Elle jouait dans des orchestres prestigieux mais en 2010, suite à un anévrisme, la violoniste Solrey s’est retrouvée paralysée du bras gauche. Après plusieurs années de rééducation, incapable de retrouver pleinement son niveau, elle s’est reconvertie en cheffe d’orchestre. Pour Code source, Solrey raconte son histoire au micro d’Ambre Rosala.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Raphaël Pueyo, Emma Jacob et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network, Epidemic Sound - Identité graphique : Upian
Archives : Desplat Birth II, issu de l'album Divin Féminin, interprété par Solrey & le Traffic Quintet / La peau douce, issu de l'album Nouvelles Vagues, interprété par Solrey & le Traffic Quintet.
#solrey #pmr
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00:02Bonjour, c'est Raphaël Pueyo pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Il y a 12 ans, Solray était violoniste professionnel pour des orchestres prestigieux.
00:17Aujourd'hui, elle se produit toujours sur scène mais dans un autre rôle, celui de chef d'orchestre.
00:23En 2010, alors qu'elle était encore violoniste, c'est un anévrisme qui a bouleversé sa vie.
00:29Après une opération du cerveau qui a mal tourné, elle s'est réveillée avec le bras gauche paralysé, incapable de
00:35jouer du violon.
00:37Solray raconte aujourd'hui son histoire dans Codesource, au micro d'Ambre Rosala.
00:51Dominique Lemoynier, dit Solray, m'accueille dans son atelier dans le 3ème arrondissement de Paris,
00:55où elle imagine et travaille ses spectacles musicaux.
00:58C'est une femme très élégante, blonde aux yeux bleus et qui porte un tailleur très chic.
01:03Nous nous installons à son bureau et elle commence à me raconter son enfance.
01:09Solray grandit en Normandie, à Caen, avec sa grande sœur et son petit frère et leurs parents.
01:13Sa mère est pianiste et donne des cours à la maison et son père est représentant de commerce.
01:19Ma mère était très cultivée et très artiste, mais c'était un milieu catholique, provincial.
01:28Le milieu dans lequel je grandissais était un milieu assez triste, qui moi me pesait.
01:33Et paradoxalement, et par opposition, je virevoltais dans tous les sens.
01:39J'avais besoin d'ailleurs permanent.
01:43Malgré son dynamisme, la petite fille ne s'épanouit pas et sa mère s'en rend compte.
01:47Alors quand elle a 3 ans, elle l'emmène voir un psychiatre.
01:51Le psychiatre lui a dit, votre fille s'ennuie à mourir.
01:54Il faut absolument que vous la sollicitiez de toute part.
01:58Et elle m'a mis au piano directement.
02:01Elle s'est dit que la musique allait me sauver.
02:04Donc à 3 ans, elle m'a appris le piano, les notes, le solfège.
02:10À 4 ans, elle m'a appris à lire, à écrire, à compter.
02:16Ma mère m'a sollicité en permanence.
02:19Quand elle a 6 ans, sa mère la prépare pour passer un examen de piano,
02:23pour intégrer le conservatoire de Caen.
02:25J'arrive au conservatoire de Caen, et dans les couloirs, j'ai entendu du violon.
02:32Comme j'étais une petite fille très vive,
02:34je me suis tout de suite engouffrée dans la salle
02:37où j'entendais ce son qui m'a attirée tout de suite.
02:40Et donc j'ai passé cet examen pour rentrer au conservatoire.
02:43J'ai eu cet examen, et le lendemain, je dis à ma mère,
02:45mais moi je n'aime pas le piano du tout, je veux faire du violon.
02:49Mon père a dit à ma mère, écoute, laisse-la faire du violon,
02:53puisqu'elle en a tellement envie.
02:55Et ma mère était assez difficile, elle me disait,
02:58mais non, mais c'est un instrument très difficile, et tout ça.
03:01Mais moi j'étais très entêtée, donc quelques mois après, j'ai commencé le violon.
03:05Ses parents lui offrent un violon,
03:07et tout de suite, la fillette crée un lien très fort avec son instrument.
03:11Ce son m'habite, et me nourrit, et m'émeut plus que tous les autres instruments.
03:17Et le violon est un instrument si petit, si fragile, si délicat,
03:22et en même temps tellement puissant, tellement riche, tellement émotionnel,
03:26qu'une fois qu'il arrive dans vos bras, puisque c'est un instrument qu'on tient dans ses bras,
03:32c'est vraiment un prolongement du corps.
03:35Il peut vraiment faire office de doudou pour une petite fille,
03:38qui commence avec un petit violon qui est petit, c'est très ludique.
03:43Et pour moi, qui avait cette nature très débordante, très vivace, très allègre,
03:49c'est comme une reconnaissance de l'autre,
03:52comme quelque chose qui est en dehors de vous, mais qui finalement est vous.
03:57Solré apprend le solfège et le violon au conservatoire,
04:00mais elle continue d'aller à l'école normalement.
04:02Elle saute le CP et le CE1, et à 14 ans,
04:05elle rejoint l'ensemble instrumental de Normandie, qui vient tout juste de se créer.
04:10Avec l'orchestre, elle donne des concerts et commence déjà à gagner un peu sa vie.
04:14Elle termine le lycée quand elle a 16 ans, puis elle fait une crise d'adolescence.
04:19Dans les années 75, toute la société bougeait énormément.
04:25Le rapport des hommes et des femmes changeait,
04:28le rapport à la liberté sexuelle aussi était très différent.
04:31J'avais des engagements politiques,
04:33j'étais concernée par une société que je voulais voir changer.
04:38Je n'aimais pas cette société d'avant,
04:40où les femmes étaient soumises,
04:42où les femmes devaient rester à la maison,
04:45s'occuper des foyers, avoir des enfants.
04:48Toutes ces codes bourgeois étaient pour moi inenvisageables.
04:55Il y a eu une période un peu conflictuelle avec justement mes parents,
04:59qui a fait que j'ai quitté le cocon familial assez brutalement,
05:04et je me suis débrouillée toute seule.
05:06L'adolescente part de chez ses parents à seulement 16 ans.
05:09Elle intègre le Conservatoire de Versailles, puis de Paris,
05:12et gagne sa vie en donnant des concerts ou en jouant pour des musiques de films.
05:16Puis elle arrête sa formation au conservatoire,
05:18parce qu'elle trouve les professeurs trop austères,
05:20et parfois cruels avec leurs élèves.
05:22À 25 ans, elle décide de partir aux Etats-Unis pour perfectionner sa musique.
05:29Et là, j'ai repris mes études vraiment très sérieusement,
05:32avec un professeur polonais magnifique,
05:35un des virtuoses de sa génération dans les années 40-50,
05:39qui m'a redonné confiance,
05:42et qui était extrêmement enthousiaste,
05:45qui aimait la musique, qui aimait ses étudiants,
05:48qui les encourageait.
05:50L'Amérique était un Eldorado à ce niveau-là.
05:53Et c'était un bonheur de pouvoir recevoir un enseignement aussi joyeux,
06:00et être en dehors de ce regard toujours négatif français.
06:07Soleray rentre en France quand elle a 28 ans.
06:09Elle intègre l'Orchestre Philharmonique de Radio France,
06:12et parallèlement, elle explore d'autres genres musicaux,
06:14comme le jazz, la musique tzigane ou le tango.
06:17Elle commence aussi à jouer pour le cinéma,
06:20et un matin du mois d'août 1985,
06:22elle rencontre Alexandre Desplat,
06:24un tout jeune compositeur de musique de film.
06:29On s'est rencontrés en séance d'enregistrement.
06:31J'ai été engagée pour venir jouer une de ses premières musiques de film.
06:36C'était chez Coluche,
06:38parce que Coluche, il adorait la musique,
06:40et comme il était très généreux avec ses copains,
06:43il avait construit un studio d'enregistrement dans sa maison dans le 14e,
06:47à côté du parc Onsouris.
06:49Et donc il y avait Coluche à côté qui répétait ses émissions,
06:53et de l'autre côté, il y avait un studio d'enregistrement avec ses copains musiciens.
06:57La violoniste et le compositeur tombent très amoureux,
07:00ils se marient,
07:01et Soleray devient vite sa soliste de prédilection.
07:04Elle l'aide aussi dans la direction artistique de ses prochains films,
07:07et lui fait découvrir toutes les possibilités de jeu du violon.
07:11En 1996, elle crée un ensemble de cinq instruments à cordes
07:14pour interpréter la partition de son mari,
07:16écrite pour le film de Jacques Audiard, Un héros très discret.
07:20Avec cet ensemble, qu'elle appelle le trafic quintet,
07:23elle crée en 2005 un premier spectacle,
07:25Nouvelle Vague, de Godard à Audiard,
07:27dans lequel elle revisite des musiques de film qu'elle met en image.
07:32Soleray crée d'autres spectacles dans les années qui suivent,
07:34où elle mêle toujours musique et vidéo.
07:37Et c'est elle, derrière son violon, qui dirige les autres musiciens.
08:06En 2010, la violoniste a un anévrisme.
08:10Une artère de son cerveau s'est dilatée et elle doit se faire opérer.
08:14Son chirurgien lui explique qu'il va devoir lui poser un ressort
08:17pour éviter une rupture de l'artère qui pourrait être très grave.
08:20Elle n'est pas du tout inquiète parce qu'elle s'est déjà fait opérer
08:23de la même chose dix ans plus tôt et tout s'était très bien passé.
08:26Mais au moment de l'opération, le chirurgien fait une erreur
08:29et Soleray se réveille avec le bras gauche paralysé.
08:35Je sors de là en lambeaux, avec un bras mort.
08:40Le bras gauche mort, que je soulève de ma main droite.
08:44Et on me dit « mais ça va passer, ça va passer ».
08:47Donc on me renvoie chez moi dans un état terrifiant.
08:54Et ça ne passe pas, évidemment, ça ne passe pas.
08:57Les médecins lui disent qu'avec de la rééducation,
08:59elle va pouvoir retrouver l'usage de son bras.
09:01Mais elle a quand même peur que sa main s'atrophie
09:04et se referme sur elle-même à cause de la paralysie
09:06et qu'elle n'arrive plus jamais à jouer du violon.
09:09J'avais une kiné, je l'ai appelée tout de suite,
09:11j'ai dit « viens vite, il faut que tu me fasses un moule
09:14pour pas que ma main se ferme ».
09:16Donc on a tout de suite fait quelque chose
09:19pour que la main ne meure pas.
09:21Ça va à une vitesse folle.
09:23En un mois, mes doigts s'étaient affinés,
09:26toute la musculation se perd, c'est très impressionnant.
09:29Et donc je savais l'ampleur du désastre.
09:32En plus de la paralysie,
09:34la violoniste a aussi des problèmes de mémoire.
09:36Elle commence une rééducation à l'hôpital des Invalides
09:39quatre jours par semaine.
09:40Et le cinquième jour, elle a rendez-vous avec Béatrice Sauvageau,
09:44une orthophoniste spécialisée en neurologie,
09:46qui va l'aider à faire travailler son cerveau
09:48pour qu'elle réussisse à rejouer du violon.
09:50Béatrice Sauvageau a une méthode exceptionnelle
09:54qui est de replacer toujours un individu
09:57qui est lésé et détruit au niveau de son identité
10:01dans son passé.
10:03C'est-à-dire que le premier jour où je suis allée la voir,
10:07la première chose qu'elle m'a demandé,
10:08c'est « Où est ton violon ? »
10:10« Tu es violoniste, non ? »
10:12« Où est ton violon ? »
10:13Donc j'ai été chercher mon violon
10:14et la première chose qu'elle a faite,
10:16c'était de me remettre dans cette position de violoniste.
10:18Avec la main droite, je pouvais jouer sur les quatre cordes
10:21et faire tout ce que j'avais envie avec quatre cordes,
10:23seulement quatre notes,
10:25mais reprendre possession de cette identité de musicienne.
10:31Petit à petit, Solray retrouve l'usage de son bras
10:34et de sa main gauche.
10:35Elle est loin d'avoir retrouvé toutes ses capacités,
10:37mais elle recommence à jouer du violon comme elle peut
10:40pour rééduquer son bras et son cerveau.
10:42L'activité du cerveau ne doit jamais s'arrêter.
10:46Une fois que vous êtes atteint et lésé d'une manière cérébrale,
10:49d'une manière aussi importante,
10:51il faut tout reprendre à zéro.
10:55Violoniste et musicienne,
10:57je n'aurais jamais eu cette patience.
10:59Mais justement, cette pratique de la musique,
11:02vous apprend la rigueur, vous apprend la discipline,
11:05vous apprend la répétition,
11:07le geste répété, répété, répété,
11:09pour pouvoir retrouver les connexions cérébrales.
11:13Donc toute ma rééducation aussi tenait dans le fait
11:16qu'il fallait que j'aille sur scène malgré que je sois paralysée.
11:19Donc j'ai donné des concerts au Bouffe du Nord,
11:21à la Cité de la Musique, à la Philharmonie,
11:23avec deux doigts et demi.
11:25Au fil des séances de rééducation et des concerts,
11:28la musicienne va mieux,
11:29mais elle n'a toujours pas retrouvé
11:30toutes ses capacités motrices d'avant.
11:34J'ai retrouvé une main tout à fait normale,
11:37mais pas suffisamment pour être violoniste.
11:40C'était invivable,
11:42je devais travailler six heures,
11:44huit heures par jour,
11:45chose qui ne m'était jamais arrivée de ma vie,
11:48pour tenir sur scène
11:50en me demandant si l'annulaire allait se poser,
11:54si ce n'était pas possible.
11:56Il fallait prendre la décision de dire non,
11:58je ne peux pas aller plus loin.
12:01Et je ne vais pas passer ma vie,
12:02qui me reste,
12:04à essayer de retrouver quelque chose
12:06qui ne va jamais revenir complètement.
12:09Donc j'ai pris cette décision
12:10que je ne serai plus violoniste.
12:15Le 1er août 2015,
12:17cinq ans après son opération,
12:19Soleray monte sur scène
12:20avec le Trafic Quintet
12:21pour le festival de Ravello en Italie,
12:24en sachant très bien
12:25que ce sera son dernier concert
12:27en tant que violoniste.
12:28C'était un concert en plein air,
12:31c'était horrible,
12:33il y avait du vent,
12:36l'archer,
12:37on avait l'impression
12:38de tenir une barre de dériveurs,
12:41tellement le vent poussait,
12:43on s'est battus
12:44avec les éléments
12:45pendant tout le concert
12:46et moi je n'en pouvais plus.
12:49Donc j'ai été soulagée.
12:52Le 1er août 2015,
12:53c'était un grand soulagement.
13:05Après avoir rangé son violon,
13:07ça devient très difficile
13:08pour la musicienne
13:09d'aller au concert
13:09et d'entendre quelqu'un jouer du violon.
13:11Mais elle ne se laisse pas abattre
13:13et elle continue de travailler,
13:15surtout avec son mari Alexandre Desplat
13:17en tant que directrice artistique.
13:19Et parfois,
13:19elle le remplace en studio d'enregistrement
13:21pour diriger les musiciens.
13:23En général,
13:24c'est Alexandre qui dirige ses séances,
13:26mais parfois il est très fatigué
13:28ou il veut entendre
13:29d'une manière différente.
13:31Donc à ce moment-là,
13:33je prends sa place
13:34sur le podium.
13:35Donc je suis passée derrière
13:37à la cabine
13:38et j'ai commencé à diriger
13:41les séances d'enregistrement.
13:43Et puis,
13:44de temps en temps,
13:45je les ai dirigées
13:46au sens propre du terme.
13:48J'étais à la baguette.
13:50Donc j'ai commencé comme ça.
13:52Petit à petit,
13:53elle se dit que si elle ne peut plus jouer de violon,
13:55elle peut toujours diriger un orchestre.
13:57J'ai dirigé l'orchestre d'Annecy,
13:59l'orchestre national d'Auvergne.
14:01Donc ça s'est fait comme ça.
14:03Mais en revanche,
14:04moi je me suis dit
14:05oui, c'est très bien,
14:07mais je vais apprendre la technique.
14:08Donc j'ai pris des cours.
14:10Donc j'ai trouvé un professeur formidable
14:12en la personne de Carmen Moral,
14:14qui est professeur
14:15à la Berkeley School à Boston.
14:17Et pendant la pandémie,
14:18elle était à Paris.
14:19Donc j'allais chaque semaine
14:22avec mon petit cartable
14:24travailler des partitions avec elle.
14:26Et j'ai appris la direction avec elle.
14:29Le 4 octobre 2022,
14:31Soleray se produit à la scène musicale
14:32près de Paris avec le trafic quintet.
14:35Il rejoue le spectacle Divine Féminin
14:37que Soleray a créé 13 ans plus tôt.
14:39Cette fois-ci,
14:40elle ne monte pas sur scène
14:41en tant que violoniste,
14:43mais en tant que chef d'orchestre.
14:45La salle est magnifique.
14:46Elle sonne magnifiquement bien.
14:49On a eu beaucoup de chance
14:50parce que la salle était pleine.
14:52Un grand enthousiasme du public.
14:55Vraiment.
14:56Et c'est un genre de nouveau départ.
15:01Aujourd'hui, je me sens
15:03peut-être encore plus musicienne qu'avant.
15:06Je suis libre avec cette nouvelle identité.
15:09Je suis en paix.
15:12De temps en temps,
15:13j'ouvre la boîte de violon.
15:14C'est comme une boîte de Pandore.
15:16J'ouvre la boîte de violon
15:17et puis je fais sonner.
15:18Et puis je suis contente
15:19parce que ça sonne encore.
15:20Et que je sais encore
15:22faire sonner un violon.
15:23Mais c'est fini.
15:26Je ne suis plus violoniste.
15:35Ambre, elle le raconte dans l'épisode.
15:38Soleray a travaillé avec son mari
15:39Alexandre Desplat
15:40sur plusieurs musiques de films.
15:42Oui, elle a par exemple été
15:43sa directrice artistique
15:44pour le film Valérian
15:46de Luc Besson
15:47ou encore
15:48La forme de l'eau
15:49de Guillermo del Toro.
15:50Et d'ailleurs,
15:51ce film,
15:52La forme de l'eau,
15:53a reçu un Oscar
15:54pour sa bande originale.
15:55Aujourd'hui,
15:56comment elle envisage
15:57la suite de sa carrière ?
15:58Elle veut continuer
16:00à faire des spectacles,
16:01à diriger des ensembles.
16:03Elle a vraiment trouvé
16:04sa spécificité artistique,
16:06on va dire.
16:07C'est celle de revisiter
16:08des musiques,
16:09les mettre en images
16:09dans des spectacles
16:11à la fois musicaux
16:12et visuels.
16:13Et donc,
16:13elle se dit qu'elle a encore
16:14plein plein de choses
16:15à explorer.
16:17Et est-ce qu'elle a d'autres
16:17projets de spectacles
16:18avec son groupe
16:19Le Trafic Quintet ?
16:20Oui, elle en a plusieurs.
16:21Le principal,
16:22c'est un deuxième volet
16:24de son spectacle Divine Féminin
16:25qui est en préparation.
16:27Donc, c'est son spectacle
16:28qu'elle a créé en 2009
16:29et qu'elle a rejoué
16:30le mois dernier
16:31à la scène musicale.
16:32C'est un spectacle
16:33qui rend hommage,
16:34je la cite,
16:35aux femmes sacrifiées
16:36du cinéma
16:36qui sont devenues
16:37des symboles de liberté.
16:39Donc, un deuxième volet
16:40est en préparation,
16:41mais elle va aussi
16:42continuer à présenter
16:43la première version
16:44de ce spectacle
16:45en concert.
16:46Et elle sera,
16:46par exemple,
16:47avec Le Trafic Quintet
16:48au Festival Radio France
16:50de Montpellier
16:50en juillet prochain.
16:52Merci Ambre Rosala
16:54et merci à Olivier Bureau
16:55pour son aide.
16:57Codesource est le podcast
16:58quotidien d'actualité
17:00du Parisien.
17:00N'oubliez pas de vous abonner
17:02pour ne rater aucun épisode.
17:04Vous pouvez nous écrire
17:05à codesource
17:06at leparisien.fr
17:08Cet épisode a été produit
17:10par Thibaut Lambert
17:11et Emma Jacob.
17:12Réalisation,
17:13Julien Moncouquiole.
17:16Sous-titrage Société Radio-Canada
17:17Sous-titrage Société Radio-Canada
17:22Sous-titrage Société Radio-Canada
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