Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 heures
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Europe 1, Eliott Deval et vous.
00:0211h33, merci si vous nous rejoignez en direct sur Europe 1.
00:05Eliott Deval et vous, votre rendez-vous du week-end 11h-13h.
00:09Une semaine après la mort de Quentin à Lyon, une marche blanche est organisée dans la ville.
00:14Cet après-midi par ses proches, une marche sous haute tension.
00:16Deux à trois mille personnes sont attendues par les forces de l'ordre.
00:19Et avant la pause, Eliott, vous souhaitiez donner la parole à Marie-Laure qui nous a appelé au 01 80
00:2320 39 21.
00:24Parce que la question du jour, c'est qui jette de l'huile sur le feu ?
00:28Et avant d'aller à Lyon, il faut voir ce qui se passe actuellement à Rennes.
00:33Puisque des militants d'extrême-gauche ont décidé de faire une sorte de contre-manifestation bandrale immonde à la main.
00:43Ici, on ne pleure pas les nazis, reines populaires, reines antifascistes.
00:48Voilà les banderoles qui sont présentées.
00:50La nazification de ses adversaires, c'est une entième du côté de l'extrême-gauche.
00:56Cette extrême-gauche qui a tué la semaine dernière.
00:59Et ce n'est pas anodin lorsque l'on voit cette banderole avec ses militants cagoulés dans les rues de
01:06Rennes.
01:06Ici, on ne pleure pas les nazis.
01:08Puisque beaucoup présentent Quentin comme un nazi, un néo-nazi, un antisémite.
01:15Mais ça ne va pas que dans la rue avec ces individus qui sont souvent radicaux,
01:19souvent violents et qui ont une culture historique limitée.
01:25Ça va jusqu'à Ségolène Royal qui a parlé de Quentin comme d'un présumé antisémite, présumé néo-nazi.
01:33Dans son message publié hier sur les réseaux sociaux.
01:37Marie-Laure est avec nous.
01:38Bonjour Marie-Laure.
01:39Oui, merci de me donner la parole.
01:41C'est la moindre des choses, c'est la priorité de cette émission.
01:44C'est de donner la parole aux auditeurs.
01:45Oui, parce que je voulais, par rapport à cette marche,
01:48je suis traumatisée depuis l'annonce de la mort de Quentin, les conditions de la mort de Quentin.
01:54Oui, je suis maire de famille de deux étudiants, donc 22-24 ans.
01:57Et je n'aurais jamais cru que la vie peut être en danger quand on est étudiant.
02:01Voilà, comment les universités ont pu faire, laisser faire.
02:05Là, j'entends ce que vous dites par rapport à Rennes.
02:08Bon, la marche, même la marche en hommage par des amis, n'était pas sûre d'avoir lieu.
02:13Mais c'est quoi ce pays ? C'est quoi ce pays ?
02:16Je veux dire, nous sommes, nous essayons d'être dans la tolérance,
02:20je veux dire, le respect de chacun.
02:22Et nous, en tant que citoyens, en tant que parents,
02:24maintenant, on apprend que nos enfants, s'ils ne sont pas dans l'esprit
02:29que veulent les étudiants de gauche et ceux qui se prétendent, voilà,
02:35s'ils ne veulent pas, eh bien, leur vie peut être en danger.
02:38Je veux dire, vous avez heureusement donné la parole à des étudiants
02:41qui sont obligés d'avoir des cours chez eux, ne peuvent plus aller en faculté
02:45parce qu'on leur met une cible un peu, je veux dire, je suis horrifiée.
02:51Alors, vous parlez, je le dis aux auditeurs d'Europe 1,
02:54et merci de nous suivre également sur CNews.
02:56Hier soir, je recevais Baptiste Gilly, qui est délégué national de l'Uni.
03:01C'est un mouvement militant dans les universités classées à droite,
03:05présenté par les mouvances d'extrême-gauche et de gauche
03:09comme un groupe d'extrême-droite fasciste.
03:13Et Baptiste est étudiant à Sciences Po Grenoble,
03:18mais il subit tellement de menaces, tellement d'attaques
03:21qu'il doit poursuivre son cursus universitaire et à l'enseignement supérieur
03:28en distanciel.
03:30C'est-à-dire que la direction de Sciences Po Grenoble,
03:32qu'il faudrait peut-être contacter quand même,
03:34n'est même pas capable de dire,
03:36ce garçon, qu'il ait ses idées ou non, ce n'est pas le problème,
03:40mais les menaces, c'est intolérable.
03:42Ici, on respecte les uns et les autres,
03:44qu'importe vos idées, qu'importe votre couleur politique,
03:48il faut que le débat puisse avoir lieu à Sciences Po,
03:53et donc on va le protéger.
03:54On va refaire même un symbole.
03:56Non, non, Baptiste, lui, il faut qu'il aille en distanciel.
04:00Il faut qu'il vive son cursus universitaire,
04:03Alexandre Devecchio, chez lui, confiné.
04:06C'est le confinement idéologique.
04:07Ça a dit tout du monde universitaire et de l'enseignement supérieur.
04:12Merci Marie-Laure.
04:12Et c'est l'autre tabou de cette affaire,
04:16la responsabilité de Sciences Po au Lyon dans cette affaire.
04:20Regardez qui a été faire un meeting à Sciences Po au Lyon
04:23que des insoumis ou des proches de la gauche.
04:26Donc en réalité, les institutions sont gangrénées,
04:29et le monde universitaire est gangréné,
04:31et l'université est malheureusement un laboratoire du gauchisme
04:35et plus un temple du savoir.
04:38Donc ça, on aimerait que le gouvernement s'empare de cette question-là,
04:43parce que c'est une question très importante aussi.
04:44L'université, c'est gratuit.
04:46C'est ce qui devrait permettre aux classes populaires
04:48de s'émanciper, d'avoir accès au savoir,
04:52aux études supérieures.
04:53Est-ce qu'on peut se résoudre ?
04:54Est-ce que nos universités soient des laboratoires militants,
04:59abritent comme ça l'extrême-gauche ?
05:01Et personne n'est mis face à ses responsabilités dans ce pays ?
05:04Personne ne vient demander des comptes au directeur de Sciences Po au Lyon ?
05:07Qu'il y a un débat politique ?
05:09Georges Fenech.
05:10Moi, j'ai toujours connu, quand j'étais étudiant à Lyon,
05:12à la fac de droit, il y a toujours eu...
05:13Oui, mais vous savez bien qu'un député RN n'aurait pas été reçu
05:16dans les mêmes conditions que Rima Hassan.
05:18Ce que je veux dire, effectivement, c'est qu'il y a toujours eu un débat,
05:21et c'est ça en démocratie.
05:23Mais là, ce ne sont pas des conférences,
05:25ce sont des meetings politiques que tient Rima Hassan et d'autres.
05:28Ça n'a strictement rien à voir.
05:30Il y a évidemment l'univers universitaire,
05:33il y a l'univers médiatique,
05:35et pardonnez-moi de faire une fixette sur ce qui est en train de se passer à Rennes,
05:39mais l'univers médiatique présente ces individus comme des antifascistes.
05:46Donc c'est le récit médiatique qui se poursuit,
05:49une contre-manifestation antifasciste en cours.
05:52Ici, on ne pleure pas les nazis.
05:54D'ailleurs, il y a même une faute sur la banderole
05:56qui est présentée par ces militants radicaux à Rennes.
05:59Ils ont toutes les méthodes des fascistes,
06:02mais on continue de les appeler antifas.
06:03C'est une folie intellectuelle.
06:05C'est très grave. Il y a leur folie à eux,
06:07puisque ce sont effectivement, c'est l'extrême-gauche léofasciste.
06:10En réalité, Pasolini disait que le fasciste ne pouvait que renaître
06:15en s'appelant antifasciste.
06:17C'est exactement ce à quoi on assiste.
06:18Ce serait grave, mais pas dramatique,
06:21s'il n'y avait pas une complaisance,
06:24on l'a dit, il y a une seconde, du monde universitaire,
06:27mais aussi du monde politico-médiatique.
06:30Ségolène Royal, dans son post Facebook,
06:34je crois pour être exact,
06:36reprend exactement la même rhétorique.
06:38Et c'est une rhétorique qui tue.
06:39C'est la même rhétorique que ceux qui accusent d'islamophobie
06:42aujourd'hui et qui mettent une cible
06:44sur les soi-disant islamophobes.
06:46Quand on accuse quelqu'un de nazi,
06:48qu'est-ce que c'est le nazi ?
06:49Ce sont des gens qui ont mis des juifs dans des chambres à gage.
06:52Ce sont des totalitaires, les nazis.
06:55Donc face à une menace nazie,
06:57si on la prend au sérieux,
06:58effectivement, la violence est autorisée.
07:01Donc moi, je trouve qu'il y a une incitation
07:03à la violence d'une partie du monde politico-médiatique
07:05et universitaire,
07:07en désignant des adversaires politiques pacifiques
07:10qui n'ont rien à voir avec des nazis comme des nazis.
07:12Comme une absolution.
07:12Alors que, par exemple, cette manifestation,
07:14elle serait interdite aux Etats-Unis.
07:16Pourquoi ?
07:16Parce que les groupes dits antifa
07:18sont désormais considérés comme terroristes.
07:21C'est ça qu'il faut comprendre aussi.
07:23C'est qu'aux Etats-Unis,
07:25il y a eu Charlie Kirk.
07:26En France, on a Quentin
07:28qui a été battu à mort pour ses idées.
07:31Mais pour l'instant,
07:32il va falloir faire des petites réunions.
07:34Alors que tout le monde voit,
07:35c'est l'éléphant au milieu,
07:38dans le magasin de porcelaine,
07:40qui est en train de tout casser.
07:42On dit, attendez,
07:43on va essayer de le calmer un petit peu.
07:44Ça fait des années que ça dure.
07:46Je suis quand même pas mal intéressé professionnellement
07:50à ce que représente le terrorisme.
07:53Comment le qualifier ?
07:54Qu'est-ce qu'il est exactement ?
07:56Je me pose la question, franchement,
07:58si on ne peut pas qualifier ce genre d'action,
08:01le meurtre, l'assassinat de Quentin,
08:04d'un meurtre à caractère terroriste.
08:06Parce que vous comprenez bien que ça sème la terreur.
08:08Aujourd'hui, vous avez entendu tout à l'heure
08:10cet agent de sécurité qui a peur lui-même
08:12de manifester,
08:14qu'il a peur de devenir un deuxième Quentin.
08:16Ce ne sont pas des crimes individuels
08:18dans le sens où on s'en prend à telle personne
08:20uniquement pour un fait précis.
08:21C'est-à-dire qu'on s'en prend
08:22à une catégorie de personnes,
08:25de manière indéterminée,
08:26mais une catégorie de personnes
08:28pour dissuader,
08:29pour créer un climat,
08:31pour faire peur.
08:32Et ça, ça tombe, à mon avis,
08:33sur le coup de la loi de 1986.
08:35Quelques secondes, dans un instant,
08:36on ira voir Gilbert Collard, bien sûr.
08:38Axel Ronde, vous souhaitiez réagir ?
08:40Non, c'était juste...
08:40L'univers médiatique, c'est aussi de se dire
08:42qu'à Rennes,
08:43c'est présenté,
08:44c'est l'extrême droite
08:45face aux antifas ce matin à Rennes.
08:48L'extrême droite face aux antifas.
08:50Bon, bah, une fois que vous dites ça,
08:51c'est terminé, c'est plié.
08:54Les antifas,
08:55lutter contre le fascisme,
08:57vous avez tellement raison,
08:57Alexandre Devecchio.
08:59Contre les nazis...
09:00Moi, je serais le premier,
09:01si le fascisme existait,
09:02je serais le premier à lutter contre,
09:04y compris avec des méthodes...
09:06Qu'on aille jusqu'au bout de la réflexion,
09:08c'est les résistants dans la rue
09:09contre les nouveaux fachos.
09:11En fait, on donne un brevet de résistance
09:13à des militants d'extrême gauche
09:15qui sont néo-fachos.
09:16Et donc,
Commentaires

Recommandations

Europe 1
il y a 1 semaine
Europe 1
il y a 6 jours