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  • il y a 5 minutes
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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00:00...
00:03Bienvenue à tous dans Christine Kelly et vous, il est 11h36,
00:07Gabriel Cluzel, on va commencer par se demander avec vous,
00:11avec Alette Espieux qui est organisatrice de la Marche de Lyon,
00:14qui est en ligne, qu'on aura dans un instant,
00:15avec Yuna Fida de Némésis qui est dans le studio
00:18et avec Nicolas Faure qui est éditorialiste politique.
00:21C'est sa première radio, on est ravis de l'inviter dans notre studio aujourd'hui.
00:25On va se poser une question pour commencer, Gabriel Cluzel,
00:29de quoi cette marche est-elle le nom, selon vous ?
00:33Écoutez, moi je suis extrêmement frappée d'un côté par la dignité de cette marche,
00:41il faut quand même le souligner, il n'y a rien eu,
00:46rien eu, aucun incident à déplorer ou que personne n'a été frappé
00:51par tous ces néo-nazis d'extrême droite qu'on nous annonçait
00:55comme la peste brune s'abattant sur Lyon.
00:57Il n'y a pas eu une poubelle renversée, brûlée,
01:01il ne s'est rien passé, rien passé.
01:04Alors que, disons-le franchement, les manifestants étaient objectivement,
01:08non seulement tristes, mais en colère.
01:10On peut être en colère de ce qui s'est passé,
01:12mais ils ont eu la colère digne.
01:14Et je suis frappée par l'infamie, de l'autre côté,
01:18des réactions.
01:19Mais ils retournent comme une chaussette
01:21avec le concours d'une certaine classe médiatique, il faut le dire.
01:24la situation, il y a un gamin de 23 ans qui est mort
01:27et il nous explique que les victimes, ce sont eux.
01:29Mais c'est complètement délirant.
01:31Et pas seulement LFI, puisque ça va jusqu'à Ségolène Royal
01:35et d'autres.
01:36Vous voyez, c'est quand même...
01:39Je ne comprends pas comment ces choses-là peuvent arriver.
01:43Il devrait se cacher dans un petit trou.
01:45Je vais terminer par lui.
01:46Je crois que c'est Manuel Bompard qui relayait cette tribune.
01:49Vous savez, la méthode de la tribune des intellectuels
01:52en peau de lapin à deux balles, là.
01:54Vous voyez ?
01:54Alors, ils nous refont le coup de cette tribune indignée.
01:57Indignée de quoi ?
01:58Il y a une seule indignation à avoir.
01:59C'est la mort de Quentin.
02:01Et je me dis, mais ce n'est pas possible.
02:03Ces gens-là, ils devraient se cacher,
02:04se mettre dans un petit trou,
02:05faire profil bas, avoir honte,
02:08se battre la coupe.
02:09Pas du tout.
02:09Ils continuent à faire les marioles.
02:11Moi, ça m'est insupportable.
02:12Ça vous est insupportable.
02:13Par contre, Gabriel, vous ne m'avez pas parlé des saluts nazis ?
02:16Non, mais écoutez, non, mais attendez.
02:19J'adore votre regard qui s'effondre complètement.
02:21Non, non, mais Christine, on va être très clair.
02:24Dites-moi.
02:24Vous avez vu ce qui s'est passé ?
02:25Ils étaient là avec leur loupe.
02:27On aurait dit des entomologistes, vous savez,
02:29ils regardaient à la loupe tout ce qui s'est passé dans la manif.
02:33Et ils nous disaient, alors là, il y a eu un sali nazi.
02:35Certains disent que c'est des clapping.
02:37Il y a peut-être eu des sali nazis,
02:38auquel cas je les condamne, évidemment.
02:39Ça paraît évident.
02:42Mais sur les milliers de manifestants,
02:44ils sont allés repérer deux, trois types.
02:46Il y a quand même eu aussi une désinformation incroyable.
02:48Il y a un gars qui est soi-disant un grand expert
02:51sur une chaîne concurrente que je ne nommerai pas,
02:54qui a dit que le chrisme, le chrisme,
02:57vous savez, ce qu'on voit, c'est quelque chose que...
03:00On en parlera, effectivement.
03:01Voilà, que l'on voit sur les chasubes de mon curé.
03:03Je ne savais pas que mon curé était d'ultra-droite, vous voyez.
03:05Eh bien, était donc un symbole d'extrême droite.
03:08Voilà les experts militants que l'on nous sert.
03:11Donc, pardonnez-moi de ne pas vouloir faire chorus
03:16avec cette désinformation.
03:18Désinformation, colère digne d'un côté,
03:20infamie de l'autre, selon Gabriel Cluzel.
03:23Aliette Espieu, vous êtes en ligne avec nous.
03:25Vous êtes organisatrice de la marche à Lyon,
03:28en hommage à Quentin Deranque.
03:33Comment vous analysez, justement, cette marche ?
03:36Comment vous l'avez vue ?
03:37Entre ce que vous avez voulu comme marche,
03:40ce que vous avez voulu organiser,
03:41et puis la marche qui a été réalisée.
03:44Quelle analyse portez-vous ce matin ?
03:46Tout d'abord, je vous remercie pour votre invitation
03:48et puis pour les mots très justes
03:51qui viennent d'être dits sur cet hommage.
03:54Écoutez, cet hommage, je ne pouvais pas l'imaginer mieux,
03:56à vrai dire, j'étais extrêmement touchée
03:59de voir que les marcheurs présents
04:03ont tous respecté les consignes
04:05qui étaient données, je le rappelle,
04:07par le père de Quentin
04:08et également par la préfecture.
04:10Il n'y a pas eu de débordement.
04:12Si je puis rebondir également
04:14sur ce que dit Mme Cluzel tout à l'heure,
04:16c'est que, par exemple,
04:18on a vu deux personnes, effectivement,
04:21proférer des insultes vis-à-vis de contre-manifestants.
04:24C'est déplorable, mais en fait,
04:25c'est deux personnes sur des milliers
04:28de personnes présentes.
04:29Et quand on voit ce que nous proférait,
04:31si vous voulez, les contre-manifestants,
04:33ce qu'ils nous ont jetés dans la figure,
04:34à savoir des œufs, des bouteilles d'eau,
04:36quand on voit des personnes qui étaient capables...
04:38Ils ont jeté des œufs, des bouteilles d'eau à qui ?
04:41Sur nous, en fait, depuis leur fenêtre.
04:43Ah oui, ah oui.
04:43Des gens qui avaient quand même
04:44des personnes âgées et des enfants.
04:45Ah oui.
04:47Donc voilà.
04:48Sans personne n'en parle.
04:50Personne n'en parle.
04:51Et puis il y avait quand même des personnes
04:52qui hurlaient, excusez-moi du terme,
04:53fuck, Quentin, à tout va,
04:54dès qu'il y avait une minute de silence.
04:57Moi, j'ai été scotchée par le calme des personnes.
05:00Il y avait des proches de Quentin
05:01qui, vous l'avez dit tout à l'heure,
05:04on était tous pleins d'une colère,
05:06mais pas d'une vengeance.
05:08Mais cette colère était juste.
05:10Et si vous voulez qu'il n'y ait pas de personnes
05:11qui aient eu envie, en fait,
05:12d'aller les voir et juste de leur dire,
05:14écoutez, là, on va finir par...
05:16Excusez-moi, mais vous en collez une
05:17si vous n'arrêtez pas.
05:18Il n'y a pas eu tout ça.
05:19Il n'y a pas eu de poubelles brûlées.
05:20Il n'y a pas eu de voitures brûlées.
05:21Aliette Espieu, effectivement,
05:23vous dites colère, mais pas vengeance.
05:25On va marquer une pause.
05:26Restez en ligne avec nous
05:27parce que votre regard
05:28en tant qu'organisatrice
05:29de la manifestation,
05:31pas de la manifestation,
05:33mais de la marche,
05:33est très importante.
05:35Elle est très importante.
05:36Votre regard compte beaucoup.
05:38Et d'autant plus que j'ai vu
05:39qu'on vous a aussi beaucoup critiqué,
05:41vous, personnellement,
05:42Aliette Espieu.
05:43Vous allez nous raconter un peu
05:44comment vous avez vécu tout cela.
05:46Et puis, on continuera à parler avec vous
05:48de la marche à Lyon.
05:49Et puis, on aura aussi,
05:50dans un instant,
05:51le regard de nos invités
05:53dans le studio d'Europe.
05:54Vous invitez, chère Christine.
05:56Gabrielle Cluzel,
05:57journaliste et rédactrice
05:58en chef du site Boulevard Voltaire.
06:00Et Nicolas Faure,
06:01éditorialiste politique.
06:02Yona, membre de Nemesis.
06:03Et au téléphone,
06:04Aliette Espieu,
06:05organisatrice de la marche à Lyon
06:07en hommage à Quentin Deranque.
06:08Oui, Aliette Espieu,
06:10avec qui nous sommes en ligne,
06:11qui nous a expliqué
06:11que c'était de la colère,
06:13ce n'était pas de la vengeance.
06:14C'est qu'effectivement,
06:15pendant la marche,
06:16personne n'en parlait,
06:17mais que ceux qui étaient
06:18en train de marcher,
06:19des femmes,
06:20des enfants,
06:20des mamies,
06:21recevaient des oeufs,
06:23des jets de projectiles
06:24depuis les immeubles,
06:25Aliette Espieu.
06:26Qu'est-ce qui n'a pas été dit,
06:28effectivement,
06:29par rapport au traitement médiatique
06:31qui a été un peu,
06:31pas un peu,
06:32beaucoup biaisé
06:33sur cette marche ?
06:35Il y a également
06:37le fait que les quatre
06:39contre-manifestants
06:40se réjouissaient,
06:41à vrai dire,
06:42de la mort de Quentin.
06:43Il y a quand même des propos
06:44qui étaient insultants
06:45vis-à-vis de la mémoire
06:46de Quentin.
06:47C'était quand même
06:48assez choquant
06:48de voir cela.
06:50Qu'il y ait eu
06:51une crainte
06:52due au fait
06:53qu'il y ait eu
06:55une pression
06:55de la part
06:56de l'ultra-gauche
06:57la semaine avant,
06:58qu'il y ait eu
06:59une ombre noire
07:02qui était portée
07:02sur cet hommage
07:03comme si ça allait être
07:04un défilé
07:04de nazis dans la rue.
07:06Bon, qu'il y ait eu
07:06des craintes suite à ça,
07:07je l'entends totalement
07:08parce qu'au vu
07:09des portraits
07:10qui étaient faits
07:11la semaine avant l'hommage,
07:12ça s'entend.
07:13Mais par contre,
07:14que les personnes
07:15soient fières
07:16que Quentin soit mort
07:17et qu'ils revendiquent
07:18la mort de Quentin,
07:19en fait,
07:20je suis désolée
07:21mais j'étais profondément
07:22bouleversée de voir ça.
07:23Je me suis en fait sublée.
07:24Moi, ce que j'espère
07:25du fond du cœur,
07:26c'est que les personnes,
07:27en plus d'être condamnées,
07:28évidemment,
07:29pour ce qu'elles ont commis,
07:33ça ne recommence.
07:35En fait, Quentin,
07:36ce que j'espère
07:36du fond du cœur,
07:37c'est que Quentin
07:38est la dernière personne
07:39qui mourra en France
07:40pour ses idées.
07:41J'espère vraiment
07:42du fond du cœur
07:43parce que,
07:44en fait,
07:45si la condamnation
07:47des personnes
07:48a lieu
07:49alors qu'il n'y a pas
07:49de compréhension
07:51de la part
07:51à la fois de leurs complices
07:53mais également
07:53des personnes
07:54qui ont commis cela,
07:55si vous voulez,
07:56ça veut dire
07:57qu'une partie de la justice
07:58n'aura pas pu être réalisée
07:59et n'aura pas pu être faite.
08:01Ce qu'il faut vraiment,
08:02c'est que
08:02c'est qu'il y ait
08:03une prise de conscience
08:05collective
08:05de la part
08:06de la jeunesse,
08:07de la part
08:08de cette mouvance-là
08:09pour qu'ils comprennent
08:10qu'en fait,
08:11ils sont allés trop loin
08:12et qu'on ne peut pas,
08:12en fait,
08:13on ne peut pas
08:14passer à tabac
08:15quelqu'un
08:15pour ses idées.
08:16C'est le contraire
08:16de la démocratie
08:17et c'est le contraire
08:18de ce qu'ils prétendent
08:18défendre.
08:19Aliette Aspieux,
08:20quelle serait,
08:21selon vous,
08:22la prochaine étape
08:23après cette marche
08:24pour Quentin ?
08:26Si vous voulez,
08:27moi déjà,
08:27l'étape que je souhaite
08:30maintenir à tout prix,
08:31c'est que Quentin
08:32que Quentin ne soit pas oublié
08:34et que,
08:35alors même si je suis
08:36peut-être un peu idéaliste
08:37là-dessus,
08:37mais qu'il y ait peut-être
08:38des excuses
08:38par rapport à ce qui a été dit.
08:40Moi, le soir même
08:41de l'hommage,
08:43je ne sais pas
08:43si vous avez vu la séquence,
08:44mais je me suis retrouvée
08:47face à face
08:48sur BFM
08:49avec M. Porte
08:50qui a en fait félicité
08:52les contre-manifestants
08:54malgré les propos tenus
08:55par ces derniers,
08:56qu'il est félicité
08:57d'avoir été présents.
08:58En fait, moi,
08:58j'attends quand même
08:59une excuse publique
09:01de la part de ces personnes
09:02qui en fait
09:03n'ont pas eu la décence
09:06ne serait-ce que
09:06de condamner
09:07ce qui avait été fait
09:09et puis de reconnaître
09:10qu'en fait,
09:12même si Quentin
09:13n'était pas
09:14de leur bord politique,
09:15en fait,
09:15rien ne justicie
09:17qu'il soit mis à mort.
09:18Rien.
09:19Rien.
09:19On ne peut pas
09:19au nom de...
09:22C'est quand même triste
09:22qu'en France,
09:23en 2026,
09:24on puisse permettre
09:25la peine de mort
09:26d'un jeune.
09:28Parce qu'il n'y a pas
09:29d'autres mots,
09:29c'était une peine de mort,
09:30une expédition...
09:30Ce sont exactement
09:32les mots
09:32qu'avait prononcés
09:34par exemple
09:34Jean-Luc Mélenchon
09:35lors de la mort de Naël
09:36que la peine de mort
09:37ne devait pas avoir lieu.
09:39Merci beaucoup
09:40Aliette Espieux
09:41pour votre témoignage,
09:44ce que vous avez voulu
09:46de la marche
09:47pour Quentin,
09:48vos espoirs
09:49pour cette prise
09:50de conscience collective,
09:52peut-être même
09:52des excuses.
09:53Merci infiniment.
09:54Et je rappelle
09:55que vous avez été
09:56personnellement
09:57critiqués,
09:59salis,
10:01juste parce que
10:01vous avez,
10:02vous,
10:03des prises de position,
10:04parce que vous êtes
10:07catholiques,
10:07etc.
10:08Vous avez, vous aussi,
10:09été décrites,
10:09dépeintes
10:10comme étant,
10:11voilà,
10:12de la droite nationale.
10:15Merci beaucoup
10:16Aliette Espieux
10:16pour votre témoignage
10:17en direct sur Europe 1.
10:19Karine nous appelle
10:20de Lyon,
10:20on la prend dans un instant.
10:21Christian nous appelle
10:22de Macron,
10:22on le prend dans un instant.
10:24Nicolas Faure,
10:24vous êtes éditorialiste,
10:26c'est moi qui vous ai invité
10:27pour la première fois
10:28sur Europe 1
10:28pour entendre votre regard
10:29parce que j'ai entendu
10:30à plusieurs reprises
10:31des prises de position
10:32que vous avez eues
10:32sur la mort de Quentin,
10:34sur la marche qu'il y a eu,
10:35sur cette...
10:36Vous vous êtes rendu
10:37à la marche d'ailleurs.
10:39Racontez-nous
10:40quel regard vous portez.
10:42On a eu les mots
10:43d'Aliette Espieux,
10:44est-ce que vous étiez là,
10:44vous avez vécu aussi
10:45cette marche ?
10:46Et quelle marche
10:47vous avez vécu ?
10:48Alors j'ai vécu
10:49la marche de long en large
10:50parce que j'ai remonté le cortège
10:52à plusieurs reprises,
10:53j'ai vu ça,
10:53j'ai vu les provocations ignobles
10:55de la part de contre-manifestants
10:57et ça,
10:58il faut aussi que les auditeurs
10:59le sachent,
10:59des provocations
11:00qui ont été constantes
11:01tout au long du cortège.
11:02Exemple de provocation.
11:03Par exemple,
11:04un individu
11:05qui se met à danser
11:06de joie
11:08en évoquant Quentin
11:09devant les manifestants,
11:11c'était devant mes yeux,
11:11j'en ai d'ailleurs pris la vidéo,
11:12il y a la vidéo
11:13qui a beaucoup tourné
11:13sur les réseaux,
11:14il était accompagné
11:15de personnes
11:15qui se réjouissaient
11:17elles aussi
11:17de la mort de Quentin
11:18et qui provoquaient
11:20frontalement les manifestants
11:21avec un cutter à la main
11:22d'ailleurs pour l'une d'entre elles.
11:23Alors vous qui étiez
11:24sur place justement,
11:25il y a eu ce cutter,
11:26ces personnes qui souriaient,
11:27qui provoquaient,
11:28en face,
11:28personne ne réagissait.
11:29Non mais c'est là
11:30où je voulais en venir,
11:31c'est-à-dire que
11:31toutes ces provocations,
11:32pour la plupart d'entre elles,
11:34elles ont été faites
11:34au moment où la police
11:35n'était pas présente.
11:36La police est venue
11:37à partir de la moitié
11:38du cortège à peu près
11:39sur les points chauds,
11:40mais il y a eu
11:41énormément de points chauds,
11:42il y a eu un deuxième
11:42très gros point chaud
11:43où il y avait des antifas
11:48malgré l'absence de la police,
11:49malgré les provocations
11:50qui étaient abominables
11:51de la part de ces gens,
11:52eh bien il n'y a pas eu
11:54de réaction guerrière,
11:57voilà, virile face à ça,
11:59alors que, évidemment,
12:00dans le cas inverse,
12:01ça aurait été impensable.
12:03Et je salue ici
12:04le sang-froid, le calme
12:05et la dignité des manifestants
12:07qui étaient confrontés à ça
12:08et qui n'étaient évidemment
12:09pas des nazis ou des fascistes
12:10comme ça a été annoncé
12:11par tous les médias.
12:11Franchement ça me rend dingue
12:12parce que j'y étais dans cette manif.
12:13Alors vous étiez,
12:14laissez ça du nazi
12:15dont on parle Nicolas Faure.
12:16Moi j'ai remonté le cortège
12:17de long en large,
12:18je n'ai jamais vu.
12:20Il y a effectivement...
12:20Ah c'est quoi ces images ?
12:21Il y a une vidéo,
12:22parce qu'il y a des images
12:22qui ont été tronquées,
12:23on voyait deux personnes
12:24avec les deux bras levés,
12:25donc évidemment ce ne sont pas
12:26des salues nazis.
12:26Il y a effectivement une vidéo
12:27qui peut porter à question,
12:29à voir, il y a l'enquête
12:30qui va être faite.
12:30Sur 3000 personnes ?
12:31Oui, mais on n'était pas 3000,
12:33on était bien plus.
12:34Alors là pareil,
12:34je ne comprends pas pourquoi...
12:35Non mais on était bien plus.
12:37Si on regarde la longueur du cortège,
12:38c'était environ 550 mètres,
12:40la longueur que j'ai estimée.
12:42Avec un cortège très dense,
12:48Nicolas Faure, éditorialiste politique
12:50dans le studio d'Europe 1,
12:51on revient à vous.
12:52Je rappelle que nous avons aussi
12:54à Iona Feda de Némésis
12:55qui est dans le studio d'Europe 1.
12:56Je viens à vous dans un instant
12:58puisque nous allons parler
12:59des menaces qui pèsent sur vous
13:01en tant que membre du collectif Némésis.
13:03D'abord Karine,
13:04vous nous appelez de Lyon.
13:05Bonjour Karine,
13:06vous avez participé vous aussi à la marche.
13:09Racontez-nous de quelle marche
13:11vous avez vécu concrètement Karine.
13:14Bonjour, je suis très heureuse
13:15de participer à votre émission
13:17que j'adore et effectivement,
13:18j'ai participé à la marche.
13:20Et je confirme les dires précédents d'Aliès
13:24en disant qu'effectivement,
13:29on ne peut pas définir une marche
13:31en hommage à un jeune homme
13:33qui a été agressé et tué
13:34seulement à trois idiots
13:37qui ont fait des signes nazis.
13:40Ça ne définit pas la marche
13:41à laquelle j'ai manifesté.
13:43j'ai participé.
13:47On était...
13:48Il y avait des personnes de tout âge,
13:52de toutes...
13:53Une manifestation de toute catégorie sociale,
13:57vraiment des personnes âgées.
14:00Et je confirme que tout au long du cortège,
14:03on a reçu des G2.
14:06Ah oui ?
14:06Des G2.
14:08Des signes, des...
14:09Ça, je n'ai pas entendu parler de ça.
14:11Des doigts d'honneur ont été faits
14:13tout au long du cortège.
14:17Donc effectivement...
14:18Une certaine recherche de provocation,
14:20comme nous disait
14:21Aliette Espieu,
14:21organisatrice de la marche.
14:22Donc vous êtes provoquée,
14:23des femmes, des enfants.
14:24Vous avez quel âge, madame ?
14:25Vous avez 53 ans.
14:27Voilà, vous êtes partie manifester.
14:30Vous avez vu que le traitement médiatique
14:31est complètement au l'inverse
14:32de ce que vous avez réellement vécu.
14:34Si une personne n'a pas participé
14:38à cette marche,
14:39effectivement,
14:40si on s'en tient à certains médias,
14:41on ne se fait pas l'idée
14:43de ce qu'ils étaient vraiment.
14:45Il y avait des parents
14:46avec de très jeunes enfants.
14:49Notamment un petit garçon
14:50à un moment
14:51qui était sur l'épaule de son papa
14:52et qui lui a demandé
14:54mais qui a tué Quentin ?
14:56Le papa, bon...
14:57Après, je ne sais pas exactement
14:58ce qu'il lui a dit
14:59mais vous voyez,
15:00vraiment des petits-enfants.
15:02À un moment,
15:03on s'est retrouvé même
15:04à côté de personnes
15:05venant de Suisse.
15:06Ah oui.
15:07Et on leur a demandé
15:08pourquoi vous êtes là.
15:11Et ils nous ont dit
15:12en fait,
15:13on est là
15:14parce que
15:15ce qui se passe en France,
15:17on ne veut pas
15:18que ça se passe en Suisse.
15:20Très intéressant.
15:21Très intéressant.
15:22Oui, c'était très intéressant.
15:23Donc, vraiment,
15:24des discussions,
15:25c'était, comme je vous dis,
15:26de tout âge
15:27et ce qui a été dit
15:28dans les médias,
15:29c'est pas possible
15:31de s'en tenir à ça.
15:33Merci beaucoup,
15:34ma chère Karine,
15:34de nous avoir appelé
15:36de Lyon
15:36pour pouvoir témoigner
15:38de votre participation
15:39et de la marche
15:40que vous avez vécue,
15:41ce que vous avez vécu
15:42concrètement sur place.
15:44Christian,
15:45vous nous appelez
15:45de Macon
15:46et vous aussi,
15:47vous avez participé
15:48à la manifestation.
15:49Merci infiniment
15:50à tous
15:50de nous appeler
15:51au 01-80-20-39-21.
15:54Vous avez participé
15:55à la manifestation.
15:56Racontez-nous.
15:58Oui, bonjour.
15:59Oui, effectivement,
16:00moi, j'ai participé
16:01à la manifestation.
16:02Alors, je voudrais
16:02un petit peu relativiser
16:03un petit peu
16:04les propos que je viens
16:06d'entendre.
16:07C'est-à-dire que,
16:08effectivement,
16:09dans l'immense majorité
16:11des cas,
16:12les participants
16:13à la manifestation,
16:14c'était des gens
16:16tout à fait,
16:17on va dire,
16:17entre guillemets,
16:18normaux,
16:19en civil,
16:19des familles,
16:21des jeunes,
16:23même des couples
16:24avec des bébés,
16:25des personnes âgées,
16:26etc.
16:26C'était l'immense majorité.
16:28Mais,
16:29dans cette immense majorité,
16:31il y avait
16:33des groupes
16:34de jeunes gens
16:35avec des coupes
16:36de cheveux caractéristiques,
16:38c'est-à-dire
16:38les côtés rasés
16:42un peu plus lents
16:43sur le dessus,
16:46souvent habillés en noir.
16:48Alors, Christian,
16:50restez avec nous,
16:50on va marquer une pause
16:51parce que c'est l'heure du JT
16:53pour nous expliquer,
16:54effectivement, vous,
16:54on va écouter
16:55tous les auditeurs
16:57d'Europe 1
16:57qui nous appellent
16:58pour nous dire
16:59quelles manifestations
17:00ils ont vécu
17:01et on va continuer
17:02avec vous
17:03pour savoir
17:03quelles manifestations,
17:05quelles marches
17:06vous avez vécues.
17:07On a Nicolas Faure
17:08qui est dans le studio
17:09d'Europe 1,
17:10éditorialiste politique,
17:11qui était lui aussi
17:11à la marche
17:12et on aura
17:12dans un instant
17:13Yona du collectif
17:15Némésis
17:16qui va nous parler
17:16des menaces
17:17qui pèsent sur elle.
17:18On a Nicolas Faure
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