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L'archive de Maxime Lledo



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##ARCHIVE_SUD-2026-02-22##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Et l'archive Sud Radio à cette heure-ci, comme chaque week-end, qui ce matin est lucide,
00:05alors que nous venons de vous expliquer pourquoi la religion catholique semblait retrouver une certaine vitalité chez les plus jeunes.
00:12Peut-être que certains d'entre vous nous écoutent déjà avec au loin la silhouette familière du clocher de leur
00:17village,
00:17ou peut-être même qu'ils nous écoutent en touillant leur café, avant d'aller à la messe,
00:21ou simplement, en ce dimanche matin, suspendus, comme ça, au calme qui règne dans leur maison, dans leur appartement,
00:26et le silence à ces heures-là, généralement particulier, dans des rues presque vides.
00:31Mais il fut un temps où la religion catholique n'était pas une exception, ni une curiosité sociologique.
00:36Elle était la norme. Elle fixait le rythme des semaines, le calendrier des familles, le décor naturel de la vie
00:42française,
00:43quelle qu'elle soit. Le dimanche, les cloches sonnées, ça aussi, c'était la norme.
00:47Et cela n'agitait pas les quelques néo-ruraux qui découvraient cela en s'achetant une petite résidence secondaire,
00:53en découvrant accessoirement ce qu'est la vie d'un véritable village.
00:55Bref, on se retrouvait devant l'église, et juste en face, comme quoi les choses étaient bien pensées,
01:00le bistrot, certains entraient pour prier, d'autres pour commenter le serment,
01:03et la plupart faisaient les deux dans un ordre variable, il faut le reconnaître.
01:07Le clocher et le comptoir, la soutane et le verre de rouge, la foi et la discussion.
01:11Une France, donc, où l'on croyait parfois, où l'on doutait souvent,
01:14mais où tout le monde partageait quand même ce décor commun.
01:17Le cinéma français, d'ailleurs, s'est souvent emparé de ces interrogations avec une franchise désarmante.
01:22Et lorsqu'il s'agit de parler d'homme, de morale, de vérité un peu rugueuse,
01:26il y a toujours un nom qui s'impose.
01:28Jean Gabin, Léandre vétérinaire bourru dans le film Tonnerre de Dieu,
01:32qui vit dans un château avec sa femme Marie,
01:35un homme qui est usé, un homme entier, plus à l'aise avec les bêtes qu'avec les hommes,
01:39qui préfère les chevaux, les chiens,
01:40et surtout l'accompagner de quelques bouteilles à l'accompagner des serments.
01:44Mais un jour, après quelques verres, un curé l'interroge sur son manque de foi.
01:48Et là, vous allez l'entendre, c'est du Gabin tout craché, la voix grave,
01:52la bonhomie mêlée de lassitude, l'ironie tranquille.
01:55Bref, une réponse qui claque, qui fait sourire aussi, surtout dans le contexte,
01:59mais qui surtout, comme souvent chez Gabin, tout juste.
02:02Parce qu'avec lui, il n'y a jamais que de grands discours abstraits,
02:05seulement quelques vérités humaines, imparfaites, terriblement vivantes.
02:09Et vous allez l'entendre, derrière la provocation quand même, derrière la gouaille,
02:13il y a toujours cette petite lucidité presque tendre sur la foi, le doute,
02:17et puis surtout la condition humaine.
02:19Jean Gabin, tonnerre de Dieu, 1965.
02:22Alors, toujours face avec le bon Dieu ?
02:26Oh, pour croire en Dieu, il faut croire aux hommes.
02:28Et quand vous parlez de la charité des hommes, moi ça me fout le voile rouge, je préfère mes chiens.
02:33Pourriez-vous me dire pourquoi vous parlez toujours de fait
02:36quand on nous prépare la grosse bombe pour Moëlle ?
02:38Parce qu'il y a tous la grosse bombe, y compris ceux qui vont à la messe, les bien-pensants.
02:42Moi, je vais vous dire, dans la crèche, je vois les 35 millions de morts de la dernière guerre
02:48et les 200 millions de la prochaine.
02:50C'est pour une colombe blanche qui est sortie de l'arche, c'est un balle de parbon.
02:54Vous n'êtes pas optimiste, mon fils ?
02:56Primo, je ne suis pas votre fils, mon père.
02:59Secondo, un optimiste, c'est un homme sans imagination.
03:01Alors moi, j'en ai de l'imagination.
03:04Surtout quand je suis rond comme aujourd'hui.
03:06Mais c'est pas un même rond comme aujourd'hui.
03:07Qu'est-ce qu'on l'aime, Jean Gabin ?
03:08C'était l'archive Sud Radio.
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