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  • il y a 23 heures
Avec Pascal Papé (ancien international Français), Philippe Doussy (entraîneur des skills de l'Italie) et Damien Neveu (Manager de Niort)
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##AU_COEUR_DE_LA_MELEE-2026-03-08##

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00Deux barres automobiles, négociants et mandataires automobiles depuis 30 ans présentes
00:06Sud Radio Rugby, Cyprien Béthoud
00:09Bonsoir à toutes et à tous, très heureux de vous retrouver dans Au cœur de la mêlée, votre émission rugby
00:14comme tous les dimanches, 18h-19h pour revenir sur le week-end rugby.
00:18Il a été riche ce week-end rugby sur Sud Radio, la radio du rugby.
00:22Jean-Baptiste Elissal, Philippe Spanguero, bonsoir messieurs.
00:26Bonsoir à tous.
00:28Salut Cyprien, bonsoir messieurs.
00:30Bon, on espère que 24 heures après la défaite française, on a peut-être mis un peu moins d'émotion
00:36pour revenir sur cette rencontre avec vous.
00:39Je vous donne le programme, on va évidemment prendre vos podiums du week-end.
00:42Ensuite, nous aurons Pascal Papé, 65 sélections et deux grands chlems avec nous à 18h15, à 18h30.
00:48Nous avons la chance d'avoir Philippe Doucy, entraîneur adjoint de Gonzalo Quesada avec la sélection italienne
00:54pour revenir sur l'exploit hier des Italiens qui ont battu pour la première fois l'Angleterre.
00:59Et nous finirons l'émission avec Damien Neveu, entraîneur manager de New York, qui a indiqué qu'ils avaient des
01:06problèmes financiers.
01:07Ils ne sont pas loin du dépôt de bilan.
01:09On en parlera évidemment en fin d'heure.
01:11Mais avant ça, du coup messieurs, 24 heures après cette défaite, déjà, comment vous allez Jean-Baptiste ?
01:17Oh ben moi ça va, il y a des choses pires dans la vie.
01:21Je n'étais pas, je vous dis, je n'étais pas dans la grande émotion après l'Irlande il y
01:26a quatre semaines.
01:27Et je ne vais pas être dans la dramaturgie aujourd'hui.
01:32J'ai revu le match plusieurs fois.
01:34En fait, ce qui se passe, et on en parlera tout à l'heure, c'est un énorme trou d
01:39'air entre la 40e et la 60e.
01:41Même si avant, ce n'est pas terrible non plus, on nous attendait à un meilleur niveau.
01:45C'est surtout ces 20 minutes-là qui me laissent dubitatif avec beaucoup d'erreurs individuelles, pas forcément collectives.
01:51Philippe, toi aussi, l'émotion, elle est passée.
01:54On est plus à froid là maintenant pour analyser ce qui s'est passé hier.
01:58Oui, plus à froid, et puis avec quelques éléments de réponse peut-être supplémentaires dont on débattra tout à l
02:04'heure,
02:04que je n'ai pas évoqués hier, pareil, en ayant revu le match.
02:08Et voilà, des explications plutôt concrètes sur ce trou d'air français.
02:13Alors maintenant, il nous reste un match et on a hâte, puisque malheureusement, on n'a plus notre destin en
02:18main.
02:18Mais en tous les cas, en fonction de ce que fera l'Ecosse en Irlande, on peut aller chercher un
02:24tournoi.
02:25Et c'est ce qui compte aujourd'hui dans la construction de cette équipe de France avant 2027.
02:30Évidemment, un tournoi, ça reste important.
02:32Ce n'est pas facile de l'avoir, le Grand Chelem.
02:34Encore moins, on le sait, il y en a eu 10 en l'espace de 115 ans, il me semble.
02:38Donc, comme quoi, ce n'est pas des choses banales, en tout cas, pas banalisées.
02:42Comme je suis une mauvaise personne, j'ai oublié de saluer peut-être le meilleur d'entre nous, messieurs.
02:45Quentin Cabanis, comment tu vas ?
02:47Bonsoir, ça va très bien et toi ?
02:48Bon, Quentin, on va faire gagner des places avec Sud Radio, évidemment.
02:52Oui, c'est pour ça que tu me salues, en fait, finalement.
02:54C'est parce que tu veux des cadeaux.
02:55Parce que je sais que tu es généreux, surtout avec ceux qui nous écoutent.
02:58Exactement, c'est le moment de jouer et de gagner vos places pour la 20e journée de Top 14.
03:02C'est Canal+, et Sud Radio qui vous offrent vos places pour la rencontre Castro-Olympique-Montoban.
03:07Match qui aura lieu le 28 mars pour gagner vos places.
03:10Vous envoyez dès maintenant Sud par SMS au 7-20-18, SUD par SMS au 7-20-18 pour remporter
03:17vos places pour Castro-Olympique-US-Montoban.
03:20Des places offertes par Sud Radio et Canal+, diffuseurs de Top 14 et de la Pro D2.
03:25N'hésitez pas, évidemment, à jouer. Messieurs, on va commencer avec vos podiums et on va partir du bas du
03:30podium.
03:30Jean-Baptiste, ta médaille de bronze, elle est pour ?
03:33Eh bien, elle est pour l'un des seuls Français qui a vraiment été à la hauteur.
03:38Et j'ai bien aimé son match, tant sur le déplacement que sur ses efforts défensifs.
03:42C'est gros.
03:44Voilà, et je crois qu'il a fait un 100% au plaquage, une vingtaine de plaquages.
03:4922, 22 sur 22.
03:51Et à l'œil nu, c'était incroyable au niveau du déplacement et du replacement défensif.
03:56L'un des seuls qui a existé.
03:58Lui qui était sorti tôt, on se souvient, lors du dernier match, il n'y avait pas d'incertitude,
04:02mais c'est vrai qu'il montre pourquoi c'est le titulaire dans cette équipe.
04:05Et puis, 22 plaquages en 52 minutes.
04:07C'est un bon ratio.
04:08C'est un sacré abattage.
04:08C'est un très bon ratio.
04:09Médaille de bronze pour Philippe, c'est ?
04:12D'Irlande, je suis resté sur les équipes victorieuses.
04:14Alors, une petite équipe d'Irlande, mais bon, elle a su se défaire des Gallois.
04:19On sent quand même des Irlandais en fin de cycle.
04:23On en a parlé.
04:24Moi, je les compare un peu à cette génération dorée du rugby gallois après cette Coupe du Monde 2019.
04:31On sent qu'il y a une difficulté à faire émerger de nouveaux joueurs.
04:34Ils ont été en difficulté.
04:35Ils l'avaient déjà été contre l'Italie à domicile.
04:38Alors, il y a cette victoire étincelante en Angleterre qui nous amène à avoir du mal à juger vraiment du
04:46niveau de cette équipe d'Irlande aujourd'hui dans ce tournoi.
04:48Mais en tout cas, c'est une victoire pour les Irlandais dont ils avaient besoin.
04:52Est-ce que c'est l'Irlande qui a eu du mal parce que le Pays de Galles a été
04:56meilleur que sur les derniers matchs ?
04:58Ou alors, c'est vraiment l'Irlande qui n'est pas bonne, Jean-Baptiste ?
05:02C'est l'Irlande qui est moins bonne.
05:04D'accord.
05:05Elle nous a tellement habitués à du très bon, voire de l'excellent, avec un jeu très stéréotypé, mais quand
05:15même qui pose énormément de difficultés à l'adversaire.
05:19Que là, c'est vrai qu'elle est un peu plus, comme dit Philippe, en fin de roue.
05:24Il va falloir se régénérer.
05:27Mais malheureusement, j'ai vu leur moins de 20 ans.
05:29Il n'y a pas grand-chose non plus.
05:31Donc, il risque d'avoir une période un peu délicate.
05:33Et à noter quand même que les Gallois font, depuis deux matchs, peut-être des meilleurs matchs de rugby, peut
05:38-être plus dans le combat.
05:41Alors, ça ne gagne pas, évidemment, mais il y a du mieux quand même chez les Gallois.
05:44On a l'impression qu'il y a des motifs d'espoir un peu quand même pour ces équipes.
05:50Oui, oui, oui.
05:52Les Gallois, j'avais été un peu dur avec les Piliers.
05:56Ils en ont trouvé un bon, un gaucher, qui a marqué un bel essai.
06:01Ils essayent de produire un rugby.
06:04Pour moi, ils partent encore de trop loin, vouloir trop posséder le ballon.
06:07Dès qu'ils se font contrer, ils y perdent énormément de plumes.
06:11J'ai vu qu'ils avaient un rugby aussi un peu plus axial.
06:13D'ailleurs, qu'ils auraient dû nous guider, nous, en voyant le match face à l'Ecosse, vers un autre
06:17rugby.
06:17Mais on en parlera tout à l'heure.
06:19Et c'est vrai qu'ils font preuve de beaucoup d'abnégation.
06:23Mais malheureusement, à ce niveau-là, ça ne suffit pas.
06:25Et pour l'instant, ils ne gagnent pas.
06:26Et ça, c'est compliqué pour eux.
06:28En tout cas, c'est sûr qu'il y aura une dernière journée pour essayer de ne pas finir Fanny.
06:32Et pour le Pégal, ce sera face à l'Italie.
06:35Médaille d'argent pour toi, fille Jean-Bas, c'est ?
06:39Pour moi, c'est l'Ecosse.
06:41Et tant sur la production.
06:44Bon, ça, on était un peu habitués.
06:46Puisque c'est toujours une équipe qui joue énormément et qui se fait beaucoup de passes.
06:50Qui joue en rugby très rapide, etc.
06:54Et surtout sur la stratégie.
06:55J'ai beaucoup aimé le fait qu'ils ne soient pas mis en danger, notamment sur ces 50-50 aériens.
07:00Ils ont toujours tenté un coup de nous déplacer, de nous désorganiser un petit peu avec des passes.
07:07Et dans un second temps, ils ont tapé les coups de pied, notamment décroisés.
07:10Alors, je pense qu'on ne s'en rend pas bien compte.
07:12Mais le soleil était vraiment très gênant pour les Français en première mi-temps.
07:14Au vu de l'en-avant de Ramos, ce qui n'est pas habituel.
07:17Et ils ont touché cette zone-là deux ou trois fois dans le match.
07:20Je sens que c'était prévu, préparé.
07:22Ils ne voulaient pas nous laisser dans le confort de là où on avait été très bons.
07:25C'est-à-dire sur le jeu au pied aérien et ses fulgurances et ses petites contre-attaques très rapides.
07:30Et j'ai trouvé ça plutôt intelligent de leur part.
07:32Une très bonne stratégie mise en place du coup du côté de l'Écosse.
07:35Toi, ta médaille d'argent, Philippe, c'est une autre victoire.
07:38Mais cette fois, la dernière de la quatrième journée.
07:43Oui, c'est celle de l'Italie.
07:44Alors, on a inversé nos médailles d'or et d'argent avec Jean Bas.
07:48Pourquoi médaille d'argent ? Parce qu'en effet, l'exploit est quand même à souligner.
07:52Première fois que les Italiens arrivent à se défaire de l'Angleterre en 32 confrontations, dans un stade en feu.
07:58Donc, ça fait vraiment plaisir de voir de nouveaux pays s'éveiller autant au rugby.
08:04Parce que l'Italie est une nation quand même ancienne.
08:06Mais là, on sent une fierté de son peuple pour son équipe nationale.
08:10Et c'est pour moi un socle quand même hyper important dans la construction d'une aventure collective.
08:16En tous les cas, ces Italiens, on en reparlera peut-être tout à l'heure avec Philippe Doucy dans les
08:21stats.
08:21Mais ils n'ont pas été réellement dominateurs sur ce match.
08:24Mais ce qui a changé dans ce visage, c'est d'abord la profondeur de banc, on l'a dit.
08:29Ce qui a changé dans cette équipe italienne, c'est ça.
08:31Et c'est surtout une forme de réalisme qu'ils ont su trouver.
08:35Parce que sur cette fin de match, ils ont su basculer la décision.
08:38Être en gestion sur les cinq dernières minutes, c'est pas facile.
08:42Ils ont très bien su gérer cette fin de match.
08:45Et donc, argent parce qu'on avait quand même dit que l'Italie avait de quoi être ambitieuse dans ce
08:51tournoi.
08:51Donc, on est moins surpris.
08:53Mais en tous les cas, c'est quand même une victoire qui fera date.
08:57En effet, une victoire qui va faire date.
08:58Et on en parlera tout à l'heure avec Philippe Doucy.
09:00Et donc, toi, ta médaille d'or, Jean-Bas,
09:03c'est l'Italie.
09:05Oui, parce que c'est historique.
09:08Parce qu'elle se paye, enfin.
09:11Parce qu'elle progresse.
09:13Parce que son numéro 10, beaucoup décrié sur la Rade,
09:19a fait un bon match.
09:20Parce qu'ils ont des joueurs très intéressants.
09:23Mais non, chez Lourdes, on va faire un match terrible.
09:25Ils ont une troisième ligne casse-pieds, on va dire.
09:29Ils ont une conquête solide.
09:30Et comme l'a dit Philippe, ils ont trouvé des ressources.
09:33Alors, c'était vraiment...
09:34On était dans la fin de match à serrer.
09:38Enfin, vous voyez ce que je veux dire.
09:39Pour ne pas qu'ils prennent ce que c'est à la fin.
09:42Et ce troisième ligne a été gratté, ce ballon.
09:44Ils ont réussi à prendre le ballon en touche.
09:45Le capitaine, en plus, c'était Lamaro.
09:47Donc, c'est tout un symbole, en plus.
09:48Ouais, c'est ça.
09:49Il est venu le chercher de loin, celui-là.
09:50Parce que...
09:51Ah oui.
09:51Après, bon, l'Anglais joue mal.
09:53Il faut qu'il ralentisse.
09:54Qu'il essaie de rester debout.
09:55Enfin, bon, peu importe.
09:56C'est pas le problème.
09:58Donc, l'Italie, parce que c'est historique.
09:59Et que ça m'a fait plaisir pour certains de leurs joueurs.
10:02Jean-Baptiste, j'ai une petite question.
10:03Rapidement, tu parlais de Garbizi qui est décriée sur la Rade.
10:11un petit peu en difficulté en club,
10:13brille autant avec leur sélection.
10:17C'est difficilement compréhensible.
10:21Peut-être se retrouve-t-il mieux dans le projet.
10:24Question de confiance ?
10:27Je crois pas.
10:29Je crois pas.
10:30Et ça, ça doit rentrer forcément en jeu.
10:32Mais je te dis, plus le projet.
10:34Là-bas, rien de la langue pour Garbizi.
10:36C'est pas ça, parce qu'il parle parfaitement le français.
10:38C'est un garçon très brillant, que je connais.
10:40Pour Ben White, je sais pas.
10:41Mais c'est vrai que...
10:45Peut-être que le rugby proposé dans leur nation leur convient mieux.
10:50Ils ont un peu plus de confiance, mais surtout de liberté.
10:54En tout cas, c'est vrai que le rugby offensif des deux équipes,
10:58mais notamment celui de l'Italie,
10:59il fait beaucoup de cellules, avec beaucoup de changements de sens.
11:03Et notamment Garbizi qui court derrière ses avants.
11:05Et bien, on le voit un peu moins tout le monde.
11:07Donc peut-être qu'il est tout simplement plus à l'aise avec cette équipe-là.
11:12Peut-être aussi une question de stature.
11:13Au sein de leur sélection, ce sont des joueurs cadres
11:15et pas forcément au sein de leur club.
11:17Ce qui peut aussi expliquer un manque de confiance, peut-être ?
11:21Ouais, peut-être.
11:22Mais après, Paolo a beaucoup de progrès à faire.
11:25Notamment dans son jeu au pied au poteau.
11:28C'est pas encore très fiable.
11:29De temps en temps, il a quelques...
11:33Voilà, c'est là son gros point d'amélioration.
11:36On a parlé là-dessus l'année dernière, quoi.
11:38Oui, oui, oui.
11:40On l'avait déjà vu, mais c'était...
11:42Mais je te dis, c'était surtout dans l'animation offensive.
11:46Et quant à Ben White,
11:47Ben White, hier, il a joué, entre guillemets, dans un fauteuil.
11:49L'équipe avançait, il y avait du mouvement.
11:51C'est ce qu'ils aiment.
11:52Le ballon était sec, le soleil brillait fort.
11:56Et c'est ce qu'aiment les Écossais.
11:57Donc, lui, il a joué plutôt dans un fauteuil.
12:00Donc, je remettrai plus sa performance en dessous.
12:04Et pour finir le podium, Philippe,
12:05du coup, toi, ta médaille d'or, c'est l'Écosse ?
12:08Ouais, c'est l'Écosse.
12:09Parce que, bon, on pourra reparler, bien sûr,
12:12de la performance de nos Bleus.
12:13Mais avant tout, on est tombé sur une grande équipe d'Écosse
12:16qui a maîtrisé son rugby.
12:17On a parlé des stats hier.
12:20Sam Venturi gagnait, clairement.
12:22Moi, je l'ai dit, il y a plein d'éléments
12:24qui expliquent la déroute française.
12:26Mais en partie, c'est celle-là.
12:27Parce que les Écossais ont,
12:29tout le match était en capacité de nous imposer leur rythme
12:32à part pendant un quart d'heure.
12:34Mais on peut se poser la question de savoir
12:35si c'est vraiment notre coaching
12:36ou cette baisse de régime un peu écossaise
12:39qui nous a permis de changer la donne à ce moment-là.
12:42Et une mention très spéciale pour la troisième ligne
12:45et en particulier Dempsey,
12:47qui est, je trouve, un joueur magnifique
12:49qui joue pas beaucoup, finalement,
12:52sur sa dimension physique.
12:54mais qui est un joueur extrêmement intelligent à l'impact,
12:57qui va toujours chercher l'épaule faible,
12:58toujours trouver cette petite avancée
13:00qui a permis hier aux Écossais
13:02de mettre la marche en avant
13:03à de multiples reprises.
13:05Oui, exactement.
13:07Messieurs, merci pour ces podiums.
13:09Je crois que Jean-Bas, tu avais également un petit flop rapide
13:11à nous donner.
13:13Le flop, c'était ce que je disais tout à l'heure.
13:15C'est la France, mais pas la France dans sa totalité.
13:18C'est la France entre la 40e et la 60e.
13:21En regardant bien le match,
13:23ça commence par ce réception de coup d'envoi en deuxième étanche.
13:25Je ne sais pas ce qu'ils se sont dit.
13:26Et je pense qu'ils ont fait trois rucks pour arriver à trouver une touche.
13:29C'est peut-être le plus petit coup de pied d'Antoine Dupont de sa carrière.
13:3212 mètres.
13:34Là-dessus, il y a eu deux erreurs de défense inhabituelles de nos centres.
13:39Entre un coup Barassi, sur un 4 contre 3,
13:42mais dans 15 mètres, sur un petit côté,
13:44qui vient se fixer, qui tourne les épaules.
13:46Après, ça a été le cas de Moefana.
13:48Et puis Nouchi a fait cette erreur de vouloir circuler,
13:50dépasser tout le monde dans le sens, sur l'essai de Ben White.
13:52Et puis Dupont a voulu rattraper sa cagade en en faisant une autre,
13:56en prenant une interception.
13:57Et Ramos s'est énervé.
13:58Cross aussi, en prenant deux pénalités.
14:01Et tous ces joueurs-là, pas forcément leaders,
14:03mais quand même qui ont de l'expérience,
14:05rajoutaient bout à bout ces erreurs individuelles,
14:06comme s'ils avaient un peu tilté.
14:08Vous savez, au poker, vous prenez un mauvais coup,
14:09et puis vous allez jouer derrière un valet d'âme.
14:12Et tu surjoues derrière, en fait.
14:13C'est un peu ça.
14:15Et là, ils ont voulu tous rattraper la connerie des uns des autres.
14:18Et puis, ces 20 minutes,
14:19c'est peut-être les pires de l'ère Galtier.
14:24Ça a coûté cher, puisqu'on était mené à la 65e, 64e, 47-14.
14:29Dans un instant, on sera avec Pascal Papé
14:32pour revenir plus en détail sur cette défaite française hier,
14:35en Écosse, 50 à 40.
14:36Vous êtes bien sur Sud Radio, la radio du rugby, au cœur de la mêlée.
14:40Sud Radio, la radio du rugby, Cyprien Béthoud.
14:43Sud Radio, la radio du rugby, vous êtes au cœur de la mêlée
14:46avec Jean-Baptiste Ellis-Alphise Panguero.
14:48Et on accueille notre invité ce soir,
14:50Pascal Papé, 65 sélections,
14:52deux grands chlèmes, 2004-2010.
14:55Bonsoir, Pascal.
14:57Bonsoir.
14:57Merci beaucoup d'être avec nous.
15:00Pascal, hier, la France s'est inclinée 50 à 40.
15:04On en a parlé en début avec les podiums de Jean-Baptiste et de Philippe.
15:08Philippe, on en a parlé notamment.
15:10La domination et le fait que les avants écossais
15:14ont pris l'ascendant sur le pack français,
15:17c'est également ton ressenti.
15:19Est-ce que tu as une explication à cette absence française
15:22qui était plutôt performante depuis le début du tournoi ?
15:26Oui, je suis complètement d'accord avec ça.
15:28C'est vrai que les écossais nous ont déjà pris sur notre conquête
15:33pour finalement nous prendre un peu de partout,
15:36surtout les secteurs de jeu.
15:38C'est vrai que ce n'est pas étonnant,
15:40mais on n'avait pas l'habitude avec cette équipe de France
15:43de subir comme ça, notamment au niveau du pack.
15:49J'ai trouvé qu'en plus de tout ça,
15:51il y avait une réaction collective,
15:56mais j'ai plus trouvé que l'équipe d'Ecosse
15:59avait finalement été un peu émoussée
16:03ou avait peut-être un peu lâché sur la dernière minute
16:05pour qu'on puisse revenir.
16:07Globalement, c'est surprenant que l'équipe de France
16:10soit dominée comme ça
16:12et que sur ses points forts en plus.
16:14Donc oui, un peu dans le doute aujourd'hui
16:19parce que franchement,
16:20elle ne nous avait pas habitués à ça.
16:21Après, je pense qu'encore une fois,
16:23il faut aussi rendre à l'Ecosse son énorme match.
16:27Je pense qu'ils ont fait un match
16:29qui a été très abouti.
16:31Ils ont été franchement convaincants dans tous les secteurs.
16:35Donc voilà, pour moi, c'est peut-être une bonne dose de rappel
16:40dans une saison internationale où on domine quand même.
16:43Donc voilà, j'étais un des...
16:48En tout cas, je pensais, moi, pas forcément au Grand Chelem.
16:52Je disais que ce match en Ecosse allait vraiment être déterminant
16:56pour justement jouer le Grand Chelem contre l'Angleterre.
16:59Bon, ben voilà, ça n'a pas manqué.
17:02Donc un peu déçu, mais quelque part,
17:05ça va être une piqûre de rappel peut-être qui va nous faire du bien.
17:09Pascal le disait, Jean-Baptiste,
17:11les Écossais ont fait un gros match.
17:13Tu as parlé du trou d'air français
17:14entre la 40e et la 65e.
17:16Est-ce que c'est les Français qui n'ont pas été bons
17:18durant cette période
17:19ou ce sont les Écossais qui ont été ultra réalistes,
17:22ultra précis durant ces quelques minutes ?
17:26Un peu des deux, un peu des deux.
17:27Mais nous, je vous dis, on a fait des erreurs incroyables.
17:30Je ne sais pas si vous voyez l'image
17:32de la pénalité de François Cross
17:34quand il vient déblayer sur le côté.
17:37Trois secondes avant, il refait un ruck
17:38où il fait la même chose.
17:39Il est énervé, il se relève
17:41et il vient enclosquer le mec sur le côté.
17:43C'est bizarre de François.
17:44Ce ne sont pas des comportements qu'on voit d'habitude.
17:47Donc c'était sur un moment fort
17:48où on pourrait revenir à 14 points.
17:50En plus, c'est une pénalité dans les 22 mètres Écossais.
17:53Oui, c'est ça.
17:54Et du coup, on reprend 50 mètres dans la figure.
17:56Il y a Antoine Dupont.
17:58Je vous dis, c'est peut-être son plus mauvais dégagement.
18:00Je ne vois pas pourquoi on fait ces trois rucks
18:01alors que d'habitude, on fait zéro ou un.
18:03Là, on en fait un, deux, trois
18:05pour revenir au même endroit,
18:07ne pas faire un très bon train.
18:09Et Antoine fait le plus mauvais coup de pied de sa carrière.
18:12Et derrière, sur l'action qui suit,
18:14il veut sauver la patrie.
18:15On récupère le ballon.
18:15Il court avec le ballon en travers.
18:17Il prend cette interception.
18:19Thomas Ramos s'énerve
18:20et prend une pénalité
18:22où il veut taper sur le ballon.
18:23Après, il vient plaquer à retardement.
18:25Pénal, touche, essai.
18:27Et la cerise sur le gâteau,
18:29c'est Nouchi qui dépasse tout le monde,
18:31qui court.
18:31Il est troisième à l'intérieur du ruck.
18:33Il dépasse marchand, il dépasse gros.
18:35Il va aller se mettre de l'autre côté.
18:37Et le demi de mêlée prend le trou là.
18:39Et c'est plein de petits comportements.
18:42Quand on est coach,
18:43on voit que les joueurs ont tilté.
18:46Ils ne nous habituent pas à ça.
18:49Et là, il y a une succession
18:50qu'a mis l'Ecosse,
18:52qui était déjà dans une belle journée,
18:54qui les a mis encore plus dans le confort.
18:56Exactement.
18:57Philippe Spanguero,
18:58avec notre invité Pascal Papé.
19:01Oui, Pascal.
19:01Justement,
19:02on a parlé hier
19:03de la composition
19:05de la deuxième ligne
19:06qui nous a fait penser
19:07que Fabien Galtier,
19:08et son staff,
19:09voulait aller combattre
19:10les Écossais sur leur terrain
19:12dans l'intensité courue
19:14après un très bon match
19:15de Meafou contre l'Italie
19:17qui a montré
19:18qu'il était capable
19:18de tenir 80 minutes
19:20à très haut niveau.
19:21Est-ce que finalement,
19:23cette symbolique
19:24de la deuxième ligne,
19:27ça n'illustre pas quelque part
19:28une défaillance
19:30dans la volonté
19:32d'aborder ce match
19:33en disant
19:33que finalement,
19:34on n'a pas joué
19:35sur nos points forts
19:36parce que c'était plus au près
19:38et autour des rucks
19:39qu'il fallait essayer
19:40d'aller manœuvrer
19:40ces Écossais
19:41plutôt que d'aller
19:42sur leur terrain ?
19:44Oui, je suis assez d'accord.
19:45On a voulu répondre
19:46à la stratégie
19:48un petit peu de déplacement
19:49aussi des Écossais
19:50en mettant une deuxième ligne
19:51un petit peu hybride
19:51avec quand même
19:53un peu de puissance
19:55et un numéro 4
19:58Charles Olivon.
19:59Donc, je trouve que
20:01oui, c'est peut-être
20:03une erreur
20:04de ne pas remettre
20:08Méfou
20:08qui avait vraiment fait
20:09un match
20:09que j'avais trouvé
20:11très solide.
20:12D'ailleurs, pour moi,
20:13il fait une bonne rentrée
20:13même s'il est pénalisé
20:14à un moment donné.
20:15Il fait une rentrée
20:16en tout cas
20:16en tant que porteur
20:17du ballon.
20:18Il nous fait
20:19porteur de ballon
20:19et il fait vraiment du bien.
20:21Et effectivement,
20:22quand on a repris
20:23un peu plus l'axe
20:24qu'on a commencé
20:25à jouer
20:27après les contacts,
20:27on a mis
20:28les Écossais en difficulté
20:29et surtout
20:30un petit peu grâce à lui
20:31parce que je crois
20:32que c'est lui
20:33qui a fait le plus
20:34de passe après contact.
20:36Donc, on peut se poser
20:37la question
20:37d'avoir voulu répondre
20:40stratégiquement
20:40à ce poste-là
20:41avec des gens
20:42qui couvrent un peu
20:43plus de terrain
20:46en laissant
20:46un peu de puissance
20:47sur le banc.
20:49Après, encore une fois,
20:50c'est facile
20:51de le dire aujourd'hui.
20:53Les deux paires
20:54de deuxième ligne,
20:54pour moi,
20:55avaient fait
20:55de très bons matchs.
20:56Les paires de deuxième ligne
20:57qui avaient été alignées
20:58sur le tournoi.
20:59Bon, moi,
21:00en tant qu'ancien
21:02deuxième ligne,
21:02peut-être que
21:03je prenais ce choix-là
21:05aussi de mettre
21:06une deuxième ligne
21:06un peu plus,
21:07on va dire,
21:09dense sur le déplacement
21:10et capable
21:10de rivaliser
21:11dans cette répétition
21:15de tâches
21:15et d'actions
21:17que sont capables
21:18de mettre
21:18les Écossais.
21:19Voilà, c'est comme ça.
21:20Moi, j'ai trouvé
21:21qu'encore une fois,
21:21l'Écosse était
21:23vraiment meilleure que nous,
21:24a conservé
21:24bien plus que nous,
21:26a été pragmatique,
21:27ils ont bien joué
21:28les coups.
21:29À un moment donné,
21:29je ne sais pas si vous l'avez,
21:30moi, j'ai eu cette sensation.
21:32en début de deuxième mi-temps
21:34que l'Écossais,
21:35tout réussissait,
21:36les passes après contact.
21:37Enfin, il y avait vraiment,
21:38je me suis même dit
21:39dans ma tête,
21:41ils sont injouables
21:42aujourd'hui.
21:42Donc, voilà,
21:44il faut encore une fois...
22:06au début du tournoi,
22:07Jean-Baptiste,
22:07notamment sur Sud Radio,
22:08que c'était le match test
22:09par excellence
22:10pour le Grand Chlem.
22:11Est-ce que ça a pu jouer
22:12peut-être sur la pression,
22:14sur la fébrilité
22:15à certains moments,
22:16Jean-Baptiste ?
22:17Non, non, non.
22:18Non, non, je ne pense pas.
22:19Je pense que nos joueurs
22:21sont...
22:23hormis quelques-uns
22:24qui ont débuté
22:25comme Louchy et tout,
22:26mais la plupart
22:26ont quand même
22:27de l'expérience
22:28et juste sur tous
22:29les terrains du monde
22:30et ce n'est pas un in
22:31ou des champs
22:32ou quelque chose
22:33comme ça
22:33qui va les déranger.
22:34Non,
22:35c'est ce que
22:35a dit Pascal.
22:36Alors,
22:37à la fois,
22:38en démarrant
22:39avec une deuxième in
22:40comme ça,
22:41on veut s'opposer
22:42à l'intensité courue
22:43et colmater les brèches
22:44en espérant tenir au score
22:45comme on le fait souvent
22:46ou même être un peu devant
22:48et les éclater
22:49en fin de match
22:49avec notre banc.
22:50C'est ce qui s'est
22:51à peu près passé.
22:51Sans ces 20 minutes
22:52de trous d'air,
22:54ils ne touchent plus terre.
22:54Alors oui,
22:55ils se relâchent
22:55un petit peu certainement
22:56mais on a changé
22:57notre rugby.
22:57On est passé
22:58d'un jeu après le 10
22:59sur les largeurs
23:00où on l'a fait
23:015 ou 6 fois
23:03jusqu'à la 55ème minute
23:05à un jeu
23:06où on a fait 11 fois
23:07du jeu après le 9
23:08ou avec les entraînements
23:09à fou et de flamand,
23:10etc.
23:11Et là,
23:11on a resserré les défenses
23:12et on a trouvé
23:14qu'il y avait deux écoles.
23:15Soit on démarrait
23:16en voulant les concasser
23:17mais il nous fallait
23:18la possession.
23:18On savait que
23:19ce n'était pas facile
23:20donc je comprends
23:20le choix des coachs
23:21d'avoir mis des coureurs
23:23pour essayer de colmater
23:24les brèches.
23:25En attendant,
23:26soit on faisait
23:27ce qu'on a fait
23:28mais il fallait absolument
23:30coller au score
23:31mais avec 30 points de retard
23:32à un moment donné,
23:33c'était mission impossible.
23:35Pascal,
23:35qu'est-ce qu'on fait maintenant
23:36avec ce 15 de France ?
23:37Il y a un tournoi
23:38à aller chercher
23:39samedi prochain 21h
23:40à vivre sur Sud Radio
23:41contre l'Angleterre
23:42à domicile.
23:43Est-ce qu'on
23:44on change des choses ?
23:45Est-ce qu'on reste
23:46avec quasiment
23:47les mêmes 23 ?
23:48Nicolas Deporter
23:49semble blessé
23:50à l'épaule.
23:51Il n'est pas dans les 42.
23:53Donc qu'est-ce qu'on modifie ?
23:55Comment se remettre
23:56la tête à l'endroit
23:57après une déception ?
23:58Parce que le Grand-Chelème
23:59était clairement visé
24:00par le groupe France.
24:03Bien sûr,
24:03c'est une déception
24:04mais il ne faut pas oublier
24:06que la victoire du tournoi
24:07allait chercher.
24:08Aujourd'hui,
24:08c'est tellement dur
24:09de gagner un tournoi
24:10que Grand-Chelème
24:11ou victoire dans le tournoi
24:12c'est quelque chose
24:13qui doit rester exceptionnel
24:15et on a l'occasion
24:17avec ce crunch
24:18à domicile
24:19de pouvoir le faire.
24:21La question que j'ai
24:22aujourd'hui,
24:22c'est est-ce qu'il faut
24:24faire des changements
24:25ou est-ce qu'il faut
24:25jouer un petit peu
24:26sur cette défaite
24:29en Écosse
24:30qui va peut-être
24:31responsabiliser encore plus
24:32tout le monde ?
24:33Peut-être,
24:34je pense que ça
24:34a égratigné vraiment
24:35tous nos leaders aussi
24:36parce que
24:38quand on voit,
24:39je suis d'accord
24:40avec Jean-Bas,
24:42c'est peut-être
24:43un des plus mauvais matchs
24:44d'Antoine Dupont
24:44en équipe de France
24:45même si,
24:46encore une fois,
24:46son match,
24:47attention,
24:48ça reste Antoine Dupont
24:49mais quand on voit
24:50les entrants,
24:51on se dit
24:51qu'un petit coup
24:53de concurrence
24:53pourrait faire du bien
24:55à cette équipe de France.
24:57Moi,
24:57je suis un petit peu
24:57dans le questionnement
24:58aujourd'hui
24:58et je me mets
24:59un petit peu
25:00à la place
25:01du staff
25:02sur la logique
25:04à prendre
25:05pour ce match-là
25:06qui est un match
25:07hyper important
25:07parce que tu vas jouer
25:08quand même
25:09la victoire
25:09dans le tournoi
25:11donc ouais,
25:12à mon avis,
25:13ça doit quand même
25:15bouillonner
25:15et se poser
25:16quelques questions
25:17à l'intérieur
25:18du staff
25:18du 15 de France.
25:19Ça doit cogiter fort.
25:21J'ai une question
25:21provoque pour toi
25:23Jean-Baptiste.
25:24Antoine Dupont
25:25qui,
25:25on le dit,
25:26n'a pas fait son meilleur match
25:27hier avec le 15 de France
25:28sort à la 72ème.
25:29Baptiste Serin
25:30qui,
25:30à chaque fois qu'il est rentré
25:32durant ce tournoi
25:32a été plutôt bon.
25:33Est-ce que le changement
25:35intervient peut-être
25:35un peu tard
25:36pour...
25:36Alors,
25:37reverser la table
25:38c'était compliqué
25:39mais en tout cas
25:39essayer d'apporter
25:41quelque chose
25:41de nouveau.
25:46Allez,
25:46bon courage.
25:48Non,
25:48c'est pas bon courage.
25:49C'est...
25:51Ça se joue à quoi ?
25:53À 5-10 minutes ?
25:54Ça peut jouer à la fin.
25:57Ou pas.
25:59Écoute,
26:00je pense que
26:01Antoine est le meilleur
26:02joueur de rugby
26:03qu'on ait quasiment
26:05jamais eu.
26:05enfin,
26:06il fait partie
26:06des joueurs
26:07qui sont capables
26:09de basculer des matchs
26:10comme tu le dis
26:11et je pense
26:11qu'il restait une lueur
26:13d'espoir
26:15à quelques...
26:16à quelques dizaines
26:17de minutes de la fin
26:18d'aller surtout
26:18chercher ce bonus
26:19offensif
26:20et une fois
26:21qu'il a été
26:21entre guillemets
26:22un peu acquis
26:23et bien là,
26:24il était temps
26:24de ne pas mettre
26:25tous ses oeufs
26:26dans le même panier
26:27et de le préserver
26:28pour le match.
26:28il est le titulaire
26:30à part entière,
26:30il doit supporter
26:31la pression,
26:32c'est le joueur majeur.
26:34Moi,
26:34je ne trouve pas ça
26:35scandaleux
26:35de l'avoir laissé
26:36même si Baptiste
26:36aurait pu rentrer
26:375-10 minutes avant.
26:39Est-ce que j'aurais
26:39changé l'histoire ?
26:40Je ne le pense pas.
26:41Il fait toujours
26:42des bonnes rentrées,
26:43c'est vrai,
26:44mais Antoine a
26:45quelque chose en plus
26:46que pas grand monde
26:47n'a sur la planète rugby
26:49en ce moment
26:49même si
26:52ça fait
26:5212 ou 13 ans
26:54qu'on le voit jouer
26:55c'est peut-être
26:56son moins bon match.
26:57Il est humain.
26:58Je lui pardonnerai.
27:00Ah ben non,
27:00mais là,
27:00il n'est pas humain.
27:01Un match sur 13 ans
27:02un match sur 13 ans
27:03manqué,
27:04il y a un paquet
27:04de joueurs
27:04qui a marqué.
27:06Donc,
27:07sincèrement,
27:08ça remet en question.
27:10Pascal Papé a la même carrière,
27:10c'est la même chose.
27:11Un match manqué
27:11en 13 ans,
27:12Pascal.
27:13J'allais dire,
27:14avant on prenait Dupont,
27:16maintenant on prend Papé
27:16comme exemple
27:17pour essayer ça.
27:19ce qui est sûr
27:20c'est que
27:20quand je dis
27:22son plus mauvais match
27:23attention,
27:23c'est le plus mauvais match
27:24à la Dupont.
27:26c'est vrai qu'on n'a jamais
27:28peut-être qu'il a fait
27:29plusieurs erreurs
27:30qu'on n'a pas l'habitude
27:31de voir
27:31et c'est
27:32quand on a ce standing-là
27:34et ce joueur-là
27:35bien sûr
27:36qu'encore une fois
27:37il faut
27:39rester objectif.
27:40Donc,
27:40maintenant,
27:41encore une fois,
27:44quelle équipe
27:45pour aligner
27:46pour aller chercher
27:48cette victoire
27:49dans le tournoi.
27:49Mais bien sûr
27:50qu'avec Dupont,
27:52encore une fois,
27:53Jean-Bas a complètement raison.
27:54Ça sera peut-être
27:55plus facile
27:55de le réalier quand même.
27:57Je pense que
27:57ce sera le premier nom
27:58coché quoi qu'il arrive
27:59sur la feuille de match.
28:00Merci beaucoup
28:01Pascal Papé
28:02d'avoir été avec nous,
28:03d'avoir réagi
28:03sur cette défaite française
28:05en Écosse 50-40.
28:07Et à très vite
28:07sur Sud Radio.
28:08Messieurs,
28:09dans un instant,
28:10Philippe et Jean-Baptiste
28:11direction l'Italie
28:12avec Philippe Doucy,
28:14entraîneur adjoint
28:14de Gonzalo Quesada
28:15pour revenir
28:16sur l'exploit
28:17de l'Italie
28:19contre l'Angleterre.
28:20Première victoire
28:21italienne
28:21face à l'Angleterre.
28:23C'est tout de suite.
28:25Vous êtes bien
28:25sur Sud Radio,
28:26la radio du rugby
28:27au cœur de la mêlée.
28:28Encore pour une petite
28:29demi-heure
28:30avec Jean-Baptiste
28:30et Lissal,
28:31Philippe Spanguero
28:31et notre deuxième invité
28:33ce soir
28:33après Pascal Papé
28:34direction l'Italie.
28:35Philippe Doucy,
28:37entraîneur des skills
28:37avec Gonzalo Quesada.
28:39Bonsoir Philippe.
28:41Bonsoir à tout le monde.
28:42Merci beaucoup
28:43d'être avec nous
28:44sur Sud Radio
28:45et au cœur de la mêlée.
28:46Première question,
28:47Philippe,
28:47est-ce que ça y est
28:48on réalise
28:4924 heures après
28:49un peu l'exploit
28:50italien contre l'Angleterre ?
28:53Ouais,
28:55ça fait...
28:56C'est historique là
28:57comme vous avez dit.
28:59Pour nous,
28:59c'est un grand moment
29:00pour le rugby italien.
29:04Battre une grande nation
29:05comme l'Angleterre,
29:06pour nous,
29:07c'est énorme.
29:08mais voilà,
29:09on est...
29:11Le tournoi,
29:12il n'est pas fini.
29:13On a encore
29:13d'autres matchs
29:15à jouer
29:15et pour nous,
29:17j'ai pensé
29:18que c'est une étape.
29:18Pour la confiance,
29:20c'est énorme.
29:21Derrière le foot
29:23dans le sport italien
29:24qui est un peu en crise,
29:26il y a un sport collectif
29:27qui doit prendre
29:28la deuxième place.
29:30Donc,
29:30pourquoi pas
29:31le rugby italien
29:32pour engendrer
29:32une dynamique
29:34et faire du rugby
29:37en sport
29:39vraiment national ?
29:40Jean-Baptiste Elissade
29:41avec Philippe Doucy.
29:45Bonjour mon Fifi,
29:46comment tu vas ?
29:47Bien et toi,
29:48Jean-Baptiste ?
29:48Très bien,
29:49merci.
29:49Écoute,
29:49je suis content
29:50de vous voir heureux.
29:52Complimenti
29:52par la bellissima partita.
29:55Est-ce que tu l'as préparé ?
29:57Tu l'as préparé ?
29:57Bien sûr.
29:58C'est une grosse production
29:59là, les gars.
30:01Félicitations,
30:01Fifi.
30:02On se posait des questions,
30:03je voulais savoir
30:04parce que je connais bien
30:05Paolo Garbissi
30:06et toi,
30:07tu le côtoies.
30:09Qu'est-ce qu'il a de différent
30:10entre le Paolo
30:10qu'on voit à Toulon
30:11et celui qu'on voit
30:12avec la sélection ?
30:14Alors,
30:15Paolo,
30:15il a un rôle
30:16à responsabilité
30:17de l'ouverture,
30:18tu le sais mieux que moi.
30:19Donc,
30:20quand tu as
30:21ce rôle-là,
30:22il faut faire
30:24confiance entière
30:25à ton joueur.
30:26Il faut lui
30:28donner un peu
30:29les clés du gamion,
30:30celui qui guide
30:31l'équipe
30:32et
30:32il met tous
30:34les moyens
30:35en lui
30:35pour aider
30:36l'équipe.
30:36C'est un professionnel
30:38à 120%,
30:39tu le connais mieux
30:39que moi,
30:40en quête
30:40à rugby,
30:41sur la diète,
30:43sur tout.
30:43Il regarde
30:45toutes les vidéos,
30:46tous les montages.
30:48Quand on fait
30:49les séparés,
30:50il a tout regardé
30:51l'équipe adverse,
30:52comment on va attaquer
30:53un mêlé.
30:53Voilà,
30:53il donne son point de vue.
30:54Donc,
30:55il est au centre
30:55du projet
30:56et à partir de là,
30:58il faut s'exprimer
30:59avec nous.
31:00Et en plus,
31:01on le fait buter
31:02parce que
31:03tu sais
31:04qu'au niveau
31:06international,
31:06ce n'est pas facile
31:07de buter
31:07quand tu ne butes
31:08pas un club.
31:09Ils prennent
31:09cette responsabilité
31:10et voilà.
31:12C'est très bien
31:13et ce n'est pas facile.
31:15Philippe Smoguero
31:16avec Philippe Doucy,
31:17entraîneur adjoint
31:18de Gonzalo Quesada
31:19avec la sélection italienne.
31:22Bonsoir Philippe.
31:23D'abord,
31:24bravo.
31:24Je rebondis
31:25sur ce que tu disais.
31:25C'est vrai
31:26qu'il y a une place
31:27à prendre
31:27pour le rugby italien.
31:29On sent vraiment
31:29qu'il y a une fierté
31:31du peuple italien
31:31pour son équipe de rugby
31:33qui performe.
31:35Je vois
31:35tous les messages
31:36sur les réseaux sociaux
31:37qui ont été transmis
31:39de personnalités
31:40de grands clubs
31:41de foot italien.
31:43Donc on sent vraiment
31:44qu'il y a quelque chose
31:45qui se met en place
31:46et on est heureux pour vous
31:47parce que le rugby italien
31:48le mérite.
31:49Et moi j'ai une question.
31:51On se l'est dit
31:51ces dernières semaines-là,
31:53surtout avec ce début de tournoi.
31:55Vous avez aussi trouvé
31:56une profondeur de banc
31:57qui vous permet
31:58de rivaliser
31:59et dans le money time
32:02au moment du coaching
32:04de tenir le coup
32:05et de faire la différence
32:06comme vous l'avez fait hier.
32:07Ça s'explique par quoi
32:09ce travail
32:09de la formation italienne ?
32:11On a un peu du mal
32:12à le visualiser
32:12parce que finalement
32:13ça ne s'appuie
32:13que sur deux provinces
32:15dont une
32:16qui performe vraiment
32:18en URC.
32:19Ça m'étonne, ouais.
32:21Tu as tout à fait raison
32:22sur ce que tu dis.
32:24Pour nous,
32:24le déclic,
32:25ça a été la tournée
32:26d'été en Afrique du Sud.
32:27On est parti
32:28avec un peu de peur
32:29à défier
32:30les champions du monde.
32:31On avait laissé
32:32les joueurs français
32:34au repos.
32:34Donc on est parti
32:35avec un groupe
32:35un peu...
32:37voilà,
32:38des jeunes
32:38avec des gros potentiels,
32:40des joueurs
32:41qu'on n'avait pas trop vus
32:42quand on voulait voir.
32:43Donc le premier test,
32:45on a se rivalisé
32:46donc ça nous en est confiance.
32:48En plus,
32:49sur les points forts
32:49de l'Afrique du Sud,
32:50la mêlée,
32:52le combat,
32:53donc voilà,
32:54ça donnait un point
32:55de départ.
32:57Seconde test,
32:57bon,
32:57rien à dire,
32:58ils étaient meilleurs que nous
32:59et après,
32:59on a attaqué
33:00les mois de novembre
33:00avec les joueurs français
33:03qui sont retournés,
33:05qui jouent en top 14.
33:06On a cinq joueurs
33:07qui jouent en champion
33:07d'Angleterre
33:08donc ça fait une bonne émulation
33:09en mille joueurs experts
33:10qui sont habitués
33:12à jouer la compét
33:12tous les week-ends
33:14et des jeunes
33:15qui suivent le pas
33:16de notre groupe
33:17qui a une éthique
33:18de travail impressionnante.
33:21Et tout ça,
33:22ça nous aide un peu
33:23à tenir sur
33:25la durée d'un tournoi
33:26ou d'une tournée d'été
33:27sur les cinq matchs-là.
33:28Avant,
33:29on faisait des exploits,
33:30on arrivait à faire
33:30deux matchs cohérents,
33:32un moyen,
33:33un nul
33:33et donc voilà,
33:34là on est un peu plus
33:37cohérents,
33:37on arrive à rivaliser
33:38avec toutes les équipes
33:39depuis novembre.
33:40Donc ça,
33:40c'est le gros point positif.
33:42Et ça marche,
33:42ça marche très bien.
33:43Jean-Baptiste Elissal,
33:44quelle est l'importance
33:45du staff
33:46de Gonzalo Quesada
33:47et de son travail
33:47au sein de cette sélection italienne.
33:50On a l'impression
33:50que les deux,
33:52donc la sélection italienne
33:53et Gonzalo Quesada,
33:54s'étaient faits
33:54pour matcher
33:55et fonctionner
33:56et faire des beaux résultats
33:57comme là.
33:58Ouais,
33:59on est toujours aussi,
34:00quand on est dans un staff,
34:01on arrive après quelqu'un,
34:03on est toujours un peu
34:03aussi dépendant
34:04de ce qu'il a fait
34:05de bien
34:05et de moins bien
34:06mais aussi de bien.
34:07Et c'est vrai que,
34:08quand même,
34:08la personne qui était passée avant
34:10avait amené,
34:11notamment,
34:13offensivement,
34:14une circulation
34:15où les joueurs,
34:16tu semblais qu'ils se retrouvaient.
34:17il y avait déjà eu
34:17des bons matchs
34:19avec des gros trous d'air après
34:21mais il y avait quand même
34:22des choses positives
34:22et je pense que,
34:23quand Gonzalo est arrivé,
34:25il s'est appuyé d'abord
34:26sur ce qui avait été fait de bien
34:27et puis après,
34:28il a amené sa patte,
34:29un peu plus de cohérence
34:30dans la stratégie,
34:31un peu plus de cohérence
34:32dans l'occupation du terrain,
34:33etc.
34:34et puis l'Italie a des points forts
34:36aujourd'hui,
34:36l'Italie est très bonne devant,
34:39elle a une très très bonne mêlée
34:40et vous savez que c'est tellement important
34:41dans le rugby,
34:42elle fait des très bons ballons portés aussi,
34:44elle met à mal son équipe
34:45et voilà,
34:46et puis il y a quand même
34:46des joueurs qui commencent à émerger,
34:48on parle de Garbissi,
34:50mais il y a le centre,
34:51Menoncello,
34:51Brex a quand même quelque chose
34:53en plus,
34:54le petit Capuzzo
34:55et puis il y a
34:57une petite génération aussi
34:59qui arrive avec les moins de 20 ans
35:01qui aussi,
35:02à l'image de leur équipe 1,
35:04arrive à rivaliser de plus en plus,
35:05même voir à gagner
35:06de plus en plus chez les jeunes
35:08et voilà,
35:09c'est difficile le travail
35:11parce qu'il part de très loin là-bas
35:13mais je pense que Gonzalo
35:14a réussi à faire le tri
35:16entre ce qui avait été
35:17très très bien fait avant
35:18et puis en amenant sa patte
35:20bien évidemment avec son staff.
35:21Philippe Doucet,
35:22est-ce que tu peux nous parler
35:23du cas Menoncello
35:25on a l'impression
35:26qu'il a été élu
35:28meilleur joueur du tournoi
35:29si je ne me trompe pas
35:30il y a deux saisons,
35:31là il crève l'écran
35:33sortie après sortie,
35:34comment il est au quotidien,
35:36comment il est pour bosser,
35:38est-ce qu'il a encore
35:39des axes d'amélioration
35:40selon toi ?
35:41Certainement,
35:42il est jeune,
35:43il a 23 ans,
35:46déjà sa grande force
35:48c'est l'éthique de travail
35:49et son humilité,
35:50donc avec ces bases-là
35:52et les qualités qu'il a
35:54rubistiques et physiques,
35:56voilà,
35:57le talent plus le travail
35:58ça peut donner
35:59à le grand joueur
36:01qu'il est en ce moment
36:01et encore
36:02il s'améliorera
36:04en allant au stade de Toulouse
36:05donc voilà,
36:06il va toucher beaucoup
36:06de ballons,
36:07il va jouer
36:07beaucoup de situations
36:08et ça va devenir
36:10un joueur phare
36:10des années futures
36:12du rugby mondial.
36:13T'es sûr de ça ?
36:16Philippe,
36:17Sponguero avec Philippe Doucy.
36:20Philippe,
36:20une dernière question,
36:22tu le disais,
36:23vous avez commencé
36:24à prendre confiance
36:25avec cette tournée
36:26en Afrique du Sud,
36:27vous avez les moines de 20
36:29aussi qui commencent
36:30à émerger
36:31et à faire des bons résultats
36:33dans le tournoi,
36:34comment vous gérez ?
36:35Vous prenez combien
36:36de joueurs en préparation ?
36:37On sait qu'en France,
36:39la relation Ligue-Fédé
36:40est toujours très particulière
36:41pour avoir les joueurs
36:42à disposition,
36:43mais vous avez des joueurs
36:44qui évoluent un peu partout,
36:46donc qu'est-ce que vous êtes fixé
36:47pour grandir encore,
36:49préparer vos campagnes internationales ?
36:52A combien de joueurs
36:53vous préparez ça
36:53et est-ce que vous n'avez pas
36:54trop de difficultés
36:55à le mettre en place ?
36:57Voilà,
36:58c'est un peu dur pour nous,
37:00on part à 33 joueurs
37:02pour les stages,
37:03c'est la Fédé
37:05qui nous impose
37:06ce nombre de joueurs
37:07à 33
37:08et après avec les joueurs
37:10qui jouent en top 14,
37:11ce n'est pas toujours évident,
37:12un exemple,
37:13quand on a joué l'Australie
37:14la semaine avant,
37:15Ange Capuzo
37:16jouait le dimanche soir,
37:17il arrivait le lundi en Italie
37:19et le samedi
37:19il jouait contre l'Australie,
37:21donc ce n'est pas toujours évident,
37:23mais voilà,
37:24c'est notre réalité,
37:25donc à nous,
37:26on nous a adapté,
37:27les charges de travail,
37:28les qualités des entraînements
37:29et voilà,
37:30ce qu'on ne peut pas avoir
37:30en numéro de joueur,
37:31on doit l'optimiser
37:33d'une autre manière
37:34et c'est ça
37:35qui peut nous rendre performants
37:37pour le niveau international.
37:39On n'est pas dans le confort.
37:41Pas dans le confort,
37:42du coup,
37:43Philippe,
37:43dernier match,
37:45samedi prochain,
37:4517h40,
37:46du côté du Pays de Galles,
37:47viser une troisième
37:48victoire dans le tournoi
37:49et peut-être assurer
37:51une quatrième
37:52ou même aller chercher
37:52une troisième place.
37:54Là,
37:54le groupe,
37:54je suppose qu'avec ce succès
37:55contre l'Angleterre,
37:56il est remonté
37:58pour finir le tournoi
37:59en beauté.
38:00Oui,
38:01certainement,
38:01ce dernier match du tournoi,
38:03on va bien finir,
38:04on sait que ça ne va pas être facile
38:05vu le match en plus
38:06qu'on fait les Galois
38:09en Irlande,
38:10mais voilà,
38:11on prépare les matchs
38:13minutieusement
38:13et on va y aller
38:14avec l'humilité
38:15qu'il faut
38:17et après,
38:17on va essayer de jouer
38:19notre rugby,
38:20on a des atouts
38:20et voilà,
38:22le principal,
38:23c'est de ne pas avoir de regrets.
38:23Nous,
38:24on ne travaille pas trop
38:24sur le temps,
38:25on n'en parle pas,
38:25mais le process
38:26qu'on met,
38:28chaque entraînement
38:30sur le terrain,
38:31chaque entraînement
38:32qu'on fait
38:34en clarité,
38:34chaque entraînement
38:35qu'on fait en muscu,
38:36voilà,
38:36c'est ça.
38:37On est une famille
38:38et la famille,
38:39on pousse tous ensemble
38:40dans le même sens.
38:41Bon,
38:41merci beaucoup,
38:42Philippe Doucy,
38:43d'avoir été avec nous
38:44sur Sud Radio,
38:45au cœur de la mêlée,
38:46évidemment,
38:46entraîneur adjoint
38:47de la sélection italienne
38:48après ce succès historique
38:50contre l'Angleterre.
38:51Hier,
38:52samedi,
38:53c'était une victoire
38:5423-18.
38:55Merci beaucoup
38:55d'avoir été avec nous.
38:57De rien,
38:57avec plaisir,
38:58bonne soirée à vous.
39:00Merci,
39:00Philippe,
39:01et à très vite
39:01sur Sud Radio.
39:02Dans un instant,
39:03messieurs,
39:03on va vite évoquer
39:05la dernière journée
39:05du tournoi destination
39:06et on partira
39:07du côté de New York
39:08avec Damien Neveu,
39:09le manager
39:10des New York T
39:11pour parler évidemment
39:13des complications
39:14financières du club.
39:15Tout de suite
39:15sur Sud Radio,
39:16au cœur de la mêlée.
39:17Sud Radio Rugby,
39:19Cyprien Béthou.
39:21Vous êtes bien
39:22sur Sud Radio,
39:22la radio du rugby,
39:23évidemment,
39:24de tous les rugby.
39:25On va rejoindre
39:26Damien Neveu
39:27dans un instant
39:27sur Sud Radio
39:28pour parler du club
39:29de New York
39:30en national
39:30qui a des problèmes
39:33de trésorerie.
39:34Mais juste avant,
39:34messieurs,
39:34j'aime bien faire ça
39:35puisque c'est la dernière journée
39:36le week-end prochain
39:37sur Sud Radio,
39:38évidemment.
39:39Un petit jeu
39:39des pronostics,
39:40le programme
39:40Irlande-Écosse,
39:42Galles-Italie,
39:42France-Angleterre.
39:44Jean-Baptiste Philippe,
39:45si on doit se mouiller,
39:46Irlande-Écosse,
39:47qui vous voyez s'imposer ?
39:48Est-ce que les Écossais
39:48vont faire trembler
39:49les Français jusqu'au bout,
39:50selon toi, Jean-Bas ?
39:53Certainement.
39:54En tout cas,
39:54ils vont jouer
39:54cradement à leur chance,
39:55mais je pense que
39:58l'Irlande va l'emporter,
40:00peut-être pas très largement,
40:02même si c'est poussif.
40:04J'imagine que l'Écosse,
40:05quand même,
40:06y a laissé beaucoup de jus
40:07ce week-end,
40:09et peut-être qu'il y aura
40:11une petite roue d'air là-bas,
40:13donc je le souhaite fortement,
40:14mais le fait d'être allé chercher
40:17le point de bonus
40:19nous facilite aussi
40:19un peu plus la chose.
40:20J'ai vu que ça jouait
40:21au Gola Verrage
40:23pas particulier,
40:24justement,
40:25Total,
40:25donc ça aussi,
40:25c'est une bonne chose.
40:27Et c'est vrai que ce point de bonus,
40:28du coup,
40:28prend tout son sens,
40:29donc voilà,
40:30mais on n'a qu'à s'occuper de nous
40:31et gagner ce tournoi,
40:33et puis voilà,
40:34on passe à autre chose.
40:35Et du coup,
40:36tu vois quand même
40:36les Italiens faire gagner
40:38au Pé de Galles,
40:39Jean-Bas,
40:39du coup ?
40:41Pareil dans l'autre sens,
40:42là,
40:42les Italiens,
40:43ils ont lâché
40:44beaucoup de jus,
40:45énormément de jus.
40:46Les Galois
40:47se refont un peu la cerise,
40:48timide banc,
40:49je pense qu'ils auront
40:49à cœur de remporter
40:51le dernier match,
40:53mais s'il n'y a plus
40:54d'une dizaine
40:55de mêlées dans le match,
40:56en effet,
40:58peut-être que l'Italie
40:58a un coup à jouer.
41:00En tout cas,
41:01ça serait bien pour eux
41:02qu'après la victoire,
41:04qu'ils aillent la valider
41:05aussi à l'extérieur,
41:06parce que sinon,
41:07ça voudrait dire
41:07que c'était qu'encore
41:08un coup d'éclat
41:08et qu'on attend toujours mieux.
41:10Et Philippe,
41:10toi,
41:11tu vois pareil
41:11que Jean-Bas peut-être
41:12se concentrer
41:13pour les Français
41:14à gagner,
41:14et ensuite,
41:15la surprise
41:16Pégal-Italie
41:17ou Irlande-Écosse,
41:18toi,
41:18tu le vois comment ?
41:20De toute façon,
41:20il n'y a que ça,
41:21se concentrer sur
41:22notre performance.
41:23D'abord,
41:24peu importe ce qui se passe,
41:25mais bien finir,
41:26parce qu'on en a besoin,
41:27parce qu'on peut se mettre
41:29le mal à la tête
41:29très rapidement.
41:30On voit déjà
41:30les débats
41:31sur l'adhésion
41:32des joueurs
41:33au discours
41:34de Fabien Galtier.
41:35Est-ce qu'il a perdu
41:36son vestiaire ?
41:37Enfin,
41:37on part quand même
41:38assez loin
41:38pour une défaite
41:39dans les discours
41:41que j'ai pu entendre
41:41après le match.
41:43Donc,
41:43se focaliser là-dessus
41:44et puis ensuite,
41:45moi,
41:45sur la dynamique,
41:46même s'ils sont émoussés,
41:48je vois les Italiens
41:50aller faire un coup
41:50au Pégal.
41:51Ok,
41:52très bien.
41:54Messieurs,
41:54de toute façon,
41:55ce sera à vivre
41:55samedi prochain
41:56sur Sud Radio.
41:57On accueille Damien
41:57de manager de New York,
41:59New York Club de National
42:01qui a appris,
42:02alors qu'il s'était
42:03maintenu sur le terrain
42:04la semaine dernière,
42:05a appris en début de semaine
42:05qu'il n'avait plus
42:07les moyens financiers
42:08de poursuivre sa saison.
42:09Les deux sévérins
42:11qui sont en difficulté
42:13mais qui passeront
42:14au tribunal de commerce
42:15le 10 mars,
42:17donc dans deux jours.
42:18Bonsoir Damien,
42:19merci d'être avec nous.
42:22Bonsoir,
42:22merci de m'accueillir.
42:23C'est très gentil
42:24de répondre sur Sud Radio
42:25au cœur de la mêlée.
42:26Philippe Spanguero
42:26avec Damien Neveu.
42:29Oui,
42:29bonsoir Damien.
42:30D'abord,
42:31justement,
42:31pour un petit point
42:32d'actualité
42:32parce qu'on a l'impression
42:33dans le discours des gens
42:35que c'est mort
42:35et on m'ignore
42:37sur le même plan
42:38que Tarbes
42:39alors que,
42:39comme l'a dit Cyprien,
42:40apparemment,
42:41les choses vont se décider
42:42finalement mardi.
42:44Apparemment,
42:44il y a eu quand même
42:45beaucoup de soutien
42:47des collectivités,
42:48une vraie volonté
42:50dans la ville
42:51et dans l'entourage
42:52de sauver le club.
42:53Donc,
42:54la question est assez simple.
42:55Est-ce que vous y croyez encore ?
42:58Oui,
42:59c'est tout à fait ça.
43:01C'est qu'il y a
43:01une vraie dynamique locale
43:03qui est réelle
43:04depuis quelques temps déjà
43:07avec la montée
43:09et puis cette année encore
43:11au fil des matchs
43:12où on sentait vraiment
43:13un soutien
43:15de toute une ville.
43:17Aujourd'hui,
43:20on y croit
43:21pour être très honnête.
43:22on a appris
43:23la nouvelle mardi dernier
43:24et l'ultimatum,
43:26le coup près,
43:26il est ce mardi.
43:27Donc,
43:28ça paraît quand même
43:30très difficile
43:33de trouver un projet
43:34parce qu'en fait,
43:35on ne parle pas seulement
43:36d'un soutien financier,
43:37on parle aussi
43:38d'un vrai projet
43:39qui à la fois
43:40permettrait
43:41de finir l'activité
43:42en cours,
43:43la saison en cours,
43:43mais aussi
43:44de pérenniser le club
43:45à ce niveau-là.
43:46Donc,
43:47en une semaine,
43:48ça me paraît miraculeux
43:49mais on a un groupe
43:51et un staff
43:53qui depuis le début
43:55à chaque fois
43:56qu'il y a eu
43:56des scénarios compliqués,
43:58on n'a rien lâché.
43:59Donc,
44:00on garde un peu
44:01d'espoir
44:01mais on est assez lucide
44:03sur la situation.
44:04Damien,
44:04comment ça se passe
44:05depuis une semaine ?
44:06Est-ce qu'on sent
44:06un élan de générosité,
44:09de soutien ?
44:10Comment ça se passe
44:10aussi auprès des joueurs,
44:12auprès du staff ?
44:13Est-ce que vous continuez
44:14à vous entraîner ?
44:15Est-ce que vous faites
44:15des réunions
44:16pour parler entre vous ?
44:17Je rappelle,
44:17vous aviez obtenu
44:18votre maintien sur le terrain
44:19alors que vous étiez promu.
44:21C'était une grosse performance
44:23pour vous
44:23à cinq journées de la fin.
44:25Comment se passe
44:25votre quotidien
44:26depuis une semaine ?
44:28C'est un peu ça,
44:31c'est résumé.
44:32C'est le grand écart
44:32entre nous,
44:34les émotions
44:34du sportif,
44:35du terrain
44:36où on a
44:38un peu aussi
44:39à l'issue
44:40d'un scénario improbable
44:41arraché notre maintien
44:42sur un match à domicile
44:44face à Massy
44:45qui est une équipe
44:46prétendante
44:46en phase finale.
44:49Il y avait
44:49une super communion
44:51avec le public,
44:52une grosse euphorie
44:53et derrière,
44:54deux jours plus tard,
44:5572 heures après,
44:56on nous apprend
44:57que tout est terminé
44:59parce qu'il y a
45:00ces soucis
45:01dont vous venez de parler.
45:03Depuis,
45:04ça a été un peu le choc,
45:06on n'était qu'à au-debout,
45:07nous,
45:07toute la partie sportive,
45:09tous les salariés,
45:10évidemment.
45:10et il y a eu
45:13la phase
45:14d'acceptation
45:15parce que
45:16ce n'est pas facile
45:17d'entendre ça
45:18et d'être un peu
45:19démuni de solutions
45:20au départ.
45:21Puis après,
45:21une vraie volonté
45:22du groupe
45:23d'essayer
45:24dans le temps imparti,
45:25c'est-à-dire une semaine,
45:26trouver des remédiations,
45:28des solutions
45:29pour faire bouger les choses
45:30à notre échelle à nous
45:32et en fait,
45:33on a senti en effet
45:35un gros soutien,
45:37une grosse mobilisation
45:39parce qu'il y a eu
45:40aussi beaucoup
45:41d'incompréhension
45:42à la fois
45:43de l'entourage du club,
45:45du public,
45:46des bénévoles,
45:48de tous les mêmes
45:49différents acteurs
45:50du rugby
45:51de manière générale
45:52parce que même
45:53les gens
45:53de notre division,
45:55les différentes équipes
45:57qu'on a pu rencontrer
45:58avaient du mal
45:58à comprendre
45:59comment il pouvait y avoir
45:59un décalage
46:00entre ce qu'on dégageait
46:01sur le plan sportif
46:02et ces nouvelles-là
46:03sur la partie
46:05finalement
46:06économique,
46:07financière,
46:07administrative
46:08et donc là,
46:10on essaie d'être
46:11très solidaires
46:12notamment avec
46:13les joueurs
46:13et le staff
46:14puisqu'on est en contact
46:15tous les jours
46:15via les appels
46:17des groupes WhatsApp
46:18et en revanche,
46:19par contre,
46:20il n'y a plus trop
46:21d'échanges
46:21avec la direction
46:22aujourd'hui
46:23pour être totalement transparent
46:25et puis voilà,
46:26on est un peu
46:27dans l'attente
46:28de mardi
46:29et si quelqu'un
46:31se manifeste
46:32d'ici là
46:33mais on est,
46:34comme je le disais,
46:35on est assez lucide
46:35sur la situation
46:37et puis on essaie
46:38de faire un peu
46:38attention les uns aux autres
46:39parce qu'il y a
46:40une situation assez terrible
46:42avec beaucoup
46:43de précarité
46:45pour certains
46:46plus que d'autres
46:47donc on essaie
46:47d'être vigilant aussi
46:48à ça
46:48parce que c'est
46:50des situations
46:50un peu dangereuses.
46:52Évidemment,
46:53Damien Neveu,
46:53manager de New York,
46:54un court mot
46:55Jean-Baptiste
46:56pour conclure
46:57et apporter ton soutien
46:58évidemment à Damien.
47:00Ouais,
47:00moi ça m'enrage
47:01au même titre
47:02que Tarbes,
47:03c'est quand même
47:03des places
47:04des places importantes
47:05nous ici
47:06dans la région
47:07il y a le Stade Rochelet
47:07bien sûr
47:08Menior fait partie
47:09des clubs
47:10c'est à 40 minutes
47:11voilà 45 minutes
47:12fait partie des clubs
47:13déjà qui récupèrent
47:13pas mal de jeunes
47:14aussi de la Rochelle
47:16qui avait fait
47:16du bon boulot
47:17l'année dernière
47:19qui a fait du très
47:20bon boulot
47:20cette année
47:20puisqu'ils étaient
47:21en milieu de
47:21comme vous le dites
47:22en milieu de classement
47:23et puis moi
47:23j'ai eu une pensée
47:24les joueurs
47:25bien sûr
47:26les entraîneurs
47:26mais aussi
47:27il doit y avoir
47:27des quelques salariés
47:28dans le club
47:29je ne me trompe pas
47:29Damien
47:30une soixantaine de personnes
47:31c'est ça ?
47:33et quand il parle
47:34de précarité
47:35il y a des choses
47:36beaucoup plus graves
47:37que le mauvais match
47:37de Dupont
47:39ça peut remettre
47:39un peu en question
47:42cette fin d'émission
47:43mais ça fait chier
47:45parce qu'il y a
47:46plein de monde
47:47autour de ça
47:47on n'est pas là
47:48pour se retrouver
47:49dans ces situations-là
47:51surtout que souvent
47:52elles ne dépendent pas
47:53des acteurs
47:54ni des joueurs
47:54ni des salariés
47:55elles dépendent
47:56d'autres personnes
47:57et malheureusement
47:58c'est triste
47:58je n'ai pas grand chose
47:59à dire de plus
48:00en effet
48:00on va évidemment
48:01être très vigilants
48:03et regarder de très près
48:04la réponse
48:05le 10 mars prochain
48:06mais voilà
48:06on voulait également
48:07t'avoir Damien
48:08pour apporter
48:08tout notre soutien
48:09au club
48:10aux salariés
48:10aux joueurs
48:11et aux membres du staff
48:12donc voilà
48:13c'est chose faite
48:13sur Sud Radio
48:14au cœur de la mêlée
48:14merci beaucoup
48:15d'avoir été avec nous
48:16Damien
48:16c'est très gentil
48:17d'avoir pu partager
48:19ça avec nous
48:19merci également
48:20Jean-Baptiste et Lissal
48:21d'avoir été avec moi
48:22pendant une heure
48:23et Philippe Panguero
48:23pour au cœur de la mêlée
48:24on se retrouve
48:25la semaine prochaine
48:26pour la dernière journée
48:27du tournoi
48:27destination au cœur
48:29de la mêlée
48:29sur Sud Radio
48:30la radio du riz
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