00:00Et qu'on s'hause tous, c'est même à ça qu'on les reconnaît, fait dire Michel Audiard à
00:03Lino Ventura dans l'une des plus célèbres répliques du film Tonton Flingueur.
00:09Respectueux de sa fonction de présidente de la Commission Européenne, nous n'oserons pas la comparaison,
00:13mais forcer de constater qu'Ursula von der Leyen a purement et simplement décidé que le Mercosur entrera en vigueur
00:20sans attendre l'avis de la Cour de Justice Européenne.
00:23En s'assayant sur la décision du Parlement Européen, dont elle tient sa légitimité, de s'assurer de la conformité
00:29du dit traité avec le droit européen avant de le ratifier,
00:32l'ancienne ministre des Finances d'Angela Merkel se prend tout simplement pour Donald Trump.
00:37Elle ose tout Ursula, c'est même à ça qu'on la reconnaît.
00:40Voici une preuve accablante que les États et les gouvernements européens ne disposent plus d'aucune souveraineté en matière d
00:47'accords commerciaux
00:47depuis l'adoption de l'acte unique en février 1986, si cher au socialiste Jacques Delors.
00:53Du traité de Maastricht en mai 1992 et du traité de Lisbonne en décembre 2007, vous vous en souvenez,
00:59voté dans la panique techno-bureaucratique pour punir le peuple français d'avoir rejeté le traité constitutionnel européen
01:06lors du célèbre référendum de mai 2005.
01:09Le Mercosur est à coup sûr ou probablement non conforme aux droits européens
01:13et pourtant, pour se plier au dit acte du gouvernement allemand qui tient dur comme fer,
01:18la très loyale Ursula Gertrude, c'est son deuxième prénom.
01:23Moi je pense qu'elle aurait dû s'appeler Mercedes.
01:25Privilégie sans vergogne les intérêts de Berlin en crachant, rien de moins, sur ceux des agriculteurs français.
01:31C'est sans conteste l'entorse institutionnelle la plus grave jamais commise depuis la signature du traité de Rome en
01:37mars 1957.
01:39Ce n'est d'ailleurs pas tant à la présidente de la commission que nos agriculteurs doivent s'en prendre
01:43en premier,
01:44mais aux gouvernants et chefs d'État français qui, de démission en trahison,
01:48ont accepté de se débosséder des leviers inhérents à la souveraineté du peuple,
01:53c'est-à-dire ceux de la démocratie pleine et entière.
01:56Même si elle est légale, cette forfaiture ursulienne est la goutte qui devrait faire déborder
02:00le vase de soissons du ras-le-bol anti-européen
02:04accumulé depuis les présidences de José-Muel Barroso et de Jean-Claude Juncker,
02:08les deux sicaires mercantiles du néolibéralisme financier globalisé
02:11qui ont tout fait pour que Bruxelles devienne une succursale de Wall Street.
02:15Maintenant, la tolière du boxon attentiste, c'est Van der Leyen.
02:19Comment ne pas, à un tel niveau de mépris pour la France,
02:22envisager une sortie de l'Union Européenne,
02:24non pour enterrer, mais pour sauver le rêve européen,
02:27celui de Robert Schumann, son concepteur,
02:29celui de Charles de Gaulle serrant la main du chancelier qu'on rend à Nannouer,
02:33en obligeant les autres États à repenser une Europe
02:35au service des peuples et des nations,
02:38non à celui des lobbies et des banquiers.
02:40Pour l'heure, Emmanuel Macron, au lieu de bredouiller,
02:42« Ah, c'est une mauvaise manière qu'elle nous a fait,
02:44pas sympa Ursula, elle aurait pu nous prévenir »,
02:46devrait exiger la démission de Mme Van der Leyen
02:49sous menace de ne pas remettre les pieds à Bruxelles.
02:51Autant pratiquer la politique de la chaise vide,
02:54puisque lorsqu'elle est occupée, s'écouse toujours.
02:56Nous ne basculerons jamais dans la grossièreté.
02:59Tel un Nicolas Sarkozy qui lui balancerait probablement un
03:02« Casse-toi, pauvre conne »,
03:04car ce ne sont pas les manières de Sud Radio.
03:06Mais ceux qui croient en l'urgence d'exorciser l'Europe
03:08de cette valkyrie teutonique
03:10n'hésiteront pas à lui lancer
03:11va dérétrouiller, Ursula.
03:13Sous-titrage Société Radio-Canada
03:15Sous-titrage Société Radio-Canada
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