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  • il y a 8 mois
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Et nous sommes toujours avec Elisabeth Asseillac, Georges Fenech, Eliott Deval, Gautier-Lebrette et Olivier Guénec.
00:07A 17h32, c'est la dernière demi-heure, avec ce sujet que je vous propose à l'instant.
00:13Le député de la France Insoumise, Antoine Léaumont, a perdu ses nerfs et est accusé d'avoir menacé physiquement le député du Rassemblement National,
00:20Sébastien Chenu, qui présidait ce matin la séance à l'Assemblée Nationale.
00:24Alors que les députés débattaient de la proposition du groupe LR d'inscrire la mouvance des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes,
00:32les tensions sont arrivées. Antoine Léaumont est descendu jusqu'en bas de l'hémicycle.
00:37Vous n'avez pas à me menacer physiquement, a répliqué Sébastien Chenu, avant de suspendre la séance. Je vous propose d'écouter.
00:44Monsieur Mohamed Awad, que vous ciblez sans arrêt. Et oui, non seulement un candidat aux élections.
00:48L'article 100, c'est sur les amendements, il n'y a rien à voir. Et là, c'est une réponse. C'est une prise de parole pour une réponse.
00:53Non mais à un moment, je peux bientôt, mais c'est une prise de parole pour une réponse.
00:57Côte de déautologie et déclaration des droits de l'homme, vous en voulez combien, monsieur le Président ?
01:02Terminez, terminez votre propos. Mais n'entrez pas dans un débat, c'est un rappel au règlement.
01:06Que vous asseyez sur un mauvais numéro d'article.
01:09Non, je fais sur un très bon numéro d'article.
01:11Non, bon alors stop, ça va. C'est un moment. Il faut arrêter de se moquer du monde quand même, là.
01:16Allez, monsieur le rapporteur. Stop, stop aussi, là, ça va. Ça va aussi.
01:22Monsieur le rapporteur général, et vous vous asseyez, monsieur Léomand. Vous asseyez, monsieur Léomand.
01:29Monsieur Léomand, ne créez pas d'incident. Monsieur Léomand, stop.
01:37Alors, monsieur Léomand, je vous fais un rappel à l'ordre.
01:40Vous n'avez pas à me menacer. Vous n'avez pas à me menacer physiquement.
01:45Monsieur Léomand, vous êtes rappelé à l'ordre.
01:48Qu'est-ce que vous venez de dire, là ?
01:51Je saisis le bureau pour vos menaces physiques de venir descendre avec vous.
01:56Ça suffit, ce que vous venez de dire, là.
01:58Qu'est-ce qu'il a dit, exactement ?
02:00Sébastien Chenu dit, puisqu'on ne l'entend pas, puisqu'il n'est pas devant le micro,
02:03Antoine Léomand, qu'il lui a dit, descends qu'on s'explique, quoi.
02:06Voilà, descends de ton perchoir qu'on s'explique.
02:08Antoine Léomand a fait une réaction pour nier, mais on verra ce que dit le bureau de l'Assemblée nationale,
02:13puisque, vous savez, tout est scripté.
02:16Donc, il y a des huissiers qui scriptent tout dans la salle.
02:19Donc, ils auront très certainement entendu ce qu'a dit Antoine Léomand.
02:23Ce n'est pas la première fois.
02:24Thomas Porte, député LFI, avait fait exactement pareil dans l'hémicycle.
02:28Viens, on sort, on va s'expliquer.
02:30Sébastien Delogu, il a fait un tête-contre-tête avec le Benjamin R.N. de l'Assemblée nationale dans l'hémicycle.
02:35Thomas Porte, à l'extérieur de l'hémicycle, il a mis son pied sur un ballon à l'effigie d'Olivier Dussopt.
02:40Tous ces députés se comportent, non pas comme des élus, mais comme des caïds.
02:45Ils jouent aux caïds.
02:46Et quand je dis caïds, je reste poli, parce que j'aurais envie de dire autre chose.
02:49Mais ce qui est extraordinaire, c'est que si c'était un député du Rassemblement national qui se conduisait comme cela,
02:55il y aurait toute la presse qui montrait en épingle le retour de la peste brune.
03:05Regardez comment ils se conduisent.
03:08C'est dans leur ADN de la violence, mais le privilège rouge, qui est une expression de Gilles-William-Golnadel,
03:14le privilège rouge fait que ces gens-là ont tous les droits dans l'espace médiatique.
03:19Et c'est si des rangs.
03:20Elisabeth Assaïa.
03:21Et c'est surtout à l'Assemblée nationale, depuis qu'ils sont là, on dirait qu'il n'y a aucune éducation,
03:27ils ne savent pas se comporter.
03:28J'allais dire, j'allais même comparer ça au café du commerce, même aux caissons se comportent mieux.
03:33Tout ça est une stratégie.
03:34Il faut rappeler le contexte où les députés étaient amenés à délibérer, voter,
03:41une proposition de résolution européenne visant à inscrire la mouvance des frères musulmans
03:45sur la liste européenne des organisations terroristes.
03:49Donc ça devrait faire consensus.
03:51Ça devrait être extrêmement rapide.
03:53Pascal, vous qui aimez, vous savez, les commissions d'enquête parlementaire,
03:57du moins de voir ce qui peut se passer dans les coulisses de l'Assemblée nationale.
04:00J'invite tous les auditeurs d'Europe 1 à écouter les quatre premières heures,
04:04parce que ça a duré plus de quatre heures pour une résolution.
04:07La gauche et l'extrême gauche a multiplié les amendements,
04:10les interventions, pour essayer de retarder le moment de vote.
04:16Mais écoutez, ça dure quatre heures.
04:17Je pense que vraiment vous pouvez faire une sorte de best-of de toutes les attaques
04:21de la gauche radicale, de la France insoumise.
04:24Vous avez... c'est un autre temps.
04:26Tout ça est minable.
04:27Alors que ça pourrait durer trois minutes.
04:28Tout ça est minable.
04:29Et puis là, il devrait faire consensus.
04:30Donc ça, c'était...
04:32Ça a commencé à 9h.
04:33C'est la niche parlementaire.
04:34Voilà, exactement.
04:35Et le public.
04:36J'ai pu regarder de neuf...
04:37Enfin, en tous les cas, assez rapidement, entre 9h et 13h.
04:40Non, mais ces niche parlementaires ne peuvent plus travailler, d'ailleurs.
04:43C'est fou.
04:43C'est fou.
04:44Le spectacle est donné.
04:45Le chaos qu'ils volent dans la rue, ils volent aussi au sein de l'hémicycle.
04:48Et il y a 101 députés...
04:49Il n'y a plus de respect d'alternité.
04:50Il n'y a plus de respect d'alternité.
04:51Ils ont voté contre cette résolution.
04:53C'est très important ce qui s'est passé aujourd'hui.
04:55Donc toute la France insoumise.
04:56Parce que les masques sont en train de tomber.
04:57Il y a quand même 101 députés qui...
04:59Ils sont tombés depuis bien longtemps, les masques.
05:00Ah oui, mais là, on est avec une organisation...
05:01Classer les frères musulmans en tant qu'organisation terroriste...
05:04Mais tu as raison, ça devrait être faire consensus, ça devrait durer 2 minutes.
05:06Même les renseignements territoriaux, rappelez-vous de l'enquête,
05:09qui était sur le bureau d'Emmanuel Macron l'été dernier,
05:11ça devrait durer 3 minutes, 5 ans.
05:13Non, mais ils ne vont pas classer une organisation
05:15dont ils tirent certains de leurs candidats.
05:18Une organisation terroriste.
05:19Je vais vous citer un exemple ultra précis
05:21qu'on a commencé à entendre dans l'échange avec Sébastien Chenu.
05:25Rima Hassan a retweeté il y a quelques jours
05:27un tweet de l'ancien chef des jeunes musulmans de France,
05:31la branche française des frères musulmans,
05:33déjà candidat LFI aux législatives de 2024.
05:35Ils ne vont pas classer terroristes leurs candidats aux élections législatives,
05:38puisqu'ils vont les chercher maintenant du côté des frères musulmans.
05:41Et puis il faudrait voir à quel point les députés du centre
05:43étaient aux abonnés absents dans l'hémicycle.
05:45Ils n'étaient pas tous présents.
05:46Mais nous sommes...
05:48Ils sont lâchants.
05:48Et Elisabeth Assaillag ?
05:49Non, mais ça c'est un problème aussi.
05:51Ça devrait être obligatoire d'être présent.
05:52Quand on s'engage en politique,
05:54quand on est député,
05:55quand on représente la République,
05:56ça devrait être une obligation d'être présent.
05:58D'être présent à chaque séance ?
05:59Oui, oui, oui.
06:00Ils sont payés pour.
06:01C'est difficile.
06:01C'est difficile, mais on s'engage.
06:03Nous, on est où, nous ?
06:04C'est même pas souhaitable.
06:05C'est même pas souhaitable.
06:06Mais pourquoi ?
06:06Je vous assure, c'est pas souhaitable.
06:07Mais pourquoi ?
06:08Parce que quand on appartient à une commission permanente,
06:12on siège dans une commission permanente,
06:14on n'est pas forcément dans l'hémicycle.
06:16Ah, tu penses que tous ceux qui ne sont pas dans l'hémicycle
06:17sont en commission permanente ?
06:18La plupart sont en commission permanente.
06:20Olivier Faure a voté contre.
06:21Olivier Faure fait partie des députés
06:24qui ont voté contre cette résolution.
06:27Je suis devant Olivier Faure.
06:28J'essaie de voir si Boris Vallaud a également...
06:30Donc, pour Olivier Faure, les frères musulmans ne sont pas...
06:32Boris Vallaud a voté contre.
06:33Mais les masques tombent, comme vous le dites.
06:35Alors, donnez toutes ces informations,
06:37parce qu'il est possible que ce soir,
06:38il est possible que ce soir, dans l'heure des pros,
06:41nous commencions notre émission...
06:43Et on continuera le travail derrière.
06:45Avec comment ?
06:46Et je dis qu'on continuera le travail derrière.
06:48Premier ministre, M. Faure,
06:50visiblement, je suis sur le site de l'Assemblée nationale,
06:52mais je vais te le donner aux spécialistes de la spécialité,
06:54parce que c'est tellement gros que je me demande si je me trompe.
06:57Regardez ça.
06:58Eh bien, nous allons commencer notre émission ce soir,
07:02et c'est extrêmement intéressant ce que vous me dites.
07:05Il est 17h39, on va peut-être marquer une pause.
07:07M. Lafitte, qu'est-ce que vous en pensez ?
07:09Excellente idée.
07:10On avait fait une émission un peu légère,
07:11et puis là, on est arrivé sur des sujets...
07:13Retour à la réalité.
07:14Voilà, retour à la réalité.
07:16Tous les députés socialistes présents ont voté contre.

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