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  • il y a 9 heures
Les clefs d'une vie de Sophie de Quay
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##AU_COEUR_DE_LA_MELEE-2026-02-23##

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:05Vous êtes née en Suisse avant d'atteindre d'autres sommets
00:08en devenant une ambassadrice de la chanson française dans le monde.
00:11Une façon pour vous d'assurer la relève familiale
00:13dans un univers beaucoup moins feutré que la diplomatie.
00:17Bonjour Sophie Dequet.
00:18Bonjour, merci pour votre accueil.
00:20Écoutez, vous avez un parcours étonnant
00:22et ce parcours vous le partagez avec Simon Jacquard qui est à vos côtés
00:26qui est votre complice dans la vie comme à la scène
00:28et donc tous les trois, on va essayer d'évoquer ce parcours
00:32parce que vous avez fait des choses étonnantes dans le monde,
00:34on en parle peu, vous venez de Suisse
00:37et vous sortez un nouvel album qui s'appelle Eclipse.
00:39Donc on va tout à l'heure évoquer cet album
00:41mais le principe des clés d'une vie, c'est d'évoquer votre parcours
00:44à travers les dates clés.
00:45Alors, je vais commencer par Sophie
00:46parce que vraiment, la première partie de sa vie,
00:49vous n'êtes pas dedans Simon Jacquard.
00:51Absolument, je suis arrivé un peu plus tard.
00:52Voilà, première date le 29 novembre 2008.
00:56Écoutez.
01:01Le bal des débutantes, car vous avez fait le bal des débutantes.
01:05Exactement, vous avez retrouvé ça.
01:07C'est un beau souvenir.
01:09C'était incroyable, je représentais la Suisse.
01:11Oui, et c'était où ?
01:12C'était à l'hôtel Crion à Paris.
01:14Et donc vous étiez habillée avec une grande robe
01:16et vous aviez la valse obligatoire.
01:20Apprise avec Stéphane Berne.
01:21Et j'étais habillée par Stéphane Saunier.
01:24Stéphane Berne qui, depuis 1998, a assuré la relève de Jacques Chazot
01:28et s'occupe du bal des débutantes avec le costume, le grand croix.
01:31En fait, c'est un rendez-vous d'une tradition qui est au départ la monarchie,
01:36qui est devenue républicaine.
01:38Les jeunes filles ne sont plus introduites devant le roi,
01:40mais devant la jet set.
01:43Exactement.
01:43Comment vous vous êtes retrouvée là ?
01:44Je me suis retrouvée là-bas parce que la femme de mon cousin,
01:48qui s'appelle Aline Daman Asnar,
01:51est architecte d'intérieur et a refait l'hôtel Crion.
01:55Et il se trouvait qu'elle était en contact avec celle qui organisait le bal des débutantes
01:59et il manquait la débutante suisse.
02:01Donc elle m'a proposé, j'ai eu un interview en Suisse
02:04pour voir si j'avais les bonnes étiquettes pour faire partie du bal des débutantes
02:09et ça a marché.
02:10Donc j'ai pu défiler.
02:12Et vous avez pu apprendre la valse, apprendre...
02:14Vous aviez dansé tout ça ou non ?
02:15Je ne savais pas danser la valse,
02:17mais j'ai eu un très bon cavalier pour m'apprendre.
02:20Alors ça, c'est Paris,
02:21mais vous êtes née en Suisse, à Sion,
02:23où l'on porte plus souvent l'anorac que la robe longue.
02:27Effectivement.
02:28Ma mère aime beaucoup dire que sa grande fierté,
02:31c'est qu'on puisse s'adapter les trois enfants à toutes les situations,
02:34autant au bal des débutantes qu'à la campagne,
02:37ou à la montagne, en Valais, d'où je viens.
02:39Oui, car Sion, c'est à la montagne,
02:41ce sont les montagnes suisses, souvent couvertes de neige.
02:44Exactement.
02:45Et on apprend à vivre quand même dans la neige sans problème ?
02:48On apprend à skier à deux ans et demi, trois ans.
02:51Dès qu'on tient sur nos jambes, on est sur des skis en hiver.
02:54Et je sais aussi que pour les Jeux Olympiques de 2026,
02:57Sion devait être candidat,
02:58mais il y a eu un référendum en Suisse,
03:00et le projet a été rejeté à 60% par la population.
03:04Exactement, c'est une grande tristesse.
03:05Pourquoi ?
03:07Parce que ça aurait été chouette de pouvoir accueillir un tel événement
03:10dans cette petite ville valaisanne,
03:12qui est très belle et qui a toutes les infrastructures pour accueillir.
03:17Ce sera pour une autre fois, parce que 60% ce n'est pas énorme.
03:20Et Sophie Lequet, je crois qu'au départ,
03:22votre père est diplomate dans un pays
03:25où les règles administratives et politiques sont très différentes de celles de la France.
03:30Exactement, il était diplomate ambassadeur de Suisse à Singapour
03:34et consul général à New York ensuite.
03:37Et c'est vrai qu'on doit apprendre les codes d'une culture qui est complètement différente.
03:41C'est-à-dire ?
03:42C'est-à-dire que Singapour, c'est très strict pour les enfants aussi.
03:46Le chewing-gum, ça paraît banal, mais est interdit.
03:51Il y a une amende de 200 francs si on crache par terre.
03:54C'est des trucs qui sont très étonnants.
03:57Je ne dis pas que j'ai l'habitude de cracher par terre,
03:58mais c'est vrai que c'est en même temps d'une grande sécurité
04:02pour des enfants et des adolescents de grandir là-bas.
04:04C'était génial.
04:06200 francs égale 200 euros, je fais le traducteur.
04:07Exactement.
04:08Il se trouve aussi que votre père a aussi participé à la vie politique de votre pays.
04:13Je crois qu'il s'est engagé dans une campagne
04:15en faveur de l'adhésion de la Suisse à l'espace économique européen.
04:18Exactement. On l'appelait Monsieur Europe.
04:21Et c'est vrai que ce sont des choses...
04:23Je crois qu'il a même dirigé la SSR.
04:25Exactement.
04:27C'est vrai. Mon père a énormément de casquettes différentes.
04:30C'est un homme engagé et passionné
04:32qui aime les challenges et qui aime construire des ponts comme moi.
04:35Ça ne vient pas de nulle part.
04:37Exactement.
04:37Et alors le côté musique et théâtre,
04:39ça vient de votre mère, Carole Dequet, qui est comédienne.
04:42Qui est comédienne et qui a réalisé son rêve
04:44de devenir comédienne à 48 ans, je crois.
04:46Et c'est pour ça que je porte son nom à la scène.
04:49De Kwe, c'est son nom de jeune fille.
04:50Je trouvais inspirant de se dire qu'à n'importe quel âge, si on a un rêve, quelque chose qui
04:54nous tient à cœur, on peut le réaliser.
04:56Je crois qu'elle a repris le rôle de Agnès Jaoui dans la pièce Un air de famille.
05:00Vous êtes bien renseignée.
05:01Oui, j'étais dans le public.
05:04Comment on fait pour commencer à 48 ans une carrière de théâtre ?
05:07Elle a commencé jeune.
05:10À l'époque, quand elle était à l'école, elle prenait des cours de théâtre.
05:14Mais son rêve, c'était de faire professionnellement de la scène.
05:17Et en rentrant de tout ce parcours à l'étranger, où elle était femme d'ambassadeur,
05:21elle s'est dit maintenant, je vais faire quelque chose pour moi.
05:24Je vais réaliser mon rêve à moi.
05:26Et elle s'est donné les moyens de faire le conservatoire.
05:29Et vos premiers souvenirs de musique, je crois, Sophie Dekoué,
05:32c'est vraiment la radio, l'autoradio en voiture,
05:35où vous écoutiez les Pink Floyd, Deep Purple, Renaud et Barbara à fond.
05:39Exactement.
05:40Renaud, c'était le seul moment où on avait le droit de dire des gros mots avec mon frère.
05:43C'était quand on chantait Les Béton ou toutes les chansons de Renaud qu'on connaît par cœur.
05:49Et c'est vrai qu'elle écoutait beaucoup de musique en voiture ?
05:51Elle écoutait tout le temps de la musique.
05:53C'était en voiture, c'était aux fêtes de famille, les fêtes de famille Dekoué.
05:56Il y a tout le temps quelqu'un qui sortait un instrument.
06:00Mon arrière-grand-père était joueur de piano au cinéma muet à l'époque.
06:05Donc ça revient, c'est dans les gènes d'une certaine manière.
06:08Et il se trouve aussi que dans les chansons que vous écoutez,
06:11il y avait une chanson de Barbara,
06:12« Quand reviendras-tu ? » dit « Quand reviendras-tu ? »
06:14Je ne sais pas si vous le savez,
06:15mais c'est un message d'amour et d'espoir auprès de l'homme qui l'a quitté et qui
06:19était ambassadeur.
06:20Je ne savais pas.
06:21Et c'est une chanson que ma mère chante très souvent.
06:24D'accord, ça c'est rigolo.
06:26Et c'est vrai que dans votre famille, la chanson, je crois que c'est tous les déjeuners, tous les
06:31dîners, toutes les fêtes.
06:32C'est tout le temps, ça fait partie de nous.
06:34Mon père aussi, mon père a une voix d'opéra.
06:36Il a chanté à notre mariage Ave Maria.
06:39Et il yodle aussi, ça fait beaucoup rire.
06:43Les Chinois et les Singapouriens à l'époque,
06:46ils sortaient sa voix de yodle, chant traditionnel suisse.
06:49Ça faisait toujours son effet.
06:51Et pourquoi cette tradition de chanter dans les déjeuners ?
06:54C'est une bonne question, je ne sais pas.
06:56Chanter, c'est la vie, c'est joyeux, ça a toujours fait partie.
07:01Et il y a aussi, moi je me souviens d'Edmond de Rothschild, le mari de Nadine de Rothschild,
07:05qui à la fin de chaque dîner officiel, chantait Sinatra.
07:08C'était son bonheur.
07:09D'accord.
07:10Nadine de Rothschild, d'ailleurs, je crois, est venue dîner à la maison.
07:13Voilà, c'est une femme extraordinaire, qui a beaucoup d'humour,
07:16qui a commencé comme comédienne.
07:18Et d'ailleurs, Brassens la draguait, et ça n'a pas marché à l'Olympia.
07:22Et c'est pour ça qu'il a écrit « Une jolie fière dans une peau de vache ».
07:25C'est dédié à Nadine de Rothschild, qui s'appelait Nadine Thalier à l'époque.
07:28D'accord.
07:29Alors, au début, le chanteuse, je crois, c'est dans des sortes de spy girls à 8 ans à Singapour,
07:35je crois, Sophie Ducouille.
07:36Exactement, c'était le groupe de chanteuses, les spy girls.
07:40On était cinq copines, chacune était une des spy girls,
07:44et on avait comme envie de chanter à la kermesse du lycée français de Singapour.
07:49Ça ne s'est jamais fait, malheureusement, mais j'ai continué à chanter.
07:52Et à Singapour, il y avait le karaoké qui débutait.
07:55C'est par là que tout a commencé.
07:56Ma mère a acheté un karaoké à la maison, donc j'avais le micro,
07:59et je pouvais chanter de manière amplifiée.
08:02Mon pauvre frère, je lui ai cassé les oreilles toute son enfance.
08:06Et je me suis un peu renseigné, c'est un disqueur japonais qui s'appelait Kisaburo Tagaji,
08:10qui a fabriqué le premier karaoké,
08:12parce qu'il s'est aperçu que ses clients passaient leur temps à chanter
08:16en même temps qu'écouter des chansons sur le juxte box.
08:19D'accord.
08:20Et c'est comme ça qu'ensuite, ça a pris une dimension beaucoup plus forte.
08:23Et puis donc, après le karaoké, il y a eu une autre chanson qui a marqué cette époque,
08:28et qui vous a marqué.
08:28J'ai dans la tête un oiseau, qui te dit tout, viens danser.
08:36Le sud-là, le tropique, ça vous a marqué ?
08:38Vous êtes incroyable, parce qu'en fait, pendant que mes camarades de classe jouaient
08:42à policiers-voleurs dans la cour de l'école à Singapour,
08:45donc je devais avoir 8 ans, moi j'ai repris cette chanson,
08:47et j'ai écrit ma chanson en respectant le nombre de syllabes.
08:51Oui, ça me parle.
08:51Et pourquoi cette chanson ? Pourquoi ?
08:53Parce que c'est celle qui était sur le karaoké,
08:55et que je chantais à la maison.
08:57C'était un des plus gros succès de l'Hiver Montagné.
08:59En fait, il enregistre un album, il lui manque une chanson,
09:02il a une musique, il sort, il appelle Barbe Villière dans la nuit,
09:05en disant qu'il faut des paroles,
09:07et c'est devenu Soul of the Night des Tropiques,
09:09qui est toujours dans les discothèques, tous les étés.
09:12Et au Club Med, les Crazy Signs, j'ai beaucoup dansé aussi sur cette chanson.
09:16Alors, il se trouve qu'il y a eu Singapour,
09:18et ensuite il y a eu New York, Sophie de Coué.
09:20Deux ambiances très différentes.
09:22Au New York, par cause de votre père, bien sûr.
09:23Oui, alors on l'a tous suivi, évidemment.
09:26Et ça a été le lycée français, je crois.
09:28Le lycée français de New York.
09:29Donc on s'est retrouvé de vivre en pleine jungle à Singapour,
09:32à vivre au douzième étage à Manhattan.
09:36Et au lycée français, toujours.
09:38Oui, qui était un lycée qui était très difficile, finalement.
09:41Il fallait beaucoup travailler.
09:42Il fallait beaucoup travailler,
09:43il y avait beaucoup de cours en anglais aussi.
09:45Mais le système américain est très intéressant,
09:48parce qu'il met vraiment en valeur le côté sportif,
09:50le développement aussi dans l'art.
09:52Et c'est là que j'ai pu commencer la comédie musicale.
09:54Oui, et je crois que vous aviez comme professeur de chant
09:58le coach de Céline Dion qui s'appelait Tina Schaffer.
10:01Oui, alors elle, elle n'était pas au lycée français,
10:03mais j'ai eu beaucoup de chance de travailler avec elle.
10:05Normalement, elle n'acceptait pas des élèves aussi jeunes,
10:08mais elle avait eu un coup de cœur sur mon timbre.
10:11Et j'ai travaillé pas mal avec elle.
10:12Et c'était génial pour moi,
10:14parce que c'était aussi la prof d'Avril Lavigne,
10:16de qui j'étais très fan à l'époque.
10:17Et puis Céline Dion, il ne faut pas oublier
10:19qu'elle a remporté l'Eurovision avec la Suisse.
10:22Exactement, c'est vrai.
10:23Et que ça a été le début de sa carrière internationale.
10:25Et en revanche, vous êtes revenue en Suisse pour passer le bac ?
10:28Oui, alors mon père allait être muté en cours d'année.
10:31Moi, je suivais le bac.
10:32Et il fallait que je puisse être au même endroit toute l'année.
10:35Et je me suis retrouvée à l'internat,
10:37dans un village à côté de Genève.
10:39Autre ambiance aussi.
10:40Et je vois que le bac en Suisse, ça s'appelle la maturité.
10:42Oui, mais c'était trop tard pour moi de rejoindre la maturité,
10:45vu que j'avais fait tout le cursus dans les lycées français.
10:48Donc j'ai fait un bac littéraire.
10:50Un bac littéraire que c'est pratique quand on écrit des chansons.
10:52Exactement.
10:53Et ce bac, vous l'avez eu avec une mention, je crois.
10:56Oui, j'ai eu la mention.
10:57J'ai eu de la chance, parce qu'en parallèle,
10:59je donnais des concerts et j'étais dans une école de musique.
11:02Mais ma mère avait négocié avec mon père.
11:04Elle lui avait dit, elle continue l'école de musique
11:06et elle fera la mention.
11:07Et moi, elle m'a dit, allez, je me bats pour toi,
11:09mais il faut que tu réussisses.
11:11Et j'ai réussi.
11:11Et vous avez réussi.
11:13Et vous n'avez pas réussi que ça.
11:14Et j'ai une autre date qui va sans doute vous dire quelque chose à tous les deux.
11:17C'est le 16 février 2016.
11:19A tout de suite sur Sud Radio,
11:21avec Sophie Decouet et Simon Jacquard.
11:23Sud Radio, les clés d'une vie.
11:25Jacques Pessis.
11:26Sud Radio, les clés d'une vie.
11:28Mon invité Sophie Decouet,
11:29rejointe par Simon Jacquard,
11:31complice à la ville et à la Seine.
11:32On va expliquer pourquoi dans quelques instants.
11:34Il y a ce nouvel album Eclipse que vous sortez.
11:37Un parcours qui a débuté de façon très rare,
11:40entre Singapour, New York et la Suisse.
11:43Et puis, le 16 février 2016,
11:45Sophie Decouet, vous vous retrouvez pour un concert à Cran-Montana.
11:48Cran-Montana, je vous rappelle,
11:50c'est la ville où Gilbert Bécaud,
11:51enfin la ville de Montagne,
11:53la station de Montagne où Gilbert Bécaud
11:54prenait 15 jours de vacances,
11:56tous les hivers dans son chalet,
11:57et refusait toute interview,
11:59car c'était le seul moment de l'année
12:00qu'il passait avec ses enfants.
12:02Il avait bien raison.
12:03Et donc, c'est la nuit des neiges,
12:05c'est quoi ?
12:05C'est une discothèque de Cran-Montana ?
12:07Non, la nuit des neiges,
12:08c'est un bel événement caritatif
12:10qui a lieu tous les ans à Cran-Montana.
12:13Et c'est vrai qu'on m'a mandatée pour ce concert.
12:17J'ai mandaté Simon,
12:18ça devait être un concert unique,
12:20normalement, quatre chansons.
12:22Et ce concert a changé ma vie.
12:24Oui, parce qu'effectivement,
12:25je crois que le manager,
12:26vous cherchiez un musicien,
12:28vous a parlé de Simon Jacquard.
12:30Exactement, il m'a dit
12:30c'est Simon Jacquard, sans hésiter.
12:32C'était une succession de petits choix
12:34qui m'ont menée à Simon.
12:37Et finalement, en descendant de scène,
12:39il m'a dit j'ai pas le temps
12:41parce que je tourne énormément pour la musique,
12:43mais avec toi, je dois monter un projet.
12:45Et pour moi, je me suis rendu compte
12:47que je pouvais peut-être
12:48en faire ma profession
12:50qui était un peu au stade de rêve
12:51à ce moment-là.
12:52Oui.
12:53Parce que je chantais,
12:55je faisais de la musique,
12:56mais j'ai fait aussi d'autres études en parallèle.
12:57Et je n'ayant pas grandi en Suisse,
13:00je n'avais pas le réseau,
13:01je ne savais pas comment rentrer dans ce milieu.
13:03Et le fait que Simon,
13:04qui était un musicien
13:05qui parcourait le monde
13:06et qui faisait ce métier depuis longtemps,
13:08me dise ça,
13:09je me suis dit
13:10waouh, en fait c'est possible
13:11et on ne s'est plus lâchés depuis.
13:13Vous aviez un passé justement de musicien.
13:15Comment auriez-vous arrivé dans cet univers ?
13:17Alors, cet univers s'est imposé à moi.
13:19Je ne suis pas allé le chercher.
13:21Lors de mes 4 ans,
13:21j'ai demandé à mes parents
13:22de faire du piano.
13:24Ils m'ont forcé un peu la main
13:25pour faire deux ans de flûte
13:25pour être sûr que ce n'était pas
13:26une lubie d'enfant.
13:27Et le jour de mes 6 ans,
13:28je leur ai dit
13:29ok, ça y est,
13:29je veux faire du piano maintenant.
13:30Donc j'ai eu mon piano à 6 ans
13:31et je n'ai jamais arrêté.
13:33Et en même temps,
13:34vous êtes devenu très vite professionnel.
13:36Je suis devenu professionnel
13:37dès que j'ai pu,
13:37c'est-à-dire dès que j'ai pu
13:39sortir des études obligatoires,
13:40donc l'équivalent
13:42de ce que vous disiez tout à l'heure,
13:44la maturité exactement.
13:46Vous êtes 6 aussi ?
13:47Absolument.
13:48Je suis candidé à Lausanne,
13:49dans le canton de Vaud,
13:50voisin du canton du Valais
13:51au Liation.
13:53Et je suis parti au conservatoire de jazz.
13:55Parallèlement à ça,
13:56j'ai tourné énormément
13:57avec différents artistes,
13:58dont un qui a fait beaucoup de bruit,
13:59qui s'appelle Bastien Baker,
14:01qui a fait quelques concerts
14:02en France également.
14:04Voilà, c'est ce qui m'a amené
14:05dans cet univers-là.
14:06Et à l'époque,
14:07quand vous rencontrez Sophie Decouet,
14:09vous êtes musicien comme ça
14:10d'autres artistes.
14:11Vous n'avez pas encore trouvé
14:12votre complice.
14:13Je suis ce qu'on appelle
14:14musicien de session.
14:15Je joue avec un maximum d'artistes
14:16pour me faire un maximum d'expérience,
14:18de jouer sur le plus grand nombre
14:19de scènes
14:20et dans le plus grand nombre de pays.
14:21Et j'arrive dans l'univers de Sophie,
14:23qu'elle me présente
14:24en un e-mail
14:25et je lui ai dit oui.
14:26Et pourquoi ?
14:27Parce que j'ai été surpris par sa voix,
14:29j'ai été surpris par ce qu'elle m'a envoyé.
14:30Elle m'a envoyé des chansons.
14:31Je lui ai demandé en fait
14:31certaines chansons
14:32pour savoir si j'allais jouer avec elle.
14:33Elle m'a envoyé des duos
14:34avec Pascal Auberson.
14:35Je ne sais pas si vous connaissez
14:36cet artiste lozanois
14:37qui est assez extraordinaire
14:38et il y avait quelque chose de magique
14:40qui se dégageait
14:41de cette personnalité artistique
14:43et j'ai eu envie d'en faire partie.
14:44On connaît peu finalement
14:45les artistes suisses
14:46à part, je crois qu'Henri Des
14:47est suisse,
14:48il y en a quelques autres,
14:49mais on connaît peu
14:50les chanteurs suisses en France
14:55alors qu'il y en a beaucoup.
14:56Et pourtant il y en a énormément,
14:57c'est vrai.
14:58Mais c'est...
15:00Peut-être qu'ils ont un peu
15:01de mal à s'exporter
15:03et puis souvent ils travaillent,
15:05on n'a pas l'intermittence en Suisse
15:07donc d'être artiste
15:08c'est vraiment un challenge
15:10et puis de sortir du pays
15:12ça demande un réseau,
15:14des moyens
15:15mais je pense,
15:16j'espère qu'on ouvrira la porte
15:18à un maximum d'artistes suisses.
15:20Alors Simon Jacqueline,
15:20je crois qu'on vous appelle
15:21Octopus Man.
15:22C'est juste.
15:23Pourquoi ?
15:24C'est une pieuvre Octopus
15:25et puis c'est un film de James Bond.
15:26C'est un film de James Bond,
15:28ça ne fait pas référence
15:28au film de James Bond,
15:29ça fait référence
15:30au nombre de tentacules
15:32qui sortent de mon dos
15:33pour jouer les instruments
15:33que je joue sur scène.
15:35Non, c'est un peu une image
15:36mais c'est des gens
15:38qui nous suivent,
15:38de notre public
15:39qui m'ont donné ce nom à la base
15:41et je joue à peu près
15:4412 instruments actuellement
15:44sur scène je crois.
15:45Alors pas tous en même temps,
15:46rassurez-vous.
15:46Non, ce ne sont pas
15:47des vraies tentacules
15:48mais ça m'a donné ce nom-là.
15:50Vous n'êtes pas un homme orchestre
15:51comme Rémi Brick a un nom.
15:52Pas dans cette idée-là
15:54mais je vous invite
15:55à venir voir des vidéos
15:56sur le net
15:56pour vous en rendre compte.
15:58Alors Sophie Decouet,
15:58ce qui est étonnant
15:59c'est que ce soir-là
16:00il y a l'ambassadeur de Suisse
16:02au Liban
16:02qui est dans la salle.
16:03C'était incroyable.
16:04On descend de scène,
16:05Simon me propose
16:08de monter un projet ensemble
16:09et François Barras
16:11et Michel Abouralil
16:12qui sont les deux
16:13en poste au Liban
16:14à cette époque.
16:15Michel est l'attaché culturel
16:16et François, l'ambassadeur
16:18nous disent
16:18on a un coup de cœur
16:20on a envie de vous organiser
16:22une tournée
16:22dans deux mois au Liban.
16:24Alors pour moi
16:25c'était incroyable
16:27et puis je me suis dit
16:27bon est-ce que ça va
16:28vraiment se concrétiser
16:29et l'avis a fait
16:30que c'est la seule semaine
16:32dans l'année
16:32où Simon n'avait pas
16:33de concert avec Bastien Baker
16:35donc on a fait
16:36notre deuxième concert
16:36ensemble à Beyrouth
16:37et si je peux en profiter
16:39pour vous dire
16:39que c'est assez incroyable
16:40parce qu'aujourd'hui même
16:42ils m'ont rappelé
16:43c'est la dixième
16:45c'est leur dernière année
16:46d'organiser
16:47la nuit des neiges
16:48cette année
16:49ce sera le 14 février
16:51sous le thème de l'amour
16:52et on va fêter
16:53nos dix ans
16:54et ils nous ont demandé
16:55à nous de jouer
16:56à cette occasion.
16:57Donc la boucle est bouclée.
16:59Mais le casino de Beyrouth
17:00effectivement c'est un lieu incroyable
17:01il y a des spectacles
17:03en permanence
17:04et il y a le casino
17:05le jeu
17:05je ne sais pas si vous le savez
17:06c'est le seul casino
17:07du Moyen-Orient
17:08et le bénéfice du casino
17:10est entre 500 000
17:11et 1 million d'euros
17:12tous les soirs
17:12tellement les jeux
17:13sont énormes.
17:14Ah non ça on ne savait pas.
17:15Et le public du Liban
17:16est un public optimiste
17:17quoi qu'il arrive
17:18malgré la guerre
17:19je ne sais pas si vous l'avez remarqué.
17:20On a remarqué
17:20on a beaucoup d'amis libanais
17:22notre voisine est libanaise
17:23et on parle souvent avec elle
17:24de ce qui se passe au Liban
17:25et on leur envoie beaucoup de force.
17:27C'était bouleversant
17:28et vraiment ça nous a
17:29c'était une belle leçon de vie
17:31de voir que peu importe
17:32la situation
17:33et l'incertitude du lendemain
17:36ils étaient heureux
17:37accueillants et chaleureux.
17:39Alors il se trouve
17:39que vous avez débuté tous les deux
17:41et la première formation
17:43que vous avez créée
17:44c'est un trio
17:44avec Tim Verdesca.
17:57Ce trio est né comme ça
17:58par hasard
17:58ou c'est la suite logique ?
18:00Complètement par hasard
18:01j'ai fait une photo
18:02de ce premier concert
18:03à la nuit des neiges
18:04je l'ai mise sur les réseaux
18:05et Tim
18:06qu'on connaissait tous les deux
18:07a laissé un commentaire dessous
18:09en disant
18:09quand est-ce qu'on fait
18:10une jam session
18:11un bœuf
18:12tous les trois
18:12et Simon l'a appelé
18:13le lendemain
18:14en disant
18:15et si on montait un groupe ?
18:17Et ça c'est fait.
18:18J'étais dans
18:18je crois dans sept projets
18:20en même temps
18:20à ce moment-là
18:21j'étais en train d'avancer
18:23sur mon propre projet personnel aussi
18:25et j'ai donc appelé Tim
18:26en lui disant
18:26je ne vais pas pouvoir
18:27tout faire seul
18:28mais j'ai besoin que tu m'aides
18:29et qu'on crée quelque chose ensemble
18:30et c'est parti comme ça.
18:32Et au milieu de tout ça
18:32Sophie Decouet
18:33vous avez quand même fait des études
18:34parce que
18:34quand on voit le palmarès
18:36c'est incroyable
18:36d'abord l'année du bac
18:38vous avez fait des cours de danse
18:39d'expression scénique
18:40de solfage et d'écriture
18:41et ensuite il y a eu
18:42les ateliers du Funambule.
18:44Exactement
18:44une école de musique
18:45où moi j'étais à l'internat
18:46en rentrant en Suisse
18:48de mes 16 à 18 ans
18:49et je m'échappais
18:50trois fois par semaine
18:51j'allais aux ateliers du Funambule
18:52où là j'avais des cours de chant
18:53d'écriture
18:54de théâtre
18:55de danse.
18:56Et je crois que Michel Fuguin
18:57et Claude Lemel
18:57font partie des parrains
18:58de ces ateliers.
19:00Exactement
19:01et pour les dix ans
19:01des ateliers du Funambule
19:03j'ai été choriste
19:03de Michel Fuguin
19:04sur une chanson.
19:06Vous vous souvenez laquelle ?
19:07Je ne me souviens plus
19:08de laquelle.
19:09Il y en a tellement de toute façon.
19:11Et puis il y a aussi
19:12une troupe qu'on ne connaît peu
19:13en France
19:13et qui se produit
19:15au théâtre
19:15des Salons à Genève.
19:17Oui avec le metteur en scène
19:18Alain Carré
19:19et j'ai eu la chance
19:20d'être sur scène
19:20avec ma mère à l'époque
19:21dans la pièce de théâtre
19:22Festan.
19:24C'est vrai qu'Alain Carré
19:25on ne le connaît peu en France
19:26mais c'est un metteur en scène
19:27qui monte à Genève
19:28des tas de spectacles
19:28notamment
19:29depuis quelques années
19:30il met en scène
19:31les procès
19:32des Fleurs du Mal
19:33de Baudelaire
19:34et de d'autres pièces.
19:36Il est belge.
19:36Et il a monté justement
19:39ces Fleurs du Mal
19:40avec un dialogue
19:42entre un avocat suisse
19:43Marc Bonan
19:44et Bernard-Henri Lévy.
19:45Exactement.
19:46Et Marc Bonan
19:46a un verbe
19:48assez incroyable
19:49et c'est vrai que
19:50je ne crois pas
19:51avoir vu cette pièce
19:52mais j'en ai beaucoup
19:53entendu parler.
19:54Et BHL en scène
19:55ça devait être quelque chose
19:56pour lui répondre.
19:57Exactement oui.
19:59Mais ça fait des années
20:01qu'il monte des pièces
20:03et Alain Carré
20:03c'est vrai que c'est un metteur en scène
20:05qui a une belle renommée.
20:06J'ai eu la chance
20:06de monter sur les planches
20:07avec lui au début.
20:09Et Simon Jacquard
20:10vous avez cité un chanteur
20:12et ça a été le parrain de chœur
20:13de Sophie Ducoué.
20:25Pascal Auberson
20:26c'est une star en Suisse
20:27mais en France
20:28on ne le connaît pas.
20:29Je crois que Pascal Auberson
20:31a refusé plusieurs fois
20:32de collaborer avec
20:34Eddie Barclay.
20:35C'est un artiste libre
20:38c'est un artiste
20:39qui ne se met pas de limite
20:40et qui avait envie
20:41de faire son chemin
20:42exactement comme il l'entendait.
20:44Et c'est ce qu'il m'a appris.
20:45D'ailleurs il m'a appris
20:46à sortir du cadre
20:47et à oser.
20:49C'était un incroyable mentor
20:51qui est monté sur scène
20:52avec nous quelques fois en Suisse.
20:53Il a un côté punk
20:54qui fait du bien
20:54surtout quand on fait de la chanson.
20:55Oui.
20:56On a tendance à suivre
20:57pas mal de codes
20:58et lui il nous aide un peu
20:58à se libérer de tout ça
21:00à voler par dessus.
21:01Et je crois aussi
21:01que vous avez fait des études à Paris
21:03à l'école des musiques actuelles.
21:05À Atzla, à Pigalle.
21:06Oui.
21:06Mais c'est très différent.
21:07Pourquoi toute cette formation ?
21:09Parce que j'ai énormément
21:10de centres d'intérêt.
21:13Donc autant j'ai fait
21:14l'école hôtelière
21:15que j'ai fait du théâtre
21:16que j'ai appris la cinologie aussi.
21:18On va en parler.
21:19Et la musique
21:21c'est toujours ce qui a
21:23ce qui est résonné
21:24le plus fort chez moi.
21:25La musique et l'écriture.
21:26Pas seulement parce que
21:27j'aimais chanter
21:28mais parce que j'avais besoin
21:29de chanter
21:30en tant qu'hypersensible.
21:31C'était une manière
21:31de canaliser mes émotions.
21:33Et c'était logique
21:34qu'après mes études
21:35j'aille à Paris
21:36faire une école de musique.
21:37C'est utile pour un musicien
21:39ou pour une chanteuse
21:39de faire autant de choses
21:40Simon Jacquard ?
21:42De nos jours
21:43oui, vraiment.
21:44Parce que là où
21:45dans l'époque
21:46dans laquelle on vit maintenant
21:47et en tant que musicien indépendant
21:49on a besoin
21:49de savoir faire
21:50énormément de choses.
21:51Et d'ailleurs
21:51tout ce que Sophie
21:52a appris sur son parcours
21:54notamment à l'école hôtelière
21:55on le retrouve partout
21:56dans ce qu'on fait
21:57en tant que gestionnaire
21:58maintenant
21:58de label également
22:00distribution
22:01les réseaux sociaux
22:02la promotion
22:02organisation d'événements
22:03il y a énormément
22:04de casquettes à avoir.
22:05Voilà, vous en avez eu d'autres
22:07et il y a une date importante
22:08dans votre parcours
22:08qu'on va évoquer
22:09dans quelques instants
22:10le 6 mai 2023
22:11A tout de suite
22:12sur Sud Radio
22:13avec Sophie Decouet
22:14et Simon Jacquard
22:15Sud Radio
22:16les clés d'une vie
22:17Jacques Pessis
22:18Sud Radio
22:19les clés d'une vie
22:20mon invité Sophie Decouet
22:21accompagnée de Simon Jacquard
22:23votre complice
22:23c'est vrai que vous vous êtes rencontrée
22:24vous n'êtes plus jamais quittée
22:25tous les deux
22:26Plus jamais
22:27Ça a été une évidence
22:29Ça a été une évidence
22:30artistiquement
22:31au début
22:31et puis au fil du temps
22:33le Liban est si beau
22:35qu'on est même tombé amoureux
22:37C'est vrai que vous ne pensiez pas
22:39à ça au début
22:40quand vous êtes arrivé
22:41pour ce premier concert
22:42Non, en aucun cas
22:43vraiment c'était
22:44le but pour moi
22:45c'était de continuer
22:45à avancer dans le milieu
22:46de la musique
22:47et on ne peut pas
22:48on ne peut pas ignorer
22:50un coup de foudre
22:50on ne peut pas aller contre
22:51et on ne les prévoit pas
22:52surtout
22:52Exactement
22:53Alors, le 6 mai 2023
22:54c'est le premier
22:55de 16 concerts en Chine
22:58Écoutez
22:58Vous êtes sur la pelouse
23:08de l'ambassade de Suisse
23:09en Chine
23:10et vous chantez
23:11devant des Chinois
23:11qui vous font des grands chœurs
23:12avec les mains
23:13Exactement
23:14et ça sent la raclette
23:15parce que tous ces Chinois
23:16vont manger une raclette après
23:18C'était assez improbable
23:20et c'était une belle leçon
23:21d'audace
23:21Quand l'ambassadeur de Suisse
23:23en Chine
23:24nous a proposé
23:25de venir en tournée
23:26c'était encore le Covid
23:27et on a accepté
23:28de faire en tout cas
23:29deux semaines de quarantaine
23:30deux semaines
23:31qui sont tombées
23:32juste avant notre départ
23:33mais on avait signé pour
23:36Comment c'est venu ?
23:37C'est vraiment
23:37les ambassadeurs
23:38se parlent entre eux
23:39pour vous inviter
23:40dans ce genre de choses
23:41comment ça s'est passé ?
23:42On a une chanson
23:43qui s'appelle
23:44Building Bridges
23:45Construire des ponts
23:46en fait ça vient
23:47de mon enfance aussi
23:48j'ai grandi avec
23:49différentes cultures
23:50autour de moi
23:51et ma mission en tant qu'artiste
23:52c'est de construire des ponts
23:53entre les cultures
23:54entre les générations
23:55entre les manières de penser
23:56et finalement
23:56ça s'est su
23:58à travers nos projets
23:59à travers nos manières
24:00de s'exprimer
24:01et c'est vrai que pour les ambassadeurs
24:04ils aiment bien
24:05nous présenter à leur public
24:06et voir qu'on fait le lien
24:07entre la Suisse
24:08et les autres pays
24:09et la musique européenne
24:12en Chine
24:12ça leur dit quelque chose ?
24:14Ils connaissent
24:15il y a énormément de choses
24:16qui passent la frontière
24:17d'ailleurs on a entendu
24:17beaucoup de Clara Lutiani
24:18par exemple en Chine
24:19il y a différents artistes
24:21qui arrivent à avancer là-bas
24:22c'est un marché
24:23qui est complètement différent
24:25donc il faut avoir
24:25un pied dedans quand même
24:26ça se fait pas tout seul
24:27Moi j'ai fait un spectacle
24:29à l'exposition universelle
24:30de Shanghai en 2010
24:32et un jour
24:33un moment je dis
24:34une journaliste
24:35je connais Hélène
24:36de Hélène et les garçons
24:37je suis devenu un dieu vivant
24:38car Hélène
24:39je m'appelle Hélène
24:41est un succès
24:42en Chine
24:43c'est devenu un classique
24:45J'ai découvert cette chanson
24:46en Chine
24:47parce qu'on me demandait
24:48si je pouvais la chanter
24:49quand je descendais de scène
24:50et on vient de faire une reprise
24:51qu'on a mis
24:52sur les réseaux sociaux chinois
24:54qui cartonnent
24:55c'est incroyable
24:56Mais comment ça se fait ?
24:57C'est utilisé pour l'éducation
24:59c'est ça ?
25:00Exactement
25:00à l'école
25:01quand ils apprennent le français
25:03je m'appelle
25:04et du coup
25:05ils ont pris l'exemple
25:05de la chanson
25:06je m'appelle Hélène
25:07et c'est comme ça
25:07qu'elle est devenue très connue
25:08C'est étonnant
25:10et ça fonctionne encore aujourd'hui
25:11Ça fonctionne très bien
25:12encore aujourd'hui
25:14Tout a commencé
25:15je crois pour vous
25:16Sophie Decoué
25:17lorsque vous avez décidé
25:18d'apprendre le mandarin
25:19à l'université de Genève
25:21Exactement
25:22après mon année
25:23à Paris
25:24pour le chant
25:25j'ai eu envie
25:26j'ai eu comme une évidence
25:28il fallait que j'apprenne le chinois
25:29Pourquoi ?
25:30J'arrive pas à vous le dire
25:31maintenant
25:32maintenant je comprends
25:33des années plus tard
25:34mais sur le moment
25:35j'avais juste besoin
25:36de communiquer avec ce peuple
25:37qui ne parlait pas
25:39un mot d'anglais
25:39pourquoi exactement ?
25:41J'étais incapable de le dire
25:42à l'époque
25:42mais j'avais besoin
25:43de parler la langue
25:44Et donc il y a une section
25:45mandarin
25:46à l'université de Genève ?
25:47Exactement
25:48Synologie
25:48ça implique toute la culture
25:50de la Chine
25:52et j'ai fait une année
25:54de synologie à l'université
25:55Et vous Simon Jacquard
25:56vous parlez un peu le chinois ?
25:58C'est à dire
26:00oui je peux un peu parler chinois
26:02je travaille tous les jours
26:03entre 20 et 30 minutes
26:05depuis quelques années
26:06ça commence à se fluidifier un peu
26:08mais il faudrait que j'aille
26:08quand même un peu plus sur place
26:09pour le...
26:10C'est une langue difficile
26:11C'est très difficile
26:12parce que c'est une langue tonale
26:13donc selon comment on dit un mot
26:15ça peut vouloir dire
26:17complètement autre chose
26:18il faut avoir beaucoup
26:18d'autodérision
26:19quand on va en Chine
26:20parce qu'on se moque de nous
26:21tout le temps
26:22mais en même temps
26:22ils apprécient énormément
26:24le pas dans leur direction
26:25Vous êtes perfectionnée
26:26je crois dans une université chinoise
26:27qui s'appelle
26:28la Shanghai Aotong
26:30Exactement
26:30Qu'est-ce que c'est cette université ?
26:32En fait j'ai fait un stage
26:33de 6 mois en Chine
26:34et au lieu de rentrer en Suisse
26:36j'ai prolongé par 3 mois
26:37de cours intensifs
26:38de chinois à l'université
26:39c'est une université
26:40où il y avait des cours de langue
26:42intensifs pour étrangers
26:43et ça m'a énormément apporté
26:46Oui
26:46Ces 6 mois de stage
26:47c'est dans un hôtel je crois
26:48Dans un hôtel
26:49de la chaîne Accor
26:50Oui
26:50Et là c'était
26:52j'étais dans le bain
26:54parce que je travaillais
26:55j'étais la seule étrangère
26:56donc j'étais seulement
26:57avec des chinois
26:58qui parlaient seulement chinois
26:59donc j'ai pas eu le choix
27:01que d'apprendre
27:02Que d'apprendre
27:02Et moi je me souviens
27:03de mon voyage à Shanghai
27:04je n'ai jamais vu
27:05une ville aussi bruyante
27:07c'est-à-dire que le périphérique
27:08par exemple
27:08je crois que la longueur
27:09c'est du Paridoville
27:10c'est 200 kilomètres
27:12c'est hallucinant
27:14Ça a beaucoup changé
27:15Ça a énormément changé
27:16ces derniers temps
27:17Tout est devenu électrique
27:18L'air est vraiment respirable
27:21et tout le monde est à vélo
27:22et il n'y a plus vraiment
27:23cette sorte de bruit constant
27:26plus qu'une autre ville
27:26Et il y a quand même
27:2725 millions d'habitants
27:28pour une Suissesse
27:30où il y a 9 millions d'habitants
27:31dans le pays
27:312 500 000 francophones en plus
27:34La première fois que j'ai pris
27:35le métro toute seule
27:36pour me rendre à l'hôtel
27:37mon premier jour de stage
27:38j'ai dû ressortir du métro
27:40parce que j'ai fait
27:41une petite attaque de panique
27:42en voyant cette marée humaine
27:44et puis après
27:45je me suis habituée
27:46on s'habitue à tout
27:47Alors c'est 13 que ces concerts
27:48je crois qu'il y en a
27:4813 ou 16 concerts en Chine
27:50à chaque fois
27:50c'était dans des lieux différents
27:52Dans des villes différentes
27:53à chaque fois
27:54à part les 3 concerts
27:55qu'on a fait à Pékin
27:56à l'ambassade de Suisse
27:57Et à chaque fois
27:58c'était un public
27:58très particulier ?
28:00C'était un public
28:01c'était beaucoup des jeunes
28:02on a joué dans des universités
28:04et ce qui était particulier
28:05c'est qu'on était
28:06le premier spectacle
28:07auquel ils assistaient
28:08depuis le Covid
28:09ça faisait 3 ans
28:10qu'ils n'avaient pas assisté
28:11à un concert
28:11et c'était un public
28:13hyper enthousiaste
28:14Et c'est vrai
28:15qu'il fallait suivre ce public
28:17même musicalement
28:18On a fait quelques reprises
28:20chinoises
28:21on a chanté
28:22quelques chansons aussi
28:23dont on a adapté
28:24les paroles en chinois
28:25et ils aiment avoir
28:27des paroles en français
28:28et en anglais
28:29et en chinois
28:29ils aiment avoir le tout
28:30Et les chansons chinoises
28:31qu'est-ce que c'était ?
28:32Alors ça je vais plutôt
28:33me tourner vers Sophie
28:34C'est la chanson chinoise
28:36la chanson d'amour
28:37la plus connue
28:38Tous les chinois
28:55de tous les âges
28:56de toutes les classes sociales
28:57connaissent cette chanson
28:58Qu'est-ce que c'est
28:58que cette chanson Sophie
28:59C'est une chanson
29:00qui parle d'amour
29:00qui veut dire
29:01la lune représente mon coeur
29:03Et c'est un classique
29:05C'est un classique
29:06de Teresa Tang
29:08taïwanaise
29:08que tout le monde connaît
29:09Et il y a une chanson
29:11que vous avez interprétée
29:12lors de ces concerts
29:12qui est une reprise
29:14d'une de vos premières chansons
29:15Tu m'as bousculé
29:16sans te retourner
29:18J'aurais aimé oser
29:20J'aurais dû te parler
29:21ça aurait pu être une belle histoire
29:24La valse du trottoir
29:26Vous avez fait deux versions
29:27je crois
29:28On a fait la version parisienne
29:30En fait quand on a emménagé à Paris
29:32on a décidé de faire une nouvelle version
29:34C'est une chanson qui parle de Paris
29:36On a eu de nouvelles inspirations
29:37Et c'est vrai qu'il y a la valse du trottoir
29:40version Paris qui existe
29:42On a pris un virage un peu plus pop aussi
29:44un peu je pense avec un peu plus d'énergie
29:47et on était dans quelque chose
29:49d'un poil plus variété avant
29:50On a eu envie de faire un vrai virage
29:52par rapport à ça
29:52Mais c'est vrai que les Chinois aiment Paris
29:54Ils adorent Paris
29:55Paris pour eux c'est le romantisme
29:58le chic, la fashion week
30:00Mais ils l'ont pas eu depuis quelque temps
30:02à cause des rats qui sont dans les rues
30:03c'est autre chose
30:05On les voit pas tout le temps
30:07Je me suis un peu renseigné
30:08en 1912
30:09les Chinois à Paris
30:11il y en avait une soixantaine
30:12et après c'est monté à 150 en quelques années
30:15il n'y avait pas encore le tourisme
30:16avant cette révolution
30:17Il n'y avait pas
30:19pas tout le monde avait un passeport
30:20bon c'est toujours le cas
30:21mais ça s'ouvre de plus en plus
30:23et il y a des voyages de groupes organisés
30:25pour faire en très peu de temps
30:27les grandes capitales européennes
30:28Il se trouve que justement
30:30les voyages ça vous a concerné
30:31parce que finalement
30:32vous êtes devenus des ambassadeurs
30:34de la Suisse dans le monde
30:35à travers vos chansons
30:36Simon Jacquard et Sophie de Coué
30:37Oui c'est vrai
30:38C'est vrai
30:39on a eu la chance
30:40d'avoir différentes missions
30:42à ce niveau là
30:42notamment en Roumanie
30:44où on a créé une chanson
30:46aussi pour une région
30:48et on nous a demandé
30:49on nous a demandé de la chanter là-bas
30:51en Pucovine
30:52et c'était un événement
30:53vraiment très spécial
30:54On a eu la chance de tourner
30:54dans 19 pays
30:57et on est très heureux
30:59d'avoir cette casquette
30:59d'ambassadeur
31:00Et comment c'est venu justement
31:01se tourner dans 19 pays ?
31:02C'est venu déjà
31:03d'une envie de voyage
31:04qui était commune
31:05et puis après
31:06d'oser
31:07on avait envie de faire ça
31:08et je me rappelle
31:10Simon au tout début
31:11m'a dit
31:11moi j'ai jamais été à New York
31:12si je pouvais y aller
31:13pour un concert
31:13ce serait extraordinaire
31:15et puis tout le monde me disait
31:16mais faites d'abord
31:17votre place en Suisse
31:18et vous irez à New York après
31:19et moi je me suis dit
31:20pourquoi ?
31:21Et j'ai écrit
31:21au plus grand club new-yorkais
31:22et trois d'entre eux
31:24m'ont répondu positivement
31:25et on a pris des billets d'avion
31:26et on a été faire une tournée
31:27à New York
31:28On a tiré beaucoup
31:29de nos inspirations
31:30et de nos expériences
31:31qu'on a remises en chanson
31:31dans nos voyages
31:32On est ambassadeur
31:34d'une fondation
31:34qui s'appelle Chao Kids
31:35qui travaille en Inde
31:36et on est allé là-bas
31:37on a enregistré
31:38des filles qui chantaient
31:39pour nous accueillir
31:40dans leur classe
31:41et on en a fait une chanson
31:42ça nous a vraiment
31:43beaucoup beaucoup apporté
31:45humainement
31:45mais aussi musicalement
31:46Mais ce qui est étonnant
31:47Sophie Decouet
31:48et Simon Jacquard
31:48c'est que finalement
31:49vous avez des ambassadeurs
31:51de la France dans le monde
31:52on n'en parle pas
31:52personne n'en parle
31:53et c'est très rare
31:54parce qu'il faut oser
31:55décrire pour demander
31:57à faire des concerts
31:58C'est un métier
31:59où il faut de l'audace
31:59parce que si on attend
32:00qu'on vienne tout nous servir
32:02sur un plateau d'argent
32:03il faut faire autre chose
32:04et puis notre devise
32:05c'est que si la porte
32:06reste fermée
32:06on passe par la fenêtre
32:08Et ça marche à chaque fois
32:09Ils ne vous connaissent pas forcément
32:11mais le fait d'être dans un pays
32:12vous envoie dans un autre ?
32:13C'est souvent comme ça
32:14que ça se passe
32:15On s'est retrouvé
32:15à faire un festival en Roumanie
32:17un festival en Pologne
32:19Finalement
32:19les gens nous découvrent
32:21c'est du bouche à oreille
32:23c'est les réseaux sociaux
32:24Et puis il y a
32:25les fêtes de la francophonie
32:26au Japon
32:27et je crois que vous avez
32:28représenté la Suisse
32:29mais je ne sais même pas
32:29si les Japonais
32:30savent où est la Suisse
32:32Ils confondent des fois
32:33avec la Suède
32:33Non mais ils savent quand même
32:34ils savent quand même
32:35pour tout ce qui concerne
32:36le chocolat
32:36et les valeurs suisses
32:38qui sont transmises là-bas
32:39Oui
32:39Ils savent
32:40Et c'est vrai que le Japon aussi
32:41c'est un pays
32:42qui aime la chanson française
32:43Oui
32:44ça aime la chanson française
32:45on a eu la chance
32:46de faire 4 concerts au Japon
32:49Ils sont plutôt rock
32:50quand même
32:51On s'est retrouvé
32:51dans des clubs de rock
32:52à chanter de la pop francophone
32:54c'était assez étonnant
32:55mais ça a marché
32:56Et puis il y a eu aussi
32:57en Suisse
32:59un festival
33:00où vous avez fait
33:01un duo exceptionnel
33:02Si je te le disais
33:06Un amour que j'ai rien senti
33:10Un entendu de ses mentis
33:13Que ces silences
33:16se passent au rire
33:17Je te mentirais
33:19Je te mentirais
33:26Je te mentirais
33:27Patrick Bruel
33:28et Sophie Decouet
33:29Comment c'est arrivé ça ?
33:31Je l'ai rencontré
33:32je l'ai rencontré
33:33quand il était
33:34quand il faisait
33:35un concert privé à Genève
33:36dans l'hôtel
33:37dans lequel je faisais mon stage
33:39et à ce moment-là
33:40le propriétaire de l'hôtel
33:42m'avait dit
33:42prépare une clé USB
33:43on va la lui donner
33:44je l'ai lui donné
33:45et là
33:46deux semaines plus tard
33:47il m'a contacté
33:48et il m'a dit
33:49j'ai eu un coup de coeur
33:50pour la chanson
33:51Wrong Train
33:51qui est sur cet album
33:53il m'a dit
33:54la voix est belle
33:55mais il n'y a pas encore
33:56d'univers
33:57donc rappelle-moi
33:58le jour où il y aura
33:59vraiment un univers
34:01et quand on a sorti
34:02notre premier album
34:03avec Simon
34:03il se trouve qu'on était à Paris
34:05je l'ai appelé
34:06au culot de nouveau
34:07et je lui ai dit
34:07j'ai sorti un album
34:09et là j'ai un univers
34:10j'aimerais te le faire écouter
34:11je lui ai fait écouter
34:12l'album en entier
34:13il m'a dit
34:14ouais
34:14là c'est très beau
34:16et il m'a dit
34:17est-ce que tu aimerais
34:18me rejoindre sur scène
34:19au Caribana Festival
34:20pour un duo
34:21évidemment
34:21j'ai dit oui
34:22c'était le jour
34:22probablement le plus stressant
34:24de ma vie
34:24mais c'était
34:25ça a ouvert énormément
34:26de portes
34:27et puis c'était un honneur
34:28de pouvoir partager la scène
34:29avec ce grand artiste
34:30ce festival
34:31c'est le plus petit
34:32des grands festivals
34:32dit-on
34:33exactement
34:34et c'est vrai que c'est aussi
34:35une autre expérience
34:36c'est Simon Jacquard
34:37de faire des duos
34:38c'est extraordinaire
34:39c'est génial pour nous
34:41de pouvoir
34:41pour nous
34:42pour Sophie
34:42mais c'est vrai que ça me concerne aussi
34:44du coup
34:44d'être sur scène
34:45avec des artistes
34:46qui ont leur public
34:46qui les suit
34:47parce que ça nous permet
34:48de nous présenter à eux
34:49et d'ailleurs
34:50on a beaucoup de fans
34:51de Patrie Bruel
34:52qui sont
34:53qui sont après accrochés
34:54à notre projet
34:54et qui nous suivent
34:55maintenant tous les jours
34:55Oui parce que finalement
34:56votre travail
34:57c'est du bouche à oreille
34:59avant tout
34:59Sophie de Coué
35:00C'est de l'émotion
35:02notre travail
35:03donc quand quelqu'un
35:04a été touché
35:05et bien il en parle
35:06et ça ramène
35:07des personnes
35:08et ça fait
35:09effet boule de neige
35:10oui c'est ça
35:11pour moi c'est vraiment
35:12transmettre des émotions
35:13et puis
35:14si on peut amener
35:16de la joie
35:17et un peu de lumière
35:18dans ce monde de fou
35:19c'est que la mission
35:20est accomplie
35:20On a eu la chance
35:20de faire aussi
35:21la première partie
35:21de Amir
35:22et d'Imovrini
35:23groupe Corse
35:24très célèbre
35:25et à chaque fois
35:25c'est des nouvelles personnes
35:26qui rejoignent l'aventure
35:27et c'est pour nous
35:29une super belle exposition
35:30c'est comme les réseaux sociaux
35:31c'est la même chose
35:31si on arrive à se faire voir
35:32et entendre des bonnes personnes
35:33et bien ça marche
35:33Aujourd'hui on vous écoute
35:34sur Sud Radio
35:35nous parlons vrai
35:36comme vous
35:36C'est comme la radio
35:37exactement
35:37Et on va évoquer maintenant
35:40ce nouvel album
35:40qui est sorti le 10 octobre 2025
35:42A tout de suite
35:43sur Sud Radio
35:43avec Sophie de Coué
35:45et Simon Jacquard
35:48Sud Radio
35:49Les Clés d'une Vie
35:50Jacques Pessis
35:51Sud Radio
35:51Les Clés d'une Vie
35:52Mes invités
35:53Sophie de Coué
35:54et Simon Jacquard
35:55avec ce parcours
35:57totalement inédit
35:58et insolite
35:59qu'on a évoqué
35:59et puis le 10 octobre 2025
36:01est sorti un album
36:03Eclipse
36:04un album en France
36:06il faut bien le préciser
36:07et pas seulement en France
36:08et parmi les chansons
36:09il y a celle-ci
36:11Montre-moi comment tu voles
36:14ramène-moi avant l'automne
36:16c'est ce volet que je veux
36:18c'est ce volet que je veux
36:21pour nous deux
36:22Montre-moi comment tu voles
36:24ramène-moi avant l'automne
36:40le public chante
36:41et sur laquelle il danse aussi
36:44et c'est pour ça qu'on l'a choisi
36:45comme single
36:47Et ça a été un travail commun
36:49comment ça s'est passé
36:50Simon Jacquard ?
36:50Cet album on l'a beaucoup écrit ensemble
36:54Sophie et moi
36:54mais on a été rejoints par deux personnes
36:56deux artistes extraordinaires
36:57qui vivent en France
36:58qui s'appellent
36:59William Brousseau
37:00et François Velgrine
37:01François qui est parolier
37:02et William qui est réalisateur musical
37:03et donc François a écrit
37:06six chansons pour nous
37:08sept chansons en tout
37:09mais il y en a une
37:09qui n'est pas sur cet album
37:10on verra si elle arrivera plus tard ou pas
37:12et avant l'automne
37:13on ne fait pas partie
37:14c'est moi qui l'ai écrit celle-là
37:14Alors justement
37:16pour vous c'est un tournant
37:17cet album Sophie Ducoué
37:18C'est notre présentation en France
37:20et c'est aussi pour ça
37:22qu'il y a des chansons
37:22qui étaient déjà sorties
37:23qui sont sur cet album
37:24mais des chansons clés pour nous
37:27comme
37:27Parce que t'es là
37:29une chanson d'amour
37:30que j'ai écrite pour Simon
37:31et pour le public
37:32Wrong Train
37:33qui est la chanson quand même
37:34que j'ai envoyée à Simon
37:35avant qu'il accepte
37:37la première fois
37:37de monter sur scène avec moi
37:38qui a été le coup de cœur
37:39de Patrick Bruel
37:40Il y a plusieurs
37:41c'est un
37:43c'est une présentation
37:44Et justement
37:45pourquoi aujourd'hui ?
37:46Vous pensez que c'est le moment
37:47maintenant
37:47après tous ces voyages
37:49d'aller encore plus loin ?
37:50Oui
37:50c'est le moment
37:51la France
37:52c'est quand même
37:52un pays qui est cher à mon cœur
37:54d'avoir grandi
37:55dans les lycées français
37:56ça m'a
37:57j'ai grandi avec la culture française
37:59et on a eu très envie
38:01de vivre à Paris
38:02de se développer ici
38:03nos inspirations
38:04elles viennent aussi
38:06d'ici
38:06donc on a eu envie
38:07de connecter avec
38:07notre public français
38:08Il se trouve que vous dites
38:10dans cet album
38:10que Louane et Grand Corps Malade
38:12vous ont inspiré ?
38:14Énormément
38:14pourquoi ?
38:15On les écoute beaucoup
38:16autant au niveau des textes
38:18que de l'énergie
38:19des productions musicales
38:20le style
38:20et c'est pas les seuls
38:22d'ailleurs
38:22mais ils font vraiment partie
38:23des artistes
38:24de la scène française
38:24qu'on suit au quotidien
38:26Et comment on fait
38:26pour créer une chanson
38:27à deux ?
38:28L'un fait l'autre la musique
38:30comment ça se passe ?
38:31Avec Simon et moi
38:32il n'y a pas de règle
38:33des fois on écrit
38:34chacun un texte
38:35et puis après
38:35on se le montre
38:37il y a un moment
38:38où on se pose
38:39de toute façon
38:39autour du texte
38:40au piano
38:41et là
38:43on crée deux mélodies
38:44pour voir
38:45laquelle on va choisir
38:46et la production musicale
38:48après c'est Simon
38:49mais la partie compo
38:50des fois c'est moi
38:51des fois c'est lui
38:51des fois c'est à quatre mains aussi
38:53il n'y a pas vraiment de règle
38:54selon l'inspiration
38:55Le coup des deux mélodies
38:56d'ailleurs c'est ce qu'un jour
38:58Marguerite Monod a fait pour Piaf
39:00avec une chanson
39:00qui s'appelait Milor
39:02Piaf a choisi une mélodie
39:04et Moustaki
39:05qui était à l'époque
39:05dans sa vie
39:05dit non je préfère l'autre
39:06et Piaf a dit
39:07on l'écoute
39:08et c'est devenu Milor
39:09avec la véritable mélodie
39:10et un jour Moustaki
39:11m'a chanté
39:12la seconde mélodie
39:14elle était beaucoup moins forte
39:15que celle qu'il a choisie
39:16Oui c'est pas évident
39:18une fois on a fait ça
39:18on a fait un concert
39:19et on a demandé au public
39:21de choisir
39:22entre les deux versions
39:24d'une chanson
39:24qu'on n'avait pas encore sortie
39:25c'était 50-50
39:26on n'a pas été aidé
39:41C'est compliqué
39:43on n'a pas dû trancher
39:57donc Sophie Loretton
39:58au civil
39:58qui s'appelle
39:59Sophie de Coye-sur-Seine
40:01dont je porte également
40:02un peu le nom
40:03parce qu'on est les deux
40:03sous ce nom-là
40:04dans le projet
40:04moi je m'appelle
40:05Simon Jacquard
40:07j'ai gardé ce nom
40:07pour la scène
40:08je me suis développé
40:08pendant longtemps
40:09sous ce nom
40:09mais on s'est marié
40:10j'ai pris son nom
40:11donc je m'appelle
40:11Simon Loretton
40:12tout va bien
40:12vous suivez ?
40:14je ne sais pas
40:15si en France
40:15c'est possible
40:16que pour un mariage
40:18que l'homme
40:19prenne le nom
40:19de la femme
40:20non c'est pas possible
40:21alors c'est
40:22oui
40:22Simon est avant-gardiste
40:23et il m'a dit
40:24quand il m'a demandé
40:26en mariage
40:26il m'a dit
40:26pourquoi ce serait à toi
40:28forcément de prendre mon nom
40:29et je trouvais ça génial
40:30en fait
40:30qu'il me propose
40:31de lui le prendre
40:32et voilà
40:33tous les hommes
40:34sont un peu étonnés
40:35socialement parlant
40:36ça n'a plus tellement de sens
40:36de l'imposer aux femmes
40:38je pense que c'est une mesure
40:39que les féministes
40:40vont un jour réclamer
40:41aux mairies
40:42c'est évident
40:42oui et bien je les encourage
40:44et c'est une façon
40:45d'égalité et d'union
40:47exactement
40:48alors cet album
40:49est déjà sorti en Suisse
40:50vous avez eu le temps
40:51de le réaliser
40:52entre deux tournées
40:52parce que les tournées
40:53ça a continué
40:54je crois que l'an dernier
40:55vous avez fait une tournée
40:55étonnante
40:56en Azerbaïdjan
41:00on a joué
41:00en Azerbaïdjan
41:01l'année dernière
41:02c'était
41:03c'était assez incroyable
41:04c'est un
41:05un pays
41:05qui est
41:06qui est particulier
41:07mais le peuple
41:09est tellement chaleureux
41:10on ne savait pas
41:11à quoi s'attendre
41:11et finalement
41:12ça dansait
41:13ça chantait
41:13avec nous
41:14c'était incroyable
41:15c'était toujours
41:16dans le cadre
41:16de cette tournée
41:18Building Bridges
41:19où on a été invités
41:21par l'ambassade de Suisse
41:22là-bas
41:22pour aller faire
41:24la fête nationale suisse
41:25là-bas
41:26et d'autres concerts également
41:27et c'était juste
41:28incroyable
41:29de partager ces moments
41:30avec eux
41:30vous êtes devenue
41:31une bénédiction
41:32pour les ambassades
41:32finalement
41:33en fait oui
41:35c'est vrai
41:35mais c'est une bénédiction
41:37pour nous aussi
41:38ça nous permet
41:38de voyager énormément
41:39et vous parliez des femmes
41:41et justement
41:41vous avez fait cette année
41:42un concert à Berne
41:44en présence
41:45de la présidente
41:46de la Confédération
41:47des femmes parlementaires
41:48et c'est vrai
41:49que la partie
41:50la parité en Suisse
41:51est effective
41:53oui exactement
41:54c'était un concert
41:55vraiment uniquement
41:56pour les femmes parlementaires
41:57j'ai même dû trouver
41:58une autre pianiste
41:59Simon n'a pas pu m'accompagner
42:01donc j'ai trouvé
42:02une pianiste classique
42:03qui a dû s'adapter
42:04à mon univers
42:05et c'était un très beau moment
42:07particulier
42:08Fanny Monnet
42:09elle a fait un super travail
42:09oui
42:10mais c'est vrai
42:11effectivement
42:11la parité
42:12c'est d'actualité en Suisse
42:14et trouver des musiciennes
42:15il y en a beaucoup en Suisse
42:16Simon Jacquard
42:16il y en a énormément
42:17c'est vrai que
42:18ça court moins les rues
42:19au niveau de la musique pop
42:20on a beaucoup de musiciennes classiques
42:22un peu dans le jazz
42:24dans la pop
42:24on a beaucoup de chanteuses
42:25mais très peu d'instrumentistes
42:26finalement
42:26et je pense qu'il y a encore
42:27un énorme travail à faire
42:28au niveau de l'équité
42:29à ce niveau là
42:30ça avance petit à petit
42:31et Genève
42:32c'est à Genève
42:33qui a eu la première
42:34mère-femme
42:35je crois
42:36Lise Girardin
42:37en 1968
42:39et c'était 9 ans
42:40après que le droit de vote
42:41a été accordé
42:42aux femmes dans le canton
42:42car le droit de vote
42:43il est assez récent
42:45finalement en Suisse
42:46c'est difficile à imaginer
42:47mais oui
42:47comment ça se fait
42:48c'est sa fille de Coué
42:50comment ça se fait ?
42:51alors là
42:51je ne saurais pas vous dire
42:53mais
42:53je pense avant tout
42:55l'histoire est que
42:56la Suisse
42:57prend des décisions
42:58au niveau cantonal
42:59et que les décisions
43:00mettent du coup
43:01beaucoup plus de temps
43:02à faire le tour du pays
43:03avant d'être accepté
43:04au niveau fédéral
43:05et certains cantons
43:07ont accepté
43:07le droit de vote
43:08chez les femmes très tôt
43:09et d'autres
43:09beaucoup plus tard
43:10et puis il y a un spectacle
43:11que vous faites en scène
43:12qui s'appelle
43:13Back from Asia
43:14et qui est un spectacle
43:15étonnant
43:15puisque vous racontez
43:16tous vos souvenirs
43:17de vos tournées
43:18Sophie de Coué
43:18oui alors ça c'est
43:19on a eu l'idée
43:21pendant la tournée
43:21moi j'ai toujours
43:22mon carnet avec moi
43:23où je note mes impressions
43:25mes émotions
43:26de ce qu'on vit
43:27et on a vécu
43:29des choses tellement incroyables
43:30comme un concert
43:31dans un orphelinat
43:32de 200 filles
43:32au Myanmar
43:33pays en guerre
43:34à l'époque
43:34on était au Vietnam
43:35c'était très fort
43:37très émouvant
43:38et j'ai dit à Simon
43:39il faut qu'on raconte ça
43:41à notre public
43:41il faut qu'on donne
43:42notre version aussi
43:44de notre vision
43:47de ces pays
43:48pas seulement
43:48ce qu'on entend
43:49dans la presse
43:50mais nous en tant qu'humains
43:51et en tant qu'artistes
43:52comment on a vécu
43:52ces pays là
43:54et déconstruire
43:56des fois des clichés
43:57qu'on peut avoir
43:58et du coup
43:59on a créé
44:00le Back from Asia
44:00qui est un mix
44:01d'anecdotes
44:02de chansons
44:03et de photos
44:05inédites
44:05qu'on partage
44:06oui parce qu'encore une fois
44:07ces pays
44:07vous êtes arrivés comme ça
44:08en passant des coups de fil
44:09en envoyant des mails
44:10en insistant beaucoup ?
44:12insistant beaucoup
44:13disons
44:14tant que c'est pas un non
44:16définitif
44:16c'est pas un non
44:17voilà
44:17donc si on ne me répond pas
44:19je continue de poser la question
44:21je crois que vous avez même échappé
44:22à un tremblement de terre
44:23un jour
44:23c'était vraiment limite
44:25c'était au Myanmar
44:25justement
44:26encore cette année
44:28on a décollé
44:30pile un jour
44:30avant le tremblement de terre
44:31et on est arrivé
44:32justement au Vietnam
44:33et il a été ressenti
44:35jusqu'au Vietnam
44:36c'était un tremblement de terre
44:37énorme
44:37qui a fait énormément de dégâts
44:38et on a eu
44:39on a eu la chance
44:41de pouvoir faire
44:41un concert caritatif
44:42depuis le Vietnam
44:43pour lever des fonds
44:44pour reconstruire des maisons
44:45au Myanmar à ce moment là
44:46je crois que vous avez été
44:47un jour bloqué au Laos
44:49alors là
44:50est-ce que vous avez vu
44:51le spectacle
44:51Back from Asia ?
44:52non vous ne l'avez pas vu
44:53c'est quelque chose
44:55qu'on raconte seulement
44:56dans le spectacle
44:56et on interdit les caméras
44:58parce qu'on a envie
44:58peut-être d'y retourner un jour
44:59mais disons que
45:00j'ai failli rentrer seule
45:03du Laos
45:04parce que Simon
45:05a failli rester bloqué
45:06là-bas
45:07et c'est vrai qu'on a dû
45:08prolonger notre voyage
45:09de toute façon
45:09d'une semaine
45:10parce qu'il y a eu
45:11la mort de l'ex-président
45:14qui a annulé
45:15tous les événements
45:16de la semaine
45:17donc notre concert
45:18a été annulé
45:18alors que c'était complet
45:20mais ils ont réussi
45:21à le réorganiser
45:22et on a quand même
45:23fait complet
45:24il faut s'adapter
45:25quand on part en tournée
45:27dans cet album
45:28Eclipse
45:29il y a une autre chanson
45:30qui évoque bien sûr
45:31les voyages en Chine
45:31c'est Shanghai
45:44Là on est complètement
45:46dans l'esprit
45:46et le rythme chinois
45:48Sophie Leclerc
45:49Exactement
45:49il y a même la chorégraphie
45:50qui va avec maintenant
45:51qui est en train
45:52de devenir virale
45:53sur les réseaux sociaux
45:54cette chanson
45:55elle parle vraiment
45:56de moi
45:5823 ans
45:59qui vais vivre seule
46:00de l'autre côté
46:00de la planète
46:02et tout ce que ça apporte
46:04de se retrouver seul
46:06ailleurs
46:06Et musicalement
46:07c'est pas simple
46:08à régler
46:08Simon Jacquard ?
46:10On a pris
46:11quelques instruments
46:11traditionnels chinois
46:13on les a mélangés
46:14à tout ce qui fait
46:15la pop française
46:16et ça a donné ça
46:17il y a du gozeng
46:18il y a différentes percussions
46:19et on est là
46:21Et ça fonctionne
46:22Alors vous êtes aussi
46:24régulièrement
46:25aux fêtes de la musique
46:26en Suisse
46:26ce qu'on ne sait pas
46:27c'est que la fête de la musique
46:28elle a commencé
46:2810 ans après la France
46:30Je ne savais pas
46:31En 1992
46:32les premières fêtes de la musique
46:34à Genève
46:34avec l'accord du consul de France
46:36car c'était un événement français
46:37D'accord
46:38Oui
46:38d'ailleurs
46:39quand on fait des fêtes de la musique
46:40ou de la francophonie
46:42ailleurs dans le monde
46:43c'est toujours en collaboration
46:44avec les
46:45les alliances françaises
46:47Et il y a une chanson aussi
46:48qui est très très intime
46:50vous en parliez
46:51Sophie de Couest
46:51c'est confession d'une hypersensible
46:53Quand le bruit me rend sourde
46:54je ferme les yeux
46:55et je danse
46:56Quand le monde devient fou
46:58mon corps brûle trop fort
47:00J'ai le cœur à fleurs de peau
47:01la tristesse me dévore
47:04Toutes les couleurs de l'air
47:06qu'on suive dans mon cerveau
47:08Ce côté hypersensible
47:10ça se ressent complètement
47:12c'est facile à vivre
47:13Ça s'apprivoise
47:15et une fois qu'on l'a accepté
47:18ça se transforme en super pouvoir
47:21j'aime bien dire ça
47:21je suis très intuitive
47:22ça me donne beaucoup de créativité aussi
47:25après tous les jours
47:26il faut peut-être demander à Simon
47:27si c'est facile à vivre
47:29ça se canalise
47:30Justement c'est une hypersensible
47:31c'est-à-dire que tout peut arriver
47:34Tout peut arriver n'importe quand
47:35et de manière assez abrupte
47:37c'est quelque chose qui se...
47:38Oui je pense qu'il faut juste le comprendre
47:40à partir du moment où on le sait
47:41c'est beaucoup plus facile
47:42à appréhender
47:43Et ça se manifeste comment
47:45cette hypersensibilité ?
47:46Ça se manifeste par exemple
47:48à Paris
47:49ce qui est le plus difficile pour moi
47:51c'est de voir la misère
47:53qu'on peut voir sur les trottoirs
47:54les gens, les familles
47:55qui vivent dehors etc
47:57et moi quand je vois ça
47:58c'est comme si on me plantait
47:59un poignard dans le cœur
48:00et des fois je me sens démunie
48:02j'ai envie de les aider
48:02mais en même temps
48:03je ne peux pas sauver le monde
48:04et je dois respirer
48:06je dois écrire
48:07et me dire que...
48:09accepter quoi
48:11Alors votre...
48:12vos concerts se déroulent
48:13dans des lieux parfois insolites
48:14je crois que vous allez bientôt
48:15au Luxembourg
48:16dans un lycée français
48:18Exactement
48:19on a créé une masterclass
48:20qui s'appelle Building Bridges
48:21où on raconte
48:23comment on peut construire
48:24des ponts entre les gens
48:25à travers la musique
48:27on utilise la musique
48:29mais ça peut être à travers autre chose
48:30on fait de la danse
48:32de la rythmique
48:32et tout ça
48:33et c'est quelque chose
48:34qu'on a fait beaucoup en Asie aussi
48:36pour reconnecter les enfants
48:38et les jeunes
48:39l'un à l'autre
48:40dans ce monde
48:41où on est tous hyper connectés
48:43au téléphone
48:43et aux réseaux sociaux
48:44rappeler que l'humain
48:46est hyper important
48:47Et c'est vrai que la transmission
48:49est importante
48:49Simon Jacquard
48:50Je pense que ça représente beaucoup
48:52moi j'ai beaucoup enseigné
48:53la musique aussi dans ma vie
48:54et j'ai vraiment
48:56j'ai reçu beaucoup aussi
48:57d'autres personnes
48:58qui m'ont enseigné
48:58énormément de choses
49:00et je pense que tout passe par là
49:02tout on évolue vraiment
49:03que grâce à ça
49:04Ce qu'on a envie de transmettre aussi
49:05c'est que s'il y a un rêve
49:07s'il y a quelque chose
49:07qui est vraiment important
49:08il faut oser
49:09avec beaucoup de travail
49:10etc.
49:11mais que tout est possible
49:12Quand vous voyez votre parcours
49:14et tout ce que vous avez fait
49:14et ce que peu de gens ont fait
49:15vous êtes surpris
49:16vous êtes heureux
49:17vous pensez faire encore mieux
49:19On a envie de continuer
49:21c'est vrai qu'on est tellement
49:22la tête dedans
49:24tout le temps
49:24à penser à l'étape d'après
49:26que des fois ça fait du bien
49:27des fois on se dit
49:28ok stop
49:29et de se rendre compte
49:30de ce parcours
49:31et c'est vrai que
49:33moi je suis fière
49:34parce qu'on a suivi
49:35nos convictions
49:36on a un parcours
49:37qui est atypique
49:38on a des projets
49:39des fois qui sortent
49:41du chemin normal
49:42d'un musicien
49:44que j'appelle
49:45les projets de chœur
49:46mais on est cohérent
49:47et on fait les choses
49:49avec le chœur
49:49et on est très connecté
49:50à notre public
49:51et on voit que ça avance
49:52donc on est heureux
49:54et on continue
49:55Et moi je suis heureux
49:56d'avoir fait découvrir
49:57ce parcours
49:58à celles et celles
49:59qui nous écoutent
50:00de plus en plus nombreux
50:01parce qu'effectivement
50:02ça prouve que rien n'est impossible
50:03et qu'impossible
50:04n'est pas français
50:05n'est pas suisse non plus
50:05n'est pas suisse non plus
50:07Il y a cet album Eclipse
50:08il y a tous ces concerts
50:09le reste est sur internet
50:11continuez ainsi
50:11parce que vous avez
50:12un long chemin devant vous
50:13pour faire évoluer
50:15la chanson que vous aimez
50:16Simon Jacaré et Sophie Lecouet
50:17Merci beaucoup
50:18Merci infiniment
50:18Merci de nous avoir reçus
50:19Merci à vous
50:20Les Clés d'une vie
50:20c'est terminé pour aujourd'hui
50:21on se retrouve bientôt
50:22Restez fidèles
50:23à l'écoute de Sud Radio
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