00:00Il est 17h20, nous sommes en train de décrypter l'interview d'Emmanuel Macron qui nous a tant marqués par sa déconnexion hier.
00:08Une sorte d'autosatisfaction incroyable, on l'a écouté déjà sur le temps des regrets et c'est chouette la vie.
00:15Et là je voulais qu'on écoute le passage sur la violence.
00:19Ce qui est vrai, c'est qu'il y a une violence aujourd'hui qui s'est installée dans la société et qui touche en particulier les jeunes et les plus jeunes.
00:26Et qui augmente pour vous ?
00:27Qui a augmenté ces dernières années, c'est clair. Parce qu'elle s'est un peu banalisée.
00:32Et d'ailleurs, les réseaux sociaux, tout ce qu'on vit aussi, cet espace numérique dans lequel on est projeté très jeune, on va passer des heures,
00:39qui parfois nous met dans des situations de violence, il y contribue un peu. Pourquoi ? Parce qu'il déréalise la violence.
00:46Vous voyez ce qui est...
00:47Des commentaires.
00:48Non mais ce qui est tuant, si j'ose dire, avec Emmanuel Macron, c'est pas tant ce qu'il dit, c'est ce qu'il ne dit pas.
00:53Quel est le premier problème de l'insécurité ? C'est sans doute lié à l'immigration.
00:58Et il ne le dit pas. Pour lui, c'est des réseaux sociaux.
01:01Donc on est dans un réel qui n'est pas pris à... comment dire... en face.
01:06Toutes les... enfin pas toutes, bien sûr, mais beaucoup de faits de société, refus d'obtempérer,
01:13et également ce qui s'est passé avec...
01:15Souvenez-vous à Clafernel, il avait trouvé le critère, enfin pour lui, la cause c'était l'oisiveté des choses.
01:20Oui, je suis d'accord.
01:21Mais c'est complètement absurde.
01:22Absurde.
01:23Mais c'est absurde.
01:23Absurde.
01:24Ou alors c'est vraiment une déconnexion.
01:25Mais j'ai du mal à croire que cet homme intelligent ne voit pas la réalité.
01:27C'est un homme, c'est l'oisiveté, c'était les émeutes.
01:30C'était les émeutes, c'était...
01:32Oui, c'est ce que j'ai dit, vous les émeutes.
01:34Non, vous avez dit Naël, mais c'est pas grave.
01:36La Nel est à l'origine des émeutes.
01:37Oui, mais c'est pas Naël.
01:39Donc c'était les émeutes.
01:40Il avait mis ça sur Jean-Michel Blanquer.
01:41Et moi, j'en avais discuté en off avec Jean-Michel Blanquer,
01:44avant qu'il passe dans l'heure des pros le matin.
01:46Il avait dit que c'était la réforme du bac de Jean-Michel Blanquer,
01:48parce que les épreuves du bac se terminaient plus tôt,
01:50et c'est plus de temps aux jeunes pour aller tout casser.
01:53Et Jean-Michel Blanquer, mais il l'a pris,
01:55et d'ailleurs après il a signé un livre sur Emmanuel Macron à ses critiques,
01:57il l'a pris comme une trahison.
01:59En gros, les émeutes, c'est Jean-Michel Blanquer et la réforme du bac.
02:01En fait, un des soucis numéro un de la France depuis de nombreuses années,
02:06c'est le déni de la réalité.
02:08Mais c'est vrai dans nos vies.
02:10Si vous ne vous avouez pas que vous êtes alcoolique,
02:13vous ne pourrez jamais guérir de l'alcoolisme.
02:16Et la difficulté qu'on a dans ce pays,
02:18c'est à affronter la réalité.
02:21Et là, on a un exemple frappant avec Emmanuel Macron,
02:24qui t'explique que l'insécurité ou la violence sont liées aux réseaux sociaux.
02:30Bon, je veux bien que les réseaux sociaux aient libéré la parole derrière tout ça.
02:33Mais pour être objectif quand même, Pascal, pour être objectif,
02:36le seul moment où il a vraiment touché un peu du doigt la réalité,
02:39c'est son discours des Mureaux, souvenez-vous,
02:42qui s'est d'ailleurs traduit par une loi sur le séparatisme,
02:45qui était un début de quelque chose.
02:46Là, il avait fait un discours qui correspondait à la réalité,
02:50le séparatisme, la délinquance des jeunes, etc.
02:52Mais ça ne s'est pas traduit dans une politique.
02:54Mais jamais.
02:54Ça ne s'est pas traduit dans les faits.
02:56Mais jamais, parce qu'Emmanuel Macron pense que la parole suffit,
03:01la parole est performative.
03:03Ben non.
03:04En fait, il faut derrière mettre en place une politique
03:07et prendre des décisions.
03:08Il y a des hommes en place qui sont convaincus de faire quelque chose.
03:11Mais quand vous faites rentrer 500 000 personnes en France,
03:13puisque c'est le chiffre qui est donné, c'est bien celui-là.
03:15Un bon à 400 000, vous voulez dire, de manière légale.
03:18Vous faites rentrer sur le sol de France des gens qui sont en difficulté,
03:22parfois dans leur propre pays, en difficulté sociale, financière, etc.
03:25Souvent, ils n'ont d'autres possibilités pour vivre que...
03:29Mais c'est aussi une question culturelle.
03:31Quand vous ne traitez pas les femmes de la même manière en Afghanistan qu'en France.
03:35Et d'ailleurs, qui l'a dit, c'est le patron de l'OFI, Didier Leschi,
03:39qui vient de la gauche, il a dit qu'il y a un sujet avec l'immigration afghane.
03:42Et d'ailleurs, Trump, quand il exclut plusieurs dizaines de pays des visas,
03:46c'est après un attentat commis par un Afghan sur deux soldats américains.
03:50On sera tous d'accord sur ce passage.
03:52Emmanuel Macron, cette fois sur l'enseignante d'art plastique,
03:54poignardée mardi après-midi à Sanary-sur-Mer.
03:58J'ai une pensée, évidemment, pour notre enseignante à Sanary.
04:00Justement, je voulais...
04:01Et donc là-dessus, on ne lâche rien.
04:03On renforce les mesures de sécurité à l'entrée des établissements.
04:06On renforce les contrôles.
04:07Tout ça nous oblige.
04:08On ne peut pas accepter que ça se passe à l'école.
04:11Sur cette violence du quotidien, que ce soit celle des jeunes,
04:14là, il ne faut rien céder.
04:15Et donc, c'est renforcer les mesures de sécurité dans les établissements scolaires,
04:18en particulier dès qu'il y a une sensibilité.
04:20Renforcer la lutte contre les narcos.
04:21Mais on ne cédera rien.
04:23Les profs ne doivent pas avoir peur.
04:24Quand c'est renseigné...
04:26Oui, des banalités.
04:28Et puis surtout, c'est des vœux pieux.
04:30On ne cédera rien, ça nous oblige.
04:33Vous avez entendu le vœuf d'Agnès Lassalle,
04:34vous savez, qui avait été tué à Saint-Jean-de-Luz.
04:36On l'a passé, monsieur Voisin, je crois, c'est ce nom-là.
04:40Stéphane, me semble-t-il.
04:41Oui, bien sûr.
04:41Et il a dit, depuis la mort de ma femme, il ne s'est rien passé.
04:46Il y a eu sept ministres, dit-il, de l'éducation nationale.
04:48Il ne s'est rien passé.
04:50Il dit, la solution, les portiques, ce n'est même pas la fouille des sacs,
04:53puisque Mélanie, la surveillante, a été tuée pendant une fouille des sacs.
04:58Stéphane, voire un.
04:59J'ai dit voisin et voire un qu'il me pardonne.
05:01Et c'est d'ailleurs la présidentielle de 2027.
05:04Souvent, quand je pense à Emmanuel Macron,
05:06je pense à ses successeurs.
05:09Et on parle parfois pour des candidats du Bloc central,
05:11d'Édouard Philippe ou de Gabriel Attal.
05:13Mais ma conviction, c'est que si Édouard Philippe est président de la République,
05:16il ne fera rien.
05:17Il ne fera rien.
05:18C'est dans leur ADN.
05:20Ils ne feront rien.
05:22Donc c'est toute la difficulté de...
05:24Je remarque que vous n'avez pas cité Gérald Darmanin dans la liste.
05:25Si Jean-Luc Mélenchon est président de la République, il fera quelque chose.
05:28Peut-être que vous ne serez pas d'accord, mais il fera quelque chose.
05:30Ah ça, c'est sûr que ça changera, oui.
05:31Mais peut-être.
05:32Si Jordan Bardella était élu président de la République,
05:35peut-être fera-t-il quelque chose.
05:36Et tentera-t-il de faire quelque chose.
05:38Mais le Bloc central, ils ne feront rien.
05:39Ça, c'est maintenant ma conviction, puisque c'est les mêmes politiques depuis des années.
05:43Édouard Philippe à Gérald Darmanin ?
05:45Mais Gérald Darmanin, j'espère qu'il ferait davantage,
05:49qu'il voudrait faire davantage quelque chose.
05:51Et je lui donne plus de crédit.
05:53Bien sûr, je lui donne plus de crédit qu'Édouard Philippe.
05:56Enfin, pour aller un petit peu plus loin quand même,
05:58c'est que moi je veux bien qu'on dise juste qu'il faut regarder ce qu'il y a dans les sacs
06:04à l'entrée de l'école, interdire les couteaux, que sais-je encore.
06:07Le problème, il n'est pas là.
06:08Le problème, il est qu'il faut reprendre toute la société de A à Z.
06:11Et là, il y a un boulot quand même qui est considérable.
06:15À Pau, 7 ans ?
06:16Oui, 7 ans à Pau, il a menacé son directeur d'établissement scolaire avec un couteau.
06:20On marque une pause, c'était 7 semaines.
06:22On marque une pause, effectivement, et cette information nous avait particulièrement frappés.
06:27Il est 17h27, il reste la dernière demi-heure de la semaine.
06:31De quoi va-t-on parler ?
06:32C'est les vacances après, les vacances le week-end.
06:35Vous avez prévu quelque chose ce week-end ?
06:36Absolument.
06:37Vous prenez des vacances, d'ailleurs, de la...
06:39Non, en février, non.
06:40En février, non.
06:41Qui prend des vacances, M. Bordet ? Vous prenez des vacances ?
06:43Oh là, pas avant le mois de mars.
06:45D'accord.
06:45En avril.
06:46En avril, M. Guenay, quand est-ce que vous allez retrouver le tendre lit de Mémé Zouzou ?
06:51Ah bah oui, parce que si j'y vais en week-end, bien sûr, je dors avec elle.
06:54Bien sûr.
06:5517h27, j'ai encore rêvé d'elle.
06:58Elle n'a rien fait pour ça.
06:59Elle n'est pas vraiment belle.
07:02Elle est mieux que ça, c'est la chanson.
07:04Doucement, attention, elle est très très bien conservée.
07:07Vous allez vous prendre un coup de dentier.
07:0994.
07:11Je ne lui donne pas de l'or.
07:12Non, non, elle les garde pour dormir.
07:19Elle a un dentier.
07:20Elle garde le dentier pour dormir.
07:21Je crois qu'elle a un dentier de nuit.
07:22Enfin, je lui demande.
07:23Un dentier diurne et nocturne.
07:24Elle a une jambe de bois.
07:25Non, ça n'existe plus dans le temps.
07:27Il y avait des gens, on appelait ça des...
07:29Moi, j'ai connu cela.
07:30C'était des gens qui avaient fait la guerre de 14.
07:32Il y avait des jambes de bois.
07:34Mais je pense que ça n'existe évidemment plus.
07:3617h28, à tout de suite.
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