00:01Europe 1
00:0311h-13h, Eliott Deval et vous
00:07Midi sur Europe 1, merci à tous si vous nous rejoignez pour la suite d'Eliott Deval et vous
00:1211h-13h, chaque samedi et dimanche sur Europe 1 en direct bien sûr
00:16avec un numéro 01-80-20-39-21
00:21vous pouvez réagir en direct pour répondre à toutes nos questions
00:25et puis interagir avec nos chroniqueurs du samedi
00:29Georges Fenech, Alexandre Devecchio mais également Axel Ronde
00:32président du syndicat de police CFTC et bien sûr Estelle Laffont
00:36est avec nous. Une question comme fil rouge
00:40qui jette de l'huile sur le feu une semaine après le meurtre
00:44barbare de Quentin, hommage lui sera rendu
00:49par ses proches, ses amis samedi après-midi du côté
00:52de Lyon mais aujourd'hui vous avez déjà des premières
00:56mobilisations qui se sont déroulées à Rennes notamment et des
01:00contre-manifestations. Le monde médiatique présentera cette
01:05contre-manifestation comme une contre-manifestation organisée par des
01:08dits antifas. Il n'y aura pas le mot dit avant ou présenté comme antifas. Ce sont des militants
01:14d'ultra-gauche, d'extrême-gauche, souvent connus d'ailleurs des forces de l'ordre, présents lorsqu'il y a
01:21des grandes
01:21manifestations du côté de Rennes. On sait à quel point d'ailleurs à Rennes
01:24vous pouvez avoir des violences.
01:27Axel Ronde tout à l'heure vous nous avez dit mais
01:29ils sont connus. Rennes est connue pour être une des capitales
01:33de l'ultra-gauche. Oui c'est un bastion de l'ultra-gauche qui finalement nous donne
01:37du fil de la retente parce que dès qu'il y a des manifestations
01:40de rue, ça dégénère avec les fonctionnaires de police puisque
01:44souvent ces groupuscules d'ailleurs nous qualifient de fascistes
01:47puisque aussi nous sommes des ennemis. On voit bien que nous sommes des ennemis
01:51de la République et Georges Fenech tout à l'heure disait
01:53est-ce qu'il faudrait peut-être catégoriser ces mouvements
01:57comme terroristes ? On pourrait se poser la question quand vous avez
02:00d'ailleurs au niveau des deux personnes qui ont été mises en cause
02:05dans la mort de Quentin qui sont fichées S. Je rappelle que la fiche S
02:09c'est atteinte à la sûreté de l'État. Donc on pourrait légitimement
02:13se poser la question si finalement ces groupuscules qui sont connus
02:17finalement des autorités, des services de renseignement comme
02:20extrêmement dangereux ne devraient pas être...
02:23Il n'y a pas que le théorisme islamiste, c'est sûr.
02:25Oui bien sûr. Il y a aussi d'autres formes de terrorisme qui tombent sous le coup
02:29de la loi de 1986. Et je rappelle que Gérald Darmanin par exemple
02:31avait parlé au moment de Saint-Solene, 66 gendarmes blessés
02:36d'écho-terrorisme. On est en direct avec
02:39le Jarl. Alors vous savez un influenceur qui
02:44s'occupait aussi de la sécurité d'une boîte de nuit
02:48rennaise qui intervient aussi sur les questions de sécurité.
02:50Présenté, je le dis vraiment en toute transparence
02:54par nos confrères de Ouest France par exemple
02:56pour cette manifestation que vous avez souhaité
02:59organiser en hommage à Quentin.
03:02Mort de Quentin de Rang, de Point, le Jarl appelle à un rassemblement
03:06ce samedi à Rennes. Une contre-manifestation annoncée.
03:09Et le chapeau, c'est très intéressant, c'est l'influenceur d'extrême-droite
03:13Johan, alias le Jarl, appelle à un rassemblement citoyen
03:18samedi 21 février à Rennes à la suite de la mort de Quentin.
03:22Merci d'être en direct avec nous Yovan, dit le Jarl.
03:27Est-ce que vous êtes d'extrême-droite ? Est-ce que je m'adresse à quelqu'un d'extrémiste
03:31?
03:33C'est fatigant, c'est usant, il n'y a pas de mots.
03:37En fait, ils n'ont aucun argument et le seul argument qu'ils ont, c'est celui-ci.
03:40Évidemment, le discours que j'ai tenu ce matin a pu faire comprendre à tout le monde
03:44et au moins les médias qui sont honnêtes vont pouvoir reprendre les mots.
03:48Ma vraie bataille, c'est toute l'insécurité urbaine et les violences qu'on peut voir.
03:53Je ne suis pas un militant de l'extrême-droite, je ne les côtoie pas, je ne les connais pas,
03:58je ne sais pas qui ils sont.
04:00D'ailleurs, je l'ai prouvé tout à l'heure, puisqu'il y a eu une explication très virulente
04:04avec quelques groupes d'ultra qui sont venus au rassemblement,
04:08parce que ce n'était pas une manifestation, mais un rassemblement citoyen.
04:11Et je suis allé leur parler avec les mots qu'ils devaient entendre,
04:15en leur exigeant et imposant, je ne voulais pas, d'agressivité entre les groupes.
04:20C'est-à-dire, chacun rentre chez soi et on laisse l'extrême-gauche faire comme ils savent faire le
04:25mieux,
04:25foutre le bordel dans le centre de la ville.
04:27C'est ce qu'ils font tous les samedis à Rennes.
04:28Et cette fois, une fois de plus encore, ils le font.
04:31– Yofan, merci pour ces précisions, et c'était important aussi
04:36que les auditeurs d'Europe 1 puissent l'entendre.
04:40Pourquoi vous avez décidé d'organiser ce rassemblement citoyen,
04:45aujourd'hui à Rennes, en hommage à Quentin ?
04:48Qu'est-ce que ça représente pour vous, le meurtre barbare de Quentin ?
04:52– Je suis, alors comme vous l'avez presque été bon tout à l'heure,
04:56mais j'étais à la direction d'un établissement de nuit.
04:59Je n'avais pas la gestion de la sécurité, mais j'étais à la direction avec ma femme.
05:02– Je vous présente mes excuses.
05:03– Non, il n'y a pas de souci, mais c'est souvent, c'est les médias,
05:05c'est le narratif justement des médias de gauche qui ont instauré une image qui n'était pas vraie,
05:09et puis les gens reprennent bêtement le narratif des médias de gauche.
05:13Mais ce n'était pas mon poste, je n'étais pas agent de sécurité.
05:17– Je note donc que j'ai repris bêtement les informations des médias de gauche.
05:23– Pour tout vous dire, cher Yovan, et encore une fois, c'est toujours en transparence,
05:29j'ai pensé à vous il y a quelques minutes en me disant
05:33que ce serait intéressant d'avoir l'avis de cet influenceur,
05:40qui a décidé d'organiser une mobilisation citoyenne à Rennes en hommage à Quentin
05:45et qui se retrouve face à des militants radicaux d'extrême-gauche avec des pancartes immondes.
05:50Ici, on ne pleure pas les nazis, lorsque cette pancarte est présentée,
05:56c'est évidemment en référence à Quentin qu'ils le font,
05:59donc c'est une pancarte ignoble et qui est, vous dites, dégueulasse.
06:04Donc effectivement, je n'avais pas repris tout votre CV, cher Yovan, dit le Yarl.
06:10– Ce n'est pas très grave.
06:12En face, ils étaient environ 300, j'aurais rêvé de les avoir avec nous,
06:16j'aurais rêvé que des jeunes étudiants comprennent que là,
06:18il y a une barrière qui a été franchie, il y a une ligne rouge.
06:21Et j'ai pris la parole, j'ai voulu réunir tout le monde à Rennes,
06:24parce qu'effectivement, Rennes et Lyon, c'est vraiment le même combat.
06:27On a la même problématique avec les mêmes fous en face
06:29qui font des opérations d'une violence de dingue,
06:32qui font des doxings, qui menacent de mort.
06:34Moi, ça fait trois jours, je reçois à peu près toutes les trois, quatre minutes
06:38des menaces de mort.
06:41On vit avec, on fait avec.
06:43Moi, je marche, le visage découvert, tout le monde sait qui je suis,
06:46je marche la tête haute, et j'ai voulu réunir des gens, des citoyens,
06:50il y a eu des élus qui sont venus d'ailleurs,
06:52pour rappeler à tout le monde l'importance de faire cesser ce qui se passe.
06:56On a Quentin qui est mort, il ne reviendra jamais,
07:00ses parents vont souffrir toute leur vie,
07:02et on a six mecs qui sont en prison pour une grande partie de leur vie.
07:05Voilà le résultat d'une politique militante qui, d'un coup,
07:09a passé une barrière, dont CNews parlait déjà depuis un moment,
07:14dont plein d'autres médias de droite qui essayent d'alerter
07:17pour dire ce qui se passe avec l'extrême-gauche,
07:19et qu'on laisse faire, on laisse dire,
07:22on laisse emmener des jeunes étudiants.
07:24Je dis, c'est des jeunes étudiants, pourquoi je parle d'eux ?
07:26Mais je les connais, je travaille avec eux,
07:28puisque je dirige des discothèques.
07:30Donc, je les côtoie.
07:31Et à un moment donné, j'ai voulu dire, stop, arrêtez, quoi.
07:34Et à un moment donné, il faut s'arrêter, en fait.
07:37Il n'y a personne qui est capable de dire, là, dans nos politiciens,
07:39en haut lieu, il va peut-être falloir remettre des règles
07:42dans les universités, dans les organisations des meetings,
07:44dans les organisations de tractage,
07:46parce que c'est un enfer, il se mène une guerre,
07:49que les gens, le citoyen classique, ne se rend pas compte.
07:52Et donc, j'ai voulu alerter tout le monde pour dire,
07:54mais il y a un type de 23 ans qui est mort.
07:58Enfin, à un moment donné, là, il n'y a personne qui va leur dire de s'arrêter, là.
08:02Moi, ça me fait, mais je vous dis,
08:04je suis dégoûté, outré, d'avoir vu 300 personnes devant nous
08:09en train de scander des messages, mais lunaires, mais lunaires.
08:14Ils sont tarés.
08:15Les gens qui étaient dans mon camp,
08:16ceux qui étaient en train de gérer ma protection,
08:18j'avais des rebeux et des renois.
08:19Ils sont sérieux ou quoi ?
08:21Ils sont sérieux.
08:22Mais ils sont dingues.
08:23C'était dingue.
08:24Eh bien, écoutez, merci pour votre témoignage,
08:27Yovane.
08:28Yovane qui a appelé, donc, à un rassemblement ce midi,
08:31un rassemblement citoyen du côté de Rennes,
08:35à la suite de la mort de Quentin.
08:37Quentin qui a été lynché la semaine dernière,
08:40et on comprend le climat,
08:42mais on bascule dans l'irrationnel,
08:44dans la haine la plus totale.
08:45Merci beaucoup, cher Yovane.
08:48Yovane, pardonnez-moi, pour votre témoignage.
08:51Laetitia est en direct avec nous,
08:53mais avant d'écouter Laetitia,
08:55Yovane a dit, mais qui va appeler au calme,
08:58et qui va appeler à la raison,
09:00et puis qui va remettre un peu d'ordre dans ce monde
09:03où l'ultra-gauche a pignon sur rue.
09:06Écoutez, le président de la République,
09:08il en a parlé ce matin,
09:09en visite, vous savez, pour l'inauguration
09:11du Salon de l'Agriculture.
09:13L'actualité a aussi été bouleversée,
09:15par ce drame national,
09:17et cet hommage qui sera rendu
09:19dans plusieurs villes à Quentin.
09:21J'appelle, moi, tout le monde au calme.
09:23Et le gouvernement, évidemment, est très vigilant.
09:26Le Premier ministre comme le ministre de l'Intérieur
09:28seront vigilants pour que les choses
09:30se passent du mieux possible.
09:31Je pense que c'est d'abord un moment
09:33de recueillement et de respect
09:36pour notre jeune compatriote
09:37qui a été tué, pour sa famille, ses proches.
09:40Et ça doit d'abord être cela.
09:42Et ensuite, c'est un moment d'exigence
09:44et de responsabilité.
09:45Je tiendrai en début de semaine
09:46une réunion avec le Premier ministre
09:48et les ministres concernés
09:50pour faire un point complet
09:52sur l'ensemble des groupes d'action violente
09:55qui sévissent, qui ont des liens
09:56avec les partis politiques,
09:57quels qu'ils soient.
09:58Maintenant, il faut que tout le monde
09:59soit responsable.
10:00Dans la République,
10:01aucune violence n'est légitime.
10:03Dans la République,
10:04il n'y a que les forces républicaines
10:05qui peuvent agir
10:06parce qu'elles protègent
10:08et elles protègent un ordre républicain.
10:09Il n'y a pas de place pour les milices
10:11d'où qu'elles viennent.
10:12Voilà.
10:12Et là, il faut être totalement intraitable.
10:14Georges Fenech,
10:15Alexandre Devecchio,
10:16Axel Ronde,
10:16CFTC Police,
10:17vous êtes toujours avec nous
10:18dans le studio d'Europe 1.
10:20Jordan Bardella lui a répondu
10:22après cette idée
10:23de réunir tous les ministres concernés
10:25pour faire un point
10:26sur les groupes violents en France.
10:29La violence d'ultra-gauche,
10:30on la connaît,
10:30on la connaît depuis des années.
10:32Et sans doute,
10:32ce type d'artefact
10:34et de réunion de couloir
10:36est là très certainement
10:37pour dissimuler
10:38la responsabilité morale
10:39du président de la République
10:40dans l'explosion
10:41de la violence d'extrême-gauche
10:42et d'ultra-gauche
10:42dans notre pays.
10:43Je vous rappelle
10:43que lors des dernières élections législatives,
10:45M. Macron a retiré ses candidats
10:47au second tour
10:47pour appeler à utiliser,
10:49par la voix notamment de M. Attal,
10:50les bulletins de vote
10:51de la France insoumise
10:52pour empêcher le Rassemblement national
10:53d'obtenir une majorité.
10:54Donc, ils ont une responsabilité
10:55dans la prolifération
10:57de la violence.
10:57Ils ont contribué
10:58à ouvrir les portes
10:59de l'Assemblée nationale
10:59à des dizaines de députés
11:01d'extrême-gauche
11:01qui prônent la violence
11:03dont beaucoup,
11:04et je citais l'exemple
11:05de M. Arnaud,
11:05sont fichés S pour atteinte
11:08à la sûreté de l'État,
11:10sont condamnés
11:10pour des faits de violence,
11:11multiplient les outrances
11:12et les provocations
11:13et les injures
11:13contre nos forces de l'ordre
11:14à chaque fois qu'ils en ont l'occasion
11:16et sont les promoteurs
11:17non pas d'un débat républicain
11:19et démocratique serein,
11:20mais d'une violence
11:21qui n'a pas sa place
11:21dans notre République
11:22et le Rassemblement national
11:23sera toujours un bouclier
11:24pour protéger les Français
11:25et pour protéger
11:26notre démocratie
11:27de cette violence
11:29qui fait souffrir
11:30beaucoup de nos compatriotes.
11:31La semaine prochaine,
11:32ce sera la réunion
11:33la plus rapide
11:34pour le Président de la République
11:35puisque tout le monde connaît,
11:37notamment au ministère de la Justice
11:39et au ministère de l'Intérieur
11:41depuis des années alertes
11:42sur la mouvance
11:43d'extrême-gauche.
11:43Non, c'est de la poudre aux yeux,
11:46c'est tout.
11:47Il suffit de convoquer
11:49le directeur de la DGSI
11:51et du SCRT,
11:52c'est-à-dire le Service Central
11:54de Renseignement Territorial
11:55et la Direction Générale
11:56du Sécurité Intérieure.
11:58Ils sont tous.
11:59Ils ont tous les éléments.
11:59Ils ont fait un rapport.
12:00On sait exactement
12:01qui fait quoi.
12:02Ils ont 20 000 noms
12:03dans le FSPRT.
12:04Ils en ont tout autant,
12:06même plus,
12:06dans le SCRT.
12:07On les connaît.
12:08On sait comment ils fonctionnent.
12:09Voyez-vous ?
12:10Moi, je pense que ce qu'il faut surtout,
12:12c'est qu'il y ait une circulaire,
12:14quelque chose du garde des Sceaux,
12:15peut-être,
12:16pour tous les parquets de France
12:18en leur disant
12:19« Allez-y,
12:21n'hésitez pas
12:21à ouvrir des informations judiciaires
12:23sur le chef d'association
12:25de malfaiteurs
12:25à visée terroriste. »
12:26Parce qu'encore une fois,
12:27on est sur des manœuvres
12:29qui ont un but,
12:30c'est de terroriser.
12:31C'est tout.
12:31Ce n'est pas
12:32« tuer pour tuer »,
12:33c'est « tuer pour terroriser ».
12:34« Tuer pour toi »
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