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DB - 02-03-2026
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01:59Comme de maistre, je vais d'un événement à l'autre.
02:03Je trouve mon existence à la fois pauvre et bien remplie.
02:08Pauvre parce qu'elle est inutile.
02:18L'inutilité de notre existence est une pensée qui nous vient souvent quand la fortune nous fuit.
02:26Bien remplie parce que, jeune encore, j'ai des générales, prêtres...
02:33Vous voyez que je ne vous ai pas oubliés. Joyeux Noël !
02:38Merci, monsieur.
02:41Baron...
02:41Ne trouvez-vous pas, monsieur le duc, que ce baron ressemble à son père ?
02:45Huissier...
02:46Et à la requête de monsieur le commissaire des guerres, agissant au nom du gouvernement de sa majesté impériale,
02:52je sous-signe Louis-René-Auguste Chanrousse.
02:56Éditeur, j'en passe et, par pudeur, n'insisterai pas sur ce rôle d'amant que j'ai tenu fréquemment.
03:04Souvent avec bien du plaisir, parfois avec quelques sincérités.
03:10C'est peut-être un petit peu délicat, mais je ne me souviens plus très bien
03:15si cette jeune personne se donna à moi, ou alors si, sous le poids des préjugés, elle se refusa.
03:24Elle se refusa ?
03:25Je prie pour que tu aies un enfant, une fois même, avec efficacité.
03:31Ça ne te gênera pas de penser qu'il...
03:34Maintenant, te voilà seule.
03:40Austerlitz et Angelo ont disparu.
03:45Francescata a abandonné.
03:50Maudites soient les femmes.
03:54C'est un trait de notre caractère, ça.
03:58Chaque fois qu'une femme nous abandonne, nous maudissons toutes les femmes.
04:07Ça nous rassure sur nos mérites.
04:17Ah, prisonnier en telle me collait, vous avez du courrier.
04:23C'est une lettre d'amour.
04:26Le règlement n'interdit pas les lettres d'amour.
04:34Monsieur, c'est après bien des hésitations que je me donne la liberté de vous écrire.
04:39Depuis votre arrestation, je m'interroge sur votre sort et sur mes sentiments.
04:45Une question sans cesse agace ma conscience.
04:48Pourquoi est-ce moi qui, vous connaissant si peu, ai cherché à vous faire fuir ?
04:53Il y a là un mystère devant lequel je me trouve, avec une grande gêne.
04:59Un autre sentiment m'envahit, qui se nourrit de reproches.
05:03Comment ai-je pu vous indiquer cette issue dérobée sans m'assurer que, après elle, la voie était libre ?
05:12Cette négligence vous a coûté la liberté.
05:15Des larmes me viennent à cette pensée.
05:18Me pardonnerez-vous ?
05:21M'adresserez-vous les phrases indulgentes qui m'apaiserait ?
05:24Je suis en ville rue du pressoir Gervaise, près de la Fontaine.
05:28Votre amie Jocelyne.
05:29Elle écrit bien, la petite dame.
05:32Ça, je dis souvent à ma femme, l'avantage du prisonnier, c'est qu'il reçoit des lettres d'amour.
05:39Gardien, les femmes sont admirables.
05:41Admirables, je le dis souvent.
05:43Et puis, je dois vous dire aussi que vous avez eu une visite au parloir.
05:48Une femme ? Ah non, un homme.
05:58Bon, eh bien messieurs, je vous laisse.
06:15Savez-vous, messieurs, ce qui me conduit à vous rendre visite ?
06:21La curiosité...
06:22Le remords.
06:24Je suis votre plus fidèle admirateur.
06:27C'est pour ça que je ne me pardonne pas d'avoir contribué à votre arrestation.
06:31Surtout pour 50 000 francs.
06:32Votre morale est bonne, mais un peu tardive.
06:35Je ne demande qu'à me racheter.
06:37Et comment ?
06:38Où est mon manuscrit ?
06:40Avec les 50 000 francs.
06:42Et où sont les 50 000 francs ?
06:45Oh, le sûr.
06:47Comprenez-moi bien.
06:49Je vous donne un manuscrit et 50 000 francs.
06:52Des minutes après, vous êtes arrêtés.
06:53On vous fouille.
06:54On fouille la maison, le grenier.
06:56Et le magot a disparu.
06:58C'est merveilleux, non ?
06:59Alors, si vous pouviez me dire que vous avez caché mon manuscrit...
07:02Vous iriez prendre l'argent.
07:04Après quoi, j'attendrai dans ma prison que le remords vous revienne.
07:07Collez.
07:08J'ai une autre solution.
07:10Vous prenez ma place dans la cellule.
07:12Je vais chercher le manuscrit et je vous le rapporte.
07:14Vous me prenez pour un imbécile ?
07:18À vous de juger.
07:21Messieurs, c'est l'heure.
07:24Tenez.
07:25Voilà de quoi arrêter votre montre.
07:28Merci, Monseigneur.
07:35Collez.
07:36Depuis deux ans, je suis votre trace.
07:39Je me suis attaché à les services d'Auguste.
07:41J'ai écrit ce livre avec amour.
07:44Je crois en son succès.
07:46Et j'en souhaite édition rapide.
07:47Monsieur Chambex.
07:49Je vous offre une aventure que vous pourrez raconter comme l'ayant vécu vous-même.
07:53Un chapitre personnel de votre livre.
07:55Un épisode dans lequel vous pourrez jouer votre propre rôle.
07:58Connaissez-vous un perruquier ?
08:00Oui.
08:00Bon, allez le voir.
08:02Ce soir, apprenez à vous grimer.
08:04Demain, soyez à la prison à trois heures.
08:06Demandez-moi, vous présentant comme mon avocat.
08:08Vous êtes fou, ma réputation.
08:10Si demain à trois heures, on ne m'annonce pas la visite de mon avocat,
08:14je saurais que vous avez annoncé.
08:16Eh bien, d'être raisonnable, il est juste l'heure.
08:22Parce que c'est bien vrai, le prisonnier n'est pas toujours raisonnable.
08:26Je dis souvent à ma femme...
08:27Gardien, est-ce que je peux vous remettre une lettre à porter en ville ?
08:31Le règlement nous l'interdit.
08:32Nous devons tout signaler au chef.
08:39C'est une lettre d'amour.
08:40Oh, si c'est une lettre d'amour, je la porterai moi-même.
08:44À tout à l'heure.
09:22C'est une lettre d'amour.
09:47L'homme n'est rien qu'un fantôme, une ombre,
09:51une vapeur qui se dissipe dans les airs.
10:06Dis-si-pons-nous.
10:12Prisonnier en telle me collègue, devinez qui je vous amène.
10:16Maître Prudent, votre avocat.
10:22Bonjour, maître.
10:24Je vous attendais.
10:25Bon, ben moi je vous laisse.
10:27Je vous laisse.
10:28Nous ne devons pas rester dans les entrevues avec l'avocat.
10:31Le règlement l'interdit.
10:33Nous devons rester seulement si l'avocat le demande.
10:36Vous ne le demandez pas, maître.
10:39Alors, je vous laisse.
10:46C'est de la folie.
10:47De la véritable folie.
10:49Toute la nuit, je me suis répété,
10:50je n'obéirai pas à vos propositions.
10:52Et puis ce matin, j'étais chez le perruquier.
10:54Et puis maintenant, je suis là.
10:55Calme-vous, maître.
10:58Vous n'êtes pas pour longtemps.
11:00Demain, vous pourrez sortir.
11:02Demain ?
11:03Non mais, vous déraisonnez.
11:06Vous n'avez même pas l'intention de me séquestrer.
11:07Pourquoi vous séquestrez ?
11:09Vous prenez ma place, c'est tout.
11:11Ah, mais ça, jamais de la vie, alors.
11:12Donnez votre perruque, votre chapeau, vos vêtements, votre portefeuille.
11:15Ah, c'est ça, vous partez, je vous attends.
11:17Vous vous couchez là et vous dormez pendant un jour.
11:19C'est ça, et puis après, un jour, on me trouve ici.
11:21Je suis votre complice et on me traîne en justice.
11:22Dans un jour, je serai là.
11:25Collé.
11:26Non, je vous connais trop.
11:27Je vous connais trop bien.
11:28Je connais toutes vos dupes et tous vos mensonges.
11:31Bon.
11:33Vous savez alors que je suis orphelin ?
11:36Non, évidemment, puisque votre mère est morte quand vous étiez un tout jeune enfant.
11:41C'est le seul souvenir que je possède.
11:46Qu'est-ce que c'est ?
11:47Monsieur Champex,
11:50vous pourrez écrire dans votre ouvrage
11:53ce jour-là, Collé me remit le seul objet au monde qui lui fut cher.
11:58en me confiant,
12:01en évoquant le souvenir de sa chère maman.
12:05Il avait presque les larmes aux yeux.
12:07Collé.
12:09J'étais bouleversé, moi aussi.
12:13Et serrant précieusement cette broloque, je compris que Collé ne trahirait pas son serment.
12:21Dès lors, je commençais à me dévêtir.
12:26Collé fit d'eux-mêmes.
12:29Et sans plus nous parler, nous échangeâmes nos vêtements et nos identités.
12:37C'est de la folie.
12:41De la pure folie.
12:44Enfin, moi, un marchand de noix.
12:49Je dois être complètement fou.
12:53Collé, vous me promettez au moins de me ramener le manuscrit ?
12:56Puisque c'est pour ça que je vais en ville.
13:00Antelme.
13:03Je ne peux pas y croire.
13:06Tout s'est passé tellement vite.
13:08C'était pour t'enseigner qu'il faut, dès la jeunesse,
13:11comme d'un usufruit prendre son passe-temps,
13:15que pas à pas suit l'importune vieillesse,
13:19les camots et les fleurs durent.
13:22Qu'un printemps.
13:37Le temps s'en va, le temps s'en va, madame.
13:41Lasse le temps, non.
13:43Mais nous nous en allons.
13:46Et taux seront étendus sous la lame.
13:50Et des amours desquels nous parlons,
13:52quand seront morts,
13:53n'en sera plus nouvelle.
13:56Pour ceux, aimez-moi.
13:59Cependant, qu'être belle.
14:04J'aime un voleur.
14:07Je n'aurais jamais cru, c'est possible.
14:10J'en use avec l'argent comme avec les femmes.
14:13Je ne vole pas, je ne viole pas.
14:16On me donne.
14:18J'accepte, pour le plaisir.
14:21Si tu préfères, je m'amuse à voler.
14:26Peut-être un jour, je ne volerai plus.
14:29Ce sera parce que j'aurai trouvé un autre jeu.
14:33Peut-être un jour, tu joueras à aimer.
14:38Connais-tu M. Jacquard ?
14:41C'est un maître d'industrie, je crois.
14:43Un maître d'industrie et un inventeur.
14:46Il a créé un métier à tisser tout à fait intéressant.
14:50Il vient à Grenoble demain.
14:52On en parle en ville.
14:54Et alors ?
14:56Rien, je voulais savoir si tu connaissais M. Jacquard.
15:00Pourquoi ?
15:01Parce que son invention est tout à fait intéressante.
15:04Les étoffes tissées sur son métier peuvent porter des motifs très compliqués.
15:08Tu te moques de moi ?
15:09Mais non, les motifs très compliqués.
15:12C'est très joli, c'est tout.
15:13Tu te moques de moi, je le vois bien.
15:15Vous êtes un Grenoble, vous avez toujours l'impression qu'on se moque de vous.
15:30Prisonnier en tel me collait.
15:33Vous dormez ?
15:35Ah, je le dis souvent à ma femme, le prisonnier en tel me collait.
15:39Une fois il écrit, une fois il parle, une fois il dort.
15:42Il fait toujours quelque chose.
15:44Prisonnier en tel me collait.
15:46Vous m'entendez ?
15:48J'ai quelque chose pour vous.
15:51Vous ne devinez pas ?
15:53C'est votre avocat, maître prudent.
15:58Ça fait deux fois en deux jours qu'il vient vous visiter.
16:02Ah, c'est un bon avocat, maître prudent.
16:08Bon, bon, eh bien, allez, je vous laisse.
16:12C'est le règlement qu'il veut.
16:15À tout à l'heure, maître.
16:25Oh, c'est vous.
16:26Je n'ai pas fermé l'œil.
16:32Vous l'avez rapporté ?
16:34Oh, j'avoue que j'ai douté de vous.
16:36Je me suis même accusé de naïveté.
16:38Et voilà.
16:39Quoi, l'argent aussi ?
16:41Colline, qui êtes-vous ?
16:43J'avoue que je ne comprends pas.
16:45Je ne vous en veux pas.
16:49Ah, mais pardon, je suis votre biographe.
16:51Je dois tout comprendre.
16:52Monsieur Champex, je suis un artiste.
16:57Ce qui m'intéresse, c'est la ruse.
16:58L'invention rusée, pas l'argent.
17:00Ah, mais tout de même.
17:01Si vous étiez dans mon cerveau, là,
17:05vous verriez la logique de la chose.
17:06Faites-moi entrer dans votre cerveau.
17:07Vraiment ?
17:10Vous deviez me donner 100 000 francs.
17:12Vous n'allez pas te demander, tout de même.
17:14Ces 100 000 francs
17:16ne seraient pas venus grossir une quelconque cagnotte.
17:19Voulez-vous en faire ?
17:20Vous connaissez M. Jacquard ?
17:22Oui, il a inventé un métier à tisser, je crois.
17:25J'avais un rendez-vous avec lui cet après-midi.
17:28Vous voulez financer une de ses affaires ?
17:30En une journée, vous m'entendez ?
17:32En une journée, j'aurais doublé mon capital.
17:34Alors, racontez-moi.
17:36Ah non, permettez.
17:38Non, ma tactique, je me la garde.
17:41Je l'emploierai en une prochaine occasion.
17:44Je ne tiens pas à ce qu'elle soit émoussée.
17:46Ah non.
17:47Plus tard, peut-être,
17:49quand je l'emploierai avec succès, oui, mais...
17:54Non.
17:57C'est un coup étonnant, tout de même.
18:00Si simple qu'on se demande pourquoi personne ne l'a encore réalisé.
18:04Je me demande même
18:07si ça n'aurait pas été le plus beaucoup de ma carrière.
18:12Mais vous pouvez peut-être le réaliser avec les 50 000 francs.
18:15Hum ?
18:16Alors, si ça peut vous arranger,
18:18je vous laisse ces 50 000 francs pendant quelques jours.
18:20Non, non, non, mais M. Barillon est avec nous.
18:23Quoi, le banquier ?
18:24Non seulement le banquier failli,
18:26mais actuel régent de la Banque de France.
18:30Ah non, collez, je vous admire.
18:32Si je considère
18:34que l'affaire est le plus beaucoup de ma carrière,
18:37c'est que je suis en prison, insoupçonnable.
18:39Et même
18:40s'il prenait un policier à penser insensé
18:42de diriger vers moi son enquête,
18:45tous les gardiens en poseraient un démenti formel.
18:51C'est un garçon tout à fait étoisant.
18:55Je regrette que vous ne le connaissiez pas mieux.
18:58C'est vrai, j'ai passé trop peu de temps dans sa compagnie.
19:03J'aimerais que vous le rencontriez à nouveau.
19:06Moi aussi.
19:09Connaissez-vous M. Jacquard ?
19:12Je sais qu'on l'attend, à Grenoble.
19:16Comment le savez-vous ?
19:18J'ai entendu parler de cela, en ville.
19:23On en parle avant même son arrivée.
19:25C'est un homme important.
19:26Ce matin même,
19:28M. Daudet disait à M. Harpin,
19:31nous attendons M. Jacquard.
19:37Je le disais à ma femme à midi,
19:40le prisonnier en tel me collait,
19:42il a de la chance.
19:44Deux fois en deux jours,
19:46son avocat vient le visiter.
19:48Et voilà maintenant que ça fait trois.
19:50Trois fois en deux jours.
19:52Ah, vous êtes un bon avocat,
19:54M. Prudent, c'est bien ça.
19:56Si tous les avocats étaient comme vous,
19:59on en aurait du travail.
20:00Allez, au revoir, messieurs.
20:03A tout à l'heure.
20:19Voilà.
20:21Non.
20:22M. Jacquard,
20:24il va arriver.
20:25Je ne voudrais pas.
20:26Que vous raciez votre affaire.
20:28M. Champs.
20:29Non, non, non, non, ne me remerciez pas.
20:31Vous me raconterez toute l'aventure en détail.
20:35Ce sera ma récompense.
20:37Seulement, ne dites pas que c'est moi
20:39qui ai avancé la somme.
20:40Je suis votre ami,
20:42pas votre complice.
20:44M. Champs.
20:44Allez, allez, allez.
20:45Sous-titrage Société Radio-Canada
21:02Manneau.
21:03Manneau.
21:03C'est prêt.
21:04Voyageurs,
21:05à l'aide, protégez-moi.
21:06Signore,
21:07les bandits.
21:09Les bandits ont pris ma montre et mon argent,
21:11mes bijoux et mes chevaux.
21:13Protégez-moi, signore.
21:14Pouvez-vous me conduire à Lanzo?
21:16Oui, mais je ne connais pas.
21:17Lanzo est sur le chemin, signore.
21:19Mais il faut traverser le bois et les bandits sont là.
21:22Il y a deux bancs, signore.
21:24Les pieds montés de Rafael Lotto-Broni
21:26et les Français,
21:27qui sont des déserteurs.
21:29On dit qu'ils viennent de Prusse.
21:30Ils ont juste quitté Udino.
21:33Ah, signore.
21:35La guerre, c'est un grand malheur.
21:37Quand on la gagne,
21:38c'est la rapine organisée.
21:39Quand on la perd,
21:40c'est la rapine dans le désordre.
21:41Ils vous ont tout pris.
21:43Vous n'avez plus rien à craindre.
21:44C'était la bande d'Ottoboni, signore.
21:46Ils étaient six,
21:47avec des fusils.
21:48Et les Français, dit-on,
21:49sont plus nombreux encore.
21:51Ils se déplacent à cheval.
22:06Voilà, vous êtes chez vous.
22:08Vous dormirez rassuré.
22:10Rassuré, oui,
22:11mais sans ma montre et mon argent,
22:13sans mes bijoux et mes chevaux.
22:16Merci, signore.
22:17Merci.
22:18Allez.
22:21Je peux vous offrir un peu de vin
22:23et du fromage de chèvre ?
22:25Malheureusement,
22:26j'ai beaucoup de route à faire avant la nuit.
22:27Prenez garde, signore,
22:28et prenez garde.
22:29Les pieds montés d'Ottoboni sont terribles.
22:31Et les Français, dit-on,
22:32sont plus terribles encore.
22:33Ne vous inquiétez pas,
22:34je porte des chaussettes de laine.
22:35S'il vous plaît.
22:36Des bas de laine.
22:38C'est une bonne précaution
22:39contre les brigands.
22:41Adieu, signore.
22:43Allez, yé !
22:47Arrivederci, signore.
22:48Arrivederci.
22:51Des bas de laine.
23:26Sous-titrage Société Radio-Canada
23:27Sous-titrage Société Radio-Canada
23:51Sous-titrage Société Radio-Canada
23:52Allez, aide !
23:53En protégez-moi !
23:55Malheur, sainte mort !
23:57Signore,
23:58les bandits ont pris ma montre
23:59et mon argent,
24:00toutes mes pièces d'or
24:02et même mes bottes !
24:05Ils m'ont tout pris !
24:07De qui parlez-vous ?
24:08Vous êtes y passé ?
24:09À moins d'un quart de lieu d'ici,
24:11signore,
24:12à l'instant !
24:13Sur notre territoire.
24:14Cette auto-brunie et sa bande.
24:16Cent mille francs, signore,
24:17cent mille francs de pièces d'or.
24:19Ils m'ont tout pris.
24:20Cent mille francs ?
24:21Venez, nous allons les rattraper.
24:22En route.
24:23Et merci du renseignement, bourgeois.
24:25Y'a pas de quoi, monsieur.
24:29Votre présence me réconforte, mon général.
24:31Je veux garder l'espoir.
24:33Plus que l'espoir, monsieur Dufour.
24:35La foi.
24:36Nous devons avoir foi en notre empereur.
24:39La foi, oui, vous avez raison.
24:42Cependant, soult et chassé d'Espagne,
24:46Napoléon a dépassé le Rhin.
24:48Il y rentra à Paris.
24:50Il manquera sans doute à son armée,
24:52mais la France le retrouve.
24:53Et à côté de nous, Murat le trahit, j'en suis sûr.
24:56Un net de camp que l'empereur a fait un roi.
24:59Ah, la gratitude humaine est grande, monsieur Dufour.
25:02Enfin, ne nous attristons pas.
25:04Le génie de notre empereur sait faire des miracles.
25:12Que me vaut l'honneur de votre visite, mon général ?
25:14Mon Dieu, monsieur Dufour, il s'agit d'un dépôt.
25:17D'un simple dépôt.
25:18En ces périodes troubles, les chemins sont peu sûrs.
25:21Je désire confier à vos coffres une petite somme.
25:25Eh bien, je vais établir les papiers.
25:28De combien s'agit-il ?
25:30Cent mille francs.
25:33Cent mille francs ?
25:34Cent mille francs, oui.
25:36Cent mille francs, c'est une somme.
25:40Il m'en viendra peut-être d'autres un jour prochain.
25:46Ma maison est flattée.
25:49C'est moi, monsieur Dufour, c'est moi.
25:51Monsieur de Talleyrand m'avait jadis parlé de vous.
25:54Monsieur de Talleyrand ?
25:55Et j'ai parlé de vous récemment avec monsieur Parvé-Marbois.
25:59Que je n'ai jamais pourtant rencontré monsieur le ministre du Trésor ?
26:04Lui, vous connaissez, monsieur Dufour.
26:06C'est là l'essentiel.
26:08Nous nous reverrons un jour prochain.
26:10Mon général, si vous acceptiez de fréquenter ma modeste maison,
26:16madame Dufour serait charmée de faire votre connaissance.
26:18Hélas, monsieur Dufour, j'ai en ce moment bien du travail.
26:21Oui, mais vous pourriez un de ces prochains jours
26:22venir prendre une tasse de chocolat
26:24ou un verre d'eau glacée ?
26:26Nous en reparlons.
26:27Et votre en-reçu ?
26:29Au revoir, mon cher Broquier.
26:32Grand plaisir de vous avoir, mon général.
26:41Un homme qui dépose cent mille francs dans vos coffres
26:43n'est pas le premier venu.
26:45Il faudrait l'inviter pour le retour de Cécile.
26:47Avec ça, il est jeune et fait aux bonnes manières.
26:51C'est pourquoi il serait convenable de l'inviter au retour de Cécile.
26:54Il a fréquenté monsieur Barbé-Marbois
26:58et monsieur de Talerand.
27:00Ses personnages ne sont plus très en cours.
27:03Sans doute.
27:04Mais cela prouve la qualité de ses relations.
27:07Nous l'inviterons pour le retour de Cécile.
27:11Avec ça, il est, envers l'empereur,
27:14d'un loyalisme bien émouvant.
27:15Il est bien fait de sa personne.
27:17Il a...
27:20Voulez-vous que je vous dise, Alice,
27:22nous devrions l'inviter pour le retour de Cécile.
27:36Monsieur et madame Dufour ont, c'est vrai, une fille à marier.
27:41Oui, et puis ?
27:42Et puis, ils se promènent tous les dimanches sur la Via Ponti.
27:46Sur la Via Ponti, oui.
27:47Et puis ?
27:48Et puis, madame Dufour a de la charité.
27:51Elle donne aux pauvres.
27:52Et monsieur Dufour ?
27:54Monsieur Dufour, il prête aux riches.
27:56Mais il n'en est pas moins charitable.
27:57C'est un bon maître.
27:59Ils ont de la religion, sans doute.
28:03Monsieur et madame Dufour pratiquent la charité sans Dieu.
28:07Monsieur Dufour même...
28:10Oui.
28:13Voilà, mon ami.
28:17Monsieur Dufour appartient à la société des Aminemers.
28:20Pour te dire mon général, je crois monsieur Dufour hostile aux choses de l'église.
28:25Et qu'est-ce qui vous fait croire cela ?
28:27Un jour, j'ai entendu dire à monsieur Dufour, la moitié du malheur des hommes vient de ce que Dieu
28:32n'existe pas.
28:33Oui, et l'autre moitié ?
28:35Et l'autre moitié vient de ce que le pape existe.
28:40Vous avez raison, mon ami.
28:41Monsieur Dufour doit manquer de religion.
28:43La loterie des sénateurs.
28:45Un billet pour le sénateur Cardoni.
28:48Cardoni, voilà.
28:49Merci.
28:51Demandez les billets de loterie. Vente demain au Sénat.
28:54La loterie des sénateurs.
28:56Le printemps est là, mon ami.
28:58Et comme il fait...
28:58Demandez les billets.
28:59Eh oui, ma chère Alice.
29:02Oh, le général.
29:09Oh, mon général.
29:11Mon général, je suis heureux de cette rencontre.
29:13C'est moi, cher monsieur Dufour, qui suis comblé de ce hasard.
29:15Savez-vous que notre adorable Cécile est rentrée de gêne ?
29:18Nous aimerions vous la présenter.
29:20J'en serais charmé.
29:22Je vais faire une folie.
29:23Voulez-vous venir dîner à la maison ?
29:25Disons mercredi.
29:27Mercredi, j'ai des obligations.
29:29Jeudi, alors ?
29:30Jeudi aussi.
29:31Vendredi ?
29:32Toute la semaine, cher monsieur Dufour, j'ai beaucoup d'obligations.
29:35Je suis au regret, et vous en dis plus que je ne devrais,
29:38mais croyez à mon désespoir.
29:41Avoir la beauté de madame Dufour, je devine les charmes de mademoiselle Cécile.
29:46Oh, mon général.
29:47Mes hommages, madame.
29:49À vous revoir, monsieur Dufour.
29:52Il est d'une grande distinction.
29:54D'une grande distinction, oui.
29:57Il nous envoie faire foutre avec beaucoup d'élégance.
29:59Oh, monsieur Dufour.
30:00Mais je dis ce qui est.
30:01Il nous fuit, je le vois bien.
30:02Il vous a dit qu'il avait des obligations.
30:04C'est peut-être vrai.
30:05Mais quelles obligations ?
30:07Je ne sais pas, moi.
30:08Un général, il est peut-être en mission.
30:11En mission.
30:12Dans cette bourgade.
30:16Je ne sais pas, moi, monsieur.
30:18Tout ce que je sais, c'est que le général fait le tour du château.
30:22Il inspecte.
30:24Parfois, il mesure.
30:25Il mesure.
30:27Mais qu'est-ce qu'il mesure ?
30:28Les murs.
30:30La largeur des murs.
30:31La hauteur des fenêtres.
30:32Mais c'est un château sans aucune valeur.
30:35Il a plus de trois siècles.
30:36Il est isolé.
30:38Il cherche quelque chose.
30:40Peut-être.
30:40Non, il ne cherche pas.
30:44Il mesure.
31:06Comprenez-vous pourquoi je voulais assister à cet enterrement ?
31:11Je vois le général.
31:14J'imagine tout de même que vous avez d'autres lieux pour le rencontrer.
31:17Pas tellement.
31:19Je voulais surtout m'assurer qu'il serait ici.
31:22Pourquoi y est-il ?
31:23Pour faire une bêtise.
31:25Quelle bêtise ?
31:26Une bêtise que je dois l'empêcher de commettre.
31:42Je suis heureux, mais surpris de vous rencontrer ici.
31:49Je suis venu rendre mes devoirs à la mémoire d'un disparu.
31:53Un homme que vous ne connaissez pas.
31:56Un ennemi de l'empereur.
31:59Un vieux fou.
32:01Qui, malgré sa fortune, se fait enterrer dans un trou.
32:05Et réunit peu de monde à son enterrement.
32:07Peu de monde, c'est vrai.
32:08Mais chagrin sincère.
32:14Mon général, considérez-moi comme votre ami.
32:18Mais vous êtes mon ami.
32:21Un ami auquel n'on n'hésite pas à se confier.
32:24Qui est toujours là au moment du conseil.
32:27Du don.
32:30Du don.
32:32Mon général, je sais que le château se vend dans trois jours par adjudication.
32:37Quel château ?
32:38Ne pointillons pas, mon général.
32:40Le vieux fou est mort.
32:41Le château est en vente.
32:42Les héritiers sont là.
32:43Monsieur Dufour, vous m'empêchez de me recueillir.
32:58Le château est en vente.
33:18C'est une construction.
33:35C'est une construction gothique.
33:36Tout ça ne veut rien.
33:37Je veux l'acheter.
33:38La terre est un cul.
33:39Il me la faut.
33:40Il n'y a aucune commodité, aucun confort.
33:43Il sera très difficile à une femme d'habiter ces lieux.
33:45Je n'ai pas de femme.
33:47Vous pouvez en avoir.
33:48Je vous connais dans ces contrées 20 résidences agrées.
33:51Il me faut ce château.
33:53Il vous le faut.
33:54Monsieur Dufour, je vous en prie, vous me faites trop parler.
33:57Alors ne cherchez pas à savoir.
33:58Il me faut ce château, c'est tout.
34:00Mais mon général...
34:02Oui, quand un homme est mort, il faut chanter encore.
34:07Il faut chanter encore.
34:10Oui, quand un homme est mort, il faut chanter plus fort.
34:15Il faut chanter plus fort.
34:17Et boire, et manger, et danser, et s'aimer, et chanter.
34:24La mort n'a pas de peine.
34:26Les Français sont à gêne.
34:28Le défunt est bien mort.
34:30Et moi, je vis encore.
34:32La mort n'a pas de peine.
34:34L'amour est châteaune.
34:36Le vin du beau et roi, il vient de vivre avec moi.
34:41L'amour n'a pas de peine.
34:47Les Français sont à gêne.
34:51Non.
34:53Non, vous m'avez fait boire, monsieur Dufour.
34:55Non, je le sens bien, vous m'avez fait boire et vous me faites parler.
34:59Ce que je veux surtout, mon général, c'est vous empêcher de vous rendre acquéreur de ce château.
35:04L'amour est châteaune.
35:08Malheureusement, nous n'obéissons pas toujours à notre propre volonté.
35:11Vous forcez à agir.
35:14Je suis militaire, monsieur.
35:16J'obéis.
35:18Quel homme serait assez fou pour acquérir pareil à ma pierre ?
35:22L'Empereur, monsieur.
35:24L'Empereur ?
35:26Vous m'avez vaincu, monsieur, j'ai parlé.
35:29Surtout, ne trahissez pas notre maître vénéré.
35:32Je vous jure le secret absolu.
35:34Jurez sur cette croix, là.
35:37Je ne crois pas.
35:41Moi non plus.
35:43Je ne comprends pas, mon général.
35:46Comment un homme, dont nous admirons tous l'esprit avisé, se lance-t-il dans une aventure ruineuse ?
35:53Le pape.
35:55Le pape.
35:57L'église s'agite, les fidèles murmurent, et visiblement Dieu nous abandonne.
36:04Napoléon ne peut plus maintenir le pape à Fontainebleau.
36:07Alors ?
36:08Alors, il va le libérer.
36:12Mais c'est de la folie !
36:13Attendez !
36:15Il le libère, officiellement.
36:18Mais pendant que le pape rejoint Rome, une troupe anonyme attaque son convoi, s'empare de sa personne, et l
36:23'emprisonne dans un lieu secret et très proche.
36:25Oh, c'est du génie !
36:27Voilà pourquoi j'ai besoin de me rendre acquéreur le plus vite possible de cette forteresse.
36:32Oh, mon général, je suis très ému de ce que je viens d'apprendre.
36:38Comment un esprit humain peut-il créer pareille invention ?
36:41Oh, je suis bouleversé.
36:44Et vous êtes vous-même chargé de...
36:47Vous m'avez compris, monsieur Dufault.
36:49Pour mener à bien cette affaire, l'empereur ne pouvait compter que sur un ami personnel.
36:55Vous êtes un ami personnel de l'empereur ?
36:58Que la foudre tombe à l'instant, si je vous mens.
37:13Mon général, il faut mener à bien votre mission.
37:18Hélas, monsieur Dufault, vous connaissez mes disponibilités aussi bien que moi.
37:24Ah !
37:24Il me faut 200 000 francs pour acheter le château.
37:27Ce qui signifie...
37:28Ce qui signifie que sa majesté m'envoie le complément par courrier spécial.
37:34La voiture est partie de Paris, mais...
37:37La vente à lui après-demain.
37:39Mon général, comptez sur moi.
37:42Sur vous ?
37:43Certes, je ne dispose pas de 100 000 francs dans mon coffre,
37:46mais demain, je les aurai rassemblés.
37:48Non, non.
37:50Est-ce possible ?
37:51Mon général, il s'agit de sauver l'empereur.
37:53Mes deniers sont à vous.
37:55Monsieur Dufour, monsieur Dufour,
38:00devant ces tombes, sur ces morts inconnues,
38:04et sur la mémoire de tous mes frères,
38:06tombés à Iéna, à Austerlitz,
38:08je prends l'engagement de vous faire un jour
38:12chevalier de la Légion d'honneur.
38:15Le ruban ? Moi ?
38:17Le... le ruban et la croix ?
38:20Oui.
38:20Mais ce n'est pas tout.
38:22Je vous ferai donner un intérêt.
38:24Ah, nullement, mon général.
38:26Les 100 000 francs ne sont prêtés que dans l'attente de votre courrier,
38:28pour trois jours, quatre jours peut-être.
38:30Nous n'allons pas calculer un intérêt de quatre jours.
38:33J'y tiens.
38:34Mais non.
38:35Mais si, je vous ferai donner 10 000 francs.
38:3810 000 francs ?
38:38Mais non, mais si.
38:39Mais non, voyons.
38:40Si, voyons.
38:45Bon général,
38:48la pensée de servir l'empereur
38:50et d'avoir la croix me suffit.
38:52Vous êtes un brave.
38:54Portez-vous à quareur.
38:56Je vous attendrai,
38:56puisque je ne peux moi-même paraître à l'adjudication.
39:00Et puis j'espérais qu'à votre retour,
39:02vous nous ferez le très grand plaisir de venir souper avec nous.
39:05Je serai si heureux de vous présenter, ma chère Cécile.
39:08Monsieur Dufour, préparez la table.
39:11Mettez les petits plats dans les grands.
39:13Je me réjouis, croyez-le, de connaître votre charmant d'enfant.
39:16Adieu, mon cher Dufour.
39:17À demain, après la vente.
39:19Un mot encore.
39:21N'oubliez pas que, quoi qu'il arrive,
39:24vous avez juré le secret.
39:26Vous avez ma parole d'homme.
39:28Ma parole de banquier.
39:29La première me suffit.
39:32À demain.
39:32À demain.
39:53Célio, vous tiendrez la voiture prête demain à l'aube.
39:56Vous partiront avec le jour.
39:58Viens, mon général.
40:00Bien.
40:16En général,
40:18guerre faite sans bonne provision d'argent
40:20n'a qu'un soupirail de vigueur.
40:21Les nerfs des batailles sont les pécunes.
40:39Je trouverai la pierre enfoncée.
40:45Cette fois, tu l'as trouvée, ça.
40:48Bravo.
40:56Est-ce la sécurité?
41:31Est-ce que tu l'as trouvée, c'est la sécurité?
41:48est-ce que tu l'as trouvée, c'est la sécurité?
42:04Et c'est la sécurité?
42:04Mon général!
42:06Mon général!
42:07Antelle, vous connaissez!
42:10Antelle, vous connaissez, rendez-vous!
42:12Je sais que vous êtes là.
42:16Je vous arrête
42:22Où est ton maître ?
42:24Ton maître, je te demande où il est
42:28Général Népand
42:29Quand sera-t-il là ?
42:30Ce soir à 8 heures
42:32C'est bien, nous l'attendre
42:34Installez-vous
42:36Surveillez l'entrée de la cour
42:37Depuis les fêtes
42:39Sans vous montrer
42:41Je ne sais pas si je peux vous laisser
42:44Je ne te donne pas ton avis
42:45Je vois bien, mais il n'empêche
42:47Je suis capitaine de gendarmerie
42:48Mais alors, mon maître n'est général
42:50Pas pour longtemps
42:52Mais il est général
42:53Ah, puis je vois la paix, elle est où ?
42:55Oh, ben oui, comme vous voudrez
43:00Comme vous voudrez
43:28Allez, doucement
43:30Parlez comme un
43:54Oh, ho, ho
43:56Oh, ho, ho, ho
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