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L’animateur de «Mask Singer» revient sur son parcours dans une interview enregistrée en public, pour célébrer le millième épisode du podcast d’actualité du Parisien.

Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Thibault Lambert et Emma Jacob - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network

Archives : C8, TF1.

#animation #CamilleCombal #parcours

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Transcription
00:01Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:08Codesource spécial aujourd'hui, puisque ce 22 mai marque le millième épisode de votre podcast,
00:14millième épisode depuis son lancement il y a tout juste 4 ans, en mai 2019.
00:19Alors pour cet anniversaire, nous vous proposons une surprise.
00:22Nous avons un invité de marque, l'un des animateurs préférés des Français sur TF1 depuis 2018
00:28et qui s'est imposé depuis comme une figure incontournable de la première chaîne.
00:32Animateur de danse avec les stars, masque singer ou encore qui veut gagner des millions,
00:37Camille Combal, qui va nous raconter aujourd'hui son parcours, comment il en est arrivé là,
00:43alors qu'au départ, le milieu de la télé lui semblait bien loin dans la station de ski où il
00:47a grandi dans les Hautes-Alpes.
00:49Épisode enregistré dans les conditions du direct, en public, à l'auditorium du Parisien,
00:54150 personnes au total, dont plusieurs dizaines d'auditeurs et d'auditrices de Codesource,
00:58qui se sont inscrites par internet le 27 avril sur leparisien.fr.
01:17Bonjour Camille Combal.
01:18Merci de me recevoir, bonjour à tous les auditeurs du podcast, à tous les gens qui sont venus ce matin,
01:24merci d'être venus et c'est dingue d'entendre Jules Lavi dire, c'est Jules Lavi, pour Codesource.
01:31En vrai, j'écoute tous les jours all day long et là il le fait devant moi Jules, bravo.
01:37Mais vraiment non, je suis très heureux de venir parce que vraiment, sincèrement, j'ai eu l'invitation
01:41et donc j'ai accepté immédiatement parce que c'est mon podcast référence.
01:45Voilà, j'écoute tous les soirs et donc sans faire offense aux équipes de Codesource,
01:50c'est aussi ce qui m'endort un peu, pas du contenu, mais c'est que j'écoute à l
01:53'heure à laquelle je vais pour m'endormir
01:54et donc je n'entends pas toujours la fin du podcast, mais en tout cas c'est ce que j
01:58'écoute en m'endormant tous les soirs,
01:59c'est ma berceuse.
02:01Merci pour ça.
02:01Votre actualité, c'est la saison 5 de Mask Singer que vous présentez sur TF1 depuis le 14 avril.
02:12Mask Singer, ce jeu où des stars chantent cachés dans des déguisements improbables du cupcake au lama
02:17en passant par la licorne, la sorcière ou encore la biche et la chenille.
02:22Salut à la maison, vous étiez hyper pourctuel, mais oui c'est Mask Singer, ça démarre, venez, bienvenue sur le
02:27plateau.
02:28On avait tellement hâte de vous retrouver à la maison pour passer la soirée tous ensemble.
02:33Que vous soyez tous seuls en famille, entre amis ce soir sur ce plateau,
02:37vous allez voir un Jeff Panaclock, un Zèbre, une Elodie Frégé, une Méduse, un Kev Adam, c'est même un
02:42chameau ce soir.
02:43Et même un chameau.
02:45Alors depuis le début de cette nouvelle saison, Camille Combal, quel moment vous a le plus marqué ou amusé cette
02:50année ?
02:50De cette saison, toutes les saisons sont différentes, il y a un petit peu des changements d'enquêteurs un petit
02:58peu tous les ans,
02:59donc on retrouve une autre dynamique et franchement on s'amuse avec les personnages.
03:03Je crois que les gens à l'intérieur des personnages ont compris qu'il fallait vraiment, pas seulement interpréter une
03:08chanson,
03:08mais vraiment prendre possession du perso, donc c'est assez amusant à faire en public.
03:14Et puis surtout, ce qui me plaît dans cette émission, c'est que vraiment on la réfléchit comme ça, on
03:19la fait comme ça,
03:19c'est qu'elle plaît énormément aux enfants, enfin en tout cas j'espère, et je me revois encore regarder
03:23la télé,
03:24il y a un truc un peu fascinant, donc c'est vraiment cool, ça n'a pas d'autre prétention
03:28que d'amuser toute la famille, avant tout les enfants.
03:31Camille Combal, votre autre actualité, c'est votre participation au feuilleton Besoin d'amour, qui est diffusé sur OCS,
03:37vous participez à trois épisodes en tant que comédien, quel rôle vous jouez dans ce feuilleton ?
03:42Alors je joue, je pense que c'est pour ça qu'on a pensé à moi, je joue un comédien
03:46vraiment raté.
03:47Pas raté, mais un comédien qui est persuadé d'être un comédien dingue, alors qu'il ne joue que dans
03:52des séries pas dingues.
03:54Donc voilà, c'était très sympa, c'est une série avec deux, et avec Frédéric Azan,
03:59il y a Clémentine Selarié, il y a Gérard Gineau, il y a Ariel Mallet, et plein d'autres comédiens
04:04brillants.
04:05Et donc voilà, ça va arriver sur OCS, et c'est une expérience très cool.
04:08Alors vous allez nous raconter votre parcours aujourd'hui dans Code Source.
04:11Vous êtes né le vendredi 18 septembre...
04:14Un vendredi ? Je ne sais même pas.
04:15J'en étais sûr que j'allais vous l'apprendre.
04:17Ah ouais ?
04:17Le vendredi 18 septembre 1981, à Gap, dans les Hautes-Alpes,
04:21vous grandissez dans le chalet-restaurant que tiennent vos parents dans la station de ski et des Ors,
04:25dans le même département des Hautes-Alpes.
04:27D'abord, décrivez-nous les lieux, ce restaurant et les environs.
04:31Ah, c'est un endroit merveilleux, on dirait sortie d'une carte postale.
04:34C'est ce que vous connaissez tous pour...
04:37Voilà, qui ont la chance d'aller au sport d'hiver.
04:39C'est vraiment ça, l'hiver.
04:41Et puis, à l'intersaison, c'est Disneyland, version G.
04:45On avait accès à tout.
04:46Toute une station était à nous, avec les quelques enfants de la station.
04:50Mes parents ont commencé avec un tout petit hôtel-restaurant en face de notre chalet,
04:54dans lequel on vivait pendant longtemps.
04:56On avait des chambres en haut.
04:57Ils avaient pris les petites chambres en haut et on avait réuni deux chambres pour faire notre appartement.
05:01Mes parents ont démarré vraiment de tout tout en bas.
05:03Et donc, tout doucement, ils ont réussi à faire des affaires en étant restaurateurs et hôteliers
05:09et à grandir au fur et à mesure dans cette station, qui est génial.
05:12Justement, vos parents Evelyne et Henri, ils sont comment ?
05:15D'Iriquet.
05:16D'Iriquet.
05:16Personne ne l'appelle Henri.
05:17C'est ça, tout le monde l'appelle Riquet.
05:18Il est comme les mafieux, il a un surnom.
05:19Personne ne sait qu'il s'appelle Henri.
05:20C'est comme chez les Sopranos, il a un surnom.
05:22Je ne sais pas pourquoi.
05:22Et ils sont comment ? Vous les voyez comment quand vous, vous êtes enfant ?
05:27On les voit déjà pas énormément, parce qu'ils travaillent énormément.
05:30Et donc, on les voit comme des gens débordés.
05:33Et surtout, comme des gens qui, pendant toutes les vacances, eux, c'est le moment où ils travaillent.
05:37Donc, en fait, on n'a jamais de vacances avec mes parents.
05:39Les seuls moments où on partait, c'était aux vacances de la Toussaint.
05:42Donc, on partait.
05:43Mes parents, ils essayaient.
05:44Donc, ils faisaient attention avec leurs économies.
05:45Ils essayaient de nous envoyer un peu à la mer.
05:47Donc, on allait vers Jouan-les-Pins ou je ne sais pas quoi, dans un hôtel tropico.
05:51Avec, je me rappelle très bien, l'hôtel tropico où on ouvrait les placards.
05:54Ma mère, à peine arrivée, il fallait qu'elle tue cinq cafards.
05:56Pardon pour les patrons du tropico, mais c'est vrai.
05:59Et donc, on allait à la période de la Toussaint, au moment où c'est impossible de se baigner.
06:03L'eau, elle est à 14 et tout.
06:04Mais c'est le seul moment pour avoir des vacances avec mes parents.
06:07Sinon, ils faisaient que travailler.
06:08Et sinon, c'est des parents formidables.
06:10Voilà, hyper aimants, tout ça.
06:11Mais débordés, beaucoup de boulot, quoi.
06:13Et avec votre frère Clément, vous aidez vos parents dans le restaurant ?
06:16Vous faites quoi, concrètement ?
06:17Alors, on démarre vraiment.
06:18Là, vraiment, les prud'hommes, ils vont se régaler avec ce passage.
06:21Parce que je crois que j'ai commencé à faire les desserts et la plonge, peut-être à 12 ans,
06:25dans le resto de mes parents.
06:26On travaillait beaucoup, on aidait.
06:28Et vraiment, on avait le coup de fil.
06:30On avait un coup de fil, genre, à 19h, en train de faire les devoirs ou en train de regarder
06:34la télé.
06:34Enfin, j'en sais rien.
06:35Donc, mes parents étaient au resto.
06:36Et d'un coup, le téléphone sonnant, on disait, non, c'est pas possible, c'est qu'il y a
06:39du monde.
06:39Et donc, même pendant les périodes scolaires ou quoi, il nous a appelés, il disait, il y a trop de
06:42monde, il faut vite venir nous aider.
06:44J'ai pas vu la finale de la Coupe du Monde 98 parce que j'étais en train de faire
06:47les desserts au resto de mes parents.
06:48C'était plein des demandes, tout le monde venait voir le match.
06:50Et donc, j'étais en train de faire des coupes Pêche-Mêle-Bas, là.
06:52Et j'ai jamais vu les buts de Zidane et tout, je n'ai jamais vu ce match.
06:56Votre père, votre papa, Arikey, il fait rire tout le monde, visiblement.
06:59Ouais, mais il est derrière son bar.
07:01C'est lui qui fait l'ouverture.
07:02Donc, mon père faisait l'ouverture avec tous les moniteurs, les pisteurs qui arrivaient, les premiers touristes aussi.
07:07Et donc, oui, oui, les gens, ils venaient plus pour voir mon père que pour vraiment boire un café.
07:13Donc, il y avait toute une ambiance.
07:14Mon père oubliait d'encaisser tout le monde, ce qui rendait fou ma mère.
07:17Parce que ma mère arrivait en 11 heures.
07:18Alors, elle allait voir à sa caisse, il n'y a rien qui avait été tapé.
07:20Il y avait un pot avec plein de pièces dedans.
07:22C'était tous les cafés du matin et tout.
07:23Ça aussi, ils vont adorer les impôts.
07:27Mais du coup, il n'avait rien tapé.
07:28Tout était dans des trucs.
07:29Bon, bref, c'était deux écoles très différentes.
07:31Deux visions de la restauration très différentes.
07:33Pour aller au collège, il faut prendre le bus.
07:35Le collège et le lycée, j'imagine.
07:36Aller et retour, ça fait environ une heure et demie de route par jour.
07:39Et le chauffeur du bus écoute la radio.
07:42Le chauffeur du bus, il s'appelle Jamel.
07:44Il est déjà très sympa parce que, comme aujourd'hui, je n'étais pas du matin du tout, ni mon
07:48frère.
07:49Et là, il nous attendait des fois jusqu'à un quart d'heure.
07:51Donc, il mettait tout le monde en retard pour qu'on puisse prendre le bus.
07:53Et là, à l'intérieur de ce bus, Jamel écoutait tous les jours le festival Robles sur NRJ.
07:58Avec la Roblesse Banque.
08:00Et avec les rendez-vous, c'est là que je me suis rendu compte, les rendez-vous à l'heure
08:02précise.
08:04Exactement.
08:04Et donc, nous, dans le bus, on savait si on était en retard en fonction du jeu de la Roblesse
08:07Banque.
08:08Je savais à peu près où on était sur la route et on savait si on était en retard.
08:10Et par contre, vous avez eu la télévision, je crois, un peu tard, c'est ça, dans votre maison ?
08:14Non, ça va quand même.
08:16J'ai lu ça dans un article.
08:16Il nous a pris pour les Ingalls.
08:19Il croit ma mère, elle faisait des tartes au pop.
08:21Le câble, on avait la télé, on n'a pas eu M6 avant longtemps.
08:25Ah, parce qu'on est très encaissé dans les montagnes et donc il fallait la parabole.
08:29Et mon père était radin, il n'a pas voulu nous mettre la parabole, donc on avait que la une,
08:33la deux, la trois.
08:33Donc moi, je n'ai pas grandi avec La Petite Maison dans la Prairie, Dr Queen, Femmes Médecins,
08:38la trilogie du samedi, Buffy contre les vampires, ça m'est passé au-dessus de la tête.
08:42Je n'ai pas eu toutes ces ambiances.
08:44J'étais très TF1, France 2, France 3, le maximum, moi, c'était cat size.
08:48Le renard, les trucs comme ça.
08:50Et après, c'est arrivé parce que mon père, il a fini par mettre la parabole.
08:53Et donc, qu'est-ce qui vous fait rire quand vous êtes ado, que ce soit à la télé, à
08:56la radio ou au cinéma ?
08:56Qu'est-ce qui vous fait le plus rire ?
08:59Ado, je me revois, je n'ai plus trop les âges, je pense que je suis au lycée quand même.
09:02Je me revois courir comme un dingue après le collège, après le lycée pour essayer d'attraper la fin de
09:08la grosse émission.
09:09Et après, très vite, ça a été Edouard Baer aussi.
09:13J'ai absolument une fascination absolue pour Edouard Baer.
09:16Alain Chabat aussi, tous ces gens-là que je revois.
09:19Mais du coup, un peu tard, j'ai découvert un petit peu tard.
09:22À ce moment-là, est-ce que vous rêvez déjà de faire rire les gens ?
09:26Ouais, je crois que ouais.
09:28Je crois que j'ai toujours voulu faire rire les gens.
09:30Après, je ne sais pas si je les fais rire, mais en tout cas, de les divertir, de les amuser.
09:34Ouais, c'était mon premier but, ouais.
09:36Pas spécialement de faire de la télé du tout, d'ailleurs.
09:38Et pourquoi, du coup ?
09:40Ben, je ne sais pas.
09:41Il y a peut-être deux trucs.
09:44Ok, on va se psychanaliser l'auditorium.
09:47C'est l'instant psy, sur le tout.
09:48Ça va être un peu fou.
09:50Non, je pense qu'il y a deux choses.
09:51Il y a à la fois parce que c'est ce qui m'a tout de suite attiré, ce que
09:54je regarde à la télé.
09:55C'est vraiment les choses qui étaient divertissantes, amusantes.
09:59Et puis, je pense qu'aussi, mon père était tellement un personnage que je me dis, il fallait que je
10:03sois peut-être quelque chose pour être pas simplement le fils de mon père qui était vraiment chez moi.
10:10Dans n'importe qui dans le département, vous parlez de Riquet, à peu près tout le monde sait qui, c
10:13'est quoi.
10:13Il est juste en dessous de Luc Alphand.
10:15Vous voyez dans les Hauts-Alpes, il y a Luc Alphand, c'est vraiment le numéro un.
10:17Le grand ce qui est Luc Alphand.
10:18Et juste derrière, il y a Riquet.
10:19Au niveau scolaire, vous assurez toujours le minimum, visiblement, entre 10 et 12 de moyenne.
10:24Et à la fin des années 90, j'imagine en 98.
10:27C'est hyper blessant ce que vous allez dire.
10:29À la fin des années 90, je crois que c'est pareil.
10:30Mais c'est une vraie info, donc c'est moitié blessant.
10:32Parce que vous l'avez dit comme si c'était un constat un peu de nullité scolaire.
10:37Mais je sais que je l'ai dit.
10:38C'est sourcé.
10:40Il y a une mention à venir.
10:41À la fin des années 90, vous décrochez votre bac ES économique et social avec mention assez bien.
10:46Là, il y a quoi là, Jules ? Là, il y a quoi là ?
10:48Oh, ça applaudit là-bas ! Merci beaucoup !
10:50Oui, alors mention, c'est vraiment un hasard du calendrier.
10:53Parce que vraiment, j'étais pas foufou à l'école.
10:56Mais j'étais conscient qu'il fallait finir l'école.
10:59Mais c'était pas mon truc qui m'intéressait le plus.
11:02Donc, j'ai fait le choix, de par mes connaissances et par facilité, d'être dans une zone où on
11:09n'attendait pas grand-chose de nous.
11:1010, 12, on est laissé tranquille.
11:12En même temps, on se dit pas, tiens, il faut qu'il fasse des grands trucs.
11:15On a des grands projets pour lui.
11:16C'est en mode, bon, il va y prendre une pizzeria dans la station, ça ira très bien.
11:19Et il faut que, voilà, juste, il arrive à niveau scolaire, le bac, tout ça.
11:24Et j'ai complètement oublié la question.
11:25La question, c'était... Mais c'était pas de question, en fait.
11:28On parlait de la mention assez bien et de cette zone de confort 10, 12.
11:31Parce qu'au bac éco, il y a une discipline qui est économie sociale.
11:36Et là, j'adorais cette matière et j'ai tapé 16 au bac cof9.
11:41Donc, malgré tout, avoir que la plus petite mention avec sac cof9, je vous laisse imaginer le reste des notes
11:46éclatées contre un mur.
11:48Je crois que j'ai eu 4 en maths, des trucs horribles, horribles, dégueulasses.
11:52Mais le 16 m'a amené jusqu'à la mention.
11:54Vos parents sont prêts à vous soutenir dans votre rêve d'essayer de faire rire les gens.
11:58Mais à une condition, c'est de valider d'abord 3 ans d'études.
12:01Du coup, vous étudiez le management à Aix-en-Provence.
12:05Votre diplôme de management en poche.
12:06Vos parents vous aident à vous installer à Boulogne, tout près de Paris.
12:09Évidemment, à chaque fois, vous me dites s'il y a une erreur, une coquille dans ce que je dis.
12:13Il n'y a aucune coquille.
12:14Donc, ils vous aident à vous installer à Boulogne, tout près de Paris.
12:17Ils vous emmènent en voiture.
12:18Vous êtes à l'arrière et puis il y a vos sacs dans le coffre.
12:20Et là, quel est le plan, en fait, quand vous arrivez ?
12:23Il n'y en a pas d'autres.
12:24Quelle est l'idée ?
12:25L'idée, moi, je monte faire de la scène.
12:27Voilà, je monte tenter ma chance, faire de la scène, tout ça.
12:29Donc, j'essaie de trouver un petit boulot.
12:31Je monte pour faire de la scène à Paris.
12:34Du stand-up ?
12:35Je monte pour ça à la base, oui.
12:37Vous faites de la scène ?
12:38Donc, concrètement, vous allez sur quelles scènes et comment ça se passe ?
12:40On fait les scènes ouvertes.
12:42Ce n'est pas les mêmes qu'aujourd'hui, mais aujourd'hui, c'est le tramploin.
12:45Il y a plein de choses.
12:45Il y a le Barbès Comédie Club, il y a des trucs super, le fridge, tout ça.
12:49À l'époque, ce n'est pas pareil.
12:51Mais il y a quand même le point-virgule qui ouvre.
12:53Tout ça, on fait des petites scènes, on n'a pas la chance.
12:54Il n'y a pas le Paname, il n'y a pas tout ça à l'époque.
12:57Donc, c'est vraiment le jeudi soir, c'est ouvert pour tout le monde.
13:00Et chacun fait son...
13:01Il y a des soirs, c'était un quart d'heure, mais moi, j'allais jouer que des cinq minutes.
13:04Il y a des soirs où c'était des cinq minutes, quoi.
13:06Et c'était nul.
13:07J'étais nul.
13:08C'était dur, mais ce n'était pas compétitif comme aujourd'hui, je crois.
13:10C'était quand même vraiment le début de ça, du stand-up, tout ça.
13:14Donc, il y avait assez peu de scènes ouvertes.
13:16C'était beaucoup des gens qui jouaient des personnages aussi.
13:18Et donc, voilà.
13:19Et c'était mes débuts, quoi.
13:21Ce n'était pas ouf.
13:22Et il y a un moment où vous abandonnez cette idée d'être humoriste ?
13:25J'ai la chance de pouvoir intégrer Fun Radio.
13:28Et ils me prennent en stage.
13:30Et en fait, en stage, il y a deux choses.
13:31C'est que déjà, ça devient concret.
13:33Moi, je suis fils de commerçant, petit-fils d'agriculteur.
13:35Et tout d'un coup, ça devient concret.
13:36C'est un travail tous les jours au quotidien qui est un petit peu rassurant.
13:39Et ça me permet de me lancer.
13:41Après, je crois que je fais deux ans et demi de ça, je crois, un truc comme ça.
13:44C'est ça.
13:44Et donc, vous êtes au service cadeau, visiblement, à Fun Radio.
13:48Ce n'est apparemment pas le même étage que l'étage où il y a le studio principal.
13:52À ce moment-là, vous rêvez, j'imagine, de faire de l'antenne ?
13:54Moi, je me rappelle.
13:55J'arrive à Fun Radio.
13:56Et à l'époque, à Fun Radio, je vois qu'il y a plein de jeunes.
13:59Peut-être que vous n'avez pas connu.
14:00Mais vous vous rappelez de Arthur sur Fun Radio ?
14:02Le roi Arthur et tout ça.
14:03C'était une émission dingue.
14:04Franchement, en radio, on n'a pas fait mieux.
14:06C'était dingue.
14:07Et donc, ça se passait un étage au-dessus de moi.
14:10C'est un peu comme si on est à l'auditorium ici.
14:12Vous me voyez moi et vous savez qu'au-dessus, il y a un concert de Jay-Z.
14:15Et vous dites, gars, je ne suis pas au bon étage.
14:17Et moi, c'était ça.
14:18Donc, j'envoyais tous les jours des compiles, je ne sais pas quoi,
14:20Sound and Dance et tout ça, machin.
14:22À cette période, tous ceux qui ont parçu leurs compiles,
14:24c'est complètement de ma faute.
14:25Donc, j'envoyais les courriers comme ça.
14:26Et je savais qu'au-dessus, c'était l'eldorado.
14:28C'était pas spécialement de faire de la radio, mais voilà,
14:32faire de l'humour, amuser les gens, divertissement.
14:35Et donc, mon seul objectif, ça a été de regagner l'étage du dessus.
14:38Et d'un mot, pendant ce stage, vous faites tout pour vous rendre utile,
14:41pour vous rendre indispensable, pour faire rire aussi les gens que vous croisez dans les couloirs, c'est ça ?
14:44Là, j'ai un stage très précis de trois mois à peine.
14:47Et donc, moi, mon but, c'est d'arriver à l'antenne.
14:49Et après, une fois que je suis arrivé à l'antenne, je n'ai plus jamais lâché le stage.
14:53Mais justement, comment vous avez fait pour arriver à l'antenne ?
14:54J'ai menti.
14:55C'est-à-dire ?
14:56J'ai vraiment fait un faux CV.
14:59J'ai fait complètement un faux CV.
15:01C'est qu'il y avait la rédac à l'étage de Fun Radio.
15:03Il y avait donc tous les tâches du divertissement, les animateurs, tout ça.
15:07Et dans un tout petit bureau, la rédac.
15:11Donc, là, il y a un stagiaire qui s'en va.
15:13Un stagiaire journaliste en école de journaliste qui s'en va.
15:15Et donc, moi, je vais vite les voir.
15:16Et je dis, ouais, moi, vas-y, je prends sa place et tout.
15:18C'était faire des micro-trottoirs dans la rue et tout.
15:20Je le fais.
15:21Il me dit, mais vous êtes journaliste.
15:22Enfin, tu es journaliste.
15:23Je dis, bien sûr, je suis journaliste.
15:25Tu es dans une école de journalisme.
15:26Ils me disent, mais bien sûr, une école de journalisme super.
15:28Laquelle ?
15:29À Marseille, là, journalisme Marseille, là.
15:31Donc, je pars vite.
15:32Je demande à des potes de me faire un graphiste, de me faire un faux CV et tout, machin.
15:35Comme quoi, je sors de l'école de journalisme.
15:37Et donc, ils me prennent en stage.
15:38Au bout de quoi, une heure, ils se rendent compte que je ne suis pas du tout journaliste.
15:42Ils me demandent d'écrire des flashs.
15:44Tout ça, je ne sais pas du tout faire.
15:45Je ne sais pas ce qu'il y a un chapeau.
15:46Je ne sais pas ce qu'il n'accroche.
15:47Je ne sais rien du tout.
15:53Et après, j'arrive à arriver à l'antenne.
15:55Et là, vraiment, là, je m'accroche.
15:57Et comment vous arrivez à l'antenne ?
15:57Apparemment, il y a une place qui se libère.
15:59Donc, c'est en janvier 2005.
16:01Il y a un concours de circonstance.
16:02Là, c'est comment j'arrive animateur.
16:04D'abord, je fais stage, mais pendant deux ans, je vais chercher les croquettes du chien du patron.
16:09Je monte les émissions.
16:10Je fais tout.
16:11Franchement, je fais tout.
16:12Je fais tout ce que je peux pour essayer de garder mon stage et d'être un peu indispensable, humblement,
16:17à la radio, à Fun Radio.
16:19Et un jour...
16:20Vous voulez savoir comment j'arrive à l'antenne ?
16:22Oui.
16:22L'histoire, pareil.
16:23Mais la vie, c'est que ça.
16:24La vie des médias, c'est la bonne personne, au bon endroit, au bon moment.
16:28C'est que des momentum, en fait.
16:29Et donc, moi, je suis en vacances.
16:30On est le 5 janvier.
16:32D'accord.
16:32Moi, je suis en vacances chez mes parents, au sport d'hiver, sans doute en train de faire la plonge.
16:37Et donc, je suis chez mes parents au sport d'hiver, à la montagne.
16:40Et mon téléphone sonne.
16:42Et là, c'est Gaël Sanker, qui est aujourd'hui le patron d'énergie, qui me dit, voilà, Camille, tu
16:47vas faire de l'antenne.
16:48On remplace, à l'époque, il y avait Max, le Star System, qui s'arrête après des années, des années,
16:53d'immenses succès, animateur vraiment brillant.
16:56Et donc, là, il l'arrête.
16:57Et quand il l'arrête, ils disent, on va mettre une autre émission, mais une fille et un co-animateur.
17:02Pas moi du tout.
17:03À aucun moment, je suis dans leur plan de combat.
17:06Rien à voir.
17:07Je ne suis pas du tout là.
17:09Et le gars qui doit venir, deux jours avant, dit, en fait, je ne viens pas, j'ai une clause
17:12de non-concurrence, je ne peux pas venir.
17:14Bref, je ne sais pas trop, je ne sais même pas qui c'était, moi.
17:16Et donc, il m'appelle, il dit, qui on va prendre ?
17:18On va prendre le mec qui fait rire dans les couloirs.
17:20Et je me rappelle que, quelques jours avant, parce que je m'étais excusé, parce qu'on faisait du skate
17:24dans les couloirs,
17:24et j'avais pété la vitre de Gaël Sanker, justement, le patron.
17:27Mon skate avait traversé sa vitre, avait pété sa vitre.
17:31Donc, j'avais fait des blagues pour essayer de m'en sortir, tout ça, avec la peur de me faire
17:33virer.
17:33Et là, tout d'un coup, il me dit, tu viens à l'antenne, et tu commences le 5 janvier.
17:37Et là, je me retrouve au bout de deux ans, deux ans et demi de stage, encore un petit coucou
17:41à l'URSSAF,
17:43je me retrouve au prud'homme, pardon, pourquoi j'ai l'URSSAF ?
17:45Au prud'homme.
17:46Et donc, je me retrouve à l'antenne, là, pas du tout prévu, au bout de deux ans, trois ans
17:52que je rêvais de faire ça.
17:53Et vous vous dites quoi, justement, quand vous êtes à l'antenne ?
17:55Franchement, je bosse comme un fou.
17:56Je me dis, il faut absolument, voilà, c'est pas tous les jours qu'on a la chance de pouvoir
18:00avoir un micro,
18:01donc il faut bosser à fond, mais j'essaie de réfléchir à tout, parce que j'ai une chronique dedans,
18:06donc d'essayer de bien faire ma chronique, tout ça et tout ça.
18:09Et au bout de trois mois d'antenne, Énergie m'appelle pour remplacer Manu Payet dans le 6-9 d
18:14'Énergie.
18:14Et là, votre carrière est lancée, vous débutez ensuite l'animation télé sur Énergie 12 sur la TNT.
18:20Vous travaillez ensuite sur Virgin Radio, puis Europe 1 avec Michel Drucker, puis Cyril Hanouna.
18:26Et justement, à partir de 2012, vous êtes chroniqueur pour Cyril Hanouna au moment où son émission
18:31« Touche pas à mon poste, quitte France 4 pour D8 qui va devenir C8 ».
18:36Au tout début, c'est une petite émission finalement qui fait relativement peu d'audience.
18:40TPMP ? En fait, ça arrive de France 4.
18:43C'était en deuxième partie de soirée sur France 4 et ils disent « Mais on va en faire l
18:46'accès du gratuit »
18:47parce que l'équipe de Canal ont récupéré Direct 8 qui va devenir D8.
18:53Et quand on part tous dans cette aventure, Cyril, moi, tous les autres chroniqueurs,
18:57mais même nos patrons, on ne sait pas encore si la chaîne va vraiment exister
19:00puisque le CSA n'a pas donné son go.
19:02On est tous en train de miser sur un truc, préparer une émission qui peut-être verra pas le jour.
19:06Et donc, c'est un moment assez dingue et trop cool.
19:10Et on se retrouve à faire cette émission qui, en effet, trouve son public au fur et à mesure, tout
19:13doucement.
19:14Et je me rappelle, il y a des concurrents et confrères sur les autres chaînes
19:17que tout doucement, en regardant en haut, en disant « Oh là là, il marche ! »
19:20Et on les rattrape, voilà, au fur et à mesure, jusqu'à connaître le succès qu'on a connu dans
19:26« Touche pas mon poste ».
19:27Et dans cette émission, vous réalisez chaque jour une chronique de 5 minutes
19:30intitulée « Le poste de surveillance de Camille Combal ».
19:33On retrouve tous les anciens d'Hélène et les garçons.
19:35On les adore, évidemment.
19:36Voilà, il y a José, il y a Cricri d'amour.
19:38Ils sont tous là.
19:40Il n'y a qu'une chose dans cette série, je ne sais pas si vous l'avez déjà regardé,
19:42Patrick,
19:43c'est qu'il y a beaucoup de personnages, voire trop.
19:45Regardez, je n'ai jamais vu autant de prénoms cités.
19:48En si peu de temps, j'étais perdu.
19:50Je vais finir par appeler les flics, moi.
19:52Putain, elle est dans cette paupée, Nico et Ingrid qui se font enlever,
19:54ta soeur qui se fait taper dessus.
19:57T'as le numéro, toi, John ?
19:58Non, mais je n'ai pas suivi de famille non plus.
20:01Tu veux que je n'ai pas pris ça ?
20:03Je vais rappeler John.
20:07C'est vrai que ça fait beaucoup de prénoms.
20:10Bon, rappelez-nous ce qu'est le poste de surveillance, ce rendez-vous,
20:13et ce que ça demande comme travail au quotidien.
20:16Le poste de surveillance, c'est une chronique qui a démarré,
20:18qui faisait, je pense, 3, 4 minutes.
20:22On surveillait toute la télévision.
20:24Donc des choses que peut-être on a vues, traitées avec notre regard,
20:27et puis aussi des choses qu'on allait trouver, dénicher dans le monde.
20:29On allait aussi trouver des images très anecdotiques,
20:32parce qu'il y avait peut-être un sosie de Jules quelque part.
20:34On aurait dit, regardez, il y a le sosie de Jules,
20:35au fin fond là-bas dans l'Assemblée nationale.
20:37Il y a beaucoup de gens qui vous ressemblent à l'Assemblée nationale.
20:40Et donc, on allait trouver de l'image anecdotique
20:45ou traiter une image forte.
20:46Voilà, c'était ça.
20:47Et c'est un gros boulot.
20:48C'est énormément de...
20:50C'est du travail, mais c'est pas vraiment du travail,
20:53parce que quand je dis, c'est comme à la radio,
20:55quand je dis que j'ai beaucoup travaillé,
20:56en effet, j'ai beaucoup travaillé.
20:57Mais moi, j'ai grandi avec des parents qui faisaient un métier très très dur,
21:00comme plein de gens qui nous écoutent là,
21:02et qui faisaient autant d'heures que moi,
21:04avec un métier très pénible.
21:06Donc voilà, on va pas trop se plaindre quand même.
21:07Mais oui, c'est beaucoup de temps.
21:09Parce que je dis tout le temps,
21:11je dis qu'on est tellement des privilégiés.
21:12On a tellement de chance.
21:14Il y a tellement de gens qui aimeraient faire ce qu'on fait,
21:16que si on a une chance, à un moment donné,
21:18d'avoir un micro tendu ou une caméra
21:20pour regarder et mettre en lumière notre travail,
21:22la moindre des choses,
21:23c'est de le travailler de tout notre cœur le plus possible.
21:27Et c'est ce qu'on a fait,
21:28c'est toujours mon bras droit aujourd'hui,
21:30avec Abdoul et après une petite équipe
21:32qui se renforçait dans une année.
21:33C'est ce qu'on a essayé en tout cas.
21:34En tout cas, il n'y a pas un soir
21:36où je n'ai pas donné le maximum.
21:38Et j'ai pris des bides,
21:39j'ai fait des chroniques nulles en 7 ans,
21:40au quotidien, franchement.
21:41Et des fois, on y va en sachant
21:43qu'on n'a pas tout le temps le meilleur contenu.
21:46J'en parle parfois avec Étienne
21:47de Quotidien Carbonnier que j'adore
21:49et qui continue un peu de faire cet exercice-là
21:52où parfois, on est la télé,
21:54les contenus ne nous proposent pas ce qu'on veut.
21:56On sait qu'on y va,
21:57mais l'important, c'est d'avoir donné le max.
21:59Mais j'ai pris des bides énormes.
22:00En tout cas, il n'y a pas un soir
22:01où je n'ai pas essayé de faire
22:02la meilleure chronique possible.
22:03Vous, vous êtes souvent décrit
22:04comme quelqu'un de casanier.
22:06Le soir, plutôt qu'aller faire la fête,
22:07vous préférez visiblement
22:08plutôt regarder la télé sur le canapé.
22:10C'est vrai ?
22:11C'est complètement vrai.
22:13Ben ouais, ouais, ouais.
22:14Je suis arrivé à un niveau,
22:15je dis mais vraiment,
22:17c'est des fois, je passe en voiture,
22:19à la dernière fois que je suis allé en boîte,
22:20je dis « Ah là, c'est la boîte ! »
22:21C'est devenu une auto-école.
22:23Je suis à ce niveau-là
22:25de soirée et de mondanité.
22:27C'est ça ma vie.
22:27Mais je l'adore.
22:30Je suis plus tranquille,
22:31je suis plus à me faire des séries.
22:33Toujours au niveau personnel,
22:34en 2015, vous devez subir
22:35une grève de cornée
22:37en raison d'une maladie génétique.
22:38C'est peu connu,
22:39mais vous en parlez volontiers.
22:40Et vous êtes même investi
22:41dans des associations,
22:42notamment pour parler du don de cornée.
22:45Est-ce que vous pouvez nous parler
22:46de votre cas ?
22:46Qu'est-ce qui vous est arrivé ?
22:47En fait, c'est une maladie génétique
22:49au jet de naissance
22:50qui peut être assez courante
22:52et qui avant n'était pas du tout
22:54possible de traiter.
22:55Depuis quelques années,
22:56ils y arrivent avec les grèves de la cornée.
22:58Donc ça rejoint à la fois
23:00les problèmes de vision,
23:01les problèmes aux yeux
23:02et en même temps,
23:02tout le monde du don,
23:04du don d'organes et tout ça.
23:06Et donc, j'essaie de sensibiliser au maximum.
23:08Et aujourd'hui, il faut savoir
23:09que c'est quelque chose
23:10qui est très, très important.
23:11On est donneur.
23:12Ça a un peu changé maintenant les choses.
23:14On est donneur quoi qu'il arrive.
23:15Et c'est si on ne souhaite pas
23:16qu'il faut le préciser.
23:18Et puis après, il y a aussi une charte
23:19quand on a reçu un organe de quelqu'un.
23:21Moi, par exemple, c'est les yeux.
23:22Je ne dois pas faire de plongée.
23:24Je ne dois pas me battre dans la rue.
23:25Donc si quelqu'un est venu
23:26pour me péter la gueule,
23:27on ne pourra pas le faire.
23:28Je suis désolé, monsieur au fond
23:30qui est venu clairement pour ça.
23:31On ne pourra pas se battre.
23:33Voilà, il y a toute une charte à faire.
23:34Et je trouve que c'est assez dingue.
23:36Et ça change les choses.
23:37Il faut que je fasse le droit maintenant.
23:38J'ai un autre oeil à greffer.
23:39Les deux maintenant.
23:40L'autre est atteint.
23:41Donc il faut que je fasse le deuxième maintenant.
23:42On revient sur votre carrière professionnelle.
23:45À partir de 2017,
23:46vous avez envie d'arrêter de participer
23:48à l'émission « Touche pas à mon poste ».
23:50Départ que vous annoncez finalement en 2018,
23:53le vendredi 20 avril 2018.
23:54Tout est un vendredi dans l'émission.
23:56Moi, je voudrais vous remercier tous.
23:58Je pourrais avoir un mot
23:59pour chacun d'entre vous qui m'avait accompagné.
24:02J'ai grandi avec vous.
24:02J'ai vécu des moments magnifiques,
24:04des moments extraordinaires.
24:06C'était dur, vraiment,
24:07puisque tous les soirs,
24:08on vient pour faire rire les gens.
24:10C'est un exercice qui est dur,
24:11qui est difficile,
24:11qui est vraiment prenant.
24:13Toute la journée, on vit avec ça.
24:15Il faut être performant le soir.
24:16On a la deadline à rendre et tout ça.
24:17Tu sais qu'on continuera à s'éclater,
24:19on continuera à penser à toi
24:20et toi, on espère que tu vas te régaler.
24:22Je te le dis,
24:22juste avant de partir,
24:23je crois qu'il y a tes équipes
24:24avec qui tu as travaillé pendant 6 ans
24:25qui t'ont laissé un petit message.
24:28Camille, c'est sans aucun doute
24:30un des êtres les plus sensibles
24:31que j'ai connus dans ce métier.
24:33C'est une grande, grande qualité humaine.
24:34Donc, surtout, ne change pas.
24:36Camille, c'est quelqu'un
24:37qui respecte tout le monde,
24:38les petits comme les puissants.
24:39À chaque mot utilisé,
24:41chaque vanne,
24:41il fait bien attention
24:42à ne blesser personne.
24:44Ça vous a touché,
24:44ces messages des membres
24:45de votre équipe ?
24:46Ah ouais, bah j'ai pleuré.
24:47Moi, je suis là de même
24:48de le réentendre
24:49parce que moi,
24:49il faut savoir,
24:49je déteste m'entendre
24:51et je déteste me voir.
24:52Donc là, peut-être
24:52que c'est la première fois
24:53que j'entends ma voix.
24:54En radio, je ne me réécoute
24:55jamais en radio,
24:56je ne me regarde jamais en télé.
24:58Ouais, c'est un moment émouvant
25:00parce qu'on a rencontré
25:01plein de personnes
25:02durant cette période
25:03et voilà, ça marque.
25:05Mais là, en me réécoutant,
25:06je suis quand même
25:06border burn-out.
25:08C'est entre émotions
25:09et le gars
25:10en peut plus.
25:11Tu sens,
25:12c'était dur,
25:13c'est dur de faire rire les gens.
25:15On sent que je suis vraiment border.
25:17Les patrons de TF1
25:18qui sont les anciens patrons
25:20de C8
25:20que vous avez donc connu à C8
25:22vous appellent
25:22quelques mois plus tard,
25:23je crois,
25:23ou à ce moment-là.
25:24Ils vous font une proposition
25:26présenter l'émission
25:27Danse avec les stars
25:29ou des célébrités
25:30Danse avec des pros
25:31de la danse.
25:32On vous propose
25:33de co-animer
25:34la neuvième saison
25:35de cette émission
25:35avec Karine Ferry.
25:36Vous vous dites quoi
25:37au tout départ ?
25:38Je suis très surpris
25:39de recevoir ce coup de fil
25:40parce que moi,
25:41j'avais pris la décision
25:42d'arrêter Touche pas mon poste
25:43l'année précédente
25:44et donc je l'ai annoncé
25:45au mois de juin
25:46en disant,
25:46voilà, moi,
25:46ça sera ma dernière saison
25:48dans Touche pas mon poste
25:48quoi qu'il arrive.
25:50Et donc,
25:51je n'avais pas du tout
25:51les projets de TF1.
25:52Je savais juste
25:53qu'il fallait qu'on arrête.
25:55Il était temps aussi
25:56de se réinventer tout ça
25:57et là,
25:58j'ai un coup de fil
25:58à la fin de saison
25:59de TF1
26:00pour me dire,
26:00si tu voudrais animer,
26:01faire du mambo
26:02avec Liane Folli
26:04et du coup,
26:05je suis très surpris
26:05parce que je ne me suis jamais,
26:08jamais projeté
26:11franchement sur TF1
26:12dans cette émission
26:13et que,
26:13à part pour la chronique
26:14et quelques extraits,
26:15je n'avais absolument
26:15jamais regardé l'émission.
26:17Donc,
26:18vous doutez ?
26:18Oui,
26:19bien sûr.
26:19Je doute de moi surtout.
26:21C'est-à-dire ?
26:22D'abord,
26:22je me dis,
26:23c'est peut-être
26:23un canular de Gérald Dahan
26:25ou un truc comme ça
26:26et je dis d'abord,
26:27je dis,
26:28voyons-nous
26:29parce qu'en vrai,
26:30je me dis,
26:30bon ok,
26:30c'est bon canular,
26:32TF1,
26:32danser avec les stars
26:33et puis après,
26:34je les rencontre,
26:35ils m'ont senté capable
26:36et moi après,
26:37je me suis demandé
26:37si j'en avais envie,
26:38ben ouais,
26:39j'avais envie
26:39et donc,
26:40on a essayé d'y aller.
26:41Donc,
26:41vous décidez d'y aller
26:42au mois de septembre 2018,
26:44vous préparez
26:45votre premier prime time
26:46aux manettes
26:47de danse avec les stars
26:48sur TF1
26:49et vous découvrez
26:50donc en préparant
26:51que c'est une énorme machine,
26:52beaucoup de moyens,
26:53ça ressemble à quoi
26:53en coulisses
26:54avant que ça parte l'émission ?
26:56Franchement,
26:56c'est incroyable.
26:57Il y a deux émissions
26:58que j'ai eu la chance
26:59d'animer
27:02et c'est intéressant
27:02de porter une émission
27:03où il y a autant
27:04de groupes de métiers,
27:06tout ça réuni
27:06et à la fin,
27:08humblement,
27:08on essaie de faire
27:09que tout se passe bien
27:10pour tout le monde.
27:11C'est les Energy Music Awards
27:12et les Danse avec les stars.
27:14Voilà,
27:15c'est deux immenses machines
27:16danser avec les stars.
27:17Je ne veux pas dire de bêtises
27:18mais je pense qu'il y a
27:19entre 250 et 400 personnes
27:21qui doivent bosser,
27:22je ne sais même pas
27:23si je ne suis pas en dessous,
27:25sur chaque prime
27:26et donc voilà,
27:27dès le vendredi,
27:28les répètes,
27:29tout ça
27:29et il faut tout cadrer
27:30et c'est grisant
27:32et puis le direct,
27:33c'est génial,
27:33le direct,
27:33c'est top.
27:34Alors juste avant
27:35que nous débute
27:35votre premier Danse avec les stars,
27:37le samedi 29 septembre,
27:39vous vous dites quoi d'un mot
27:39juste avant le départ
27:41de l'émission ?
27:42Je me dis,
27:43tout se passe un vendredi
27:44normalement
27:44et là on est samedi.
27:46Donc petite tuilasse
27:47et je me dis,
27:49franchement,
27:49je vais vous dire,
27:50je ne l'ai jamais dit
27:51mais je me rappelle
27:54de sortir
27:55de la loge
27:56qui est juste à côté
27:57du plateau
27:57et de dire
27:58à mon pote Abdoul
27:59et à mes proches
28:00qui étaient venus
28:00me voir pour la première,
28:02quand on se revoit
28:02à la fin de l'émission,
28:04tout aura changé
28:05dans un sens
28:05comme dans l'autre,
28:06c'est où ça sera
28:07à peu près allé
28:08ou alors je serai
28:09une catastrophe
28:10et les gens vont dire
28:10qu'on est une catastrophe
28:11parce qu'il y a de soi
28:13de faire ce qu'on a
28:13un peu en tête
28:14et puis il y a
28:14comment vont le recevoir
28:15le public,
28:18les journalistes,
28:19c'est du direct,
28:19il faut y aller quoi.
28:20Merci d'accueillir
28:21Camille Comban
28:22et sa partenaire
28:28Karine Ferry
28:31Bonsoir Karine
28:32Bonsoir Camille
28:33Bonsoir à tous
28:35Bonsoir à tous
28:36Wow
28:38Ok
28:38Ah c'est ça
28:40danser avec les stars ?
28:41Ouais c'est ça
28:42Mais c'est de la folie
28:43Ils sont onze
28:45Onze chanteurs
28:47Onze acteurs
28:48Alors quand vous animez
28:48l'émission
28:49vous vous dites quoi
28:50Je suis pas traqueur après
28:51Moi j'ai pas le track
28:53au moment d'y aller
28:53c'est plus avant
28:55c'est plus avant
28:56j'essaie de me rassurer
28:57en préparant beaucoup
28:59en travaillant beaucoup
29:00moi j'écris pas mes textes
29:02enfin j'écris pas
29:03je suis pas au prompteur
29:04tout ça
29:05j'ai juste un déroulé
29:06de ce que je dois dire
29:07parce qu'à un moment donné
29:08si ça Billy Crawford de danser
29:09si je dis
29:10maintenant c'est à Jules
29:12de danser
29:12c'est parce qu'il est
29:14dans la prochaine saison
29:14Jules l'a mis
29:16sachez le scoop
29:17et on l'a mis
29:17avec Fovoto
29:18ça va être une folie
29:20j'ai les premières répètes
29:21faut le voir sur la salsa
29:21c'est un truc de ouf
29:23et donc
29:24il y a quand même
29:25un déroulé à suivre
29:26qui doit être correct
29:27il y a un timing aussi
29:27à respecter
29:28on est en direct
29:29il y a les pubs
29:29à envoyer un certain moment
29:31il y a l'huissier tout ça
29:32les votes
29:32donc c'est très carré
29:33mais après
29:34ce que je vais dire
29:34à Billy Crawford
29:35je sais pas ce que je vais dire
29:36en fait c'est
29:37dans mon truc
29:37donc c'est de travailler
29:38beaucoup la mécanique
29:39pour me rassurer
29:41mais après au moment
29:42au moment du direct
29:43que ce soit en radio
29:44à la télé
29:45ou même sur scène
29:46après franchement
29:46c'est là où il faut
29:47se faire plaisir
29:47mais même dans
29:48Touche pas mon poste
29:48au moment de ma chronique
29:49même quand je prenais des bides
29:50c'était mon meilleur moment
29:51finalement vous avez convaincu
29:53dans cet exercice
29:54le parisien titre
29:55quelques mois après
29:56c'est déjà gagné
29:57pour Camille Combal
29:58depuis cette émission
29:59vous avez multiplié
30:00les prime times
30:02sur TF1
30:02ces dernières années
30:03que ce soit
30:03Danse avec les stars
30:04Mask Singer
30:05ou encore
30:06Qui veut gagner des millions
30:07où vous avez succédé
30:08d'ailleurs à Jean-Pierre Foucault
30:10émission
30:10bonsoir à tous
30:11émission que vous avez
30:12commencé à animer
30:12en avril 2020
30:14en plein confinement
30:15et c'était forcément
30:17un peu compliqué
30:19racontez nous ça
30:19je croyais qu'il y avait
30:20un extrait
30:22vous attendiez un extrait aussi
30:23normalement je fais ça
30:24parce qu'il y a eu
30:24un geste de mentre
30:25hop là
30:25c'est un vrai souci
30:27pour
30:27je vais le dire
30:28sachez-le
30:29si vous écoutez le podcast
30:30il y a eu une sorte
30:30de feinte de geste
30:31comme ça
30:32il a repris
30:32l'envoi du son
30:34Julie a été très bon
30:36donc bah oui
30:37on fait
30:37donc on est pendant
30:38le confinement
30:38et donc
30:40TF1
30:40m'appelle
30:42et je me dis
30:43qu'est-ce qui se passe
30:44pourquoi il m'appelle
30:45pendant le confinement
30:46les budgets doivent être serrés
30:48il n'y a pas que des bonnes nouvelles
30:49et ils me disent
30:49bah il faudrait faire
30:50qui veut gagner des millions
30:51dans ton appartement
30:52parce qu'on a des problèmes
30:53il faut qu'on mette des choses
30:54à l'antenne
30:55on n'a plus rien
30:56et donc on se retrouve
30:57avec des caméras
30:58à faire
30:58vraiment dans le salon
30:59de mon appart
31:01qui veut gagner des millions
31:02avec
31:03donc bah toute une équipe
31:04technique
31:05ils cassent tout
31:07quand même
31:07parce qu'à un moment donné
31:08ils disent
31:08ouais le tableau là
31:09c'est une marque
31:09je dis bah peut-être
31:10allez on arrache le cadre
31:11c'est parti
31:12parce qu'il fallait
31:12que tout soit clean
31:13le soir même
31:13on a fait du matin au soir
31:14et avec ma femme
31:16dans la chambre
31:16bloquée toute la journée
31:18parce qu'elle n'apparaît pas
31:19dans l'émission
31:20c'est pas en couple
31:21que c'est animé
31:22l'émission
31:23donc c'est pas possible
31:24elle est pas animatrice
31:25sur TF1
31:25voilà je vis pas
31:26avec Karine Ferry
31:27sinon à la limite
31:27il y aurait eu raccord
31:28mais pas là
31:29ça marchait pas
31:29et donc elle était bloquée
31:31dans la chambre
31:31toute la journée
31:32donc moi j'avais tourné
31:34depuis chez moi
31:35bon on a vécu
31:35des moments fous
31:36quand même
31:36avec Valérie Lemercier
31:37chez elle
31:37avec le maire de la ville
31:38qui sonne chez elle
31:39elle lui demande la réponse
31:40donc le maire de la ville
31:41à la sonnette
31:42lui donne la réponse
31:43elle revient
31:43elle me donne la bonne réponse
31:45incroyable
31:45et donc ma femme
31:46qui après évidemment
31:47elle faisait la gueule
31:47parce qu'on avait pas le droit
31:48de sortir
31:48donc elle était bloquée
31:49toute la journée
31:50dans l'appartement
31:51au niveau personnel
31:52l'événement marquant
31:53de ces dernières années
31:54c'est la naissance
31:55de votre premier enfant
31:56un garçon
31:57au printemps 2022
31:58votre épouse
31:59qui elle aussi
32:00travaille à la télé
32:01a annoncé cette bonne nouvelle
32:03sur Instagram
32:03le jour de la fête des mères
32:05l'an dernier
32:06il y a près d'un an
32:07en écrivant
32:08bonne fête maman
32:09devenir maman
32:10m'a fait comprendre
32:10combien ce rôle est absolu
32:12un tourbillon
32:13qui renverse tout
32:14le plus beau des miracles
32:15vous comment est-ce que
32:17vous avez vécu
32:17l'arrivée de votre enfant
32:19j'avais même pas vu son poste
32:21je découvre là
32:23ben moi c'était
32:24c'est fou
32:25ouais c'est génial
32:26moi je suis à fond
32:27et chaque jour qui passe
32:28c'est encore un peu
32:29un peu plus kiffant je trouve
32:30est-ce que vous espérez
32:31qu'il aura votre
32:32votre humour
32:32ou celui de votre papa
32:34Riquet
32:35franchement il fera
32:35tout ce qu'il veut
32:36tant qu'il est supporter
32:37de l'OM
32:39moi c'est tout ce que je veux
32:40il n'y a pas de
32:41on supporte PSG
32:43je sais pas quoi
32:43pour le reste franchement
32:44il fait tout ce qu'il veut
32:45moi ce que je veux
32:46c'est essayer de faire
32:47que s'il a envie de jouer au foot
32:48il peut jouer au foot
32:49s'il veut jouer au rugby
32:49il peut jouer au rugby
32:50s'il veut jouer au tennis
32:51après moi je vais essayer
32:52voilà
32:53qu'il joue au tennis
32:54moi je joue au tennis
32:54pour pouvoir peut-être un jour
32:56faire un match avec lui
32:57mais si ça lui plaît pas
32:58moi je vais pas être pushy
32:59voilà moi je faisais du ski
33:01en compète
33:02on m'a poussé de dingue
33:03c'est dur
33:04donc je veux pas ça
33:04moi il va être tranquille
33:08là il y a eu un signe
33:08qu'il fallait mettre en son
33:10ça a marché
33:12bien régi
33:15bravo la régie
33:16bien joué
33:17là je parle sur le son
33:18Julien excuse moi
33:19est-ce qu'on peut juste
33:19renvoyer le tabi
33:20pour que je le fasse
33:20je vais reparler
33:22quoi qu'il arrive
33:23je reparlerai
33:24sinon on va le garder
33:24Jules
33:25il y a aucune chance
33:26que je parle pas sur le générique
33:28je vais refaire le signe
33:29qui marche
33:30Julien t'es prêt
33:32et c'est reparti
33:34et vous savez pas
33:35mais c'est que sur l'ouverture
33:36de Dals
33:37avec Fovoto
33:37il dansera sur cette musique
33:40ça sera un truc
33:41un peu moderne jazz
33:42un peu contempo
33:43ce sera un contempo
33:44allez c'est parti
33:44merci Camille Combal
33:46cet épisode de Code Source
33:47a été produit par
33:48Thibaut Lambert
33:49et Emma Jacob
33:49réalisation
33:50Julien Moncouquiole
33:51merci à toute l'équipe
33:52de Code Source
33:53Clara Garnier-Amourou
33:55Raphaël Pueillot
33:56Ambre Rosala
33:57Pierre Chaffanjon
33:57et Claudia Prolongeau
33:59qui est désormais
34:00au micro de
34:00Crime Story
34:01Crime Story
34:02un nouveau podcast
34:03du Parisien
34:04restez avec nous
34:05tout de suite
34:05Thibaut Lambert
34:06vous raconte
34:06dans un épisode
34:07hors série
34:08de quelques minutes
34:08les coulisses
34:09de la fabrication
34:09de Code Source
34:10toujours pour fêter
34:11notre millième épisode
34:13merci de votre fidélité
34:14Applaudissements
34:17Applaudissements
34:20Applaudissements
34:41Applaudissements
34:45Salut c'est Thibaut Lambert
34:47je suis devant
34:48les locaux du Parisien
34:49dans le 15ème arrondissement
34:50de Paris
34:50on est juste à côté
34:52de la tour Eiffel
34:52elle est à deux pas d'ici
34:53mais moi je vais plutôt
34:54vous emmener dans les coulisses
34:55de Code Source aujourd'hui
34:56allez on y va
35:00voilà je me dirige
35:01vers notre coin réservé
35:02dans l'open space
35:03alors il faut savoir
35:03qu'on est entre 3
35:05et 5-6 personnes
35:06à travailler pour Code Source
35:08ça dépend des jours
35:08et sachez aussi
35:10qu'il faut au minimum
35:102 jours
35:11pour fabriquer un épisode
35:12sachant qu'on en sort
35:14un nouveau chaque soir
35:15du lundi au vendredi
35:16je vous laisse donc imaginer
35:17ça demande une sacrée organisation
35:24Alors là je vais déranger
35:26Ambre Rosala
35:26qui travaille à son bureau
35:28Ambre vous la connaissez
35:29c'est la reportère
35:30de Code Source
35:30une fois par semaine
35:31elle va recueillir
35:32la parole de quelqu'un
35:34qui a une histoire
35:35forte à raconter
35:35tiens Ambre
35:36d'ailleurs tu peux nous dire
35:37comment tu repères
35:38ces histoires
35:39et ensuite
35:39comment tu travailles ?
35:40Alors la plupart du temps
35:42c'est quand je vois
35:43une histoire forte
35:44ou une histoire inspirante
35:45dans Le Parisien
35:46et j'ai envie
35:47de le raconter
35:48en son
35:49dans Code Source
35:50puis après je contacte
35:51la personne
35:52et je cale un rendez-vous
35:53pour faire l'interview
35:54ça dure environ
35:55une à deux heures
35:56pour qu'on puisse avoir
35:57le temps de tout aborder
35:58et le troisième
35:59temps fort de mon travail
36:00c'est le montage
36:01et l'écriture
36:03après le vrai temps fort
36:04c'est l'heure du déjeuner
36:05à la cantine
36:06c'est moi qui motive
36:06les troupes
36:07pour aller manger
36:08avant qu'il n'y ait plus rien
36:09à la cantine
36:10et le dernier
36:11c'est le goûter
36:12j'ai mes petits camarades
36:14qui souvent
36:15viennent les poches pleines
36:16Ok
36:16je te laisse travailler
36:17je te laisse nous avertir
36:18quand ce sera l'heure du déjeuner
36:19en attendant
36:20je m'approche
36:20de Jules Lavie
36:21le rédacteur en chef
36:22et présentateur
36:23de Code Source
36:24Jules
36:24ta première mission
36:25le matin
36:26avec le reste de l'équipe
36:27c'est de savoir
36:28de quoi on va parler
36:28dans les prochains épisodes
36:29alors comment tu choisis
36:30tes sujets ?
36:31Alors je passe
36:32beaucoup de temps
36:32sur leparisien.fr
36:34et sur l'appli du Parisien
36:35pour essayer
36:35de débusquer
36:36les bons sujets
36:37à quoi on reconnaît
36:38un bon sujet
36:39c'est un sujet
36:39qu'on pourra transformer
36:40en histoire
36:40en fait avec un début
36:41un milieu et une fin
36:43régulièrement aussi
36:43je lève la tête
36:44et je te demande
36:45et je demande à l'équipe
36:46est-ce qu'il n'y a pas
36:46un sujet évident à caler
36:48un truc qui m'aura échappé
36:49et puis en fait
36:50je passe aussi un peu
36:51mon temps à faire mon marché
36:52à la machine à café
36:53à la cantine
36:54je demande aux uns
36:55aux autres
36:55s'ils n'ont pas une idée
36:56de sujet
36:56même si ce n'est pas
36:57sur leur thématique
36:58je vais donner un exemple
36:59un jour on a fait un sujet
37:00sur le groupe de rock
37:01ACDC
37:02et c'est Timothée Boutry
37:04du service Police Justice
37:05qui m'a dit
37:05ah vous devriez faire
37:06un sujet ACDC
37:07et tout
37:08bref donc je l'ai écouté
37:09et on a fait ça
37:09et c'était plutôt sympa
37:10donc merci Timothée
37:11parmi ceux qui viennent
37:12le plus régulièrement
37:13dans Côte-Source
37:14il y a Emmanuel Marolle
37:15le chef du service
37:16Culture du Parisien
37:17Emmanuel
37:17quand tu vois Jules
37:18arriver vers ton bureau
37:19tu te dis quoi ?
37:20je me dis ça y est
37:21il va me demander
37:22si on a des sujets en cours
37:23qui pourraient faire
37:24l'objet d'un Côte-Source
37:25donc on commence à parler
37:27déjà de tel ou tel artiste
37:30alors je sais que Jules
37:31il aime bien
37:31qu'il y ait une forme
37:31de dramaturgie
37:34faire un petit pitch en fait
37:35et je vois si son oeil
37:36commence un petit peu
37:37à briller ou pas
37:38et puis à partir de là
37:39on commence à travailler
37:41là-dessus
37:41il va nous donner une trame
37:43et puis voilà
37:43après nous on prépare
37:44et c'est parti
37:46et c'est parti
37:48Emmanuel Marolle
37:49le jeudi 26 mai
37:50le groupe Dépêche Mode
37:51annonce la mort
37:52de l'un des membres fondateurs
37:54oui le groupe
37:55Jules une fois que tu as envoyé
37:56les questions
37:56environ 25 questions
37:57c'est l'heure d'enregistrer
37:58alors comment ça se passe
37:59globalement ?
38:00alors ça se passe
38:01globalement bien déjà
38:02et le truc c'est que
38:03je demande
38:05aux journalistes du Parisien
38:06de ne pas lire un texte
38:07l'idée c'est qu'ils n'aient pas
38:08écrit les réponses à l'avance
38:09mais que pour chaque question
38:10ils se soient dit
38:11bon là je vais raconter ça
38:12là je vais plutôt raconter ça
38:13pour que ce soit improvisé
38:15pour que ce soit parlé
38:16donc forcément
38:17c'est un petit peu long
38:18c'est-à-dire qu'on s'y reprend
38:18à plusieurs fois
38:19etc
38:19mais on le fait
38:20en pensant aux auditeurs
38:21aux auditrices
38:22parce qu'on se dit que
38:23s'il y a des petits blancs
38:24s'il y a des hésitations
38:25comme là je suis en train
38:26de le faire en train de vous parler
38:27du coup ce sera plus agréable
38:29à écouter
38:29que si c'était juste
38:30un texte lu
38:31bon Emmanuel
38:32ça reste entre nous
38:33il est comment
38:33Jules à l'enregistrement
38:34il a des idées assez précises
38:36de ce qu'il veut
38:37et surtout de la façon
38:38dont il veut raconter son histoire
38:39Nelgan
38:40on va lui faire faire
38:41ses problèmes de santé
38:41et tout
38:42et on y a 10 ans avant
38:43ça va pas ?
38:44c'est ce que je t'ai répondu
38:45ça va pas
38:45c'est ça voilà
38:48c'est un peu l'idée
38:49il nous pousse à raconter
38:50des choses un peu personnelles
38:51donc je pense que c'est ça aussi
38:53la qualité de code source
38:54il y a des enregistrements
38:56qui peuvent être laborieux
38:57parce qu'on est un peu fatigué
38:58parce qu'on patauge
39:00Einstein
39:01je disais
39:02j'ai pas réussi à le gars
39:03des groupes allemands
39:04comme
39:04pardon
39:05vas-y
39:05vas-y reprends
39:06ça m'est arrivé de dire à Jules
39:07oh là là
39:08c'était compliqué là aujourd'hui
39:10ça va pas être terrible et tout
39:11et il me dit
39:12non non mais t'inquiète pas
39:12ça va aller
39:13et effectivement
39:14ramasser sur 20 minutes
39:15ça passe tout seul
39:16et c'est très bien comme ça
39:21et là je rejoins Clara Garnier
39:22Amourou
39:23Clara tu fais plein de choses
39:24différentes à code source
39:25et notamment du montage
39:26c'est à dire que
39:27tu vas mettre en forme
39:29l'interview que Jules
39:30vient de tourner
39:30avec les journalistes
39:32au départ quand tu récupères
39:33le son brut
39:34de l'enregistrement
39:35il dure combien de temps ?
39:36quand ça se passe bien
39:36ça dure 45 minutes
39:37là on est content
39:38la journée va bien se passer
39:40quand ça se passe moins bien
39:41ça dure une heure et quart
39:43et là la panique
39:43commence à s'installer
39:44parce qu'en fait
39:45notre boulot
39:45enfin mon boulot
39:46quand je fais du montage
39:46c'est de réduire
39:48cette heure et quart
39:49où c'est 45 minutes
39:51à 17-20 minutes
39:52et puis après
39:53c'est tout un travail
39:54de nettoyage
39:54parce que quand on parle
39:55comme ça
39:56de manière un peu
39:57en impro au micro
39:58on a plein de tics de langage
39:59en fait
40:00on dit des E tout le temps
40:01on se reprend et tout ça
40:03donc ce que j'essaye de faire
40:04c'est de faire un montage
40:05le plus fluide possible
40:06le but étant vraiment
40:07de se dire
40:07oh là là
40:07mais il parle trop bien
40:08ce journaliste
40:09tout ça ça prend au moins
40:103 heures
40:11mais on a un champion
40:12dans l'équipe
40:13Raphaël Puyot
40:14titulaire du record
40:15du montage le plus rapide
40:16Raphaël
40:17combien de minutes ?
40:18alors de mémoire
40:18mon record
40:19je crois que c'était
40:1942 minutes
40:20pour un épisode
40:21j'avais dû faire le montage
40:22très rapidement
40:22en fin de journée
40:23moi mon secret
40:24c'est de monter en fait
40:25en accéléré
40:25c'est à dire que
40:26là on va entendre le son
40:27en vitesse normale
40:28en juin 2021
40:29la Zara publie un autre titre
40:31qui va cartonner
40:32ça s'appelle
40:33tu t'en iras
40:34et moi en fait
40:35quand je fais un montage
40:36je monte à cette vitesse là
40:44ça fait déjà plusieurs années
40:45que je monte comme ça
40:46pour l'instant
40:47ça va
40:47je ne suis pas devenu fou
40:48des fois on doit monter
40:49un sujet
40:50du jour pour le lendemain
40:51et donc
40:52on est un peu forcé aussi
40:53de travailler comme ça
40:55alors à présent
40:55je me tourne vers Emma Jacob
40:56Emma tu es alternante
40:58cette année à Code Source
40:59tu termines tes études
41:00de journalisme
41:00une fois qu'on a fini
41:01le montage
41:02on n'a pas fini de travailler
41:03il reste à faire
41:04ce qu'on appelle
41:04les archives
41:05et c'est très important
41:06oui les archives
41:07c'est un peu la touche finale
41:08de chaque épisode
41:10le but c'est de trouver
41:11vraiment
41:12des extraits de JT
41:14d'émissions spéciales
41:15de reportages
41:16qui vont permettre
41:17d'illustrer le sujet
41:18et de rendre plus vivants
41:20et plus attrayants
41:21les épisodes
41:21une fois que le montage
41:22est bon
41:23que les archives
41:24ont été trouvées
41:24le lendemain
41:25c'est Julien
41:26Julien Moncouquiol
41:27le réalisateur de Code Source
41:28qui s'empare de l'épisode
41:30Julien
41:30à ce moment là
41:31toi tu réécoutes tout
41:32pour t'assurer du sens
41:33tu améliores les voix
41:34et l'une de tes missions
41:35c'est aussi
41:36d'habiller l'épisode
41:37est-ce que tu peux
41:38nous expliquer ?
41:39l'habillage en fait
41:40va venir souligner
41:41des émotions
41:42du coup si vous voulez
41:43un petit exemple
41:44si je prends
41:45un épisode
41:46fait divers
41:47et que je le mets
41:49avec une musique
41:50qui n'a rien à voir
41:51ça donne ça
41:52l'autopsie
41:53elle va permettre
41:53de déterminer
41:54que la cause principale
41:56c'est une suffocation
41:57mais une suffocation
41:58assez particulière
41:59on a enfoncé
42:00sa tête
42:01dans le sable
42:02c'est un exemple
42:03un peu pris à l'extrême
42:04on se rend compte
42:05que c'est complètement
42:06absurde
42:06ça fonctionne pas du tout
42:07on va devoir essayer
42:08de trouver la bonne tonalité
42:09pour que ça donne
42:10plutôt quelque chose
42:11comme ça
42:11l'autopsie
42:12elle va permettre
42:13de déterminer
42:14que la cause principale
42:16c'est une suffocation
42:17mais une suffocation
42:17assez particulière
42:18on a enfoncé
42:20sa tête
42:20dans ces exemples
42:22le ton est assez facile
42:24à trouver
42:24puisqu'on parle
42:25d'un meurtre
42:26donc on va aller
42:26dans des musiques
42:27qui évoquent plutôt
42:28ce côté noir
42:29morbide
42:29il y a certains épisodes
42:31où c'est un petit peu
42:32plus compliqué
42:32parce que la tonalité
42:34est un petit peu
42:34plus complexe
42:35à trouver
42:36et donc il y a
42:37cette recherche
42:38qui est effectuée
42:38pour trouver
42:39le ton juste
42:40et une fois que l'épisode
42:41est prêt
42:41il reste à trouver
42:42un bon titre
42:43une bonne photo
42:43un bon pitch
42:44et on le publie
42:45sur toutes les plateformes
42:46d'écoute
42:46sur leparisien.fr
42:47aussi à 18h
42:49mais ça c'est
42:50quand on y arrive
42:52voilà vous en savez plus
42:53sur les coulisses
42:53de Codesource
42:54si vous avez encore
42:55des questions
42:55n'hésitez pas
42:56à nous les poser
42:57à cette adresse
42:59codesourceatleparisien.fr
43:00à très vite
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