00:00Sandrine Rousseau, députée écologiste, elle était ce matin sur France Info, nous l'écoutons.
00:04Aujourd'hui, nous ne sommes pas en mesure de dire de manière factuelle, les antifascistes ont tué.
00:09Aujourd'hui, on ne le sait pas encore.
00:10Peut-être pourrons-nous le dire...
00:12C'est ce que sous-entend le ministre de l'Intérieur.
00:13Oui, et il le sous-entend.
00:15Il le sous-entend.
00:15Il garde inconditionnel, mais il prend...
00:16Tout le monde sous-entend plein de choses.
00:18Tout le monde sous-entend plein de choses.
00:18Il dit manifestement que l'ultra-gauche était à la manœuvre, c'est plus qu'un sous-entendu.
00:22Oui, et bien il le dit.
00:23Aujourd'hui, à ce que je sache, il est ministre de l'Intérieur et ministre de la Justice, ils ne
00:28sont pas en charge de l'enquête, donc le parquet a été extrêmement prudent.
00:32Elsa Faucillon, enfin députée du Parti Communiste, elle était hier sur France 3, voici ce qu'elle disait.
00:38C'est l'instrumentalisation dont je parlais.
00:40On a besoin que l'enquête permette d'établir les faits.
00:43Et pour connaître Raphaël Arnaud et son combat antifasciste, il a toujours appelé à la non-violence et au pacifisme.
00:50Donc je souhaite que la lumière puisse dire, et lui-même d'ailleurs a dit qu'il souhaitait que l
00:55'enquête puisse établir les faits pour voir faire au sein du mouvement qu'il a créé.
01:01Mais pour vous, la jeune garde n'a pas de raison d'être dissoute ?
01:04Pas pour le moment en tout cas, d'accord ?
01:06En tout cas, je pense qu'il y a besoin dans ce pays de militants antifascistes, que c'est essentiel
01:12comme il y en a besoin à travers le monde.
01:14Mais je le répète, je pense que ce combat antifasciste ne se mène pas sur le terrain de l'extrême
01:19droite qui est celui de la violence.
01:20Et Raphaël Arnaud, on rappelle, a été condamné, mais le journaliste ne l'a pas.
01:25C'est exactement ce que j'allais vous dire.
01:26Raphaël Arnaud est condamné définitivement pour violence volontaire.
01:29Et le journaliste, alors déjà prendre des leçons de pacifisme et de non-violence de la part du communisme,
01:35ça ne manque pas de sel, parce qu'il faudrait qu'il se regarde dans une glace.
01:38C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il n'y a pas un parti qui oserait s'appeler le parti
01:40fasciste français.
01:42Pourtant, on a un parti communiste français.
01:44Le bilan à travers le monde, citez-moi une démocratie communiste.
01:49Ça n'existe pas.
01:52J'aime bien quand ils viennent faire la leçon du pacifisme,
01:56en plus en parlant de Raphaël Arnaud qui est un homme violent.
01:58Il a été condamné pour ça par la justice.
02:00Son mouvement est mis en cause dans une agression antisémite encore à l'heure où on se parle.
02:03Il y a un privilège rouge, mais il y a aussi une histoire française.
02:07Et cette histoire, il faut aussi la raconter.
02:09Pourquoi tout cela existe ?
02:10Pourquoi le gauchisme intellectuel culturel existe en France depuis 1945 ?
02:16C'est une raison assez simple.
02:18Tous les intellectuels se sont fourvoyés durant la collaboration.
02:23Toute la presse s'est fourvoyée.
02:46Et une nouvelle presse est arrivée, une presse dite de la résistance.
02:49De Gaulle a voulu épurer la presse.
02:51Et des gens comme Colette, des gens comme Guitry, des gens comme Bergson, des gens comme...
02:58Beaucoup de gens s'étaient fourvoyés.
03:00Des gens comme Cocteau, comme Jean Hanoui, tout ça.
03:02Et c'était un peu fourvoyé pendant la guerre.
03:05Non mais ça c'est après.
03:06Parce que ça c'était...
03:07Ils se sont fourvoyés pendant la guerre.
03:09Et donc arrivent en 1945, Sartre, ce qu'on a appelé les compagnons de route du Parti communiste,
03:16et imposent leur magistère culturel, avec des gens, vous l'avez dit, comme Montand,
03:21avec des gens comme Sartre, avec des gens comme Gérard Philippe,
03:24avec des gens comme Bourdieu, etc.
03:27Et qui vont imposer une domination culturelle de laquelle nous ne sommes pas sortis.
03:33Simplement, la différence avec les années 60, 70, 80, c'est qu'il y avait quand même des gens de
03:37talent.
03:38Sartre avait du talent, Montand avait du talent,
03:41toutes ces figures de proue avaient du talent.
03:43Alors qu'aujourd'hui, les gens qui sont là, c'est que les M. Boulou,
03:47ou c'est quelques intellectuels qui écrivent une tribune dans Le Monde,
03:52ou dans les pages de l'État du Monde, comme disait ce matin Philippe Vall sur l'antenne.
03:56Et il avait bien raison.
03:57Et le niveau moyen, les députés et les filles.
03:59Et le niveau moyen.
04:00Donc il y a aussi une raison historique française,
04:04qui montre la domination de la gauche culturelle depuis 80 ans.
04:09Vous avez raison, Jean-Pascal.
04:10Lorsqu'on entend les témoignages de Centrine de Rousseau,
04:13on se dit pourquoi ils veulent relativiser l'indéfendable.
04:16Mais c'est indéfendable, c'est ça.
04:18Je suis une personne disciplinée.
04:23Vous avez raison sur le magistère moral, de la soeur médiatique, tout ça, tout ça.
04:27Sauf qu'aujourd'hui, il y a une hybridation entre ce magistère moral du gauchisme culturel
04:34et le négationnisme du réel.
04:37C'est ça, le problème que l'on observe aujourd'hui dans les médias.
04:40C'est que malgré la présentation des faits et de la réalité,
04:45vous avez une solidarité des institutions politiques
04:49qui agrègent justement, ou qui s'agrègent pour contrer la réalité
04:54et accuser tous ceux qui défendent justement les victimes de la réalité subie
05:00d'être d'extrême droite.
05:01Et quand on parle de violences politiques,
05:03on voit le bandeau par exemple tout à l'heure de France Info,
05:06ultra droite versus ultra gauche.
05:08Alors déjà, je rappelle que France Info avait qualifié d'otages palestiniens
05:11les terroristes du Hamas qui étaient emprisonnés.
05:14Donc déjà, en termes de falsification de la réalité,
05:16France Info est une chaîne bien garnie.
05:20Mais il y a une solidarité dans le négationnisme du réel.
05:23Et bon, je n'ai pas le temps d'en dire plus,
05:25mais il y a beaucoup à dire.
05:26Non mais c'est intéressant, comme il ne nous reste que quelques minutes,
05:29on va essayer d'avoir un peu plus de légèreté.
05:31Je vois monsieur Olivier Guénin, qui est un personnage important
05:33de notre petit théâtre, qui n'a pas parlé.
05:36Il n'a même pas dit bonjour, je crois.
05:37Bonjour !
05:38Mais non, mais on aime effectivement donner un peu de légèreté, de sourire.
05:43Ça n'a pas été le cas aujourd'hui,
05:45mais cette dernière minute, peut-être, va ton sourire avec Alexandre Omar.
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