- il y a 5 jours
Les informés du jeudi 26 février autour d'Augustin Arrivé
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00:0420h, 21h, France Info, les informés, Augustin Arrivée.
00:10Bonsoir à toutes et à tous, nous vivrons ensemble sur France Info ce soir, la cérémonie des Césars.
00:15Ça se passe à l'Olympia, Benjamin Laverne en maître de cérémonie, un César d'honneur à Jim Carrey.
00:20Et Catherine Pégard, peut-être dans la salle, on ne sait pas, en tout cas, la passation de pouvoir n
00:25'a pas eu lieu au ministère de la Culture.
00:27Elle a été nommée il y a moins de deux heures en remplacement de Rachida Dati.
00:32Ça fait un baptême du feu très paillette.
00:34Nous discuterons de ce qu'il attend pour la courte année à venir.
00:37Il va falloir sans doute choisir ses priorités.
00:39Nous parlerons de la difficulté de s'entendre à gauche, peut-être plus que jamais.
00:44La crise politique consécutive à la mort de Quentin Deran qui a jeté un froid sur des alliances déjà hésitantes.
00:50Jean-Luc Mélenchon tient un meeting ce soir à Lyon et cristallise toujours certaines critiques.
00:56Et puis la bonne santé du train, la SNCF enregistre un bénéfice d'un milliard 800 millions d'euros dans
01:01le vert pour la cinquième année consécutive.
01:04La fréquentation des TGV, notamment, a encore augmenté.
01:08Pour parler de tout ça, je suis bien entouré avec notamment Béatrice Mathieu.
01:12Bonsoir.
01:13Bonsoir.
01:14Rélectrice en chef à L'Express.
01:15Bonsoir Quentin Calmet.
01:17Bonsoir.
01:17Journaliste politique et parlementaire à Public Sénat.
01:20À vos côtés, la grande reporter Patricia Alémonière.
01:23Bonsoir.
01:23Et face à vous, Sylvie Pierre-Brossolette.
01:25Bonsoir.
01:26Bonsoir.
01:27Éditorialiste pour l'hebdomadaire Le Point.
01:28Bienvenue à tous dans Les Informés sur France Info.
01:33Il fallait bien quelqu'un pour venir occuper ce soir le fauteuil de ministre dans la fosse de l'Olympia.
01:40Sébastien Lecornu et peut-être Emmanuel Macron aussi ont jeté l'heure dévolue sur Catherine Pégard.
01:46Vous vous êtes croisée, Sylvie Pierre-Brossolette, puisque vous lui avez succédé au Point.
01:52Peut-être, d'ailleurs, on peut commencer par là.
01:54Est-ce qu'il y a un petit souvenir personnel ?
01:56On a fait plus que se croiser avec Catherine.
02:00On a démarré quasiment au même moment.
02:01Avec Catherine.
02:01On est de la même génération.
02:04Oui, bravo.
02:05D'abord, toutes mes félicitations.
02:06Vraiment, c'est un honneur de finir une carrière comme ça.
02:10C'est splendide.
02:11En plus, je trouve que c'est un coup de chapeau à la presse écrite, à laquelle on a beaucoup
02:15donné l'une et l'autre.
02:16Et oui, je l'ai rencontrée à ses tout débuts.
02:18On était toutes les deux journalistes politiques, dans un moment où il y avait encore peu de femmes.
02:25Et on était là aux quatre colonnes, à l'Assemblée, avec nos carnets de notes.
02:30Parce que là, il n'y avait pas d'iPhone.
02:33On prenait tout en notes.
02:34On n'enregistrait rien.
02:36Et c'était l'artisanal.
02:38Mais c'était déjà passionnant.
02:41Elle était une très bonne journaliste.
02:42Et elle a fait une très belle carrière.
02:44Et effectivement, je lui ai succédé au point quand elle a fait le choix de suivre Nicolas Sarkozy à l
02:48'Élysée.
02:49Et comme rédacteur en chef politique.
02:51Et après, elle a fait son bout de chemin hors politique, hors journalisme.
02:58Et moi aussi.
02:59Et me voilà revenue dans le journalisme quand elle, elle continue en politique.
03:02Elle a basculé effectivement en politique au moment de suivre Nicolas Sarkozy.
03:07Ce qui lui fait un point commun avec celle qu'elle remplace.
03:10Rachida Dati également.
03:11Qui a quitté son poste hier soir pour se consacrer pleinement à la fin de la campagne des municipales à
03:17Paris.
03:18Il n'y a donc, je le disais, pas eu de passation de pouvoir.
03:20J'aurais bien aimé vous dire, vous proposer ces premiers mots en tant que ministre.
03:25Mais je ne les ai pas.
03:27Quelles sont les qualités requises pour être une bonne ministre de la Culture ?
03:32Qui est-ce qu'il veut s'y coller ?
03:34Béatrice Mathieu, je vous laisse un petit peu de temps.
03:36Quentin Calmet.
03:37C'est compliqué surtout dans le paysage politique actuel.
03:41Puisqu'on sait qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale.
03:44Donc qu'est-ce qu'une ministre qui arrive comme ça un an avant la présidentielle peut faire passer comme
03:49projet de loi d'importance ?
03:51Quand en plus, depuis deux ans, une personnalité comme Rachida Dati, qui est très médiatique, beaucoup plus médiatique, on peut
03:57le dire,
03:58qui peut bouger les lignes comme ça, mobiliser l'opinion publique parce que, comme je disais, très médiatique.
04:05Lorsque Rachida Dati n'a pas réussi à avoir un bilan si doré que ça,
04:10qu'est-ce qu'une ministre qui la suit et qui a moins d'influence sur la scène médiatique peut
04:15faire ?
04:16C'est une grande question.
04:17En plus, donc, sans majorité à l'Assemblée nationale, c'est compliqué.
04:21Ça va être compliqué.
04:21On va voir quelle sera sa feuille de route.
04:23Et là aussi, la passation de pouvoir sera très importante pour voir si elle se donne des chantiers importants.
04:27Est-ce qu'elle remet, par exemple, le texte sur l'audiovisuel public, sur le devant de la scène ?
04:32Est-ce qu'elle était l'un des derniers grands sujets que Rachida Dati n'a pas réussi à passer
04:36?
04:36Est-ce qu'elle a des ambitions fortes pour son ministère ?
04:39Ou est-ce qu'elle fait un petit peu de la gestion de dossiers courants comme ça jusqu'à l
04:42'élection présidentielle ?
04:43Ce sera peut-être pendant cet épisode désinformé.
04:45Et la passation de pouvoir, on verra bien.
04:47Patricia Allémonière ?
04:48Oui, je voudrais juste rajouter qu'elle va quand même avoir des contraintes, des contraintes budgétaires,
04:52dans une période particulièrement difficile à la veille des élections,
04:55et surtout de ne pas lancer trop de chantiers clivants.
04:58Et parmi les chantiers qu'elle va devoir aborder, mais là, pas le lancer, mais l'aborder,
05:02c'est le dossier du musée du Louvre.
05:05Parce qu'il y avait tous les projets du président Macron, on sait, pour en faire un grand musée,
05:11avec des millions de visiteurs, enfin quelques millions de visiteurs en plus sur l'année, etc.,
05:15avec des nouvelles ouvertures, avec la joconde exposée ailleurs, qui coûtent énormément d'argent.
05:20Louvre Renaissance.
05:20Voilà, sous son nom Renaissance.
05:23Mais comment va-t-elle le traiter ? Comment va-t-elle l'aborder ?
05:26Et dans une période, on est en pleine période d'austérité.
05:29Donc elle a en face les contraintes budgétaires, et il y a un président qui veut, en quelque sorte, aboutir
05:34sur ce terrain-là.
05:35Oui, il ne faut pas croire que le changement de patron à la tête du Louvre, qui s'est déroulé
05:40hier,
05:42va changer, va arrêter la crise, et qu'il n'y a plus rien à faire au Louvre.
05:46C'est aussi l'un des dossiers majeurs de la ministre qui l'attend dans l'année qui vient, Bétrice
05:52Mathieu ?
05:53Oui, moi je pense que ce sera un des dossiers, même le seul,
05:56parce que je pense que celui de l'audiovisuel public est quand même assez enterré.
06:01J'en avais quelques autres à vous proposer, mais on y reviendra.
06:03Non, mais celui-là est quand même symbolique, d'autant plus qu'Emmanuel Macron,
06:08il tient pour des raisons presque, on va dire, plus qu'affectibles,
06:13il veut marquer l'histoire, donc Villers-Cotteret n'est pas son...
06:21Alors Villers-Cotteret, c'est la cité internationale de la langue française,
06:24c'est un musée qu'il a initié.
06:26Qu'il a initié, mais qui, dans l'image des Français,
06:30n'est pas quelque chose qui marque l'histoire et qui marque l'imaginaire des Français.
06:36Il se rêve en Mitterrand qui laisse une trace au Louvre.
06:41Il faut regarder les premières images de sa première élection,
06:43il est arrivé par le Louvre.
06:44Donc là, il partirait par le Louvre et, pourquoi pas, reviendrait après,
06:50dans cinq ans, par le Louvre, si ce projet-là revenait.
06:54Donc il y tient profondément, il l'a imposé.
06:58Dati, finalement, contre l'avis de la Cour des Comptes,
07:03l'avis d'une grande partie, en fait, des personnalités qui suivent ce projet-là
07:08et qui disent que c'est un projet fou, l'a soutenu.
07:11Et donc, il est possible que la nouvelle ministre travaille ce dossier
07:18et aille dans le sens d'Emmanuel Macron,
07:23qui y tient absolument.
07:24Et on reviendra peut-être, effectivement, sur les dessous de ce projet.
07:27Un projet à 1,1 milliard, la moitié du budget n'est pas calée,
07:32alors même qu'il faut s'occuper du Louvre existant,
07:37où on voit que les salles prennent l'eau.
07:40Il y a un énorme problème de mise à niveau, en fait, du Louvre.
07:44Et pas besoin aussi d'aller construire une nouvelle entrée pharaonique
07:48dans la Cour Carrée et de faire tous les travaux qui sont imaginés.
07:54On a déjà beaucoup parlé du Louvre dans les informés ces derniers jours.
07:57Sylvie-Pierre Brosselette.
07:58Je crois que la première mission de Catherine Pégard va être de rassurer un peu le milieu culturel.
08:02Parce que c'est vrai que ce n'est pas un secret de dire qu'entre Mme Dati et la
08:07culture,
08:08ça n'allait pas toujours de soi.
08:11Beaucoup d'artistes sont très inquiets.
08:13Il y a des problèmes budgétaires monstrueux, non seulement nationalement,
08:16mais aussi toutes les subventions locales en ce moment sont en train d'être coupées.
08:20Donc tout ce qui est art vivant est malmené.
08:23Toute la profession est très inquiète.
08:25et il y a cette concurrence en plus traditionnelle à l'intérieur du ministère de la Culture
08:29entre les budgets qui sont donnés au patrimoine,
08:32qui aussi se languit parce que beaucoup de vieilles pierres sont en train de tomber,
08:37et les arts vivants.
08:39Donc le milieu n'est pas heureux.
08:43Dati était très proche des dossiers patrimoniaux avec Notre-Dame de Paris, avec le Louvre, etc.
08:51et d'autres choses.
08:53Là peut-être revenir vers le spectacle vivant, le théâtre, le cinéma, la musique.
08:58Oui, et d'ailleurs ça commence ce soir avec César, effectivement.
09:01Symboliquement, ça serait sans doute important qu'elle y soit, je ne sais pas si elle y sera.
09:04Mais elle connaît au moins les dossiers, puisqu'elle suivait les dossiers culture à l'Élysée depuis quelques mois.
09:09Elle aime la culture, elle adore l'opéra.
09:12C'est quelqu'un qui aime ces dossiers-là et la pratique de la culture.
09:18Donc je pense qu'elle va recevoir un bon accueil et que ça devrait bien se passer.
09:22Alors au-delà de ça, effectivement, il reste des dossiers vraiment très difficiles à débrouiller.
09:27Que ce soit l'audiovisuel public, qu'est la réforme ou pas la réforme, elle semble a priori enterrée.
09:34Mais il y a quand même des questions qui se posent sur l'avenir de l'audiovisuel public,
09:38comment on le finance, la concurrence de toutes les plateformes.
09:42Ça, c'est des énormes problèmes.
09:44L'intelligence artificielle, on va en parler, comment elle s'inscrit là-dedans.
09:47Et puis les dossiers culture eux-mêmes sont difficiles.
09:51Il y a le Louvre.
09:52Est-ce qu'elle va effectivement, je pense que oui, d'abord faire plaisir au président de la République ?
09:57Parce qu'elle est quand même très proche de lui.
09:59Donc sur ce dossier un peu pharaonique du Louvre et du projet qui s'appelle Renaissance,
10:07elle va sûrement essayer aussi de calmer le jeu.
10:09Parce que les conservateurs au Louvre sont très inquiets.
10:11Là aussi, il y a une donne compliquée.
10:13Mais enfin, il y a un très bon nouveau président du Louvre qui fait l'unanimité.
10:16Tout le monde l'aime, tout le monde le trouve formidable.
10:18Donc ça devrait quand même décharger Catherine Pégard de ce dossier le plus épineux.
10:22Il y a quand même maintenant un président à contester et qui devrait l'aider sur ce plan.
10:26Mais tout ça en quelques mois.
10:29Parce qu'en fait, en réalité, à partir de la fin de l'automne prochain, il ne se passe plus
10:33rien.
10:34Donc on est bientôt en mars, en novembre.
10:37Il y a encore un budget culture à voter.
10:38Voilà.
10:40Parce que de l'automne prochain, il ne se passe plus rien.
10:43Mais même là, jusqu'à l'automne, à part le budget, il ne va pas y avoir beaucoup de temps
10:47utile.
10:47Tous les créneaux jusqu'à l'été sont bloqués par les textes qui ont été présentés ces dernières semaines.
10:54En fait, les marges de manœuvre, c'est ça.
10:55Elles se raccourcissent énormément en termes de passer des projets de lois ambitieux, des lois cardes, etc.
11:02Donc, d'où le fait d'avoir plutôt cette gestion au jour le jour, dossier par dossier.
11:08Effectivement, le dossier du Louvre, à part faire des annonces qui engageront le ministre suivant,
11:13on ne voit pas ce qu'en un an, on peut moderniser et bouleverser dans l'organisation du Louvre.
11:17Mais les négociations de budget, c'est déjà essentiel quand on évoque les difficultés de nombre d'artistes à vivre
11:25de leur métier.
11:25Oui, mais ce qu'on ne se rend pas compte, c'est que le bouclage du budget du PLF 2026
11:31a été compliqué,
11:32mais alors celui de 2027 va être pire.
11:37Il n'y aura pas de marge de manœuvre pour proposer de grandes lignes fortes.
11:41Ce sera un budget à minima qui fasse entendre le plus de groupes politiques ensemble.
11:46On va être dans une situation politique pire que celle actuelle,
11:49puisque les socialistes vont encore plus durcir la négociation.
11:52Donc, on a très peu de marge de manœuvre dans l'année qui arrive.
11:55Elle va faire de la gestion vraiment comptable, pour le coup,
11:58en évitant tous les sujets, je pense, qui peuvent créer des clashes
12:02avec ceux qui devraient, en théorie, peut-être encore apporter un certain soutien.
12:07Surtout qu'elle a un caractère qui est très calme, très contrôlé.
12:10C'est l'inverse de Rachida Dati, qui est un peu explosive.
12:15Et Catherine Pégard est beaucoup plus consensuelle, prudente.
12:21Elle se taiseuse même.
12:24Pour dire un mot de la sortante Rachida Dati,
12:28partir à la veille de la cérémonie des Césars,
12:30est-ce que c'est un ultime pied de nez fait aux artistes, Patricia Alémonière ?
12:35Alors, moi, je pense en plus, vous savez,
12:37c'est quelqu'un qui n'a jamais mis les pieds comme ministre de la Culture
12:40au Festival d'Avignon.
12:41Elle a essayé, elle le fait les derniers jours, mais sans passer par les théâtres.
12:45Ça ne s'est pas fait.
12:46Donc, c'est ça qui marque.
12:47Et donc, c'est quelqu'un qui n'aime pas ce genre de choses.
12:50Pourquoi ? Parce qu'il risque d'avoir une confrontation directe
12:53avec ceux, justement, qui ont des comptes à lui demander.
12:56Et elle n'aime pas rendre des comptes, surtout devant la presse.
12:59Bon, parlons de ces Césars qui ont lieu donc ce soir,
13:03avec probablement, comme chaque année, c'est un peu la tradition,
13:07quelques passages très politiques.
13:09Les acteurs en ont parfois le secret, que ce soit ici, en France ou ailleurs.
13:15Robert De Niro, mardi, dans un podcast aux États-Unis,
13:18était, par exemple, très politique. Écoutez-le.
13:21C'est notre pays. Je veux retrouver mon pays.
13:26Je n'ai pas envie qu'on ne voit que des magas avec leur drapeau américain,
13:30comme s'ils étaient les seuls Américains.
13:33Nous sommes aussi les Américains, parce que nous croyons à ce qui est juste,
13:37à l'empathie, à la bonté, et au fait d'unir le pays,
13:41et non pas de le diviser.
13:42Il ne partira jamais. C'est à nous de nous débarrasser de lui.
13:50Vous aurez compris qu'il parle de Donald Trump.
13:52Les magas, ce sont ses conseillers, tous ceux qui l'entourent.
13:56Alors, tandis qu'il y a deux semaines, le réalisateur allemand Wim Wenders,
13:59qui était le président du jury du festival du film de Berlin,
14:03était interrogé en conférence de presse sur le Proche-Orient,
14:07et il a répondu ça.
14:11Nous devons rester en dehors de la politique.
14:13Parce que si on fait un film délibérément politique,
14:16on se retrouve à jouer sur le même terrain que les politiciens,
14:20alors que nous marchons dans le sens inverse.
14:22Nous sommes le contraire des politiciens.
14:25Nous devons faire le travail des gens normaux,
14:28pas le travail des hommes politiques.
14:31Voilà, pas de politique, le mot d'ordre du cinéaste allemand Wim Wenders.
14:35Ça a suscité juste après un tollé à Berlin.
14:38Beaucoup d'artistes ont répondu, en gros,
14:39que l'art était toujours d'une manière ou d'une autre politique.
14:43Béatrice Mathieu, qu'est-ce que vous en pensez ?
14:45Est-ce que l'art est politique nécessairement ?
14:47Ou est-ce qu'il faut laisser les artistes en retour ?
14:48Il y a une situation américaine qui est très particulière.
14:51C'est-à-dire que quand, effectivement, Robert de Niro,
14:53on pourrait parler de Bad Bunny,
14:57qui s'est produit à la mi-temps du Super Bowl,
15:00avec un spectacle qui était éminemment politique,
15:04ou de Taylor Swift pendant la campagne.
15:07Donc, il y a un engagement d'une grande partie du cinéma américain
15:13et des chanteurs.
15:16Et on voit bien pour lutter contre les attaques,
15:20contre la démocratie américaine.
15:21Donc là, il y a un...
15:23Wim Wenders est un peu aveugle sur ce point.
15:26Là, la démocratie allemande,
15:29il ne parlait pas de ça.
15:31Il parlait évidemment du conflit au Proche-Orient.
15:36Au Proche-Orient.
15:37De tout temps, l'art est politique.
15:41Les écrits de Victor Hugo sont remplis, c'est politique.
15:46Oui, on imagine mal à l'époque,
15:48aller voir Victor Hugo ou Émile Zola en leur disant
15:50« Ne vous mêlez pas de politique ».
15:51Bien sûr.
15:52Donc, les artistes sont éminemment politiques.
15:56Il y a des films éminemment politiques.
15:58Moi, je ne sais pas si on pense à Zed.
16:01Voilà.
16:02Costa-Gavras.
16:02Costa-Gavras.
16:04Et donc, les artistes ont un rôle à jouer
16:08et une voix à porter.
16:12On voit bien les artistes iraniens,
16:14les cinéastes iraniens aujourd'hui
16:15ont un rôle éminemment politique.
16:16Alors, après, il faut voir l'efficacité,
16:19malheureusement, de leur rôle aux États-Unis.
16:22Ça a été limité.
16:23On a vu pour Kamala Harris,
16:24elle avait tout ce qui comptait de mieux
16:27dans les milieux artistiques et intellectuels.
16:30Et ça n'a pas suffi, en tout cas.
16:32Tout à fait.
16:33Et effectivement, c'est assez traditionnel maintenant
16:38que dans une grande élection,
16:39les intellectuels ou les artistes s'engagent.
16:42Mais je me rappelle que ça avait plus de points.
16:44En tout cas, en France,
16:45par exemple, dans les élections de Mitterrand,
16:47justement, Jacques Lang faisait des listes
16:48absolument extraordinaires de tous les soutiens possibles,
16:51et imaginables que pouvait rassembler le candidat socialiste.
16:54Là, depuis les dernières, je ne sais pas,
16:56les quelques dernières présidentielles,
16:57ça semble plus marginal.
16:58Il n'y a plus ces listes de comités de soutien inouïs.
17:01Les intellectuels s'engagent moins.
17:03Ils sont un peu plus paumés, je dirais.
17:05Ça a moins de poids.
17:08Et c'est toujours aussi important symboliquement.
17:12Et c'est vrai que c'est rare que des grands intellectuels,
17:16des grands artistes n'aient pas d'opinion politique.
17:18Mais ils s'engagent en général.
17:21Un petit peu moins.
17:22Là, avec l'élection qui va arriver en France,
17:24je pense qu'il va y avoir de tels enjeux
17:25qu'ils vont sans doute ressortir
17:29de leur relative discrétion des dernières élections.
17:32Parce qu'avec les deux extrêmes,
17:34là, je pense qu'il y a de quoi s'engager.
17:37sans doute pour sauver la culture.
17:41Donc, je pense qu'ils seront un peu plus concernés qu'avant.
17:45Les artistes ont en tout cas souvent un micro sous le nez,
17:47ce qui permet que leur engagement porte davantage
17:50que le citoyen lambda qui peut aussi s'engager.
17:55quand ils prennent parti, on leur reproche de prendre position.
17:59Et puis, lorsqu'ils sont mutiques sur un thème,
18:01on leur reproche un silence.
18:03Je me souviens cet hiver,
18:04quand il y a eu tous les attentats autour du narcotrafic,
18:09tous les meurtres autour du narcotrafic,
18:12on a dit pourquoi est-ce que tous les artistes marseillais
18:14ne s'engagent pas ?
18:15Pourquoi on n'entend pas les footballeurs sur la question du narcotrafic ?
18:18Et puis, à côté, on avait ces artistes qui disaient
18:21« ça ne nous regarde pas »
18:22dans le sens où ce n'est pas à nous de mener ce combat politique.
18:26Et puis, inversement, on a l'impression qu'il y a cette question
18:29des réseaux sociaux qui fait qu'on a l'impression
18:31que maintenant tout le monde doit donner son avis tout le temps sur tout,
18:34avec cette espèce d'hystérisation de l'opinion
18:36où il y a des influenceurs qui passent leur journée
18:39à dire ce qu'ils pensent, etc.
18:40Et donc, l'attente aussi de voir des artistes s'engager.
18:44Et sachant que les réseaux sociaux ont ce mauvais côté
18:46que dès qu'un artiste va prendre position,
18:49il peut y avoir comme ça aussi un coup de revers sur les réseaux sociaux
18:52où on va avoir des gens qui vont critiquer la prise de position.
18:56Donc, voilà, je pense qu'il y a aussi ces réseaux sociaux
18:59qui rebattent les cartes et qui font qu'il y a beaucoup de prudence
19:02chez certains artistes à prendre trop d'engagement aussi.
19:05Oui, moi je partage complètement ça sur l'analyse sur les réseaux sociaux.
19:08Il est sûr et certain que s'engager, par exemple,
19:12on pourrait dire pourquoi les artistes, les footballeurs,
19:15plutôt ne se sont pas engagés sur Guess,
19:17le journaliste qui est détenu en Algérie.
19:20Silence, pratiquement.
19:21Et Dieu sait si les footballeurs sont quand même adulés
19:24par une partie et connue par toute la France.
19:26Et qui les journalistes sportifs ?
19:27Et les journalistes sportifs, si vous voulez, aussi.
19:29Bon, si je donne cet exemple, on pourrait en donner d'autres.
19:32Donc là, effectivement, il y a une peur, effectivement,
19:35de la prise en main par les réseaux sociaux,
19:37du lynchage carrément, parce que parfois ça peut aller jusqu'au lynchage médiatique
19:41par les réseaux sociaux, de prise de position.
19:45Donc ça diminue complètement.
19:47Et puis je crois aussi qu'on est dans une société
19:49où les points de vue sont de plus en plus instrumentalisés
19:53et radicalisés par les réseaux.
19:55Et la position de Wenders, je pense, sur le conflit
19:58qui a refusé de donner sa position
20:00et de prendre position dans cette interview qu'il donne en Allemagne,
20:04eh bien c'est parce que le conflit en Allemagne-Israël-Palestinien,
20:09c'est un conflit sur lequel il ne pouvait pratiquement pas s'exprimer
20:12sans risquer d'être lynché d'un côté ou d'un autre.
20:15Et donc il a choisi la voie de la lâcheté en quelque sorte.
20:18Il y a des combats sur lesquels c'est important.
20:20Par exemple sur le féminisme récemment,
20:22et même on peut remonter au début de la loi sur l'avortement,
20:25quand des artistes comme Catherine Deneuve s'essayaient engagés
20:28pour dire qu'elle s'était fait avorter, etc.
20:30Et qu'il fallait le faire.
20:31Mais Catherine Deneuve sur le cinéaste,
20:34sur le mouvement MeToo, elle est dans l'autre sens.
20:37Elle est dans l'autre sens.
20:39Non mais ils se sont tous engagés dans un sens, dans l'autre.
20:41Mais il y a eu un énorme poids des actrices.
20:45Il y a quelquefois des sujets particuliers
20:47où les artistes peuvent encore peser
20:50pour apporter leur témoignage ou leur engagement.
20:52Je me rappelle de l'équipe de France de football
20:54pendant l'Euro 2024 qui s'était engagée
20:56parce que ça tombait au moment des élections législatives anticipées.
20:59Et c'était rare effectivement de les entendre sur le terrain politique.
21:02Mais à cette occasion, ça avait eu lieu.
21:05Alors en France, il y a un dossier sur lequel les acteurs
21:07se sont engagés en cette semaine de César.
21:10C'est l'encadrement de l'intelligence artificielle générative
21:13qui menace beaucoup de métiers artistiques,
21:16notamment une tribune dans Le Parisien aujourd'hui en France
21:19le week-end dernier qui a réuni 4000 signataires
21:21de Gérard Juniot à Léa Drucker par exemple.
21:24Pourtant, Emmanuel Macron, la semaine dernière,
21:27participait à un sommet de l'IA en Inde
21:30et il affirmait que notre pays n'était pas centré aveuglément
21:33sur la régulation.
21:35Alors qu'est-ce qu'il faut faire ?
21:37Où est-ce qu'il faut trouver l'équilibre ?
21:39Béatrice Mathieu, qu'est-ce que vous en pensez ?
21:41Non, mais c'est sûr qu'il y a certains pans d'activité
21:47qui vont être totalement balayés par la révolution d'hier.
21:52Et donc sur la question de la voix, en fait,
21:56c'est assez spectaculaire.
21:58Et donc je pense qu'il va falloir réguler certains secteurs,
22:03même si le président pour le moment dit qu'il ne faut pas réguler.
22:07Mais bon, derrière ça, on ne sait pas trop ce qu'il veut dire d'ailleurs
22:12parce que la régulation c'est extrêmement large.
22:14Il y a de la régulation européenne, il y a un IACT qui a été fait
22:18et donc elle est déjà en cours.
22:20Mais il va falloir effectivement, pour protéger certains secteurs,
22:25réguler l'utilisation de l'IA.
22:26C'est le secteur industriel qui va s'inquiéter,
22:28qui va monter au créneau.
22:29Parce que quand on voit le faux combat entre Brad Pitt et Tom Cruise
22:32qui a enflammé la toile,
22:34et là l'IA, elle prend les vrais hommes.
22:38C'est-à-dire qu'on s'y trompe,
22:40on a vraiment l'impression que c'est un vrai combat.
22:42Donc là l'IA...
22:43Et là, qu'est-ce que c'est ?
22:44C'est Disney qui est inquiet.
22:45Donc c'est Disney, le champion de la non-régulation,
22:49qui demande des régulations pratiquement,
22:50en disant qu'on ne peut pas piller ma banque image
22:52et ma banque de voix.
22:54Donc il y a eu cet appel des artistes français pour le doublage.
22:57Mais c'est les patrons, finalement,
23:00de l'industrie cinématographique et musicale
23:03qui vont demander des régulations.
23:05C'est évident qu'il faut faire quelque chose.
23:06On a loupé le coche sur Internet.
23:08Ça fait des années qu'on aurait dû réguler.
23:10Maintenant, on s'en mord les doigts et c'est trop tard.
23:12On y arrive très mal.
23:13On est obligé d'interdire,
23:14de prendre des mesures pour les mineurs.
23:17Parce qu'on a laissé aller trop librement
23:20ce qui, quelque chose, était évidemment formidable au départ,
23:23mais qu'il y avait des zones d'ombre
23:26qu'on aurait dû mieux maîtriser.
23:28Et là, l'IA, c'est la même chose.
23:29Ça va apporter des avantages formidables,
23:33mais aussi des inconvénients incroyables
23:35qu'on sait déjà mesurer.
23:38Et donc, je pense qu'il faut, évidemment, réguler
23:40et trouver un équilibre
23:43entre ce que peut apporter l'IA
23:46en termes de soulagement budgétaire,
23:48quand même, même pour l'intérêt du secteur artistique,
23:51et puis la protection et de la création
23:53et des acteurs eux-mêmes, etc.
23:57Ça doit être imaginable.
23:58Et je pense qu'effectivement,
23:59le rôle de la ministre de la Culture, aujourd'hui,
24:01c'est de réfléchir à quelle peut être cette régulation
24:03pour mieux saisir cette occasion,
24:07protéger, mais aussi promouvoir le secteur,
24:09parce que ça peut aussi être une chance.
24:10La seule économie budgétaire que ça peut faire,
24:12c'est d'éviter d'engager des gens
24:15pour faire un travail.
24:16Oui, mais ça peut créer d'autres...
24:17Ça peut donner peut-être plus de moyens
24:19pour créer plus d'œuvres.
24:21Donc, il y a un équilibre à trouver.
24:22Mais regardez ce qui se passe sur le secteur de la musique,
24:24c'est très intéressant,
24:25parce que là aussi, vous pouvez, en 30 secondes,
24:28créer une chanson, vous faites votre prompt.
24:30Il y en a déjà beaucoup.
24:30C'est hallucinant.
24:31Et donc, sur Spotify et Deezer,
24:35les plateformes le disent,
24:38il y a énormément, je crois, je ne sais plus,
24:41entre 20 ou 25 % de titres
24:43qui ont été entièrement fabriqués par IA.
24:46Et donc, ces plateformes, Spotify et Deezer,
24:50ont mis en place, en fait, des outils
24:53pour voir quelle chanson a été totalement créée par IA.
24:58Parce que derrière, en fait,
25:00vous avez des sortes de mafias,
25:03puisque le système de rémunération, en fait,
25:05des artistes se fait sur le nombre de vues.
25:07Et donc, vous pouvez avoir...
25:09Entrer en concurrence avec les vrais artistes
25:11dans les algorithmes des plateformes.
25:13Tout à fait.
25:13Et donc, il y a vraiment un système de vérification
25:16et on peut éliminer des chansons
25:20qui sont totalement fausses.
25:22Quentin Calmet.
25:22Avec, on le disait, il faut réguler, etc.
25:24Mais la difficulté de réguler un marché qui est européen
25:27et des géants du secteur,
25:29qui sont pour beaucoup américains
25:30ou en tout cas étrangers,
25:32c'est-à-dire qu'on ne veut pas pénaliser
25:34nos pépites, nos licornes,
25:35on les appelle comme on veut,
25:36mais nos entreprises comme Mistral,
25:38qui sont françaises,
25:39on veut qu'elles restent implantées en France,
25:40on ne veut pas surtransposer des normes
25:43comme cela juste pour la France.
25:44Donc, il faut faire avancer à la fois
25:46cette régulation pour protéger les artistes
25:48qui, très rapidement, vont pouvoir perdre
25:50énormément de revenus
25:51s'il y a, comme ça,
25:53à absorber tout leur contenu.
25:54Mais en même temps, voilà,
25:55la difficulté de réguler un secteur comme celui-ci.
25:58Et d'ailleurs, ça va faire l'objet
25:59d'une proposition de loi au Parlement,
26:01au Sénat au mois d'avril,
26:02Lord Arcos, qui travaille sur ces sujets,
26:04Agnès Évren, etc.
26:05Toute la commission de la culture du Sénat
26:07qui avance beaucoup sur ce sujet,
26:08en essayant de faire avancer ce dossier
26:11avec un lobby très fort,
26:12on nous dit en coulisses,
26:14même dans tous les instants
26:16jusqu'à la présidence de la République,
26:17de ces géants internationaux
26:20pour éviter qu'on ait ce type de régulation.
26:22Et autant dire que ce sera sans doute
26:23l'un des dossiers aussi
26:25de Catherine Pégard,
26:26nouvelle ministre de la Culture,
26:28nommé ce soir,
26:29et qui apparaîtra peut-être à l'Olympia
26:32face à la scène des Césars,
26:35où il sera sans doute question
26:36de cette intelligence artificielle.
26:38On marque une pause dans ces informés,
26:40le Filinfo à 20h30,
26:42c'est avec Stéphane Milhomme.
26:49Et c'est une information de la cellule
26:50d'investigation de Radio France.
26:52Un premier cas d'intoxication
26:54à la toxine serréulide
26:55a été confirmé
26:56chez un bébé hospitalisé récemment
26:58à Montpellier.
26:59Les concentrations de cette bactérie
27:01dans les selles de l'enfant
27:02étaient 30 fois supérieures
27:04au seuil de danger.
27:05D'après nos informations,
27:07ce bébé avait consommé
27:08un lait de la marque
27:09Gallia Calisma.
27:11Plusieurs lots de lait infantile
27:13et de plusieurs marques
27:14ont été rappelés ces dernières semaines
27:16pour éviter toute contamination.
27:18Et la justice s'est donc emparée
27:20depuis quelques semaines aussi
27:21de ce dossier.
27:22C'est son nom qui circulait le plus.
27:24C'est bien Catherine Pégard
27:25qui devient ce soir
27:26ministre de la Culture.
27:28Elle succède à Rachida Dati
27:29qui a démissionné hier
27:30pour consacrer sa campagne
27:32au municipal.
27:34Catherine Pégard,
27:35ancienne journaliste
27:36et présidente du Château de Versailles
27:38il y a encore quelques années.
27:39Mini-Romaniement donc ce soir.
27:42Quatre nouveaux entrants
27:43et la porte-parole du gouvernement
27:44Maude Bréjean
27:45devient elle ministre déléguée
27:47en charge de l'énergie.
27:50Depuis la Bourse du Travail à Lyon,
27:52Jean-Luc Mélenchon
27:53est actuellement en meeting
27:54pour les municipales.
27:55Il assure que les Insoumis
27:56restent antifascistes
27:58et le martèle une fois de plus
27:59à la tribune.
28:00Les médias ont un problème avec moi.
28:03Cette visite du chef de file
28:04de LFI prend un relief particulier.
28:07Les Insoumis sont accusés
28:08par leurs principaux rivaux
28:10d'encourager un climat de violence.
28:12Eux réfuent toute responsabilité indirecte
28:14dans la mort du militant
28:15d'extrême droite
28:16Quentin de Ranck
28:17et toujours à Lyon.
28:18Le drone brouillé
28:19non loin du porte-avions français
28:21Charles de Gaulle
28:22en escale en Suède
28:23et probablement russe.
28:24C'est en tout cas
28:25le ministre suédois
28:26de la Défense
28:27qui l'assure.
28:27Ce soir,
28:28pas de confirmation
28:29pour l'instant côté français.
28:30L'engin volant
28:31se trouvait hier
28:32à moins de 10 km
28:33de ce bâtiment.
28:34Mais pour le moment
28:35rien ne permet
28:36de confirmer avec certitude
28:37l'origine du drone
28:39son intention
28:39s'il était hostile
28:40ou malveillant
28:41et surtout s'il visait
28:42bien ce porte-avions français.
28:44Et puis la nuit des Césars
28:45c'est ce soir
28:46dans une demi-heure
28:47et le scénario est écrit
28:48pour le film
28:49Nouvelle Vague
28:50qui a déjà plus de 10 nominations.
28:52Quel sera le verdict
28:53de la profession ?
28:54Vous le suivrez
28:55depuis l'Olympia
28:56à Paris.
28:57Le président du jury
28:57cette année
28:58c'est l'acteur américain
29:00Jim Carrey.
29:02France Info
29:0420h, 21h
29:05France Info
29:07Les informés
29:08Augustin Arrivé
29:10Les informés
29:11toujours ce soir
29:12avec Sylvie-Pierre Brossolette
29:14Dupont
29:14Béatrice Mathieu
29:16de L'Express
29:17la grande reporter
29:18Patricia Allémonière
29:19et Quentin Calmet
29:20de Public Sénat
29:22on en vient
29:22à l'actualité politique
29:24de ce soir
29:25à gauche
29:26Jean-Luc Mélenchon
29:28en meeting à Lyon
29:29en ce moment même
29:29il a commencé à parler
29:30il y a une petite demi-heure
29:32il vient soutenir
29:33la candidate LFI
29:34au municipal
29:35dans la ville
29:35le fondateur
29:36de la France Insoumise
29:37venu dans cette ville
29:38bien particulière
29:39puisque c'est là
29:39que Quentin de Ranque
29:41a été tué
29:42il y a deux semaines
29:43plusieurs anciens membres
29:44de la jeune garde
29:46sont mis en examen
29:47il s'est déjà exprimé
29:49là-dessus
29:50cette semaine
29:51lundi soir
29:51à une conférence de presse
29:53où il n'avait invité
29:54que les médias
29:54qui lui plaisaient
29:55il en a à nouveau
29:57parlé à l'instant
29:59lundi là
30:00on a fait une conférence
30:02de presse
30:03réservée à la presse numérique
30:04j'ai le droit à
30:06comment je pouvais
30:07prévoir ça
30:09il a tous les croutons
30:11quoi ?
30:12il ne nous a pas invités
30:15qu'est-ce que je vois
30:17Jean-Luc Mélenchon
30:19convoque la presse
30:20sans moi
30:22le vieil barbe
30:24de la vieille presse
30:27un tigier
30:28voilà Jean-Luc Mélenchon
30:30fidèle à lui-même
30:31depuis Lyon
30:32en sa qualité
30:33de leader
30:33de la France Insoumise
30:35on dit toujours ça
30:35même s'il n'a plus
30:36de fonction officielle
30:37au sein du parti
30:38il vient là
30:39pour rendre service
30:39en quelque sorte
30:41mais il est omniprésent
30:42surtout depuis cette crise
30:44depuis la mort
30:44de Quentin de Ranck
30:46il essaie de gérer
30:47cette crise
30:48il a tenu
30:49cette conférence de presse
30:50il est en meeting
30:51ce soir
30:51ma question
30:52c'est assez simple
30:54est-ce qu'on peut être
30:55sans mandat
30:56eh bien leader
30:58d'un parti politique
30:59qu'est-ce que vous en pensez
31:00Sylvie-Pierre Brossolette ?
31:02Oui, de facto
31:04il est le mieux placé
31:05de cette mouvance
31:07pour être candidat
31:07à la présidentielle
31:08donc il a fabriqué
31:10ce mouvement
31:10depuis 10 ans
31:11complètement à sa main
31:13il n'a même plus besoin
31:14de le diriger
31:14pour que tout le monde
31:15soit aligné
31:16comme des petits pois
31:17derrière lui
31:17comme dirait Sarkozy
31:20il a l'avantage
31:22d'avoir des troupes
31:24totalement fidèles
31:25loyales
31:25dès qu'il y en a un
31:26qui crie plus haut
31:28que l'autre
31:28il est mis dehors
31:30donc il a un pack
31:31derrière lui
31:32qui applique sa stratégie
31:34au cordeau
31:35jusqu'à peut-être
31:37l'absurde
31:37mais peut-être aussi
31:38jusqu'au succès
31:39on ne sait jamais
31:40en l'occurrence
31:41en ce moment
31:42il a décidé
31:42d'avoir une stratégie
31:44absolument de quitte au double
31:45de se victimiser
31:46d'aller jusqu'au bout
31:47de son soutien
31:49à des gros pouscules
31:50comme la jeune garde
31:51dire qu'il n'a évidemment
31:52jamais eu tort
31:52que ce sont eux
31:54les martyrs
31:55eux les victimes
31:55d'une vindicte épouvantable
31:57de tous les autres partis politiques
31:58et en particulier
31:59de la presse
32:00il traite tout le monde
32:01de fasciste
32:01dès qu'on n'est pas
32:03insoumis
32:04on est fasciste
32:04c'est très simple
32:05or insoumis
32:06on est fasciste
32:07donc il veut
32:08à lui tout seul
32:09avec son mouvement
32:10représenter
32:11le front antifasciste
32:13et installer
32:14un espèce de vide
32:15entre lui
32:16et le Rassemblement National
32:17écrasant
32:18tout ce qui est
32:19au milieu
32:20pour dire
32:21c'est eux
32:22ou nous
32:22voilà
32:23c'est une tactique
32:26dangereuse
32:27critiquable
32:27mais
32:28c'est une stratégie
32:30et pour l'instant
32:30elle est suivie
32:31par son parti
32:31vous dites
32:32dès qu'on n'est pas d'accord
32:33on se fait vider
32:34il y a aussi des gens
32:35qui partent d'eux-mêmes
32:36Clémentine Autain
32:37est parti
32:37Alexis Corbière
32:40l'hémorragie va s'arrêter là
32:41maintenant tout le monde
32:42est d'accord
32:42ils avaient commencé
32:43à être critiques
32:44ils avaient commencé
32:44à être critiques
32:45de la méthode interne
32:46ils avaient été purgés
32:48certains n'avaient plus
32:49leur position
32:50n'avaient plus
32:51leur position
32:53aux législatives
32:54donc ils ont été aussi
32:55purgés d'une certaine façon
32:56par le système
32:57après les cassiques
32:58ont dit
32:59oui mais les places
32:59n'appartiennent pas
33:00aux députés sortants
33:02sauf qu'en fait
33:02c'était tous ceux
33:03qui avaient été critiques
33:03en interne
33:04ou même devant la presse
33:05qui comme par hasard
33:06ne retrouvaient pas
33:07leur circonscription
33:08non je crois qu'il y a
33:09la volonté
33:10d'être le mouvement
33:11insoumis
33:12et dans le terme
33:13insoumis
33:14il y a aussi
33:14d'être contre
33:15tous les systèmes
33:16y compris le système
33:17médiatique
33:18et donc de taper
33:19sur les journalistes
33:20ça fait partie
33:20de cette insoumission
33:22parce que ça permet
33:23de rejeter tout le système
33:24à la fois économique
33:25social
33:26voilà
33:27et donc médiatique
33:28et c'est maintenant
33:29encore plus véritable
33:31depuis 10 jours
33:31que les journalistes
33:32posent des questions
33:33qui à mon avis
33:34sont légitimes
33:35entre les liens
33:36entre la jeune garde
33:36et ce qui s'est passé
33:38à Lyon
33:39et aussi le parti politique
33:40parce que vous aviez
33:41un collaborateur parlementaire
33:42d'un député insoumis
33:44qui est en garde à vue
33:45et qui est mis en examen
33:46donc les questions
33:47elles étaient légitimes
33:48elles sont dérangeantes
33:49c'est pratique
33:50de dénoncer le système
33:51on met dedans
33:52les journalistes
33:53comme ça
33:53ça fait une parade
33:55et une défense
33:56Patricia Alemonia
33:57il a en fait
33:58une stratégie
33:59totalement trumpienne
34:00si vous me permettez
34:00d'utiliser cette expression
34:02qui vient de loin
34:03c'est à dire
34:04resserrer tout
34:05sur sa base
34:06en période de crise
34:07vraiment s'appuyer
34:08sur sa base
34:08se consolider
34:10faire si vous voulez
34:11le cercle autour
34:12et puis après
34:14plus tard
34:14quand on sortira
34:15de la crise
34:16quand ça sera
34:16le temps des élections
34:17on peut aller grappiller
34:19à droite et à gauche
34:20mais ça c'est
34:22et puis aussi
34:23trumpien
34:23parce qu'il clive
34:25et donc trumpien
34:26c'est aussi la violence
34:27dans les propos
34:28donc moi je trouve
34:29alors vous me direz
34:29c'est du populisme
34:30non
34:30c'est une stratégie
34:32effectivement politique
34:33assumée
34:33mais qui a réussi
34:34au président de la république
34:36enfin au président américain
34:37mais reste à savoir
34:39si en France
34:40elle sera porteuse
34:41d'un même succès
34:41je suis plus interrogative
34:44Béatrice Mathieu
34:44je vous donne la parole
34:45en dernier
34:45je signale la une de l'express
34:47la semaine dernière
34:48c'était assez franco
34:50LFI
34:50danger public
34:51avec précisément
34:53une photo de Jean-Luc Mélenchon
34:54est-ce que
34:54l'opinion de votre
34:56magazine
34:56vient d'abord
34:57de la personnalité
34:58de cet homme-là
34:59bien sûr
35:00on voit bien
35:01que sa stratégie
35:03de surjouer
35:05d'une certaine façon
35:05la radicalité
35:06depuis
35:072-3 ans
35:09alimente
35:11un climat politique
35:12qui est de plus en plus
35:13violent
35:14et de plus en plus
35:15détestable
35:15je suis tout à fait
35:16d'accord
35:16avec vous
35:18Patricia
35:18comme vous dites
35:19il fait du
35:20Trump-Musk
35:21parce que
35:22pour avoir
35:22beaucoup écouté
35:23les discours de Musk
35:24pendant
35:26les derniers mois
35:27toute sa critique
35:29sur la presse
35:31Crouton
35:31la vieille presse
35:32dont on est
35:33des représentantes
35:35et bien
35:36Musk n'arrêtait pas
35:38en fait
35:38d'attaquer
35:39cette
35:40soi-disant
35:41vieille presse
35:42qui ne comptait plus rien
35:44il n'y avait plus
35:45que les réseaux sociaux
35:45il n'y a plus
35:46plus que X
35:47qui était devenue
35:48cette plateforme
35:50du free speech
35:50donc en fait
35:51il fait ça
35:52sur le fond
35:53c'est quand même
35:54un renversement
35:55de l'analyse politique
35:56parce que
35:56son programme
35:57ne ressemble pas tellement
35:59à celui de Trump
36:00oui mais son discours
36:01d'accord
36:03mais son discours
36:04le fait
36:05sa stratégie ressemble
36:06bien sûr
36:06sa stratégie
36:07et son discours
36:08de fait
36:08là
36:09c'est un copier-coller
36:10il veut laisser
36:12aucune place
36:13à ses partenaires
36:14si je puis dire
36:15socialistes
36:16avec une telle attitude
36:17il les cornerise
36:19et il leur donne
36:20comme choix possible
36:22entre la peste
36:23et le choléra
36:23pour les municipales
36:24soit les socialistes
36:26ne veulent plus
36:27entendre parler
36:27d'une alliance
36:29avec les insoumis
36:31à ce moment-là
36:32ils risquent
36:32beaucoup de défaites
36:33dans beaucoup
36:33de localités
36:34soit ils font alliance
36:36avec eux
36:36alors qu'ils sont devenus
36:37infréquentables
36:38et à ce moment-là
36:39ne sera plus du tout
36:40crédible l'idée
36:41qu'ils sont indépendants
36:42après pour la présidentielle
36:43donc là
36:44il n'est vraiment plus
36:45il va fort
36:46plus il gêne le PS
36:47et plus ça fragilise
36:49le PS
36:49pour la suite
36:50c'est vraiment une stratégie pensée
36:53c'est une stratégie pensée
36:54de surjouer
36:55cette radicalité
36:56en fait
36:57parce que je pense aussi
36:58qu'il n'a pas confiance
36:59dans ses alliés
36:59et qu'il pense qu'à la fin
37:00ses alliés
37:01ne lui seront pas
37:03ses potentiels alliés
37:04la voix de gauche
37:05si vous le voulez bien
37:06puisque effectivement
37:06François Hollande
37:07s'est encore prononcé
37:08cette semaine
37:09contre Jean-Luc Mélenchon
37:11et ce matin
37:11sur France Inter
37:12l'écologiste
37:13Marine Tondelier
37:14exprimait un certain
37:15ras-le-bol
37:16moi j'en ai marre
37:17de Jean-Luc Mélenchon
37:19de François Hollande
37:20de ces tontons
37:20flingueurs de la gauche
37:21qui toute la journée
37:23nous emmènent
37:23dans un piège
37:24le piège
37:24de la défaite
37:25il y en a un
37:26qui est un spécialiste
37:27du renoncement
37:28et l'autre
37:28du sectarisme
37:29et ces deux comportements
37:31nous mènent dans le piège
37:31nous les écologistes
37:32on fait l'inverse
37:33on veut la transformation
37:34et on veut
37:35le rassemblement
37:36Marine Tondelier
37:37face à cette impossibilité
37:40de réunir les gauches
37:41elle s'exprimait
37:41sur France Inter
37:42je dis les gauches
37:44Quentin Calmet
37:44parce que c'est sûr
37:45que c'est difficile
37:45de dire la gauche
37:46au singulier
37:47Marine Tondelier
37:49elle est face
37:49à cette situation
37:50elle n'a aucune
37:51marge de manœuvre
37:52sous François Hollande
37:53on disait
37:54les deux gauches
37:55irréconciliables
37:55maintenant il y en a
37:56presque trois
37:57avec la gauche
37:58donc très radicale
37:59de la France Insoumise
38:01la gauche
38:02qui essaye de faire
38:02un rassemblement
38:03au milieu
38:04de Marine Tondelier
38:05qui essaie de mettre
38:05en place une primaire
38:07où sont déjà
38:08les candidats
38:09Clémentine Autain
38:10François Ruffin
38:11et elle-même
38:11et donc cette gauche
38:12sociale-démocrate
38:14de Raphaël Glucksmann
38:16François Hollande
38:16et ces trois blocs
38:18maintenant
38:19plus les semaines passent
38:21plus ils semblent
38:22irréconciliables
38:23alors après
38:24il y a des élections
38:24qui peuvent des fois
38:25changer la donne
38:25et on va en parler
38:26sans doute
38:27mais au plan local
38:27ça se passe différemment
38:28mais en tout cas
38:29sur le plan national
38:30sur l'échiquier politique
38:31il y a cette gauche
38:32qui est maintenant
38:33fragmentée en trois blocs
38:34oui comme ça
38:34alors qu'avant
38:35on disait deux
38:35maintenant ça semblerait
38:36vraiment être trois
38:37Vous citez François Ruffin
38:38il était sur France Info
38:39ce matin
38:40il a répété
38:40qu'il voulait une primaire
38:42qui aille de Philippe Poutou
38:43à François Hollande
38:44et bon de fait
38:46il y a déjà Jérôme Gage
38:47qui part de son côté
38:48la France Insoumise
38:49qui ne s'y plaira pas
38:50la primaire elle sert encore
38:51à quoi à ce moment-là
38:52Patricia Alémonière ?
38:54Alors là
38:56elle ne sert pas à grand-chose
38:57aujourd'hui
38:58parce qu'on a bien
38:58on a l'impression
38:59qu'effectivement
39:00chacun a sa volonté
39:01d'avancer
39:02effectivement
39:03ses propres pions
39:03et quand Marine Tondelier
39:05dit un peu de nouveauté
39:06dans le paysage politique
39:08ce qui était la suite
39:09de la phrase
39:10que vous avez citée
39:11un peu de nouveauté
39:12j'ai envie de dire
39:13mais Luxman
39:13c'était une nouveauté
39:14donc est-ce qu'il fait partie
39:16des tontons flingueurs
39:17ou est-ce qu'il fait partie
39:18d'où fait-il partie ?
39:20J'ai l'impression
39:21que chacun y va
39:22de son invective
39:23mais qu'au-delà
39:24des invectives
39:24on n'a rien
39:25de programmatique annoncé
39:27on n'a rien de fond
39:28qui se dit
39:29on est plutôt
39:29dans un échange
39:30de volonté
39:33d'occuper la scène
39:34d'occuper le devant
39:35et de faire
39:35la une sur les réseaux sociaux
39:37au-delà d'avancer
39:38des choses
39:38qui pourraient intéresser
39:40les français
39:40sur les questions
39:42les seules qui les intéressent
39:43aujourd'hui
39:43c'est quand même
39:44les questions
39:44de pouvoir d'achat
39:45De fait Marine Tondelier
39:46n'a pas cité
39:47Raphaël Glucksmann
39:48mais Raphaël Glucksmann
39:49ne veut pas se prêter
39:50à la primaire
39:51à gauche
39:52déatrice Mathieu
39:53c'est insoluble
39:54non mais la primaire
39:55de la gauche
39:55elle n'existe pas
39:56je veux dire
39:57ces trois personnes
39:58c'est effectivement
39:59vous l'avez dit
39:59Marine Tondelier
40:00Hautin et Ruffin
40:01qui si on additionne
40:04ils ne pèsent rien
40:05donc Olivier Faure
40:06lui dit
40:07il serait prêt
40:08à y aller
40:08mais il faudrait
40:09l'accord du PS
40:10qu'il n'ait absolument
40:11pas gagné
40:13je vois mal
40:14François Hollande
40:15aller dans une primaire
40:16avec les autres
40:17donc cette primaire
40:18n'existe
40:19elle n'existe pas
40:21et la gauche
40:23là de toute façon
40:25si on rassemble
40:26même toutes les voix
40:27de la gauche
40:27ils sont à 33
40:2935
40:31c'est ce que fait
40:32le RN
40:34au premier tour
40:35donc
40:36l'accord du nouveau
40:37Front Populaire
40:38avait bien fonctionné
40:40l'accord du nouveau
40:41Front Populaire
40:42en 2024
40:42avait bien fonctionné
40:43électoralement
40:44puisqu'il s'était
40:45retrouvé en tête
40:45c'est plus compliqué
40:47quand il faut choisir
40:48un seul représentant
40:49c'est-à-dire que vous croyez
40:50qu'ils vont pouvoir
40:50refaire le coup
40:52des élections
40:53non mais en plus
40:54même en fonctionnant
40:55ça ne leur a pas donné
40:56une majorité
40:56parce qu'il y a un tel poids
40:59du RN
41:00sur un côté de l'échiquier
41:02que c'est déjà divisé
41:03en trois
41:03les blocs
41:05donc même que
41:05si le bloc de gauche
41:06ils étaient majoritaires
41:07par rapport aux deux autres blocs
41:09ils avaient un peu plus
41:12mais ils n'étaient pas majoritaires
41:13tout seul
41:14le bloc de gauche
41:14ils n'avaient pas la majorité absolue
41:16mais c'est eux qui avaient
41:16le plus grand nombre de sièges
41:17oui mais ils n'avaient pas
41:18ils ne sont pas arrivés
41:19à avoir la majorité absolue
41:20parce que c'est trop divisé
41:21la tripartition
41:22fait que personne n'arrive
41:23à avoir la majorité
41:24et le problème
41:26là en ce moment
41:27de primaire
41:27par primaire
41:28comment on sélectionne le candidat
41:29ça atteint aussi la droite
41:31on se moque de la gauche
41:33non mais le problème
41:34le problème est un tout petit peu différent
41:35pour la droite
41:35mais ils sont moins irréconciliables
41:36peut-être
41:37quelle différence
41:38Béatrice Mathieu ?
41:40si on met à droite
41:41l'extrême droite de côté
41:43en fait
41:43on regarde le bloc central
41:47mettons de Gabriel Attal
41:48à Bruno Retail
41:48ils peuvent se mettre d'accord
41:49dans cet univers là
41:51vous n'avez pas
41:52l'équivalent
41:53d'un Mélenchon
41:55à droite
41:56et en réalité
41:57ils sont tous
41:59bon
42:00Edouard Philippe
42:01là son avenir
42:01sera scellé
42:02dans 15 jours
42:04s'il ne gagne pas le Havre
42:05c'est terminé
42:07Attal
42:07en revanche
42:08s'il gagne
42:08son avenir
42:09ne sera pas scellé
42:09tout à fait
42:11en tout cas
42:13on saura
42:14dans 15 jours
42:15en fait
42:17Attal n'arrive pas
42:18à émerger
42:20Retailleau
42:20et donc
42:21depuis qu'il a quitté
42:22le gouvernement
42:23et c'est même d'ailleurs
42:24c'était la grande angoisse
42:25de Rachid Adati
42:26c'est-à-dire
42:26d'être victime
42:27Retailleau et Fex
42:28c'est-à-dire de disparaître
42:29un peu
42:30des radars
42:32voilà
42:32donc en fait
42:33il n'y a pas
42:36de personnalité
42:37qui émerge
42:38et qui veut
42:40rassembler
42:40tout le monde
42:41Il y a la même méfiance
42:42envers la primaire
42:43donc comment est-ce que
42:44vous départagez
42:44quel candidat
42:45ira à l'élection
42:46sachant que le ticket
42:48pour aller au second tour
42:49va être compliqué
42:49puisque vous avez
42:50le RN très fort
42:51donc si vous divisez
42:53en trop de candidats
42:54vous n'attendez pas
42:55le second tour
42:56vous êtes éliminé
42:56dès le premier tour
42:57Et le RN qui s'en donne
42:58à cœur joie
42:59avec Jordan Bardella
43:00qui a répété aujourd'hui
43:00qu'il fallait un cordon
43:01sanitaire pour isoler
43:03la France insoumise
43:04il y a un renversement
43:06des terminologies
43:08Et ils se battent entre eux
43:09à droite pour savoir
43:10si c'est le Nini
43:11qui doit l'emporter
43:12c'est-à-dire
43:12ni LFI
43:14ni RN
43:15ou juste
43:16pas du tout
43:17de LFI
43:18et on sent quand même
43:21qu'il y a des divisions
43:21entre eux
43:23tactiques
43:23et de fond
43:25je pense que les sondages
43:27finiront par peut-être
43:29propulser
43:31l'un d'entre eux
43:32mais c'est pas du tout évident
43:33parce que comme vous le disiez
43:34aucun n'écrase le match
43:36pour l'instant
43:36et pourquoi est-ce que
43:37tout d'un coup
43:38il surgirait
43:39avec une popularité formidable
43:41alors que les français
43:42sont sceptiques
43:42sur tout leur personnel politique
43:44ils sont écrasés
43:46par l'ombre
43:47du RN
43:48divisés sur l'attitude
43:49d'atelier vis-à-vis d'eux
43:52de l'alliance
43:53ou pas
43:53cette fameuse union des droites
43:55et puis sur le fond
43:57le programme de Retailleau
43:58ne ressemble pas du tout
43:59à celui d'Atal
44:00donc s'ils veulent trouver
44:02en tout cas prétexte
44:03pour se diviser
44:03il y a tout ce qu'il faut
44:04Rendez-vous municipal
44:05pour avoir un peu plus d'indices
44:07ça donnera déjà un peu
44:09une indication
44:10de ce que veulent les électeurs
44:11après avoir parlé
44:12de partis qui ne vont pas bien
44:14on va parler d'une entreprise
44:15qui va très bien
44:15la SNCF
44:17confirmation ce soir
44:18avec la publication
44:19de ses résultats annuels
44:20le rail va très bien
44:21les passagers
44:22n'ont jamais été
44:23aussi nombreux
44:24et la société
44:25engrange de jolis bénéfices
44:26on va voir ça
44:27avec notre spécialiste
44:28maison à France Info
44:29c'est Raphaël Ebenstein
44:33168 millions de passagers
44:34ont voyagé à grande vitesse
44:35l'an passé en France
44:36et en Europe
44:36soit une hausse
44:37de 3,5%
44:38par rapport à 2024
44:39autant dire
44:40que les TGV
44:41Inouï
44:42Ouigo
44:42mais aussi Eurostar
44:43ont donc plus que contribué
44:45à la croissance
44:45du bénéfice de la SNCF
44:47et permis d'absorber
44:48les moins bons résultats
44:49de l'activité logistique
44:51la manne financière
44:52des TGV
44:52permet aussi
44:53de maintenir
44:54des investissements importants
44:55dans la rénovation
44:56du réseau ferroviaire
44:57un peu plus de 3 milliards
44:58d'euros par an
45:00investissement que la SNCF
45:01devra même amplifier
45:02à horizon 2028
45:03bref
45:04pas de baisse globale
45:06des prix des billets
45:06à l'horizon
45:07mais le nouveau PDG
45:08Jean Castex
45:09rappelle la volonté
45:10d'augmenter le nombre
45:11de Ouigo
45:11pour que cette offre
45:12à bas coût
45:13représente 30%
45:14des places
45:14proposées sur les lignes
45:15à grande vitesse
45:16au lieu de 25%
45:18aujourd'hui
45:18avec un prix moyen
45:20du billet
45:20évalué à 34 euros
45:22par la SNCF
45:23Raphaël Ebenstein
45:24spécialiste du ferroviaire
45:25à la rédaction
45:26de France Info
45:27pour en parler avec nous
45:28ce soir
45:28nous sommes en ligne
45:29avec Patricia Peren
45:30bonsoir
45:31bonsoir
45:32vous êtes économiste
45:33spécialiste
45:34de cette question
45:34vous êtes consultante
45:35pour le cabinet
45:36transmission
45:37de très bons résultats
45:39vous en conviendrez
45:40qu'il
45:41alors que le train
45:42est aussi
45:43très souvent
45:43critiqué
45:44pour les prix
45:45qui augmentent
45:46pour les retards
45:47les grèves
45:48parfois
45:48est-ce qu'il faut être surpris
45:49que les affaires
45:50soient aussi bonnes
45:52non pas vraiment
45:53parce que si vous regardez
45:54les chiffres de fréquentation
45:55depuis la sortie du confinement
45:57depuis 2021
45:58il n'y a jamais eu
45:59autant de monde
46:00dans les trains
46:00ça augmente chaque année
46:02et on arrive vraiment
46:03à des records
46:03voilà
46:04historiques
46:05il n'y a jamais eu
46:05autant de monde
46:06et un taux de remplissage
46:07pareil dans les trains
46:07donc on entend bien
46:08les critiques
46:09mais finalement
46:10les voyageurs
46:11sont toujours là
46:11avec des prix
46:13qui pourtant augmentent
46:15peut-être d'ailleurs
46:16que c'est une partie
46:17de l'explication
46:18de ces forts bénéfices
46:19c'est exactement
46:20ce que j'allais vous dire
46:21il n'y a pas
46:21pourtant ça augmente
46:22c'est comme il y a
46:23beaucoup de voyageurs
46:24vous le savez sans doute
46:25les prix des TGV
46:26ça varie en fonction
46:26de l'offre et de la demande
46:27c'est ce qu'on appelle
46:28le yield management
46:29et du coup
46:29quand il y a beaucoup de monde
46:30et qu'il y a beaucoup de demandes
46:31le prix du billet augmente
46:32et tout à fait
46:33du coup
46:33beaucoup de voyageurs
46:34est égal des prix élevés
46:35voilà le prix des TGV
46:36Wigo
46:37l'offre low cost
46:38de la SNCF
46:39les prix ont augmenté
46:40de 75%
46:42en moyenne
46:43en 7 ans
46:43effectivement
46:44ça doit aider
46:44il y a d'autres raisons
46:45à ces bons résultats
46:46peut-être
46:48un prix
46:49d'utilisation
46:50des trains
46:51qui là
46:52coûte moins cher
46:52qu'avant
46:53à la SNCF
46:54je ne sais
46:54d'autres explications
46:55non parce que
46:56globalement
46:57le modèle économique
46:58du transport ferroviaire
46:59c'est dans un train
47:00que vous mettiez
47:00une personne
47:01ou mille personnes
47:01ça coûte la même chose
47:02à la SNCF
47:03en termes d'électricité
47:04il y a toujours
47:04un conducteur
47:05la rame
47:06donc le matériel roulant
47:07vous l'amortissez pareil
47:08donc vraiment
47:09plus le taux d'empessage
47:10augmente
47:11plus votre profilabilité
47:12augmente en fait
47:13c'est un peu mécanique
47:14voilà
47:15là aujourd'hui
47:16on a des taux de fréquentation
47:17qui sont aux alentours
47:18de 80% de taux de remplissage
47:19mais ça c'est en moyenne
47:20sur l'année
47:20donc c'est vraiment énorme
47:22et dans ce cas là
47:22vraiment le TGV
47:24dégage beaucoup d'argent
47:25parce qu'il y a beaucoup
47:25de recettes
47:26avec des billets élevés
47:27en plus
47:27beaucoup de voyageurs
47:28avec des prix élevés
47:28beaucoup de recettes
47:29et les coûts
47:30qui ne varient pas trop
47:31en fait
47:31voilà
47:31donc c'est ça
47:32qui explique
47:32cette très bonne
47:34profitabilité
47:35Béatrice Mathieu
47:35avec 290 000 salariés
47:37à la SNCF
47:38de toute façon
47:38on va se réjouir
47:39déjà
47:40de ces bons chiffres
47:41il vaut mieux
47:42que la SNCF aille bien
47:43bien sûr
47:44il vaut mieux
47:45que moi je me réjouis
47:46toujours
47:46quand une entreprise
47:47va bien
47:47de toute façon
47:48de toute façon
47:49mais là il y a un enjeu colossal
47:50bien sûr
47:52non
47:53les résultats
47:54sont
47:55sont bons
47:56la rentabilité
47:57s'est améliorée
47:58ils sont un tout petit peu
47:59désendettés
48:00il faut voir quand même
48:00que l'État
48:01a bien aidé aussi
48:02en reprenant
48:0335 milliards
48:04de dettes
48:05entre 2020
48:06et 2022
48:07donc ça a aussi redonné
48:09un petit ballon
48:11un gros ballon
48:13d'oxygène
48:14à la SNCF
48:14qui fait face
48:15à des investissements
48:16qui sont considérables
48:17dans le réseau
48:19et qui doit aussi
48:21s'armer
48:22alors ça
48:22elle sait très bien faire
48:23pour faire face
48:24à l'ouverture
48:24à la concurrence
48:26justement
48:26cette concurrence
48:28elle va devenir
48:29plus difficile à soutenir
48:30parce qu'au fur et à mesure
48:31où la concurrence va arriver
48:33la soutenabilité
48:34de prix élevé
48:35va être moins facile
48:37et les autres
48:40concurrents
48:40n'ont pas
48:41les mêmes obligations
48:42que la SNCF
48:43d'entretenir
48:44ce réseau très coûteux
48:45de lignes pas rentables
48:47dont c'est le devoir
48:48de la SNCF
48:49de le faire
48:49les concurrents
48:50payent
48:50pour l'entretien du réseau
48:52oui mais enfin
48:54quand même
48:55elles n'ont pas
48:56dans leur
48:57partout
48:57à l'image
48:57etc
48:58elles n'ont pas
48:59dans leur
48:59chiffre d'affaires
49:00à soutenir
49:01cet énorme réseau
49:03qui irradie la France
49:05et qui est très coûteux
49:06mais qui fait partie
49:07de l'aménagement
49:08du territoire
49:08de la mission
49:09de la SNCF
49:09donc là
49:10elle est en train
49:11de manger son pain blanc
49:12à mon avis
49:12la SNCF
49:13et tant mieux
49:14ça fait des noisettes
49:15pour l'avenir
49:16mais je pense que
49:17d'une part
49:18il y a quand même
49:19de l'endettement
49:20malgré la reprise
49:21de la dette
49:21par l'État
49:22et ensuite
49:23il y a cette concurrence
49:24qui va peu à peu
49:25s'affirmer
49:25et rendre plus difficile
49:26cette politique
49:27de prix élevé
49:28pour l'instant
49:28c'est sur très peu
49:29de lignes
49:29cette concurrence
49:30elle est ridicule
49:32pour l'instant
49:33quand on regarde
49:34il y a
49:36Paris-Lyon
49:37il y a
49:37le Paris-Lyon
49:38il y a
49:38Train Italia
49:38sur Paris-Lyon
49:39Paris-Marseille
49:39et puis il y a
49:41Rennes-Fait
49:42sur
49:44Marseille-Madrid
49:45sur le
49:45voilà
49:46et il va y avoir
49:47d'ici deux ans
49:49le petit Proxima
49:50qui est la
49:51start-up
49:51du rail
49:52qui va la opérer
49:54en fait
49:54sur tout l'ouest
49:55Paris-Nantes
49:56Paris-Rennes
49:57etc
49:59mais ça reste
50:00au regard
50:01en fait
50:01du nombre de trains
50:02qui circulent
50:03extrêmement faible
50:04c'est peut-être aussi
50:05pour ça que la SNCF
50:06va bien
50:06c'est que finalement
50:07c'est pas le monopole
50:08il y a quelques concurrents
50:09mais on est presque obligé
50:11de prendre le train
50:11pour certains
50:12elle va bien
50:13parce qu'on est nombreux
50:14à prendre le train
50:15et parce que dans les trains
50:17les places sont
50:18un peu plus serrées
50:19ne serait-ce que
50:20sur les Inouïs
50:22ils ont serré
50:23un maximum
50:24sur les Ouigo
50:24sur les Ouigo
50:26oui
50:26Ouigo 2
50:27non non
50:27il est Inouï aussi
50:28il y a eu
50:30on essaye de mettre
50:31un peu plus de voyageurs
50:33dans chaque rame
50:34parce qu'on est en retard
50:36aussi au niveau
50:36des investissements
50:37et le gros enjeu
50:38de demain
50:39c'est manager
50:40comment va cette politique
50:41d'investissement
50:42va-t-elle être menée
50:43à terme
50:43avec effectivement
50:44ces nouveaux trains
50:45qui doivent être
50:47acheminés
50:47et mis sur les rails
50:48il y a déjà du retard
50:49il va falloir le combler
50:51et aussi satisfaire
50:52les voyageurs
50:53parce que quand il y aura
50:54la concurrence
50:54il va y aussi avoir
50:55la satisfaction
50:56des voyageurs
50:57et voyez bien
50:58dès qu'il y a un tout petit truc
50:59tout de suite
50:59il y a des polémiques
51:00souvenez-vous
51:01cette pub
51:01qu'avait voulu faire
51:02la SNCF
51:03sur pas d'enfants
51:05pour vous
51:06pour travailler
51:07tout de suite
51:07il y a eu un tollé
51:08alors qu'il y a
51:10un espace sans enfants
51:11qui est déjà prévu
51:12depuis très longtemps
51:12alors qu'il y a un argument
51:13marketing qui marche très bien
51:14c'est l'argument
51:15environnemental
51:16du train
51:17plutôt que de l'avion
51:18Quentin Calmet
51:18ça aussi sans doute
51:19ça participe
51:20oui bien sûr
51:20avec la question
51:21est-ce que le train
51:22est toujours populaire
51:23dans le sens
51:23est-ce que les catégories
51:24socio-professionnelles
51:25les plus modestes
51:26peuvent toujours
51:26se payer les billets de train
51:28sachant que si on veut avoir
51:29un billet de train pas cher
51:31ça a été dit par votre intervenante
51:32il faut s'y prendre
51:33très très tôt
51:34en avance
51:35parce que dès que vous vous rapprochez
51:36de la date de voyage
51:36il y a cet effet
51:37des nouveaux systèmes de prix
51:39qui font qu'il y a
51:40beaucoup de demandes
51:40donc le prix augmente
51:41donc est-ce que ça continue
51:42à être un mode de transport
51:44privilégié
51:45par les familles
51:46par aussi les plus
51:47les plus modestes
51:49d'entre nous
51:49c'est une question
51:51et des fois je me dis
51:52surveillez qui est autour de vous
51:53même dans la seconde
51:54dans la seconde classe
51:55d'un TGV
51:56vous verrez
51:56c'est parfois assez visible
51:58que ce sont des CSP
51:59ou des retraités
52:00qui ont un pouvoir d'achat important
52:01et c'est sans doute
52:02pour cette raison
52:02que Jean Castex
52:03qui est le nouveau président
52:04de la SNCF
52:05veut développer l'offre
52:06Wigo
52:06l'offre low cost
52:08officiellement
52:09de moins en moins low cost
52:10mais tout de même
52:10de moins en moins low cost
52:11merci d'avoir été
52:13avec nous tous
52:14ce soir
52:15on va peut-être
52:17parler
52:17des unes
52:18Sylvie Pierre-Brossolette
52:19la une du point
52:20il faut en finir
52:21avec les mollas
52:22nous dit
52:23Reza Palavi
52:24le fils de l'ancien chat
52:25et donc une longue interview
52:27pour expliquer
52:28pourquoi et comment
52:29il faut s'y prendre
52:30Béatrice Mathieu
52:31après la une
52:32que j'ai cité tout à l'heure
52:33sur la France Insoumise
52:34un nouveau numéro
52:35de l'Express
52:35est en kiosque
52:36un nouveau numéro
52:36de l'Express
52:37avec une question
52:38est-ce qu'il faut encore
52:38faire une école de commerce
52:40alors on ne fait pas
52:41l'incente éternel
52:42classement des écoles
52:43mais on a creusé
52:45le modèle économique
52:47de l'enseignement supérieur
52:49et il y a le pire
52:50et surtout beaucoup
52:51donc il y a du meilleur
52:52et surtout beaucoup de pire
52:53Je remercie à distance
52:55Patricia Perren
52:56merci d'avoir été avec nous
52:58pour nous éclairer
52:59sur le ferroviaire français
53:01et la bonne santé
53:02de la SNCF
53:03pour la cinquième année de suite
53:04donc dans le vert
53:05vous qui êtes économiste
53:07spécialiste
53:08de ce transport par le rail
53:10consultante pour le cabinet
53:12transmission
53:13j'en reviens à mon studio
53:15désinformé
53:16à la maison de la radio
53:18et de la musique
53:19merci Quentin Calmet
53:20journaliste politique
53:21et parlementaire
53:22à Public Sénat
53:23et merci Patricia Lémonière
53:25d'avoir été avec nous
53:26ce soir encore
53:27merci à vous
53:28d'avoir suivi
53:29les informés
53:30et on se retrouve demain
53:31bonne soirée
53:42Bonsoir à toutes et bonsoir à tous
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