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  • il y a 14 heures
Au programme de cette édition, Emmanuel Macron gonfle le torse après de nouvelles menaces de tarifs douaniers de Donald Trump en marge de ses velléités sur le Groenland. Au-delà de ses grandes déclarations, l’Union européenne semble une nouvelle fois paralysée…

Nous reviendrons ensuite sur le texte sur l’euthanasie qui revient au Sénat. De nombreux soignants ont fait part de leur inquiétude pendant la Marche pour la vie qui se tenait dimanche.
Et puis nous irons enfin au Portugal où les populistes du parti Chega, alliés du Rassemblement National, accèdent au second tour de l’élection présidentielle.

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00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis très heureuse de vous retrouver ce soir pour commencer cette nouvelle semaine d'informations.
00:21Au programme de cette édition, Emmanuel Macron bombe le torse après de nouvelles menaces de tarifs douaniers de Donald Trump
00:27en marge de ses velléités sur le Groenland. Au-delà des grandes déclarations, l'Union européenne semble une nouvelle fois paralysée.
00:35Nous reviendrons ensuite sur le texte sur l'euthanasie qui revient au Sénat.
00:39De nombreux soignants font part de leur inquiétude pendant la marche pour la vie qui se tenait dimanche dans la capitale.
00:44Et puis nous irons enfin au Portugal où les populistes du parti Chega, alliés du Rassemblement national, accèdent au second tour de l'élection présidentielle.
00:57L'œil du tigre met la peur au ventre. Emmanuel Macron doit faire face à de nouvelles menaces de son homologue Donald Trump
01:04dans le cadre des visées américaines sur le Groenland. Le point d'Olivier Frère-Jacques.
01:09Et je pourrais faire la même chose pour le Groenland aussi. Je pourrais car nous avons besoin du Groenland pour notre sécurité nationale.
01:16Donc je pourrais le faire.
01:18Une menace à prendre au sérieux. Mais content de voir les chefs d'État européens ne pas afficher un enthousiasme débordant
01:24face à son idée d'annexer le Groenland, le président Trump a fait ce qu'il fait d'ordinaire quand on lui résiste.
01:30Menacer. Ici, menacer de droits de douane supplémentaires.
01:34En réponse, Emmanuel Macron a annoncé dimanche son intention d'activer l'instrument anti-coercition de l'Union européenne.
01:40Un outil adopté en 2023, mais jamais utilisé jusqu'ici.
01:44Comparé à un bazooka diplomatique, cet instrument permet à la Commission européenne
01:48d'examiner les pressions économiques exercées par un pays tiers et, si nécessaire, d'imposer des contre-mesures.
01:54Blocage d'investissement américain en Europe, restriction d'accès au marché public
01:58ou suspension de droits de propriété intellectuelle.
02:02Cette position place Emmanuel Macron en petit chef de la riposte européenne.
02:05Mais elle n'est pas sans risque, car le président français, pas franchement craint et respecté par ses homologues européens,
02:11pourrait être lâché et surtout, il pourrait être contraint de rebrousser chemin.
02:15En tentant de tirer la couverture, le président français pourrait aussi agacer ses partenaires européens
02:21alors même que ceux-ci partagent son hostilité aux rêves expansionnistes de Donald Trump.
02:26Même la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, pourtant en bon terme avec le président américain,
02:31a clairement dénoncé un tel projet.
02:34Je tenais à vous dire que la perspective d'une augmentation des droits de douane
02:38pour les pays ayant choisi de contribuer à la sécurité du Groenland est, à mon sens, une erreur.
02:45Et je la désapprouve.
02:47Une opposition de principe, mais l'Italie, qui n'a pas envoyé de soldats au Groenland,
02:52n'est pas menacée pour l'heure de sanctions.
02:54Quant à l'Allemagne, la discrétion de ses dirigeants laisse entrevoir une gêne
02:57alors que les Etats-Unis restent le premier marché des entreprises industrielles exportatrices du pays.
03:03Le départ dimanche des quelques soldats de la Bundeswehr,
03:06arrivés deux jours plus tôt, peut laisser penser à un renoncement rapide,
03:11même si le temps de présence des soldats allemands n'avait pas été précisé en amont.
03:16Enfin, la réponse la plus tranchée au propos de Donald Trump est venue du Royaume-Uni
03:20avec le Premier ministre Kerr Starmer, qui a haussé le ton face à son allié historique
03:24alors que son pays a envoyé symboliquement un officier au Groenland.
03:28Les alliances perdurent car elles reposent sur le respect et le partenariat,
03:35et non sur la pression.
03:38C'est pourquoi j'ai affirmé que l'utilisation de droits de douane contre les alliés
03:41est totalement inacceptable.
03:45Ce n'est pas la bonne façon de régler les différends au sein d'une alliance.
03:48Il est tout aussi contre-productif de présenter les efforts déployés
03:55pour renforcer la sécurité du Groenland
03:58comme une justification de pressions économiques.
04:01De telles mesures pénalisent les travailleurs britanniques,
04:05les entreprises britanniques et l'économie britannique.
04:09C'est pourquoi j'ai été si clair sur ce sujet.
04:11« Une guerre commerciale n'est dans l'intérêt de personne,
04:17et mon rôle est toujours d'agir dans l'intérêt national du Royaume-Uni. »
04:22Derrière la réaction un peu agacée pourrait néanmoins se cacher une réalité plus nuancée
04:27puisque Londres négocie en permanence avec Washington
04:29et que, sorti de l'UE, le pays ne devrait pas jouer la carte de l'Union
04:33avec un groupe de pays dont il s'est extrait.
04:36La France pourrait bien, en tenant la position la plus cohérente sur le cas du Groenland,
04:40se retrouver esselée en Europe et particulièrement pénalisée
04:44par des sanctions ciblées, des exportations vers les Etats-Unis,
04:47notamment en aéronautique et dans le luxe représentant des milliards d'euros.
04:52Emmanuel Macron, en pleine préparation du sommet du G7 à Evian en juin,
04:57devra faire un exercice de contorsion diplomatique pour éviter un nouvel échec
05:01alors qu'une rencontre informelle avec Donald Trump à Davos n'est pas exclue.
05:05Les sénateurs vont-ils vous débrancher ?
05:12L'euthanasie revient demain mardi au Sénat dans une version remaniée mais toujours inquiétante.
05:16À la marche pour la vie, des soignants ont affirmé leur opposition ferme.
05:20Renaud de Bourleuf.
05:21Le droit de vie et surtout de mort de retour au Parlement.
05:25Demain mardi, les sénateurs vont débattre en hémicycle de la proposition de loi
05:28sur la dite assistance médicale à mourir.
05:30Un euphémisme pour désigner l'euthanasie et le suicide assisté.
05:34Un sujet au cœur des préoccupations lors de la marche pour la vie
05:36qui s'est tenu dimanche à Paris rassemblant 10 000 participants selon les organisateurs
05:40et 7 300 selon la préfecture de police.
05:43De nombreux soignants étaient présents.
05:44Je pense que c'est une inquiétude qui est généralisée, surtout au niveau bien sûr des patients
05:50mais encore plus du monde médical.
05:52Et actuellement, je pense qu'il y a une levée de boucliers qui ne concerne pas que quelques médecins
05:59mais 80% des soignants sont opposés à cette loi.
06:03Le but de chaque soignant, je ne prendrai même pas le serment d'Hippocrate,
06:08c'est de préserver la vie, de soigner, d'aider, de soulager et surtout de ne pas tuer.
06:14C'est une base même de confiance entre les soignants et les patients.
06:19Je m'appelle Eric Mercier, je suis infirmier dans le soin depuis 35 ans.
06:24J'ai été un soignant suspendu puis réintégré.
06:27J'ai toujours su que ce qui se passait dans les EHPAD à partir du 28 mars 2020,
06:31ce qu'on a appelé le coup d'essai du Rivotril,
06:33était effectivement un premier banc d'essai pour pouvoir ensuite euthanasier des gens.
06:38Que vous soyez pour ou contre l'euthanasie,
06:41vous devez comprendre qu'il s'agit d'abord d'une euthanasie de masse.
06:45Dans l'article 4 du projet de loi 661, vous le relirez,
06:49il y a des conditions d'accès.
06:51Les conditions d'accès à l'euthanasie et au fameux droit à l'aide à mourir
06:56mais qui n'est rien d'autre qu'une euthanasie,
06:59ouvrent la porte à 35 millions de maladies chroniques déclarées en France.
07:03Ce qui nous fait un ratio entre 7 et 17 millions de Français.
07:07Et il y a un dernier article que vous devez connaître.
07:08C'est l'article 9.
07:10L'article 9 qui me dit,
07:12lorsque la personne va venir pour se faire euthanasier,
07:14je dois vérifier son identité,
07:16qu'elle est toujours pour faire son injection létale,
07:19et je dois veiller.
07:21Il s'agit donc...
07:22Merci à monseigneur !
07:24Il s'agit donc d'une obligation...
07:26Merci monseigneur !
07:28Je dois veiller à ce que personne ne vienne contraindre
07:31parmi les accompagnants.
07:36Techniquement, qu'est-ce que ça veut dire ?
07:38Ça veut dire que le fils, la fille, le mari, le père, la mère
07:42qui accompagne un être aimé qui va s'euthanasier,
07:46je vais devoir les contraindre à se taire
07:48et à les empêcher de pleurer
07:50parce qu'ils pourraient faire revenir en arrière
07:53la personne qui demande son euthanasie.
07:54Bonjour !
07:55Alors d'abord, je suis infirmière puricultrice.
07:58J'ai arrêté de travailler depuis peu de temps
08:00et j'ai travaillé pendant 17 ans
08:02dans un service de soins palliatifs pour enfants,
08:05enfants polyhandicapés.
08:06Et je peux vous garantir que tout notre travail,
08:09tout notre métier,
08:11c'était de les rendre heureux
08:12dans l'état très pauvre où ils étaient,
08:15de calmer leur souffrance, de l'apaiser.
08:17On était en lien avec un médecin de soins palliatifs
08:21qui venait nous donner des conseils.
08:23On a pu plusieurs fois adapter un traitement
08:25et les enfants que nous avons soignés
08:28étaient polyhandicapés,
08:30improductifs pour la société,
08:32mais c'était vraiment un milieu
08:34baignant dans l'amour
08:35et dans la joie aussi.
08:37Et aussi par le fait qu'en tant qu'infirmière,
08:41je suis horrifiée à l'idée
08:43que des infirmières pourront donner la mort
08:46parce que quoi qu'on dise,
08:47c'est quand même donner la mort.
08:49Des personnes malades
08:49qui se sentent littéralement en danger
08:51avec la loi sur l'euthanasie
08:52ont pris la parole,
08:54à l'instar de Maxence,
08:55âgée de 21 ans
08:55et porteur de la myopathie de Duchesne.
08:57Je suis atteint d'une myopathie de Duchesne,
08:59donc une maladie génétique
09:00et neuromusculaire.
09:01Moi, j'essaye de transmettre
09:02la joie de vivre
09:04en montrant que c'est parce qu'on a
09:06une maladie musculaire
09:07qui nous contraint à utiliser
09:09un futur roulant
09:10que la vie ne peut pas être marrante
09:11c'est drôle.
09:12Donc c'est sur ce point
09:15que j'ai envie de témoigner
09:16et j'ai envie aussi de lutter
09:17contre cette loi
09:18qui va passer
09:19la semaine prochaine au Sénat
09:21avec la loi sur l'euthanasie.
09:22La marche pour la vie
09:23défend des propositions
09:24visant à donner d'autres choix
09:25que la piqûre mortelle.
09:26Nous demandons le déploiement
09:28d'un grand plan
09:29pour que les soins palliatifs
09:30soient accessibles
09:31à tous les Français
09:32qui en auraient besoin.
09:33Je rappelle que 50%
09:34selon la Cour des comptes
09:35n'y ont pas accès.
09:39Et enfin, nous défendons
09:41le droit absolu
09:42à l'objection de conscience
09:43pour les soignants.
09:47La marche pour la vie
09:47continuera de porter
09:48la voix des plus fragiles
09:50quoi qu'il nous arrive
09:52et de génération
09:54et en génération
09:55nous n'abandonnerons pas
09:56ce combat.
09:57Dans les jours à venir,
09:58les sénateurs vont étudier
09:59un texte plus restrictif
10:00que prévu.
10:00En effet, la proposition de loi
10:01adoptée le 27 mai
10:02à l'Assemblée nationale
10:03a été remaniée au début du mois
10:05par la Commission des affaires sociales
10:06du Sénat
10:07dont les rapporteurs
10:08LR, Alain Milon
10:09et Christine Bofantidossa
10:11étaient opposés à l'euthanasie.
10:13De nombreux amendements
10:14ont été déposés.
10:15Il faut dire que le texte
10:16des députés
10:16était extrêmement flou.
10:17Ainsi, selon la nouvelle mouture,
10:19l'euthanasie est envisageable
10:20si le pronostic vital
10:21est engagé à court terme
10:22soit de quelques heures
10:24à quelques jours.
10:25Une clause de conscience
10:26est étendue
10:26à l'ensemble
10:27des professionnels de santé
10:28et le délit d'entrave
10:29est supprimé.
10:30Reste que le texte
10:31en lui-même
10:32maintient le principe
10:33d'un suicide assisté légal.
10:35Et ainsi,
10:35le pied est toujours dans la porte.
10:37Le président de la marche
10:38pour la vie
10:38Guillaume de Tuelois
10:39estime que ces garde-fous
10:40pourraient sauter
10:41les uns après les autres.
10:42Dès le vote d'une telle loi
10:43l'année suivante
10:44il y aura un nouvel élargissement
10:46une nouvelle extension
10:47et donc évidemment
10:48qu'aucun garde-fous
10:49ne tiendra,
10:49ça c'est clair.
10:50Tous les pays
10:51qui ont légalisé l'euthanasie
10:52sont de plus en plus permissifs
10:54et nous on commence
10:55assez fort.
10:56Donc si on légalise
10:58dans l'état actuel des choses
10:59ça sera à mon avis
11:00catastrophique
11:00et on n'ira encore plus
11:02et on n'ira que le Québec
11:03ou la...
11:04Si le Sénat est majoritairement
11:05à droite,
11:06la question de l'euthanasie
11:07dépasse les clivages politiques
11:08et il est difficile
11:09de prédire la teneur
11:10des débats dans l'hémicycle
11:11au cours des prochains jours.
11:12Il y a eu il y a quelques années
11:13un vote d'une loi
11:15sur l'euthanasie
11:15qui avait été massivement rejetée
11:17il y a 4 ou 5 ans.
11:19Le rapport de force
11:21est sur le papier
11:23assez favorable
11:23à la défense de la vie.
11:25Le problème c'est que
11:26en général
11:27l'hémicycle suisse
11:28qui est sorti en commission
11:29et donc
11:30personnellement
11:31je suis assez inquiet quand même.
11:32Je ne vois pas comment
11:33la séance publique
11:34reviendra sur
11:35ce qui a été décide en commission
11:37qui est encore une fois
11:38la validation
11:39du principe même
11:40de l'euthanasie.
11:41Le président du parti
11:42via Jean-Frédéric Poisson
11:43était présent
11:44à la marche pour la vie.
11:45Il affirme que la version
11:45retoquée par la commission
11:46des affaires sociales
11:47n'a rien de rassurant
11:48quant au débat à venir.
11:49Les travaux de sortie
11:51de commission
11:52montrent qu'il y a des choses
11:54qui ont été déjà évacuées
11:55du texte de l'Assemblée nationale
11:57du texte initial
11:57qui étaient des choses graves
12:00comme le délit d'entrave
12:00par exemple
12:01ou bien
12:01comment dire
12:03les modalités d'accompagnement
12:04etc.
12:05Les sénateurs expliquent
12:06qu'ils ont essayé
12:07de rendre un peu moins mauvais
12:08un texte qui était mauvais
12:09mais ils ne sont pas revenus
12:10sur le principe
12:10donc tant qu'ils ne sont pas revenus
12:12sur le principe
12:13j'ai envie de dire
12:14ça ne sert pas à grand chose
12:15c'est toujours ça
12:15vous me direz
12:16mais l'important
12:17c'est de ne pas
12:18faire entrer
12:18le principe de l'euthanasie
12:19dans la loi
12:20est-ce qu'il y a une majorité
12:22au Sénat pour le faire
12:23c'est le débat
12:24de cette semaine
12:24qui le dira
12:25mais j'en suis pas certain
12:26en tout cas
12:28cette majorité
12:28n'existait pas en commission
12:29on verra bien
12:31ce que donnent les débats
12:31je pense que ça promet
12:33d'être mouvementé
12:35rien n'est définitif
12:38encore une fois
12:39j'ai été surpris
12:40du nombre de députés
12:41qui en première lecture
12:41à l'Assemblée nationale
12:42ont voté contre
12:43ils étaient près de 200
12:44c'est beaucoup plus
12:46que ce que j'imaginais
12:47et je pense que ce chiffre
12:48a vocation à augmenter
12:49donc cette manifestation
12:50d'aujourd'hui
12:51est là aussi
12:51pour soutenir
12:52ceux qui sont prêts
12:53à changer d'avis
12:53et à qui il manque
12:54juste une petite chose
12:56au Sénat
12:56comme à l'Assemblée nationale
12:57les sénateurs vont discuter
12:59jusqu'au vote solennel
13:00le 28 janvier
13:01quelle que soit l'issue
13:02du vote au Sénat
13:03le texte reviendra ensuite
13:04à l'Assemblée nationale
13:05pour une seconde lecture
13:06en cas de désaccord
13:07persistant entre les deux chambres
13:08une commission mixte paritaire
13:10de 7 députés
13:11et 7 sénateurs
13:12sera convoquée
13:13et en dernier ressort
13:14c'est bien l'Assemblée nationale
13:15qui aura le dernier mot
13:16La vague populiste
13:21continue de gagner du terrain
13:23en Europe
13:23avec cette fois-ci
13:24le Portugal
13:25le candidat du parti Chega
13:27André Ventura
13:28est parvenu
13:29à se qualifier
13:30pour le second tour
13:31de l'élection présidentielle
13:32il renforce sa progression
13:34dans l'opinion publique
13:35Nicolas Lambertori
13:37La vague populiste
13:39qui traverse
13:40le continent européen
13:41depuis une bonne décennie
13:43a encore grandi
13:44dans l'Europe du Sud
13:45ce dimanche
13:46avec l'élection présidentielle
13:48portugaise
13:49qui voit pour la première fois
13:50un candidat populiste
13:52de droite
13:53se qualifier
13:54pour le second tour
13:55à vrai dire
13:56c'est même la première fois
13:58depuis 1986
13:59qu'une présidentielle portugaise
14:01n'est pas acquise
14:02dès le premier tour
14:03en effet
14:04jusqu'à la fin
14:05des années 2010
14:06le Portugal
14:07voyait sa vie politique
14:09être dominé
14:10par le centre-gauche
14:11et le centre-droit
14:13et semblait insensible
14:14aux courants populistes
14:16de droite
14:16que l'on pouvait observer
14:17sur une bonne partie
14:18du continent européen
14:20mais comme en Espagne
14:21les années 2010
14:22ont vu cette tendance politique
14:24émerger
14:25pendant la décennie
14:26au sein donc
14:27de la péninsule ibérique
14:28un changement
14:29qui s'explique
14:30notamment par le fait
14:32que l'Espagne
14:32et le Portugal
14:33longtemps terres
14:34d'émigration
14:35sont devenues plus récemment
14:37des terres
14:37d'immigration
14:38l'émergence très rapide
14:39du parti Chega
14:40dont le nom signifie
14:42ça suffit en portugais
14:44a donc rapidement
14:45changé la donne
14:46d'un Portugal
14:47dominé par le centre
14:48euro-bruxellois
14:50dont l'incarnation
14:51la plus récente
14:52est sans doute
14:52Antonio Costa
14:53qui a été
14:54premier ministre
14:55du pays
14:55de 2015 à 2024
14:57et désormais
14:58président du conseil européen
15:00fondé en 2019
15:01par l'ancien
15:02commentateur sportif
15:03et docteur en droit
15:04André Ventura
15:05le parti Chega
15:06est parvenu
15:07en moins de 7 ans
15:08à devenir
15:08la deuxième force
15:09politique du pays
15:10et son émergence
15:11a contribué
15:12à une certaine
15:13fragmentation
15:13de la vie politique
15:14portugaise
15:15en effet
15:16trois élections
15:17législatives
15:17se sont tenues
15:18de manière anticipée
15:19entre 2022
15:20et 2025
15:21et ont systématiquement
15:23vu Chega progresser
15:24jusqu'à donc devenir
15:25la deuxième force
15:26du pays
15:26et pourtant
15:27des tentatives
15:28de barrer la route
15:29à Chega
15:29avaient eu lieu
15:30notamment lorsqu'à
15:31l'approche
15:31des élections
15:32européennes de 2024
15:33la page Facebook
15:35du parti avait été
15:36restreinte pour la durée
15:37ahurissante de 10 ans
15:39une sanction depuis
15:40l'heure levée
15:41un effet sans doute
15:42du retour de Donald Trump
15:43au pouvoir
15:44et ce résultat
15:45de deuxième force
15:46a donc été confirmé
15:47lors de la présidentielle
15:48de janvier 2026
15:50puisqu'André Ventura
15:51s'est qualifié
15:52pour le second tour
15:52avec 23% des suffrages
15:54il a été devancé
15:55par le socialiste
15:57Antonio Segura
15:58qui avec 31%
15:59des voix
16:00a de bonnes chances
16:01de l'emporter
16:01notons au passage
16:03que la plupart
16:03des candidats éliminés
16:05du premier tour
16:06n'ont pas donné
16:07de consigne de vote
16:08pour le second tour
16:09et n'appellent donc pas
16:10à faire explicitement
16:11barrage à Ventura
16:12il reste toutefois
16:13extrêmement improbable
16:15que ce dernier
16:16puisse l'emporter
16:17au second tour
16:17autre point intéressant
16:18André Ventura
16:19est très largement
16:21en tête
16:21chez les portugais
16:22de l'étranger
16:22son parti était déjà
16:24en tête
16:24chez les portugais
16:25du Brésil
16:25de France
16:26ou du Royaume-Uni
16:27lors des précédentes
16:28législatives
16:28un phénomène
16:29qui rappelle
16:30dans une certaine mesure
16:31la Roumanie
16:32avec la surperformance
16:34au sein de la diaspora
16:35des candidats populistes
16:37ce qui traduit
16:39un certain désarroi
16:40des expatriés
16:41vis-à-vis de l'Europe
16:42et du mondialisme
16:43en général
16:44ce résultat
16:45devrait en tout cas
16:46faire plaisir
16:46aux partenaires européens
16:47de Chega
16:48à commencer
16:49par le Rassemblement
16:50National Français
16:51qui avait beaucoup
16:52œuvré pour que Chega
16:53intègre le groupe
16:54du RN
16:55au Parlement européen
16:56en 2024
16:57il a sans doute
16:58aussi réjoui
16:59Outre-Atlantique
17:00étant donné
17:01les liens forts
17:02entre Ventura
17:03et l'ancien président
17:04du Brésil
17:05Bolsonaro
17:06et le soutien
17:07affirmé
17:08de Ventura
17:08au président américain
17:10Donald Trump
17:11le second tour
17:12de la présidentielle
17:13portugaise
17:14est prévu
17:14dans trois semaines
17:15le dimanche
17:168 février
17:17Et passons à présent
17:23l'actualité
17:23en bref en France
17:24Le meurtrier
17:28du père Olivier Maire
17:29devant les juges
17:29ce lundi
17:30le clandestin rwandais
17:31Emmanuel Abahisenga
17:32comparait devant
17:33la cour d'assises de Vendée
17:34pour l'assassinat
17:35d'un prêtre catholique
17:36de Saint-Laurent-sur-Sèvres
17:37en Vendée
17:37En 2021
17:38il aurait tué le religieux
17:39qu'il hébergait
17:40depuis deux mois
17:40Emmanuel Abahisenga
17:42sortait de prison
17:43il avait été placé
17:44en détention provisoire
17:44pour l'incendie
17:45de la cathédrale de Nantes
17:46un an plus tôt
17:46il disait avoir mis le feu
17:48à l'édifice
17:48pour se venger du préfet
17:49qui avait refusé
17:50sa demande d'asile
17:50il peut en revanche
17:51être reconnaissant
17:52pour les quatre obligations
17:53de quitter le territoire français
17:54les OQTF
17:54qui n'ont pas été appliquées
17:56des experts ont conclu
17:57à une altération
17:58de son discernement
17:59mais pas à une abolition
18:00qui l'aurait rendu
18:01pénalement irresponsable
18:02Emmanuel Macron
18:04a travaillé pour ses amis
18:05pour la première fois
18:06de l'histoire
18:06la barre des 3000 milliardaires
18:08dans le monde
18:08a été franchie
18:09selon l'organisation
18:10certes partielle
18:11Oxfam
18:11la fortune totale
18:12est évaluée
18:12à quelque 18 300 milliards
18:14de dollars
18:15c'est donc 16% de plus
18:162024
18:17des progressions
18:18plus importantes
18:18que lors des 5 années précédentes
18:19la France compterait
18:20maintenant 53 milliardaires
18:22chacun étant plus riche
18:23que 32 millions
18:24de personnes réunies
18:25on constate également
18:26que depuis l'arrivée
18:27d'Emmanuel Macron
18:28au pouvoir
18:28dans notre pays
18:28en 2017
18:29la fortune des milliardaires
18:30a doublé
18:31le tout
18:31alors que le taux
18:32de pauvreté en France
18:33a atteint 15,4%
18:34en 2023
18:35selon l'INSEE
18:36un immeuble parisien
18:38qui s'effondre littéralement
18:39samedi soir
18:40dans le 11ème arrondissement
18:41de la capitale
18:41le plancher d'un appartement
18:43du 5ème étage
18:43s'est effondré
18:44sur les habitants
18:45du 4ème
18:46est provoquée
18:47par une fête
18:47réunissant
18:48une cinquantaine de personnes
18:4916 blessés
18:50ont été hospitalisés
18:51dont 1 dans un état grave
18:52une enquête est en cours
18:53selon les premières constatations
18:54la structure du plancher
18:55était fragilisée
18:56par une infiltration d'eau
18:57selon la préfecture
18:58de police de Paris
18:59l'entretien des immeubles
19:00relève des occupants
19:01et des propriétaires
19:02et nous poursuivons
19:06avec l'actualité internationale
19:08le Mercosur
19:12signait la France
19:13piétinée
19:14mais les paysans
19:14ne se découragent pas
19:16samedi au Paraguay
19:16la présidente de la commission européenne
19:18Ursula von der Leyen
19:20a signé l'accord de libre-échange
19:22entre l'UE et le Mercosur
19:23en France
19:24ce sont notamment
19:25les filières de l'élevage bovin
19:27et du sucre
19:27qui sont en danger
19:28face à l'afflux massif
19:29de produits brésiliens
19:30sans droit de douane
19:32et sans contrôle efficace
19:33sur la qualité
19:34la question qui se pose
19:36est de savoir
19:36quand l'accord Mercosur
19:38va entrer en vigueur
19:39et si Ursula von der Leyen
19:40compte attendre le vote
19:42des députés européens
19:43demain mardi
19:44les paysans
19:45se mobilisent
19:46à Strasbourg
19:46devant le Parlement européen
19:48pour leur dernière chance
19:49faire pression
19:50sur les députés
19:51qui peuvent approuver
19:52ou rejeter
19:53le traité en bloc
19:54sans amendement
19:55les élus
19:56peuvent aussi saisir
19:57la cour de justice
19:58de l'UE
19:58ce qui retarderait
19:59ou suspendrait
20:00l'application du traité
20:01de libre-échange
20:02les états aussi
20:03ont ce pouvoir
20:03de saisir
20:04la cour de justice
20:05de l'Union européenne
20:06mais le ministre
20:07des affaires étrangères
20:07Jean-Noël Barraud
20:08a annoncé
20:09que la France
20:09y renonçait
20:10viser l'ayatollah
20:12ramenai
20:13risquerait
20:13d'empirer
20:14la situation
20:14le président réformiste
20:16iranien
20:16Massoud Pézekian
20:17a averti
20:18que toute attaque
20:19contre l'ayatollah
20:20Ali Ramenai
20:20guide suprême
20:21âgé de 86 ans
20:22équivaudrait
20:23à une guerre totale
20:25contre la nation
20:25iranienne
20:26cette mise en garde
20:27répond aux déclarations
20:28de Donald Trump
20:29qui a appelé
20:29à chercher
20:30un nouveau dirigeant
20:31en Iran
20:31qualifiant Ramenai
20:33de malade
20:33et l'accusant
20:34de tuer des gens
20:35alors que les manifestations
20:36sont largement replies
20:37en Iran
20:37Donald Trump
20:38espère pouvoir compter
20:39sur un changement
20:40d'interlocuteurs
20:41comme au Venezuela
20:41KO africain
20:43et KO en France
20:44le Sénégal a décroché
20:45son deuxième titre
20:46de champion d'Afrique
20:47en battant
20:47le Maroc 1-0
20:49en prolongation
20:49lors de la finale
20:50de la Cannes
20:51la Coupe d'Afrique des Nations
20:522025
20:53à Rabat
20:54mais ce sacre
20:55a été entaché
20:55par des débordements
20:56chaotiques
20:57après l'accord
20:58d'un pénalty
20:59controversé
20:59aux Marocains
21:00dans le temps additionnel
21:01des supporters sénégalais
21:02ont envahi le terrain
21:03frappant des stadiers
21:04avec des chaises
21:05et provoquant
21:05des violences hallucinantes
21:06côté marocain
21:08un joueur a tenté
21:09de subtiliser
21:10la serviette
21:11du portier sénégalais
21:12suscitant les moqueries
21:13sur les réseaux sociaux
21:14la conférence de presse
21:15du sélectionneur sénégalais
21:16a même dû être annulée
21:17pour raison de sécurité
21:19après des tensions
21:20en tribune de presse
21:20et des bousculades
21:21en France
21:22des échauffourées
21:23avec des individus sénégalais
21:24disposant de papiers français
21:25ont pu être constatées
21:27notamment sur les Champs-Elysées
21:28la France est le pays d'Europe
21:30qui compte le plus
21:31de personnes marocaines
21:31ou d'origine marocaine
21:32avec plus de 2 millions
21:34d'individus
21:34elle est aussi la première
21:36concernant les Sénégalais
21:37avec plus de 300 000 individus
21:39accident mortel
21:41de train en Espagne
21:42dimanche en Andalousie
21:43un train a déraillé
21:44avant d'entrer en collision
21:45avec un second convoi
21:46il y avait plus de 300 passagers
21:49dans le premier train
21:49et plus de 100 dans le second
21:51ce lundi
21:51le ministère de l'Intérieur espagnol
21:52a annoncé un bilan provisoire
21:54de 39 morts
21:55il y a plus de 120 blessés
21:57dont au moins 24
21:58dans un état grave
21:59et 5 dans un état très grave
22:01le ministère des transports
22:02a évoqué un accident
22:03je cite
22:04étrange et difficile à expliquer
22:05en effet des experts
22:07dépêchés sur place
22:07ont partagé leur incompréhension
22:09le déraillement s'est produit
22:10sur une ligne droite
22:11le train en service
22:12depuis 4 ans
22:13était presque neuf
22:15et le tronçon
22:15avait été rénové en 2025
22:17une commission d'enquête
22:18indépendante
22:19sur les accidents ferroviaires
22:20est saisie
22:20et doit rendre
22:21ses conclusions
22:22d'ici un mois
22:23et voilà
22:27c'est déjà la fin
22:28de cette édition
22:29dès à présent
22:29on retrouve un nouveau numéro
22:30de politique et éco
22:31Pierre Bergerot
22:32reçoit l'économiste politique
22:34Bernard Monod
22:35pour évoquer
22:36la guerre monétaire
22:37entre Trump
22:38et les BRICS
22:39vous voyez ici
22:41une illustration
22:42je le disais tout à l'heure
22:43de ce que vous appelez
22:44la troisième guerre mondiale
22:46monétaire
22:47qui couve
22:48vous l'expliquez
22:49dans vos travaux
22:49depuis 4 ans
22:51une guerre entre les BRICS
22:53et l'Occident
22:54les Etats-Unis
22:54en particulier
22:55puisque dans le reste
22:56de l'Occident
22:57il n'y a plus grand chose
22:57pourquoi la monnaie
22:59est-elle au centre du jeu ?
23:02il s'est passé
23:02beaucoup d'événements
23:03depuis 2020
23:05qui convergent aujourd'hui
23:08vers un choc systémique
23:10probablement pour 2026
23:12que personnellement
23:13j'annonce depuis longtemps
23:14notamment dans le livre
23:15que vous avez cité
23:16le patriotisme
23:17ou la banqueroute
23:17et donc
23:18il y a un élément
23:20qu'il faut avoir bien en tête
23:21pour vos auditeurs
23:23et pour la compréhension générale
23:24c'est que
23:25nous avons perdu
23:2633% par an
23:29de valeur de l'euro
23:30par rapport à l'or
23:3233%
23:34c'est un chiffre
23:35assez important
23:36et voire un peu fatidique
23:37c'est-à-dire que
23:38c'est l'hyperinflation
23:39c'est la définition
23:40de l'hyperinflation
23:41c'est 33%
23:43d'inflation par an
23:45pendant 3 ans
23:45et c'est exactement
23:46ce qui s'est passé
23:47puisque depuis
23:48les 3 dernières années
23:49l'euro par rapport
23:50à l'or
23:51a perdu 97%
23:53à la date
23:54où je vous parle
23:55aujourd'hui
23:55c'est environ 97%
23:57donc on est
23:58dans cette définition
23:59de l'hyperinflation
24:00Également
24:01au programme
24:02le zoom du jour
24:03avec la juriste
24:03Aude Mirkovi
24:04qu'elle présente
24:05son ouvrage
24:06Le droit naturel
24:07une ressource
24:08pour notre temps
24:08C'est à présent
24:09la fin de cette édition
24:10merci à tous
24:11pour votre fidélité
24:12rendez-vous demain
24:13même lieu même heure
24:14en attendant
24:14portez-vous bien
24:15bonsoir
24:16Sous-titrage Société Radio-Canada
24:20Sous-titrage Société Radio-Canada
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