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  • il y a 3 mois
Chaque week-end, Anne Seften vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00C'était donc l'une des auditions du jour. Vous a-t-elle déçu ? Est-elle sans surprise ?
00:06Dans un instant, je poserai la question à mes invités, mais avant cela, partons aux Etats-Unis.
00:09Vous retrouvez Antoine Lard. Antoine, face au parlementaire Bill Clinton,
00:12clame n'avoir eu aucune idée des crimes du financier.
00:15Son audition se poursuit et visiblement, il a peut-être aussi parlé des liens de Donald Trump.
00:23Alors effectivement, l'audition se poursuit.
00:25Ça fait 6 heures maintenant que Bill Clinton est devant les parlementaires.
00:29Ce qu'on apprend d'abord, c'est qu'il répond à toutes les questions.
00:32À aucun moment, il n'a fait valoir son droit au cinquième amendement, son droit à garder le silence.
00:37On sait aussi qu'il a été interrogé sur ces fameuses photos qui ont été publiées avec les fichiers Epstein.
00:42Et notamment cette photo de lui dans un jacuzzi en compagnie de Ghislaine Maxwell
00:46et d'une autre jeune femme dont le visage est masqué, potentiellement une victime de Jeffrey Epstein.
00:51Clinton a expliqué que cette photo a été prise dans le cadre d'un déplacement qu'il avait fait avec
00:55sa fondation.
00:55Il était à ce moment-là en pause et il assure qu'il n'a eu aucune relation sexuelle avec
01:00les personnes présentes sur cette photo dans ce jacuzzi.
01:04Mais le message principal de Bill Clinton aujourd'hui, ça a été finalement de se défendre et de dire qu
01:09'il n'a rien à se reprocher.
01:11Ça, il l'a dit dès le début lors d'un texte qu'il a lu devant les parlementaires avant
01:15d'être interrogé.
01:16« Je n'ai rien vu et je n'ai rien fait de mal » dit Bill Clinton dans ce
01:19texte qu'il a aussi partagé sur les réseaux sociaux.
01:22« Même avec le recul, je n'ai rien vu qui m'est alerté. Nous sommes ici parce que Epstein
01:26avait bien caché ses crimes. »
01:29Bill Clinton qui rappelle également qu'il avait coupé les liens avec le financier au début des années 2000, c
01:34'est-à-dire bien avant 2008,
01:36et une première condamnation de Jeffrey Epstein pour des faits de pédophilie.
01:39Antoine Ellard, en direct de Washington pour BFM TV.
01:43Pour en parler, Thierry Arnaud est resté avec nous.
01:45Merci cher Thierry, éditorialiste international, politique internationale, même BFM TV.
01:51Philippe Terl est là aussi, éditorialiste international France 24.
01:54Merci de me faire le plaisir d'être là.
01:56Et puis Maître Olivier Attias est là aussi, avocat au barreau de Paris et de New York.
01:59Nous sommes aussi en direct avec Laurence Haïm.
02:02Merci cher Laurence d'être là, journaliste spécialiste des États-Unis.
02:05Et Arnaud Vajik est là aussi, journaliste à West France,
02:09coordinateur des investigations sur l'affaire Epstein.
02:11On viendra vers vous, puisque vous sortez un dossier, vous épluchez tous les jours,
02:16peut-être même H24, ces fameux dossiers Epstein,
02:19comme notre service pour la justice aussi.
02:21Vous avez aussi des révélations à nous faire.
02:22Mais tout d'abord, on va écouter ce que disait notamment tout à l'heure Bill Clinton sur Donald Trump.
02:32Écoutons ce que disait Bill Clinton.
02:35– Je n'aime pas le voir auditionné, mais vous savez, ils m'ont certainement poursuivi bien plus que cela.
02:42Je n'aime pas le voir, je l'aime bien, mais je n'aime pas le voir auditionné.
02:46– Thierry Arnaud, on voit ce qu'a dit Donald Trump sur Bill Clinton.
02:53Je me suis trompée, Donald Trump sur Bill Clinton,
02:55mais on apprend aussi que Bill Clinton s'est exprimé à propos,
02:58et c'est ce que nous disait aussi Antoine Lahr à Washington,
03:00s'est exprimé sur les liens éventuels qu'aurait eus Donald Trump.
03:04Et visiblement, les deux se soutiennent mutuellement ce soir.
03:07– Oui, c'est l'habical des présidents et anciens présidents, semble-t-il.
03:11Il a été effectivement assez clair, Bill Clinton,
03:14outre le fait qu'il se dédouane lui-même dans cet échange qu'il a eu avec cette commission parlementaire.
03:21Il a donc indiqué non seulement que lui n'avait rien vu et rien fait de mal,
03:24mais que de ce qu'il sait et de ce qu'il a vu des échanges entre Donald Trump et
03:30Jeffrey Epstein,
03:31de ce que lui a dit Donald Trump, de son point de vue,
03:33l'actuel président américain, Donald Trump, n'avait lui non plus rien à se reprocher.
03:38Donc ça, c'est une affirmation effectivement assez étonnante,
03:41parce qu'il y avait la veille, devant cette même commission parlementaire,
03:45son épouse, Hillary Clinton, qui a demandé à ce que Donald Trump soit auditionné
03:50et qu'on lui pose des questions, puisqu'il est celui dont le nom revient le plus dans ses dossiers.
03:55Et puis il y a cette affaire aussi dont on a parlé ici même, bien sûr, ces derniers jours,
04:00Anne, de ces 53 pages supprimées, des documents manquants qui ont été publiés,
04:06et qui sont trois auditions d'une jeune femme qui accuse Donald Trump de l'avoir agressée sexuellement
04:10alors qu'elle n'avait que 13 ans au début des années 80.
04:14Donc on a, on est quand même, samedi soir, vendredi,
04:18Hillary Clinton devant la commission qui dit
04:21« Tout ce qui est en train de faire ici, le fait qu'on me fasse moins comparaitre,
04:25tout ça est fait pour protéger Donald Trump, il faut faire la lumière sur le rôle du président américain. »
04:30C'est son mari qui vient dire le lendemain.
04:32D'un avis de Donald Trump, il n'a rien à se reprocher.
04:34Laurent Saïm, votre avis sur cette communication, comment on va l'appeler,
04:38dissonante des époux Clinton ?
04:41C'est une communication parfaite.
04:42Il y a eu un grand jeu de communication.
04:44Hier, pendant la déposition d'Hillary Clinton,
04:46il y a eu une républicaine qui déteste Hillary Clinton,
04:49qui était à l'intérieur de la salle de la commission,
04:51à l'intérieur de la maison de Clinton, à Chapaquois,
04:55qui a envoyé sur les réseaux sociaux une photo d'Hillary Clinton,
05:00ce qui est totalement interdit.
05:02L'audition d'Hillary Clinton a été interrompue pendant quelques minutes.
05:07Et alors, ce matin, son mari, Bill Clinton, pour contrer ça,
05:10au moment où les portes se referment et au moment où il va commencer
05:13à témoigner et à déposer et à répondre aux questions,
05:17eh bien le bureau de Bill Clinton a envoyé sur les réseaux
05:20à communiquer, montrant ce que Bill Clinton disait aux élus de la commission.
05:26Moi, ce qui me frappe, c'est deux choses.
05:29Et c'est deux choses très importantes par rapport au dossier Epstein.
05:33Premièrement, Bill Clinton qui protège complètement Hillary Clinton.
05:37Et ça, c'est nouveau quand on a suivi l'historique de la présidence Clinton,
05:42l'historique de Bill Clinton par rapport à Monica Lewinsky,
05:45et sa relation avec Hillary Clinton, qui est une relation de pouvoir sur des années,
05:50mais le couple se protège mutuellement.
05:53Deuxièmement, ce qui est très important, et pour vous tous spécialistes à Paris,
05:57entendez bien cela.
05:58Bill Clinton dit « avant 2008, je ne savais pas ».
06:03Ce qui veut dire, il laisse s'entendre, et c'est un fin limier de Bill Clinton,
06:08après 2008, au moment où Epstein est condamné,
06:11on savait qu'il est devenu infréquentable.
06:14S'il s'avère, et il introduit ça aussi, Bill Clinton, dans sa déposition,
06:18que Donald Trump a vu à un moment donné Jeffrey Epstein,
06:23après 2008, là, l'affaire Epstein sera un tremblement de terre politique.
06:28Votre avis, Thierry Arnaud, les époux Clinton ne se protègent pas ?
06:31Moi, je pense qu'ils sont toujours protégés mutuellement.
06:36Je me souviens de la première campagne présidentielle de Bill Clinton,
06:38lorsqu'il est accusé d'avoir une liaison extra-conjugale
06:42par une femme qui s'appelle Jennifer Flowers,
06:44qui est sur le point de faire dérailler sa campagne.
06:48Elle est sauvée par le fait qu'ils donnent ensemble une interview à la télévision,
06:52et elle vient dire en substance, moi, je ne l'ai pas redonné,
06:57si ça ne vous suffit pas, ce n'est pas la peine de voter pour lui.
07:00Mais je considère que la page est tournée et on passe à autre chose.
07:05Donc, il y a quand même eu toujours une forme de solidarité entre les deux.
07:10L'effort étant plus du côté d'Hillary Clinton que de Bill,
07:12pour dire les choses clairement,
07:14puisque son infidélité a été multiple et notoire,
07:17et que pour autant, elle est toujours restée à ses côtés,
07:20et elle l'a toujours défendue, y compris lors de ses campagnes présidentielles,
07:24et singulièrement la première.
07:25Philippe, dans un instant, on parlera des enquêtes qui avancent en Europe
07:28avec les arrestations comme celle du président Andrew ou de Peter Mandelson,
07:31mais votre œil de britannique sur, justement, ces accusations américaines,
07:39cette protection de Bill Clinton envers Donald Trump est l'inverse.
07:43C'est vrai qu'on disait qu'il y avait une cinquantaine de pages
07:45qui manquent dans ces Epstein Files.
07:47Est-ce que Donald Trump, et je vous poserai la question aussi à vous deux,
07:50peut être entendu, quand on sait que Pam Bondy le protège,
07:53est absolument fan de Donald Trump,
07:55quand on sait qu'il y a son ancien avocat aussi, qui est là ?
07:58Est-ce que finalement, il va être entendu, Donald Trump ?
08:00Est-ce qu'il y a des chances qu'il soit entendu ?
08:02Je pense qu'il n'y a absolument aucune chance que Donald Trump soit entendu.
08:06La seule façon de mettre Donald Trump devant cette commission,
08:11c'est que Donald Trump accepte d'y aller lui-même.
08:15C'est uniquement cela qui marchera.
08:17Parce qu'autour de Donald Trump, vous avez Pam Bondy, vous l'avez mentionné,
08:21mais vous avez d'autres personnes qui le soutiennent.
08:24Il est complètement en tour et avec ce courant sanitaire autour de lui,
08:27qu'il protège.
08:28Il est président des États-Unis.
08:30Il n'est aucunement obligé d'aller témoigner.
08:34Et je pense qu'il ne le fera pas.
08:36La seule chose qui est gênante pour Donald Trump en ce moment,
08:40c'est que j'ai le sentiment qu'il croyait que les Clintons n'allaient pas témoigner,
08:45qu'ils allaient essayer par tous les moyens de ne pas aller raconter ce qu'ils savaient.
08:51Le fait que Hillary Clinton est allé hier, Bill Clinton est allé aujourd'hui,
08:56ça remet la pression sur Donald Trump.
08:59Les gens vont dire, mais il y a une personne clé qui n'a pas témoigné.
09:02Qui est-ce ? C'est Donald Trump.
09:03Même Bill Clinton est allé témoigner.
09:05Même Hillary Clinton, qui n'a jamais rencontré Jeffrey Epstein,
09:09elle est allée témoigner.
09:11Maintenant, il faut absolument que Donald Trump,
09:14et pourquoi pas Millenia Trump aussi,
09:16aille témoigner, comme Bill Clinton et comme Hillary Clinton ont fait.
09:20Est-ce que Donald Trump le fera ?
09:21Je n'en sais rien, mais je pense que la pression est montée d'un cran
09:25depuis ces témoignages ces deux derniers jours.
09:28Maître, vous aussi vous dites qu'il n'y a aucune chance
09:30qu'on voit Donald Trump témoigner ?
09:32Ça paraît peu probable.
09:33Quasiment aucune série, il peut être convoqué.
09:35On peut imaginer qu'il soit convoqué,
09:36encore faut-il que la commission se mette d'accord pour le convoquer.
09:39Après, il reste le problème de la contrainte.
09:41Qui va aller contraindre un président en exercice
09:44de venir témoigner ? Aucune chance.
09:46Et derrière, s'il refuse d'aller témoigner,
09:48la conséquence est quoi ?
09:49Ce sont éventuellement des poursuites pénales,
09:51qui sont à la main de qui ?
09:53Du département de justice américain.
09:55Et on revient au fait qu'évidemment,
09:56compte tenu des liens existants actuellement
09:59entre le DOJ et le président de la République ?
10:02Le président américain, il n'y a absolument aucune chance
10:05en effet qu'il se présente devant cette commission,
10:07sauf s'il décide d'y aller volontairement.
10:09Est-ce que le FBI protège ou a pu protéger
10:11à un moment Donald Trump ?
10:12Est-ce qu'il continue de le protéger ?
10:13Donc, ces interviews ont été menées par le FBI
10:15sur cette jeune fille qui aurait été agressée sexuellement
10:18par Donald Trump quand elle avait 13 ans dans les années 90.
10:21Alors, on peut évidemment se poser la question,
10:23surtout quand on sait qui dirige le FBI aujourd'hui.
10:25C'est un homme qui s'appelle Cash Patel,
10:27qui est évidemment un affidé de Donald Trump
10:29et qui est celui qui a mené avec, j'allais dire,
10:32le plus d'enthousiasme et en vociférant même
10:35tout au long de la campagne présidentielle
10:37pour que l'intégralité de la lumière soit faite
10:40sur l'affaire Epstein.
10:42Il faut comprendre que cette affaire,
10:44elle occupe aussi la une de l'actualité aujourd'hui
10:48parce que Donald Trump et ceux qui l'entourent
10:51en ont fait véritablement un sujet
10:53pendant la campagne présidentielle de 2024.
10:56Epstein, c'était le symbole de cette élite corrompue,
11:01dépravée, qui s'enrichissait au dépens du peuple américain
11:05et c'était donc tout ce que Donald Trump nous expliquait
11:07qu'il devait combattre et il était là pour combattre.
11:12Et donc, évidemment, aujourd'hui,
11:14quand il se retrouve dans un contexte
11:16où il y a certains éléments qui, objectivement,
11:19donnent l'impression qu'on cherche à le protéger,
11:22qu'on dissimule des éléments qui peuvent être
11:24des éléments à charge contre lui,
11:26c'est évidemment compliqué à expliquer.
11:29Donc, évidemment, cette commission
11:30qui est présidée par un élu républicain
11:32ne va pas le convoquer pour l'auditionner.
11:35Si d'aventure il perd les élections du mois de novembre
11:38et que la majorité bascule de l'autre côté,
11:41il peut, le cas échéant, être convoqué.
11:44Mais dans cette hypothèse-là, comme vous l'avez dit,
11:46il refusera de s'y rendre.
11:47Il reste quand même une menace qui n'est pas totalement négligeable,
11:50que Donald Trump, d'ailleurs, évoque publiquement
11:51depuis quelques semaines de manière très claire.
11:54C'est que s'il y a une majorité démocrate
11:55à la Chambre des représentants,
11:57on peut imaginer une nouvelle procédure d'impeachment.
12:00Vous savez, ce mécanisme de destitution,
12:02on a déjà eu deux contre lui.
12:03On peut imaginer qu'il y en ait une nouvelle
12:05et que l'affaire Epstein soit l'un des motifs
12:08pour un congrès redevenu,
12:10ou une Chambre des représentants redevenue
12:12à majorité démocrate,
12:14d'engager des poursuites contre le président américain.
12:16Alors, on vient vers vous, Arnaud Wadjik.
12:19Vous êtes journaliste à West France.
12:20Je le disais, c'est vous qui avez révélé
12:22notamment ces images exclusives
12:24dont on avait parlé ensemble dans les Epstein Files,
12:26où il était à la recherche d'un pied-à-terre,
12:29Jeffrey Epstein.
12:30Et il cherchait, il avait visité plusieurs domaines,
12:32des châteaux, notamment celui de Villette.
12:33C'était ce fameux château
12:35qui avait servi de décor à David Chicode.
12:37Vous avez aussi révélé
12:38qu'il voulait créer son propre institut scientifique
12:41sur l'île Saint-Louis à Paris.
12:42Et demain, vous sortez un dossier exclusif.
12:44On apprend quoi demain dans West France ?
12:46Alors, demain, dans West France,
12:49on sort un supplément numérique
12:50qui résume un petit peu les derniers épisodes
12:52des 15 derniers jours de ce qu'on a pu apprendre.
12:55On y apprend, par exemple,
12:57une information qui est quand même capitale
12:59que je n'ai pas vue dans les médias américains,
13:00c'est qu'entre 2012 et 2019,
13:03Jeffrey Epstein a bénéficié d'un régime dérogatoire
13:05pour ses voyages internationaux,
13:06alors même qu'il était considéré
13:08comme délinquant sexuel depuis 2008 aux États-Unis.
13:11Ce qui s'est passé, c'est que les avocats,
13:13en fait, ont négocié avec les îles Vierges,
13:15avec la justice des îles Vierges,
13:17pour pouvoir permettre, en fait,
13:19de réduire le délai
13:21qu'il doit normalement avoir
13:23pour enregistrer et déclarer ses déplacements
13:25de 21 jours à l'avance,
13:27de les réduire à 24 heures
13:29et surtout de ne pas mentionner
13:31les résidences et les lieux où il doit aller
13:33pour protéger les personnalités sensibles
13:35qu'il était censé voir.
13:36C'est un régime exceptionnel, quand même,
13:38qui va durer depuis 7 ans.
13:40C'est-à-dire qu'il a duré de 2012 à 2019.
13:43Et ça a été remis en question
13:44par la justice américaine
13:454 mois avant son arrestation
13:48où elle s'est aperçue que, quelque part,
13:49il y avait un souci,
13:50il y avait quelque chose qui est cloché.
13:52Donc ça, ce sera dans le supplément
13:53qu'on publie demain.
13:55Et puis, il y aura bien d'autres choses,
13:56notamment le lien qu'il entretenait
13:58avec la famille Rothschild,
14:00qui était un peu particulier.
14:01Il avait un contrat,
14:02il ne faut quand même pas l'oublier,
14:03de 25 millions d'euros
14:04pour pouvoir parler au nom
14:07de la famille Rothschild aux États-Unis
14:08sur des questions, notamment,
14:09de cybersécurité et de dossiers sensibles.
14:11Donc c'est quelqu'un qui avait réussi
14:13qui a tissé sa toile à travers le monde
14:15et qui le faisait de manière très habile.
14:17C'est vrai qu'on parle d'email échangé
14:19entre Jeffrey Epstein et Ariane Rothschild
14:21entre 2013 et 2019
14:22qui a révélé une vraie proximité,
14:24une sorte de déséquilibre entre eux.
14:26Philippe Thurl, je le disais,
14:27il y a des enquêtes qui avancent.
14:29Et notamment, on a assisté cette semaine
14:31à l'arrestation de Peter Mandelson.
14:34Il y avait eu celle du prince Andrew
14:35avec cette photo à l'appui,
14:37photo assez effarante.
14:39Il y a ces enquêtes en France aussi.
14:41Est-ce que Keir Starmer
14:43va être forcé de démissionner
14:45à un moment donné, selon vous ?
14:46Alors ça, c'est une question
14:47que je ne peux pas vraiment répondre
14:48parce que, pour étant donné,
14:50je ne sais rien,
14:50mais il est vrai que la pression
14:52sur Keir Starmer monte.
14:54Alors, je vous rappelle
14:54que Keir Starmer ne figure pas
14:56dans les dossiers Epstein.
14:58C'est le premier ministre britannique.
14:59Mais ce qu'il a fait,
15:01là, ça pose problème pour lui,
15:04c'est lui qui était responsable
15:05pour la nomination de Peter Mandelson
15:06comme ambassadeur britannique
15:09à Washington.
15:09C'était la fin de l'année 2024.
15:12Et il savait à l'époque
15:12que Mandelson avait des connaissances,
15:15avait été ami à une époque
15:16avec Jeffrey Epstein.
15:18Quand les informations sur cette amitié
15:22sont devenues plus importantes,
15:27Keir Starmer a décidé
15:28de virer Mandelson son poste à Washington.
15:32Mais les dégâts sont déjà faits
15:33parce qu'on lui pose la question
15:34pourquoi vous l'avez nommée
15:36quand vous saviez déjà
15:37qu'il était ami avec Epstein,
15:39quelle était la procédure
15:41qui était suivie pour cette nomination.
15:44Et donc, pour essayer
15:45de dédouaner de cette situation aussi,
15:47le premier ministre a accepté
15:49de sortir tous les documents
15:50de l'époque de la nomination,
15:53l'enquête qui était menée
15:54sur Peter Mandelson,
15:56pourquoi elle était choisie,
15:57sous quels critères.
15:58Et normalement,
15:59ces documents devraient être disponibles
16:00à partir du début de la semaine prochaine.
16:02L'autre problème pour Keir Starmer,
16:05c'est qu'il vient de perdre
16:07une élection partielle hier
16:08au faveur des Verts
16:10dans un siège dans le sud de Manchester
16:12qui était un bastion travailliste
16:15depuis des décennies.
16:17Il y a les élections locales
16:18qui viennent au mois de mai
16:19où le parti travailliste
16:21va probablement très très mal
16:25réussir ses élections.
16:27Keir Starmer n'a que 18% d'opinion favorable
16:29dans les sondages en Grande-Bretagne.
16:30Donc ça ne l'aide pas quand même ?
16:32Oui, mais il y a une question,
16:33on dit,
16:34ce n'est pas comme s'il va sauter,
16:37c'est quand est-ce qu'il va sauter ?
16:38Parce que la seule chose
16:39qui est positive pour lui en ce moment,
16:41c'est que dans le parti travailliste,
16:42il n'y a personne
16:43qui veut prendre sa place.
16:44Donc il n'y a pas de challenge
16:46entre les différentes candidatures
16:47pour devenir chef du parti.
16:50Donc pour le moment,
16:51il est assuré de rester premier ministre,
16:52mais il a quand même pris des coups.
16:54Vous dites pareil que Philippe Starmer,
16:55la question,
16:55ce n'est pas de savoir si,
16:56mais quand ?
16:57Oui, je pense que c'est clair.
16:58Et l'affaire Epstein,
17:02c'est que l'un des ingrédients
17:04de la popularité de Kirsten Hammer aujourd'hui,
17:06qui avant même les révélations
17:08relatives à Peter Mandelson
17:09et au Prince Andrew,
17:10était déjà un premier ministre
17:12impopulaire et fragile.
17:14Donc effectivement,
17:15maintenant la question
17:16est de savoir,
17:16comme le disait très bien Philippe,
17:18le moment à partir duquel
17:20les travaillistes auront considéré
17:21qu'ils ont trouvé
17:22l'homme ou la femme
17:24pouvant se mettre dans le fauteuil
17:26du 10 dans Link Street
17:27et remplacé Kirsten Hammer.
17:28Merci beaucoup Thierry Arnaud,
17:29merci Maître,
17:30et puis merci Philippe Terl,
17:31merci d'être resté si tard
17:33pour parler de cette affaire Epstein.
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