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  • il y a 2 heures
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Il est 17h20, nous sommes en train de décrypter l'interview d'Emmanuel Macron qui nous a tant marqués par sa déconnexion hier.
00:08Une sorte d'autosatisfaction incroyable, on l'a écouté déjà sur le temps des regrets et c'est chouette la vie.
00:15Et là je voulais qu'on écoute le passage sur la violence.
00:19Ce qui est vrai, c'est qu'il y a une violence aujourd'hui qui s'est installée dans la société et qui touche en particulier les jeunes et les plus jeunes.
00:26Et qui augmente pour vous ?
00:27Qui a augmenté ces dernières années, c'est clair. Parce qu'elle s'est un peu banalisée.
00:32Et d'ailleurs, les réseaux sociaux, tout ce qu'on vit aussi, cet espace numérique dans lequel on est projeté très jeune, on va passer des heures,
00:39qui parfois nous met dans des situations de violence, il y contribue un peu. Pourquoi ? Parce qu'il déréalise la violence.
00:46Vous voyez ce qui est...
00:47Des commentaires.
00:48Non mais ce qui est tuant, si j'ose dire, avec Emmanuel Macron, c'est pas tant ce qu'il dit, c'est ce qu'il ne dit pas.
00:53Quel est le premier problème de l'insécurité ? C'est sans doute lié à l'immigration.
00:58Et il ne le dit pas. Pour lui, c'est des réseaux sociaux.
01:01Donc on est dans un réel qui n'est pas pris à... comment dire... en face.
01:06Toutes les... enfin pas toutes, bien sûr, mais beaucoup de faits de société, refus d'obtempérer,
01:13et également ce qui s'est passé avec...
01:15Souvenez-vous à Clafernel, il avait trouvé le critère, enfin pour lui, la cause c'était l'oisiveté des choses.
01:20Oui, je suis d'accord.
01:21Mais c'est complètement absurde.
01:22Absurde.
01:23Mais c'est absurde.
01:23Absurde.
01:24Ou alors c'est vraiment une déconnexion.
01:25Mais j'ai du mal à croire que cet homme intelligent ne voit pas la réalité.
01:27C'est un homme, c'est l'oisiveté, c'était les émeutes.
01:30C'était les émeutes, c'était...
01:32Oui, c'est ce que j'ai dit, vous les émeutes.
01:34Non, vous avez dit Naël, mais c'est pas grave.
01:36La Nel est à l'origine des émeutes.
01:37Oui, mais c'est pas Naël.
01:39Donc c'était les émeutes.
01:40Il avait mis ça sur Jean-Michel Blanquer.
01:41Et moi, j'en avais discuté en off avec Jean-Michel Blanquer,
01:44avant qu'il passe dans l'heure des pros le matin.
01:46Il avait dit que c'était la réforme du bac de Jean-Michel Blanquer,
01:48parce que les épreuves du bac se terminaient plus tôt,
01:50et c'est plus de temps aux jeunes pour aller tout casser.
01:53Et Jean-Michel Blanquer, mais il l'a pris,
01:55et d'ailleurs après il a signé un livre sur Emmanuel Macron à ses critiques,
01:57il l'a pris comme une trahison.
01:59En gros, les émeutes, c'est Jean-Michel Blanquer et la réforme du bac.
02:01En fait, un des soucis numéro un de la France depuis de nombreuses années,
02:06c'est le déni de la réalité.
02:08Mais c'est vrai dans nos vies.
02:10Si vous ne vous avouez pas que vous êtes alcoolique,
02:13vous ne pourrez jamais guérir de l'alcoolisme.
02:16Et la difficulté qu'on a dans ce pays,
02:18c'est à affronter la réalité.
02:21Et là, on a un exemple frappant avec Emmanuel Macron,
02:24qui t'explique que l'insécurité ou la violence sont liées aux réseaux sociaux.
02:30Bon, je veux bien que les réseaux sociaux aient libéré la parole derrière tout ça.
02:33Mais pour être objectif quand même, Pascal, pour être objectif,
02:36le seul moment où il a vraiment touché un peu du doigt la réalité,
02:39c'est son discours des Mureaux, souvenez-vous,
02:42qui s'est d'ailleurs traduit par une loi sur le séparatisme,
02:45qui était un début de quelque chose.
02:46Là, il avait fait un discours qui correspondait à la réalité,
02:50le séparatisme, la délinquance des jeunes, etc.
02:52Mais ça ne s'est pas traduit dans une politique.
02:54Mais jamais.
02:54Ça ne s'est pas traduit dans les faits.
02:56Mais jamais, parce qu'Emmanuel Macron pense que la parole suffit,
03:01la parole est performative.
03:03Ben non.
03:04En fait, il faut derrière mettre en place une politique
03:07et prendre des décisions.
03:08Il y a des hommes en place qui sont convaincus de faire quelque chose.
03:11Mais quand vous faites rentrer 500 000 personnes en France,
03:13puisque c'est le chiffre qui est donné, c'est bien celui-là.
03:15Un bon à 400 000, vous voulez dire, de manière légale.
03:18Vous faites rentrer sur le sol de France des gens qui sont en difficulté,
03:22parfois dans leur propre pays, en difficulté sociale, financière, etc.
03:25Souvent, ils n'ont d'autres possibilités pour vivre que...
03:29Mais c'est aussi une question culturelle.
03:31Quand vous ne traitez pas les femmes de la même manière en Afghanistan qu'en France.
03:35Et d'ailleurs, qui l'a dit, c'est le patron de l'OFI, Didier Leschi,
03:39qui vient de la gauche, il a dit qu'il y a un sujet avec l'immigration afghane.
03:42Et d'ailleurs, Trump, quand il exclut plusieurs dizaines de pays des visas,
03:46c'est après un attentat commis par un Afghan sur deux soldats américains.
03:50On sera tous d'accord sur ce passage.
03:52Emmanuel Macron, cette fois sur l'enseignante d'art plastique,
03:54poignardée mardi après-midi à Sanary-sur-Mer.
03:58J'ai une pensée, évidemment, pour notre enseignante à Sanary.
04:00Justement, je voulais...
04:01Et donc là-dessus, on ne lâche rien.
04:03On renforce les mesures de sécurité à l'entrée des établissements.
04:06On renforce les contrôles.
04:07Tout ça nous oblige.
04:08On ne peut pas accepter que ça se passe à l'école.
04:11Sur cette violence du quotidien, que ce soit celle des jeunes,
04:14là, il ne faut rien céder.
04:15Et donc, c'est renforcer les mesures de sécurité dans les établissements scolaires,
04:18en particulier dès qu'il y a une sensibilité.
04:20Renforcer la lutte contre les narcos.
04:21Mais on ne cédera rien.
04:23Les profs ne doivent pas avoir peur.
04:24Quand c'est renseigné...
04:26Oui, des banalités.
04:28Et puis surtout, c'est des vœux pieux.
04:30On ne cédera rien, ça nous oblige.
04:33Vous avez entendu le vœuf d'Agnès Lassalle,
04:34vous savez, qui avait été tué à Saint-Jean-de-Luz.
04:36On l'a passé, monsieur Voisin, je crois, c'est ce nom-là.
04:40Stéphane, me semble-t-il.
04:41Oui, bien sûr.
04:41Et il a dit, depuis la mort de ma femme, il ne s'est rien passé.
04:46Il y a eu sept ministres, dit-il, de l'éducation nationale.
04:48Il ne s'est rien passé.
04:50Il dit, la solution, les portiques, ce n'est même pas la fouille des sacs,
04:53puisque Mélanie, la surveillante, a été tuée pendant une fouille des sacs.
04:58Stéphane, voire un.
04:59J'ai dit voisin et voire un qu'il me pardonne.
05:01Et c'est d'ailleurs la présidentielle de 2027.
05:04Souvent, quand je pense à Emmanuel Macron,
05:06je pense à ses successeurs.
05:09Et on parle parfois pour des candidats du Bloc central,
05:11d'Édouard Philippe ou de Gabriel Attal.
05:13Mais ma conviction, c'est que si Édouard Philippe est président de la République,
05:16il ne fera rien.
05:17Il ne fera rien.
05:18C'est dans leur ADN.
05:20Ils ne feront rien.
05:22Donc c'est toute la difficulté de...
05:24Je remarque que vous n'avez pas cité Gérald Darmanin dans la liste.
05:25Si Jean-Luc Mélenchon est président de la République, il fera quelque chose.
05:28Peut-être que vous ne serez pas d'accord, mais il fera quelque chose.
05:30Ah ça, c'est sûr que ça changera, oui.
05:31Mais peut-être.
05:32Si Jordan Bardella était élu président de la République,
05:35peut-être fera-t-il quelque chose.
05:36Et tentera-t-il de faire quelque chose.
05:38Mais le Bloc central, ils ne feront rien.
05:39Ça, c'est maintenant ma conviction, puisque c'est les mêmes politiques depuis des années.
05:43Édouard Philippe à Gérald Darmanin ?
05:45Mais Gérald Darmanin, j'espère qu'il ferait davantage,
05:49qu'il voudrait faire davantage quelque chose.
05:51Et je lui donne plus de crédit.
05:53Bien sûr, je lui donne plus de crédit qu'Édouard Philippe.
05:56Enfin, pour aller un petit peu plus loin quand même,
05:58c'est que moi je veux bien qu'on dise juste qu'il faut regarder ce qu'il y a dans les sacs
06:04à l'entrée de l'école, interdire les couteaux, que sais-je encore.
06:07Le problème, il n'est pas là.
06:08Le problème, il est qu'il faut reprendre toute la société de A à Z.
06:11Et là, il y a un boulot quand même qui est considérable.
06:15À Pau, 7 ans ?
06:16Oui, 7 ans à Pau, il a menacé son directeur d'établissement scolaire avec un couteau.
06:20On marque une pause, c'était 7 semaines.
06:22On marque une pause, effectivement, et cette information nous avait particulièrement frappés.
06:27Il est 17h27, il reste la dernière demi-heure de la semaine.
06:31De quoi va-t-on parler ?
06:32C'est les vacances après, les vacances le week-end.
06:35Vous avez prévu quelque chose ce week-end ?
06:36Absolument.
06:37Vous prenez des vacances, d'ailleurs, de la...
06:39Non, en février, non.
06:40En février, non.
06:41Qui prend des vacances, M. Bordet ? Vous prenez des vacances ?
06:43Oh là, pas avant le mois de mars.
06:45D'accord.
06:45En avril.
06:46En avril, M. Guenay, quand est-ce que vous allez retrouver le tendre lit de Mémé Zouzou ?
06:51Ah bah oui, parce que si j'y vais en week-end, bien sûr, je dors avec elle.
06:54Bien sûr.
06:5517h27, j'ai encore rêvé d'elle.
06:58Elle n'a rien fait pour ça.
06:59Elle n'est pas vraiment belle.
07:02Elle est mieux que ça, c'est la chanson.
07:04Doucement, attention, elle est très très bien conservée.
07:07Vous allez vous prendre un coup de dentier.
07:0994.
07:11Je ne lui donne pas de l'or.
07:12Non, non, elle les garde pour dormir.
07:19Elle a un dentier.
07:20Elle garde le dentier pour dormir.
07:21Je crois qu'elle a un dentier de nuit.
07:22Enfin, je lui demande.
07:23Un dentier diurne et nocturne.
07:24Elle a une jambe de bois.
07:25Non, ça n'existe plus dans le temps.
07:27Il y avait des gens, on appelait ça des...
07:29Moi, j'ai connu cela.
07:30C'était des gens qui avaient fait la guerre de 14.
07:32Il y avait des jambes de bois.
07:34Mais je pense que ça n'existe évidemment plus.
07:3617h28, à tout de suite.
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