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##LES_VRAIES_VOIX-2026-01-16##

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News
Transcription
00:00:00En fait, il faut qu'il parle pour en parler, mais c'est pas possible.
00:00:03Il y a une vieille image en tête, mais...
00:00:05C'est ça.
00:00:06Il y a les parents qui se rappellent le grand-chose à Calroulou.
00:00:09Oh là là, oh là là !
00:00:11Non, parce que mon fils me surnomme comme ça pour rire.
00:00:14Mon fils dit beaucoup de bêtises.
00:00:15D'accord, d'accord.
00:00:16Je sais pas, il tient.
00:00:17Au bout de deux secondes, on entame sur le sexe, c'est ça ?
00:00:20Non, ce sont les vraies voix qui m'ont extrapolé.
00:00:23Oui, bien sûr.
00:00:24Un trompeau qui ne m'avait même pas effleuré l'esprit.
00:00:25C'est de notre faute, c'est de notre faute.
00:00:26C'est de notre faute.
00:00:26Vous avez remarqué, je dis rien, mais bon, je n'en pense pas moi.
00:00:32En tout cas, Jérémy Autostandard aujourd'hui, 0826 300 300.
00:00:36On est ravis de l'accueillir avec Philippe Bilger, aujourd'hui président de l'Institut de la Parole.
00:00:40Bonsoir Philippe.
00:00:40Bonsoir ma chère Cécile.
00:00:43Coincée entre l'intelligence et la police.
00:00:46L'intelligence et la police, ouais.
00:00:48Alors pour l'intelligence, Mickaël Sadoun, chroniqueur politique et consultant.
00:00:52Sur qui est incolournée.
00:00:53Et puis, visiblement pas en tout cas, visiblement pas intelligent, Bruno Clomard, parce qu'elle est policier.
00:00:58Ma chère Cécile, vous m'avez mis en face de gros calibre ce soir.
00:01:04Oui, oui.
00:01:06Mais on ne parle pas que d'intelligence.
00:01:08Ce que j'aime bien chez Bruno, c'est très original, c'est la première phrase chaque vendredi.
00:01:13Le calibre ?
00:01:13Non, je n'ai pas dit ça ici.
00:01:14De gros calibre.
00:01:15Non, je n'ai pas dit ça à chaque fois, mon cher Philippe.
00:01:17Et vous êtes à côté de Philippe David en plus ?
00:01:19Oui, moi aussi.
00:01:20Vous me direz quand je pourrais y aller.
00:01:21Je peux y aller au bas.
00:01:22Je me dis, je vous en éteins.
00:01:23Moi, je suis à vos ordres.
00:01:24J'avance.
00:01:25Allez, le sommaire de cette émission.
00:01:27Faute de pouvoir être jugé dans les temps de procédure.
00:01:2919 criminels vont être remis en liberté cette année.
00:01:33Pour info, le 1er janvier 2026, 925 dossiers criminels sont en attente de jugement.
00:01:38contre 680 au même mois en 2025, soit une augmentation de 36%.
00:01:43Et on vous pose cette question, libérer des criminels présumés parce que la justice est trop longue.
00:01:48Eh bien, ça vous indigne à 86%.
00:01:51Vous voulez réagir, le 0, 826, 300, 300.
00:01:54Moi, je dis, bon, si le récidive, on connaîtra le coupable et on connaîtra le complice.
00:01:58Michael Sadoun.
00:01:59Oui.
00:02:00Vous en pensez quoi ?
00:02:01Je pense que c'est scandaleux, ça fait peur et en plus, c'est la loi et il faut la changer.
00:02:06C'est la loi, mais il faut la changer et je m'abrite derrière Michael qui est une sorte de phare ponctuelle.
00:02:15Mais moi, je constate qu'on a 83 000 prisonniers, les prisons sont bondées.
00:02:21À un moment donné, il faut faire un choix.
00:02:22Alors, on a combien ? Plus de 20 000 personnes en préventive.
00:02:25Il faut trouver des réponses et c'est peut-être une solution.
00:02:27Il faut savoir quel profil de criminel.
00:02:29On en parlera tout à l'heure, la question du soir.
00:02:30C'est toujours ce que j'ai dit.
00:02:31La France est associée à un art de vivre, à un modèle social, à des services publics protecteurs,
00:02:35à une culture, à des territoires enviés dans le monde.
00:02:38Et en même temps, le sentiment de déclassement, de tension et la pression économique inquiètent les Français.
00:02:42Et on vous pose cette question de façon générale.
00:02:44Pensez-vous qu'il fait bon vivre en France ?
00:02:46Eh bien, vous dites non à 62%.
00:02:48Vous voulez réagir ?
00:02:50Venez témoigner pourquoi il ne fait pas bon vivre en France ou pourquoi il fait bon vivre au 0 826 300 300.
00:02:55Alors moi, je dis que par rapport au reste du monde, on est quand même très bien, mais on peut mieux faire.
00:02:59Philippe Bilger.
00:02:59Personnellement, il fait bon vivre, mais le sentiment global politique est déprimant.
00:03:06Je vais dire une banalité, mais il fait bon vivre, mais ça dépend un peu pour qui.
00:03:10Bruno Pommard.
00:03:11Il fait bon vivre en France, sinon aller en Corée ou en Iran, si vous voulez.
00:03:14Allez, 0 826 300 300.
00:03:16Tout de suite, le débat du jour.
00:03:18On fait croire à l'opinion publique que la justice peut fonctionner dans de bonnes conditions, alors que ce n'est pas vrai.
00:03:25Vous savez que la justice est une institution essentielle.
00:03:28Qu'elle est notre pacte social et notre pacte républicain.
00:03:32Qui est responsable de l'état de la justice aujourd'hui ?
00:03:34Qui est responsable du fait qu'on ne peut pas faire bien notre travail ?
00:03:36Le seul responsable de cette affaire, c'est moi.
00:03:40Les vrais voix Sud Radio.
00:03:42Et ça sonne déjà aux heures 826 300 300.
00:03:45C'est Yann qui est avec nous de Bayonne.
00:03:47Bonsoir Yann.
00:03:47Bonsoir Yann.
00:03:48Bienvenue sur Sud Radio.
00:03:50Bonsoir Cécile, bonsoir tout le monde.
00:03:52Merci de m'accueillir.
00:03:55À cette question sur la libération des criminels présumés parce que la justice est trop longue, qu'en pensez-vous ?
00:04:01Déjà très content de faire partie des 86% une fois.
00:04:04Parce que je fais partie des Français qui...
00:04:06Enfin, c'est pas de la tête comme on entend ça.
00:04:08Je veux dire, on va mettre en liberté des tueurs présumés, des violeurs présumés, des gens qui sont certainement impossibles à insérer dans une société en tant que telle.
00:04:21Et nous, on va commencer à trouver une solution pour les remettre dans la société sans les avoir jugés, sans savoir s'ils sont coupables ou pas.
00:04:28Voilà.
00:04:28Moi, aujourd'hui, ça me choque, mais ça me fait surtout peur pour les générations à venir.
00:04:33Aujourd'hui, c'est un manquement politique.
00:04:35Voilà. Ils font pas leur boulot. La justice est lente.
00:04:39Quand elle veut, je pense, j'ai l'impression, on n'a pas de place de prison.
00:04:44Moi, je pense qu'à minima, ça devrait les questionner, et qu'à minima, si on doit relâcher des gens,
00:04:48il faudrait peut-être relâcher des gens qui sont un peu moins dangereux que ces présumés criminels.
00:04:53Voilà. Je suppose qu'il y a des gens qui sont en prison et qui ont fait peut-être, voilà, je sais pas, de la malversation ou des choses qui sont condamnables,
00:04:59mais qui représentent moins d'un risque pour nos enfants, à minima, voire nos concitoyens.
00:05:07Et je vais me tourner vers la justice, forcément, hein, Philippe Bilgeard ?
00:05:10Merci de le reconnaître.
00:05:12J'ai pas dit une justice juste, j'ai dit la justice.
00:05:14Ça n'a rien à voir, pardon, le sujet n'a rien à voir avec la surpopulation carcérale, c'est très clair.
00:05:22Rien. Non, non.
00:05:23Ce sont les délais.
00:05:24C'est à cause, absolument, c'est à cause d'un état de droit qui est sophistiqué, byzantin, qu'on est obligé de libérer ces gens.
00:05:33Et donc, si j'étais procureur général aujourd'hui, je réfléchirais ou bien je me mets en marge de la loi et je tente de trouver un système de bon sens pour régler le problème
00:05:48et éviter le scandale de ces libérations qui indignes, profondes.
00:05:53Ou alors, je demande d'urgence, enfin, à un président, à un garde des sceaux, de faire voter toute affaire cessante une nouvelle loi pour permettre le maintien en détention de ces gens-là.
00:06:04Mais, oui, enfin, mon cher Philippe, j'ai pensé que tu as une espèce de forme de langue de bois en disant ça, en fait.
00:06:10Et à un moment donné, il faut libérer. On ne peut pas faire autrement.
00:06:13Tu me disais, la surpopulation carcérale, c'est la vérité.
00:06:16Non, oui, mais ça n'a rien à voir avec ça.
00:06:19Mais je pense que ça a une raison, de fond, je pense que ça a une raison, très sincèrement.
00:06:22Ah non, c'est l'application du code de procédure pénale qui décide un délai.
00:06:25Excusez-moi, oui, je ne me suis pas à l'exprimer.
00:06:27Ça arrache, quelque part, la justice et le milieu carcéral.
00:06:30Je veux dire, putain, si on peut libérer tout ça.
00:06:31Ça n'arrange pas du tout, mon cher Bruno.
00:06:34Pour une fois, vous venez de là...
00:06:36Dire une connerie.
00:06:37Non, non, non.
00:06:38Mais ça n'arrange pas du tout la justice.
00:06:42Sinon, les procureurs généraux d'Aides-en-Provence et de Paris n'auraient pas annoncé ça
00:06:47sur le mode défaitiste et de sinistraux absolus.
00:06:51Moi, mon analyse du truc, c'est qu'on est en train de payer une situation de long terme
00:07:00où la justice est le parent pauvre de la politique publique en France, pas pour des questions
00:07:04tellement de places de prison, même si évidemment c'est un sujet, mais pour des raisons simplement
00:07:07de budget alloué, de nombre de magistrats recrutés, de greffiers, etc.
00:07:11et tout ce qui allonge considérablement les procédures pénales pour vous donner...
00:07:14C'est protéiforme quand même, il y a beaucoup de...
00:07:16Oui, bien sûr, mais simplement un élément de comparaison, le budget de la justice en
00:07:20France par habitant, il est deux fois inférieur à celui en Allemagne.
00:07:23Bien sûr.
00:07:23Donc évidemment, ça va plus vite d'un côté que de l'autre.
00:07:25Donc moi, je dirais augmenter le budget de la justice, ça a déjà été fait depuis
00:07:28un certain nombre d'années, même par Dupond-Moretti à qui j'ai pourtant beaucoup de
00:07:31reproches à faire.
00:07:31Et l'autre chose, c'est peut-être décloisonner le recrutement des magistrats, etc.
00:07:35en mettant fin au monopole de l'ENM.
00:07:37Allez, on reviendra dans un instant justement, libérer des criminels présumés parce que
00:07:41la justice est trop longue, ça vous indigne, ça vous fait peur et c'est la loi, Philippe.
00:07:45Et bien on dit que ça vous indigne à 89% désormais.
00:07:48Et c'est comme il y a, nous on a envie de vous entendre, 0826 300 300, on est ensemble
00:07:52jusqu'à 19h.
00:07:53Cécile de Ménibus.
00:07:55Et ce dîner de famille avec Philippe Bilger, Bruno Comas, ancien membre du Red et maire
00:07:59de Belflou, Mickaël Sadoun, chroniqueur politique et consultant.
00:08:03Vous savez, on ne la choisit pas notre famille.
00:08:05Enfin, permettez-moi de faire un reproche, le dîner de famille, il n'y a pas grand-chose
00:08:08à manger sur la table.
00:08:09Bah écoutez, gras comme vous l'êtes.
00:08:13Ça fait un bruit, là.
00:08:15Non, je suis désolée, je déconne.
00:08:18Je suis au moins de points que vous.
00:08:21Ça l'aime, non, ça l'est fini, non, quand même.
00:08:22Non, si, bien sûr que si.
00:08:24Depuis que je vous connais, Philippe David, il y a des gâteaux partout.
00:08:26Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
00:08:27C'est pas normal que vous ayez faim, Philippe Dalina.
00:08:29C'est pas le mardi gras.
00:08:31Non, non, bah j'ai mangé l'ail, t'as mis.
00:08:32Il y a Maxime, notre réalisateur.
00:08:33Oui, il a dit, c'est pas normal que j'ai faim.
00:08:34Eh, vous avez descendu tout un paquet de madeleines.
00:08:37C'est pas vrai, j'en ai mangé une.
00:08:38Il en reste plus.
00:08:39Et en plus, il y a 10 femmes à l'antenne.
00:08:42J'en ai pas vu la couleur.
00:08:44Excusez-moi, Maxime, mais je crois que Philippe achète des énormes paquets de madeleines.
00:08:47Et il y en a une seule dedans.
00:08:49C'est vrai.
00:08:49C'est des très grosses madeleines.
00:08:51Et contrairement à Marseille-Proulx, c'est pas pour se souvenir.
00:08:54Il les mange.
00:08:55Bon, revenons à nos moutons, si je puis dire.
00:08:59Libérer des criminels présidus parce que la justice est trop longue, ça vous indigne, ça vous fait peur ?
00:09:03Ou c'est la loi ?
00:09:04Pour l'instant, vous continuez à dire que ça vous indigne, Philippe David ?
00:09:07Absolument.
00:09:08Moi, je suis indigné parce que je vais vous prendre un exemple.
00:09:11Dans les personnes qui sont libérées, il y en a un qui tue quelqu'un ou quoi ou qu'est-ce.
00:09:19Et vous imaginez le pataquès que ça fait.
00:09:21Parce que la famille va dire que c'est une honte.
00:09:23Il aurait dû être maintenu en détention.
00:09:25Il va attaquer l'État.
00:09:26Et quand on attaque l'État, qui est-ce qui paye les dommages à l'intérêt ?
00:09:29C'est nous.
00:09:29C'est nous tous et toutes celles et ceux qui nous écoutent.
00:09:31Donc, on est chez les fonds.
00:09:33Je suis d'accord.
00:09:34Mais maintenant, passer l'indignation morale que je partage avec toi, quelle est la solution concrète à ça ?
00:09:38Je pense qu'on pourrait mettre quand même une majorité.
00:09:40Changer la loi ?
00:09:41Une majorité de députés pourraient se mettre d'accord sur le fait de changer la loi.
00:09:44Mais le problème, c'est quoi ?
00:09:44Bracelet électronique ?
00:09:45Bracelet électronique ?
00:09:46Il faut les laisser enfermer.
00:09:48Et non, sincèrement, le Bracelet électronique, pour moi, est une solution qui ne me satisfait pas.
00:09:52Yann, allez-y.
00:09:54Attendez.
00:09:55C'est aujourd'hui, on ne sait plus que tout du premier homme des États-Unis qui arrive par une décision unanime à faire n'importe quoi.
00:10:04Et nous, on ne trouve pas normal qu'aujourd'hui, il y ait des politiques qui disent, bon, arrêtez, on est devant une aberration.
00:10:10On ne peut pas remettre ces personnes-là en liberté.
00:10:13On fait un mande honorable.
00:10:15On a fait traîner.
00:10:16On a un système qui est perfectible.
00:10:18Mais maintenant, ça suffit.
00:10:20Le bon sens, j'ai entendu parler de bon sens et je pense qu'on n'en parle pas assez.
00:10:23Le bon sens veut que ces gens-là n'ont pas à être remis en liberté tant qu'ils n'ont pas été jugés.
00:10:27Et bien, on change la loi.
00:10:29Moi, je ne connais pas une ordonnance.
00:10:30Je ne sais pas n'importe quoi.
00:10:32Mais on fait appel au bon sens.
00:10:33Je ne sais pas qui a cité le bon sens.
00:10:35Mais là, s'il y a bien un moment où il faudra faire appel au bon sens, c'est bien dans ce cas-là quand même.
00:10:39Oui, c'est vrai.
00:10:39Mais sauf, Yann, qu'on ait confronté à un problème, au paradoxe procédural en France,
00:10:46ce sont des gens qui sont encore présumés innocents,
00:10:49mais qu'on a le droit, pour des raisons techniques, de placer en détention.
00:10:54Mais il y a un moment donné où, dans la procédure pénale actuelle, on ne peut pas les garder tout le temps.
00:11:00Oui, il faudra trouver des solutions.
00:11:01Désolé, oui, il faut apporter une solution.
00:11:04Je pense que la majorité des Français sont d'accord avec ça.
00:11:06Et après, on en parlait tout à l'heure à la pause.
00:11:08Le vrai problème, et l'auditeur le mentionnait,
00:11:10qu'il y a la différence entre les États-Unis et la France,
00:11:12c'est que les États-Unis sont souverains.
00:11:13La France n'est plus souveraine.
00:11:15Nous ne pouvons plus faire n'importe quoi,
00:11:16parce qu'on est soumis au regard de la CEDH, de la CJUE,
00:11:20de nos propres cours suprêmes,
00:11:22qui sont un vrai bloquant pour l'action politique.
00:11:25Donc, il faut sortir de tout ça.
00:11:26Moi, je pense que c'est le premier des chantiers en France, la justice.
00:11:28Oui, mais comment on en sort ?
00:11:30Référendum.
00:11:31Ah oui.
00:11:32Pour moi, la première action d'un gouvernement qui arrive,
00:11:36c'est l'organisation d'un référendum
00:11:37pour restructurer le rapport entre la politique et la justice en France.
00:11:41C'est, si vous voulez, le problème alpha de tout.
00:11:44Parce qu'une fois qu'on a levé ces blocages institutionnels,
00:11:47constitutionnels et supranationaux,
00:11:50le reste, ça va tout seul.
00:11:51Après, c'est compliqué.
00:11:53Je comprends que les Français ne comprennent pas bien
00:11:55que ce soit l'Europe qui décide pour un territoire
00:12:00dans lequel ils n'ont certainement jamais vécu,
00:12:02qui ont tous des particularités différentes.
00:12:04C'est compliqué, quand même.
00:12:05Absolument, Cécile.
00:12:06Mais l'Europe, d'une certaine manière, ne décide pas.
00:12:10Elle impose un certain nombre de limites
00:12:12et elle prétend nous enseigner de la décence démocratique.
00:12:18En réalité, il est facile pour l'Europe
00:12:22de nous donner des leçons d'humanisme
00:12:24sur la peau des pays en question.
00:12:27C'est ça le problème.
00:12:30Demandons à ceux qui les ont remis en liberté,
00:12:32en cas de récidive, d'aller se présenter devant les familles
00:12:35et d'expliquer pourquoi cette personne-là n'a pas été jugée.
00:12:39Ce n'est pas qui, le responsable ou les responsables
00:12:42qui ont remis ces personnes en liberté,
00:12:44que s'il y a une récidive, qu'ils aient expliqué aux familles
00:12:47qu'il y a eu un meurtre ou un viol,
00:12:50parce que la France est comme ça.
00:12:51Moi, je crois qu'il y a une chose qu'il faut revoir aussi,
00:12:53et ce qui est bien, c'est qu'on a un ancien policier,
00:12:55un ancien magistrat avec nous,
00:12:58c'est qu'il faudrait, à mon avis,
00:12:59j'en ai parlé avec des amis qui sont juristes aussi,
00:13:01simplifier les procédures.
00:13:03Parce qu'aujourd'hui, il manque une...
00:13:05Il n'y a qu'à Faucon, ça fait des années qu'on dit ça.
00:13:08Oui, non mais, Cécile, il y a un mot, courage.
00:13:12Il faut avoir des gens, comme le disait Mickaël,
00:13:14qui ont le courage politique de donner la parole au peuple, par exemple.
00:13:18Le problème, c'est que les gens qui nous dirigent
00:13:19méprisent le peuple depuis des années.
00:13:21Mais il faut qu'on interpète directement les députés.
00:13:23Ils sont déjà en mesure de le faire là, aujourd'hui, maintenant.
00:13:26Ils ne méprisent pas, ils ont peur de lui.
00:13:30Parce que tu soumets...
00:13:30Non, vous soumettez ces questions au peuple
00:13:34par des questions faciles à rédiger,
00:13:37mais le peuple est à fond pour ceux qui viennent de le dire,
00:13:42qui sont alignés.
00:13:43Je disais l'affaire où il manque une virgule,
00:13:45on remet un gros trafic en drogue en liberté,
00:13:47les policiers vous disent...
00:13:48Les procédures sont beaucoup trop complexes.
00:13:52Ce qui permet déjà...
00:13:53Donc, si on simplifie au maximum,
00:14:00ça évite de perdre du temps dans les procédures,
00:14:03la paperasse, les machins, les trucs,
00:14:04les appels, les contre-appels et compagnie.
00:14:07Et là, on pourrait juger les gens dans les délais.
00:14:08Mais on vous dit maintenant, pour une procédure,
00:14:10c'est devenu l'enfer.
00:14:12Moi, c'est des policiers qui m'ont dit.
00:14:14Et si au niveau national, c'est pas réglé,
00:14:15encore une fois, t'as la Cour européenne des droits de l'homme
00:14:17qui vient...
00:14:17Oh, attention, respectez les règles.
00:14:19Yann, vous vouliez réagir, Yann ?
00:14:21Oui, et j'entends toujours...
00:14:23On prend toujours sous le prisme du problème,
00:14:25mais on prend toujours sous le prisme de la solution.
00:14:27Quelle solution on a ?
00:14:28Quelle solution ?
00:14:29Quel courage politique ?
00:14:30Quel courage institutionnel on a envie de donner
00:14:33à ceux qui doivent prendre la responsabilité ?
00:14:36Et prenons plus la solution que le problème,
00:14:38si jamais on le fait ou on ne le fait pas.
00:14:40La solution, elle est où ?
00:14:41Moi, je ne l'ai pas.
00:14:42Par contre, il y a des gens qui l'ont
00:14:43et qui l'apprennent.
00:14:44Et que ce soit les élections ou pas.
00:14:46Écoutez, moi, je l'ai.
00:14:47Je vous la fais en trois points,
00:14:48comme Louis de Funès dans la Zizanie.
00:14:50Ce n'était pas le plein emploi,
00:14:51le plein emploi, le plein emploi.
00:14:53Premièrement, sortir de la CEDH.
00:14:56Deuxièmement, changer l'état de droit
00:14:57en simplifiant les procédures.
00:15:00Et troisièmement, un référendum ou des référendums
00:15:02pour changer, renverser l'attaque.
00:15:04Moi, je dis Philippe David, président.
00:15:05Oui, mais c'est pas gagné.
00:15:09En fait, en une.
00:15:10Ayons le courage de dire stop à tout ça.
00:15:13Quand bien même il y aurait des contreparties,
00:15:16on aurait des sanctions de part de groupe.
00:15:19Hop, on dit stop.
00:15:20Aujourd'hui, nous, dans notre pays,
00:15:21ça doit être comme ça.
00:15:22Ça va être comme ça.
00:15:23Vous allez nous sanctionner peut-être
00:15:24en deux, dans quinze ans.
00:15:25Par contre, le courage, en une.
00:15:27Chez nous, on va faire ça maintenant.
00:15:29Parce qu'on a ce problème-là.
00:15:30C'est la vérité.
00:15:31C'est la vérité du terrain
00:15:32de chez nous en France.
00:15:33Vous, le défenseur du droit,
00:15:36là-dessus, on fera comme ça
00:15:38et ce sera comme ça.
00:15:39Et on paiera peut-être.
00:15:41En réalité, vous avez raison, Philippe,
00:15:45sur un point.
00:15:47Il avait trois.
00:15:48Non, mais sérieusement,
00:15:49au-delà de vos trois points
00:15:50qui mettraient des années à être réalisés
00:15:53à supposer qu'on le puisse,
00:15:55il y a quelque chose de vrai.
00:15:57Imaginons, la France ne fonctionne que comme ça.
00:16:00Si une des personnes libérées
00:16:03à cause de la procédure
00:16:06commet un crime atroce,
00:16:08là, je suis sûr
00:16:09qu'il y aurait des réactions.
00:16:11Mais tu as raison ?
00:16:12C'est clair.
00:16:12La France ne fonctionne que comme ça.
00:16:14Excusez-moi les réactions,
00:16:15c'est de me les avoir a priori
00:16:16qu'a posteriori.
00:16:18Mais si je mets le commune,
00:16:19on n'a pas votre pression.
00:16:20Il faut qu'il y ait le drame.
00:16:21Regarde, sur un autre sujet
00:16:22complètement à part.
00:16:23Avec la Corse,
00:16:24le préfet Rignac
00:16:25a été assassiné.
00:16:26Bien sûr.
00:16:26On a laminé
00:16:27les groupuscules, etc.
00:16:29On fait pareil, tu as raison.
00:16:30Il faut attendre qu'il y ait un crime.
00:16:32À la fin de la fin,
00:16:34les victimes
00:16:36sont toujours encore plus victimes.
00:16:38Et c'est ça que c'est hallucinant.
00:16:39C'est qu'ils n'obtiennent jamais
00:16:40réparation de rien.
00:16:42Parce que forcément,
00:16:43vous avez tué quelqu'un,
00:16:44il n'y a pas de réparation.
00:16:45Forcément,
00:16:45il y a toujours des temps d'attente.
00:16:47Il n'y a pas de financement.
00:16:49Il n'y a rien.
00:16:50En fait, il n'y a rien pour les victimes.
00:16:52C'est comme quand, pareil,
00:16:53je me dis,
00:16:53quelqu'un a été agressé dans la rue,
00:16:55il faut qu'il aille à pied
00:16:56ou au commissariat,
00:16:57à pied tout seul à l'hôpital.
00:16:59Et quand c'est quelqu'un
00:17:00qui a...
00:17:00On l'emmène,
00:17:02en voiture,
00:17:03en machin.
00:17:03Mais c'est quand même hallucinant.
00:17:05Et la victime,
00:17:06elle se débrouille toute seule.
00:17:07Mais c'est quand même dingue.
00:17:07Je ne crois pas dire que la victime
00:17:09en disant que le meurtrier de Philippines,
00:17:11il me semble,
00:17:12de cette jeune étudiante,
00:17:13vous vous souvenez,
00:17:14qui a été assassinée
00:17:17par quelqu'un
00:17:17qui a été remise en liberté
00:17:19par une juge
00:17:20qui avait estimé
00:17:21que c'était un profil
00:17:22qui était apte
00:17:22à retourner en liberté.
00:17:24Ce n'est pas le seul cas.
00:17:25Merci Yann.
00:17:26En tout cas,
00:17:27merci d'avoir débattu avec nous.
00:17:28C'était très agréable
00:17:29de vous avoir.
00:17:31Dans un instant,
00:17:32seul contre tous,
00:17:33Mickaël Sadoun
00:17:33veut défendre Emmanuel Macron
00:17:35contre ses ex-femmes
00:17:36qui le lynchent aujourd'hui,
00:17:37Philippe Bilger.
00:17:38Moi, je ne comprends pas
00:17:40qu'il n'y ait pas
00:17:41la révolution en France.
00:17:43Eh bien,
00:17:43on va en parler dans un instant.
00:17:45Bah, dis donc.
00:17:46Si on n'est pas envahis
00:17:47dans cinq minutes,
00:17:48je ne comprends pas.
00:17:48On va l'appeler
00:17:48chez Bilger.
00:17:49Oui, mais je vous dirai
00:17:51pourquoi.
00:17:52Sud Radio.
00:17:53Sud Radio.
00:17:54Parlons vrai.
00:17:54Parlons vrai.
00:17:55Sud Radio.
00:17:56Parlons vrai.
00:17:57Cécile de Ménibus.
00:17:59Et puisque vous nous demandez
00:18:00du débat,
00:18:00vous allez en avoir,
00:18:01je peux vous le dire.
00:18:02Philippe Bilger,
00:18:03aux commandes,
00:18:03dans un instant,
00:18:04avec Bruno Pommard,
00:18:05ancien membre du RAID
00:18:06et maire de Belleflou,
00:18:07Mickaël Sadoun,
00:18:08chroniqueur politique
00:18:09et consultant,
00:18:09et Philippe David,
00:18:10bien entendu.
00:18:12Tout de suite,
00:18:13seul contre tous.
00:18:14Les vraies voix Sud Radio,
00:18:16seul contre tous.
00:18:18Et Mickaël Sadoun,
00:18:20qui a été très motivé
00:18:21à être seul contre tous,
00:18:23puisque vous voulez défendre
00:18:24Emmanuel Macron
00:18:25contre ses ex-fans
00:18:28qui le lynchent aujourd'hui.
00:18:29Oui.
00:18:30Alors moi déjà,
00:18:31je rebondissais un petit peu
00:18:32à la base sur le dernier livre
00:18:34de Nicolas Doménac
00:18:35et Maurice Safran
00:18:35qui compare Emmanuel Macron
00:18:38à Néron.
00:18:39Qui est un impreux romain
00:18:41bien connu,
00:18:41qui a brûlé,
00:18:42je crois,
00:18:43sous le contrôle
00:18:43de celui bilger.
00:18:44C'est ça.
00:18:45Je trouve que c'est
00:18:47assez injuste
00:18:48de voir les anciens fans
00:18:50d'Emmanuel Macron
00:18:51se révolter aujourd'hui
00:18:53contre lui.
00:18:54D'abord parce qu'ils l'ont
00:18:55largement porté au pouvoir.
00:18:56Et en plus,
00:18:56il y a une manière
00:18:57de procéder que je n'aime pas
00:18:58qui consiste à accuser
00:18:59la personnalité
00:19:00d'Emmanuel Macron.
00:19:01Pourquoi ?
00:19:01Parce qu'il refuse
00:19:02de mettre en cause
00:19:02les idées d'Emmanuel Macron.
00:19:04Et pourquoi ils ne le font pas ?
00:19:05Parce que ces idées-là
00:19:06sont les leurs.
00:19:07Donc,
00:19:07ils refusent de remettre en cause
00:19:09la mondialisation heureuse,
00:19:10le multiculturalisme,
00:19:11c'est super.
00:19:12je ne sais plus comment Juppé
00:19:15avait dit,
00:19:15l'identité heureuse,
00:19:16je crois.
00:19:16L'identité heureuse.
00:19:17Voilà,
00:19:17l'identité heureuse.
00:19:18Donc,
00:19:18ils refusent de mettre en cause
00:19:20tous ces dogmes-là,
00:19:21donc ils s'en prennent
00:19:22à la personnalité
00:19:22en disant,
00:19:23vous savez,
00:19:23il a un exercice très solitaire
00:19:24du pouvoir,
00:19:25et puis c'est compliqué,
00:19:26on n'arrive pas à lui donner
00:19:27de conseils,
00:19:27et puis il est erratique,
00:19:28et il change,
00:19:29etc.
00:19:30Non,
00:19:30le vrai problème d'Emmanuel Macron,
00:19:31pour moi,
00:19:32c'est un problème de fond.
00:19:33C'est un type qui est arrivé
00:19:34dans une époque
00:19:35qui est revenu
00:19:36vers les nations,
00:19:37la défense,
00:19:39la souveraineté nationale,
00:19:40l'Occident contre le reste du monde,
00:19:42et lui,
00:19:42il est arrivé avec une idéologie
00:19:43des années 80.
00:19:45Donc,
00:19:45ça ne marche pas,
00:19:46et il aurait pu avoir
00:19:46le tempérament
00:19:47le plus sympathique possible,
00:19:49et le plus,
00:19:49avec le plus de compromis possible,
00:19:52que ça n'aurait pas fonctionné
00:19:53selon moi.
00:19:54Donc,
00:19:54je trouve que les gens
00:19:55qui s'abattent sur lui aujourd'hui,
00:19:57après l'avoir idolâtré
00:19:58pendant des années,
00:19:59sont un petit peu injustes.
00:20:00Donc,
00:20:01Emmanuel Macron,
00:20:02le président Macron,
00:20:03vous avez mon soutien aujourd'hui.
00:20:05Je ne suis pas d'accord avec vous.
00:20:07Il reste des macroniques,
00:20:07je ne suis pas d'accord avec vous
00:20:11pour la raison suivante.
00:20:13Depuis 2007,
00:20:15et notamment
00:20:16le quinquennat
00:20:18de Nicolas Sarkozy,
00:20:20on sait à quel point
00:20:21la personnalité des présidents
00:20:23et leur psychologie
00:20:25ont une part capitale
00:20:27dans le jugement du citoyen.
00:20:29Et il n'est pas honteux
00:20:30de changer d'avis
00:20:32sur un président,
00:20:33non seulement parce que
00:20:35la politique qu'il développe
00:20:37ne vous plaît pas,
00:20:38mais parce que,
00:20:39tout simplement,
00:20:40son être lui-même,
00:20:41présidentiel,
00:20:43sa pratique du pouvoir,
00:20:44ses réactions,
00:20:46sa manière de traiter
00:20:47l'opposition
00:20:48sont profondément
00:20:49anti-républicaines.
00:20:51Et donc,
00:20:52je l'ai lu,
00:20:53le livre,
00:20:54il ne m'a pas plu
00:20:55pour d'autres raisons,
00:20:56mais je trouve
00:20:57que vous êtes
00:20:58trop sévère
00:20:59en imposant
00:21:00aux citoyens
00:21:01la stricte
00:21:02considération
00:21:03exclusive
00:21:04appréhension
00:21:06des idées
00:21:06pour avoir
00:21:07le droit
00:21:08de critiquer
00:21:08un président.
00:21:09Je trouve que
00:21:09c'est prégnant
00:21:10quand même
00:21:11et que l'idéologie
00:21:11est souvent conforme
00:21:13au caractère
00:21:13de la personne.
00:21:14Et Emmanuel Macron,
00:21:15sa manière de traiter
00:21:16l'opposition,
00:21:16comme tu dis,
00:21:17elle est contenue
00:21:18en fait dans son idéologie.
00:21:19C'est-à-dire,
00:21:20je suis le centre,
00:21:21j'intègre des oppositions
00:21:23dans mon raisonnement,
00:21:24mais du coup,
00:21:25tout ce qui s'oppose à moi
00:21:26relève de l'extrême
00:21:27et donc
00:21:27de l'extérieur
00:21:28à la République.
00:21:30Voilà ce que je pense.
00:21:31J'ai rien pigé
00:21:32à ce qu'ils ont dit,
00:21:33les deux.
00:21:36Moi, j'ai compris.
00:21:37Il faut lâcher l'affaire.
00:21:39Alors, moi,
00:21:39je ne suis pas d'accord
00:21:40avec Mickaël Sadoun
00:21:41pour plusieurs raisons.
00:21:43Alors, déjà,
00:21:44je pense que
00:21:45être surpris
00:21:47que Dominac et Safran
00:21:49se soient trompés
00:21:50sur la politique,
00:21:52ça fait 50 ans
00:21:52qu'ils se trompent
00:21:53tout le temps.
00:21:53Et moi,
00:21:54je me dis que
00:21:55Dominac et Safran
00:21:57qui se trompent
00:21:58sur la politique,
00:21:59mais c'est aussi évident
00:22:00que le feu s'abrûle
00:22:01et l'eau s'amouille
00:22:02comme chantaient à l'époque
00:22:03Charlie et Lulu.
00:22:04Ça, c'est le premier point.
00:22:06Le deuxième point
00:22:06qui me semble essentiel,
00:22:08c'est que,
00:22:08alors là, par contre,
00:22:09vous avez raison,
00:22:09ils ne se contredisent
00:22:10absolument pas.
00:22:12Ils disent que
00:22:12la mondialisation,
00:22:13c'est génial, etc.
00:22:14Mais ils sont obligés
00:22:16de démonter Macron
00:22:17parce que le bilan de Macron
00:22:18est indéfendable.
00:22:19Vous pouvez prendre
00:22:20Jacques Vergès
00:22:21s'il était encore
00:22:21de ce monde
00:22:22qui défendait
00:22:23les Khmer Rouges,
00:22:24qui défendait
00:22:24Klaus Barbie
00:22:25en disant
00:22:25que c'était défendable.
00:22:26Même Jacques Vergès,
00:22:28je ne sais pas
00:22:28s'il arriverait aujourd'hui
00:22:29à défendre le bilan
00:22:30d'Emmanuel Macron.
00:22:32Donc,
00:22:32il n'y a pas de miracle.
00:22:33Par contre,
00:22:34je vais dire un point
00:22:35avec vous.
00:22:36Je pense qu'ils avaient été
00:22:37tellement dithyrambiques
00:22:38sur Macron à l'époque
00:22:39que s'ils avaient été
00:22:41bien éduqués,
00:22:42ils auraient fait
00:22:42un avant-propos
00:22:43en disant
00:22:44nous vous présentons
00:22:45toutes nos excuses.
00:22:46Oui.
00:22:47Bruno Poirard,
00:22:48ça,
00:22:48c'est pas l'aéronautique.
00:22:51Et puis,
00:22:52Philippe,
00:22:52d'une certaine manière,
00:22:53je ne défends pas seulement
00:22:54Emmanuel Macron,
00:22:54désolé,
00:22:54ensuite,
00:22:55je vais y aller,
00:22:56mais je ne défends pas
00:22:57seulement Emmanuel Macron,
00:22:57je défends le principe
00:22:58de la démocratie.
00:22:59Les gens ont voté pour lui
00:23:00et il me semble que sa politique
00:23:01est conforme à ce qu'il avait annoncé.
00:23:02Ça, c'est vrai.
00:23:03Non, mais ça, c'est vrai.
00:23:03Bruno Poirard.
00:23:04Alors moi,
00:23:04je vais aller dans ton sens.
00:23:06On parle de fidélité,
00:23:08en fait.
00:23:08Oui, c'est ça.
00:23:09Et quoi qu'il arrive,
00:23:09moi, c'est mon principe,
00:23:11n'ayant été dans une unité,
00:23:13on suit le chef
00:23:14et on y va jusqu'au bout,
00:23:15quitte à se suicider.
00:23:16Mais je trouve qu'effectivement,
00:23:18tous ces gens-là
00:23:18sont ingrats.
00:23:19Même si tu es contre,
00:23:20ils ont tous mangé
00:23:21à la gamelle.
00:23:22Ah oui.
00:23:22Et oui,
00:23:23et alors Philippe le premier,
00:23:23d'ailleurs.
00:23:24Et tu vois,
00:23:25c'est un peu ça qui me gêne.
00:23:26Mais surtout que tu peux
00:23:27contester le chef
00:23:28si vraiment il s'est trahi,
00:23:28mais s'il est conforme
00:23:29à ce qu'il t'a dit au début,
00:23:30t'as envie de dire,
00:23:31bon, dans ce cas,
00:23:31c'est toi qui t'es trompé.
00:23:32Mais il ne l'est pas,
00:23:34mon cher Micka.
00:23:35Bon, il faut arrêter là.
00:23:37Il a fait l'Europe,
00:23:38la mondiale,
00:23:38tout ce qu'il avait annoncé.
00:23:39Alors,
00:23:40et tout de suite,
00:23:41c'est Philippe Bilger.
00:23:42Juste avant vous,
00:23:43Philippe Bilger,
00:23:43il y a une information
00:23:44qui vient de tomber.
00:23:45Donald Trump menace
00:23:46de droit de douane
00:23:47les pays qui ne soutiennent pas
00:23:48son plan d'annexion
00:23:49du Groenland.
00:23:51Il ose me faire comme ça.
00:23:53Ouais, c'est fou,
00:23:53c'est fou.
00:23:54Donc j'espère que vous êtes
00:23:55de son côté
00:23:55parce que sinon,
00:23:56vous annexez.
00:23:56Vous allez voir.
00:23:58Il est bon,
00:23:58c'est toi un peu.
00:23:59Philippe Bilger,
00:24:00vous ne comprenez pas
00:24:01qu'il n'y ait pas de révolution.
00:24:02Oui, alors,
00:24:03j'ai choisi un résumé,
00:24:05ma chère Cécile,
00:24:06un peu provocateur.
00:24:07Non, à peine.
00:24:08Mon point de vue
00:24:09va être un peu différent.
00:24:11Soyez synthétique, Philippe.
00:24:12Quand j'avais 20 ans,
00:24:14il y a très longtemps,
00:24:15j'avais écrit une nouvelle
00:24:17qui faisait 30 pages
00:24:18où j'imaginais
00:24:20une famille de conditions modestes
00:24:23qui voyaient
00:24:24dans les publications,
00:24:27journaux,
00:24:28hebdomadaires,
00:24:30le sanctuaire s'étalait
00:24:32et les gens ayant de l'argent
00:24:34se pavanaient.
00:24:35Et je me disais
00:24:36dans ce récit,
00:24:38mais comment se fait-il
00:24:39que le citoyen de base
00:24:41ne soit gangrené
00:24:43par aucune jalousie sociale
00:24:45et ne se révolte pas ?
00:24:47Eh bien,
00:24:47c'est quelque chose
00:24:48que je ressens encore plus
00:24:50aujourd'hui
00:24:50quand je vois
00:24:52les pages considérables,
00:24:53consacrées au luxe,
00:24:55au sanctuaire,
00:24:57dans les journaux,
00:24:58dans les magazines
00:24:59et en voyant
00:25:00la vie rêvée
00:25:02de ces gens
00:25:03qui sont formidables.
00:25:05Tout le monde
00:25:05n'est pas aussi sympathique
00:25:07que Georges Clounet.
00:25:08Eh bien,
00:25:09je me dis,
00:25:10le citoyen français
00:25:11est un homme
00:25:12ou une femme extraordinaire
00:25:14parce qu'il regarde ça,
00:25:16il ne le jalouse même pas,
00:25:18il ne le dit même pas,
00:25:20mais moi,
00:25:21j'ai une vie misérable
00:25:23à côté de cet éclat
00:25:25de ces lumières
00:25:26et je me dis parfois,
00:25:28mais comment n'a-t-il pas envie
00:25:30de tout musculer,
00:25:32de tout subvertir ?
00:25:33Ça me paraît extraordinaire.
00:25:35C'est un bon sujet.
00:25:36Oui.
00:25:37Alors moi,
00:25:38j'ai deux éléments de réponse.
00:25:39La première,
00:25:40c'est que déjà,
00:25:40les révolutions se font
00:25:41dans des pays
00:25:42qui sont jeunes en âge.
00:25:43Or, la France n'est plus
00:25:44un pays jeune.
00:25:45La révolution française
00:25:45a été faite par des jeunes.
00:25:47Saint-Just avait 20 ans
00:25:48en 89, etc.
00:25:50La deuxième chose,
00:25:51et là,
00:25:51je pense qu'on n'est pas
00:25:52d'accord sur ça,
00:25:53c'est qu'une révolution,
00:25:54elle advient quand les gens
00:25:56n'ont plus rien à perdre.
00:25:57Or, je pense qu'en France,
00:25:58malgré tout ce qui se passe,
00:25:59malgré le déclin du pays,
00:26:01malgré tout ce qu'on peut dire
00:26:01sur les conditions matérielles
00:26:02des Français,
00:26:03et c'est vrai,
00:26:04les Français ont encore
00:26:05quelque chose à perdre
00:26:05et ce n'est pas la misère absolue
00:26:07qui met les gens dans la rue.
00:26:09Voilà.
00:26:10Alors moi,
00:26:10le second argument
00:26:12me fait réfléchir,
00:26:13mon chère Lucas.
00:26:14En entendant
00:26:15Philippe Bilger
00:26:16vilipendé
00:26:17les publicités
00:26:17pour les produits de luxe
00:26:18dans la presse,
00:26:20je me dis que finalement,
00:26:21Lénine à la Douma
00:26:22en 1917,
00:26:23c'était un social-démocrate
00:26:24de centre-droit
00:26:24par rapport à vous.
00:26:25Là, je n'en reviens pas,
00:26:26je suis tombé de l'armoire.
00:26:28Alors déjà,
00:26:29mon cher Philippe,
00:26:30je vais vous faire
00:26:30un compliment.
00:26:32Quand vous avez écrit
00:26:33un essai pour vos 20 ans,
00:26:34je n'étais pas né,
00:26:35donc je n'ai pas pu le dire
00:26:37à l'époque.
00:26:38Vous en doutez,
00:26:38pour revenir sérieusement,
00:26:48moi,
00:26:48je viens d'un milieu populaire,
00:26:50on vivait dans un quartier populaire,
00:26:52et quand je voyais
00:26:53des Ferrari,
00:26:54etc.,
00:26:55quand on allait
00:26:55dans Paris ou ailleurs,
00:26:56mon père me disait,
00:26:58il ne faut pas être jaloux,
00:26:59s'il l'a,
00:27:00c'est qu'il se les paye,
00:27:01travaille beaucoup
00:27:01et peut-être qu'un jour,
00:27:02tu auras la chance
00:27:03de t'en payer.
00:27:03Moi,
00:27:04qui ai de la pub
00:27:04dans les magazines
00:27:05pour des montres
00:27:06à 30 000 euros
00:27:06pour des milles
00:27:07ou des patecs,
00:27:08tant mieux,
00:27:09s'il y a des gens
00:27:09qui les achètent,
00:27:10je suis très heureux
00:27:11pour eux,
00:27:12et moi,
00:27:12ça ne m'incite pas
00:27:13à faire la révolution.
00:27:14Alors,
00:27:14c'est vrai que le tché bilgère,
00:27:16je trouve que ça nous a bien.
00:27:16Je ne parle pas de la pub,
00:27:18attention,
00:27:19l'abondance
00:27:20de ces péripéties,
00:27:22de ces épisodes,
00:27:23de ces représentations
00:27:25du luxe,
00:27:26lorsqu'on sait
00:27:27que des êtres
00:27:27ne l'auront jamais.
00:27:29C'est ça
00:27:30qui m'est...
00:27:31Je corrigeais.
00:27:32Philippe,
00:27:32il faut faire rêver,
00:27:33vous êtes un peu démago.
00:27:34On essaie de s'en rapprocher.
00:27:35Je ne suis pas démago,
00:27:36je le pense.
00:27:37Ah bon ?
00:27:38Parce que,
00:27:38encore une fois,
00:27:39mais Philippe a raison,
00:27:40ça fait rêver.
00:27:41Moi,
00:27:41j'adore les bagnoles.
00:27:42Je vois une Ferrari
00:27:43ou une,
00:27:44je ne sais pas quoi,
00:27:45une Aston,
00:27:45je dis,
00:27:45oh putain,
00:27:46si je pouvais me la payer,
00:27:47je rêve.
00:27:47Mais oui.
00:27:48Je suis content de dire,
00:27:49si vous pouviez me la payer,
00:27:51ça serait formidable.
00:27:51Mais comme l'a très bien dit Philippe,
00:27:53ou Mickaël,
00:27:54c'est le même raisonnement.
00:27:56Non,
00:27:56mais sérieusement,
00:27:58vous appartenez
00:27:59à une classe,
00:28:00et moi le premier,
00:28:01qui n'est pas misérable.
00:28:04Tu as raison.
00:28:04Et moi-même,
00:28:07pareil,
00:28:08mais je pense aux gens
00:28:09qui vivent mal,
00:28:11pour lesquels
00:28:12la représentation
00:28:14du luxe d'autrui
00:28:15est une souffrance.
00:28:17Non,
00:28:18pas forcément.
00:28:18Non,
00:28:19mais je pense
00:28:19qu'il y a des gens modestes.
00:28:20C'est le conte de fées,
00:28:21pardon,
00:28:22moi je regarde des films de Noël,
00:28:25même en été,
00:28:27parce qu'il y a des histoires
00:28:27d'amour folles,
00:28:29incroyables.
00:28:29Vous savez qu'il va la larguer,
00:28:30qu'il va la reprendre,
00:28:32mais c'est toujours
00:28:32le prince charmant.
00:28:33Et pour l'instant,
00:28:34le prince charmant,
00:28:35on sait très bien
00:28:35que ça ne le goûtait pas.
00:28:36Non,
00:28:37mais on va regarder
00:28:39les documentaires
00:28:39sur les grandes fortunes,
00:28:40ça cartonne,
00:28:41ça cartonne.
00:28:42Parce qu'en fait,
00:28:43vous rentrez dans un monde
00:28:44que vous ne verrez
00:28:45certainement jamais,
00:28:46mais qui pendant
00:28:47une heure et demie
00:28:48va vous bercer
00:28:49dans une espérance.
00:28:51Mais heureusement
00:28:51qu'on a ça aussi,
00:28:52je trouve.
00:28:52Mais Philippe,
00:28:53parce que ce qui est terrible,
00:28:54c'est que votre raisonnement,
00:28:55c'est exactement le raisonnement
00:28:56de Jean-Luc Mélenchon
00:28:56sur le football,
00:28:57vous qui êtes fan de football,
00:28:58qui dit
00:28:58je ne comprends pas
00:29:00des smicards
00:29:01qui vont encourager
00:29:02des millionnaires.
00:29:03Mais je vous avoue un truc,
00:29:04moi quand j'allais voir
00:29:05le TFC au Stadium,
00:29:06je sais où les joueurs
00:29:07garaient leurs voitures
00:29:08avant les matchs,
00:29:09j'allais toujours voir
00:29:10les voitures
00:29:10parce que moi
00:29:11j'aime bien les belles voitures
00:29:12et ça me faisait rêver.
00:29:13Je n'avais pas les moyens
00:29:14de me les payer,
00:29:15mais je n'allais pas dire
00:29:16il faut faire la révolution
00:29:17ou ils mettent les voitures.
00:29:18Oui, mais Philippe,
00:29:18derrière cela,
00:29:19je peux le comprendre,
00:29:21vous n'êtes absolument
00:29:22pas gangrené
00:29:23les uns et les autres
00:29:24par ce triste sentiment
00:29:26de jalousie sociale.
00:29:27Mais derrière,
00:29:29votre admiration
00:29:29et le fait
00:29:31comme le titre,
00:29:32le rêve,
00:29:34je suis frappé
00:29:35que vous n'avez même pas,
00:29:36me semble-t-il,
00:29:37l'indignation sociale.
00:29:39Non, non,
00:29:40je ne sais pas.
00:29:40Mais parce qu'on espère
00:29:42toujours, en fait,
00:29:43et c'est, je ne sais plus
00:29:44qu'il le disait tout à l'heure,
00:29:46mais on espère toujours.
00:29:48Peut-être un jour.
00:29:48Et pourquoi on joue
00:29:49au loto, Philippe ?
00:29:50Pourquoi tout le monde
00:29:51joue au loto ?
00:29:51Parce qu'on l'espère toujours.
00:29:52On veut gagner quand rien faut.
00:29:54Je te redis que,
00:29:55c'est une façon
00:29:56de l'indignation sociale,
00:29:56je la comprends,
00:29:57mais je sais qu'elle n'est pas
00:29:58suffisante pour générer
00:29:59une révolution,
00:30:00c'est tout.
00:30:02Celui qui a le salaire médian
00:30:03dans la France de 2026,
00:30:04il est quand même
00:30:05dans une abondance
00:30:06beaucoup plus importante
00:30:07que celui qui est dans le salaire médian
00:30:08il y a 50 ans.
00:30:09C'est vrai.
00:30:09Bon, je vous préviens,
00:30:10j'ai joué à l'euro-million ce soir.
00:30:12Si je gagne,
00:30:12j'habite tout le monde
00:30:13dans un trois étoiles,
00:30:14sauf Bilger.
00:30:14Trois étoiles ?
00:30:15Ah bon, d'accord.
00:30:18J'ai écrit quelque chose.
00:30:19Vous avez déjà allé à l'hôtel.
00:30:21Je vous en prie.
00:30:22J'allais dire trois étoiles
00:30:23à l'hôtel.
00:30:25C'est si vous gardiez 10 mètres.
00:30:27Je mettrai entre parents
00:30:28même mon indigne.
00:30:32Philippe,
00:30:32c'est le cas de l'électeur
00:30:33de Mélenchon.
00:30:34Allez, vous restez avec nous
00:30:37dans un instant inexclu
00:30:39puisque la directrice
00:30:40de centre Emmaüs
00:30:41en Aveyron a été mise
00:30:43en examen ce vendredi
00:30:44pour harcèlement moral,
00:30:45abus de confiance.
00:30:46Travail dissimulé
00:30:46et injure à caractère racial.
00:30:49Xavier,
00:30:50qui sera avec nous
00:30:50dans quelques instants,
00:30:51a porté plainte contre elle.
00:30:53Elle est aujourd'hui
00:30:53en garde à vue
00:30:54par son dépôt de plainte.
00:30:56Il sera avec nous
00:30:56dans un instant.
00:30:57A tout de suite.
00:30:58Sud Radio.
00:30:59Sud Radio.
00:30:59Parlons vrai.
00:31:00Parlons vrai.
00:31:01Sud Radio.
00:31:01Parlons vrai.
00:31:02Nous recevons généreusement
00:31:04aujourd'hui.
00:31:05Ils ont intérêt à profiter
00:31:05et être bons
00:31:06parce que sinon,
00:31:06ça ne reviendra pas.
00:31:09Et ça s'appelle
00:31:10Au bon accueil.
00:31:10Bonjour.
00:31:11Non, je ne peux pas.
00:31:11Je déconne.
00:31:12Philippe,
00:31:12bienvenue avec nous.
00:31:14Le vendredi,
00:31:15c'est un micro-clin.
00:31:17Bruno Pommard est avec nous,
00:31:18ancien membre du Red
00:31:19et maire de Belleflou.
00:31:20Il y a du niveau,
00:31:21j'ai bien sûr.
00:31:22J'ai toujours eu un problème
00:31:23avec Red et Bruno Bruno.
00:31:25Quand on a fait
00:31:25toute une carrière
00:31:26dans la police
00:31:27avec des intellos
00:31:27comme Mickaël et Philippe,
00:31:29c'est compliqué.
00:31:30Au départ,
00:31:30ils confondaient ça
00:31:31avec l'anatomie.
00:31:33Aujourd'hui,
00:31:34j'ai l'impression
00:31:34d'être chez les tontons flagueurs.
00:31:36Mickaël Sadoun
00:31:37est avec nous,
00:31:38chroniqueur politique
00:31:38et consultant.
00:31:39Consultant en communication.
00:31:41Je donne des conseils
00:31:42en communication
00:31:43aux entreprises.
00:31:44Je leur fais
00:31:44des stratégies
00:31:45de communication.
00:31:46On va faire
00:31:46un message public.
00:31:48Allez-y.
00:31:49C'est la pub.
00:31:51Vous voulez faire
00:31:52parler de votre entreprise ?
00:31:54Vous n'avez pas
00:31:57comment faire après moi.
00:31:58Voilà,
00:31:58c'est ça.
00:31:59Allez,
00:31:59tout de suite,
00:31:59l'info en plus.
00:32:00Et la directrice
00:32:04de Decentre Emmaüs
00:32:06en Averron
00:32:06a été mise en examen
00:32:07ce vendredi
00:32:08pour harcèlement moral,
00:32:09abus de confiance,
00:32:10travail dissimulé
00:32:11et injure
00:32:12à caractère raciste.
00:32:14Xavier est avec nous
00:32:15aujourd'hui.
00:32:16Bonsoir,
00:32:16Xavier.
00:32:17Bonsoir.
00:32:17Votre prénom
00:32:18est volontairement changé.
00:32:19Vous êtes un ancien cadre
00:32:20d'Emmaüs.
00:32:21Vous avez travaillé
00:32:22sous l'autorité
00:32:22de Véronique Magnot.
00:32:25Elle a été déférée hier
00:32:27par un juge d'instruction.
00:32:28Donc, elle est mise en examen.
00:32:30Est-ce que vous pouvez
00:32:31nous raconter
00:32:32en exclusivité
00:32:33puisque jusqu'ici
00:32:35vous ne vous êtes
00:32:36jamais exprimé
00:32:37qu'est-ce qui s'est passé
00:32:38selon moi ?
00:32:39Qu'est-ce que vous avez vu ?
00:32:40Qu'est-ce que vous avez subi ?
00:32:42Bonjour à tout le monde.
00:32:43Bonjour.
00:32:44Ce qui s'est passé,
00:32:46moi j'ai intégré
00:32:47la structure
00:32:48il y a un an et demi
00:32:48à peu près.
00:32:50J'ai très vite remarqué
00:32:52le comportement inapproprié
00:32:53vis-à-vis des personnes
00:32:55qu'on accompagnait
00:32:56qui, bien entendu,
00:32:58l'accompagnement
00:32:58et l'accueil est fait
00:33:00pour réintégrer
00:33:01ces personnes
00:33:01qui sont en difficulté
00:33:02et cabossées par la vie.
00:33:04Il y avait un management
00:33:05très toxique
00:33:06avec beaucoup de méchanceté,
00:33:08beaucoup de menaces
00:33:09qui me déplaisaient.
00:33:12Et à partir de là,
00:33:13j'ai commencé
00:33:13à essayer d'agir
00:33:14en interne.
00:33:17Malheureusement,
00:33:18je n'avais pas suffisamment
00:33:19de poids,
00:33:20pas suffisamment d'impact
00:33:21pour faire changer
00:33:22les choses.
00:33:22donc les choses
00:33:24ont continué
00:33:25et contrairement
00:33:28à mes prédécesseurs
00:33:29qui ont fermé
00:33:29les yeux pour partir,
00:33:30moi j'ai décidé
00:33:31de prendre le tour
00:33:31par les cornes
00:33:32et d'essayer
00:33:34de faire ce que je pouvais
00:33:34faire à mon niveau
00:33:35pour stopper les choses.
00:33:37Qu'est-ce que vous avez vu ?
00:33:39Qu'est-ce qu'il s'est passé
00:33:40pour que ça vous mette
00:33:41dans un état pareil
00:33:42et que vous portiez plainte
00:33:43sur différents chefs
00:33:45d'accusation
00:33:45qui sont quand même...
00:33:46La liste est longue
00:33:47quand même.
00:33:47Oui, oui,
00:33:49la liste est longue.
00:33:50Si vous voulez,
00:33:51on était dans
00:33:51de la menace.
00:33:53Donc à Emmaüs,
00:33:54on accueille énormément
00:33:55de personnes
00:33:56et une grande partie
00:33:58de personnes
00:33:59qui sont sans papier
00:33:59qui sont protégées
00:34:01par le statut d'Emmaüs
00:34:02qu'on appelle WACAS.
00:34:05Et en fait,
00:34:05on était dans
00:34:06un management
00:34:06où c'est soit
00:34:08tu fais ce que je te dis,
00:34:09soit tu dégages,
00:34:10tu prennes au QTF
00:34:10et j'ai même entendu dire
00:34:12tu retournes dans ton pays
00:34:13à coup de pied au cul.
00:34:14Excusez-moi des termes.
00:34:16Donc forcément,
00:34:17quand on a des personnes
00:34:18comme ça face à nous
00:34:19et qu'on menace,
00:34:20on arrive à obtenir
00:34:21ce qu'on veut.
00:34:22Sauf que moralement,
00:34:24ces personnes-là
00:34:24ont déjà énormément souffert.
00:34:26Ils ont quitté leur pays.
00:34:27On ne quittait pas notre pays
00:34:28par choix
00:34:29et par plaisir.
00:34:31Et donc,
00:34:32déjà de souffrir...
00:34:33Ils sont déjà en souffrance
00:34:34de par leur situation.
00:34:36Derrière,
00:34:36on les menace au quotidien.
00:34:38Ils ont l'épée
00:34:38de Damoclès
00:34:38au-dessus de la tête
00:34:39en se demandant
00:34:40est-ce qu'ils vont avoir
00:34:41une situation stable
00:34:42et pérenne
00:34:43ou alors
00:34:44est-ce qu'au premier écart,
00:34:45ils vont se retrouver
00:34:46à dormir
00:34:46sous un pont
00:34:47à la gare
00:34:48comme c'est déjà arrivé
00:34:49sur la ville de Rodez.
00:34:51J'ai recueilli
00:34:52moi des compagnons
00:34:53qui ont dormi à l'extérieur.
00:34:54Xavier,
00:34:55vous avez dit
00:34:55que j'ai cru comprendre
00:34:57qu'elles les exploitaient
00:34:59à des fins personnelles,
00:35:00que les dons
00:35:02qui sont faits,
00:35:03en tout cas des Français,
00:35:04à Maïus,
00:35:05elles les prenaient
00:35:05pour elles,
00:35:06c'est ça ?
00:35:07Alors,
00:35:08ça,
00:35:09c'est des témoignages
00:35:10que j'ai recueillis
00:35:10dans un second temps.
00:35:12Vous savez,
00:35:12Rodez,
00:35:12c'est une petite ville.
00:35:13Ça,
00:35:14c'est vite
00:35:14et quand,
00:35:15en fait,
00:35:15ça s'est su
00:35:16que moi,
00:35:16je m'opposais
00:35:17au mode de fonctionnement,
00:35:18j'ai été pris un peu
00:35:19pour porte-parole,
00:35:20on va dire,
00:35:21avec des gens
00:35:22qui avaient assisté
00:35:22à des scènes
00:35:23qui se sont rapprochés
00:35:24de moi
00:35:24pour me raconter.
00:35:25Et effectivement,
00:35:26il y a un ensemble
00:35:27d'anciens compagnons
00:35:28qui sont venus
00:35:30avec des photos
00:35:30à l'appui
00:35:31en me disant,
00:35:32ben voilà,
00:35:33nous,
00:35:33on a été obligés
00:35:34de faire les travaux
00:35:34chez elles.
00:35:35Ah oui,
00:35:36mais,
00:35:37Xavier,
00:35:37Xavier,
00:35:38j'ai tout au du mal
00:35:39à cause de ma formation
00:35:41antérieure
00:35:42avec les accusations
00:35:46sans contradiction.
00:35:48Est-ce que vous confirmez
00:35:50absolument
00:35:51la véracité
00:35:53de vos accusations ?
00:35:55Alors,
00:35:56moi,
00:35:56déjà,
00:35:56je n'accuse pas.
00:35:57Moi,
00:35:57je ne fais que remonter
00:35:58des faits
00:35:58à des services
00:35:59compétents.
00:36:01Moi,
00:36:01j'ai remonté
00:36:02les informations
00:36:03qui m'ont fait remonter.
00:36:03Il y a eu une enquête
00:36:04de la police judiciaire
00:36:05qui a pris le relais
00:36:05et ça se confirme
00:36:07puisque les personnes...
00:36:08Moi,
00:36:09il y a des photos
00:36:10qui ont été transmises
00:36:11et des vidéos.
00:36:12Les personnes,
00:36:13le soir et le week-end
00:36:14et pendant leurs heures
00:36:15de travail,
00:36:15par moment,
00:36:16allaient sur la bâtisse
00:36:18qui avait été achetée
00:36:19pour faire les travaux
00:36:20et refaire en oeuvre
00:36:22pour la résidence principale.
00:36:25Donc,
00:36:25après,
00:36:25ça a été le travail
00:36:26de la police
00:36:26de s'assurer
00:36:28de la véracité des faits.
00:36:29Moi,
00:36:29je n'ai fait que remonter
00:36:30les faits.
00:36:31Mais Xavier,
00:36:32Emmaüs,
00:36:32il y en a dans toute la France.
00:36:34Est-ce que la direction
00:36:35d'Emmaüs,
00:36:36qui n'est pas à Rodès,
00:36:37qui doit être à Paris
00:36:37théoriquement,
00:36:38a réagi ?
00:36:39Est-ce qu'elle a été alertée ?
00:36:40Qu'est-ce qui s'est passé
00:36:41avec la direction d'Emmaüs ?
00:36:42Direction nationale,
00:36:43bien évidemment.
00:36:44Oui.
00:36:45Il faut savoir qu'en fait,
00:36:45la plupart des centres
00:36:46Emmaüs sont autonomes.
00:36:48C'est comme des franchises,
00:36:49c'est un principe de franchise,
00:36:50mais quand même
00:36:51qui est rattaché
00:36:51à Emmaüs France.
00:36:52Moi,
00:36:52il faut savoir
00:36:53qu'avant de donner
00:36:56les informations
00:36:56au procureur,
00:36:58j'en ai quand même parlé
00:36:58au président
00:36:59de la communauté
00:37:00de Rodès.
00:37:01J'en ai parlé
00:37:01à Emmaüs France,
00:37:02j'ai lancé
00:37:02une alerte officielle
00:37:03à Emmaüs France.
00:37:05Donc, eux,
00:37:05ouverts,
00:37:06ils ont un service
00:37:07en interne,
00:37:08ils l'ont reçu,
00:37:09ils ont fait
00:37:09ce qu'ils avaient à faire,
00:37:11mais il n'y a eu
00:37:13aucun aboutissement.
00:37:14Et moi,
00:37:14c'est pour ça
00:37:15que je suis passé
00:37:16au stade au-dessus
00:37:17en alertant la justice.
00:37:19Moi,
00:37:19je suis un lanceur
00:37:20d'alerte uniquement.
00:37:21Oui,
00:37:21il y a des faits avérés.
00:37:22Donc,
00:37:22vous vous êtes remonté
00:37:23en interne
00:37:24une enquête administrative,
00:37:25si on peut appeler ça
00:37:26comme ça,
00:37:27et ensuite,
00:37:27c'est passé au niveau judiciaire.
00:37:29C'est ce que vous voulez dire.
00:37:31Exactement.
00:37:31Vu qu'au niveau
00:37:32d'Emmaüs France,
00:37:32surtout que j'ai eu
00:37:33une dame,
00:37:33moi,
00:37:34qui m'a contacté,
00:37:35qui avait déjà fait remonter
00:37:36des faits similaires
00:37:38en 2021.
00:37:39Donc,
00:37:39elle m'a montré
00:37:40les échanges de mecs
00:37:40qu'elle avait eu
00:37:41avec Emmaüs France
00:37:42et elle me dit,
00:37:43écoutez,
00:37:44pendant un an,
00:37:45j'ai fait remonter
00:37:45les informations,
00:37:46ça n'a rien donné,
00:37:47Emmaüs France était au courant.
00:37:48Donc,
00:37:48moi,
00:37:48j'ai appelé Emmaüs France,
00:37:49j'ai dit,
00:37:49mais comment c'est possible
00:37:50que de tels faits
00:37:51aussi graves
00:37:52pour remonter
00:37:53depuis 2021
00:37:53car il n'y a rien
00:37:54qui est fait.
00:37:55Donc,
00:37:55moi,
00:37:55je suis passé
00:37:56par Emmaüs Montpellier
00:37:57puisque je connais très bien
00:37:58et c'est une association
00:37:59qui regroupe
00:38:00plusieurs Emmaüs
00:38:01et eux,
00:38:02ils ont essayé
00:38:03aussi en interne
00:38:03de faire bouger les choses.
00:38:05Pour l'instant,
00:38:05elle est placée
00:38:07sous contrôle judiciaire,
00:38:09elle a l'interdiction
00:38:10visiblement
00:38:10d'exercer son métier
00:38:11et d'entrer en contact
00:38:12avec les victimes.
00:38:13Est-ce que vous,
00:38:14vous avez subi
00:38:15aussi
00:38:16des choses
00:38:17qui font que
00:38:18vous pouvez confirmer
00:38:19que son attitude
00:38:20est peut-être
00:38:21déplacée ?
00:38:22Alors,
00:38:22je ne sais pas
00:38:22comment placer ce mot
00:38:24mais...
00:38:25Moi,
00:38:26je vous laisse imaginer
00:38:27à partir du moment
00:38:28où je suis monté au créneau,
00:38:30j'ai subi les foudres.
00:38:31Bon,
00:38:31il faut savoir
00:38:32qu'il n'y avait rien
00:38:34à me reprocher
00:38:34pendant mes six
00:38:36ou sept premiers mois.
00:38:37Tout allait très bien.
00:38:39Je subissais quand même
00:38:40son management aussi
00:38:41avec un peu moins
00:38:42de virulence
00:38:43puisque moi,
00:38:44je mettais l'eau là
00:38:44en expliquant que
00:38:45je connais le travail,
00:38:48je connais la loi française
00:38:49et qu'on est
00:38:50protégé.
00:38:53Mais à partir du moment
00:38:54où j'ai lancé l'alerte,
00:38:55moi,
00:38:56je me suis mis en maladie
00:38:57parce que je subissais
00:38:57une pression de l'espace
00:38:59et derrière,
00:39:01j'ai été listancié
00:39:03pour tout un tas
00:39:04de faits
00:39:05basés sur de fausses accusations
00:39:07forcément,
00:39:07mais ça,
00:39:08c'est mon avocate
00:39:08qui s'occupera du reste
00:39:09puisque j'ai jamais eu...
00:39:12On n'a jamais eu
00:39:13rien à me reprocher
00:39:14pendant six mois
00:39:15et subitement,
00:39:16j'avais une page
00:39:16réconversion de critiques
00:39:17et de reproches
00:39:18très très graves,
00:39:19très très graves
00:39:19à mon encombre.
00:39:21En tout cas,
00:39:21merci beaucoup.
00:39:22Donc, mon image a été
00:39:22ternie également,
00:39:23mais bon,
00:39:24ça,
00:39:24mon avocate
00:39:24s'occupera du reste.
00:39:25D'accord,
00:39:26merci beaucoup en tout cas,
00:39:27Xavier,
00:39:27pour votre témoignage.
00:39:29On suivra cette affaire
00:39:30bien entendu.
00:39:31Merci en tout cas
00:39:32d'avoir donné
00:39:34cette...
00:39:35la primeur
00:39:37à Sud Radio
00:39:38et vous restez avec nous.
00:39:40On fait une petite pause,
00:39:41on revient dans un instant
00:39:42avec le coup de gueule
00:39:43de Philippe David.
00:39:43Philippe ?
00:39:44Il est en train
00:39:45de se passer
00:39:45un nouveau coup d'État
00:39:46entre Strasbourg
00:39:47et Bruxelles
00:39:48et je parle bien
00:39:49de coup d'État.
00:39:50On en parle dans un instant,
00:39:51tout de suite.
00:39:55Sud Radio
00:39:56Sud Radio
00:39:56Parlons vrai
00:39:57Parlons vrai
00:39:58Sud Radio
00:39:59Parlons vrai
00:39:59Engagé,
00:40:00PEPOL,
00:40:00certifié,
00:40:01présente.
00:40:02Les vraies voix Sud Radio
00:40:0417h20,
00:40:05Philippe David,
00:40:06Cécile de Ménibus.
00:40:07Mais les gens se disent
00:40:08pourquoi est-elle
00:40:09si méchante ?
00:40:10Parce que...
00:40:11Vous avez traité
00:40:13de gras double
00:40:14tout à l'heure.
00:40:15Mon douillet,
00:40:17mon doudou.
00:40:18Ils sont gros,
00:40:18ils sont chauds.
00:40:19Il y en a qui cumulent.
00:40:23On aime le gras.
00:40:24Moi j'adore le gras.
00:40:25Il y a la poire au gras.
00:40:27On aime le gras.
00:40:28Les amis,
00:40:29arrêtez,
00:40:29on aime le gras
00:40:29mais ça dépend de vous
00:40:30quand même.
00:40:31Vous vous emballez pas non plus.
00:40:33Pas dans l'assiette.
00:40:36Philippe Bilger
00:40:36est avec nous aujourd'hui.
00:40:37Bruno Pommard,
00:40:38ancien membre du RET
00:40:38et maire de Belleflou
00:40:39et Mickaël Sadoun,
00:40:40chroniqueur politique
00:40:41et consultant en communication.
00:40:43Si vous avez une entreprise
00:40:44et que vous êtes en situation de crise,
00:40:46Mickaël Sadoun est là,
00:40:47vous l'appelez.
00:40:47Vous faites 3615.
00:40:49Il ne la croit pas.
00:40:51Il ne la croit pas.
00:40:51Il ne la croit pas.
00:40:52Il ne la croit pas.
00:40:52Il ne la croit pas en un an.
00:40:55Voilà,
00:40:56cet espace publicitaire
00:40:57vous a été offert par Sud Radio.
00:40:59Allez tout de suite,
00:40:59le coup de gueule de Philippe David.
00:41:00Les vrais voix Sud Radio.
00:41:02Pas content !
00:41:03Pas content !
00:41:04Le coup de gueule de Philippe David.
00:41:06Pas content !
00:41:06Comme d'habitude,
00:41:07je vais remettre le clocher
00:41:08au milieu du village
00:41:09et même de deux villages.
00:41:10Strasbourg,
00:41:11où siège le Parlement européen
00:41:12et Bruxelles,
00:41:13où siège la Commission européenne.
00:41:15Pourquoi Strasbourg et Bruxelles ?
00:41:17Parce qu'on a appris aujourd'hui
00:41:18que le Parlement européen
00:41:20voudrait confier à la Commission européenne
00:41:22un pouvoir de contrôle
00:41:23sur les exportations d'armement
00:41:26des pays de l'UE
00:41:27vers les pays tiers.
00:41:28Ainsi, Dassault,
00:41:29pour vendre des Rafales à l'Inde
00:41:31ou aux Émirats Arabes Unis,
00:41:32devrait attendre l'aval
00:41:33des technocrates de Bruxelles
00:41:35pour signer de nouveaux
00:41:36contrats d'armement.
00:41:37Sachant que les contrats d'armement
00:41:38prennent des années
00:41:39à être signés,
00:41:41croyez-vous que des pays étrangers
00:41:42engageraient des discussions
00:41:43avec des gens
00:41:44sous l'autorité de personnes
00:41:46qui n'ont pas les mêmes intérêts qu'eux ?
00:41:47Une situation aggravée
00:41:49par le fait que d'autres pays européens
00:41:51produisent des avions concurrents
00:41:53comme le Tornado,
00:41:54l'Eurofighter
00:41:55ou le Gripen
00:41:55et qu'ils ne nous feraient aucun cadeau
00:41:57sachant que dans ce domaine
00:41:59nous sommes seuls
00:42:00et que nous nous faisons concurrence.
00:42:02Mais cette manœuvre
00:42:03destinée à retirer
00:42:04toute souveraineté à la France
00:42:05dans ses exportations d'armement
00:42:07ne viendrait-elle pas d'outre-Rhin ?
00:42:10En effet,
00:42:11le projet d'avion de chasse du futur,
00:42:13le SCAF,
00:42:13a du plomb dans l'aile,
00:42:15l'Allemagne voulant s'accaparer
00:42:16le savoir-faire de Dassault,
00:42:18ce que Dassault ne veut absolument pas
00:42:19et avec raison.
00:42:20Quitte à être accusé de complotisme
00:42:22voire même de germanophobie,
00:42:24la question mérite à mon avis
00:42:25d'être posée tant cette concordance
00:42:27des temps pose question.
00:42:29Un tel changement de paradigme
00:42:30signifierait la mort
00:42:31de l'industrie d'armement française.
00:42:33Rappelons que la France
00:42:34est le second exportateur mondial
00:42:36d'armes derrière les USA,
00:42:37une industrie d'armement
00:42:38qui représente 5000 entreprises
00:42:39pour 210 000 emplois directs
00:42:41et indirects,
00:42:42la France représentant
00:42:43le quart des emplois
00:42:44dans ce secteur en Europe.
00:42:46Sur le Mercosur,
00:42:47la France n'a pu que subir
00:42:48après avoir transféré
00:42:50sa souveraineté,
00:42:51sacrifiant nos agriculteurs.
00:42:52Va-t-on encore abandonner
00:42:53un pan de souveraineté
00:42:54au nom du couple franco-allemand ?
00:42:56Je mets des guillemets.
00:42:57Couple au coussin
00:42:58duquel la France
00:42:59est la femme battue et trompée.
00:43:01Vu l'idéologie
00:43:02de nos gouvernants
00:43:03et de nos élites,
00:43:04je mets des guillemets
00:43:04à élite,
00:43:05on peut le craindre.
00:43:07Moi je suis tellement d'accord,
00:43:08l'Union Européenne
00:43:09est pour moi la chose
00:43:10qui a le plus affaibli
00:43:11la France
00:43:12sur les 40 dernières années
00:43:13et je pense très franchement,
00:43:15sans appeler nécessairement
00:43:16au Frexit,
00:43:17que les Français
00:43:17devraient vraiment
00:43:18se poser cette question
00:43:19de à quoi nous sert
00:43:20l'Union Européenne
00:43:21parce que je trouve
00:43:22que dans les sondages
00:43:23qui sont faits
00:43:25par les instituts
00:43:26ou dans le débat public
00:43:27ou dans les propos
00:43:28des hommes politiques,
00:43:29il y a une espèce d'évidence
00:43:30que l'Union Européenne
00:43:32est là de toute éternité
00:43:33et a vocation à rester.
00:43:34Je suis désolé de dire
00:43:35que c'est un objet politique
00:43:36comme un autre
00:43:37et on est en droit
00:43:38de se poser la question
00:43:38de savoir
00:43:39si on reste dedans ou pas.
00:43:40Vous avez évoqué,
00:43:41mon cher Philippe,
00:43:42à un moment donné,
00:43:43le tornado au poivre
00:43:44mais en réalité...
00:43:47Le tornado au poivre !
00:43:49Mais sérieusement,
00:43:54ça veut dire
00:43:55que la France,
00:43:56si je comprends bien,
00:43:57n'aurait pas le droit
00:43:58de vendre des armes
00:44:00sans avoir la veille
00:44:01de la commission européenne.
00:44:03C'est exactement ça.
00:44:04Et à partir de quand ?
00:44:06Ça, le Parlement européen
00:44:08l'a demandé.
00:44:09La France y était déjà opposée
00:44:10auparavant
00:44:11mais là,
00:44:12c'est le Parlement européen
00:44:12donc Strasbourg
00:44:13qui l'a demandé.
00:44:14C'est vraisemblable.
00:44:16Quand j'ai vu ça,
00:44:16moi je faisais des bons
00:44:17comme ça.
00:44:18Mais comme tu le disais,
00:44:19au niveau armement,
00:44:20on est très très bon
00:44:20au niveau technologique
00:44:21sur les chars,
00:44:22sur les droits.
00:44:23On va même acheter
00:44:25des chars allemands
00:44:26à priori.
00:44:26Oui, mais en attendant,
00:44:27on a toujours été
00:44:28à haut niveau.
00:44:29Le Rafale,
00:44:30évidemment,
00:44:31reste l'avion de référence.
00:44:32Vous savez que le Rafale
00:44:33remplace 6 ou 7 avions
00:44:35de combat classique,
00:44:36normalement.
00:44:37Il faut savoir que
00:44:37quand c'est tout,
00:44:38moi j'ai eu la chance,
00:44:39évidemment,
00:44:39parce que je suis proche
00:44:40de la famille,
00:44:41d'aller voir
00:44:41et d'aller visiter
00:44:43à Istres
00:44:44ces machinats,
00:44:45c'est formidable.
00:44:46Bon bref,
00:44:46je ne suis pas là
00:44:47pour faire la publicité
00:44:48pour Dassault
00:44:48mais pour autant,
00:44:49on a de la super technologie
00:44:50qu'on est incapable
00:44:51de garder
00:44:52mais on est en train
00:44:53de perdre l'agriculture.
00:44:54On l'a perdu déjà.
00:44:56Bientôt,
00:44:56ils vont s'occuper aussi
00:44:57de quelque chose
00:44:58qui marche bien en France,
00:44:59du tourisme et du luxe.
00:45:00Comme ça,
00:45:01ça sera complet,
00:45:03il faut savoir encore une fois
00:45:04que sur l'armement,
00:45:06on est...
00:45:06C'est ceux qui rapportent
00:45:07le plus de polluants
00:45:07à la France d'ailleurs.
00:45:08Ah bah on est encore
00:45:09excédentaires
00:45:10au niveau de la balance commerciale.
00:45:11Il n'y a plus que ça
00:45:12et le luxe,
00:45:12c'est l'aéronautique.
00:45:13Les bateaux de dernière technologie,
00:45:15le monde entier,
00:45:16vous les arrivez ?
00:45:16Mais évidemment,
00:45:17et les bateaux aussi.
00:45:18Le pire,
00:45:19c'est que ça dissuadera
00:45:20totalement les autres pays
00:45:21de négocier avec les Européens.
00:45:22Les Américains,
00:45:23ils vont aller vite.
00:45:23Les Américains,
00:45:24ils vont dire
00:45:24nous de toute façon,
00:45:25on a l'aval du gouvernement,
00:45:26savez-vous chez nous,
00:45:27ça ira plus vite.
00:45:28C'est complètement fou.
00:45:29C'est incroyable.
00:45:30On se fait un racquiri.
00:45:32Ah oui, c'est...
00:45:32Il faut qu'on se barre
00:45:33de l'Europe.
00:45:34Ah mais moi,
00:45:35je pense que la question
00:45:36doit être posée,
00:45:36sincèrement.
00:45:36Il faut qu'on se barre
00:45:37de l'Europe, franchement.
00:45:38Non mais franchement.
00:45:38Il n'y a plus rien à faire.
00:45:39On est gérés que par des technos
00:45:40qui gagnent aussi
00:45:41ceux-là très très bien
00:45:42leur vie là-bas.
00:45:43Et qui ne veulent pas
00:45:43du bien à la France.
00:45:44Ah bah surtout pas.
00:45:44Non, non,
00:45:45ils veulent gérer tout surtout.
00:45:46C'est même pas les élus,
00:45:48ce sont les technos,
00:45:56je me rends compte
00:45:57que pour vous
00:45:57c'est un défouloir
00:45:59cette émission.
00:46:00Ah oui, ça y va.
00:46:01Ça y va.
00:46:02Philippe, il est assez mesuré.
00:46:03Excusez-moi,
00:46:04ça y va en rafale.
00:46:05Ah oui, c'est pas mal.
00:46:06C'est pas un mirage
00:46:07cette émission.
00:46:07Sur l'Union Européenne,
00:46:09Philippe Bilger
00:46:09n'est jamais...
00:46:11Oui, il n'aurait pas.
00:46:12Il ne croyait pas
00:46:13que c'est de la monération,
00:46:14parfois c'est de l'ignorant.
00:46:18Pourquoi parfois ?
00:46:19Allez,
00:46:20il y avait une image
00:46:22de Philippe Bilger.
00:46:23Je suis un peu déçu.
00:46:24Restez avec nous
00:46:24dans un instant
00:46:25de la question du soir
00:46:26avec la France
00:46:27qui cultive une image
00:46:28enviée de qualité de vie.
00:46:29Pourtant, le quotidien
00:46:30et les perspectives
00:46:30interrogent toujours un peu
00:46:32avec cette question du jour
00:46:33de façon générale.
00:46:35Estimez-vous
00:46:35qu'il fait bon vivre en France ?
00:46:36Eh bien, pour le moment,
00:46:37c'est bizarre
00:46:38puisque vous êtes minoritaire
00:46:39à dire qu'il fasse bon vivre
00:46:41en France
00:46:41puisque vous êtes...
00:46:42Attendez,
00:46:43le sondage a disparu.
00:46:44Vous étiez tout à l'heure
00:46:4562%.
00:46:46Puisque vous allez pouvoir,
00:46:47si vous êtes tiré au sort,
00:46:49rencontrer Antoine Dupont.
00:46:51Et ça, c'est cool.
00:46:51On va en parler
00:46:52avec Alex Briam
00:46:53tout à l'heure
00:46:54aux alentours de 19h.
00:46:5519h.
00:46:56Ça a changé.
00:46:56C'était tout à l'heure.
00:46:57Là, c'est 77%
00:46:58qui disent non.
00:46:59Pardon, 62%
00:46:59c'était au début de l'émission.
00:47:00Avec Antoine Dupont, non ?
00:47:01Non, non.
00:47:01D'accord.
00:47:04Sudradio.
00:47:05Parlons vrai.
00:47:05Parlons vrai.
00:47:06Sudradio.
00:47:07Parlons vrai.
00:47:08Philippe David.
00:47:09Cécile de Ménibus.
00:47:10Et c'est comme les fingers
00:47:12cette émission.
00:47:13C'est toujours trop court.
00:47:16Quel rapport à les fingers ?
00:47:18C'est trop court les fingers.
00:47:19Vous n'avez pas la référence
00:47:19de la pub ?
00:47:20La ref.
00:47:20Vous êtes un intellectuel,
00:47:23vous ne connaissez pas
00:47:23les plus populaires.
00:47:25Exactement.
00:47:26Les fingers,
00:47:27comme les gâteaux,
00:47:27il faudrait les avoir plus long.
00:47:29Je connais.
00:47:29Non, ça c'est les raiders.
00:47:32Cette émission permet aux gens
00:47:34de progresser.
00:47:35La preuve, désormais,
00:47:36vous êtes un intellectuel
00:47:38d'après Mickaël Sadoui.
00:47:39Oui, bien sûr.
00:47:40Vous l'avez analysé
00:47:40depuis l'émission.
00:47:41Vous ne connaissez pas
00:47:41la culture populaire,
00:47:43les pubs de gâteaux,
00:47:44tout ça.
00:47:45Je ne vous connais pas.
00:47:46Autant vu son physique,
00:47:47il a dû en bouffer.
00:47:50Philippe Léger est avec nous
00:47:52alors qu'il est fiselé.
00:47:54Il est fiselé.
00:47:56Respectez les élus.
00:47:57Je suis un élu de la République,
00:47:58je vous rappelle.
00:47:58Mais quel rapport là ?
00:47:59Tout simplement
00:48:00parce que vous êtes en train
00:48:01de me casser là.
00:48:02C'est vrai.
00:48:03Tu as une écharpe ?
00:48:05Oui, je l'ai.
00:48:05Je pourrais venir avec.
00:48:06J'ai même ma carte de maire.
00:48:07Vous voulez la voir ?
00:48:08J'aimerais bien.
00:48:09Elle est là.
00:48:09Monsieur le maire.
00:48:10Monsieur le maire.
00:48:10Vous appelez monsieur le maire.
00:48:11Merci.
00:48:12Ça fait plaisir.
00:48:13Bruno.
00:48:13C'est marrant
00:48:13parce qu'il s'appelle
00:48:14Bruno le maire.
00:48:15Oui, d'accord.
00:48:17Bien joué.
00:48:17Elle était pas mal.
00:48:19Non, elle était pas mal.
00:48:19Je vais le présenter
00:48:20à la mairie de Paris.
00:48:21Peut-être que je peux
00:48:21le faire l'annonce ou pas ?
00:48:22Absolument, vous pouvez.
00:48:24C'est pas rigolo
00:48:25mais c'est malin.
00:48:25Oh, c'est beau.
00:48:29Il est gentil, Mickaël.
00:48:30Ça donne toujours
00:48:30le côté positif.
00:48:32Chroniqueur politique
00:48:33et consultant
00:48:34en communication
00:48:35pour toutes les entreprises
00:48:36en crise.
00:48:38Appelez-moi.
00:48:39Appelez-moi.
00:48:42Appelez-moi.
00:48:440826 300 300.
00:48:45La question du soir,
00:48:46c'est tout de suite.
00:48:47Je suis à la tête
00:48:47d'un État
00:48:48qui est en situation
00:48:49de faillite
00:48:49sur le plan financier.
00:48:50L'argent ne fait pas
00:48:51le bonheur
00:48:52mais on est tout de même
00:48:53bien contents
00:48:53d'en avoir.
00:48:54Mes chers compatriotes,
00:48:56au moment où je m'exprime,
00:48:58des attaques terroristes
00:49:00d'une ampleur
00:49:00sans précédent
00:49:01sont en cours
00:49:03dans l'agglomération parisienne.
00:49:05C'est une horreur.
00:49:06On était heureux
00:49:07parce qu'on était ensemble.
00:49:09Comment on n'a plus oublié ça ?
00:49:10J'ai décidé
00:49:11de renforcer encore
00:49:13les mesures
00:49:13pour réduire
00:49:14nos déplacements
00:49:16et nos contacts.
00:49:17Parce que nous vivons
00:49:17plus longtemps,
00:49:18il nous faudra
00:49:19travailler plus longtemps
00:49:20et partir à la retraite
00:49:21plus tard.
00:49:22Alors,
00:49:23heureux !
00:49:23On parle beaucoup
00:49:27de l'intelligence
00:49:28sur ce plateau
00:49:29mais il y a une grande
00:49:30intelligence aussi en régie.
00:49:32C'est excellent
00:49:32et il résume bien
00:49:35le sujet en fait.
00:49:36C'est vrai.
00:49:37On a de très bonnes équipes
00:49:39à Sud Radio.
00:49:40Il y a des démagogues
00:49:41ici.
00:49:43C'est intelligent,
00:49:44je trouve que le sujet
00:49:45est bien résumé
00:49:45déjà dans le lancement.
00:49:46On a du talent,
00:49:47Jérémy au standard
00:49:48avec bien entendu
00:49:49Maxime
00:49:49et puis derrière
00:49:51que vous connaissez
00:49:51Antoine
00:49:52et puis François-Louis
00:49:53avec Philippe.
00:49:54Pourquoi il y cache
00:49:55derrière les deux autres ?
00:49:56Parce qu'ils sont...
00:49:56Et Antonin en web.
00:49:58Et Antonin en physique.
00:49:59Les amis,
00:50:01les amis,
00:50:01de façon générale,
00:50:02estimez-vous
00:50:03qu'il fait bon vivre
00:50:04en France
00:50:04à cette question ?
00:50:05Vous dites non
00:50:06à 75%.
00:50:07Vous voulez réagir
00:50:08le 0, 826,
00:50:09300, 300.
00:50:10Moi, je trouve
00:50:11que vous êtes un peu
00:50:11tristounes quand même.
00:50:12Oui, justement,
00:50:13on a une réaction.
00:50:14Marine est avec nous.
00:50:15Bonsoir Marine,
00:50:16bienvenue sur Sud Radio.
00:50:17On est ravies
00:50:17de vous accueillir.
00:50:19Merci.
00:50:19Bonjour,
00:50:20Cécile et bonjour Philippe.
00:50:21Bonjour tout le monde.
00:50:22Bonjour,
00:50:23Jolie du Sud.
00:50:24Estimez-vous
00:50:24qu'il fait bon vivre
00:50:25en France, Marine ?
00:50:26Alors, moi,
00:50:27je trouve
00:50:28qu'il fait bon vivre
00:50:30en France.
00:50:31Je trouve que la France
00:50:32est, sincèrement,
00:50:33c'est vrai,
00:50:33un pays formidable.
00:50:35Autant sur le plan culturel,
00:50:37parce qu'elle possède
00:50:38une histoire riche,
00:50:39elle est avec un passé
00:50:41qui est profondément ancré.
00:50:42Et c'est un pays aussi,
00:50:44on parle de la gastronomie.
00:50:46Et rien que pour cela,
00:50:47j'ai envie de dire,
00:50:49c'est difficile de rêver
00:50:50mieux quand même.
00:50:51Et puis, je ne sais pas,
00:50:53je me dis,
00:50:55la diversité et la beauté
00:50:57de tous les paysages
00:50:58que l'on a en France,
00:50:59que ce soit à la mer,
00:51:00à la montagne.
00:51:01Après, c'est vrai
00:51:02que j'ai de la chance aussi
00:51:02de vivre entre la mer
00:51:04et la montagne.
00:51:05Mais voilà,
00:51:06et puis on a de nombreux,
00:51:08nombreux...
00:51:08Vous êtes d'où, Marine ?
00:51:09Vous êtes d'où ?
00:51:10De Narbonne.
00:51:11Oh !
00:51:12Le même département
00:51:14que Bruno Pommard,
00:51:15ça mérite de signaler.
00:51:15Exactement, Delos.
00:51:16Exactement.
00:51:18Voilà,
00:51:18et puis on a de nombreux avantages
00:51:19par rapport à d'autres pays,
00:51:21notamment la sécurité sociale
00:51:22qui nous permet quand même
00:51:24d'avoir accès
00:51:25à des soins médicaux gratuits
00:51:27ou presque gratuits.
00:51:29Et c'est vrai que...
00:51:29Pas tout à fait gratuit,
00:51:30mais bon.
00:51:31Pas tout à fait,
00:51:31mais voilà.
00:51:32Et de me dire que,
00:51:33c'est vrai que je ne comprends pas
00:51:34les gens qui souhaitent
00:51:36quitter la France.
00:51:38J'ai pu voyager
00:51:39et je me suis dit
00:51:40qu'on est quand même bien ici.
00:51:42En tout cas,
00:51:42c'est un très joli témoignage.
00:51:4530 ans, Marine,
00:51:46donc ça veut dire que,
00:51:47voilà,
00:51:48dans un âge
00:51:48où elle a eu le temps
00:51:49de vivre et de...
00:51:51Voilà,
00:51:51c'est plutôt
00:51:52les vieux ronchons
00:51:53qui ne sont pas contents.
00:51:53Non,
00:51:55tu me regardes
00:51:56en disant ça ?
00:51:56Non, mais je suis bien.
00:51:58Ça me fait vachement plaisir
00:52:00quand il le faut.
00:52:01Non, c'est parce que je louche.
00:52:03Tous en même temps,
00:52:04donc c'est compliqué.
00:52:05Je l'aime, Marine,
00:52:06parce qu'elle est jeune,
00:52:07elle est enthousiaste,
00:52:08elle a envie que...
00:52:10Et elle est haudoise.
00:52:10Et elle est haudoise.
00:52:11Et elle est haudoise,
00:52:12alors en plus.
00:52:13Elle obéit aux doigts vers l'œil.
00:52:18Ah ouais.
00:52:20Bravo.
00:52:21Non, mais Marine, bravo.
00:52:22Oui, Marine.
00:52:24Non, mais je crois
00:52:25que ce que dit Marine,
00:52:26c'est très juste.
00:52:27Quand on a voyagé,
00:52:27on voit qu'en France,
00:52:28on a quand même
00:52:29une chance extraordinaire.
00:52:30On a un système de santé
00:52:31qui est quand même très bon.
00:52:32Alors nonobstant
00:52:33tous ces défauts,
00:52:33ce qu'il faut avoir, etc.
00:52:35Mais on est un pays
00:52:35qui a des paysages
00:52:36absolument magnifiques,
00:52:37une diversité
00:52:38de paysages magnifiques,
00:52:40une culture
00:52:41bimillénaire quand même.
00:52:42Parce que la France,
00:52:43n'en déplaise à certains,
00:52:43elle ne commence pas
00:52:44en 1789.
00:52:46Bimillénaire ?
00:52:46Bimillénaire,
00:52:47mais plus de 2000 ans.
00:52:47Il a encore appris un mot.
00:52:49Là où Marine
00:53:00m'intéresse beaucoup,
00:53:03c'est qu'elle constère
00:53:05qu'il fait bon vivre
00:53:06en France
00:53:06à partir d'une approche
00:53:08admirative
00:53:09de la France globale.
00:53:11Alors que
00:53:12si on posait la question,
00:53:14je dirais,
00:53:15bien sûr,
00:53:16il fait bon vivre
00:53:17en France
00:53:18pour moi
00:53:19et mon entourage
00:53:20parce que
00:53:21nous considérons
00:53:23que notre bonheur
00:53:24ne dépend pas
00:53:25des conditions
00:53:26géopolitiques
00:53:27ni nationales
00:53:29ni économiques.
00:53:30Je crois que
00:53:31pour certains,
00:53:32le malaise
00:53:33vient du fait
00:53:34qu'ils assimilent
00:53:35radicalement
00:53:36leur vie
00:53:37personnelle
00:53:38et familiale
00:53:39à l'état calamiteux
00:53:41de la France
00:53:41aujourd'hui.
00:53:42Oui, c'est...
00:53:42Pour moi,
00:53:44le bon vivre,
00:53:44c'est un peu
00:53:45tout ce qui relève
00:53:45de ce qui ne s'achète pas.
00:53:47Donc c'est la qualité
00:53:47des paysages,
00:53:48la culture,
00:53:49l'ambiance,
00:53:50le caractère des gens.
00:53:52Moi,
00:53:53quand j'entends
00:53:53quelqu'un comme Marine,
00:53:55j'adore entendre ça,
00:53:56cette positivité,
00:53:57cette optimisme,
00:53:59cette entrain,
00:53:59cette enthousiasme.
00:54:00Je suis Marine.
00:54:01Franchement.
00:54:03Attention.
00:54:04Il y aura certainement
00:54:05une vague
00:54:05bleu-marine.
00:54:07Non, non, non.
00:54:10Mais pas dans ce sens-là.
00:54:12Je suis Marine
00:54:13de l'Aude.
00:54:14Elle a des gens
00:54:15d'armes.
00:54:15Elle a comme Reda.
00:54:17Je n'ai même pas
00:54:17percuté ce que je viens de dire.
00:54:19Je ne suis pas un idolâtre
00:54:21des États-Unis,
00:54:22mais s'il y a une qualité
00:54:23qu'ont les Américains,
00:54:24c'est cet enthousiasme,
00:54:25c'est l'optimisme,
00:54:26ça donne envie
00:54:27de faire des choses.
00:54:28Le patriotisme,
00:54:29évidemment.
00:54:29Le sentiment de fraternité,
00:54:31c'est-à-dire que vous croisez
00:54:32un Français dans la rue,
00:54:33comprendre que d'une manière
00:54:34ou d'une autre,
00:54:34peu importe les séparations
00:54:36politiques, culturelles,
00:54:37il est un peu votre semblable
00:54:38et vous partagez
00:54:38quelque chose avec lui.
00:54:40Déjà, ça, je trouve
00:54:40que ça crée une ambiance
00:54:41de cohésion dans le pays.
00:54:43Moi, je vais vous dire,
00:54:44je connais très bien
00:54:45un pays qui est Israël
00:54:46dans lequel il y a
00:54:47vraiment ce sentiment.
00:54:48C'est-à-dire,
00:54:49on est lié par un destin commun
00:54:50et rien que ça,
00:54:51ça vous donne une impression
00:54:52de solidarité
00:54:53et pourtant,
00:54:53il n'y a pas la même
00:54:54sécurité sociale qu'ici.
00:54:55Mais ça vous donne
00:54:55une impression de solidarité,
00:54:57de fraternité du quotidien.
00:54:58S'il vous arrive quelque chose,
00:55:00quelqu'un sera derrière vous.
00:55:01Vous ne vous inquiétez pas,
00:55:01on est ensemble.
00:55:02Je trouve que c'est ça
00:55:03qui crée une ambiance.
00:55:04C'est la menace
00:55:04qui crée l'unité.
00:55:05C'est vrai.
00:55:10Je suis toujours très étonnée
00:55:11parce que je croise quelqu'un,
00:55:14pas toutes les personnes
00:55:15dans la rue,
00:55:15mais quand c'est la nuit,
00:55:16je dis bonjour,
00:55:17bonsoir.
00:55:18Quand je rentre
00:55:19dans un ascenseur,
00:55:20je dis bonjour.
00:55:22Les gens ont du mal
00:55:24à répondre.
00:55:25Ça, c'est très très bien.
00:55:26On a l'impression...
00:55:26Vous venez à Narbonne,
00:55:27on ne répond pas.
00:55:28Mais Marie,
00:55:30je connais bien Toulouse,
00:55:31j'y ai vécu 25 ans.
00:55:33À Toulouse,
00:55:33vous montez dans le bus,
00:55:34vous dites bonjour,
00:55:36vous dites bonjour
00:55:36au chauffeur
00:55:37et les gens vous répondent bonjour
00:55:38et quand vous partez,
00:55:39vous dites au revoir
00:55:40du bus.
00:55:41C'est sympa.
00:55:42Il y a une chose
00:55:43à rajouter quand même
00:55:44les amis
00:55:44et que vous n'avez pas ici
00:55:45parce que vous êtes les parisiennes.
00:55:47Nous, on est du sud
00:55:47avec Marine.
00:55:48On n'est pas parisiennes,
00:55:48on est partout, nous.
00:55:49Nous, on a le soleil
00:55:50en plus là-bas en bas.
00:55:51Tout à l'intérieur
00:55:52à sa épreuve.
00:55:53Je trouve que c'est énorme ça.
00:55:55Bien sûr, bien sûr.
00:55:56Pour moi, c'est énorme.
00:55:57Après, chacun ses goûts
00:55:58mais pour moi,
00:55:58la qualité de vie
00:55:59quand il y a le soleil...
00:55:59On est grécheux
00:56:00quand tu dis 76% ?
00:56:01Oui, 75%.
00:56:03On est grécheux.
00:56:04Marine,
00:56:05vous pouvez dire
00:56:10et sur la discrétion,
00:56:13vous faites quoi dans la vie ?
00:56:14Parce que si vous vous dites
00:56:15j'ai gagné à l'euro-million
00:56:16et donc je vis très heureux...
00:56:18Je suis la fille
00:56:19de Jeff Bezos.
00:56:22Dans ces cas-là,
00:56:22ce sera une Amazone.
00:56:25Je suis rentière.
00:56:26J'ai épousé un monsieur
00:56:27de 90 ans.
00:56:30Vous avez bien raison, Marine.
00:56:31C'est bon,
00:56:31Jean-Pierre.
00:56:32Ça, c'est malin.
00:56:33Allez, Maline.
00:56:34Je travaille à l'INRAE.
00:56:36Oui.
00:56:37C'est l'Institut national
00:56:39de la recherche...
00:56:40Agronomique ?
00:56:40Agronomique, oui.
00:56:42Et je suis gestionnaire.
00:56:44Ah, c'est génial.
00:56:46Mais Marine,
00:56:46vous avez 30 ans,
00:56:48comme moi.
00:56:48Oui.
00:56:49Vous êtes intelligente,
00:56:50vous êtes enthousiaste,
00:56:50vous avez toutes les qualités.
00:56:51Venez sur Paris.
00:56:53En clair,
00:56:54c'est ce que ça veut dire.
00:56:56Épousez-moi.
00:56:56Je sais plus à quel point
00:56:57il est en bonne communication.
00:57:00Mais on se dit
00:57:00que l'amour est aveugle
00:57:02mais que le mariage
00:57:03lui rend l'avoue.
00:57:07Il est malin.
00:57:08Elle a relancé,
00:57:09il fait très très beau.
00:57:10C'est moi qui viendrai
00:57:13sur Narbonne.
00:57:14Depuis 5 demi-heure
00:57:15du Cap d'Ague,
00:57:16vous pourrez aller voir
00:57:16Bilger l'été.
00:57:18Je vais aller le visiter.
00:57:20Oh là là là là.
00:57:21Mais tu as le droit.
00:57:24Il va me faire découvrir
00:57:25les ambiances
00:57:26dont il y a le secret.
00:57:27Mais vous savez que...
00:57:28Alors, je fais une petite
00:57:28tendance,
00:57:29mais ma mère croit vraiment
00:57:31Philippe David
00:57:31quand il dit ça
00:57:32sur Philippe.
00:57:32Il est déjà.
00:57:34Mais disait alors,
00:57:34Bilger sera vraiment
00:57:35au Cap d'Ague.
00:57:36Il organise des déplacements
00:57:37tous les ans.
00:57:38Et pourtant,
00:57:38votre mère est une femme
00:57:40exceptionnelle.
00:57:42Mais ça se trouve,
00:57:42mais Philippe Bilger,
00:57:44vous vous rendez compte
00:57:45que peut-être,
00:57:46il y a quelqu'un
00:57:46qui vous ressemble
00:57:47au Cap d'Ague
00:57:48et qui se fait passer pour vous.
00:57:51Parce que c'est possible.
00:57:52dans le plus simple appareil
00:57:54ou à dire...
00:57:56C'est le jumeau maléfique
00:57:57de Philippe Bilger.
00:57:58Non, mais je pense
00:57:58qu'il y a des gens
00:57:59qui seraient capables
00:57:59de faire ça.
00:58:00Dans le plus simple appareil,
00:58:01je suis incomparable.
00:58:05Il n'a pas de sosie.
00:58:06Oh non, non.
00:58:08Cette émission,
00:58:09ils ne sont qu'unités.
00:58:11Voilà.
00:58:12Marine,
00:58:12vous avez illuminé
00:58:14cette émission.
00:58:15Merci.
00:58:16Merci à vous.
00:58:17Vous illuminez
00:58:18mes soirées aussi.
00:58:19Oh, je dis bravo Marine.
00:58:21Bravo.
00:58:22On parlait de bon vivre
00:58:26et de qualité de vie.
00:58:27C'est aussi l'humour,
00:58:28la galéjade,
00:58:28le kiff.
00:58:29C'est ça.
00:58:29La galéjade.
00:58:30La galéjade, oui.
00:58:31Tu peux le noter
00:58:31avec guilleminer.
00:58:32Marine, c'est terrible.
00:58:33On n'a plus envie
00:58:34de vous quitter
00:58:34mais malheureusement,
00:58:35on va être obligés
00:58:35de le faire.
00:58:37On arrive à Narbonne.
00:58:39Venez nous voir
00:58:40quand vous voulez.
00:58:41Merci en tout cas.
00:58:41On vous souhaite
00:58:42une belle année
00:58:43et vous la méritez tant.
00:58:44Allez, dans un instant,
00:58:45un de nos honiteurs
00:58:46sera nommé ministre
00:58:47et puis le qui sait qui
00:58:48qui l'a dit.
00:58:49Des vraies voix du jour.
00:58:50Attention, ça peut être très drôle.
00:58:53On n'est pas à l'abri
00:58:54d'une rigolade.
00:58:54A tout de suite.
00:58:56Sud Radio.
00:58:56Sud Radio.
00:58:57Parlons vrai.
00:58:58Parlons vrai.
00:58:58Sud Radio.
00:58:59Parlons vrai.
00:59:00Au 17h20,
00:59:01Philippe David,
00:59:02Cécile de Ménibus.
00:59:04Je ne sais pas pourquoi
00:59:05mais j'ai peur
00:59:05qu'avant la fin de l'émission,
00:59:07il faille que nous mettions
00:59:08un carré blanc.
00:59:09Je ne sais pas pourquoi.
00:59:10Philippe Bilger est avec nous.
00:59:12Bruno Pommard,
00:59:13ancien membre du Red
00:59:13et maire de Belle Floue.
00:59:14Mickaël Sadoun,
00:59:15chroniqueur politique
00:59:16et consultant de crise
00:59:18de communication pour vous.
00:59:190826 300 300,
00:59:21vous pouvez l'appeler
00:59:22immédiatement.
00:59:23Si vous avez un robinet
00:59:25ou je ne sais pas,
00:59:26un fréquent
00:59:27qui ne fonctionne pas,
00:59:28une fuite.
00:59:28N'importe quoi,
00:59:29je fais tout,
00:59:29la distraction.
00:59:30Je fais tout,
00:59:30tous les tracons.
00:59:31Vous connaissez à fond
00:59:32l'affaire des fuides d'ailleurs.
00:59:34Ah oui,
00:59:34pas mal.
00:59:34On s'était sous la 4ème république ça.
00:59:37Et donc,
00:59:37chers amis,
00:59:38si vous étiez ministre,
00:59:39c'est maintenant.
00:59:40Les vraies voix sud radio,
00:59:43si j'étais ministre.
00:59:44Qu'est-ce que je vais devenir ?
00:59:45Je suis ministre,
00:59:46je ne sais rien faire.
00:59:48Et si vous étiez ministre de la culture,
00:59:50par exemple,
00:59:51et ce soir est nommé ministre Thomas de Toulouse
00:59:54qui est avec nous.
00:59:55Monsieur le ministre,
00:59:55bonsoir.
00:59:56Bonsoir,
00:59:57chers agents du ministère de la culture,
00:59:59bonsoir.
01:00:03En tant que ministre,
01:00:05quelles seraient vos premières mesures ?
01:00:09Je vais dire décision.
01:00:10Merci beaucoup de m'aider.
01:00:11Je n'ai pas de vocabulaire ce soir.
01:00:13Eh bien,
01:00:14je vais tout vous dire.
01:00:15Mon programme pour ce ministère,
01:00:17au premier,
01:00:17pourtant,
01:00:18il va s'orienter autour de deux axes.
01:00:19La rigueur et la solidarité.
01:00:21D'accord.
01:00:22J'ai trois mesures phares,
01:00:23ok ?
01:00:23La première,
01:00:25c'est limoger la direction.
01:00:26Alors attendez,
01:00:27je dis mes mesures.
01:00:28C'est démarreur.
01:00:29Et ensuite,
01:00:29j'explique.
01:00:31La première,
01:00:31c'est limoger la direction du Louvre
01:00:33suite à son combrie rouge.
01:00:34Oui, bravo.
01:00:35La deuxième,
01:00:36la réorganisation
01:00:37et la réévaluation
01:00:38des subventions
01:00:39aux services publics culturels.
01:00:41Et la troisième,
01:00:42qui touchera la solidarité,
01:00:44entrer au musée à 1 euro
01:00:45pour les personnes
01:00:46avec des revenus modestes.
01:00:48Maintenant,
01:00:48si vous me permettez,
01:00:49je vais détailler brièvement.
01:00:50Allez-y.
01:00:51Donc,
01:00:52pour le point numéro 1.
01:00:52J'adore.
01:00:54Voilà.
01:00:54Il est grand temps
01:00:55que les gens dans ce pays
01:00:56prennent des responsabilités,
01:00:58leurs responsabilités.
01:00:58D'accord.
01:00:59Voilà.
01:00:59Et il y a clairement
01:01:01eu des manques
01:01:01sur la gestion de la sécurité
01:01:03et la direction,
01:01:04pour moi,
01:01:04du musée
01:01:05et celle de la sécurité.
01:01:06Je dois rendre des comptes.
01:01:08Et comme vous dites
01:01:08si bien dans l'émission,
01:01:10à fuera.
01:01:13C'est le secte,
01:01:14ce truc.
01:01:15Enhorabuena.
01:01:16Le deuxième point,
01:01:18si je peux continuer,
01:01:19c'était sur la...
01:01:20La réorganisation.
01:01:22La réorganisation
01:01:22et révaluation
01:01:23des subventions.
01:01:25Si vous voulez,
01:01:26je vais,
01:01:26comment je veux dire ça,
01:01:27revoir en profondeur
01:01:29les subventions
01:01:29qui sont accordées
01:01:30aux services publics
01:01:31culturels,
01:01:32notamment à France Info,
01:01:34pardon,
01:01:34à France Télévisions
01:01:35et Radio France.
01:01:36D'accord.
01:01:36Parce que pour moi,
01:01:37le service public,
01:01:38il n'a pas une vocation
01:01:39à devenir une machine idéologique,
01:01:42au moins walkiste
01:01:43ou communautaire,
01:01:45financée en plus
01:01:46sur les impôts des Français.
01:01:47Donc,
01:01:47je vais vous dire quelque chose.
01:01:48On ne peut pas,
01:01:50je pense,
01:01:50vivre de l'argent public
01:01:52et passer son temps
01:01:53à cracher sur la France.
01:01:54Si on vit des subventions,
01:01:55on est en quelque sorte,
01:01:56comment dire,
01:01:57un fonctionnaire.
01:01:58Et quand on est fonctionnaire,
01:01:59on respecte la République
01:02:01et on respecte
01:02:02les valeurs de la France.
01:02:03D'accord.
01:02:04Troisième point.
01:02:06Ouais.
01:02:06Donc, du coup,
01:02:07l'entrée au musée
01:02:08donc à 1 euro
01:02:09pour des personnes
01:02:10avec des revenus modestes.
01:02:12On arrive à envoyer
01:02:13des prisonniers au musée.
01:02:15Donc,
01:02:15je ne vois pas pourquoi
01:02:16on ne pourrait pas
01:02:17permettre
01:02:18l'accessibilité au musée
01:02:19aux personnes
01:02:20à faible revenu.
01:02:21Et pour ceux
01:02:22qui vont me dire
01:02:22oui,
01:02:22ce n'est pas possible,
01:02:23comment on va faire,
01:02:24comment on va s'y prendre,
01:02:25sachez qu'on a créé
01:02:26France Connect
01:02:27et on pourrait très bien
01:02:28imaginer une liaison
01:02:29entre le ministère
01:02:30de l'économie,
01:02:31des finances
01:02:31et le ministère
01:02:32de la culture
01:02:32avec une plateforme
01:02:34où les gens,
01:02:35suivant leur revenu,
01:02:35pourraient prendre
01:02:37un ticket pour un musée,
01:02:38pour amener leurs enfants
01:02:39au musée.
01:02:39Alors,
01:02:40on va faire réagir
01:02:41en milieu.
01:02:42On va faire réagir
01:02:43aussi les bilgements.
01:02:43Je trouve,
01:02:44et là,
01:02:45on ne fait pas d'ironie
01:02:46parce que c'est une séquence
01:02:48formidable dans les vrais voix.
01:02:51J'approuve les trois mesures
01:02:53proposées par notre ministre
01:02:55de la culture.
01:02:57Moi,
01:02:58la première est tout à fait fondamentale.
01:03:02Quand on a échoué,
01:03:03on est responsable
01:03:04et on s'en va.
01:03:06Deuxième élément,
01:03:07d'une certaine manière,
01:03:08l'audiovisuel public,
01:03:11comme le disait Georges Pompidou,
01:03:13c'est la voix de la France,
01:03:14on ne crache pas sur elle.
01:03:16Et dernier élément,
01:03:17je vois avec plaisir
01:03:18qu'il a écouté
01:03:19mon indignation
01:03:21de tout à l'heure.
01:03:22C'est tout à fait
01:03:23ce que mes chroniqueurs
01:03:25ont mis
01:03:25qui n'ont pas le même sens
01:03:27de la dignité sociale.
01:03:31Un euro le plus.
01:03:32C'est très juste.
01:03:33Pourquoi pas ?
01:03:34Michael,
01:03:35rapidement,
01:03:35parce qu'on a pu le coton.
01:03:36J'aime bien ce programme.
01:03:38Toutefois,
01:03:38cher ministre,
01:03:39je voulais savoir
01:03:40éventuellement
01:03:41le coût d'évaluation,
01:03:42enfin l'évaluation plutôt,
01:03:43du coup,
01:03:44de la troisième mesure,
01:03:47parce que musée
01:03:47à un euro pour tous,
01:03:49ça exige évidemment
01:03:50des moyens supplémentaires.
01:03:51C'est une milliardeté,
01:03:52maintenant qu'on connaît
01:03:53les talents
01:03:54de nos amis,
01:03:55comment dire,
01:03:56au ministère de l'économie,
01:03:58sur une plante
01:03:58de 1 ou 2 milliards.
01:04:00Oui,
01:04:00mais visiblement,
01:04:01il veut récupérer
01:04:02les allocations louées
01:04:03à France Télévisions,
01:04:04donc il y aura d'urgence.
01:04:05Ah oui, ça,
01:04:05vous avez raison,
01:04:05ça ne peut être pas mal.
01:04:06Il n'y a pas quelque chose
01:04:07d'ajouter,
01:04:07seulement que la culture,
01:04:08c'est très important
01:04:09dans notre pays,
01:04:09ça doit faire partie
01:04:11même des priorités
01:04:12et puis permettre aux gens
01:04:13de pouvoir aller dans les musées,
01:04:14visiter et à bas prix,
01:04:15évidemment,
01:04:16ça permet à tous
01:04:16d'accéder à ça
01:04:18et donc c'est formidable,
01:04:18il faut qu'on le fasse élire,
01:04:20enfin élire,
01:04:20qu'on le nomme ministre.
01:04:21Moi, je dis bravo à Thomas,
01:04:23c'est un excellent
01:04:23ministre de la Culture
01:04:24et pour oser le critiquer,
01:04:26monsieur le ministre,
01:04:27Thomas,
01:04:27et pour le critiquer,
01:04:28il faudrait être
01:04:29très mauvaise langue.
01:04:31Oh !
01:04:31Langue, langue.
01:04:32Langue ministre de la Culture.
01:04:34Ah oui.
01:04:35Ah, j'ai compris ça.
01:04:35Ok, allez.
01:04:36Mais il vous attendait
01:04:38avec tellement d'impatience.
01:04:40Il faut la lui donner.
01:04:42Oui, mais vous n'avez pas compris,
01:04:43moi j'ai compris tout de suite.
01:04:44Michael, par exemple,
01:04:45n'a pas compris tout de suite.
01:04:47Excusez-moi,
01:04:48cette chute est navrante.
01:04:52On était tellement bien parti
01:04:53avec vous, monsieur le ministre.
01:04:54En tout cas,
01:04:55monsieur le ministre de la Culture,
01:04:56nous vous adoubons.
01:04:57Oh, comme c'est bien dit.
01:04:59Adou.
01:04:59Bravo.
01:05:03Notez, notez,
01:05:04j'en ai noté les mots aujourd'hui.
01:05:06Pardon,
01:05:06bonjour Thomas.
01:05:07Très court.
01:05:07Si je pourrais rajouter
01:05:08quelque chose concernant
01:05:09la troisième mesure,
01:05:11la culture,
01:05:12c'est notre patrimoine,
01:05:13c'est notre héritage.
01:05:14Il faut vraiment
01:05:15permettre au plus de monde
01:05:17le fait.
01:05:17Il faut vraiment
01:05:18que l'actualité
01:05:19au musée,
01:05:21à notre culture,
01:05:21à notre héritage
01:05:22soit démarrage.
01:05:23Vous avez bien raison.
01:05:24Bravo, monsieur le ministre.
01:05:24Bravo.
01:05:25Merci beaucoup, monsieur le ministre.
01:05:26Allez, tout de suite,
01:05:29que des intellectuels.
01:05:30Le qui sait qui,
01:05:31qu'il a dit.
01:05:31Les vrais voix sud radio,
01:05:33le coulis de l'actu.
01:05:36Tu as appris Galéjade.
01:05:38Galéjade.
01:05:39Bi quoi ?
01:05:40Bi ?
01:05:40Bi-millénaire.
01:05:41Bi-millénaire.
01:05:42Mais là, vous allez voir,
01:05:43dans le qui sait qui,
01:05:43il a dit,
01:05:44il y a de la culture
01:05:44de voix militaire.
01:05:46Question,
01:05:47qui sait qui,
01:05:48qu'il a dit,
01:05:48les amis,
01:05:49les tueries ont pris fin
01:05:50en Iran.
01:05:52Bonne réponse
01:05:53de Philippe Bilger.
01:05:54Ça, c'est la fastoche.
01:05:55Qui sait qui qu'il a dit ?
01:05:58Je l'aime parce qu'elle chante
01:05:59en me grattant le dos
01:06:00pendant des heures,
01:06:01en me disant
01:06:01que je suis un athlète,
01:06:02que je suis beau,
01:06:03que je mesure 1m80.
01:06:05Casse !
01:06:05Voilà.
01:06:06Non.
01:06:06Alors là ?
01:06:07Quoi ?
01:06:09Vous ne vous retrouvez pas ?
01:06:10Un athlète ?
01:06:11Que je me dire 1m80 ?
01:06:13Je l'aime.
01:06:13C'était Farrand.
01:06:15Je l'aime.
01:06:15Je vous donnerai
01:06:16deux chabattes
01:06:16la semaine prochaine.
01:06:17Ah, c'est Louis de Funès ?
01:06:19Oui, oui.
01:06:19J'accord.
01:06:21Attendez,
01:06:21parce qu'elle chante
01:06:22en me grattant le dos
01:06:23pendant des heures,
01:06:24en me disant
01:06:24que je suis un athlète,
01:06:26que je suis beau,
01:06:27que j'en veux dire 1m80.
01:06:29Ah oui, oui.
01:06:31Qui c'est qui
01:06:32qui l'a dit ?
01:06:32Marcel Proust.
01:06:33Oui, un peu comme moi.
01:06:35Longtemps,
01:06:35il s'est couché aware.
01:06:37Jean-Marie Bigard.
01:06:38Non.
01:06:38Ben non,
01:06:39c'est Jean-Claude Vandable.
01:06:40Bonne réponse
01:06:41de Mickaël Seuf.
01:06:43Avec aware dedans,
01:06:44c'était facile.
01:06:45Ah, le coup,
01:06:46il s'est foutu de ma gueule.
01:06:47Je lui ai demandé
01:06:48de la foule.
01:06:48Et on a très bien connu
01:06:49d'ailleurs Patrick de Ware
01:06:50également.
01:06:51Qui c'est qui
01:06:53qui l'a dit ?
01:06:53Comme Tupperware.
01:06:54Tupperware.
01:06:56Qui c'est qui
01:06:56qui l'a dit ?
01:06:57Nous sommes en train
01:06:58de recueillir
01:06:58toutes les demandes
01:06:59avec le ministre de l'Intérieur
01:07:00Christophe Colomb.
01:07:03C'était un lapsus
01:07:04d'un autre ministre.
01:07:05Ah oui,
01:07:05t'as raison, oui.
01:07:07Rotario.
01:07:07Non, presque.
01:07:09Bonne réponse.
01:07:10Oui les gars,
01:07:11ça c'est de la culture.
01:07:12J'ai failli dire
01:07:12de Bruno Le Maire
01:07:13dans notre culture.
01:07:13Connaissance politique.
01:07:14Bravo.
01:07:14Pour un conseiller.
01:07:16Très fort.
01:07:16Qui c'est qui
01:07:17qui l'a dit ?
01:07:18Euh, cannabis.
01:07:19Allez,
01:07:19tu n'avances pas du tout,
01:07:20cannabis.
01:07:21Jabez de Bouz.
01:07:22Ouais.
01:07:22Il y en a toujours
01:07:25pour lui,
01:07:25il n'y a que pour lui.
01:07:27Moi je suis une victime
01:07:28dans cette émission
01:07:29avec l'impression.
01:07:31Qui c'est qui
01:07:32qu'il a dit ?
01:07:33Tu n'avances pas du tout,
01:07:33cannabis.
01:07:36Une paella
01:07:37sans coquillage,
01:07:38c'est comme un gigot
01:07:39sans aïe,
01:07:39un escroc sans rosette,
01:07:41quelque chose
01:07:41qui déplait à Dieu.
01:07:43Ah putain.
01:07:43C'est pas New Oudiar ?
01:07:44Si, c'est New Oudiar,
01:07:45mais dans quel film ?
01:07:47C'est ton livre.
01:07:48Canard sauvage ?
01:07:49Non, c'est ton livre.
01:07:50Oui, bonne réponse,
01:07:54Philippe Bilger.
01:07:55Bravo, monsieur Bilger.
01:07:56Qui c'est qui
01:07:56qui l'a dit ?
01:07:56Le PS et le zoo
01:07:58de France
01:07:59où les animaux
01:07:59se gardent entre eux.
01:08:01C'est le PS
01:08:02et le seul zoo de France
01:08:03où les animaux
01:08:04se gardent entre eux.
01:08:04C'est très sympathique.
01:08:06C'est une politique ?
01:08:07C'est un politique.
01:08:08Un politique.
01:08:09C'est vrai que vous
01:08:10m'allurez.
01:08:11Non, un chef.
01:08:12Un chef de parti.
01:08:13Un chef de...
01:08:14On le cite souvent.
01:08:18Quelqu'un qui a de l'esprit.
01:08:19Vauquiez.
01:08:20Non.
01:08:20On va pas le même bord.
01:08:21Non.
01:08:22Non.
01:08:23C'était Mélenchon ?
01:08:24Oui, bonne réponse
01:08:24de Mickaël.
01:08:25C'est Mélenchon ?
01:08:26Mélenchon ?
01:08:27Qui c'est qui
01:08:28qui l'a dit ?
01:08:29Le seul défaut d'Emmanuel
01:08:30c'est d'être plus jeune
01:08:31que moi.
01:08:34En parlant d'Emmanuel Macron.
01:08:35Jean-Din ?
01:08:35Non.
01:08:36Barbella ?
01:08:36Jean-Pierre.
01:08:37Jean-Pierre.
01:08:38Jean-Pierre.
01:08:38Jean-Pierre.
01:08:39Non, c'est une femme.
01:08:40Une femme ?
01:08:41C'est Brigitte.
01:08:43Bah oui.
01:08:43Bah voilà, Brigitte Macron.
01:08:45Et la dernière les amis.
01:08:47Je n'aime pas ceux qui résistent
01:08:48mais malheureusement
01:08:49je ne les supporte pas.
01:08:51Je n'aime...
01:08:51Je n'aime que ceux qui me résistent.
01:08:53Ah, je n'aime que ceux qui me résistent
01:08:56mais malheureusement
01:08:57je ne les supporte pas.
01:08:57C'est l'histoire de ma vie ça.
01:09:00Ah bah c'est un éminent français.
01:09:02De Gaulle.
01:09:03Oui.
01:09:03Bonne réponse de Philippe.
01:09:05Et bien écoutez
01:09:06Mickaël Sadoun 5 points
01:09:08Philippe Bilger 3 points
01:09:091 point pour Bruno Pommard.
01:09:11Je vais faire un retour triomphal
01:09:13dans le qui sait qui qu'il a dit.
01:09:15Il y a toute une part vicieuse
01:09:17dans les questions.
01:09:17Vous avez attribué un poème
01:09:19à Mickaël Sadoun.
01:09:20Je trouve qu'il aurait dû me revenir.
01:09:21J'aime mettre le pouce.
01:09:23On vous met un point
01:09:24ça fera 5 fois.
01:09:24Et les amis
01:09:25je vous enverrai le replay.
01:09:26Dans un instant
01:09:27la petite phrase du jour
01:09:28ce sera celle
01:09:29c'était ce matin
01:09:30Laurence Saillet
01:09:31dans l'émission
01:09:31Mettez-vous d'accord
01:09:32avec Valérie Expert
01:09:33du lundi au vendredi
01:09:34de 10h à midi
01:09:35sur Sud Radio.
01:09:36On en parle dans un instant.
01:09:38Sud Radio
01:09:39Parlons Vrai
01:09:40Et pour ce dernier tour de roue
01:09:46si je puis dire
01:09:46Philippe Bilger est avec nous
01:09:47Bruno Pommard
01:09:48ancien membre du RAID
01:09:49et maire de Belle Floue
01:09:50et c'est vrai qu'il est assez flou
01:09:52comme mec
01:09:53mais il est bel
01:09:55il est bel
01:09:56il est bel et flou
01:09:57Et pourtant
01:09:58il a tout donné
01:09:59Il a tout donné
01:10:00Mickaël Sadoun
01:10:02chroniqueur politique
01:10:02et consultant
01:10:03en communication
01:10:04de crise
01:10:05ou pas
01:10:05avec cette petite phrase du jour
01:10:07Les vraies voix
01:10:09Sud Radio
01:10:10Et c'était ce matin
01:10:12Laurence Saillet
01:10:13dans l'émission
01:10:14Mettez-vous d'accord
01:10:14avec Valérie Expert
01:10:15du lundi au vendredi
01:10:16de 10h à midi
01:10:17sur Sud Radio
01:10:18Moi j'en veux beaucoup
01:10:20à Monsieur Faure
01:10:21parce que
01:10:22c'est un populiste
01:10:23Et donc
01:10:24Monsieur Faure
01:10:25pour faire son petit populisme
01:10:27de bas étage
01:10:28a mis la pression
01:10:29avant les discussions
01:10:30sur le budget
01:10:31pour que le Premier Ministre
01:10:33dise qu'il abandonne
01:10:34le 49-3
01:10:35Oui
01:10:36Philippe Bilger
01:10:37Ça y est
01:10:38mais il aurait pu faire mieux
01:10:39objectivement
01:10:41puisque
01:10:41on ne peut pas dire
01:10:42que Faure est populiste
01:10:45Je ne suis pas du tout
01:10:46d'accord avec elle
01:10:47Je suis d'accord
01:10:47Je suis d'accord
01:10:48non il n'est pas populiste
01:10:49il est éventuellement opportuniste
01:10:51de toute façon
01:10:51il est dans une position
01:10:52où il ne peut rien faire
01:10:53parce que le rapport
01:10:54de Faure n'est pas en sa faveur
01:10:55il n'a pas un caractère
01:10:56il n'a pas une personnalité
01:10:57extraordinaire
01:10:58en plus de ça
01:10:59mais
01:10:59ce qu'il est particulier
01:11:01en populiste
01:11:02d'abord le populisme
01:11:03ça se détecte quand même
01:11:04dans un style
01:11:05et on ne peut pas tellement dire
01:11:06que Faure soit dans un style
01:11:07outrancier
01:11:08simplificateur
01:11:09au contraire
01:11:10c'est plutôt un mec
01:11:11assez brumeux
01:11:11bon on ne sait pas tellement
01:11:13ce qu'il pense
01:11:13oui c'est ça
01:11:14c'est exactement ça
01:11:16on le voit d'ailleurs
01:11:16même dans sa carrière
01:11:18de député
01:11:19il a toujours trouvé
01:11:20les opportunités
01:11:21pour se protéger
01:11:22il l'a fait d'ailleurs
01:11:23avec LFI
01:11:24puisqu'il a été élu
01:11:24grâce à eux
01:11:25il est dans sa ligne
01:11:27comme on dit
01:11:27de conduite politique
01:11:29qui n'est pas flamboyante
01:11:31à ne pas sous-estimer
01:11:32tout de même
01:11:33moi je crois
01:11:34que Olivier Faure
01:11:35c'est le patron
01:11:36d'un parti moribond
01:11:37dont la candidate
01:11:38a fait moins de 2%
01:11:40à la dernière présidentielle
01:11:41faut-il le rappeler
01:11:42et qui a peur d'une chose
01:11:43qui a peur d'une dissolution
01:11:44parce qu'il risquerait
01:11:45d'être atomisé
01:11:46dans les urnes
01:11:47c'est le premier point
01:11:48mais pourquoi
01:11:49ça n'imprime pas
01:11:51que ce soit Glucksmann
01:11:51ou Faure
01:11:52ça n'imprime pas
01:11:52parce qu'ils n'ont pas
01:11:54de charisme
01:11:55pas de personnalité
01:11:56Glucksmann
01:11:56voilà
01:11:57non
01:11:57non
01:11:58Glucksmann
01:11:59Glucksmann
01:12:01je n'ai pas dit
01:12:06qu'il sera
01:12:06président Glucksmann
01:12:08mais il a
01:12:09une pensée
01:12:11originale
01:12:12mais c'est tellement
01:12:14pas original
01:12:14c'est la pensée
01:12:16des nouveaux philosophes
01:12:17depuis les années 80
01:12:18c'est à dire
01:12:18c'est gauche
01:12:20plutôt deuxième gauche
01:12:21très porté
01:12:22sur les sujets internationaux
01:12:23sur la défense
01:12:24des droits de l'homme
01:12:24etc
01:12:24c'est robinet
01:12:26d'eau tiède
01:12:27avec une grande différence
01:12:29un sens de l'autorité
01:12:31de l'état
01:12:31au moins par le verbe
01:12:33Philippe
01:12:33regarde la dernière émission
01:12:35qu'il a faite
01:12:35où il s'est fait l'amener
01:12:36quand il parlait des sujets français
01:12:37il a été incapable
01:12:38de prendre des français
01:12:39je pense qu'ils sont en train
01:12:40de débrancher
01:12:41mais depuis il a progressé
01:12:43il est en train de virer à gauche
01:12:45excusez-moi
01:12:46mais Cosette au fond de la piscine
01:12:47ne pouvait que remonter
01:12:48désolé de vous le dire
01:12:49parce que là
01:12:49ça a été un tel naufrage
01:12:50qu'il pouvait pas
01:12:51dans la vie
01:12:52et je mets ma Cécile à part
01:12:54il y a les sommaires
01:12:55et il y a les nuancés
01:12:57non mais
01:12:57non mais
01:12:58voilà
01:12:58Philippe
01:12:59je ne veux pas
01:13:00je ne veux pas critiquer Glucksmann
01:13:01en tant qu'homme
01:13:02je n'ai rien contre lui
01:13:02personnellement
01:13:03mais il manque évidemment
01:13:05du charisme
01:13:06de l'homme politique
01:13:07c'est pas un chef
01:13:08c'est pas un tribun
01:13:09c'est pas quelqu'un
01:13:10qui emmène les gens
01:13:11derrière lui
01:13:11c'est pas quelqu'un
01:13:12qui s'affirme
01:13:12dans un one to one
01:13:13sur un plateau
01:13:14ou dans un discours
01:13:16d'assemblée
01:13:16devant une brune
01:13:17mais mon cher
01:13:18qui aurait pu penser
01:13:20que Bruno
01:13:21serait au vrai voie
01:13:22et ce sera
01:13:26la phrase de fin
01:13:29merci beaucoup
01:13:30Philippe Bilger
01:13:31merci beaucoup Bruno Pommard
01:13:33merci Michael Sadeau
01:13:34merci beaucoup
01:13:35la nomination de syndic
01:13:37dans des situations
01:13:38moins courantes
01:13:39c'est le sujet
01:13:40de Thomas Binet
01:13:40tout de suite
01:13:41dans les incontournables
01:13:42de la copropriété
01:13:43on se retrouve dans un instant
01:13:44Bien dans mon immeuble
01:13:46avec Loisley
01:13:47Décremont présente
01:13:48Sud Radio
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