00:00Europe 1, Pascal Trouille, Sabrina Medjeber, Alice Cordier qui est la présidente du collectif Némésis,
00:07Georges Fenech, Gauthier Lebrecht, Christophe Bordet et Olivier Guenek sont avec nous.
00:10L'extrême gauche tue la mort de Quentin, 23 ans.
00:13La semaine dernière, Quentin a été étudié en mathématiques, passionné de philosophie, amateur de tennis.
00:18Il a été tué par l'extrême gauche pour ses idées.
00:20Le procureur de la République a parlé il y a quelques instants.
00:23Il avait validé la thèse de la poursuite et du lynchage et non pas la thèse de la RICS,
00:30comme il avait été dit au début des informations lorsqu'elles sont parvenues en tout cas.
00:35Je voudrais qu'on écoute deux ou trois personnes qui se sont exprimées ce week-end et également ce matin.
00:40Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, il était sur France Inter.
00:44Ça peut être vu comme une forme d'atténuation, ça fait penser à un affrontement entre bandes.
00:47Là c'est beaucoup plus grave, ce sont des mouvances ultra qui recourent de part et d'autre, de part
00:52et d'autre.
00:52Très souvent à la violence et donc, non, le mot RICS me semble un peu sous-estimer le phénomène.
00:59Et quand bien même ça aurait commencé par une RICS, ça se termine par un lynchage qui entraîne la mort
01:03d'un jeune homme de 23 ans.
01:05Donc c'est très grave. Pour moi, il n'y a même pas débat sur ce terme.
01:08Et il intervenait, vous l'aurez compris, sur le mot RICS utilisé par certains médias.
01:14Oui, par certains médias, il faut le dire, dès le départ.
01:16C'est-à-dire que tout le monde n'a pas adhéré à la thèse de la RICS.
01:19Et si vous voulez, c'est un jour sans fin, parce qu'on a essayé de nous faire exactement le
01:22même coup pour Thomas Acrépole.
01:24Où vous aviez d'un côté des jeunes qui viennent avec des couteaux, et de l'autre des jeunes qui
01:28étaient simplement là pour danser.
01:29Et on nous disait que c'est une RICS, un affrontement entre deux bandes rivales.
01:32Ce n'était pas du tout ce qui s'est passé. Il y a une bande qui est venue en
01:34tuer une autre.
01:35Et il suffit de voir les images diffusées sur certaines chaînes du lynchage qu'a subi Quentin,
01:39pour bien voir que quand vous vous acharnez à plusieurs sur un corps qui est déjà inanimé,
01:45vous n'êtes pas en train de vous bagarrer, vous êtes en train de lyncher, vous êtes en train de
01:49tuer.
01:49Quand vous donnez des coups au niveau de la tête, ce n'est pas une bagarre, c'est un véritable
01:53lynchage.
01:54Et donc, c'était très intéressant tout ce week-end.
01:56Parce que, bas les masques, bas les masques.
01:58Chacun a pu voir qui est qui, qui dit quoi, à quelle ligne éditoriale, etc.
02:04Quel média sert quel discours ? On a vu qui était qui ce week-end, et c'était instructif de
02:08ce point de vue-là.
02:08Je partage votre avis.
02:10Laurent Nunez, hier soir sur France 2, ciblait l'ultra-gauche.
02:15Manifestement, c'est l'ultra-gauche qui était à la manœuvre.
02:18Manifestement, l'enquête permettra de confirmer ou pas si c'était des militants de la Jeune Garde.
02:22Mais les témoignages vont en ce sens, manifestement.
02:25Bon, ça c'est quand même intéressant, Gauthier Le Brette et Christophe Bordet,
02:29parce qu'on écoutera également Gérald Darmanin tout à l'heure,
02:32la Macronie a dit les choses.
02:34Le président de la République n'a pas nommé effectivement l'extrême-gauche,
02:38mais le simple fait qu'il ait pris la parole montre sans doute son inquiétude.
02:42C'est pas si fréquent que le président de la République prenne la parole sur X après un fait de
02:48ce type.
02:48Et ce qui a été intéressant, c'est que Gérald Darmanin et Laurent Nunez ont tout de suite dit les
02:54choses.
02:54Absolument, avec l'un comme l'autre, on ciblait l'ultra-gauche.
02:58Le président de la République, il a pris la parole, alors que tous les médias n'en parlaient pas.
03:02Généralement, quand il y a une parole du président de la République, c'est après un battage médiatique.
03:06Là, je trouve que ce week-end, à part Europe 1, le JDD et CNews,
03:10beaucoup de médias n'ont pas donné la juste place à Quentin.
03:14Vous avez fait un tweet d'ailleurs sur ce sujet, Pascal.
03:15Certains parlaient plus des violences aux Etats-Unis que de la mort de Quentin.
03:20C'était, là aussi, très instructif.
03:22Alors, Gérald Darmanin, il a un mérite, c'est toujours le même, c'est de savoir nommer les choses.
03:26Donc, il n'y a pas de détour.
03:28Après, si on parle de la Macronie, on va prendre toute la Macronie dans son ensemble
03:31et on va rappeler qu'il y a eu une alliance électorale
03:33où on a appelé à voter pour la France Insoumise face au Rassemblement National.
03:37Donc, moi, je prends le cas précis de Raphaël Arnaud.
03:39Il n'y a pas eu de désistement puisque la candidate macroniste a été battue dès le premier tour.
03:43Elle n'a pas pu se maintenir.
03:44Mais il y a eu un second tour.
03:46Arnaud, député RN sortante.
03:47Et si je me fie à la consigne de vote de Gabriel Attal sur France Inter,
03:51quand on était macroniste, il fallait voter Raphaël Arnaud.
03:53Donc, il y a quand même une responsabilité de ce point de vue-là face à la France Insoumise.
03:58Et je serai Gabriel Attal, je viendrai solder une bonne fois pour toutes cela
04:02en disant que plus jamais, plus jamais, il n'appellera à voter la France Insoumise face au Rassemblement National.
04:08Alors, on va être précis.
04:09Qu'avait dit Gabriel Attal, effectivement, sur ce duel entre un candidat RN et un candidat LFI ?
04:17Qu'il fallait prendre le bulletin de vote et LFI.
04:18Voilà, il n'avait pas dit de s'abstenir.
04:20Non.
04:20Donc, Raphaël Arnaud est député parce que Gabriel Attal lui a donné la consigne.
04:26Parce que les électeurs macronistes, je ne sais pas si les électeurs macronistes...
04:30Ils l'ont écouté.
04:30Voilà, en tout cas, ils ont préféré les électeurs d'Avignon,
04:34le candidat triple fiché S, chef de la jeune garde des Antifas,
04:37que la députée RN sortante qui n'avait pas fait l'ombre d'une polémique.
04:41Et maintenant, Gabriel Attal essaie de se défendre, ou l'entourage de Gabriel Attal,
04:45en disant, oui, mais il a été le seul à aller à la rencontre directe de M. Arnaud
04:50pour l'affronter, pour lui dire les choses, les yeux dans les yeux, etc.
04:54Mais ça ne change pas, évidemment, cette consigne de vote.
04:57Sabrina Ahmed-Jaber.
04:58Ça ne change rien que Gabriel Attal ait des remords et qu'il parle de ce qu'il a dit
05:05pendant les législatives,
05:06où il appelait effectivement sur France Inter à mettre un bulletin à LFI plutôt qu'un bulletin RN.
05:11Le fait est qu'il y a en France aujourd'hui un parti politique qui est un parti proto-terroriste,
05:16à savoir même si on ne peut même pas le qualifier d'organisation terroriste,
05:19avec sa chaîne de production idéologique qui déverse toute sa haine envers les femmes qui défendent les femmes,
05:24qui déverse toute sa haine envers les Français de confession juive,
05:28qui parle de raciser en permanence, qui instille un racialisme politique,
05:31qui conflictualise tous les débats,
05:33qui a pour objectif de toute façon de bordéliser la France et de mettre la France à feu et à
05:39sang,
05:39qui a une chaîne de commandement, une chaîne de production idéologique et un bras armé qui s'appelle la Jeune
05:43Garde.
05:43C'est ça le vrai sujet en France.
05:45Ce que dit Sabrina, et je veux bien la croire, et je partage beaucoup de ce qu'elle nous dit,
05:50est vrai.
05:51On peut se poser légitimement la question de savoir qu'est-ce qu'on attend pour engager une procédure de
05:55dissolution,
05:57non pas d'un parti politique, puisque LFI n'est pas un parti politique, vous le savez.
06:01C'est sous le régime juridique de l'association loi 1901.
06:05Il n'y a pas d'adhérents, il n'y a pas de cotisants.
06:07On peut se demander si, effectivement, tout cela vient...
06:09Et si les derniers faits révèlent qu'effectivement, il y a eu une, disons,
06:15directe collusion, on peut dire,
06:17des complicités dans la mort de ce jeune,
06:20je ne vois pas qu'est-ce qu'il pourrait y avoir de plus grave
06:22pour demander à minima la dissolution quasiment de ce mouvement.
06:26Il faut dire aux auditeurs qu'il y a un vrai doute sur la participation du collaborateur de Raphaël Arnaud.
06:32Il était là, a-t-il lynché, il était là, même selon Mediapart.
06:36Mediapart a sorti l'information, il a été suspendu par Yael Brown-Pivet,
06:40c'est une information aussi, il a été suspendu,
06:42son accès n'est plus possible à l'Assemblée Nationale.
06:44Si, effectivement, cet homme était aujourd'hui innocent,
06:49il aurait déjà pris la parole, sans doute en tout cas.
06:52C'est une possibilité.
06:52Moi, je donne les informations qu'on a, présents,
06:55exclues de l'Assemblée Nationale par Yael Brown-Pivet,
06:57et il avait déjà pris pour cible un journaliste de frontière une semaine avant.
07:02On peut en parler de ça.
07:03Voilà, Jordan Florentin.
07:04Il allait couvrir un meeting de Raphaël Arnaud,
07:07il y avait son collaborateur parlementaire qui est venu l'intimider dehors.
07:10Et il a été enfariné à cette occasion-là.
07:12Il est clair qu'une personne, sur un fait aussi grave,
07:15qui n'a rien à se reprocher,
07:18prend la parole depuis vendredi,
07:20va sur tous les plateaux de télévision,
07:23pour dire « oui, je n'étais pas présent ».
07:24Et des témoins, pour être parfaitement complètes,
07:26disent qu'il a participé au lynchage.
07:28Mais non seulement ça, c'est Jordan Florentin,
07:32qui est reporter de Frontières,
07:34qui disait ce matin,
07:35« rapportez un témoignage ».
07:37Et chacun peut l'écouter, il est sur Twitter, ce témoignage.
07:39Exactement.
07:40On va marquer une pause dans une seconde,
07:42on écoutera également Maud Bréjean,
07:44elle est porte-parole du gouvernement,
07:45elle était ce matin sur BFM,
07:46et il y a une responsabilité morale de LFI,
07:49c'est ce qu'elle a dit.
07:50Donc, on a quand même le sentiment
07:52que c'est un moment de bascule.
07:55Un moment de bascule pour la France Insoumise.
07:58D'ailleurs, M. Mélenchon a bien compris le danger,
08:02il a beaucoup parlé et beaucoup tweeté ce week-end.
08:05On va marquer une pause.
08:06Manifestement, les paroles du procureur
08:09ne vont pas aider non plus la France Insoumise,
08:11puisque la thèse de la France Insoumise
08:14n'est pas retenue par le procureur de la République de Lyon.
08:18On écoutera peut-être ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon ce week-end,
08:21disant que nous n'avons rien à voir dans ce drame.
08:26Il est 16h26, nous marquons une pause.
08:29Émilie Dez revient à 16h30, à tout de suite.
08:31Pascal Proulx et vous, c'est votre rendez-vous
08:33entre 16h et 18h sur Europe 1.
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