00:00Et nous sommes toujours avec Elisabeth Asseillac, Georges Fenech, Eliott Deval, Gautier-Lebrette et Olivier Guénec.
00:07A 17h32, c'est la dernière demi-heure, avec ce sujet que je vous propose à l'instant.
00:13Le député de la France Insoumise, Antoine Léaumont, a perdu ses nerfs et est accusé d'avoir menacé physiquement le député du Rassemblement National,
00:20Sébastien Chenu, qui présidait ce matin la séance à l'Assemblée Nationale.
00:24Alors que les députés débattaient de la proposition du groupe LR d'inscrire la mouvance des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes,
00:32les tensions sont arrivées. Antoine Léaumont est descendu jusqu'en bas de l'hémicycle.
00:37Vous n'avez pas à me menacer physiquement, a répliqué Sébastien Chenu, avant de suspendre la séance. Je vous propose d'écouter.
00:44Monsieur Mohamed Awad, que vous ciblez sans arrêt. Et oui, non seulement un candidat aux élections.
00:48L'article 100, c'est sur les amendements, il n'y a rien à voir. Et là, c'est une réponse. C'est une prise de parole pour une réponse.
00:53Non mais à un moment, je peux bientôt, mais c'est une prise de parole pour une réponse.
00:57Côte de déautologie et déclaration des droits de l'homme, vous en voulez combien, monsieur le Président ?
01:02Terminez, terminez votre propos. Mais n'entrez pas dans un débat, c'est un rappel au règlement.
01:06Que vous asseyez sur un mauvais numéro d'article.
01:09Non, je fais sur un très bon numéro d'article.
01:11Non, bon alors stop, ça va. C'est un moment. Il faut arrêter de se moquer du monde quand même, là.
01:16Allez, monsieur le rapporteur. Stop, stop aussi, là, ça va. Ça va aussi.
01:22Monsieur le rapporteur général, et vous vous asseyez, monsieur Léomand. Vous asseyez, monsieur Léomand.
01:29Monsieur Léomand, ne créez pas d'incident. Monsieur Léomand, stop.
01:37Alors, monsieur Léomand, je vous fais un rappel à l'ordre.
01:40Vous n'avez pas à me menacer. Vous n'avez pas à me menacer physiquement.
01:45Monsieur Léomand, vous êtes rappelé à l'ordre.
01:48Qu'est-ce que vous venez de dire, là ?
01:51Je saisis le bureau pour vos menaces physiques de venir descendre avec vous.
01:56Ça suffit, ce que vous venez de dire, là.
01:58Qu'est-ce qu'il a dit, exactement ?
02:00Sébastien Chenu dit, puisqu'on ne l'entend pas, puisqu'il n'est pas devant le micro,
02:03Antoine Léomand, qu'il lui a dit, descends qu'on s'explique, quoi.
02:06Voilà, descends de ton perchoir qu'on s'explique.
02:08Antoine Léomand a fait une réaction pour nier, mais on verra ce que dit le bureau de l'Assemblée nationale,
02:13puisque, vous savez, tout est scripté.
02:16Donc, il y a des huissiers qui scriptent tout dans la salle.
02:19Donc, ils auront très certainement entendu ce qu'a dit Antoine Léomand.
02:23Ce n'est pas la première fois.
02:24Thomas Porte, député LFI, avait fait exactement pareil dans l'hémicycle.
02:28Viens, on sort, on va s'expliquer.
02:30Sébastien Delogu, il a fait un tête-contre-tête avec le Benjamin R.N. de l'Assemblée nationale dans l'hémicycle.
02:35Thomas Porte, à l'extérieur de l'hémicycle, il a mis son pied sur un ballon à l'effigie d'Olivier Dussopt.
02:40Tous ces députés se comportent, non pas comme des élus, mais comme des caïds.
02:45Ils jouent aux caïds.
02:46Et quand je dis caïds, je reste poli, parce que j'aurais envie de dire autre chose.
02:49Mais ce qui est extraordinaire, c'est que si c'était un député du Rassemblement national qui se conduisait comme cela,
02:55il y aurait toute la presse qui montrait en épingle le retour de la peste brune.
03:05Regardez comment ils se conduisent.
03:08C'est dans leur ADN de la violence, mais le privilège rouge, qui est une expression de Gilles-William-Golnadel,
03:14le privilège rouge fait que ces gens-là ont tous les droits dans l'espace médiatique.
03:19Et c'est si des rangs.
03:20Elisabeth Assaïa.
03:21Et c'est surtout à l'Assemblée nationale, depuis qu'ils sont là, on dirait qu'il n'y a aucune éducation,
03:27ils ne savent pas se comporter.
03:28J'allais dire, j'allais même comparer ça au café du commerce, même aux caissons se comportent mieux.
03:33Tout ça est une stratégie.
03:34Il faut rappeler le contexte où les députés étaient amenés à délibérer, voter,
03:41une proposition de résolution européenne visant à inscrire la mouvance des frères musulmans
03:45sur la liste européenne des organisations terroristes.
03:49Donc ça devrait faire consensus.
03:51Ça devrait être extrêmement rapide.
03:53Pascal, vous qui aimez, vous savez, les commissions d'enquête parlementaire,
03:57du moins de voir ce qui peut se passer dans les coulisses de l'Assemblée nationale.
04:00J'invite tous les auditeurs d'Europe 1 à écouter les quatre premières heures,
04:04parce que ça a duré plus de quatre heures pour une résolution.
04:07La gauche et l'extrême gauche a multiplié les amendements,
04:10les interventions, pour essayer de retarder le moment de vote.
04:16Mais écoutez, ça dure quatre heures.
04:17Je pense que vraiment vous pouvez faire une sorte de best-of de toutes les attaques
04:21de la gauche radicale, de la France insoumise.
04:24Vous avez... c'est un autre temps.
04:26Tout ça est minable.
04:27Alors que ça pourrait durer trois minutes.
04:28Tout ça est minable.
04:29Et puis là, il devrait faire consensus.
04:30Donc ça, c'était...
04:32Ça a commencé à 9h.
04:33C'est la niche parlementaire.
04:34Voilà, exactement.
04:35Et le public.
04:36J'ai pu regarder de neuf...
04:37Enfin, en tous les cas, assez rapidement, entre 9h et 13h.
04:40Non, mais ces niche parlementaires ne peuvent plus travailler, d'ailleurs.
04:43C'est fou.
04:43C'est fou.
04:44Le spectacle est donné.
04:45Le chaos qu'ils volent dans la rue, ils volent aussi au sein de l'hémicycle.
04:48Et il y a 101 députés...
04:49Il n'y a plus de respect d'alternité.
04:50Il n'y a plus de respect d'alternité.
04:51Ils ont voté contre cette résolution.
04:53C'est très important ce qui s'est passé aujourd'hui.
04:55Donc toute la France insoumise.
04:56Parce que les masques sont en train de tomber.
04:57Il y a quand même 101 députés qui...
04:59Ils sont tombés depuis bien longtemps, les masques.
05:00Ah oui, mais là, on est avec une organisation...
05:01Classer les frères musulmans en tant qu'organisation terroriste...
05:04Mais tu as raison, ça devrait être faire consensus, ça devrait durer 2 minutes.
05:06Même les renseignements territoriaux, rappelez-vous de l'enquête,
05:09qui était sur le bureau d'Emmanuel Macron l'été dernier,
05:11ça devrait durer 3 minutes, 5 ans.
05:13Non, mais ils ne vont pas classer une organisation
05:15dont ils tirent certains de leurs candidats.
05:18Une organisation terroriste.
05:19Je vais vous citer un exemple ultra précis
05:21qu'on a commencé à entendre dans l'échange avec Sébastien Chenu.
05:25Rima Hassan a retweeté il y a quelques jours
05:27un tweet de l'ancien chef des jeunes musulmans de France,
05:31la branche française des frères musulmans,
05:33déjà candidat LFI aux législatives de 2024.
05:35Ils ne vont pas classer terroristes leurs candidats aux élections législatives,
05:38puisqu'ils vont les chercher maintenant du côté des frères musulmans.
05:41Et puis il faudrait voir à quel point les députés du centre
05:43étaient aux abonnés absents dans l'hémicycle.
05:45Ils n'étaient pas tous présents.
05:46Mais nous sommes...
05:48Ils sont lâchants.
05:48Et Elisabeth Assaillag ?
05:49Non, mais ça c'est un problème aussi.
05:51Ça devrait être obligatoire d'être présent.
05:52Quand on s'engage en politique,
05:54quand on est député,
05:55quand on représente la République,
05:56ça devrait être une obligation d'être présent.
05:58D'être présent à chaque séance ?
05:59Oui, oui, oui.
06:00Ils sont payés pour.
06:01C'est difficile.
06:01C'est difficile, mais on s'engage.
06:03Nous, on est où, nous ?
06:04C'est même pas souhaitable.
06:05C'est même pas souhaitable.
06:06Mais pourquoi ?
06:06Je vous assure, c'est pas souhaitable.
06:07Mais pourquoi ?
06:08Parce que quand on appartient à une commission permanente,
06:12on siège dans une commission permanente,
06:14on n'est pas forcément dans l'hémicycle.
06:16Ah, tu penses que tous ceux qui ne sont pas dans l'hémicycle
06:17sont en commission permanente ?
06:18La plupart sont en commission permanente.
06:20Olivier Faure a voté contre.
06:21Olivier Faure fait partie des députés
06:24qui ont voté contre cette résolution.
06:27Je suis devant Olivier Faure.
06:28J'essaie de voir si Boris Vallaud a également...
06:30Donc, pour Olivier Faure, les frères musulmans ne sont pas...
06:32Boris Vallaud a voté contre.
06:33Mais les masques tombent, comme vous le dites.
06:35Alors, donnez toutes ces informations,
06:37parce qu'il est possible que ce soir,
06:38il est possible que ce soir, dans l'heure des pros,
06:41nous commencions notre émission...
06:43Et on continuera le travail derrière.
06:45Avec comment ?
06:46Et je dis qu'on continuera le travail derrière.
06:48Premier ministre, M. Faure,
06:50visiblement, je suis sur le site de l'Assemblée nationale,
06:52mais je vais te le donner aux spécialistes de la spécialité,
06:54parce que c'est tellement gros que je me demande si je me trompe.
06:57Regardez ça.
06:58Eh bien, nous allons commencer notre émission ce soir,
07:02et c'est extrêmement intéressant ce que vous me dites.
07:05Il est 17h39, on va peut-être marquer une pause.
07:07M. Lafitte, qu'est-ce que vous en pensez ?
07:09Excellente idée.
07:10On avait fait une émission un peu légère,
07:11et puis là, on est arrivé sur des sujets...
07:13Retour à la réalité.
07:14Voilà, retour à la réalité.
07:16Tous les députés socialistes présents ont voté contre.