. »
08:44Alors l'accusation dit
08:44« Non mais attendez quand même,
08:46vous l'accompagnez à l'aéroport,
08:47vous tenez bien qu'il est allé en Syrie. »
08:48Alors là, ils évacuent tout ça.
08:49Mais on est sur cette question-là.
08:51Il y a un moment,
08:51il y a le monsieur radicalisation
08:52de Molenbeek,
08:53pendant plusieurs années,
08:54qui a travaillé sur ces questions-là,
08:55qui explique que c'est très compliqué
08:57d'identifier ce point de bascule
08:58vers ce qui va devenir
08:59un attentat terroriste.
09:04Le 8 février,
09:05l'un des principaux accusés
09:06de ce procès,
09:07Sofiane Ayari,
09:08est interrogée.
09:09Il est soupçonné
09:10de faire partie
09:11de la même cellule
09:12que les terroristes
09:13du 13 novembre
09:13et de s'être caché
09:15avec Salah Abdeslam
09:16après l'attentat.
09:17Sofiane Ayari explique
09:18qu'il avait prévu
09:19de ne pas prendre la parole,
09:20mais qu'il a été touché
09:22par les témoignages
09:23de plusieurs parties civiles.
09:24Timothée Boutry,
09:25comment est-ce qu'il s'exprime
09:26pendant cette audience ?
09:27Il s'exprime extrêmement bien
09:29et il est aussi
09:30beaucoup dans la réflexion
09:31déjà sur pourquoi il parle.
09:33Il dit,
09:33j'ai été touché notamment
09:34par la mère d'une victime
09:36des attentats
09:37et il dit,
09:37je lui dois bien ça,
09:38donc je m'explique.
09:39Et il raconte comment
09:40lui va rentrer
09:42dans cette entreprise
09:43par le biais de la politique.
09:44Il est tunisien,
09:45il a vu les printemps arabes,
09:46la chute de Ben Ali
09:47et il voit ce qui se passe
09:48en Syrie,
09:49il dit,
09:49ça ne se passait pas
09:49comme chez nous,
09:50donc en gros,
09:51j'y vais pour les aider.
09:52Et que sur place,
09:53va s'opérer une bascule
09:55au moment des bombardements
09:57à Raqqa,
09:57le fief de l'État islamique,
09:58il va être très marqué
10:00par tous ces civils,
10:01meurtris,
10:02apeurés,
10:03et il va dire,
10:03ben voilà,
10:04on va rentrer dans une logique
10:05de guerre maintenant,
10:06c'est l'État islamique,
10:07c'est sa propagande,
10:08vous nous bombardez chez nous,
10:09on vous attaque chez vous
10:10et donc il s'engage
10:11au sein de cette cellule.
10:12Alors,
10:13il ne dit pas grand-chose
10:14sur les faits,
10:14il esquive comme beaucoup
10:15des accusés,
10:16mais sur son parcours,
10:17il a beaucoup de réflexion
10:19et de lucidité
10:19et ça,
10:20ça dénote vraiment pas mal
10:21au sein de cette cour d'assises.
10:24On en arrive au mercredi 9 février,
10:27jour de l'interrogatoire
10:28de Salah Abdeslam,
10:29le seul survivant
10:31du commando terroriste
10:32du 13 novembre.
10:33Quelques jours plus tôt,
10:34une expertise psychiatrique
10:36de Salah Abdeslam
10:37avait été versée au dossier.
10:39C'est la première fois
10:40qu'il accepte de s'entretenir
10:42avec des psychiatres.
10:43Timothée Boutry,
10:44comment les experts
10:45le décrivent pendant cet entretien ?
10:47Il a adopté ce qu'ils appellent
10:48le bréviaire radical de Daesh,
10:50il reprend la propagande,
10:53c'est un perroquet,
10:54comme il dit,
10:54c'est le perroquet de Daesh,
10:55mais ils vont aussi noter
10:58qu'il a une personnalité
11:00un petit peu plus complexe
11:01que ce qu'il veut bien laisser paraître.
11:03Pour ces experts,
11:03il n'est pas exclu qu'il évolue.
11:05Oui, je vous parlais du perroquet,
11:07mais en même temps,
11:07ils disent que c'est un perroquet intelligent.
11:09Ils disent qu'on décèle chez lui
11:10encore cette humanité sous-jacente
11:13qu'il y a chez chaque homme,
11:14notamment par le fait
11:15qu'il évoque la sensibilité
11:17des partis civils,
11:19qu'à la sortie de prison,
11:20il sait qu'il va prendre
11:21une très lourde peine,
11:21mais il envisage quand même
11:22une sortie et de fonder une famille.
11:24Ils se disent,
11:24bon, derrière tout ça,
11:26voilà, il y a peut-être quelque chose
11:27et donc c'est tout l'enjeu.
11:28Est-ce que finalement,
11:30il va continuer à rester
11:31dans cette position aussi dure ?
11:34Ou alors,
11:34est-ce que la forteresse
11:35va un petit peu se fissurer ?
11:37Ils disent que c'est pas
11:37totalement exclu.
11:38Ça va être aussi l'enjeu
11:39de ce procès,
11:40de voir comment va évoluer
11:41Salah Abdeslam.
11:43Pascal Aigré,
11:44avant le début de cette journée
11:46d'interrogatoire de Salah Abdeslam,
11:47il y a encore donc
11:48beaucoup d'incertitudes
11:49sur le comportement
11:50qu'il va adopter.
11:52L'incertitude tient au fait
11:53que Salah Abdeslam
11:53n'a pas parlé
11:54pendant les cinq années
11:55d'instruction,
11:57à une exception près,
11:58juste après son arrestation
11:59en Belgique,
12:00après quatre mois de cavale.
12:01Depuis le début du procès,
12:02il a répondu à plusieurs reprises,
12:05souvent sur un mode perçu
12:06comme assez agressif par les partis civils.
12:08Mais après ça,
12:09il y a aussi eu toute une période
12:11du procès à la fin de l'année
12:12où il a choisi
12:13de ne pas se présenter
12:15à l'audience,
12:16c'est-à-dire de ne pas du tout
12:17se présenter devant ses juges.
12:18Du coup, ce jour-là,
12:19tout le monde a d'abord regardé
12:21dans le box pour voir
12:22si Salah Abdeslam était là
12:23et il était bien là.
12:25Les bancs des médias
12:27sont archi pleins.
12:29Donc c'est une atmosphère
12:31aussi un petit peu
12:32de fébrilité et d'impatience.
12:35Tout le monde était impatient
12:36de savoir s'il allait
12:37donc parler ou pas.
12:40Cette audience reprend
12:42à la mi-journée.
12:43Salah Abdeslam demande d'abord
12:45à faire une déclaration spontanée.
12:47Ce sont ses propres mots.
12:49Il dit « j'hésite encore à parler
12:50et je voudrais faire
12:51une déclaration spontanée,
12:53je me sentirai mieux après ».
12:54Donc bien sûr,
12:54le président Jean-Louis Perriès
12:56lui donne la parole
12:57et il commence à dire
13:00« je tenais à dire
13:01que je n'ai tué
13:02ni blessé personne,
13:04même une égratignure,
13:05je ne l'ai pas faite ».
13:06Il dit « dans les affaires
13:08de terrorisme,
13:09les peines prononcées
13:10sont extrêmement sévères
13:11à l'égard de ceux
13:12qui n'ont tué
13:13ni blessé personne ».
13:14Et c'est une sorte
13:15d'avertissement.
13:16Il dit « mais demain,
13:17si quelqu'un se trouve
13:19dans un bus
13:20ou dans un métro
13:20avec une valise
13:21de 50 kilos d'explosifs
13:22et qu'il renonce
13:23à se faire sauter,
13:25qu'on ne lui pardonnera pas
13:26et qu'on va le calomnier
13:28et le maltraiter ».
13:30C'est une façon de dire
13:31« vous auriez intérêt
13:33à être un peu plus
13:35compréhensif à mon égard
13:37parce que d'autres
13:38pourraient y voir
13:39le signe d'une justice
13:40qui ne pardonne rien ».
13:42Donc en clair,
13:43il admet qu'il devait bien
13:44déclencher sa ceinture
13:45d'explosifs
13:45le soir du 13 novembre
13:47mais qu'il y a renoncé.
13:48Ce qu'il faut savoir
13:49sur cette histoire de ceinture,
13:50mais ce sera abordé
13:51plus tard pendant le procès,
13:53c'est que les experts,
13:54il y a des dizaines d'experts
13:56qui se sont penchés
13:56sur cette ceinture
13:57et qui ont fini par conclure
13:58qu'en fait,
13:59qu'il ait actionné
14:00ou pas le bouton poussoir,
14:02elle ne se serait pas déclenchée
14:03parce qu'elle était défectueuse.
14:05Ça laisse une marge
14:06à Salah Abdeslam
14:07parce que s'il l'avait actionnée,
14:10elle n'aurait pas fonctionné,
14:10mais s'il y a renoncé,
14:12il n'aurait pas su non plus
14:13qu'elle était défectueuse.
14:14C'est encore quelque chose
14:15qui reste une interrogation.
14:18Le président commence
14:19à interroger Salah Abdeslam
14:20sur ce qui l'a amené
14:21à adhérer à l'idéologie
14:23de l'État islamique.
14:24Oui, et ce que raconte
14:25Salah Abdeslam,
14:26c'est que lui,
14:26son adhésion à l'État islamique,
14:28elle s'est faite d'abord
14:29en solitaire.
14:30Donc, il y a une façon
14:32pour lui de dire que non,
14:33il a été influencé par personne,
14:35ni par Abdelhamid Abaoud,
14:36ni vraiment par son frère,
14:37ni par tous ses amis
14:38du quartier de Molenbeek
14:39qui était en train
14:41de suivre le même processus.
14:43Donc, ça, c'est une première chose.
14:44La deuxième,
14:45c'est qu'on comprend assez rapidement
14:46que sa radicalisation,
14:48elle n'est pas d'ordre religieux.
14:49Lui, ça reste un petit délinquant.
14:52Il fume, il a une fiancée,
14:53il a un projet de mariage.
14:54Mais par ailleurs, dit-il,
14:56il est de plus en plus touché
14:58par ce qui se passe en Syrie,
15:01par le massacre des innocents.
15:04Ainsi, parle-t-il
15:05des populations civiles bombardées.
15:07Finalement, il résume ça
15:08avec cette formule,
15:09c'est la compassion
15:10qui m'a fait me tourner
15:11vers la Syrie.
15:12À ce moment-là,
15:13la Cour commence à interroger
15:14Salah Abdeslam
15:15sur les exactions commises
15:17par l'État islamique en Syrie.
15:18Oui, ça débute
15:19par une question du président
15:21sur la fameuse vidéo
15:22où on voit son ami d'enfance,
15:24Abdelhamid Abaoud,
15:26traîner des cadavres
15:27à l'arrière d'un pick-up
15:29en rigolant.
15:30Et il lui demande
15:30« Mais est-ce que vous avez vu cette vidéo ?
15:32Qu'est-ce que vous en pensez ? »
15:34Alors, là, on sent
15:36Salah Abdeslam
15:37un peu plus hésitant.
15:39Il finit par,
15:41d'une certaine façon,
15:42le justifier en disant
15:43« Ben oui, mais Abaoud
15:44avait gagné un combat,
15:45il était content
15:46et il emmenait les cadavres
15:48pour les enterrer. »
15:49Donc, il nie le côté
15:52très choquant de cette vidéo.
15:54Et en fait,
15:54il y aura une question
15:55de l'avocat général
15:56qui ira plus loin
15:57en lui disant
15:58« Mais que pensez-vous ?
15:59Tu sors de ces enfants
16:01yézidis
16:02décapités
16:03et jetés dans des puits
16:04au prétexte
16:05qu'ils sont mécréants. »
16:06Et là, il a une réaction
16:07très vive.
16:08Il dit
16:08« Ça, c'est pas vrai. »
16:10Et en fait,
16:11au final,
16:12on ne le sent pas très
16:13à l'aise
16:14et pas très clair
16:14sur cette question
16:15des exactions
16:16commises par l'État islamique.
16:18Timothée Boutry,
16:19l'une des avocates
16:20des partis civils,
16:21maître Claire
16:22Josserand-Schmidt,
16:23prend la parole.
16:24Elle représente
16:25de nombreuses parties civiles
16:26au sein de ce procès,
16:27mais elle est aussi
16:28l'avocate de l'AFVT,
16:29l'Association française
16:30des victimes du terrorisme.
16:32Et à ce titre,
16:33elle a participé
16:34à de très nombreux procès
16:36correctionnels
16:36ou devant la cour d'assises spéciales.
16:38Et là,
16:39elle pose une première question
16:40à Salabd-Islam.
16:41Elle lui dit
16:41« Non mais,
16:42je suis là pour comprendre
16:43et il y a quelque chose
16:44que je ne comprends pas,
16:45c'est l'étape religieuse.
16:46Comment on passe
16:47de quelqu'un
16:48qui a une pratique
16:48très modérée de l'islam
16:49à un engagement djihadiste
16:51armé comme celui-ci ? »
16:53Et là,
16:53Salabd-Islam répond,
16:54il dit « C'est la peur, madame,
16:55la crainte,
16:56la crainte de Dieu,
16:57du Tout-Puissant
16:58et la crainte
16:58de ne pas avoir aidé
16:59mes frères musulmans. »
17:01Mais ensuite,
17:01elle le relance,
17:02elle dit « Mais comment
17:03vous continuez à avoir
17:04ce mode de vie
17:05qui n'est pas du tout
17:06celui de la charia ? »
17:06Alors qu'il vient de dire
17:07« Moi, je suis attaché
17:08à la charia
17:09comme vous,
17:09à la démocratie. »
17:10Il dit « Comment vous pouvez
17:11continuer à avoir
17:12votre copine,
17:13aller au casino,
17:14vous même dire que
17:15vous allez dans les cafés,
17:16mettez des chemises,
17:17vous vous parfumez
17:18et en même temps,
17:19vous allez vous engager
17:20là-dedans.
17:21Comment vous expliquez
17:22ce paradoxe ? »
17:24Et là,
17:24il répond,
17:25il dit « Très bonne question,
17:27ça. »
17:29Il ne sait pas répondre.
17:30Il reste interdit.
17:31Vraiment,
17:32le terme de paradoxe,
17:33c'est ce qui résume
17:33Salabd-Islam.
17:34Et là,
17:35derrière,
17:35on décèle peut-être
17:36l'autre Salabd-Islam,
17:37l'être humain,
17:38évidemment,
17:39qui se pose des questions
17:40sur ce qui s'est passé,
17:41celui qui dit
17:41qu'il n'a pas enclenché
17:42sa ceinture explosive.
17:44Et donc,
17:44on a un personnage
17:45qui est évidemment
17:45beaucoup plus complexe
17:47que ce qu'on a pu
17:48présenter
17:49ou ce qu'on a voulu croire.
17:53Timothée Boutry,
17:54comme pour beaucoup
17:55d'accusés,
17:56les membres de la famille
17:57de Salabd-Islam
17:58ne veulent pas
17:59se présenter à l'audience.
18:00Mais sa mère
18:01et sa sœur
18:02ont écrit à la cour.
18:04Dans ces courriers
18:05qui ont été lus
18:05à l'audience,
18:06elles présentent d'abord
18:07leurs condoléances
18:09et leurs compassions
18:09vis-à-vis des partis civils.
18:11Et la mère de Salabd-Islam
18:12dit « Mais moi aussi,
18:13je suis une mère
18:14qui a perdu un enfant
18:14puisque son fils Brahim
18:16est mort
18:17en déclenchant sa ceinture
18:18au comptoir Voltaire.
18:19Elle dit certes
18:20qu'il l'a choisi.
18:21Ça, bien sûr,
18:21elle le reconnaît évidemment,
18:23mais que ça reste
18:24la douleur d'une mère. »
18:25Et donc,
18:25elles disent
18:26qu'elles n'ont pas eu
18:26la courage
18:27d'affronter les partis civils,
18:28la cour,
18:28sans doute les médias.
18:30Mais après,
18:31elles ont un discours
18:32qui est un peu plus
18:33sur le fond,
18:34en fait,
18:35qui va rejoindre
18:35l'argumentaire
18:36de Salabd-Islam
18:37en disant
18:38« Lui, il a refusé
18:39et il faut que la justice
18:41en tienne compte,
18:42en quelque sorte. »
18:43C'est ce qu'elles vont dire
18:43l'une comme l'autre
18:44avec des mots
18:45un petit peu différents,
18:46mais elles réclament
18:47d'une certaine manière
18:48une certaine clémence
18:49pour leurs frères
18:50ou leurs fils.
18:51Elles redisent
18:52ce que dit Salabd-Islam,
18:53en fait,
18:53« Il n'a tué personne,
18:54lui, il n'a blessé personne. »
18:55Que disent-elles
18:56dans leurs lettres
18:56au sujet
18:57de la radicalisation
18:58de Salabd-Islam ?
18:59Elles disent
19:00qu'elles n'ont absolument
19:01pas perçu
19:02ce qui allait se produire
19:02et qu'évidemment,
19:03elles le condamnent
19:04mais qu'elles n'ont vraiment
19:09Pendant l'audience,
19:10Salabd-Islam évoque aussi
19:12longuement son grand frère,
19:14Brahim Abd-Islam,
19:15l'un des membres
19:16du commando terroriste.
19:17Il s'était fait sauter
19:18dans un restaurant
19:19du 11e arrondissement,
19:21le comptoir Voltaire,
19:22le soir des attentats.
19:23Il commence à raconter
19:24le rapport
19:25qu'ils entretenaient
19:25tous les deux.
19:26« Ce que Salabd décrit,
19:28c'est la relation
19:28de respect
19:29d'un petit frère
19:31à l'égard
19:31de son aîné de 5 ans.
19:33Il parle d'un leader
19:35naturel,
19:36quelqu'un de charismatique.
19:38Au cours de cette interrogation,
19:39qu'est-ce qu'on peut comprendre
19:41de l'influence
19:42de Brahim Abd-Islam
19:43sur son petit frère ? »
19:44Salabd-Islam se défend
19:45d'avoir été influencé
19:48par lui
19:48pour son adhésion
19:50à la cause
19:50de l'État islamique.
19:52Mais son avocate insiste
19:53en disant
19:53« Mais finalement,
19:54il y a bien un moment
19:55où il vous l'a dit.
19:56Comment l'État islamique
19:57va prendre contact avec vous ?
19:58Ils l'ont fait par
19:59l'intermédiaire de qui ? »
20:00Et il dit
20:01« Mais effectivement,
20:02il y a bien un moment
20:03où son grand frère
20:03lui dit
20:04qu'il est un combattant
20:06de l'État islamique,
20:07qu'il a une mission
20:08qui lui est confiée
20:09et qu'il va aussi
20:10confier une mission
20:12à son petit frère
20:13dans l'action
20:14le soir du 13 novembre. »
20:20Vers la fin
20:20de son interrogatoire,
20:22Salabd-Islam
20:22ne cache pas
20:23une certaine émotion.
20:24« Oui, il dit
20:25« Mon frère n'est plus là. »
20:26Il dit aussi
20:27« Abdelhamid Abaoud
20:28n'est plus là. »
20:28C'était mon ami.
20:29Il dit
20:29« Il me manque.
20:30J'espère que bientôt
20:31je vais pouvoir les rejoindre. »
20:33Alors voilà,
20:34on va le relancer
20:36là-dessus en disant
20:36« Mais comment ? »
20:38Il dit
20:38« Voilà,
20:39la mort,
20:40on va tous y passer.
20:41C'est une porte. »
20:43Et les partis civils
20:44qui vont un peu
20:45mettre le doigt
20:47sur quelque chose
20:48qui est sous la chambre.
20:48« Non mais attendez,
20:49vous êtes encore jeune.
20:51Vous n'allez pas mourir
20:52tout de suite. »
20:53Clairement,
20:53est-ce que vous envisagez
20:54de faire une action
20:55quand vous sortirez ? »
20:57Il dit
20:57« Non, non,
20:57pas du tout.
20:58Je ne suis pas suicidaire.
21:00Je suis trop fier pour ça. »
21:01Il a cette formule.
21:02Il dit
21:02« Vous pouvez me relâcher.
21:03Je ne suis absolument pas
21:04un danger pour la société. »
21:06Pascal Aigré,
21:07dans l'ensemble,
21:08qu'est-ce que les partis civils
21:09ont pensé
21:10de cet interrogatoire
21:11très attendu ?
21:12« Le premier sentiment,
21:13c'est sans doute
21:15une satisfaction
21:16que l'un des principaux accusés
21:17se souhaite exprimer
21:18durant 7 heures.
21:20Et elles attendent
21:21sûrement
21:21beaucoup
21:22des deux autres interrogatoires
21:25au moins
21:25qui sont prévus
21:26d'ici la fin du procès.
21:54Merci Pascal Aigré
21:56et merci Timothée Boutry,
21:57je rappelle que vous couvrez
21:58ce procès
21:59pour Le Parisien
22:00avec votre collègue
22:01Louise Colcombet.
22:02Tous vos comptes rendus
22:03d'audience
22:03sont à lire
22:04dans Le Parisien
22:05et sur leparisien.fr.
22:07Code Source
22:07a déjà consacré
22:085 épisodes
22:09à ce procès.
22:10Ils sont à retrouver
22:11sur n'importe quelle
22:12plateforme d'écoute.
22:13Cet épisode
22:14a été produit
22:15par Raphaël Pueillot,
22:16Clara Garnier-Amourou
22:17et Thomas Valogne.
22:19Réalisation
22:19Julien Moukoukiol.
22:21Code Source,
22:22c'est le podcast
22:22d'actualité du Parisien.
22:24Nous publions
22:24un nouvel épisode
22:25chaque soir de la semaine.
22:27Pour n'en rater aucun,
22:28n'oubliez pas
22:28de vous abonner
22:29sur votre application
22:30audio préférée.
22:31Et puis,
22:32si vous aimez Code Source
22:33et que vous voulez
22:34nous le dire
22:34ou nous laisser simplement
22:35un commentaire,
22:36n'hésitez pas
22:37à nous écrire
22:38codesource
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