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  • il y a 3 heures
Sylvie Horning, une mère de trois enfants, et de cinq autres, qu'elle a tués. Il va falloir quatorze ans pour que les enquêteurs frappent à la porte de cette femme tranquille pour que son secret, indicible et si lourd à porter, soit découvert. Que s'est-il passé dans cette maison pour que cette maman se transforme en tueuse méthodique de bébés ?
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.

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Transcription
00:0214h15 c'est l'heure du crime sur RTL
00:04Une petite partie du mystère se lève 5 semaines après la découverte des corps décomposés de 4 nouveaux-nés dans
00:11une forêt de Galfingue près de Mulhouse.
00:133 de ces bébés sont issus de la même mère, les tests ADN le prouvent.
00:18Bonjour, Sylvie Horning, mère de 3 enfants vivants et de 5 autres qu'elle a tués.
00:24Il va falloir 14 ans pour que son secret soit découvert. Que s'est-il passé pour que cette maman
00:30se transforme en tueuse méthodique de bébé ?
00:33Que cache cette stupéfiante histoire ? Sylvie Horning, les bébés cachés de Galfingue, l'heure du crime.
00:40La seule émission Radio 100% fait diverser tout de suite sur RTL.
00:50Mardi 21 octobre 2003, Philippe Gava, agriculteur à Galfingue, à une vingtaine de minutes de Mulhouse,
00:57est intrigué par des sacs jetés sur son terrain en lisière de forêt.
01:02La dernière fois qu'il est passé ici, au mois de mai, il n'y avait rien dans ce coin
01:06de ronces.
01:06Au pied d'un arbre abattu, mangé par le lierre, il y a trois sacs poubelles.
01:12Le contenu est glaçant. Du sang, des restes humains.
01:16Les gendarmes de la brigade de Lutherbach sont les premiers sur place.
01:20Ils confirment la présence d'un petit cadavre.
01:23Sans doute un bébé abandonné après la naissance par une maman en détresse.
01:28Un rapide coup d'œil permet d'identifier des serviettes éponges, des gants de toilette, des culottes, des serviettes hygiéniques.
01:36L'endroit, à 300 mètres de la départementale 466, n'est pas très facile d'accès.
01:43Quelques enfants peuvent y jouer, mais ce n'est pas une destination de promenade.
01:47L'enquête de voisinage, qui va s'étendre sur plusieurs jours, ne livre aucun témoignage.
01:54Mardi 28 octobre, une semaine après la découverte des sacs poubelles,
01:57une information judiciaire Contrix pour homicide volontaire, au pluriel, est ouverte.
02:02Les médecins de l'Institut médico-légal de Strasbourg ont, en effet, identifié pas moins de 4 cadavres.
02:11Deux nouveaux-nés dans les sacs, après de longues expertises.
02:14Il s'agirait de 3 garçons et d'une fille.
02:17Des bébés qui ne portent pas de traces de cou ou de fracture, tous ont été étranglés.
02:23Deux d'entre eux portent des traces nettes de liens autour du cou.
02:27Une bande découpée dans une serviette éponge a été utilisée.
02:31Les corps, parfois très décomposés, ont sa doute été conservés longtemps dans un congélateur.
02:37Il s'agissait d'enfants viables qui ont été tués violemment.
02:40Aucune piste n'est privilégiée, explique le procureur Régis Delorme.
02:44Les expertises génétiques indiquent que les 4 bébés ont la même mère et le même père.
02:50L'ADN ne matche pas au FNAEG, le fichier des empreintes génétiques.
02:55Une cellule d'enquête de 11 gendarmes, baptisés Infanticide 68, prend ses quartiers à la gendarmerie de Mulhouse.
03:04Samedi 20 décembre 2003, deux mois après la découverte des bébés étranglés,
03:08les enquêteurs lancent un appel à témoins sans résultat.
03:12Pendant des années, les gendarmes vont ainsi suivre toutes les pistes.
03:15Celles de prostituées venues d'Allemagne, celles d'une secte luciférienne qui sacrifie les enfants,
03:22celles d'habituées de voyages en Espagne ou aux Pays-Bas,
03:25deux serviettes de plage qui proviennent de ces pays se trouvaient dans les sacs.
03:29Tout comme un carton d'emballage d'aspirateurs,
03:32les gendarmes vont remonter la trace de tous les acheteurs de ce modèle d'aspirateur depuis 5 ans.
03:38Une lettre anonyme indique qu'une caissière d'un magasin super U de la région est la mère des bébés.
03:44388 femmes employées par 5 supermarchés de l'enseigne en question sont soumises à des tests ADN.
03:52Mais les bébés de Galfing gardent leur mystère.
03:56Mercredi 4 février 2009, après 6 ans de l'enquête,
04:00la juge de Mulhouse délivre un non-lieu.
04:03L'avocat de l'association Enfance Majuscule, Thierry Mauser,
04:07se porte partie civile. Il demande la réouverture du dossier.
04:11Et il va falloir attendre encore 4 ans pour que les investigations redémarrent
04:15et encore quelques années de plus pour qu'un nom finisse par apparaître.
04:20Celui d'une mère de famille qui va faire des aveux stupéfiants.
04:24Tout cela, on va en parler évidemment dans la suite de l'heure du crime.
04:28Alors il est arrivé là à ce qu'on retrouve des corps de nouveau-nés abandonnés.
04:31Mais là il y en a 4, ça fait beaucoup jeter en pleine nature.
04:35Bonjour Alain Cheval.
04:37Oui bonjour.
04:38Merci beaucoup d'être avec nous en direct dans cette heure du crime.
04:40Vous êtes journaliste aux dernières nouvelles d'Alsace.
04:43Vous connaissez parfaitement ce dossier qui se passe dans votre région, dans le Haut-Rhin.
04:50Évidemment ces 4 nouveau-nés abandonnés, étranglés,
04:54c'est un scénario qui marque tout de suite les imaginations Alain.
04:58Ben oui, bon déjà il faut savoir que c'est à une vingtaine de kilomètres de Mulhouse.
05:02Et c'est vrai que cette découverte a tout de suite fait les gros titres de la presse.
05:06Bien sûr.
05:07C'est extrêmement rare qu'on trouve, surtout on ne savait pas dès le départ ce qu'on avait retrouvé.
05:13On savait qu'il y avait a priori, entre guillemets, parce que le terme est un peu difficile, des restes.
05:20On ne savait pas si c'était des restes de bébés, on ne savait pas si c'était des fœtus,
05:22parce qu'au départ pour nous c'était des fœtus,
05:24ou alors des restes de chasse, il faut attendre, il faut être un peu patient.
05:28On sollicite les gendarmes, bien sûr il y a une sorte de non-dit autour de cette affaire.
05:32On attend une communication officielle du parquet.
05:35Et c'est vrai que progressivement on commence à savoir combien de bébés, de corps ont été retrouvés.
05:41Au départ on pensait que c'était 5, finalement c'était que 4.
05:44C'était un petit peu, pas du cafouillage, mais on ne savait pas où on allait.
05:47Et donc on attendait patiemment les éléments d'information officiels.
05:50Oui, et puis c'est triste à dire, parce qu'effectivement les légistes,
05:53ils ont beaucoup de travail sur cette affaire,
05:55parce que les restes, comme on dit, sont emmêlés.
05:58C'est très compliqué en fait.
06:00Encore un mot Alain Cheval, il y a le coin de la découverte,
06:03on est là en lisière d'une forêt, c'est très isolé,
06:06et finalement personne n'a rien vu ?
06:09Personne n'a rien vu, alors il faut savoir que c'est à peu près à 300 mètres à vol
06:12d'oiseau
06:12de la départementale 466, qui est un axe assez roulant,
06:17beaucoup de voitures y circulent,
06:18mais c'est vrai que le lieu n'est pas un lieu de balade, de promenade,
06:22donc c'est vrai que c'était un terrain privé qui appartenait à un agriculteur
06:25qui était en train de faire des travaux,
06:26et comme vous le disiez il y a quelques minutes,
06:29il faisait des travaux quelques semaines auparavant,
06:32il n'avait rien remarqué.
06:33C'est vrai que c'est un peu le fruit du hasard,
06:35parce que tomber sur ce sac derrière un arbre,
06:38c'est un coup de bol, il aurait très bien pu passer à côté,
06:41et il n'y aurait jamais eu l'affaire des bébés de Galfingue.
06:44Bien sûr, et puis des animaux auraient pu emporter ces sacs,
06:46ce qui ne s'est pas passé parce que c'était assez récent,
06:48et puis tout aurait disparu,
06:50et évidemment il n'y aurait jamais eu cette affaire,
06:52comme vous le dites très bien, à l'incheval.
06:53Bonjour Dimitri Ramelot.
06:55Bonjour Jean-Alphonse, bonjour à tous.
06:57Merci beaucoup d'être avec nous en direct dans l'heure du crime.
07:00Votre voix sur RTL, on la connaît bien,
07:02vous êtes l'un de nos correspondants à RTL à Nancy,
07:04et dans le Grand Est, vous aussi vous avez travaillé sur cette affaire,
07:07vous la connaissez bien.
07:08Alors Dimitri Ramelot, spécialiste d'effets divers,
07:11pour vous, que disent les légistes sur les crimes ?
07:16On pense à des étranglements, c'est ça ?
07:18Mais c'est assez net finalement.
07:21Alors, étranglement, étouffement pour deux autres,
07:25voilà, ça semble quand même assez clair.
07:26Juste pour revenir une seconde sur ce qui vient d'être dit,
07:28au départ, on pensait qu'il n'était que 3, puis 4.
07:31Oui, c'est ça.
07:32Après, 5, puis 4.
07:34C'est vous dire dans quel état tout ça était dans les sacs.
07:37Donc c'est assez catastrophique.
07:39On voit aussi un nouveau-né qui a un cordon ambilical qui a été visiblement arraché.
07:44Enfin, tout ça est absolument horrible,
07:46mais c'est juste pour qu'on se rende compte à la chose.
07:48Alors, effectivement, les légistes réussissent quand même à faire une autopsie.
07:539h30 d'autopsie, il y a un légiste, un gendarme également, qui ont assisté à...
08:00Et ils ont dit, je n'ai jamais subi, en termes de techniciens d'identification criminelle et médecins,
08:08quelque chose d'aussi horrible.
08:09Voilà, parce que c'était tellement affreux ce qu'ils étaient en train d'inspecter.
08:14Donc, 2 étouffements, 2 étranglements, ça s'est avéré.
08:20Sur la mère, ils sont à peu près d'accord qu'elle est la mère des 4,
08:26qu'il y a un doute sur 1.
08:27Et puis, finalement, on saura qu'elle est la mère des 4.
08:31Puis qu'il y a également un homme qui est le père des 4.
08:34Donc, c'est bien un couple qui a eu ces 4 enfants qui étaient dans ces sacs.
08:37Et question importante encore, Dimitri Ramelot, en mots là-dessus.
08:39C'est que ces enfants, ils sont nés à des dates très différentes.
08:43Ils ont été donc conservés, peut-être pendant même des années,
08:47par la femme ou l'homme qui les a tués.
08:50Oui, on va apprendre après un coup qu'effectivement,
08:53ils ont été conservés dans une maison, dans un kajibi,
08:57pendant des années, enfin des mois, à minima des mois,
09:01peut-être plus longtemps avant, soudainement.
09:03Pourquoi ? Comment ? On ne va pas spoiler la enquête, comme on dit.
09:07Mais d'être effectivement déposés dans ce champ
09:09et finalement être découverts par cet agriculteur.
09:12Alain Cheval, effectivement, avant qu'on avance dans cette enquête,
09:16ça va être très long.
09:17Il y a pendant des années, les gendarmes, ils vont travailler sur plein de pistes.
09:22Oui, effectivement.
09:24Il faut savoir que c'était une quinzaine d'enquêteurs, 11 précisément,
09:27qui ont travaillé au sein de cette cellule infanticide 68.
09:29Et ensuite, ils vont ouvrir toutes les portes.
09:31Alors, celle des prostituées venues d'Allemagne,
09:33celle d'une secte luciférienne qui aurait sacrifié des enfants,
09:37les gens du voyage, puisque c'est un lieu de passage.
09:39On va même pister l'origine de deux serviettes retrouvées dans ces sacs,
09:44des serviettes de plage provenant d'Espagne ou des Pays-Bas.
09:46On va essayer de remonter la piste d'un carton d'emballage d'un aspirateur
09:53pour retrouver éventuellement le propriétaire qui ramènerait à cette famille.
09:59C'est une enquête, ça a été dit dans les textes, dantesque.
10:02400 personnes entendues, 340 prélèvements,
10:06c'est du jamais vu quasiment pour une enquête de ce type.
10:09Presque 4 ans après le non-lieu, l'enquête repart et l'ADN va parler.
10:14Sylvie Horning, les bébés cachés de Galfing,
10:17c'était un truc dans mon corps dont je ne voulais pas.
10:20Je ne peux pas vous dire pourquoi.
10:21L'enquête de l'heure du crime.
10:22On se retrouve dans un instant sur RTL.
10:36L'heure du crime consacrée aujourd'hui à l'affaire Sylvie Horning,
10:4114 ans après la découverte, en 2003, près de Mulhouse,
10:44de 4 nouveaux-nés étranglés.
10:46Cette mère de famille va être soupçonnée de meurtre.
10:49Mais avant de parvenir à elle, de longues investigations.
10:53Mardi 1er janvier 2013,
10:55le dossier des bébés morts retrouvés dans la forêt de Galfing est rouvert.
11:00La partie civile demande de nouvelles expertises ADN.
11:03Il va falloir attendre 3 ans pour que celle-ci soit lancée.
11:07Un nouveau prélèvement permet alors d'isoler sur un protège-slip
11:10l'ADN complet de la mère des bébés.
11:14ADN qui ne matche pas alors dans les fichiers jusqu'à ce que,
11:18quelques mois plus tard, le FNAEG se manifeste.
11:21La trace génétique est celle d'une femme, Sylvie Horning.
11:25Son nom a été inscrit au fichier après une bagarre récente
11:29entre voisins rue Séger à Petit-Landeau, une commune du Haut-Rhin.
11:34Sylvie Horning a 53 ans.
11:36Elle est employée dans un atelier de gravure.
11:39Elle a un compagnon avec qui elle a eu 3 enfants,
11:422 garçons qui ont désormais 32 et 27 ans
11:45et une fille, âgée de 17 ans.
11:49Mardi 28 novembre 2017, Sylvie Horning et son concubin,
11:53Antonio R. sont placés en garde à vue par les gendarmes
11:57de la section de recherche de Strasbourg.
11:59La mère de famille ne montre aucune surprise.
12:02Elle a tout de suite compris pourquoi on venait la chercher.
12:05Elle a presque présenté ses aveux comme une délivrance,
12:09va commenter le procureur.
12:11Face au gendarme, Sylvie Horning reconnaît avoir tué
12:14les 4 bébés de la forêt de Galfingue.
12:17Elle en a même tué un cinquième dont elle ne s'est pas débarrassée.
12:21Le corps est retrouvé dans une glacière,
12:24dans un débarras attenant à la maison familiale.
12:27Elle avoue avoir tué les bébés peu après leur naissance
12:30en les étouffant avec une serviette ou un chiffon
12:33ou bien en les étranglant avec un morceau de tissu.
12:37Selon elle, les meurtres se seraient déroulés
12:39sur une dizaine d'années, entre 1990 et 2005 environ.
12:45Dans la famille, personne n'était au courant.
12:48Elle dissimulait ses grossesses.
12:50Elle prétextait une prise de poids.
12:53Elle portait des tenues amples.
12:55Elle accouchait en secret, souvent en pleine nuit.
12:57Elle se levait en faisant attention
12:59de ne pas réveiller son concubin.
13:02Dans le cas contraire,
13:03elle expliquait qu'elle avait mal au ventre
13:05et devait se rendre aux toilettes.
13:07Elle s'isolait alors dans la salle de bain
13:09après avoir verrouillé la porte.
13:11Les bébés et le placenta étaient glissés
13:14dans des sacs poubelles,
13:15puis cachés dans le débarras.
13:18Elle ne sait pas pourquoi elle a fait cela.
13:20C'était un truc dans mon corps dont je ne voulais pas.
13:22Je ne peux pas vous dire pourquoi, déclare-t-elle.
13:27Jeudi 30 novembre 2017,
13:29Sylvie Horning est mise à un examen
13:31pour cinq meurtres sur mineurs
13:33par ascendant direct.
13:35Elle est écrouée.
13:36Ses enfants sont abasourdis.
13:38Tout comme le compagnon,
13:40Antonio R, très affecté,
13:42qui est ressorti libre de sa garde à vue.
13:44Il vit depuis 34 ans avec cette femme
13:49et il tombe des nus.
13:50Il se demande comment il ne s'est aperçu de rien.
13:52Il ne comprend pas pourquoi Sylvie a pu accoucher
13:56sans qu'il le sache.
13:58Le compagnon découvre alors
14:00un visage de Sylvie Horning
14:03qui lui était étranger.
14:0614 ans après les terrifiantes découvertes
14:09de la forêt de Galfingue,
14:10la mère infanticide est donc enfin identifiée.
14:13Mais l'enquête n'est pas terminée.
14:15Pour autant, elle va être réentendue, cette femme,
14:17parce que pour l'instant,
14:19elle ne dit pas grand-chose
14:19ou en tout cas,
14:20elle ne sait plus quoi dire
14:22face aux questions des gendarmes.
14:25Et puis, on va voir aussi
14:26ce que vont déclarer les psychiatres.
14:27C'est très important dans cette affaire.
14:29Qu'est-ce qu'elle a dans la tête, cette femme ?
14:30Tout ça, ce sera à suivre
14:32dans le prochain chapitre
14:33de l'heure du crime.
14:34Une femme identifiée.
14:36Dimitri Ramelot, vous êtes avec nous
14:37dans cette heure du crime,
14:38correspondant à RTL, à Nancy,
14:40et dans le Grand Est.
14:41C'est vous, pour RTL, à l'époque,
14:42qui révélait cette arrestation.
14:45On est là 14 ans,
14:47après 14 ans d'enquête.
14:49Qui est-elle, cette femme ?
14:51On découvre son visage,
14:53on découvre sa vie.
14:54Qui est Sylvie Horning,
14:56accusée de la pire des choses ?
14:58Écoutez, elle a 19 ans.
15:00C'est un pays de dessinatrice industrielle.
15:04Le contexte familial est compliqué
15:07à l'époque où elle est enfant.
15:10L'homme qu'elle pensait de son père
15:12est en fait son beau-père.
15:14Elle a été violée.
15:16Donc voilà, il y a quand même
15:17une enfance extrêmement abîmée.
15:19Et donc, elle est depuis toujours
15:21avec Antonio.
15:23C'est le seul homme de sa vie.
15:25Lui, il est tuyoteur.
15:25Ils se sont rencontrés un soir de Noël
15:29dans une boîte de nuit.
15:31Et donc, tous les deux,
15:32lui, il est souvent absent.
15:34Il est sur la route.
15:35Et tous les deux, effectivement,
15:36ils choisissent d'avoir trois enfants.
15:38Alors, le premier choisir,
15:40le premier, elle n'en voulait pas,
15:41mais elle l'assume.
15:42Il y en a eu deux autres.
15:44Et puis, effectivement,
15:46il y a eu cette fuite en avant.
15:47On va se demander même
15:48s'il n'y a pas eu déni de grossesse.
15:50On en parlera un petit peu plus tard.
15:51Bien sûr.
15:51Sur ces cinq bébés, effectivement,
15:55qui ont été retrouvés.
15:56Quatre dans la forêt de Galfingue
15:57et un dans la maison de Petit-Lando,
16:01sachant qu'elle avait déménagé
16:03dans l'intervalle
16:04parce qu'elle n'était pas à Petit-Lando
16:05lors des quatre premiers bébés.
16:08Le plus spectaculaire,
16:09Dimitri Ramelot,
16:10c'est effectivement le fait
16:11qu'elle ait caché ses grossesses.
16:15Elle a évidemment tué cinq bébés.
16:17On le sait.
16:18On en retrouve un cinquième dans la maison.
16:20Mais qu'elle ait caché ses grossesses
16:22à ses enfants,
16:23qu'elle ait caché à son compagnon.
16:24C'est incroyable.
16:26Oui, c'est-à-dire qu'elle n'est même pas capable
16:28de dire elle-même
16:30de quand datent ses grossesses
16:32et ses accouchements.
16:33Il y a des fourchettes,
16:35mais elle dit qu'entre 90 et 95.
16:38Cinq ans, c'est considérable quand même,
16:41surtout quand on parle
16:41de la naissance d'un enfant.
16:43Et puis, effectivement,
16:44elle dit qu'elle mettait
16:45des vêtements amples,
16:47qu'elle se refusait à son mari
16:49en prétextant toujours quelque chose
16:51pour éviter d'avoir des rapports intimes
16:53avec lui.
16:53Mais effectivement,
16:55ça paraît totalement hallucinant,
16:57finalement,
16:58pardon,
16:58mais d'y être arrivé,
17:00d'être arrivé à cacher tout ça
17:01pendant aussi longtemps.
17:03Alain Cheval,
17:04vous êtes avec nous également
17:04dans 7 heures du crime
17:05et vous connaissez exactement,
17:06vous aussi très très bien cette histoire.
17:08Vous êtes journaliste
17:08aux dernières nouvelles d'Alsace.
17:12Effectivement,
17:12on va se demander
17:13un petit peu
17:14ce qui s'est passé dans cette maison.
17:15On a du mal à comprendre
17:16et les enquêteurs
17:17ont vraiment du mal à comprendre.
17:18Ils sont choqués
17:19par ce qu'ils entendent,
17:20mais ils ont du mal
17:22à rentrer dans la tête de cette femme.
17:23Elle n'a jamais été inquiétée,
17:25par exemple,
17:25par les services sociaux
17:27Sylvie Horning,
17:28Alain Cheval.
17:29Alors, effectivement,
17:30et c'est pour ça
17:31qu'il faut peut-être faire
17:32une petite parenthèse
17:33avec Maître Thierry Mauser,
17:35qui était parte civile
17:35pour l'association
17:37Enfance Majuscule,
17:38qui a tout de suite
17:38pointé du doigt
17:39lorsque l'affaire a éclaté
17:40une forme de défaillance
17:42des services sociaux.
17:43Parce qu'effectivement,
17:44mon collègue le disait tout à l'heure,
17:46sur les trois naissances,
17:47on va dire,
17:48qui ont abouti,
17:51un accouchement
17:52s'est fait de manière
17:53tout à fait particulière
17:54puisqu'elle a attendu
17:55la dernière minute
17:56pour se présenter
17:57au service
17:58et pour accoucher.
18:00De ces enfants vivants,
18:01vous parlez évidemment.
18:02Oui, on parle
18:02des enfants vivants.
18:03Et c'est vrai
18:04qu'il y avait quelque chose
18:05peut-être là
18:06où il aurait fallu
18:07enquêter
18:08et tout du moins
18:09mettre en piste
18:11les services sociaux,
18:12ce qui n'a pas été fait.
18:13Et c'est pour ça
18:13que l'avocat
18:14a pointé du doigt
18:15une forme de défaillance
18:16des services,
18:17pour le coup,
18:18c'est des services
18:19mulhousiens.
18:19Et puis,
18:20il faut saluer
18:20effectivement maître
18:21Thierry Maudière
18:21parce que c'est grâce
18:22à lui que cette enquête
18:23a rebondi.
18:24C'est un évocat
18:25très connu là-bas,
18:26dans l'Est de la France.
18:27Donc, effectivement,
18:28il faut saluer
18:28sa détermination.
18:29Encore un mot,
18:31Alain Cheval,
18:32cette femme,
18:34Sylvie Horning,
18:35elle apparaît
18:36presque soulagée
18:37quand elle est interpellée.
18:38Le procureur va le dire
18:39et les gendarmes aussi
18:40vont le dire.
18:41Alors, s'il faut savoir,
18:42ça s'est passé un mardi matin
18:43à l'interpellation
18:44à l'aube
18:44et a priori,
18:46elle attendait
18:46pas forcément les gendarmes,
18:47mais elle était dehors.
18:48Et quand elle a vu
18:49les premiers gendarmes arriver,
18:50elle savait
18:51pourquoi ils venaient
18:52la chercher.
18:52Il n'y a pas eu de difficulté,
18:54elle s'est laissée monotée,
18:56elle est montée en voiture,
18:57elle est partie.
18:58Et c'est vrai
18:58qu'elle avait une forme
18:59de soulagement,
19:01comme si enfin,
19:02elle allait pouvoir
19:03se libérer d'un poids.
19:04Alors, se libérer,
19:05c'est un grand mot
19:05parce qu'on va se rendre compte
19:07tout au long de l'enquête,
19:08de la procédure
19:09et des procès en assise
19:10que la parole est difficile
19:12chez elle.
19:12C'est quelqu'un
19:12qui ne va pas taise
19:13parce qu'elle parle,
19:14mais elle ne se rappelle
19:15de rien,
19:16elle a oublié.
19:17Il faut revenir
19:18à plusieurs reprises,
19:19poser la question différemment
19:20pour qu'elle dise
19:21du bout des lèvres
19:22ce qui s'est passé.
19:23Mais en tout cas,
19:24ce qui est avéré,
19:25c'est ce qu'avait souligné
19:26le procureur de la République
19:27à l'époque.
19:29Elle a présenté
19:30ses aveux
19:30comme une délivrance.
19:32Elle a tout reconnu
19:32sans difficulté.
19:33Elle s'est libérée
19:34de ce point, en fait.
19:37Elle ne dit pas grand-chose
19:39aux gendarmes.
19:40Elle avoue,
19:40évidemment,
19:41elle ne cache absolument rien.
19:43Mais quand on lui dit
19:44pourquoi vous avez fait ça ?
19:46C'était un truc
19:46dans mon corps
19:47dont je ne voulais pas.
19:48C'est sa seule réponse.
19:50Là, on est dans
19:51la psychiatrie pure et dure,
19:53j'ai envie de dire,
19:53Dimitri Ramelot.
19:54Oui, ce qui est très frustrant
19:56pour tout le monde,
19:57c'est qu'elle ne donne
19:58d'explication
19:59sur rien, en fait.
20:02Ni sur pourquoi
20:03on est allé au bout
20:04de ses grossesses,
20:05pourquoi elle ne s'est pas fait
20:07aidée ?
20:08On parle de services sociaux,
20:09des choses comme ça.
20:12Et puis, pardon,
20:13mais cinq fois,
20:15c'est quand même par rien.
20:17Mais tout se passe là,
20:18Dimitri Ramelot.
20:19C'est-à-dire,
20:20une fois des dénits
20:20de grossesse,
20:21ça existe évidemment.
20:22Hélas, c'est comme ça.
20:23On en voit de passer,
20:24pas tous les jours,
20:25mais presque.
20:27Cinq fois,
20:28cinq dénits de grossesse,
20:29elle sait très bien
20:30ce qui va se passer.
20:31Mais juste sur le troisième enfant vivant,
20:37c'est une fille,
20:37je crois que c'est sur elle,
20:39elle n'a averti son mari
20:40que trois heures avant l'accouchement.
20:43Ça aussi,
20:44c'est quand même assez incroyable.
20:45Et lors de l'interprétation,
20:47autant elle n'est pas du tout stupéfaite,
20:49ce n'est pas qu'elle est attendue,
20:50mais clairement,
20:51elle a compris,
20:52elle part sans problème
20:53et elle avoue sans problème.
20:54Autant son mari,
20:55non seulement il tombe des nus,
20:57pour reprendre votre expression,
20:58mais il tombe tellement des nus
21:00qu'il est obligé
21:01d'être hospitalisé.
21:02Ce garçon,
21:02tellement c'est sidérant pour lui
21:05de se dire
21:06qu'il n'est pas papa de trois,
21:07mais de huit enfants,
21:09dont cinq ont été tués
21:11par sa conjointe.
21:12C'est un choc général
21:13pour les enquêteurs
21:14et également pour l'entourage
21:15de cette femme.
21:16Des dénis de grossesse
21:17à la chaîne.
21:18Sylvie Horning,
21:19les bébés cachés de Galfing.
21:21J'ai honte d'avoir fait ça
21:22à mes enfants.
21:23L'enquête de l'heure du crime,
21:24comment cette mère de famille
21:25en est-elle arrivée là ?
21:26Que vont dire les psychiatres
21:28à suivre dans un court instant
21:29sur RTL.
21:31L'heure du crime.
21:32Jusqu'à 15h sur RTL.
21:36L'heure du crime,
21:37la seule émission radio
21:38100% fait d'hiver.
21:40Avec Jean-Alphonse Richard.
21:42Le mari n'a joué,
21:43semble-t-il,
21:44aucun rôle dans cette affaire.
21:46Sa thèse consiste à dire
21:48moi, pendant toutes ces années,
21:49je ne savais rien.
21:50Je ne savais rien
21:51des grossesses de mon épouse.
21:53Je ne savais rien
21:54de ses accouchements clandestins.
21:56je tombe des nus
21:57et je suis très stupéfait
22:00face à cette situation.
22:02Au programme de l'heure du crime,
22:04l'affaire Sylvie Horning.
22:05En novembre 2017,
22:07cette mère de famille
22:08a avoué avoir tué
22:09cinq nouveau-nés
22:10dont elle venait tout juste
22:11d'accoucher.
22:12Elle avait jeté les corps
22:13dans une forêt.
22:14Quatorze ans plus tôt,
22:15le juge veut savoir pourquoi
22:17elle a commis ses meurtres.
22:19Vendredi 15 décembre 2017,
22:21Sylvie Horning est à nouveau interrogée
22:23par le juge d'instruction de Mulhouse.
22:25Lors d'un premier interrogatoire
22:27quelques semaines auparavant,
22:28elle avait dit qu'elle n'était pas sûre
22:30du nombre de bébés
22:31qu'elle avait tués,
22:32entre quatre et six,
22:34selon elle.
22:35La mère de famille
22:36avait pleinement conscience
22:37qu'ils étaient vivants
22:38car elle les entendait gémir.
22:41Sylvie Horning
22:42n'a pas d'explication
22:43sur les meurtres.
22:44Elle ne sait pas non plus
22:45pourquoi elle a gardé
22:46si longtemps les corps
22:48avant de les jeter
22:49en forêt de Galfingue.
22:50Elle ne se souvient même plus
22:52de l'endroit précis
22:53où elle a laissé
22:54les sacs poubelles.
22:55Elle dit regretter ses actes
22:56mais n'est pas capable
22:57de les expliquer.
22:58Le compagnon Antonio R
23:01reste dans l'incompréhension.
23:03Il raconte qu'il s'absentait
23:04souvent pour son travail
23:06à Genève, à Paris.
23:07Il était persuadé
23:08que Sylvie prenait la pilule,
23:10c'est ce qu'elle lui avait dit.
23:12Sylvie Horning
23:13explique de son côté
23:14qu'elle aime ses enfants
23:16et a honte
23:16de leur avoir fait tout ça.
23:19Janvier 2018,
23:20le psychiatre Henri Brunner
23:22examine Sylvie Horning.
23:24Il conclut que la mère de famille
23:25ne souffre d'aucune confusion,
23:27psychose
23:28ou trouble de l'humeur.
23:30Ses actes étaient sous contrôle.
23:32Deux autres experts,
23:32un professeur de gynécologie obstétrique
23:34et une psychologue clinicienne
23:37émettent des avis divergents.
23:39Dans leur rapport,
23:40les deux spécialistes
23:41évoquent des manques profonds
23:43survenus lors de l'enfance
23:44de Sylvie Horning,
23:46des carences
23:47qui auraient pesé
23:48sur cette femme,
23:49la rendant incapable
23:50d'assumer sa fonction
23:52de mère et ses maternités.
23:53Ces experts évoquent
23:55des dénis de grossesse
23:57qui sont caractéristiques,
23:59même s'il s'agit
24:00de dénis partiels.
24:04Et là, il nous faut,
24:05à ce stade de l'enquête,
24:07on est là avant le procès,
24:08évidemment,
24:09de Sylvie Horning,
24:09à ce stade de l'enquête,
24:10il nous faut rentrer dans la tête
24:11ou en tout cas essayer
24:12d'entrer dans la tête
24:14de cette femme.
24:15Alors, il y a...
24:17Son avocat pense que Sylvie Horning
24:18doit être acquittée.
24:20On va voir ça,
24:20si c'est possible.
24:22On va voir ça
24:22dans le prochain chapitre.
24:24Alain Cheval,
24:24vous êtes journaliste
24:25aux dernières nouvelles d'Alsace.
24:27Ça, c'est ce que dit l'avocat
24:28ou ce que souhaite l'avocat.
24:29Le problème, c'est qu'il y a
24:31beaucoup d'experts qui disent
24:32qu'elle a agi en pleine conscience.
24:34Elle savait exactement
24:36ce qu'elle faisait.
24:38Oui, a priori,
24:39elle ne s'ouvrait pas
24:40de troubles mentaux,
24:41pas d'animation mentale,
24:42pas de crise de démence.
24:44Et puis, elle raconte
24:45les choses clairement,
24:46sans détour.
24:48Elle ne donne pas le détail.
24:50Donc, elle était consciente
24:52de ce qu'elle faisait.
24:52Donc, c'est difficile de dire
24:54qu'on va essayer
24:55de plaider l'acquittement.
24:57C'est un peu confus.
24:58Or, c'est vrai que
24:59les expertises psychiatriques
25:03ou encore le travail
25:05du professeur Nizan,
25:06qui est une sommité
25:07en matière de gynécologie obstétrique,
25:10viennent un petit peu la sauver
25:12puisqu'on parle de déni
25:14de grossesse partielle.
25:16Donc, pas totale, mais partielle.
25:18Ça peut peut-être, effectivement,
25:20lui sauver la tête.
25:21Mais on va se rendre compte
25:22que ça ne va pas forcément
25:23lui sauver la tête.
25:25dans les chapitres suivants.
25:27Mais elle se défend mal.
25:29Il y a des éléments à charge.
25:31C'est vrai que,
25:32chez le juge,
25:34elle revient sur les cris,
25:36les pleurs des enfants
25:37qu'elle entend,
25:38qu'elle a ses gestes
25:39d'étranglement,
25:41d'étouffement,
25:43qu'elle fait ça
25:44dans une petite salle de bain
25:46à l'étage,
25:46à l'abri du regard
25:48de ses enfants,
25:49de son compagnon.
25:51Ça a un côté
25:52tellement macabre,
25:53tellement...
25:55On ne peut pas l'expliquer.
25:56Et c'est vrai
25:57qu'elle reconnaît
25:58les cris qu'elle a entendus.
25:59Elle reconnaît le geste.
26:01Elle explique quand même
26:02que quand elle poussait,
26:04que le bébé sortait,
26:07elle n'arrivait pas à le toucher.
26:08Donc, elle mettait
26:08tout de suite une couverture
26:09par-dessus,
26:10surtout pour ne pas regarder.
26:11Mais c'est vrai
26:12qu'il y a tellement
26:12de questions qui se posent
26:14que peut-être même
26:15la psychiatrie
26:16n'arrive pas à comprendre
26:18ou à expliquer les choses.
26:19Parce que si, effectivement,
26:20on ne veut pas voir
26:21ses enfants,
26:22on met une couverture
26:23pour l'emballer,
26:24pour le mettre
26:24dans un sac poubelle,
26:25mais pourquoi les garder ?
26:27Bien sûr.
26:28Mais là, c'est ça.
26:29Déni de grossesse.
26:30Cinq dénis de grossesse.
26:32Déni de grossesse,
26:32en gros, ça porte bien son nom.
26:34Je refuse ma grossesse.
26:35Je refuse d'accoucher.
26:37Je refuse cet enfant.
26:39Dimitri Ramelot,
26:39vous êtes avec nous,
26:40correspondant RTL.
26:41à Nancy
26:42et dans le Grand Est.
26:44Il faut souligner, Dimitri,
26:47effectivement,
26:47que l'enquête des gendarmes,
26:49elle a été vraiment
26:50très bien menée,
26:51la cellule infanticide 68.
26:54Ah oui, non,
26:55mais ça a duré
26:57des mois, des années,
26:59on vient de le dire.
27:00C'est-à-dire qu'à un moment,
27:01on s'est même demandé
27:02si un jour,
27:03cette histoire
27:04trouvait une solution.
27:05D'ailleurs,
27:06le dossier a été fermé,
27:07rouvert,
27:08parce que,
27:10voilà,
27:10Maître Moser,
27:11en l'occurrence,
27:13pensait qu'il y avait besoin
27:14d'aller plus loin,
27:15que la science avait fait
27:16des progrès
27:17et qu'on ne pouvait pas
27:19laisser un puni comme ça
27:21le meurtre,
27:23l'assassinat,
27:24en tout cas,
27:25le meurtre
27:25de cinq bébés.
27:26Donc,
27:26ils ont tout ratissé,
27:27que ce soit effectivement
27:28des éléments qui ont été
27:29trouvés au début
27:30dans les sacs poubelles,
27:31sacs d'aspirateurs,
27:32etc.,
27:32on en a parlé tout à l'heure,
27:34voisinage,
27:35des centaines de prélèvements
27:37ADN.
27:37Donc,
27:37au niveau de l'enquête,
27:39on n'a pas pu faire
27:40réellement beaucoup plus.
27:42Il a fallu ce petit coup
27:44de pouce du destin
27:45pour effectivement
27:46arriver au bout.
27:47La mère de famille
27:49va être jugée.
27:50Sylvie Horning,
27:51les bébés cachés
27:52de Galfang,
27:53c'est une femme,
27:54mais ce n'est pas une mère.
27:55elle n'aurait jamais
27:56dû avoir d'enfant.
27:57L'enquête de l'heure du crime,
27:58on se retrouve dans un instant
27:59sur RTL.
28:01L'heure du crime,
28:02c'est avec
28:03Jean-Alphonse Richard
28:03sur RTL.
28:05Carrefour.
28:07Jusqu'à 15h.
28:08C'est l'heure du crime
28:10sur RTL.
28:11Avec Jean-Alphonse Richard.
28:13Retour dans l'heure du crime
28:14sur l'affaire Sylvie Horning.
28:15Cette mère de famille,
28:16démasquée,
28:17après une longue enquête,
28:19a avoué avoir tué
28:20entre les années 90 et 2000
28:22cinq nouveaux-nés
28:23qu'elle venait de mettre au monde.
28:2516 ans après les faits,
28:26elle est jugée.
28:28Mardi 18 juin 2019,
28:31Sylvie Horning,
28:3254 ans,
28:33pénètre la tête basse
28:34dans la salle des assises
28:35du Haut-Rhin
28:36à Colmar,
28:37cheveux bruns
28:37coupés au carré,
28:39gilets blancs,
28:40t-shirt moutarde.
28:41Elle cherche du regard
28:41sa fille,
28:42la seule personne
28:43qui, ces derniers temps,
28:45lui parlait encore.
28:46Le père de ses enfants,
28:47Antonio,
28:48est décédé de maladie.
28:49L'un de ses fils
28:50est présent sur le banc
28:51de la partie civile.
28:53L'accusé,
28:54interrogé sur sa vie,
28:55évoque une enfance saccagée
28:57entre une mère malade,
28:58méchante
28:59et un beau-père
29:00qui l'aurait violée.
29:01La présidente de la cour
29:03lui demande
29:03« Vous avez eu combien d'enfants,
29:05madame ? »
29:06Réponse
29:073 plus 5.
29:09Sylvie Horning
29:10ajoute
29:10« Pour moi,
29:11ce n'était pas des bébés,
29:13c'était des êtres
29:14qui grandissaient en moi. »
29:16Un enquêteur explique
29:17que la mère de famille
29:18lui a déclaré
29:19à propos de ces meurtres répétés
29:21« C'était presque devenu
29:23une habitude.
29:24C'était tellement facile
29:25la première fois,
29:26alors je l'ai refait. »
29:29Les enfants de Sylvie Horning
29:30sont appelés à témoigner.
29:31Ils ignoraient tout
29:32des crimes commis
29:33par leur mère.
29:34Sa fille avait 17 ans
29:36quand l'affaire a éclaté
29:37« C'est une femme,
29:39mais ce n'est pas une mère.
29:40Elle n'aurait jamais
29:41dû avoir d'enfant,
29:42dit-elle.
29:42Le fils aîné,
29:43partie civile,
29:44se présente comme
29:45le fils vivant,
29:46il affirme.
29:47J'aurais aimé
29:48savoir pourquoi.
29:49Elle nous a menti
29:50pendant toutes ces années
29:51et aussi avoir
29:52de vraies excuses.
29:54Sylvie Horning
29:55est condamnée
29:56à 20 ans de prison. »
29:59Et voilà donc
29:59pour ce premier procès
30:00parce que l'accusé
30:01va faire appel.
30:02Alain Cheval,
30:03journaliste aux Dernières Nouvelles
30:04d'Alsace,
30:04vous êtes allé
30:05à plusieurs reprises
30:06à ce procès.
30:07Vous connaissez bien
30:07cette affaire
30:07ou l'aviez suivie.
30:09Question simple
30:10parce que cette femme,
30:11on a du mal
30:12à la décrire
30:13psychologiquement,
30:14mais physiquement,
30:15comment est-elle ?
30:17On va dire
30:18qu'elle ressemble
30:18à n'importe quelle
30:19autre femme.
30:20Donc,
30:20elle est dans la,
30:21comment dire,
30:22très discrète.
30:24C'est un peu
30:24ce qui la résume
30:25très discrète,
30:26pas de bijoux,
30:27pas exubérante,
30:28pas de couleur vive.
30:30Elle pourrait passer
30:32pratiquement inaperçue,
30:33mais c'est un peu
30:33l'aspect physique
30:36traduit un petit peu
30:37la tendance
30:38de ce procès,
30:39même s'il faut
30:40lui reconnaître
30:40cette chose.
30:41Elle pleure
30:41assez facilement.
30:42Ce n'est pas
30:43des larmes forcées,
30:44elle pleure,
30:45elle est très rapidement
30:46dans l'émotion.
30:47Mais je veux juste
30:47revenir sur la position
30:48des enfants
30:49qui me semble importante
30:50et surtout la position
30:51du père
30:52qui était très en colère
30:54au tout début
30:55quand l'affaire
30:56a éclaté,
30:58qui jurait
30:59qu'il fallait
31:00qu'elle soit condamnée
31:00lourdement,
31:01mais qui finalement
31:01était tellement amoureux
31:03de cette femme
31:04a demandé à ses enfants
31:05de rester unis
31:06autour de leur mère.
31:08Mais c'était
31:08extrêmement difficile.
31:09Il faut savoir
31:09que le jour
31:09de la perquisition,
31:10les enfants étaient là.
31:11Ils ne comprenaient pas
31:12ce qui se passait.
31:12Imaginez des gendarmes
31:13en train de fouiller
31:14la maison de fond en comble.
31:16C'est indescriptible.
31:18Mais c'est vrai
31:18que c'est une personne
31:19qui est assez fragile
31:20qui se présente à la barre,
31:22qui répond aux questions,
31:23mais qui répond
31:24de manière quasi automatique
31:26ou qui répond systématiquement
31:27je ne sais pas,
31:28je ne sais plus.
31:28c'est un peu compliqué
31:30de pouvoir faire jaillir
31:32cette vérité
31:34s'il y a une vérité
31:35effectivement.
31:36Mais surtout,
31:37et je crois que c'est important
31:38de le dire,
31:39je pense que les deux procès,
31:40puisqu'il y aura
31:40deux procès d'assises,
31:42ça va être une sorte
31:42de catharsis,
31:43c'est-à-dire
31:44elle va progressivement
31:45avancer,
31:46cheminer sur son chemin intérieur,
31:48c'est-à-dire arriver
31:49peut-être à donner
31:50des explications
31:51ou à se comprendre.
31:53C'est très difficile
31:54de se comprendre.
31:55Oui, même si ce chemin
31:56il est bourré d'épines,
31:58il est compliqué
31:59pour cette femme
32:00parce qu'elle a vraiment
32:01du mal à s'expliquer
32:02puis elle a ce double visage
32:04qui la rattrape en permanence.
32:06Dimitri Ramelot,
32:07correspondant RTL à Nancy
32:09est dans le Grand Test
32:10et vous nous accompagnez
32:11depuis une heure
32:11dans cette émission
32:12pour mieux comprendre
32:14ce cas qui est quand même
32:15assez complexe.
32:16Je disais double visage
32:18parce que face aux enquêteurs,
32:20elle va être un peu mécanique
32:21et froide,
32:21finalement elle va dire
32:22oui c'était facile
32:23de tuer un enfant,
32:24etc.
32:24Elle reconnaît tout.
32:26et puis là elle est
32:27dans une émotion intense.
32:28On a l'impression
32:29qu'effectivement
32:29comme dit Alain Cheval
32:30elle commence
32:31peu à peu
32:32à réaliser
32:32ce qui s'est passé.
32:34Oui,
32:34quand vous avez quelqu'un
32:36qui a commis
32:37cette horreur
32:38et qui vous dit
32:39je ne voulais pas
32:40les voir quand j'accouchais
32:41donc je mettais
32:42une couverture,
32:42ça dit quand même
32:44énormément de choses
32:45déjà.
32:46Donc c'est tellement
32:48monstrueux
32:48qu'on ne veut pas
32:51se l'admettre
32:52et là aussi
32:53quelque part
32:54on peut parler
32:55de déni.
32:56Donc forcément
32:57elle va faire
32:58un chemin
32:59elle va dire
33:00qu'elle a honte
33:01de ce qu'elle a fait
33:02que c'est terrible
33:03d'avoir fait ça
33:04à son mari
33:05c'est terrible
33:06d'avoir fait ça
33:07aux trois enfants
33:08qu'il a eu
33:08qui sont eux
33:09pour le coup
33:10vivants
33:11et donc
33:12elle va effectivement
33:13avancer
33:14un petit peu
33:14mais au bout
33:16du bout
33:16de ce premier procès
33:18on verra
33:19pour le deuxième
33:20dans quelques secondes
33:21mais au bout
33:21du bout
33:22de ce premier procès
33:22on n'a pas réellement
33:24de réponse
33:24aux questions
33:25ni pourquoi
33:29elle s'est fait aider
33:30ni pourquoi
33:32elle s'est pas fait aider
33:33ni pourquoi
33:34elle aurait pu avorter
33:35cette femme
33:35ni pourquoi
33:36cinq fois
33:37pourquoi les avoir
33:37gardé
33:38caché
33:39chez soi
33:39puis dans
33:40cette forêt
33:41à cet endroit
33:42à 15 kilomètres
33:42au sud
33:43de chez elle
33:43dans un endroit
33:44totalement impropre
33:45il n'y a aucune réponse
33:48et c'est ça
33:48qui est terrible
33:49en fait
33:50peut-être qu'elle n'arrive
33:51pas à les donner
33:51tout simplement
33:52peut-être qu'elle ne sait pas
33:53tout simplement
33:53très certainement
33:54ou bien peut-être
33:55le cerveau a vrié
33:57a effacé certaines choses
33:58etc.
33:59qui vont lui revenir
33:59petit à petit
34:00c'est une possibilité
34:01moi je ne suis pas psychiatre
34:02mais effectivement
34:03ce qui me frappe le plus
34:04dans cette histoire
34:04c'est cinq fois
34:05c'est la répétition
34:06la répétition
34:07du déni de grossesse
34:08et ça
34:09c'est très étonnant
34:10Alain Cheval
34:11à l'écope de 20 ans
34:1320 ans de prison
34:14c'est une peine lourde
34:15qui a été prononcée
34:16à ce premier procès
34:17un verdict quasiment inédit
34:19par sa sévérité
34:21les peines pour néonaticide
34:23puisqu'on appelle ça
34:24un néonaticide
34:25ne dépasse pas
34:26généralement
34:27les 15 ans
34:28on sait qu'il y a
34:29une autre histoire
34:30qui avait marqué
34:34la presse
34:35et l'actualité
34:36c'était
34:36le procès
34:38de Véronne Courgeot
34:40la mère de famille Tour
34:41qui avait été jugée
34:42en 2009
34:42pour avoir tué
34:43trois de ses bébés
34:44la peine n'était pas
34:46de 20 ans
34:46donc c'est vrai
34:47tout le monde se pose
34:47cette question
34:48pourquoi ce verdict
34:49mais ce verdict
34:49c'est simplement
34:50l'aboutissement
34:51de questions
34:52qui sont restées
34:53sans réponse
34:53d'une attitude
34:55elle a beau s'excuser
34:56demander le pardon
34:57à ses enfants
34:58à ses enfants
35:00morts-nés
35:02ça ne répare rien
35:03surtout
35:04on voulait
35:04des réponses
35:05et c'est vrai
35:06que peut-être
35:07que le travail
35:08des parties civiles
35:10a un peu enfoncé
35:11le clou
35:11tout comme
35:12l'avocat général
35:14qui ne lui a pas
35:16fait de cadeau
35:16qui a été extrêmement
35:17dur avec elle
35:18ce qui est logique
35:19et effectivement
35:20on ne comprend pas
35:21à ce stade
35:22ce qui a pu se passer
35:22l'accusé fait appel
35:24Sylvie Horning
35:25les bébés cachés
35:26de Galfing
35:26le film
35:27je ne le vois pas
35:28je n'y arrive pas
35:29je suis désolé
35:30l'enquête de l'heure du crime
35:32je vous retrouve tout de suite
35:32sur RTL
35:34Jean-Alphonse Richard
35:35sur RTL
35:36c'est l'heure du crime
35:37jusqu'à 15h
35:4014h
35:4115h
35:41c'est l'heure du crime
35:43sur RTL
35:43dans l'heure du crime
35:45aujourd'hui
35:45l'affaire Sylvie Horning
35:47en 2019
35:48cette mère de famille
35:49a été condamnée
35:49à 20 ans de prison
35:51pour avoir tué
35:525 de ses bébés
35:54née entre les années
35:5590 et 2000
35:56elle n'a jamais pu expliquer
35:58son geste
35:59elle est rejugée
36:00un an plus tard
36:02mercredi 21 octobre 2020
36:04Sylvie Horning
36:0555 ans
36:06se présente devant
36:07la cour d'assises
36:08du Barin à Strasbourg
36:09au cours des 3
36:11journées d'audience
36:12elle va répéter
36:13je ne sais pas
36:14le film
36:15je ne le vois pas
36:16je n'y arrive pas
36:18je suis désolé
36:19Sylvie Horning
36:20est condamnée
36:21à 14 ans de prison
36:226 de moins
36:23qu'au premier procès
36:24la mère infanticide
36:26apparaît émue
36:27elle essuie des larmes
36:28puis elle plonge sa tête
36:29entre ses mains
36:31maître Monique Sultan
36:32partie civile
36:33avocate de l'association
36:35Enfance et Partage
36:36comprend ce verdict
36:37qui tient
36:38qu'on dit-elle
36:39de la personnalité
36:40de Madame Horning
36:41du travail
36:42qu'elle a encore
36:43à faire sur elle-même
36:44et de la volonté
36:46d'apaisement
36:46pour les enfants
36:47c'est un immense désastre
36:49encore une fois
36:50qui vient de se révéler
36:51pour cette famille
36:51parce que personne
36:53ne peut en être satisfait
36:54personne ne peut
36:55s'en contenter
36:56et personne ne peut
36:57comprendre
36:58ce qui s'est réellement
36:59passé il y a 25 ans
37:00donc beaucoup
37:02beaucoup d'émotions
37:03beaucoup de questions
37:04toujours
37:06Des questions toujours
37:07Maître Linda Bellarby
37:09avocate du fils
37:10de Sylvie Horning
37:11c'est un document
37:12du journal
37:13l'Alsace
37:14Alain Cheval
37:15journaliste
37:16dernière nouvelle
37:17d'Alsace
37:17et vous êtes avec nous
37:18depuis le début
37:19de cette heure du crime
37:2014 ans
37:216 de moins
37:22qu'en première instance
37:23c'est beaucoup
37:246 ans de moins
37:25qu'est-ce qui s'est passé
37:26dans la tête des jurés
37:27on a le sentiment
37:28peut-être que cette femme
37:28a commencé à s'amender
37:30ou en tout cas à expliquer
37:32Sans doute
37:33bon il y a surtout
37:33le travail de son avocat
37:34elle a changé entre temps
37:35d'avocat
37:37elle a pris
37:38Maître Franck Berton
37:39qui est un ténor
37:40du Maroc de l'Île
37:40et qui avait notamment
37:42rappelez-vous
37:42défendu Dominique
37:43Coterez
37:44condamné en 2015
37:46pour lui
37:47néonaticide
37:48à 9 ans de prison
37:49ça a sans doute aidé
37:50après je pense
37:51qu'effectivement
37:51elle a fait ce cheminement
37:52entre le premier procès
37:55d'Assise
37:55et le second
37:56une année
37:57à se poser des questions
37:59il faut être clair
38:00elle ne répond pas vraiment
38:01mais c'est vrai
38:02que le poste
38:03commence à se faire
38:04c'est vrai que
38:05pour le premier procès
38:08Maître Meuglen
38:09qui l'a défendu
38:10je pense que pour lui
38:11la marche était trop haute
38:12il y a tellement de choses
38:14qui viennent à l'esprit
38:15elle, elle est issue
38:16d'une famille nombreuse
38:165 soeurs, un frère
38:17lui, le compagnon
38:19qui découvre tout ça
38:20il a 9 frères et soeurs
38:22et on se rend compte
38:23que ce couple
38:24vivait pratiquement
38:25une autarcie
38:25elle et lui
38:26un peu à l'écart des enfants
38:28c'est des questions
38:29qui sont sans réponse
38:31mais c'est des choses
38:32qu'on doit prendre
38:33en compte
38:34en fait
38:34je pense que le jury
38:36a enfin
38:37pris en compte
38:38cette personnalité
38:39à la fois complexe
38:41qui ne peut pas
38:42apporter de réponse
38:43parce qu'elle est
38:43dans l'incapacité
38:44à se comprendre
38:45à comprendre
38:46ce qui s'est passé
38:46même si elle l'assume
38:47même si elle le regrette
38:48mais je pense que
38:49c'est un petit peu
38:49le fil conducteur
38:50de ces deux
38:51de ces deux procès
38:52c'est-à-dire
38:53ce chemin mince
38:54le fait d'essayer
38:55de répondre à des choses
38:56mais qui la dépasse
38:57je pense que tout ça
38:58ça la dépasse
38:59même s'il y a des questions
39:00qui se posent
39:00pourquoi
39:02se débarrasser
39:02des quatre bébés
39:04pourquoi garder
39:05ce cinquième
39:06dans cette glacière
39:08c'est incompréhensible
39:09mais ça c'est une question
39:10que je pose à Dimitri Ramelot
39:11qui est notre correspondant
39:12RTL dans le Grand Est
39:14Dimitri
39:15effectivement
39:15elle aurait pu cacher
39:16ces petits cadavres
39:17elle aurait pu les faire
39:18disparaître
39:19elle aurait pu les enterrer
39:20quelque part
39:21et dans ce cas-là
39:21on ne l'aurait jamais
39:22retrouvé cette femme
39:23en quelque sorte
39:25elle ne pouvait pas
39:26aller plus loin
39:26c'est ça
39:26elle les a tués
39:27mais ensuite
39:28c'était trop difficile
39:29je ne sais pas
39:29ça doit être ça
39:30c'est ce que je vous disais
39:31c'est que quelque part
39:32là il y a peut-être
39:33un déni
39:33c'est comme la couverture
39:34sur les visages
39:35quand elle accouche
39:35parce que c'est peut-être
39:36trop horrible
39:37si vous voulez
39:37et prendre la pelle
39:38et faire un trou
39:39et faire cinq trous
39:40c'est très probablement
39:42très horrible
39:43Jean-Alphonse
39:44donc non non
39:45mais psychologiquement
39:46ça doit être
39:47très compliqué
39:48donc peut-être
39:50que juste
39:50les garder
39:52incompréhensibles
39:52les jeter
39:53plutôt que les enterrer
39:54enfin les jeter
39:55dans le sac poubelle
39:56dans le champ
39:57je m'entends
39:57c'est peut-être
39:58peut-être
39:59un peu moins dur
40:00qu'effectivement
40:01faire le trou
40:01et les enterrer
40:03mais alors
40:04pourquoi ne pas avoir
40:06trouvé une solution
40:07pour vraiment
40:08ne jamais être confondue
40:10après
40:10est-ce qu'elle est
40:11allée aussi loin
40:12que ça
40:12dans sa réflexion
40:14est-ce qu'elle pensait
40:15que les progrès
40:17de l'ADN
40:17seraient tels que
40:18probablement pas
40:19est-ce qu'elle pensait
40:20qu'un jour
40:20il y aura un prélèvement
40:21ADN
40:21lors d'un conflit
40:23de voisinage
40:24qui ferait que
40:24ça allait matcher
40:25dans le fnac
40:26probablement pas
40:27donc voilà
40:29cette femme
40:30a probablement fait
40:31ce qu'elle a pu faire
40:33mais est-ce qu'elle
40:34voulait à un moment
40:35se faire attraper
40:37quand bien même
40:37c'est arrivé 20 ou 25 ans
40:39après
40:40vous savez
40:40la psychologie
40:41c'est compliqué
40:41oui oui bien sûr
40:42mais je pense qu'elle avait
40:43vous ne l'êtes pas
40:43et je ne le suis pas non plus
40:44non non bien sûr
40:45ni psychiatre
40:46ni psychologue
40:46mais je pense qu'elle avait
40:47mis cette histoire
40:48entre parenthèses
40:49mais elle n'avait pas
40:49mis de point final
40:50à cette histoire
40:52c'est-à-dire que ça restait
40:52un petit peu comme ça
40:53en filigrane
40:54même si effectivement
40:56voilà
40:56elle savait très bien
40:57ça y est encore quelque part
40:58dans sa tête quoi
40:59mais forcément
40:59bien sûr très bien
41:00ça continue à trotter
41:02dans sa tête
41:03Alain Cheval
41:03est-ce qu'on sait
41:04ce qu'est devenu
41:05Sylvie Horning
41:06si en prison
41:07elle a suivi une thérapie
41:08c'est probable
41:09est-ce qu'on sait tout ça
41:10alors ça c'est
41:11c'est une obligation
41:11alors à vrai dire
41:12j'ai tenté de passer
41:14quelques coups de fil
41:14en vain
41:15j'ai pas eu la réponse
41:16alors théoriquement
41:18sachant que
41:19bon elle va avoir
41:2062 ans
41:21en août
41:22placée en détention
41:23fin novembre 2017
41:25condamnée à 14 ans
41:26on sait que les règles
41:27en matière de condamnation
41:28pénales
41:29c'est
41:29elle peut demander
41:31une libération conditionnelle
41:32lorsqu'elle accomplit
41:33la moitié de sa peine
41:34donc au bout de 7 ans
41:35donc en théorie
41:35depuis bientôt 2 ans
41:38elle aurait pu
41:40demander
41:40cette libération conditionnelle
41:42sachant que
41:43ça ne s'accorde pas
41:44facilement
41:45il faut
41:46à la fois
41:47faire
41:48la démonstration
41:49du travail psychiatrique
41:51psychologique
41:51qu'elle a entamé
41:53c'est le juge
41:54de l'application des peines
41:55qui accorde
41:55cette libération
41:56on ne sait pas
41:57en tous les cas
41:58ce qui est quasiment sûr
41:59c'est que
42:00même s'il avait été libéré
42:01c'est quelqu'un
42:03on n'en entendra
42:04jamais plus parler
42:06merci beaucoup
42:07Alain Cheval
42:08et Dimitri Ramelot
42:09d'avoir été les invités
42:10de l'heure du clé
42:11merci à l'équipe de l'émission
42:12rédactrice en chef
42:13Justine Vignot
42:14préparation Lisa Canales
42:15Valentine Bardet
42:16réalisation en direct
42:18Nicolas
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