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  • il y a 2 jours
Jean-Pierre Castaldi est l’invité spécial d’Eric Morillot. Cette grande gueule au franc parler est en compagnie de Béatrice Rosen (actrice et influenceuse), Laurent Firode (réalisateur et acteur), Charbel Lakisse (influenceur) et Didier Audebert (journaliste et écrivain).
Au programme de cet épisode : le lynchage de Quentin par des antifas, l’affaire Epstein et la propagande wokiste des productions audiovisuelles françaises.
Jean-Pierre Castaldi est bien connu des Français. Il a joué dans 60 longs métrages au cinéma, 38 téléfilms et 37 pièces de théâtre. Il faut dire qu’outre son talent, il est servi par un physique qui marque les esprits avec une mâchoire carrée et une silhouette de colosse qui lui confère une allure de tueur. D’ailleurs, c’est ainsi qu’il apparait dans "Moonraker", le James Bond de 1979.
Il connaîtra le succès dans tous les registres : les rôles dramatiques comme dans "L'Affaire Dominici" et "La Race des seigneurs", mais aussi le genre policier. Il décroche ses rôles les plus populaires dans les années 1990, notamment dans "Promotion Canapé", "Ripoux contre Ripoux", réalisés par Claude Zidi. Le réalisateur renouvelle d’ailleurs leur collaboration en 1998 en lui confiant un rôle dans "Astérix et Obélix contre César".
C’est aussi un homme de théâtre et il l'apprécie pour le contact direct avec le public.
Il a accompagné les soirées des Français dans des émissions de téléréalité et de jeux tv : on retiendra bien sûr son arrivée en 1999 à Fort Boyard dont il prend la suite de Patrice Laffont en l’an 2000 comme maître du fort.

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Transcription
00:00:13Bienvenue à Vistre Liberté, à le débat libre et non conformiste.
00:00:20Pour cet épisode, l'invité spécial d'Éric Moriot est un acteur qui s'est illustré au cinéma, à la
00:00:27télévision, mais aussi au théâtre.
00:00:29Il passe son enfance en Algérie, puis en Amérique du Sud, jusqu'à son adolescence.
00:00:35Cela lui permet d'être trilingue et d'avoir une carrière internationale, avec des films d'importance comme Moonraker, le
00:00:42James Bond de 1979.
00:00:44La vocation lui est venue au cours Simon, où son professeur lui prédit un avenir au cinéma avant de le
00:00:51renvoyer.
00:00:52Il poursuivra sa formation avec Jean-Laurent Cochet.
00:00:55Il faut dire qu'outre son talent, il est servi par un physique qui marque les esprits, avec une mâchoire
00:01:02carrée et une silhouette de colosse qui lui confère une allure de tueur.
00:01:07Il jouera dans 60 longs métrages au cinéma, 38 téléfilms et 37 pièces de théâtre.
00:01:15Il connaîtra le succès dans tous les registres.
00:01:17Les rôles dramatiques, comme dans l'affaire de Milici et la race des seigneurs, mais aussi le genre policier.
00:01:24Il décroche ses rôles les plus populaires dans les années 90, notamment dans Promotion Canapé, Ripou contre Ripou, réalisé par
00:01:33Claude Zidi.
00:01:34Le réalisateur renouvelle d'ailleurs leur collaboration en 1998, en lui confiant un rôle dans Astérix et Obélix contre César.
00:01:44C'est aussi un homme de théâtre et il apprécie ce dernier pour le contact direct avec le public.
00:01:50Il a accompagné les soirées des Français dans des émissions de télé-réalité et de jeux TV.
00:01:55On retiendra bien sûr son arrivée en 1999 à Fort-Bouillard, dont il prend la suite de Patrice Laffont en
00:02:03l'an 2000 comme maître du fort.
00:02:05Il aura travaillé avec les plus grands réalisateurs, Claude Zidi, Francis Weber, Jean-Marie Poiré, Édouard Molinaro et Georges Lautner.
00:02:13Il aura joué aux côtés des célébrités comme Philippe Moiret, Thierry Lhermitte, Christian Clavier, Gérard Depardieu, Daniel Auteuil et Michel
00:02:22Serrault.
00:02:22Bref, c'est une figure des arts du spectacle.
00:02:26Cette grande gueule au franc-parler est avec nous ce soir.
00:02:29Je vous demande d'accueillir Jean-Pierre Castaldi.
00:02:40Bonsoir Jean-Pierre.
00:02:46Merci, merci.
00:02:48Allez, ça ne s'arrête pas.
00:02:51Allez, allez.
00:02:55Je crois que vous détenez le record d'applaudissements.
00:02:57Ah c'est bien, un peu d'humidité.
00:02:59On pourrait faire une... Comment ça s'appelle une...
00:03:01Une hola ? Oui, c'est ça, comme dans les stades de foudre.
00:03:04Bon, et moi je vous demande d'un tonnerre d'applaudissements pour le public de Bistre Liberté.
00:03:09C'est, je pense, le meilleur de toutes les émissions que l'on connaisse.
00:03:15Cher Jean-Pierre Castaldi, on est ravis de vous accueillir dans Bistre Liberté.
00:03:18C'est la première fois.
00:03:19Oui, ben oui.
00:03:20Vous nous connaissez un petit peu ?
00:03:21Qu'est-ce qui vous a motivé à venir ?
00:03:23Enfin, je sais, mais bon.
00:03:24J'ai quand même été faire un petit tour sur Internet pour voir les studios.
00:03:28Vous avez hésité peut-être, non ?
00:03:29Non, non, non, non, parce que j'y fais confiance.
00:03:32D'accord.
00:03:32Parce qu'il y en a qui, parfois, vous savez, bon on est enregistré, on ne va pas mentir aux
00:03:36gens qui nous regardent,
00:03:37mais après les conditions du direct, il n'y a absolument aucun montage.
00:03:40Donc, il y a eu quelques personnes qui, après être venues, ben, parfois, peuvent se dire, tiens, si j'avais
00:03:45su, j'aurais pas venu.
00:03:46Vous savez très bien qu'en ce moment, c'est très difficile de parler parce qu'on peut vous faire
00:03:50dire tout et n'importe quoi,
00:03:53et quelquefois, tout est son contraire.
00:03:55Donc, effectivement, maintenant, chaque mot qu'on est obligé de dire en interview, on est un peu obligé de faire
00:04:00attention à ce qu'on dit.
00:04:01C'est ça qu'on a reçu Pierre Ménès.
00:04:03Il faut faire très attention parce que même sans vraiment faire de montage, le propre, évidemment, des réseaux sociaux,
00:04:08c'est que, comme vous dites, on saura un extrait, parfois, de son contexte, mais là, on n'y est
00:04:12pour rien.
00:04:12Il y a pire que ça parce qu'en Belgique, j'ai fait une interview à la RTBF et j
00:04:16'ai un copain qui est un grand geek,
00:04:18il m'a montré comment, sur une interview où vous faites des choses positives, eux, ils le transforment en négatif.
00:04:26C'est-à-dire qu'une interview où vous avez dit que du bien, on ne va dire que du
00:04:29mal.
00:04:30La même interview.
00:04:31N'importe quoi. Et puis avec l'intelligence artificielle, maintenant.
00:04:33C'est ça dont je parle.
00:04:34Même les blagues belges, ouais.
00:04:37Non, parce que c'était la frite, là.
00:04:39Bon, et juste, petite parenthèse, mais ça m'amuse parce qu'on a vu dans l'introduction quelques images,
00:04:43alors, je ne vais pas vous mentir, je l'ai revue, juste avant de vous accueillir sur cette barrière.
00:04:47C'est Raphaël Mésray.
00:04:48Et franchement, vous êtes peut-être énervé parce qu'il y a quand même de toute votre carrière,
00:04:53on doit vous parler beaucoup de cette séquence.
00:04:54D'abord, un, ça ne m'énerve pas parce que ça a été le sketch pendant trois ans,
00:05:00le plus rediffusé, incroyable, et c'est rien d'épaule.
00:05:06– Attendez, le sketch.
00:05:07– Enfin, maintenant, j'appelle ça un sketch.
00:05:09– Oui, voilà, c'est devenu, mais vous rassurez-moi, tout était vrai.
00:05:12– Non, non, plus que vrai.
00:05:14Parce que j'étais à deux jours d'une générale au théâtre,
00:05:18j'avais un des plus grands attachés de presse de l'époque
00:05:22qui me dit, qui était aussi l'attaché de presse,
00:05:24Jean-Pierre, on a un access prime time TF1 pour le théâtre.
00:05:29Je me dis, TF1, il va falloir la promotion.
00:05:32Oui, et tu vas voir, il y a un journaliste, mais c'est une pointure.
00:05:35Il sait tout de toi et il t'adore.
00:05:38Parce qu'à l'époque, j'avais une image pas aussi médiatique qu'aujourd'hui,
00:05:42c'est-à-dire qu'on pourrait être toujours pour une bête primaire, voilà.
00:05:45– Grande gueule, quoi.
00:05:46– Ce n'est pas vrai.
00:05:47– Non, il ne faut pas me chercher, hein.
00:05:51– Bon, d'accord.
00:05:52Et donc…
00:05:53– Vous pouvez, hein.
00:05:55– Oui, c'est…
00:05:56Et donc, je suis à deux jours de ma générale,
00:05:59Jean-Pierre, donc on annule un jour de répétition
00:06:02à deux jours d'une générale au théâtre.
00:06:04– Pour faire l'interview.
00:06:05– Voilà.
00:06:06J'arrive, place de la Madeleine,
00:06:11pufé, un peu de saumon, un petit peu de caviar.
00:06:14– C'était crédible.
00:06:14– Vodka, aquavit, tout ce que j'aime.
00:06:18– Et mes ailes ?
00:06:19– Je ne l'ai pas vu encore.
00:06:21– Non.
00:06:22– Un garde du corps, les deux attachés de prêche,
00:06:25en pied, tu vas voir, il est en train de verser.
00:06:27– Donc, tu étais préparé pour ça.
00:06:29– Et puis, ça traîne un peu, mais bon, un petit coup,
00:06:33j'ai mis de la vodka, ils me font parauté trois quarts d'heure, quand même.
00:06:38– Ils ont trois boutées de vodka, en fait.
00:06:40– Ah oui, donc en plus, il ne faut pas parauté.
00:06:42– Et de temps en temps, il me dit, attends, regarde.
00:06:44Et puis, il me le montre, alors je le vois assis sur sa chaise, là,
00:06:47que ça vous pète, là.
00:06:49C'est lui, il me dit, oui, oui, je suis concentré.
00:06:52Voilà.
00:06:53Et donc, ça démarre comme ça, et là, c'est jusqu'à…
00:06:57– Après, ils ont coupé, à un moment donné, maintenant, on arrête tout,
00:07:02quand j'engueule le…
00:07:03– Oui, oui.
00:07:04– Mais je ne peux pas savoir.
00:07:05Parce que tout était organisé, l'attaché de presse, le cadreur,
00:07:09comme j'ai fait beaucoup de télévision,
00:07:10il m'avait mis un cadreur que je connaissais, qu'on n'a pas…
00:07:15Bon, donc, je connaissais le cadreur, tout ça, c'est rassurant.
00:07:18Et je ne savais pas que sa femme, qui était l'assistante du cadreur,
00:07:22c'était sa femme.
00:07:23Donc, quand il engueule le technicien…
00:07:25– Vous le défendez.
00:07:26– Non.
00:07:27Jamais sur un film où on nous touche à un technicien.
00:07:30Donc là, j'ai pété un câble, j'ai enlevé le micro,
00:07:32alors ça, tout ça a été coupé, et puis ils m'ont calmé, ils m'ont calmé.
00:07:36– Ah, donc ça avait été très loin, quand même.
00:07:38– Ah oui, oui.
00:07:39– Vous étiez prêt à lui en coller une ou quoi, non ?
00:07:40– Oui, non, mais il y a une caméra, quand même.
00:07:44Oui, mais là, tu te retiens, il y a une caméra.
00:07:46– Je suis prévenu, je suis prévenu.
00:07:47– Et donc, oui, mais là, j'ai les cheveux blancs.
00:07:50À l'époque, je n'avais pas les cheveux blancs.
00:07:51Là, je plaisantais moins, à l'époque.
00:07:53Il ne fallait pas me chercher trop longtemps.
00:07:55Je dis, bon, alors, on recommence.
00:07:57– Très beau, Jean.
00:07:57– Et je lui dis, à l'attaché de presse, alors, t'es gentil.
00:08:02Dis-lui de me poser des questions,
00:08:03à laquelle je puisse répondre et que ça ne soit pas…
00:08:07Et ça, il redémarre et ça recommence, quoi.
00:08:10– Et à la fin, donc, ça s'est fini comment ?
00:08:12– À la fin, ils m'ont dit, c'est une surprise-surprise, enfin, c'est un truc.
00:08:17Voilà, et puis, bon, je ne savais pas qu'ils en avaient tourné 150.
00:08:22Et c'est Patrick qui m'appelle, qui me dit,
00:08:26Jean-Pierre, je les ai tous vus, des 150, c'est toi le plus drôle.
00:08:31Je te veux pour la première d'une émission qui s'appelait Ozon,
00:08:35sauf que je ne pouvais pas être à l'émission parce que c'était au théâtre.
00:08:37Et donc, j'ai fait la deuxième…
00:08:38– Patrick, c'était Patrick Sébastien, non ?
00:08:40– Ouzon, non, c'était…
00:08:41– Non, je ne sais pas très…
00:08:43– Oui, Sébastien.
00:08:43– Sébastien qu'on a reçu ici, c'est pour ça.
00:08:45– Mais il n'y en a eu que deux.
00:08:46La première et la deuxième où j'ai été, qui était la dernière.
00:08:50Il a été rediffusé, il a été diffusé, là.
00:08:52– Incroyable. Bon, en tout cas, c'est une belle anecdote.
00:08:54Alors, il y a une tradition, quand même, avant de commencer cette émission,
00:08:57c'est de présenter les sociétaires d'un soir,
00:08:59donc ils vont nous accompagner pour…
00:09:00– Ah, c'est les sociétaires ?
00:09:01– Oui, ce qu'on appelle les sociétaires d'un soir.
00:09:03Alors, tout d'abord, Galant Tréoblige,
00:09:04je m'en donne un tonneur d'applaudissements pour Béatrice Rosen.
00:09:10Ravie de te retrouver, ma chère Béatrice, ton actualité ?
00:09:12– Ravie d'être là.
00:09:14Écoutez, vous pouvez me retrouver sur ma chaîne YouTube,
00:09:17Béatrice Rosen Officiale, mon podcast La Vie en Rosen, et voilà.
00:09:21– Tu connaissais Jean-Pierre ou pas ?
00:09:22– Absolument.
00:09:23J'ai travaillé avec Benjamin, son fils, sur TPMP,
00:09:27et puis je le connaissais en tant qu'acteur.
00:09:29Franchement, c'est une des personnes les plus populaires du pays.
00:09:32– Oui, tout le monde connaît Jean-Pierre Castaldi, je pense.
00:09:35– Oui, en taux de notoriété, c'est un truc…
00:09:36– Au niveau de notoriété, oui, c'est très…
00:09:38– J'aime bien la popularité, j'assume totalement d'être populaire.
00:09:41– C'est ça.
00:09:42– Ça me suffit.
00:09:43– Mais c'est bien d'être populaire, c'est bien d'être aimé,
00:09:45et d'être populaire, que tout le monde sache…
00:09:47– Parce qu'on a un petit peu oublié que si on existe,
00:09:50c'est grâce au public, c'est eux qui nous font exister.
00:09:54– Applaudissements.
00:09:58– Alors, oui.
00:09:59– Quand j'arrive dans un théâtre,
00:10:01la première chose que je demande, c'est combien ils sont dans la salle,
00:10:03parce que mon principal partenaire, quand je joue,
00:10:07il y a mon partenaire, c'est eux.
00:10:09Et plus ils sont bons, meilleur je suis.
00:10:12– Applaudissements.
00:10:14– À vos côtés, ma chère Béatrice.
00:10:16Alors, écoutez, je suis ravi de l'accueillir,
00:10:18parce que j'ai débuté à mon petit niveau aussi avec lui,
00:10:20il s'appelle Didier Odobert, il est journaliste.
00:10:24– C'était hier.
00:10:25– C'était hier, bien sûr, nous sommes encore très jeunes.
00:10:28tu as sorti récemment un livre aux éditions Trédaniel
00:10:31qui s'appelle « Caution d'utilité ».
00:10:34– D'utilité, oui, tout à fait, pour essayer d'encourager les gens
00:10:37à devenir plus utiles pour eux-mêmes et pour la société.
00:10:40Et donc, c'est un long chemin.
00:10:42– On va le mettre en illustration.
00:10:43– Voilà, c'est vraiment une longue...
00:10:45– Et tu connais bien ?
00:10:46– C'est bien, mais pas de la comédie française.
00:10:48– Voilà, et tu connais bien Jean-Pierre, puisque c'est grâce à toi.
00:10:51– On a des heures de vol aussi, là.
00:10:53– Qu'est-ce que tu dis ?
00:10:53– On a des heures de vol aussi, là.
00:10:55– Tu m'étonnes.
00:10:55– Bon, ça, je vous laisse votre avis privée.
00:10:56– On est arrivés ensemble et je peux certifier
00:11:01que sa popularité n'est pas feinte,
00:11:03parce que dans la rue, tout le monde se retourne un petit peu,
00:11:05j'ai l'impression d'être Adriana Carambeu, quoi.
00:11:07– Voilà.
00:11:08C'est le centurion d'Astérix, enfin, dans l'Astérix, voilà.
00:11:12Bon, allez, on est ravis en tout cas, cher Didier, de t'accueillir.
00:11:15– Merci.
00:11:15– Merci d'être avec nous.
00:11:16À nos côtés également.
00:11:17Alors, c'est un réalisateur de cinéma.
00:11:19En plus, il est lui aussi, alors, un petit peu en marge,
00:11:23on va dire, du système, parce qu'il a ouvert sa gueule
00:11:25et depuis, je pense que le CNC finance un peu moins
00:11:27ses longs-métrages, pour ne pas dire pas du tout.
00:11:30Il est en train de travailler sur un nouveau long-métrage
00:11:32qui s'appelle Jupiter de Matondi,
00:11:34avec un certain, je ne sais pas, une parodie un petit peu
00:11:38d'Emmanuel Macron, je ne sais pas, c'est Laurent Thirod.
00:11:43– Ah oui, toi aussi, tu es là-dessus,
00:11:46tu vas être d'accord avec Jean-Pierre,
00:11:48c'est le public avant tout.
00:11:50– Uniquement le public.
00:11:50– Et sur les réseaux sociaux, chacun de tes sketchs,
00:11:52c'est plus d'un million par sketch, c'est colossal.
00:11:54Et paradoxalement, on ne te voit pas tellement
00:11:57dans les médias mainstream, chez Léa Salamé.
00:12:01– C'est bizarre.
00:12:01– Non, c'est étonnant.
00:12:02– Non, c'est vrai, je me demande pourquoi d'ailleurs.
00:12:06– Comment tu te dis ça ?
00:12:07– Oui, je me pose la question aujourd'hui, c'est vrai ça ?
00:12:09– Je me pose la question, est-ce que ça vaut la peine
00:12:11de se poser la question ?
00:12:12– Exactement, oui.
00:12:13– Bon, on est ravis de t'accueillir,
00:12:15et puis dernier de la liste ce soir des Sociétaires d'un soir,
00:12:18on est ravis de le retrouver.
00:12:19Grande gueule, ça il l'est définitivement, c'est Charbel.
00:12:22– Alors Charbel, on est ravis de t'accueillir,
00:12:26et tu as tout de suite répondu présent,
00:12:28tu tenais à être là ?
00:12:30– Ah oui, parce que M. Castaldi,
00:12:31c'est quand même un monument du cinéma français.
00:12:34– Alors Charbel est d'origine libanaise, on peut le dire,
00:12:36était militaire, et depuis, bon, il ouvre un peu une vie…
00:12:40– Jour immobilier, accessoirement.
00:12:42– Voilà, depuis 23 ans, ouais.
00:12:43– Et donc tu tenais à être là ce soir ?
00:12:45– Ouais, ouais, ouais, parce que j'adore ses films,
00:12:47et j'adore sa personnalité, surtout.
00:12:49– Voilà.
00:12:49– Sa personnalité, ouais, ouais.
00:12:51J'aime bien quand c'est punchy, moi.
00:12:53– Alors, chers amis, avant de commencer,
00:12:55vous connaissez aussi la tradition,
00:12:56on va évidemment en parler beaucoup, justement,
00:12:59de théâtre, de cinéma, de public,
00:13:03mais on commence par des thèmes d'actualité,
00:13:06si vous le voulez bien,
00:13:07et je vous demande aussi, me dit-on,
00:13:09il a raison, dans l'heure réelle,
00:13:10j'ai oublié, oh là là, au crime,
00:13:12de présenter celui qui va nous dessiner,
00:13:15nous faire notre portrait en permanence pendant l'émission,
00:13:17c'est Ignace, le dessinateur de Disque Liberté,
00:13:21salut Ignace.
00:13:23Donc tenez-vous à carreau,
00:13:25parce que lui, c'est pas par les mots,
00:13:26mais il a le stylo facile.
00:13:29Donc, si vous le voulez bien,
00:13:30juste, petite parenthèse,
00:13:31on va juste aborder deux, trois sujets d'actualité,
00:13:34alors des sujets, pour ne pas dire graves, très graves,
00:13:36le premier, c'est bien sûr,
00:13:38le décès de Quentin à Lyon,
00:13:40une enquête a été ouverte pour homicide volontaire
00:13:41et violence volontaire aggravée,
00:13:43le jeune homme de 23 ans
00:13:44est donc décédé en marge d'un rassemblement
00:13:46du collectif Nemesis,
00:13:47aux abords d'une conférence de Rima Hassan à Sciences Po,
00:13:50parmi les suspects,
00:13:51on retrouve des membres de la Jeune Garde,
00:13:53un groupe d'ultra-gauche,
00:13:54dont faisait partie le député Raphaël Arnaud,
00:13:57il y a eu hier une minute de silence
00:14:00à l'Assemblée Nationale,
00:14:01donc en mémoire de ce jeune homme de 23 ans.
00:14:04Une réaction, Jean-Pierre Casteldi,
00:14:06vous avez évidemment suivi ce qui s'est passé ce week-end.
00:14:10– Il n'y a pas de mots,
00:14:11il n'y a pas de mots devant tant de lâchetés,
00:14:14il n'y a pas de mots.
00:14:16C'est une erreur,
00:14:17j'ai regardé les images,
00:14:18je ne le croyais pas.
00:14:19qu'on puisse taper quelqu'un comme ça au sol,
00:14:23à coups de pied dans la tête,
00:14:25c'est à gerber, voilà.
00:14:26Ces gens sont à gerber.
00:14:29– Applaudissements
00:14:33– Fabel ?
00:14:35– Tu veux vraiment que je te dise ce que je pense ?
00:14:37J'en ai parlé,
00:14:39d'ailleurs j'en ai même parlé tout à l'heure en voiture,
00:14:41pendant que je roulais,
00:14:42quand je vois l'attitude,
00:14:43un, de la République,
00:14:46deux…
00:14:46– Qu'est-ce que tu veux dire par l'attitude de la République ?
00:14:48– L'attitude de la République.
00:14:49Il y a des mecs qui sont connus.
00:14:52Tout le monde sait qui a fait ça.
00:14:53– On a l'impression qu'on assiste à un nouveau crépole,
00:14:55on en a marre à chaque fois,
00:14:57on est là,
00:14:58on met des bougies,
00:14:59on s'indigne des hommages.
00:15:00Là j'ai l'impression,
00:15:01enfin je dis ça malheureusement aussi,
00:15:02à chaque fois qu'on a dépassé un stade dans la violence
00:15:05et qu'il y aura un avant et un après peut-être là, non ?
00:15:09– Il y a des cliquets qui sont franchis,
00:15:11on est vraiment dans une période d'intolérance extrême
00:15:16et on voit,
00:15:17comme disait Charbel,
00:15:18à quel point l'État ne remplit plus
00:15:22le contrat social de protection,
00:15:24on doit pouvoir,
00:15:26c'est dans la Constitution,
00:15:27on doit pouvoir donner une expression libre…
00:15:30– L'extrême gauche, elle vous fait peur ?
00:15:31– L'extrême gauche, elle me fait peur,
00:15:33mais c'est tout qui me fait peur,
00:15:34c'est l'extrême gauche qui fait ça,
00:15:36c'est ensuite l'État qui ne procède pas à des arrestations,
00:15:39alors qu'on a des images,
00:15:41on sait qui c'est,
00:15:42on a les images,
00:15:43ça fait déjà plusieurs jours que ça s'est passé,
00:15:45personne n'est arrêté,
00:15:47dans l'espace réel,
00:15:48on est en insécurité totale partout,
00:15:51tout le temps,
00:15:52et ils veulent fliquer,
00:15:53ils concentrent toute leur attention sur le virtuel,
00:15:57ils veulent fliquer le virtuel en permanence,
00:15:59et dans le réel,
00:16:00ils ne font rien,
00:16:02c'est effrayant,
00:16:03on marche sur la tête.
00:16:05– Qui il pour toi ?
00:16:05– C'est, pour moi, je vais vous dire,
00:16:08je pense que tout ce qui se dit antifasciste
00:16:11utilise aujourd'hui des méthodes fascistes,
00:16:14donc c'est l'extrême gauche,
00:16:16mais pour moi,
00:16:17les lois macronistes s'inspirent aussi de choses fascistes.
00:16:22– Juste une phrase,
00:16:23très très vite,
00:16:24Pierre-Guillaume Mercadal,
00:16:25un paysan éleveur de cochons laineux,
00:16:27dans le sud, à Montjoie,
00:16:29a été traduit devant la 17ème correctionnelle,
00:16:31j'étais au procès c'était lundi,
00:16:32devant la 17ème correctionnelle à Paris,
00:16:35parce qu'il a osé dire
00:16:36qu'un journal de là-bas
00:16:39était collabo,
00:16:40un journal de collabo,
00:16:41on a passé 2h, 2h30,
00:16:43ils ont ramené un historien,
00:16:44mais imaginez combien ça coûte à la République,
00:16:47ramené un historien pour essayer de nous démontrer
00:16:49que le journal n'était pas un collabo
00:16:51et que Bousquet, c'était un saint en fait,
00:16:54c'est ça qu'on a fait,
00:16:55on dépense de l'argent là-dessus,
00:16:56alors qu'il y a des mecs qui meurent dans la rue
00:16:57et on en a strictement rien à foutre,
00:16:59c'est ça le problème,
00:17:00et ça, ça met une rage pas possible.
00:17:02Jean-Pierre ?
00:17:03– J'ai bien peur que cette histoire,
00:17:06parce qu'elle est exemplaire,
00:17:08parce que la victime est exemplaire,
00:17:10parce que lorsqu'il y a,
00:17:11il n'y a rien à lui reprocher,
00:17:13et je pense que là,
00:17:15moi je suis en province tout le temps là,
00:17:17en tournée,
00:17:18je fais la tournée,
00:17:19la France profonde,
00:17:21je n'ai jamais vu les Français aussi silencieux,
00:17:23jamais,
00:17:25mais j'ai bien peur
00:17:27que depuis 2-3 ans là,
00:17:29ils en encaissent beaucoup,
00:17:31et j'ai bien peur que là,
00:17:32au prochain rendez-vous qu'il y a,
00:17:34on risque d'avoir des surprises,
00:17:36parce que les Français,
00:17:37ils sont à l'heure,
00:17:38mais quand ils ne râlent pas,
00:17:39ils sont beaucoup plus dangereux.
00:17:42Et moi,
00:17:42je serai là au pouvoir,
00:17:45je méfierai de ce qui va leur tomber sur la gueule.
00:17:48– Ben oui,
00:17:49l'esprit gaulois à un moment donné,
00:17:51avec ou sans potion magique,
00:17:53ça ressort toujours.
00:17:55On peut dire qu'une des choses les plus inquiétantes aussi,
00:17:59mis à part ce qui s'est passé,
00:18:01ce qui est horrible,
00:18:02c'est que j'entendais tout à l'heure
00:18:04une étudiante qui était interviewée,
00:18:06qui disait que les cours sont tellement pollués
00:18:09tous les jours,
00:18:10qu'elle ne peut avoir que minimum,
00:18:13enfin maximum,
00:18:142 heures de cours par jour,
00:18:15tellement tous les cours sont pollués
00:18:17par des âgés,
00:18:18c'est ça qui est intolérable.
00:18:20– Les universités sont gangrénées, c'est ça.
00:18:22– Voilà, on en est là
00:18:23au…
00:18:23– Ce n'est pas les universités.
00:18:24– L'éducation en France.
00:18:26– La science-po, ce n'est pas du tout le même,
00:18:27ce n'est pas la même chose.
00:18:28– En plus.
00:18:29– Laurent, c'est vrai que c'est devenu
00:18:31Rima Hassan à Science-Po, Lyon, et puis…
00:18:34– Je trouve que ce que vient de dire Béatrice
00:18:38est totalement juste,
00:18:39c'est-à-dire que le gouvernement s'attache
00:18:41qu'aux choses virtuelles
00:18:42et a totalement mis de côté le réel,
00:18:45on ne veut plus voir le réel.
00:18:47Je pense que c'est vraiment épouvantable.
00:18:49Le réel est devenu maintenant
00:18:50entre les deux choses de…
00:18:51Le réel est nazi, en fait.
00:18:53Donc on ne veut plus en parler.
00:18:55On est dans un monde de fous.
00:18:57– Oui, on a commencé par censurer les mots,
00:18:59on ne peut plus dire les mots,
00:19:00les mots n'ont plus le même sens.
00:19:01Et maintenant, on va censurer les images
00:19:03parce que voir un type se faire tabasser
00:19:06comme ça, c'est que des images.
00:19:08– C'est des images.
00:19:10– Alors que c'est agerbé.
00:19:11– Et c'est vrai qu'en plus,
00:19:14pour revenir quand même à ce mot,
00:19:15qu'on ressort, je crois même que Jean Dujardin,
00:19:19vous savez, il y a eu cet épisode
00:19:20où il était avec le béret, la baguette,
00:19:22il avait été taxé de tous les mots.
00:19:24Vous, vous êtes fier d'être français,
00:19:28vous êtes quand même l'incarnation de ce…
00:19:30– Moi, je voyage tout le temps,
00:19:32quand je prends le TGV et que je vois
00:19:34qu'on sort de Paris,
00:19:36c'est-à-dire qu'on fait 20, 30, 40 kilomètres
00:19:38et que tout d'un coup, les champs,
00:19:40ils sont labourés, les bords des routes sont taillés,
00:19:43les arbres sont taillés, la France, elle est propre,
00:19:45les villages sont propres,
00:19:47les paysans, ils se lavent à 4, 5h du matin
00:19:49pour leur bétail, quand il y en a un qui meurt,
00:19:51c'est comme s'il perdait un enfant.
00:19:53Moi, je suis ému.
00:19:56Je vois les gens qui viennent travailler.
00:19:58La France, si demain, les bénévoles,
00:20:01demain, si les bénévoles faisaient la grève,
00:20:03la France, elle s'arrête.
00:20:04– 60% de la province vit grâce aux…
00:20:08Alors, on nous parle de pollution,
00:20:11de bagnoles électriques, de trucs,
00:20:12et en province, ils n'ont pas de métro,
00:20:14ils n'ont pas de bus,
00:20:15moi, on prend des trains dans des gares
00:20:18qui sont nowhere,
00:20:20t'arrives du désert, j'existe,
00:20:24et t'as des gens qui prennent leur voiture
00:20:26pour emmener les petits vieux,
00:20:27pour distribuer du pain,
00:20:29pour distribuer…
00:20:29Regardez ce qui se passe avec les inondations,
00:20:31les gens qui vont aider les autres,
00:20:33leur apporter un bonheur.
00:20:33– Solidarité incroyable.
00:20:34La France, la France, c'est un pays généreux,
00:20:37et on nous ramène…
00:20:39On ne nous parle que de la racaille.
00:20:40– Est-ce que je peux juste dire que,
00:20:43précisément, ce que Jean-Pierre vient de dire,
00:20:45c'est la différence entre quelqu'un comme Jean-Pierre,
00:20:48comme Patrick Sébastien,
00:20:49des gens qui connaissent,
00:20:50qui ont signé la France,
00:20:51qui connaissent la France,
00:20:52qui aiment la France,
00:20:52qui aiment les Français,
00:20:53et on a, au sommet de l'État,
00:20:55des gens qui ne connaissent pas leur propre pays,
00:20:57qui ne connaissent pas leur propre population,
00:20:59qui n'aiment pas leur propre population,
00:21:01et on meurt de ça.
00:21:02On meurt de ça.
00:21:03– Je vais plus loin,
00:21:04j'aimerais demander à Jean-Pierre, à Laurent,
00:21:06parce que…
00:21:06Ils sont où, les artistes, là ?
00:21:08Tous les comédiens, là ?
00:21:09On ne les entend pas, là, sur Quentin ?
00:21:12Comment vous expliquez ça ?
00:21:13– Comment j'explique ça ?
00:21:14Parce que vous parlez des comédiens,
00:21:15des artistes…
00:21:17– Les grandes gueules,
00:21:18ben, vous voyez, il n'y a plus de vous,
00:21:20il n'y en a que…
00:21:21Les Bébelles, les Delon,
00:21:22ils ne sont plus là.
00:21:23– Nous, quand on était les Bébelles et le Delon,
00:21:24on était 35 000.
00:21:26Aujourd'hui, on est 90 000.
00:21:28– Oui, mais les grandes gueules comme Delon,
00:21:30vous, Innoventura,
00:21:32il n'y en a plus un seul.
00:21:33– Ils n'ont tous été censurés.
00:21:34– Oui, et puis ils n'osent pas parler, pourquoi ?
00:21:36Pourquoi ils ne parlent pas, là, avec Quentin ?
00:21:38– Parce que vous ne travaillez plus.
00:21:40Parce que vous ne travaillez plus.
00:21:41C'est simple.
00:21:42– Vous êtes accès d'extrémistes de droite,
00:21:43si vous ouvrez votre gueule, là, sur Quentin ?
00:21:45– Ils peuvent dire ce qu'ils veulent,
00:21:46je m'en fous, c'est 80 000.
00:21:47– Non, mais voilà,
00:21:47pourquoi les jeunes, là ?
00:21:49Les jeunes, les stars d'aujourd'hui…
00:21:51– Non, il n'y a pas de stars, d'abord.
00:21:52Les pas de stars, ce ne sont pas des stars.
00:21:54Les stars, c'est autre chose.
00:21:55Il y a quelques vedettes.
00:21:57Il y a quelques vedettes d'Internet,
00:22:00il y a quelques vedettes de trucs.
00:22:01Il y a quelques vedettes…
00:22:02– Omar Sy, je ne l'entends pas, par exemple.
00:22:04– Il est à Los Angeles.
00:22:05– Il est à Los Angeles, peut-être, je ne sais pas.
00:22:07– Tiens, mais comme par hasard, il est à Los Angeles.
00:22:09Il n'est pas en France.
00:22:10Pourquoi il n'est pas en France ?
00:22:12Posez-vous la question.
00:22:13Pourquoi il n'est pas en France ?
00:22:16Parce que, bon, Noah était grand champion,
00:22:18il a ses impôts en Suisse.
00:22:21Alors, pourquoi ?
00:22:22D'abord, parce que pendant un moment,
00:22:24on a trop taxé les artistes,
00:22:25on a trop taxé l'argent.
00:22:26Et puis après, si on a fabriqué des vedettes
00:22:31qui ne sont pas des vedettes,
00:22:32moi, je ne peux pas comparer Belmondo
00:22:35ou Lino Ventura à certains acteurs d'aujourd'hui,
00:22:38je ne peux pas faire le parallèle.
00:22:39Ils ne font pas le même métier.
00:22:41Ils ne font pas le même métier.
00:22:42Alors, de qui on parle comme artiste ?
00:22:472100 spectacles à Avignon.
00:22:512100 spectacles à Avignon.
00:22:53Ou non, pas 1200 spectacles à Avignon.
00:22:56Avec un minimum de 2, 3, 4 acteurs par spectacle.
00:23:00Ça fait combien d'acteurs ?
00:23:01Rien qu'à Avignon,
00:23:03ça fait combien de chômeurs potentiels à 90% ?
00:23:06Tous.
00:23:07Mais quand vous dites,
00:23:07non, mais c'est intéressant,
00:23:08quand vous dites,
00:23:08ils ne travailleraient plus.
00:23:09Moi, j'aimerais savoir
00:23:10qui détient les clés du système, là.
00:23:12Ça veut dire quoi ?
00:23:13Ils travailleraient plus.
00:23:14C'est les agents ?
00:23:15C'est les assédiques.
00:23:16Et c'est les walkies ?
00:23:17C'est quoi ?
00:23:17Non, non, c'est les assédiques.
00:23:19Vous supprimez les assédiques,
00:23:20il y a 70%.
00:23:20Non, mais là, quel risque prendrait un acteur ?
00:23:23Je ne sais pas,
00:23:23comme Guillaume Canet au hasard,
00:23:25comme Gilles Lelouch.
00:23:26Là, s'ils ouvraient leur gueule, là,
00:23:28pour dire que c'est scandaleux
00:23:29ce qui s'est passé avec l'extrême-gauche,
00:23:30avec tous ces gens de la jeune garde,
00:23:34Raphaël Arnaud.
00:23:35Là, ils savent faire des tribunes
00:23:36pour contrer Charles Aloncle.
00:23:37Est-ce que si vous êtes...
00:23:38Ça, mais pour Quentin,
00:23:39là, il n'y a personne.
00:23:39Non, mais c'est pas ça,
00:23:40c'est que si vous n'êtes pas de gauche
00:23:41dans ce métier,
00:23:43vous ne travaillez pas.
00:23:44Voilà.
00:23:45Oui, mais on peut être de gauche
00:23:46et quand même déplorer
00:23:47qu'un jeune se fasse lyncher,
00:23:49littéralement,
00:23:50en France, en 2020.
00:23:51C'est fou.
00:23:52Il a raison.
00:23:53Fais-le ta gueule, point barre.
00:23:54Non, mais je pense aussi
00:23:55qu'il y a des artistes
00:23:56qui ne veulent pas prendre position
00:23:58parce qu'ils comprennent position
00:23:59à droite, à gauche, au milieu, au centre.
00:24:01De toute façon...
00:24:02À gauche, ils prennent position.
00:24:03Et depuis qu'il y a les réseaux sociaux...
00:24:04L'affaire Naël, ils prenaient position.
00:24:06Non, mais t'as raison.
00:24:07Mais...
00:24:07Et quels ?
00:24:08Quels artistes ?
00:24:09Beaucoup moins...
00:24:09Ils ont la même histoire.
00:24:10Il y en a beaucoup qui sont prêts des rôles.
00:24:12On va parler des footballeurs aussi, c'est vrai.
00:24:13Mais les footballeurs,
00:24:14ce ne sont pas des artistes.
00:24:15Non, non, mais là, je parlais.
00:24:16Là, bien sûr.
00:24:16Moi, certains artistes,
00:24:17quand il y a certains artistes
00:24:18qui montent au créneau, j'ai dit...
00:24:19Non, parce qu'ils savent faire
00:24:20des tribunes, les artistes.
00:24:21Oui, mais quand ils disent
00:24:23pour les logements,
00:24:24tu as qu'à les prendre chez toi.
00:24:26Là, on ne l'entend pas.
00:24:27Josiane Balesco, par exemple,
00:24:29au hasard.
00:24:30Emmanuel Béard, on ne l'entend pas.
00:24:32Oui, mais enfin, Emmanuel...
00:24:32Bruno Solo non plus, c'est vrai.
00:24:35Bon.
00:24:35C'est ça, tu sais.
00:24:35Bon.
00:24:36Alors, il y a...
00:24:37L'engagement politique,
00:24:38les artistes de l'époque
00:24:40de Signore et Montant,
00:24:41entre...
00:24:41Non, mais c'est intéressant
00:24:42ce que vous avez dit.
00:24:42Vous dites, ils sont tous de gauche.
00:24:43Aujourd'hui, si on n'est pas de gauche,
00:24:44on n'a pas de boulot dans le milieu
00:24:45si on veut être comédien.
00:24:46Être de gauche, ça veut dire...
00:24:48Vous savez, moi, j'ai 81 ans,
00:24:50j'étais comme tous les jeunes.
00:24:51Vous savez ce que disait Churchill ?
00:24:53Si à 20 ans,
00:24:55t'es pas de gauche,
00:24:56c'est que t'as pas de cœur.
00:24:56Si à 60 ans, t'as encore de gauche,
00:24:58c'est que t'as rien compris.
00:25:00Moi, c'est Churchill.
00:25:01Moi, j'étais rocardien.
00:25:03Mais celui de la gauche,
00:25:05des grands intellectuels,
00:25:07on avait des références,
00:25:08on avait Sartre,
00:25:09on avait Simone de Beauvoir,
00:25:10on avait des intellectuels,
00:25:11on avait des philosophes.
00:25:12On savait lire,
00:25:14on savait écrire,
00:25:15on faisait pas de faute d'orthographe.
00:25:16Quand un professeur rentrait,
00:25:18on se levait en silence.
00:25:19On répondait à un professeur en classe,
00:25:224 heures de colle.
00:25:23On discutait 8 heures de colle.
00:25:25Tu rentrais chez toi,
00:25:26tu disais à ton père,
00:25:26il m'a collé,
00:25:27tu prenais une baffe
00:25:27parce que tu t'es fait coller.
00:25:29– Ah mais c'est vrai.
00:25:30– Tu as bien connu ça au Libre.
00:25:31– On a inversé.
00:25:31– Il te collait aussi au mur.
00:25:33– On a inversé le processus.
00:25:35Moi, j'ai deux fils
00:25:36à 25 ans et 30 ans,
00:25:38ils m'ont dit,
00:25:38papa, merci d'avoir été un père strict.
00:25:41J'ai aimé comme un fou,
00:25:42mes fils.
00:25:45Plus que moi.
00:25:46Mais il y a des choses
00:25:47qu'il ne devait pas faire,
00:25:48il y a des lois à respecter,
00:25:50il y a des codes à respecter.
00:25:51Moi, je suis connu,
00:25:52je suis reconnu
00:25:53si un flic me dit,
00:25:53monsieur Castaldi,
00:25:54je n'ai pas montré mes papiers,
00:25:56j'ai mes papiers sur moi,
00:25:57mon permis de conduire,
00:25:58mon assurance,
00:25:59et je donne mes papiers
00:26:00et je ferme ma gueule.
00:26:00Je sais très bien
00:26:01que j'étais à 140
00:26:02au lieu de 130.
00:26:03Alors bon.
00:26:05Après, on discute.
00:26:06Non, il n'y a plus aucune autorité,
00:26:08il n'y a plus aucun respect,
00:26:09de rien.
00:26:10Même pas du père,
00:26:12et encore pire pour moi,
00:26:14de la mère.
00:26:15Parce que nous, hommes,
00:26:18hein,
00:26:19Phénicie, les latins,
00:26:20Madre, la mère.
00:26:22Alors,
00:26:23si tu as une mère,
00:26:24tu respectes toutes les femmes
00:26:26parce que toutes les femmes
00:26:27sont une mère.
00:26:32Allez, du biais,
00:26:33et on enchaîne.
00:26:34Jean-Pierre…
00:26:35C'est simple, la vie, hein.
00:26:37Jean-Pierre,
00:26:38je voulais juste te demander,
00:26:39toi qui as bien connu,
00:26:40forcément,
00:26:41parce que c'était ta famille,
00:26:42Yves Montand
00:26:44et…
00:26:47Simone Signoret,
00:26:48qu'est-ce que leur a coûté
00:26:50leur engagement politique ?
00:26:51Parce qu'à cette époque-là,
00:26:52eux, ils se sont engagés…
00:26:53– Et Montand,
00:26:53c'était pas vraiment,
00:26:54c'était plutôt très à gauche.
00:26:55– Bien sûr,
00:26:55communiste.
00:26:56– Ça leur a pas vauté, hein.
00:26:57– Non, d'abord,
00:26:57Montand n'était pas communiste,
00:26:59c'est son frère
00:26:59qui était au Parti communiste,
00:27:02dans la section,
00:27:03le truc,
00:27:03Montand n'a jamais été communiste.
00:27:05Ils étaient ce qu'on appelait
00:27:06à l'époque des sympathisants
00:27:08et ils signaient
00:27:11des pétitions.
00:27:13Ils étaient dans un mouvement intellectuel.
00:27:15Alors, chez Montand et Signoret,
00:27:17il y avait Georges Semprin,
00:27:19grand auteur espagnol,
00:27:20qui a été ministre de la Culture en Espagne,
00:27:22il y avait Régis Debray,
00:27:24il y avait un grand cinéaste…
00:27:31Alors, j'ai un trou,
00:27:32ça va me revenir,
00:27:33ça va me revenir.
00:27:34Donc, j'étais attouré
00:27:35d'intellectuels de gauche.
00:27:36Je n'ai jamais entendu
00:27:39autant de gens déglinguer
00:27:41le Parti communiste
00:27:42ou les partis de gauche
00:27:43que chez eux,
00:27:45en discussion interne,
00:27:47jusqu'au point de s'engueuler.
00:27:50Vous voyez ce que je veux dire ?
00:27:52Ce qui s'est passé en Russie,
00:27:53ce qui s'est passé en Hongrie,
00:27:54ils en ont parlé entre eux.
00:27:57Quand ils sont rentrés de Russie,
00:27:58ils en ont parlé,
00:27:59ils ont compris.
00:28:01Donc, ils étaient…
00:28:02Alors, n'oubliez pas,
00:28:04il y avait Aragon,
00:28:05il y avait Prévert,
00:28:06il y avait quand même
00:28:07du monde autour.
00:28:08Aujourd'hui,
00:28:09est-ce qu'on a ces intellectuels-là ?
00:28:11Est-ce qu'on a ces leaders-là ?
00:28:12Est-ce qu'on a ces directeurs de pensée ?
00:28:14On les a plus.
00:28:15On n'a pas de référence.
00:28:17Alors, après,
00:28:17on peut être d'accord,
00:28:18on n'est pas d'accord avec eux.
00:28:19– C'est ça, le niveau, quand même,
00:28:20le niveau est du niveau.
00:28:21– Le niveau est en dessous du niveau de la mer,
00:28:23tu vois, on est en apnée, là.
00:28:25– Alors, l'actualité,
00:28:27on sait bien,
00:28:27en tout cas,
00:28:28l'émission, je vois,
00:28:28elle est lancée.
00:28:29Alors, il y a une autre actualité,
00:28:30bien sûr, du moment,
00:28:31elle est aussi colossale,
00:28:32parce que là,
00:28:33ça atteint,
00:28:34enfin, ça prend des proportions considérables,
00:28:37une affaire presque,
00:28:37oui, qui est mondiale,
00:28:38on peut le dire.
00:28:39L'actualité,
00:28:39c'est l'affaire Epstein,
00:28:40le parquet de Paris,
00:28:41annoncé il y a quelques jours,
00:28:43avoir désigné des magistrats
00:28:44afin d'analyser
00:28:45d'éventuelles infractions
00:28:46il y a des Français.
00:28:47L'ancien ministre de la Culture,
00:28:49Jacques Lang,
00:28:50est notamment cité dans cette affaire,
00:28:51tout comme sa fille Caroline.
00:28:53Quel regard vous portez
00:28:54sur l'affaire Epstein,
00:28:55Jean-Pierre Casteldi ?
00:28:56– L'affaire Epstein ou l'affaire…
00:28:57– Jacques Lang.
00:28:58– Jacques Lang.
00:28:58– Les deux, mon général.
00:28:59– Ça n'a rien à voir.
00:29:00– Vous ne l'avez pas côtoyé, Jacques Lang,
00:29:01parce qu'il était ministre de la Culture ?
00:29:02– Alors, je ne fais pas partie
00:29:04de cette classe d'acteurs
00:29:07proche de ce pouvoir-là.
00:29:08– Ah, voilà.
00:29:11– Et vous en êtes fiers.
00:29:12– Applaudissements.
00:29:13– Je suppose que je ne l'intéresse pas
00:29:16et lui ne m'intéresse pas.
00:29:17– Mais quel regard quand même
00:29:18vous avez sur ce programme-là ?
00:29:20– Ce que je rapproche à Jacques Lang,
00:29:21c'est les réformes
00:29:21qu'il a faites sur les acteurs,
00:29:23qui nous a passé de cadre à non cadre,
00:29:25qui nous a fait perdre
00:29:26beaucoup d'argent en retraite,
00:29:28qui nous a fait perdre
00:29:29les rediffusions
00:29:29pour la défense de la langue française,
00:29:31qui nous a fait perdre
00:29:32plein d'avantages,
00:29:33sans nous expliquer,
00:29:35parce qu'on avait 30, 35, 40 ans,
00:29:37qu'on était en train de…
00:29:38J'allais dire une grosse certé,
00:29:39je me retiens.
00:29:41– En train de se faire ?
00:29:43– Bref.
00:29:43– Oui, à froid.
00:29:44– D'accord.
00:29:45– D'accord.
00:29:46Et ça fait mal.
00:29:50Et donc, des réformes
00:29:52qui, sous prétexte de mieux,
00:29:54ont été pires pour nous.
00:29:56Il a ouvert les vannes
00:29:57de beaucoup de choses.
00:29:59Et donc, par contre,
00:30:01il a fait la fête de la musique,
00:30:02tout ça, bon.
00:30:03Mais tout ce qu'on dit de lui,
00:30:05aujourd'hui,
00:30:06qu'il sort,
00:30:07qu'il était radin,
00:30:08qu'il ne payait pas ses notes,
00:30:09– C'est incroyable.
00:30:09– Non mais,
00:30:10tout le monde le sait
00:30:11depuis 30 ans.
00:30:13– Ah oui, c'est clair.
00:30:13– Je m'étonne,
00:30:14et on s'étonne
00:30:15que l'on s'étonne a.
00:30:17– Ah, bien sûr.
00:30:18– Je m'étonne qu'on s'étonne.
00:30:19Tout le monde le sait.
00:30:20Comme l'autre,
00:30:21avec les bretelles
00:30:21qui fumaient ses cigares
00:30:23avec de l'argent.
00:30:24– Ça rache ?
00:30:24– Oui.
00:30:26Des caisses noires,
00:30:27trucs,
00:30:28nous qui avons fréquenté la nuit,
00:30:29enfin moi qui ai vécu
00:30:30la vie nocturne de Paris.
00:30:32– Ah, c'était le dernier
00:30:32survivant de la Mitterrandie.
00:30:34– Oui,
00:30:35je suis encore celui-là,
00:30:36il n'y a jamais eu de scandale
00:30:37pour Mitterrand,
00:30:37rien, rien,
00:30:38non, jamais.
00:30:40– Il y avait moins
00:30:41de réseaux sociaux, déjà.
00:30:42– Oui, enfin,
00:30:42quand il dit qu'il n'avait jamais
00:30:43à harceler
00:30:44Carole Boucure au téléphone,
00:30:45tout le monde sait,
00:30:46il y avait…
00:30:47Bon, il a dit,
00:30:48vous continuez comme ça,
00:30:49je quitte là,
00:30:49le plateau.
00:30:52j'ai dit…
00:30:53– Vous n'êtes pas dans
00:30:55vous n'êtes pas, je pense pas,
00:30:56je n'ai pas tapé votre nom
00:30:57mais ça m'étonnerait.
00:30:58– J'ai sorti beaucoup
00:30:59en boîte de nuit,
00:31:00à l'époque,
00:31:01on a tous vu
00:31:01les mecs du gouvernement
00:31:02sortir des bifetons
00:31:03de 50 pascal,
00:31:04payer tout en liquide,
00:31:06parce qu'à l'époque,
00:31:06ils avaient des caisses noires.
00:31:08Alors, après,
00:31:08on a supprimé les caisses noires,
00:31:10donc après,
00:31:11on a fait un reproche
00:31:13à l'autre
00:31:13d'avoir été dans
00:31:13je ne sais plus quelle brasserie,
00:31:15il y avait un truc
00:31:15qui s'appelait
00:31:17à la mode piquée,
00:31:18c'était le restaurant
00:31:20de la gauche
00:31:20qui était le plus cher de Paris,
00:31:22c'était des notes astronomiques.
00:31:24Donc,
00:31:25ce n'est pas d'hier
00:31:26que ça existe.
00:31:26– Le père Claude ?
00:31:27– Hein ?
00:31:27– Le père Claude ?
00:31:28– Oui.
00:31:29– Restaurant de Chirac aussi.
00:31:30– Oui.
00:31:31– Oui, mais chaque fois
00:31:32avait le leur.
00:31:33– Bon, tout sur Jack Lang
00:31:34rapidement
00:31:34et puis on va lancer
00:31:35le grand débat.
00:31:37Laurent ?
00:31:38– Jack Lang ?
00:31:38– Tu te sens très,
00:31:40très indigné.
00:31:41– Non, je l'ai rencontré
00:31:42une seule fois
00:31:43dans le métro.
00:31:44Il prenait le métro,
00:31:45ligne 1.
00:31:46– Jean-Pierre ?
00:31:47– Oui, tout à fait.
00:31:48Il est rentré
00:31:49avec son grand manteau.
00:31:50– Tu parles de Jack Lang ?
00:31:52– Jack Lang, tout à fait.
00:31:53Et Jack Lang est arrivé.
00:31:54Donc, il prend le métro.
00:31:55Il prenait le métro à l'époque.
00:31:56Ça remontait une dizaine d'années.
00:31:58Et il y avait beaucoup
00:31:59de gens dans le métro
00:32:00et tout le monde
00:32:00s'est écarté comme ça
00:32:01pour le regarder.
00:32:03Les gens ont fait
00:32:04un cercle autour de lui.
00:32:05C'était très curieux.
00:32:06– C'était pour une pub, non ?
00:32:07– Non, c'était vraiment
00:32:08très bizarre.
00:32:09Et donc…
00:32:10– Il est suivi par des caméras.
00:32:11– C'est-à-dire qu'il a juste
00:32:14pris le métro pour deux stations.
00:32:16Je vous rassure plus de suite.
00:32:17– C'était le mercredi, non ?
00:32:19– Et voilà.
00:32:20Et c'était…
00:32:21– C'est une bien belle anecdote.
00:32:27– Allez, rapidement.
00:32:29Moi, une fois, mon fils
00:32:29est parti visiter
00:32:30l'Institut du Monde Arabe
00:32:31avec son lycée.
00:32:32Il était en photo avec Jack Lang.
00:32:33Il me l'envoie.
00:32:33Je lui dis, fais gaffe.
00:32:37– Non, mais c'est véridique.
00:32:38En plus, bien sûr,
00:32:39j'ai encore le WhatsApp.
00:32:40Je lui dis, fais gaffe.
00:32:41Fais gaffe.
00:32:42Il pourrait trébucher.
00:32:43– Non, mais ce qui est dingue,
00:32:44c'est que ce mec…
00:32:45– Non, mais ce qui est dingue,
00:32:46quand même, c'est que…
00:32:47– Il a 86 ans.
00:32:48– Il y a quand même…
00:32:49On attend…
00:32:50Il a 86 ans.
00:32:51Moi, j'ai pris ça comme ça.
00:32:52C'est un mec qui a 86-87 ans.
00:32:54Allez, c'est le fusible.
00:32:55On va donner un os à ranger
00:32:56à la populace.
00:32:57Le mec, on n'était pas au courant
00:32:59qu'il recevait des millions.
00:33:00Enfin, sa fille recevait des millions
00:33:01alors que toi,
00:33:01tu reçois 2000 balles sur ton compte.
00:33:03T'as traque-fin.
00:33:03T'as toute la clique sur les côtes.
00:33:05T'as ton bon…
00:33:06– Il y a plus de 300-400 mails avec…
00:33:07– Non, mais…
00:33:08– Non, il ne le connaît pas.
00:33:09– Et puis, t'as Mendès France.
00:33:10Comment il s'appelle ?
00:33:11L'autre tartuffe aussi, là…
00:33:12– Ah, ben, il parle du…
00:33:14– Non, mais il parle du…
00:33:16– Non, non, non, pas Pierre.
00:33:17Je parle de Tristan et Reistat
00:33:20et toute la clique.
00:33:20Il vient nous expliquer
00:33:21qu'on est des complotistes
00:33:22parce qu'on lit des e-mails.
00:33:23Non, déjà…
00:33:23– Et il dit qu'il n'y a pas de victime
00:33:25parce que la justice
00:33:25n'a pas encore condamnée.
00:33:26Non, mais c'est parce que
00:33:28les victimes,
00:33:28elles ne se sont pas encore annoncées.
00:33:29Mais ce que je veux dire,
00:33:30c'est que ce mec-là,
00:33:31c'est un os à ronger.
00:33:32Parce que quand les 90% autres
00:33:34vont sortir,
00:33:35c'est là qu'on va commencer à rigoler.
00:33:36Pour l'instant,
00:33:37c'est pop-corn, binouze
00:33:38et on attend, quoi.
00:33:38– Allez.
00:33:39– Alors, sur Jack Lang,
00:33:41déjà, je voudrais dénoncer
00:33:43le traitement insupportable médiatique
00:33:46autour de l'affaire Epstein-Jack Lang
00:33:49parce qu'évidemment,
00:33:50il savait depuis…
00:33:52Tout le monde savait,
00:33:53comme dit Jean-Pierre,
00:33:53tout le monde savait dans Paris.
00:33:54Moi, ça fait, je ne sais pas,
00:33:5620-15 ans que je sais
00:33:57qu'il ne payait pas chez Noura,
00:33:59qu'il ne payait pas…
00:34:00Tout le monde le savait.
00:34:01Et l'autre jour,
00:34:01le Figaro,
00:34:02un journaliste arrive et dit
00:34:04aujourd'hui,
00:34:04on sait que…
00:34:05Non, on le sait depuis des années,
00:34:07on sait tout depuis des années,
00:34:08on connaît toutes les rumeurs
00:34:09et pourtant,
00:34:10il est encore dans tous les avions,
00:34:11dans les voyages diplomatiques
00:34:12d'Emmanuel Macron
00:34:13à 86 ans.
00:34:15Il est encore directeur
00:34:15de l'Institut du Mont-Monde d'Arabes
00:34:17et il va dans tout…
00:34:17– Il a démissionné,
00:34:18c'est fini.
00:34:19– Enfin,
00:34:19il l'était jusqu'à cette affaire
00:34:21et il était dans tous
00:34:22les voyages diplomatiques.
00:34:23On l'a vu aller au Maroc
00:34:26avec Emmanuel Macron.
00:34:28– S'il vous plaît,
00:34:28s'il vous plaît,
00:34:29s'il vous plaît,
00:34:32je ne sais pas
00:34:32si on va en parler plus ou pas,
00:34:34c'est un scandale monumental.
00:34:36On n'est effectivement qu'au début
00:34:37parce qu'il n'y a qu'une toute petite partie
00:34:39qui est sortie
00:34:39et on n'est qu'au début
00:34:41des révélations
00:34:41qui vont être glauquissimes
00:34:42et je conseille à tout le monde
00:34:44de vraiment trouver
00:34:44un refuge
00:34:45pour leur santé mentale
00:34:47parce que le monde
00:34:48est sur le point
00:34:49d'imploser
00:34:50avec les révélations.
00:34:50– C'est vrai qu'on avait déjà eu
00:34:53les affaires MeToo.
00:34:54Moi, j'aimerais bien avoir
00:34:55votre regard, Jean-Pierre
00:34:56et puis toi aussi, Didier,
00:34:57parce que tu es beaucoup
00:34:58côtoyé ce milieu,
00:34:59tu le côtoies encore.
00:35:00– Merci.
00:35:01– Non, mais je veux dire,
00:35:02c'est ce qu'on découvre là.
00:35:05Par exemple,
00:35:06on sait que l'affaire Epstein,
00:35:08il présentait des femmes,
00:35:10il y avait une sorte de chantage
00:35:11comme ça avec des gens puissants.
00:35:12Dans le milieu,
00:35:13au hasard du cinéma,
00:35:16ce sont des choses
00:35:16qui n'existaient pas avant.
00:35:19– Tu penses,
00:35:19ça existe depuis la nuit des temps.
00:35:22– Tout le monde sait que…
00:35:23– Dans l'art romantique,
00:35:25dans un seul mot.
00:35:26– Ça tombe bien,
00:35:26c'est un centurion,
00:35:27disons la série.
00:35:29– Le cinéma,
00:35:30d'abord,
00:35:31le tournage d'un film,
00:35:33on est peut-être d'accord là-dessus,
00:35:35le tournage d'un film,
00:35:36c'est un endroit très sexuel,
00:35:39très érotique,
00:35:40c'est dans la séduction,
00:35:41c'est dans la…
00:35:43Voilà,
00:35:44c'est normal qu'une actrice
00:35:47ou qu'un metteur en scène
00:35:50soit quelque part amoureux
00:35:51de son interprète,
00:35:53quelque part…
00:35:54– Attendez,
00:35:55on va saluer quand même
00:35:55la femme de Laurent Firon,
00:35:57en général.
00:35:57– C'est un peu normal
00:35:58qu'une comédienne
00:36:00tombe un peu amoureuse
00:36:01de son chef opérateur.
00:36:04le métier de cinéma,
00:36:05c'est de la séduction,
00:36:07du matin au soir.
00:36:08– Vous voulez dire
00:36:09que vous avez séduit
00:36:10beaucoup de vos partenaires ?
00:36:11– Je n'ai pas dit ça,
00:36:12j'ai dit que c'était un lieu
00:36:12où il y a beaucoup de séduction.
00:36:14– D'accord.
00:36:14– Vous êtes restés
00:36:15toujours fidèles, vous ?
00:36:16– Moi, la tête sur le milieu,
00:36:17j'avais trompé ma femme,
00:36:18voyons,
00:36:18voyons, voyons.
00:36:19– Rires.
00:36:21– Quelle horreur.
00:36:23– Non mais,
00:36:24je m'étonne,
00:36:24c'est comme on a dit,
00:36:26on ferme les maisons closes,
00:36:29au lieu qu'elles travaillent proprement,
00:36:30on les a fait travailler
00:36:32dans la rue.
00:36:34Moi, je pense qu'il faudrait
00:36:35les rouvrir,
00:36:36qu'elles soient soignées,
00:36:37qu'elles soient protégées,
00:36:38comme ça se passe à Berlin.
00:36:40– Non mais là,
00:36:40c'est ça.
00:36:41– Non mais,
00:36:43l'hypocrisie,
00:36:44l'hypocrisie.
00:36:45– Oui, mais alors,
00:36:46moi, je peux vous dire
00:36:46que le Me Too,
00:36:47étant, j'étais actrice,
00:36:49moi, je suis partie aux Etats-Unis,
00:36:50je vais tout vous dire,
00:36:51c'est la première fois
00:36:51que je le dis publiquement,
00:36:52je suis partie aux Etats-Unis
00:36:54en 2004,
00:36:55parce que je faisais
00:36:56des téléfilms, etc.
00:36:58Le milieu du cinéma,
00:36:59c'était compliqué pour moi,
00:37:01parce que je ne traînais pas
00:37:02dans les boîtes de nuit,
00:37:03je ne prenais pas de cocaïne,
00:37:04je n'étais pas
00:37:05dans un petit cercle,
00:37:06voilà,
00:37:07et à un moment donné,
00:37:08ça m'a gonflée,
00:37:09et j'avais,
00:37:10je suis partie aux Etats-Unis,
00:37:12et bizarrement,
00:37:14là-bas,
00:37:14c'était beaucoup plus carré
00:37:15qu'en France.
00:37:16Le Me Too,
00:37:16en France,
00:37:17n'a pas eu lieu.
00:37:18Je vous le dis,
00:37:19une bonne fois pour toutes,
00:37:20le Me Too,
00:37:21en France,
00:37:21n'a pas eu lieu.
00:37:22Alors, tout le monde,
00:37:23ça m'a fait rire
00:37:24quand c'est sorti aux Etats-Unis,
00:37:26l'affaire Harvey Weinstein,
00:37:27parce que tout le monde ici
00:37:28a dit,
00:37:29et allé de sa petite condamnation,
00:37:31ça n'est pas arrivé en France.
00:37:32– Vous l'avez côtoyé,
00:37:33toi, Hervé Weinstein ?
00:37:34– Alors, je l'ai rencontré,
00:37:35il m'a fait une proposition,
00:37:37j'ai dit non merci,
00:37:39il était…
00:37:39– Indécentes ?
00:37:39– Voilà, indécentes,
00:37:40il était étonné que je dise non,
00:37:42puisque beaucoup disaient oui,
00:37:44et donc…
00:37:45– Disons-le,
00:37:4690% disaient oui.
00:37:48– Mais voilà,
00:37:48parce que…
00:37:49– C'est quoi cette hypocrite ?
00:37:50– Mais voilà,
00:37:52ça c'est intéressant,
00:37:52parce que vous laissez entendre quoi ?
00:37:54Que beaucoup de comédiennes
00:37:55ont couché pour réussir ?
00:37:57– Je m'étonne qu'on pose la question.
00:38:01– Non mais c'est…
00:38:02– Je ne suis pas là pour délater.
00:38:03– C'est l'hypocrisie,
00:38:04non mais voilà.
00:38:04– Voilà, c'est tout.
00:38:05Je vous dis,
00:38:06c'est un métier de séduction,
00:38:08on est pour séduire,
00:38:10vous êtes choisi
00:38:11parce qu'il vous préfère à l'autre.
00:38:13– Donc ça commence ?
00:38:14– Ça commence comme ça,
00:38:15ça finit autrement,
00:38:17quelquefois.
00:38:18– Non mais Vejtine,
00:38:19ce n'était pas le roi de la…
00:38:19en même temps,
00:38:21il fallait vraiment être motivé
00:38:23pour une comédienne,
00:38:24parce qu'il y a encore…
00:38:26– Non mais l'affaire Weinstein
00:38:28et l'affaire Epstein,
00:38:29– Ce n'est pas les mêmes.
00:38:30– Ce n'est pas la même chose.
00:38:31Dans un cas,
00:38:32c'est…
00:38:32– Dans un cas,
00:38:33il y a vraiment de la vue de pouvoir,
00:38:35c'est-à-dire,
00:38:35Epstein,
00:38:36tu veux le rôle,
00:38:37il faut que tu couches,
00:38:38c'est donc clair,
00:38:38voilà.
00:38:39– Ça, c'est Weinstein.
00:38:39– Ça, c'est Weinstein.
00:38:40– Il ne posait même pas la question,
00:38:41d'ailleurs.
00:38:42– Non, non,
00:38:42il dit que tu couches.
00:38:43– Il nous voit,
00:38:43il s'en fait une loi directement.
00:38:45– Il était producteur.
00:38:46– Epstein,
00:38:48c'était un système.
00:38:49– C'est du trafic humain,
00:38:50c'est du trafic d'armes,
00:38:52c'est du…
00:38:53– Si vous lisez
00:38:54les conseils qui sont sortis,
00:38:55c'est un mec qui fait
00:38:56quatre bandes avant.
00:38:58Il y a des mecs
00:38:58qui travaillent pour lui,
00:38:59qui rabattent.
00:39:00Les filles,
00:39:01elles sont briefées.
00:39:02– Ça, c'est Weinstein.
00:39:03– Quand elles arrivent,
00:39:05elles sont briefées,
00:39:06elles sont payées.
00:39:07On leur offre des trucs
00:39:08qui…
00:39:09Elles sont tarifées
00:39:10à 4 000, 5 000,
00:39:1210 000 euros le week-end.
00:39:13On ne vous dit pas encore tout ça.
00:39:15– Mais bien les tarifs,
00:39:16disons.
00:39:18– J'ai voyagé, jeune homme.
00:39:20– Vous croyez qu'on va encore
00:39:21découvrir plein de choses ?
00:39:21– Et là, avant de venir,
00:39:24je vous le dis,
00:39:24j'étais en train de regarder
00:39:25les e-mails qui sont publics.
00:39:28Il était en bisbis
00:39:30avec beaucoup de scientifiques
00:39:31de très haut niveau.
00:39:33On va découvrir des choses
00:39:35dans l'eugénisme,
00:39:36dans des trucs.
00:39:37Je vous dis,
00:39:38accrochez-vous,
00:39:39on est dans des trucs effroyables,
00:39:41les plus glauques de l'âme humaine.
00:39:43– Ça n'est pas le sujet,
00:39:43on va dire, majeur de cette soirée,
00:39:45mais on ne peut pas ne pas en parler.
00:39:46Vous l'avez bien compris,
00:39:47on va parler justement de cinéma.
00:39:49Le cinéma est-il devenu,
00:39:51et du milieu artistique en général,
00:39:53est-il devenu un outil idéologique
00:39:54au service d'une propagande ?
00:39:56C'est le sujet du Grand Débat.
00:39:57On se retrouve tout de suite.
00:40:02Alors que les films subventionnés pullulent,
00:40:04les salles, elles, se vident.
00:40:07Année après année,
00:40:08les comédies populaires,
00:40:09longtemps publicitées par les Français,
00:40:12sont reléguées au second plan,
00:40:14au profit d'une industrie culturelle
00:40:16idéologisée,
00:40:18largement perfusée à l'argent public.
00:40:21Face à ce décrochage,
00:40:22un tel mépris des Français interroge.
00:40:26Entre élite hors sol,
00:40:27audiovisuel toujours plus coûteux
00:40:29pour les contribuables,
00:40:31et des scénarios ouvertement marqués
00:40:33par une idéologie militante,
00:40:36une question devient inévitable.
00:40:39Le cinéma français est-il devenu
00:40:41un outil idéologique
00:40:44au service d'une propagande wokiste ?
00:40:51Vous l'avez compris,
00:40:52on va parler justement
00:40:56du cinéma français,
00:40:57si on peut encore en parler.
00:40:58Bon, vous, en tout cas,
00:40:59il y a une chose dont je suis à peu près sûr,
00:41:01je pense que vous n'êtes pas wokiste,
00:41:02Jean-Pierre Castaldi,
00:41:03je me trompe.
00:41:03Non, non, non,
00:41:03moi, je suis dépassé par tout ça.
00:41:06Oui, vous ne savez même pas
00:41:08ce que ça veut dire.
00:41:08Le sujet qui est là,
00:41:09c'est intéressant parce qu'on a
00:41:10un metteur en scène qui est là,
00:41:13donc lui, il pourra expliquer au public...
00:41:14Il n'est pas wokiste non plus, je crois.
00:41:16Non, mais comment le cinéma français
00:41:18est financé,
00:41:18c'est-à-dire comment on monte un film,
00:41:21c'est-à-dire avec quel argent,
00:41:23comment on monte un film,
00:41:25quels sont les organismes français d'État ?
00:41:27Ce qu'on oublie, c'est que,
00:41:29par exemple, quand les Américains
00:41:30viennent faire un film en France,
00:41:32en réalité, ils viennent dépenser l'argent
00:41:34qu'ils ont rapporté leurs films en France,
00:41:36qu'ils ne peuvent pas exporter,
00:41:38donc ils sont obligés de travailler en France,
00:41:40de faire travailler avec l'argent
00:41:42qu'ils ont gagné sur leurs films,
00:41:44dans une production américaine
00:41:45et on met des coproductions françaises.
00:41:47Donc on va sortir les films américains
00:41:49qui n'ont rien à voir avec le système français.
00:41:51Maintenant, on a, sur cinq entrées,
00:41:54on prend de l'argent pour le réinvestir
00:41:56dans le cinéma.
00:41:57Donc on a des organismes,
00:42:00par exemple, pour écrire un scénario,
00:42:02on donne tant d'argent,
00:42:04mais comme par hasard,
00:42:04les maisons de production,
00:42:05elles prennent de l'argent,
00:42:06elles travaillent deux ans sur le film
00:42:07et puis au bout de deux ans,
00:42:08ben non, il n'est pas montable,
00:42:09on a mangé de l'argent et c'est terminé.
00:42:11C'est vrai ou pas ce que je dis ?
00:42:13– C'est parfaitement vrai.
00:42:14– Donc eux, il faut qu'ils aient
00:42:15cette loi d'aide,
00:42:16après il faut qu'ils aient des trucs,
00:42:17ils aient les banques,
00:42:18parce que vous ne pouvez pas démarrer un film
00:42:21tant que vous n'avez pas l'argent,
00:42:23le budget du film en entier,
00:42:25certifié par une banque,
00:42:26vous ne pouvez pas dire moteur parté.
00:42:28Vous vous ayez sauf la garantie de bonne fin
00:42:31qui peut être ajoutée après.
00:42:32On est d'accord ?
00:42:33– Tout à fait.
00:42:33– J'ai tout résumé ?
00:42:34– Ah c'est bien, c'est bien, bravo.
00:42:37– Donc, quand on dit moteur parté,
00:42:39l'argent est en caisse.
00:42:40– C'est-à-dire qu'il est déjà,
00:42:41ce que disait Laurent,
00:42:42il est déjà financé avant même d'avoir été…
00:42:44– Il est déjà financé,
00:42:46en fait, alors, l'argent,
00:42:48les principaux financiers
00:42:50vont donner l'argent plus tard,
00:42:52mais là, en fait,
00:42:53la production obtient un crédit
00:42:56avec un taux assez important.
00:42:57– Et le producteur,
00:42:58il ne prend aucun risque finalement ?
00:42:59– Bah non.
00:42:59– Aujourd'hui.
00:43:00– Aujourd'hui ?
00:43:01– Alors qu'à une époque,
00:43:02il mettait…
00:43:03– Ah bah, bien sûr.
00:43:05– On est aujourd'hui.
00:43:06Aujourd'hui, il y a des montages financiers,
00:43:08c'est qu'un point,
00:43:09il y a tel…
00:43:10D'ailleurs, il n'y a jamais eu autant de producteurs,
00:43:12parce qu'ils ne prennent strictement aucun risque.
00:43:14Si le film fait zéro franc…
00:43:16– Il a acheté déjà par téléphone.
00:43:17– Il a pris 30% ?
00:43:18– Non, non, il n'a rien mis.
00:43:19– Oui, mais il prend juste 30% du budget du film.
00:43:22– Il a fait travailler son bureau,
00:43:23ses secrétaires,
00:43:24sa boîte de prod,
00:43:25sa voiture,
00:43:27ses cigarettes,
00:43:28ses billets d'avion,
00:43:29ses festivals,
00:43:30mais il ne perd jamais d'argent.
00:43:33Il y a 20 ans,
00:43:34il y a 15 ans à peu près,
00:43:36presque 15 ans.
00:43:37– Ça peut être une bouse,
00:43:38le film à l'arrivée.
00:43:39– Il n'en a rien à foutre.
00:43:40– Il n'en a rien à foutre.
00:43:40– Il sort,
00:43:42il ne peut pas perdre d'argent,
00:43:43puisqu'il a été financé.
00:43:46– Donc finalement,
00:43:47on se fout du public.
00:43:49– Même s'il n'y a pas de sanctions
00:43:51positives du public,
00:43:52finalement,
00:43:53le film,
00:43:53il est rentabilisé.
00:43:53– Il y a même des films,
00:43:54ils sortent en salle,
00:43:56on ne les fait pas en salle,
00:43:57parce qu'il faut qu'ils aient
00:43:58de la belle cinéma,
00:43:59on sait qu'ils vont rester 3 jours,
00:44:00parce que les multisales,
00:44:02elle ne va pas perdre de l'argent
00:44:03pour passer à un film
00:44:04qui ne fait pas d'entrée.
00:44:04donc dès que le film ne marche pas,
00:44:07ils l'enlèvent,
00:44:07et ils mettent celui qui marche,
00:44:08et ils font 2 séances de plus
00:44:09avec le film qui marche.
00:44:11Donc ce qui devait,
00:44:12soi-disant,
00:44:15augmenter le nombre de spectateurs
00:44:17sur différents films,
00:44:18aurait été,
00:44:18ils alimentent les succès.
00:44:20C'est-à-dire que ça fait
00:44:21l'effet inverse qu'on voulait.
00:44:23– Alors ça,
00:44:23c'est pour le financement.
00:44:24Qu'est-ce que vous pensez,
00:44:25de manière générale,
00:44:26de l'évolution du cinéma français,
00:44:28sur un plan même éditorial ?
00:44:30– Vous savez,
00:44:31je ne fais plus de cinéma
00:44:32depuis Astérix,
00:44:32ça fait 20 ans.
00:44:34– Comment vous expliquez ça,
00:44:35d'ailleurs ?
00:44:35C'est vous qui ne voulez pas ?
00:44:36– Non, je ne veux pas.
00:44:38Je vais revenir à tout à l'heure.
00:44:39Je vous ai dit que ce métier
00:44:40est un métier de séduction.
00:44:42J'ai été dans l'air du temps
00:44:43pendant un moment,
00:44:43on m'a choisi moi.
00:44:45J'arrivais à un âge,
00:44:46je suis à 60 ans,
00:44:47je ne pouvais plus jouer
00:44:47les rôles de 50 ans.
00:44:48Je commence à avoir
00:44:49les cheveux blancs.
00:44:50Vous avez vu,
00:44:51il y a depuis une période,
00:44:51j'étais pour faire un film
00:44:53que je n'ai jamais fait,
00:44:54malheureusement.
00:44:55J'ai pris 30 kilos
00:44:57et je me suis trimballé
00:44:58ces 30 kilos pendant…
00:45:00Donc, j'ai un physique
00:45:03différent.
00:45:04J'avais 60 ans,
00:45:05donc je ne pouvais plus faire
00:45:06les jeunes de 50 ans.
00:45:08On ne me voit pas
00:45:09comme un vieux
00:45:10parce que là,
00:45:10j'ai 81 ans.
00:45:11Je m'assure qu'on ne me donne pas.
00:45:12On me dit que…
00:45:12– Je me rôles fort à vous.
00:45:14– On me dit que…
00:45:16– Je me dis,
00:45:17mais tu ne fais pas vieux.
00:45:18Je me dis,
00:45:19mais attendez,
00:45:19maintenant les vieux,
00:45:19ce n'est pas un mec
00:45:20avec un truc qui marche comme ça.
00:45:21– Si, mais oui…
00:45:22– On est encore très jeunes.
00:45:23– Oui.
00:45:24– On est encore
00:45:25à des clichés, bon.
00:45:26Donc moi,
00:45:26je ne fais plus de cinéma.
00:45:28– Et si on vous proposait
00:45:29un rôle de nouveau
00:45:30qui vous corresponde,
00:45:32vous intéresse ?
00:45:32– Avec l'âge,
00:45:33on devient coquette.
00:45:34Je ne ferais pas
00:45:35n'importe quoi, là.
00:45:37Non, je rêverais
00:45:40qu'on me propose un rôle
00:45:41pour voir si mes…
00:45:44Ces 15 dernières années
00:45:45où je suis revenu
00:45:46à l'essentiel de ce métier,
00:45:47c'est-à-dire au théâtre,
00:45:48où tu payes…
00:45:49– Vous êtes sur scène
00:45:50en ce moment ?
00:45:50– Depuis 20 ans,
00:45:51je ne quitte pas.
00:45:52Tous les ans,
00:45:52je joue, je joue, je joue.
00:45:53– La pièce que vous jouez,
00:45:54c'est un fait d'eau aujourd'hui ?
00:45:54– Je joue un fait d'eau,
00:45:55ce qui est…
00:45:55– Ça s'appelle ?
00:45:56– M. Chasse.
00:45:58Les faits d'eau,
00:45:58c'est l'exigence,
00:45:59c'est le rythme,
00:46:00c'est la rigueur,
00:46:01le texte, bon.
00:46:02– Et c'est la tournée,
00:46:03vous allez dans toutes les villes de…
00:46:04– C'est pour ça
00:46:05que je suis en France,
00:46:05que je vois les gens, bon.
00:46:06– Et donc là,
00:46:07je voudrais me retrouver devant la caméra
00:46:09parce que…
00:46:13elle m'a abandonné,
00:46:14mais je pourrais la reséduire.
00:46:16– Mais on se souvient,
00:46:16pardon, c'est intéressant,
00:46:17parce que moi je vous souviens,
00:46:18vous vous souvenez tous
00:46:19de ce témoignage qui était bouleversant
00:46:20d'Annie Gérardot,
00:46:21c'était lors des Césars, je crois.
00:46:23– Oui, oui, par les Césars.
00:46:24– On disait, voilà,
00:46:24que c'est terrible pour un comédien
00:46:25de ne plus être appelé,
00:46:27surtout pour une femme,
00:46:28ou la beauté.
00:46:29– Elle s'est encore pire que tout
00:46:30parce que ça a été vraiment
00:46:31la numéro un.
00:46:32De très très loin,
00:46:33la numéro un,
00:46:34ruiné par les impôts.
00:46:36– Ah oui, alors.
00:46:36– Ah oui, oui, ruiné par les impôts.
00:46:37– C'est vrai que vous aussi,
00:46:38vous avez dit,
00:46:39alors attendez, je vous cite,
00:46:40« Le cinéma m'a rendu pauvre. »
00:46:41Ah, tout de même.
00:46:42Ah si, j'ai lu ça.
00:46:44Ah bah, tout de même,
00:46:45dix ans après, alors.
00:46:46Quelque chose que vous diriez de nouveau
00:46:47pendant que vous êtes obligé.
00:46:48– Qu'est-ce qu'il a dit ?
00:46:49– Bon, écoutez.
00:46:51– Qu'est-ce qu'il a transformé
00:46:52ce que j'ai dit ?
00:46:52– Les gens artificiels.
00:46:54– En tout cas, oui,
00:46:54vous faites rare aussi dans les médias.
00:46:56D'ailleurs, on est très fiers
00:46:57de vous avoir…
00:46:58C'est un choix ça aussi ?
00:46:59– Non, parce que
00:47:00comme on ne promotionne
00:47:01que les trucs
00:47:02qui sont dans l'air du temps,
00:47:04on ne promotionne
00:47:05que les gens qui sont
00:47:06dans l'espèce de ronron.
00:47:09Vous n'avez pas remarqué
00:47:10qu'ils se cooptent entre eux ?
00:47:11Alors, on reçoit celui-là,
00:47:13donc on le reçoit là.
00:47:13Donc, si on l'a reçu là,
00:47:14on va le recevoir là.
00:47:15Et vous voyez toujours les mêmes.
00:47:17– Applaudissements.
00:47:21– C'est de l'autopromo
00:47:22et ils invitent les gens de la chaîne
00:47:24qui font des émissions sur la chaîne,
00:47:26qui font ensuite des films
00:47:28qui seront dans les émissions de la chaîne
00:47:29et ça tourne en boucle.
00:47:31– Parce que comme ils sont co-producteurs,
00:47:33ils ne vont pas vous dire
00:47:34que le truc qu'ils ont produit est mauvais.
00:47:36– C'est vrai qu'on ne vous a pas invité
00:47:37par Yann Barthès, par exemple,
00:47:38dans Quotidien.
00:47:39– Yann Barthès ?
00:47:40– Sur Téfa.
00:47:41– Il serait mal à l'aise.
00:47:43Vous savez pourquoi ?
00:47:44De mon regard sur lui.
00:47:46– Alors, c'est quoi le regard que vous avez sur ?
00:47:48– La façon que j'aurais de le regarder.
00:47:50– Vas-y.
00:47:51– Parce que tout le monde
00:47:52à quel il appartient,
00:47:53je le connais par cœur
00:47:53puisque j'étais le gendre de gens
00:47:56de son monde à lui.
00:47:58Ben oui,
00:47:59je les connais par cœur
00:48:00tous ces mecs-là.
00:48:01J'ai 81 ans,
00:48:02en 68.
00:48:03Qu'est-ce que tu crois que j'étais ?
00:48:04J'étais où ?
00:48:05Les babacous, tout ça.
00:48:07On va aller fumer le pétard,
00:48:08faire élever des vaches
00:48:09dans le massif central
00:48:11et faire de la bougie.
00:48:11– Et ça, c'est Yann Barthès
00:48:12pour vous aujourd'hui ?
00:48:13– C'est les descendants.
00:48:16– C'est pas vraiment babacous,
00:48:17Yann Barthès.
00:48:18Enfin, si, oui,
00:48:19il la joue, oui, c'est vrai.
00:48:20Il la joue.
00:48:21Gauche caviar, quoi.
00:48:22C'est ça que vous diriez ?
00:48:23– Non, je gauche pétard, non ?
00:48:24– Mais en tout cas, voilà.
00:48:29Donc, s'il ne vous invite pas,
00:48:30de toute façon,
00:48:30pour vous demander votre avis,
00:48:31parce que comme tout le monde
00:48:32est interrogé
00:48:33pour donner son avis sur tout,
00:48:35c'est quand même marrant
00:48:35que des acteurs populaires,
00:48:36des comédiens comme vous…
00:48:37– Je vais vous avouer
00:48:38que quand vous m'avez invité,
00:48:39je savais qu'il y avait des sujets
00:48:40qui étaient très délicats.
00:48:42J'ai dit à mes meilleurs amis
00:48:43avec qui j'étais tout à l'heure,
00:48:44j'ai dit, je suis embêté
00:48:46parce que je sais
00:48:47qu'il y a 80% de ce que je pense
00:48:49que je ne vais pas pouvoir dire
00:48:50parce que si je le dis,
00:48:52le peu qui me reste dans ce métier,
00:48:54on va me l'enlever.
00:48:58– À quoi, j'avoue, Laurent ?
00:49:00C'est fou parce que j'ai l'impression,
00:49:02et là, c'est un comédien qui le dit,
00:49:03que c'est un peu
00:49:03quand on s'est connu il y a peu de temps,
00:49:05c'était il y a un an et demi,
00:49:06un peu plus,
00:49:07tu m'as tenu exactement les mêmes propos.
00:49:09C'est-à-dire que toi,
00:49:10tu as décidé,
00:49:11toi, tu as franchi le Rubicon,
00:49:13mais tu ne peux plus faire marche en arrière.
00:49:15Marche arrière,
00:49:16tu ne peux plus revenir dans le système.
00:49:18Si demain, tu vas demander au CNC
00:49:20de l'avance sur recette,
00:49:21enfin, je ne sais pas comment on appelle ça,
00:49:22mais un financement,
00:49:23tu me dis,
00:49:24je n'essaye même pas.
00:49:25– Non, oui,
00:49:26ce n'est même pas la peine.
00:49:26– Est-ce que tu es tricard dans le métier
00:49:28parce que les commissions,
00:49:30tout ça,
00:49:30ils ne t'y penseraient plus ?
00:49:31– En plus,
00:49:32évidemment,
00:49:32et après,
00:49:33quand tu veux défendre un projet au CNC,
00:49:36parce qu'on parle toujours du CNC,
00:49:38d'ailleurs…
00:49:39– Tiens,
00:49:39écoutez,
00:49:39Babacool,
00:49:40Laurent Fionn,
00:49:40excuse-moi de vous déranger,
00:49:42je suis en train de fumer mon petit pet.
00:49:44– J'ai trouvé le nom,
00:49:45Jean-Jones.
00:49:45– Chris Marker.
00:49:47– Chris Marker.
00:49:48– Chris Marker.
00:49:48– Ah, Chris Marker.
00:49:49– Grand, c'est vrai,
00:49:51tu as raison.
00:49:51– Qui a fait le meilleur film
00:49:53sur Yves Montand,
00:49:54qui s'appelle
00:49:55La solitude d'un chanteur de fond.
00:49:57– Ah, je suis…
00:49:57– Ah, il faut que tu vois ça.
00:49:59Vous voyez ça ?
00:50:00– Oui.
00:50:00– Tout le monde parle de Montand,
00:50:02vous regardez ce film,
00:50:03je vous certifie qu'à 90%,
00:50:06c'est le meilleur résumé
00:50:08de tous les paradoxes de Montand.
00:50:10– D'accord.
00:50:11– Chanteur qui ne connaît pas
00:50:13une note de musique,
00:50:14sa mauvaise foi,
00:50:15tout,
00:50:16il y a tout dedans.
00:50:17– D'accord.
00:50:17– Et Laurent,
00:50:17donc,
00:50:18aujourd'hui, je disais,
00:50:19comme Jean-Pierre,
00:50:20c'est peut-être parce que
00:50:21tu as atteint une maturité,
00:50:22mais tu n'en as plus rien à foutre,
00:50:24mais si tu avais 30 ans,
00:50:25aujourd'hui,
00:50:26tu ne peux pas faire
00:50:26le virage que tu fais.
00:50:27– Ah, ben non,
00:50:28d'ailleurs, moi,
00:50:28je connais beaucoup
00:50:30de copains réels
00:50:31qui sont un peu plus jeunes
00:50:32que moi
00:50:32et qui me disent toujours,
00:50:34ben, oui,
00:50:35je ferai comme toi
00:50:35quand j'aurai ton âge.
00:50:37– Rires.
00:50:38– Aujourd'hui,
00:50:39– Je suis si vieux que ça,
00:50:40merde, alors.
00:50:40– Aujourd'hui,
00:50:41c'est plus facile
00:50:42de faire un premier film
00:50:44que de faire un deuxième
00:50:45ou troisième film.
00:50:48– C'est facile.
00:50:50C'est-à-dire que
00:50:50vous avez plus d'aide
00:50:51en étant lumpen,
00:50:54inconnu.
00:50:54– Absolument.
00:50:55Surtout inconnu.
00:50:57– Non, ben,
00:50:57après, il y a les relations,
00:50:58il y a les…
00:50:59– La relation, la famille.
00:51:00– La famille, surtout.
00:51:02– Il y a beaucoup de gens
00:51:03qui pensent comme nous.
00:51:05Excuse-moi,
00:51:06mais pendant,
00:51:06quand j'étais sur TPMP
00:51:08et que je…
00:51:08Moi, j'ai ouvert ma bouche
00:51:10pendant la période…
00:51:11– C'est populaire, Jean-Pierre.
00:51:12– Covid,
00:51:13j'ai dit,
00:51:14j'ai dit,
00:51:15attendez,
00:51:15il se passe des choses
00:51:16pas normales.
00:51:17c'est pas normal
00:51:18ce qu'on vit là,
00:51:19ce qu'on nous fait.
00:51:20Et rien que de dire ça,
00:51:22j'ai eu tellement de messages
00:51:23de gens de notre métier
00:51:25en privé
00:51:26qui me disaient,
00:51:27allez-y,
00:51:28vas-y, continue.
00:51:29– Oui, mais ça,
00:51:30c'est en l'ouser.
00:51:30– Mais ils n'assumaient pas
00:51:32parce qu'ils avaient peur.
00:51:32On a été à des manifestations
00:51:34avec des réalisateurs,
00:51:35ils venaient avec des bonnets,
00:51:36des lunettes de soleil
00:51:37pour pas qu'on les voit
00:51:39s'il y avait…
00:51:40– Ils étaient filmés.
00:51:40– Et courage.
00:51:42– Si je continue aujourd'hui
00:51:43à travailler,
00:51:44c'est pas grâce aux gens
00:51:45de métier,
00:51:46c'est parce que quand je vais
00:51:47dans des théâtres
00:51:47de 600 places,
00:51:48je fais 600 spectateurs,
00:51:49quand il y en a 300,
00:51:50j'en fais 300.
00:51:51Tant que j'aurai du monde
00:51:52dans la salle,
00:51:53ce serait inattaquable.
00:51:55Et quand je dis,
00:51:56je commence par le respect
00:51:57des spectateurs,
00:51:59c'est parce que c'est grâce
00:52:00à eux qu'on existe.
00:52:01Alors, pour revenir au cinéma
00:52:03et sur le problème
00:52:03des films de cinéma,
00:52:05le problème,
00:52:06c'est pas tant le contenu
00:52:07ou ce qu'ils racontent,
00:52:08ce qu'ils racontent.
00:52:08– Les cinémas français,
00:52:09ils meurent ou pas ?
00:52:09– Forcément,
00:52:11les films qu'on leur propose
00:52:13ne les intéressent pas.
00:52:15Parce que le film,
00:52:16il n'a pas été fait
00:52:16pour les intéresser,
00:52:17il a été fait
00:52:18pour se faire plaisir à soi.
00:52:21Il se regarde le nombril.
00:52:22– C'est comme Delfi Dernod
00:52:23qui avait dit à environ
00:52:23tous ses animateurs
00:52:25qu'il fallait faire la télé,
00:52:26non pas telle que le monde est,
00:52:27mais telle qu'on le rêve.
00:52:29– Voilà.
00:52:29Alors, ils font un cinéma
00:52:30qui les intéresse eux,
00:52:32ils sont très contents entre eux,
00:52:33mais monsieur tout le monde,
00:52:36il dit oui,
00:52:37mais moi le cinéma,
00:52:38j'allais au cinéma pour rêver.
00:52:40Et tu es au cinéma,
00:52:41tu rêves plus là,
00:52:42maintenant t'es dans l'infange,
00:52:45t'es dans la déprime totale.
00:52:46C'est-à-dire,
00:52:48moi quand j'allais au cinéma,
00:52:50quand j'allais voir
00:52:50« Sous les plus grands chapitaux du monde »,
00:52:52j'allais voir « Trapèze »,
00:52:54j'allais voir,
00:52:55je rêvais,
00:52:56je rêvais,
00:52:56ça me faisait rêver.
00:52:58Là je vais voir un film,
00:52:59je ne rêve pas,
00:52:59oh là là,
00:53:00je fais des cauchemars.
00:53:06Justement,
00:53:08à ton avis,
00:53:08pourquoi il n'y a pas
00:53:09de comédie populaire
00:53:10comme il y avait avant ?
00:53:11Parce que c'est très difficile.
00:53:12Il n'y a pas de César
00:53:12du film populaire.
00:53:13Si, si,
00:53:13ils ont rectifié le tir.
00:53:15Ah, quand même.
00:53:16Un petit peu.
00:53:17Et même,
00:53:17comment il s'appelle ?
00:53:18C'est-à-dire ?
00:53:21L'acteur…
00:53:22Danny Boone ?
00:53:23Non, pas Danny Boone,
00:53:24Franck Dubost,
00:53:25il est nommé en César,
00:53:27donc ça arrive un jour ou l'autre.
00:53:29Parce que le plus doué
00:53:32de la génération,
00:53:33c'est Clavier.
00:53:34Je sais très bien
00:53:35que Clavier,
00:53:36ils l'ont flingué
00:53:37parce qu'ils ne pensent pas
00:53:38comme tout le monde.
00:53:39Il était même sarkoziste.
00:53:41Oui, un peu sarkoziste,
00:53:42tout ça.
00:53:42Donc, ils ont essayé,
00:53:43ils ont fait…
00:53:43Bon,
00:53:44on l'a fermé,
00:53:47on l'a empêché
00:53:47de faire des films,
00:53:48c'est pas grave,
00:53:49il s'est remis au travail
00:53:50et il a fait le truc
00:53:51de la famille des mariages
00:53:53et il a recartonné
00:53:54et il a rebondi.
00:53:56Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?
00:53:58Oui, mais attends,
00:54:00c'est pas forcément
00:54:01mon cinéma idéal
00:54:02mais quand j'ai vu le film,
00:54:04je me suis marré,
00:54:05et je me suis dit
00:54:06tiens,
00:54:07j'aurais bien aimé
00:54:07tourner là-dedans.
00:54:08Ça m'aurait amusé
00:54:09de te regarder.
00:54:10Donc,
00:54:10on a du cinéma populaire
00:54:12mais c'est très difficile
00:54:13à monter,
00:54:14c'est très difficile
00:54:17à monter
00:54:17parce qu'il faut
00:54:20te battre.
00:54:21Au départ,
00:54:22tu sais que tu ne vas pas
00:54:22avoir la machine
00:54:23derrière toi.
00:54:25Et Clavier,
00:54:26quand il a fait ce film-là,
00:54:27il n'avait pas la machine.
00:54:28rappelle-toi,
00:54:29la promotion du film,
00:54:30il n'en a pas eu tant que ça.
00:54:32donc pour sortir un film
00:54:34il faut de la publicité, il faut les médias
00:54:36il faut être invité
00:54:38mais les places sont chères
00:54:40puisqu'ils ont leur petit chouchou
00:54:41à faire passer
00:54:42– C'est un système soviétique en fait
00:54:43– Il faut plaire d'abord à TF1, à France Télé
00:54:47à Canal parce que Canal en plus
00:54:49c'est Bolloré
00:54:49– Bolloré c'est un des
00:54:52– Quel regard vous avez d'ailleurs là-dessus
00:54:53sur cette recomposition quand même
00:54:55un petit peu des médias
00:54:57Bolloré quand même avec CNews dont on parle de plus en plus
00:54:59vous regardez un peu la télé encore aujourd'hui
00:55:01– Alors je veux dire
00:55:03si vous voulez être critique
00:55:06il faut regarder, je regarde les fictions
00:55:07et je vais voir les films, je vote au César
00:55:10je me suis tapé un certain nombre de films
00:55:12pour voir
00:55:14parce que parler, parler, il faut regarder ce qu'ils font
00:55:16avant de critiquer
00:55:17et je regarde la télé, je veux dire
00:55:19par exemple FR3 a des très bonnes fictions
00:55:22– Ah vous dites encore FR3
00:55:23– Oui
00:55:23– Je vois que vous la regardez bien
00:55:27– Il y a toujours un 3
00:55:32il y a toujours un 2, il y a toujours un…
00:55:36– Alors bon voilà
00:55:36donc je regarde les fictions
00:55:38je regarde les castings
00:55:40voire les acteurs, les nouveaux acteurs
00:55:41ceux qui y mettent sur le marché
00:55:43pourquoi c'est celle-là qui tourne ça
00:55:45pourquoi c'est celui-là
00:55:46pourquoi on prend un karatéka
00:55:47pour faire un rôle dans un film
00:55:50pourquoi on prend une champouineuse
00:55:51pour faire un truc
00:55:52pourquoi on ne prend pas un comédien
00:55:53pourquoi on prend un truc
00:55:55j'essaie de comprendre
00:55:56– Est-ce que je veux dire
00:55:57c'est intéressant
00:55:58vous vous considérez toujours dans le système
00:56:00vous êtes en marge un petit peu
00:56:02– Je suis complètement dans le système
00:56:03– Toi qui as voté au César
00:56:05t'as voté pour qui alors ?
00:56:07– Alors je vais vous dire
00:56:08ce que je veux dire à tous les médias
00:56:09il se trouve qu'en France
00:56:10– C'est quand là c'est bientôt les Césars
00:56:12– Ah oui
00:56:12– En France
00:56:14le vote
00:56:14il y a ce qu'on appelle un isoloir
00:56:17donc on n'a pas à savoir ce que je vote
00:56:19le percepteur
00:56:20il n'y a que lui et moi
00:56:21donc ce que je gagne
00:56:21– En parlant pas des Césars
00:56:22alors vous votez quoi
00:56:23à la présidentielle de 2027 ?
00:56:25– Si vous avez Le Pen
00:56:26Mélenchon
00:56:27vous votez pour qui ?
00:56:29– Il les flingue les deux
00:56:29– Ah non
00:56:30– Vas-y je vais flinguer les deux
00:56:32– Pourquoi ?
00:56:33– Vous les mettez sur un pied d'égalité ?
00:56:35– Qui ?
00:56:36– Si vous avez Marine Le Pen
00:56:37ou Jordan Bardella
00:56:38face à Jean-Luc Mélenchon
00:56:40vous n'allez pas
00:56:41vous allez voter
00:56:41– Ah bah attendez
00:56:43ça peut se produire là
00:56:44– Je ne sais pas
00:56:45que ça peut se produire
00:56:46ça va se produire
00:56:47– Alors
00:56:47et vous faites quoi alors ?
00:56:48– Je vous dis
00:56:48ça s'arrêglera à l'isoloir
00:56:50ça ne vous regarde pas
00:56:51– D'accord
00:56:52– Alors par rapport
00:56:54au César
00:56:54il y a quand même
00:56:55un film qui t'a marqué
00:56:56– Si tout le monde faisait
00:56:57comme moi
00:56:58on en parlerait un peu moins
00:57:00parce que c'est la bonne
00:57:01que ça se fait
00:57:02– Est-ce que c'est le boulot aussi
00:57:03d'un…
00:57:04alors là je me tire
00:57:04une balle dans le pied
00:57:05est-ce que finalement
00:57:06on en a à foutre
00:57:06de connaître les opinions
00:57:08finalement politiques
00:57:08de tant que ça
00:57:09de comédiennes
00:57:10– Vous ne savez pas
00:57:11hallucinant
00:57:12qu'un journaliste
00:57:12– Belmondo il n'a jamais
00:57:13ouvert sa gueule pour ça
00:57:15Bebel il n'avait jamais dit
00:57:16– Vous savez ce qu'il a dit
00:57:16Bebel ?
00:57:17Il a tout résumé
00:57:17la première grève d'acteurs
00:57:19je vais vous la raconter
00:57:20il a dit c'est vrai
00:57:21je gagne beaucoup d'argent
00:57:22– Un film
00:57:24– Voilà
00:57:26je vais vous donner
00:57:27je me rappelle
00:57:28parce qu'il a dit
00:57:295 francs chacun
00:57:30à l'époque
00:57:30c'était des francs
00:57:315 francs chacun
00:57:34vous allez être content
00:57:34vous allez être content
00:57:35vous allez être touché
00:57:355 francs
00:57:35enfin c'était un peu plus que ça
00:57:38sauf que l'année prochaine
00:57:39moi je n'aurai plus d'argent
00:57:40pour faire le film
00:57:41donc je vais mettre
00:57:42tout le monde au chômage
00:57:46bonjour au revoir
00:57:47si Bebel ne gagne pas d'argent
00:57:49il ne produit pas de film
00:57:51parce qu'à l'époque
00:57:52comment marchait le cinéma ?
00:57:54c'est les distributeurs
00:57:55les propriétaires de salles
00:57:57qui remontaient l'argent
00:57:59pour avoir le film
00:58:00dans leur salle
00:58:01et gagner de l'argent
00:58:04aujourd'hui
00:58:04ce n'est plus comme ça
00:58:06c'est pour ça
00:58:07qu'aujourd'hui
00:58:07il y a des producteurs
00:58:09qui n'ont plus besoin
00:58:09de faire d'entrée
00:58:10puisque le financement
00:58:11ils l'ont eu
00:58:12avant de commencer
00:58:12– Pardon mais pour revenir
00:58:13parce que vous n'avez pas
00:58:14m'y échapper
00:58:15je vois bien
00:58:16vous voulez m'emmener
00:58:16non non
00:58:17tous ces fronts là
00:58:19ces cordons sanitaires
00:58:20d'artistes
00:58:23qu'on voit
00:58:23à chaque présidentielle
00:58:24arriver
00:58:25pour dire
00:58:25tout sauf le RN
00:58:26tout sauf Marine Le Pen
00:58:29voilà
00:58:30vous pourriez quand même
00:58:31quoi que vous alliez voter
00:58:32ça vous choque ou pas ?
00:58:34est-ce que c'est le boulot
00:58:35d'un comédien
00:58:36de nous dire
00:58:37ce qu'on doit penser ?
00:58:38– Non non non non non
00:58:38moi je suis là
00:58:39pour les faire rire
00:58:40– Voilà
00:58:40– Voilà
00:58:43il y en a quelques-uns
00:58:44qui ont tendance
00:58:45à l'oublier
00:58:45– Et autre chose
00:58:47pour les faire rire
00:58:48et autre chose
00:58:49c'est comme
00:58:50je trouve ça aberrant
00:58:52par rapport à leur éthique
00:58:53qu'un journaliste
00:58:54dit
00:58:55soit un journaliste
00:58:55de gauche
00:58:57un journaliste
00:58:58par définition
00:58:59– Il n'y a pas
00:58:59il est apolitique
00:59:00– Il est apolitique
00:59:01dans
00:59:01– Il n'y a plus d'éthique
00:59:02– Non non non
00:59:02il peut être de gauche
00:59:04mais quand il est
00:59:05sur une enquête
00:59:06il faut qu'il soit objectif
00:59:08il ne peut pas pencher
00:59:09à droite
00:59:10ou à gauche
00:59:11il faut qu'il reste
00:59:12et respecte
00:59:13les faits
00:59:14que les faits
00:59:15que les faits
00:59:15et c'est parce qu'on ne respecte
00:59:17plus les faits
00:59:18les faits
00:59:18les faits
00:59:19qu'on est tout le temps
00:59:20le cul entre deux chaises
00:59:21– C'est les fesses
00:59:22les fesses
00:59:22les fesses
00:59:23– Comment vous expliquez
00:59:26que les salles
00:59:26elles se vident
00:59:27ça vient de quoi
00:59:27alors finalement
00:59:28puisqu'elles se vident
00:59:28de plus en plus
00:59:29les salles de cinéma
00:59:30– Parce que vous ne leur proposez
00:59:31pas ce qu'ils attendent
00:59:32quand il y a un bon film
00:59:33comme par hasard
00:59:34le bouche-en-oreille fait
00:59:35que dans les dix jours
00:59:38dans les dix jours
00:59:39bon moi j'ai eu deux fois
00:59:40– Il y a les tuches
00:59:42– Je n'ai pas le meilleur exemple
00:59:43– Ah oui non non
00:59:44mais justement
00:59:45– Non mais les gens
00:59:45ils ont le mal
00:59:46– Allez je vois Laurent Firod
00:59:47fan des tuches toi
00:59:48– Je n'ai pas vu en fait
00:59:50les tuches
00:59:51– Je t'explique
00:59:51j'avais deux enfants
00:59:52qui étaient au lycée
00:59:54j'habitais dans une résidence
00:59:56un peu chicose
00:59:56avec beaucoup de cadres supérieurs
00:59:58il suffisait que j'écoute
00:59:59mes deux enfants
01:00:00mon fils Giovanni
01:00:01et ma fille Paola
01:00:02qui étaient au collège
01:00:03pour savoir
01:00:04quel film allait marcher
01:00:06j'avais le vote des Césars
01:00:07le coffret à l'époque
01:00:08j'avais une résidence
01:00:09j'avais des amis
01:00:11dans cette résidence
01:00:12qui savaient
01:00:13que j'avais des films
01:00:13gratuits
01:00:14ils pouvaient les voir
01:00:14à ton avis
01:00:15combien de films
01:00:16ils venaient prendre
01:00:18dans ma caisse
01:00:205 films
01:00:21ils n'ont jamais pris
01:00:22plus de 5 films
01:00:24déjà à l'époque
01:00:24– Les films populaires
01:00:26il n'y avait pas
01:00:26les bronzés
01:00:27les soudoués
01:00:28– Si
01:00:29tu vois les sorties de films
01:00:30il en sort 3, 4 par semaine
01:00:32à certains moments
01:00:34à 15 balles
01:00:35– C'est ça
01:00:36– C'est ça
01:00:36– C'est ça
01:00:37– C'est ça
01:00:47quand tu as des enfants
01:00:48– Quand tu as des enfants
01:00:49tu crois que ça coûte
01:00:50pour aller te faire chier
01:00:51pendant une heure et demie
01:00:55– Est-ce qu'on peut encore
01:00:58sortir un film au cinéma
01:01:00sans céder à la bien-pensance
01:01:01idéologique
01:01:02d'après toi Didier ?
01:01:04– Oui c'est encore possible
01:01:06il y a toujours
01:01:07des gens qui ont la main
01:01:10je pense à Danny Boon
01:01:11je pense à certaines personnes
01:01:13qui sont dans le bien-pensant
01:01:15je vois Laurent qui rigole
01:01:17non ?
01:01:17– Non mais il y a quand même
01:01:19des gens qui ont la main
01:01:21Philippe Lachaud
01:01:21il a quand même la main
01:01:22en ce moment
01:01:23et donc il peut sortir
01:01:25des films
01:01:26comme Marcy Pilamy
01:01:28– Oui mais est-ce que ça
01:01:29rompt vraiment
01:01:30avec la bien-pensance ?
01:01:31– Ah bah oui
01:01:32quand il sort Baby City
01:01:33à l'époque
01:01:33ça rompt avec la bien-pensance
01:01:35parce que c'est des films
01:01:37qui n'ont pas d'autre but
01:01:38– Ah je vois Laurent
01:01:38qui n'a pas l'air d'ex
01:01:39c'est le remake
01:01:40d'un film américain
01:01:41Baby City
01:01:42– Ah bah peut-être
01:01:42– Qui ne rompt pas du tout
01:01:44avec la bien-pensance
01:01:45qui est juste une comédie
01:01:46pour…
01:01:47une comédie gentillette
01:01:49et familiale
01:01:50– Non non je te dis juste
01:01:51que ces films
01:01:52a priori
01:01:53n'ont pas d'autre but
01:01:55que de divertir
01:01:56– Absolument
01:01:56– Et d'ailleurs
01:01:57ils touchent bien
01:01:58quand tu vois
01:01:59qu'il vient de faire
01:01:59je ne sais pas combien
01:02:00de millions
01:02:01et puis je reprends juste
01:02:02que le mois de janvier
01:02:04de cette année
01:02:05a été un des meilleurs mois
01:02:06du cinéma
01:02:06depuis très longtemps
01:02:07au niveau des entrées
01:02:08ça a été juste hallucinant
01:02:11donc oui
01:02:12il y a quand même des gens
01:02:13mais il a mis combien de temps
01:02:14à avoir le pouvoir
01:02:16Lachaud
01:02:16donc il était
01:02:18c'était la bande à Fifi
01:02:19sur Canal Plus avant
01:02:20et ça fait
01:02:21et avant il était
01:02:22dans sa chambre
01:02:23à faire des films
01:02:23ça fait 20 ans
01:02:24qu'il est sur
01:02:27il est déjà
01:02:28derrière une caméra
01:02:29et ça fait
01:02:30ça fait quelques années seulement
01:02:32que ça commence
01:02:32à marcher petit à petit
01:02:34– Moi je pensais plus
01:02:34à des films comme ça
01:02:35Cracker
01:02:35qui se faisaient censurer
01:02:37toutes les villes
01:02:38où ils étaient
01:02:38sur les Vendéens
01:02:40je vais juste rajouter
01:02:41sur Philippe Lachaud
01:02:42pourquoi ses films
01:02:43ont du succès
01:02:44c'est parce qu'il ne donne
01:02:44pas de leçons
01:02:45dans ses films
01:02:45il n'est pas à contre-courant
01:02:47mais il ne donne pas de leçons
01:02:48il divertit
01:02:49c'est un pur divertissement
01:02:50et c'est ce que les gens veulent
01:02:52ils veulent être transportés
01:02:53les gens
01:02:54ils veulent rêver
01:02:54il n'y a plus de stars
01:02:55donc la bande à Fifi
01:02:57cartonne parce qu'il ne donne
01:02:58pas de leçons
01:02:58mais c'est vrai
01:02:59que dans le cinéma français
01:03:00il n'y a plus de stars
01:03:01ça ne fait plus rêver
01:03:02c'est qui pour vous
01:03:03enfin hors de vous
01:03:04bien sûr
01:03:04mais les gens qui vous
01:03:05je ne suis pas une star
01:03:06une star et une vedette
01:03:07moi je suis populaire
01:03:09exactement populaire
01:03:10il paraît que les gens
01:03:11l'aiment bien
01:03:12alors les stars
01:03:13il n'y en a plus
01:03:13ça c'est dire
01:03:14dans les Etats-Unis
01:03:14Brad Pitt c'est une star
01:03:15il n'y en a plus de Belmondo
01:03:16de Bordeaux
01:03:18aujourd'hui
01:03:18vous n'en voyez pas
01:03:19parmi les jeunes qui arrivent
01:03:19il y en a
01:03:20non non
01:03:20il y a des très grands comédiens
01:03:21Gallienne
01:03:22Pierre Dinet
01:03:23c'est un remarquable comédien
01:03:24à qui on fait faire trop de films
01:03:25à mon avis
01:03:26parce qu'on est en train de l'user
01:03:27mais il y en a des très très grands comédiens
01:03:30Dujardin a fait des progrès
01:03:32hallucinants
01:03:32c'est devenu un remarquable comédien
01:03:34je ne sais pas
01:03:35Maud Daniel Auteuil
01:03:35c'est un formidable acteur
01:03:37on a des très très bons comédiens
01:03:39alors c'est des vedettes
01:03:40oui
01:03:41des stars
01:03:42alors qu'est-ce qui faisait
01:03:43qu'il y avait ce petit
01:03:45ce petit
01:03:45je ne sais pas
01:03:46comment on dit un Belmondo
01:03:48à Delon
01:03:49quand ils arrivaient
01:03:50ça se voyait
01:03:52quand ils arrivaient
01:03:52ça se voyait
01:03:53moi j'ai vu ma belle-mère
01:03:55Simone Signoret
01:03:55au petit déjeuner le matin
01:03:56quand elle est arrivée
01:03:57c'est une star
01:03:58je ne sais pas pourquoi
01:03:58c'est une star
01:03:59le temps s'arrête
01:04:01quand vous arrivez
01:04:02et que vous voyez Brad Pitt
01:04:03vous faites
01:04:03putain de merde
01:04:04oh le salaud
01:04:05qu'est-ce qu'il est beau
01:04:07et Depardieu
01:04:08et Jotiel
01:04:08tu as beaucoup d'argent
01:04:09à quel regard
01:04:09vous avez sur Depardieu
01:04:10alors Depardieu
01:04:11je ne peux pas en parler
01:04:13parce que
01:04:14un ami
01:04:15d'abord un ami intime
01:04:16et je l'ai vu arriver à Paris
01:04:18il avait 19 ans
01:04:20c'est peut-être la dernière star
01:04:21en dépit de tout ce qui lui arrive
01:04:23c'est la dernière star
01:04:24du cinéma français
01:04:25c'est
01:04:26c'est un monstre sacré
01:04:28c'est un immense acteur
01:04:30c'est un immense acteur
01:04:32bon
01:04:32on adore détruire
01:04:34vous savez
01:04:34on adore décapiter les rois
01:04:36on adore flinguer
01:04:37tout ce qui dépasse
01:04:38on adore couper les têtes
01:04:38mais Gérard
01:04:39c'est un immense acteur
01:04:40voilà
01:04:41et
01:04:43on pourra tout lui enlever
01:04:44c'est intéressant
01:04:45c'est intéressant
01:04:45qu'est-ce que vous en pensez
01:04:46de ce qui
01:04:46je n'en pense rien
01:04:52je trouve ça
01:04:52tout ça
01:04:53c'est pathétique
01:04:55Laurent
01:04:56sur Gérard Depardieu
01:04:57là je vois que tout d'un coup
01:05:00alors là
01:05:01on la ramène moi
01:05:02je l'ai croisé
01:05:03dans le métro
01:05:05non
01:05:06non
01:05:06alors non
01:05:07étrangement
01:05:07je l'ai croisé
01:05:08à un carrefour
01:05:11il était en scooter
01:05:13et il a failli
01:05:14de rentrer dedans
01:05:16oui
01:05:17il s'est excusé
01:05:19je lui ai dit
01:05:20je vous en prie
01:05:21et il est reparti
01:05:22bon bon esprit
01:05:23c'est incroyable
01:05:24bon esprit
01:05:25j'ai que des aventures
01:05:26comme ça extravignées
01:05:26avec les stars
01:05:27c'est très difficile
01:05:30t'as fait jouer Johnny
01:05:31à l'idée toi
01:05:32tout à fait
01:05:32c'était quand
01:05:33c'était
01:05:34ben c'était
01:05:35quand il était en vie
01:05:36oui
01:05:40déjà
01:05:40c'est une information
01:05:42importante je crois
01:05:44si on faisait
01:05:46les morts
01:05:47et puis à son âme
01:05:47Johnny
01:05:48si on faisait
01:05:48le flashback
01:05:49de sa vie
01:05:49et de ce qu'il a fait
01:05:50dans sa vie
01:05:52il y aurait de quoi dire aussi
01:05:53je veux dire
01:05:54Versus Depardieu
01:05:55c'est ça que vous voulez dire
01:05:55oui
01:05:57voilà
01:05:57à l'époque
01:05:58c'était un autre
01:06:01non mais c'est intéressant
01:06:02c'était une star lui aussi
01:06:03il était en plus
01:06:03à la fois chanteur
01:06:04et comédien d'ailleurs
01:06:05on l'a
01:06:06on a tout à l'oublier
01:06:07donc on est fait
01:06:08à la casser
01:06:09comment ça s'est passé
01:06:10avec Johnny
01:06:11tiens toi
01:06:11je suis resté très longtemps
01:06:13avec lui
01:06:14ah vous étiez ensemble
01:06:14ensemble bien sûr
01:06:15on était ensemble
01:06:16mais un joli couple
01:06:18non non
01:06:18donc voilà
01:06:19c'est quoi
01:06:20c'est 3-4 mois
01:06:20un film en général
01:06:21quand vous trouvez
01:06:21là non plus longtemps
01:06:22parce que
01:06:23c'est lequel que tu as fait
01:06:24avec lui
01:06:25retiens la nuit
01:06:25quartier VIP
01:06:26quartier VIP
01:06:27donc
01:06:29non non
01:06:30je venais souvent
01:06:31chez lui
01:06:32pour lui faire
01:06:33répéter
01:06:34pour la texture
01:06:34parce qu'il avait
01:06:36un peu de mal
01:06:36à prendre le texte
01:06:38voilà
01:06:39donc après
01:06:39une personne
01:06:40tu as fait jouer
01:06:40Audrey Toto aussi
01:06:41tu avais fait
01:06:41aussi
01:06:41oui oui
01:06:42moi j'ai côtoyé
01:06:43les stars
01:06:44pas seulement
01:06:44dans les métros
01:06:45et les carrefours
01:06:45c'est plus compliqué
01:06:47en effet
01:06:47tu as dit pour Johnny
01:06:48mais est-ce que
01:06:48tu es resté en contact
01:06:49avec Audrey Toto
01:06:50non moi tu sais
01:06:51je fais le film
01:06:52avec des stars
01:06:53voilà
01:06:54après moi
01:06:54je me mets indifférent
01:06:55et les stars
01:06:55tu partages la vie
01:06:56de Jean-Pierre
01:06:57il n'y a plus de stars
01:06:58aujourd'hui pour toi
01:06:59non non
01:07:00il y a beaucoup
01:07:01qui se prennent
01:07:01pour des stars
01:07:02ça c'est sûr
01:07:03mais ce ne sont pas
01:07:04des stars
01:07:05mais en fait
01:07:06ce n'est pas vraiment
01:07:06à cause d'eux
01:07:07c'est surtout à cause
01:07:08des films
01:07:08qui se sont faits
01:07:09aujourd'hui
01:07:10autant à l'époque
01:07:11où il y avait
01:07:11de vrais stars
01:07:12c'est parce qu'on
01:07:13montrait des films
01:07:14où il y avait
01:07:14de vrais personnages
01:07:16qui étaient forts
01:07:17il y avait de vraies
01:07:18héroïnes
01:07:19de vrais héros
01:07:19aujourd'hui
01:07:20on a des anti-héros
01:07:21anti-héroïnes
01:07:22on a des gens
01:07:23du quotidien
01:07:23etc
01:07:24dans des histoires
01:07:25au quotidien
01:07:26comment est-ce qu'on peut
01:07:28être star
01:07:28à l'art de long français
01:07:29sublime
01:07:29si on défend des rôles
01:07:31totalement médiocres
01:07:32on ne peut pas être une star
01:07:33il faut que les rôles
01:07:34nous portent aussi
01:07:35ils ne font plus rêver
01:07:36c'est ça
01:07:36les films ne font plus rêver
01:07:38donc les comédiens
01:07:38qui jouent dedans
01:07:39ne font plus rêver non plus
01:07:43Jean-Pierre
01:07:44justement je parlais
01:07:44je ne sais pas si vous avez
01:07:45été au courant
01:07:45de ce film
01:07:46donc Sacré Coeur
01:07:47ça vous choque
01:07:47il y a des films
01:07:48qui défendent aujourd'hui
01:07:48les valeurs
01:07:49et les racines chrétiennes
01:07:50françaises par exemple
01:07:57ce film vous voulez
01:07:58non vous n'êtes peut-être
01:07:59pas suivi
01:08:00Sacré Coeur
01:08:01je vois que Jean-Pierre
01:08:02a l'air stoïque
01:08:03non mais c'est vrai
01:08:04qu'on n'a plus tellement
01:08:05de films
01:08:06alors aidez-moi
01:08:06aidez-moi s'il vous plaît
01:08:08non vous ne voyez pas
01:08:09de quel film je parle
01:08:09tu veux dire que
01:08:11le film avec Ferdandelle
01:08:12quand il joue un curé
01:08:13je ne sais pas
01:08:14mais au hasard
01:08:14est-ce que
01:08:15c'est un bon exemple
01:08:16non mais Sacré Coeur
01:08:17c'est un film
01:08:18qui est sorti il n'y a pas longtemps
01:08:19qui est sorti il n'y a pas longtemps
01:08:20qui a été totalement boycotté
01:08:21justement par les médias
01:08:23par les salles
01:08:23et même il y a
01:08:25le maire de Marseille
01:08:26qui avait voulu l'interdire
01:08:28parce qu'en fait
01:08:29ça véhiculait
01:08:30les races chrétiennes
01:08:32et donc
01:08:32ce n'était pas politique
01:08:33il écoute le cinéma
01:08:33il écoute encore
01:08:34les français
01:08:35voilà je pose la question
01:08:36différemment
01:08:36un peu plus
01:08:37sur un plan politique
01:08:38est-ce que d'après vous
01:08:41voilà le cinéma
01:08:42est plus en empathie
01:08:44avec ce que les français
01:08:45veulent
01:08:45les entrées
01:08:47prouvent le contraire
01:08:49alors il n'y a jamais
01:08:50aussi peu d'entrées
01:08:52que cette année
01:08:53jamais
01:08:54et quand ça rentre
01:08:55c'est parce que
01:08:55c'est des films américains
01:08:56qui font monter la hausse
01:08:58et comme toujours
01:08:59il y a une autocensure
01:09:00non c'est pas ça
01:09:02le problème dans ces histoires
01:09:03c'est que t'as toujours
01:09:04l'exemple
01:09:05qui confirme la règle
01:09:08c'est-à-dire qu'il y a
01:09:08toujours un truc qui marche
01:09:11sur 10 films
01:09:1220 films
01:09:13c'est comme à la loterie
01:09:14il y a toujours un gagnant
01:09:15mais c'est pas toi
01:09:16voilà
01:09:18il y a toujours un gagnant
01:09:19mais il y a 10, 20, 30, 40 films
01:09:21puis tout d'un coup
01:09:22il y a un film
01:09:23alors je prends par exemple
01:09:24Rasta Truc
01:09:26Truc
01:09:27Neuille ma mère
01:09:28tu vois
01:09:28t'as toujours un film
01:09:29tu sais pas pourquoi
01:09:31il est tout d'un coup
01:09:32tac, tac, tac, tac, tac
01:09:33fait 2, 3 millions
01:09:35Est-ce qu'il ne faudrait pas
01:09:36changer le système
01:09:36et conditionner les aides publiques
01:09:38aux entrées en salle
01:09:38ce serait peut-être pas mal quoi
01:09:39Non mais il faudrait supprimer
01:09:40les aides publiques
01:09:41L'idéologie déjà
01:09:42Les aides publiques
01:09:47Les premiers à bénéficier
01:09:48des aides publiques
01:09:49en un
01:09:50on donne le SMIC
01:09:51à tous les paysans en France
01:09:53et en fin d'année
01:09:54on fait le bilan
01:09:55de leur ferme
01:09:56s'ils ont gagné trop
01:09:58ils remboursent
01:09:58et s'ils n'ont pas gagné
01:10:00ils gardent
01:10:01ils ne devraient pas
01:10:01qu'émander de l'argent
01:10:02déjà
01:10:03ça c'est une bonne preuve
01:10:07des mecs
01:10:08qui se lavent à 6h du matin
01:10:09qui ne prennent pas moins
01:10:09c'est ça
01:10:10l'argent public
01:10:11c'est pas fait pour nous
01:10:13Alors c'est intéressant
01:10:13parce que vous êtes tous au courant
01:10:14qu'il y a en ce moment
01:10:15une commission d'enquête
01:10:15qui fait beaucoup parler
01:10:16à l'Assemblée nationale
01:10:17sur le fonctionnement
01:10:19justement
01:10:19le financement
01:10:20et la neutralité
01:10:21du service public
01:10:22est-ce que par exemple
01:10:22le service public audiovisuel
01:10:24vous parliez tout à l'heure
01:10:25des fer 3
01:10:25est-ce que vous
01:10:27vous êtes content
01:10:28de financer via vos impôts
01:10:29de manière indirecte
01:10:30ce service public là
01:10:31autant de chaînes publiques
01:10:32un biais idéologique
01:10:34dans tous ces journaux
01:10:35Je ne suis pas rentré
01:10:35dans ce débat
01:10:36puisque c'est des lois
01:10:37ils sont protégés
01:10:38par des lois
01:10:38par des institutions
01:10:40simplement
01:10:41Vous êtes représenté
01:10:42vous trouvez ?
01:10:44Nous les acteurs
01:10:45on n'est pas représenté
01:10:45chez eux
01:10:46Non mais vos convictions
01:10:47vos idées politiques
01:10:48ou quelles qu'elles soient
01:10:49vous avez l'impression
01:10:50que le service public
01:10:51est neutre ?
01:10:52Je dois ma carrière
01:10:53à TF1
01:10:54à France 3
01:10:54et au service public
01:10:57j'ai commencé
01:10:58à faire du noir et blanc
01:10:59avec le RTF
01:11:00quand même
01:11:02donc je vais avoir
01:11:03la reconnaissance du ventre
01:11:04Laisse-tu un peu
01:11:05après l'émission
01:11:06qu'ils puissent
01:11:07encore travailler
01:11:08Tu vois ce que je veux dire ?
01:11:10Mais je pense
01:11:12que les subventions
01:11:14qu'on donne
01:11:15ta droite
01:11:16Pour Patrick Sébastien
01:11:18qu'il ne soit plus
01:11:18sur le service public
01:11:19on va les jouer différemment
01:11:20Et ça c'est des guerres
01:11:21c'est des guerres
01:11:21c'est des guerres internes ça
01:11:23On croit que c'est uniquement
01:11:23des guerres internes
01:11:24Oui bien sûr
01:11:25Il n'y a pas une arrière-pensée
01:11:25idéologique derrière ça
01:11:26Non parce qu'à un moment donné
01:11:28ils ont dit
01:11:28on va rajeunir
01:11:29les chaînes
01:11:31Non Michel Drucker
01:11:32il y est toujours
01:11:35Il a pourtant été vendu
01:11:37avec la télé
01:11:38Moi il était déjà
01:11:39chez Darty
01:11:40quand j'ai acheté
01:11:40Oui ils l'ont acheté
01:11:40avec les murs
01:11:41Voilà
01:11:43Non mais
01:11:44Drucker c'est ta part
01:11:45Non mais entre nous
01:11:46Bon je sais que
01:11:47Michel Drucker
01:11:48c'est un tout cham
01:11:48mais
01:11:50On est comme ça
01:11:51Bon il y a toujours
01:11:52le vieux du vieux
01:11:53Ils ont voulu rajeunir
01:11:54la scène
01:11:55Elle a voulu prendre
01:11:56les rênes de son truc
01:11:57Ils ont développé la fiction
01:11:59qui a très bien marché
01:11:59pendant un moment d'ailleurs
01:12:00Ils ont fait des très bons téléfilms
01:12:03La 3
01:12:03Ça ressemble au privé
01:12:06Aujourd'hui ce qui marche
01:12:07c'est meurtre
01:12:07et les grandes fictions
01:12:09de prestige
01:12:10de France Télévisions
01:12:11J'ai plus l'impression
01:12:12qu'il y en a beaucoup
01:12:13non ?
01:12:13Enfin je me trompe ou pas
01:12:14La José Daillon
01:12:17Ouais à la José Daillon
01:12:18avec Depardieu
01:12:18C'était sur Télévisions
01:12:20en plus
01:12:21J'ai monté Christo
01:12:22d'accord
01:12:23mais oui mais ça
01:12:24C'est sur Télévisions
01:12:25Non
01:12:25Ça c'est les programmateurs
01:12:27qui sont responsables
01:12:28avec toutes les chaînes
01:12:29José Daillon
01:12:29C'est les programmateurs
01:12:30C'est Captain Marleau
01:12:32Ah c'est Captain Marleau
01:12:33Excuse-moi
01:12:34En ce moment c'est ça
01:12:35Et c'est ça
01:12:36Vous êtes fier de Captain Marleau
01:12:37Vous trouvez que c'est ?
01:12:38Pas trop moi personnellement
01:12:39Je ne suis pas trop fan
01:12:40de Captain Marleau
01:12:41Non mais je ne sais pas
01:12:42je ne connais pas
01:12:42Vous ne regardez Captain Marleau
01:12:44Non ?
01:12:44Moi depuis
01:12:45qui s'est mis
01:12:46en sanglanté
01:12:47sur la scène des Césars
01:12:48Oui un poil
01:12:49Comment elle s'appelle ?
01:12:50C'est une comédienne
01:12:51qui a avec
01:12:51Maziro
01:12:51Florine Maziro
01:12:52qui a elle aussi
01:12:54lui pendé le RN
01:12:55de manière hystérique
01:12:57Enfin
01:12:58Non franchement
01:13:00vous ne m'avez pas dit
01:13:00ce que vous regardez
01:13:01Vous regardez ces news ou pas ?
01:13:02Je n'ai pas entendu
01:13:03tout à l'heure
01:13:03votre réponse
01:13:04Vous savez qu'il y a
01:13:05un appareil
01:13:06Pas lâché
01:13:06Il y a un appareil
01:13:07qui s'appelle
01:13:09la télécommande
01:13:10Oui
01:13:11Et alors
01:13:11je vais vous dire
01:13:12vous avez la chaîne
01:13:13de 13
01:13:1414
01:13:1415
01:13:15Ça ne vous plaît pas ?
01:13:16Vous avez France Info
01:13:18CNews
01:13:19FM
01:13:20TV Liberté
01:13:22Internet
01:13:23Non patient
01:13:24Non on aimerait d'ailleurs
01:13:25Et alors
01:13:26je regarde les unes
01:13:28Je regarde les unes
01:13:31de la 2
01:13:32de la 1
01:13:32de la 2
01:13:33et de la 3
01:13:33comme ils ouvrent le journal
01:13:36et puis
01:13:37à partir de là
01:13:38comme on nous bassine
01:13:40à peu près
01:13:40tous les jours
01:13:41sur les mêmes sujets
01:13:42de la même façon
01:13:44avec les mêmes images
01:13:46Netflix
01:13:47D'accord
01:13:48Oui mais
01:13:484 milliards
01:13:50service public
01:13:50Oui
01:13:51Alors c'est vos infos
01:13:53Et ça
01:13:53vous ne pouvez pas faire
01:13:54zapping
01:13:54avec la télécommande
01:13:55Moi j'ai dit ça
01:13:57à mon contrôleur fiscal
01:13:58récemment
01:13:58il n'a pas compris
01:13:59Il n'a pas aimé ma blague
01:14:00Je pense
01:14:01je pense que
01:14:02comme on veut
01:14:03tous là
01:14:04que ça lave
01:14:04plus propre que propre
01:14:05à ces 4 matins
01:14:07ça va vraiment
01:14:07laver plus propre que propre
01:14:09ça va faire
01:14:10comme l'affaire
01:14:10Ipstain
01:14:11ce truc là
01:14:11ça va
01:14:17ça va
01:14:18Le problème c'est que
01:14:19dans toutes ces discussions
01:14:21qu'on a
01:14:21quand on est dans le métier
01:14:23comme nous
01:14:23d'un certain moment
01:14:24toutes ces histoires
01:14:26ça fait 10 ans
01:14:2715 ans
01:14:28qu'on les connaît
01:14:29On a tous été invités
01:14:31à ces repas
01:14:32à ces soirées
01:14:33à ces trucs sponsorisés
01:14:35où tu dis
01:14:35c'est quoi tout ce fric
01:14:37c'est quoi tout ce
01:14:37Il dit
01:14:39on refait les bureaux
01:14:40on refait les peintures
01:14:42on change de directeur
01:14:43une fois on fait
01:14:44un space case
01:14:45après c'est plus
01:14:46c'est un truc fermé
01:14:49non mais c'est pas toujours public
01:14:51là c'est public
01:14:52oui dans le ciel
01:14:53mais là Jean-Pierre
01:14:54c'est-à-dire que quand
01:14:55Delphine et Arnaute
01:14:55elles dépensent
01:14:56110 000 balles
01:14:57au festival de Cannes
01:15:00aux Majestiques
01:15:02à la suite
01:15:03à côté de celle de
01:15:04et qu'elle est poursuivie
01:15:05il y a une enquête
01:15:06pour un but bien social
01:15:07bien sûr
01:15:07c'est là où le
01:15:08problème de performance
01:15:09à 80 millions d'euros
01:15:11il faut faire attention
01:15:12par exemple
01:15:13on a reproché
01:15:14à Chirac
01:15:15la cave à vin
01:15:18de l'hôtel de ville
01:15:19en disant
01:15:20c'était un scandale
01:15:21des bouteilles de vin
01:15:22à tel prix
01:15:22sauf
01:15:22la cave à Corona
01:15:23comment ?
01:15:24à Corona
01:15:25à Corona
01:15:25sauf qu'il y a une chose
01:15:27que tous les gens
01:15:28incultes ne savent pas
01:15:29c'est qu'un
01:15:31un mec
01:15:34qui choisit les vins
01:15:35il ne les achète pas
01:15:36à 3000 euros
01:15:37la bouteille
01:15:38il les achète sur pied
01:15:40et à l'époque
01:15:40ils valent 50 euros
01:15:42ou 100 euros
01:15:43il faut le faire vieillir
01:15:45et il en attend
01:15:46et après
01:15:47quelques années plus tard
01:15:48ils valent beaucoup d'argent
01:15:49ils n'ont jamais acheté
01:15:50ces vins-là
01:15:511000 euros la bouteille
01:15:54d'autant que
01:15:54depuis quelque temps
01:15:55on ne fait plus
01:15:56des vins de garde
01:15:56non plus
01:15:57au bout de 3-4 ans
01:15:58il vaut mieux les boire
01:15:58parce qu'après
01:15:59ils ne vieillissent pas bien
01:16:00mais à l'époque
01:16:01on savait faire vieillir les vins
01:16:03c'est un scandale
01:16:07les bouteilles qu'il y avait
01:16:08donc ils ont dilapidé
01:16:10encore une fois
01:16:11du capital
01:16:13c'est un scandale
01:16:14beaucoup plus important
01:16:15oui c'est sûr
01:16:16oui c'est pour ça
01:16:16que ça me fait rire le vin
01:16:17parce que ce vin
01:16:18il n'a rien coûté
01:16:19c'est pour ça que ça me fait rire
01:16:20500 000 balles
01:16:22la première dame
01:16:23il y a des scandales
01:16:24beaucoup plus graves
01:16:24c'est-à-dire qu'il y a
01:16:25des responsables
01:16:27qui ont alloué
01:16:28des sommes considérables
01:16:30par exemple
01:16:30à des boîtes de prod
01:16:31pour ensuite
01:16:32se faire virer
01:16:33prendre des indemnités
01:16:34et se faire engager
01:16:35par ces boîtes de prod
01:16:36où ils ont mis
01:16:37le pognon
01:16:38et donc on voit bien
01:16:40qu'il y a tout un petit système
01:16:41et c'est ça qui dérange
01:16:42et c'est pas des bouteilles de vin
01:16:44qui prennent de la valeur
01:16:45quand c'est des suites à Cannes
01:16:46on les connait les suites à Cannes
01:16:48et les prix des suites à Cannes
01:16:49donc voilà
01:16:51c'est ça qui choque
01:16:52et c'est vrai qu'en plus
01:16:53il y a en plus de tout ça
01:16:55la couche idéologique
01:16:57qui fait qu'ils virent
01:16:59les hommes de plus de 50 ans
01:17:00d'une certaine façon
01:17:02pour faire des programmes
01:17:04très idéologisés
01:17:05woke
01:17:06même que des gamins
01:17:07peuvent avoir
01:17:08bref c'est tout qui va pas
01:17:09en fait
01:17:10et on est arrivé
01:17:10ils sont arrivés
01:17:11trop loin
01:17:12et il l'a dit
01:17:12Jean-Pierre d'ailleurs
01:17:13il l'a dit maintenant
01:17:13avec le streaming
01:17:15et Netflix qui arrivent
01:17:16la télé aussi
01:17:17elle est en perte de vitesse
01:17:18ça faut le dire
01:17:18mais en tout cas
01:17:19on verra
01:17:20mais cette commission d'enquête
01:17:21en tout cas
01:17:21ce qui est fou
01:17:22c'est que tout le monde
01:17:22la brocade
01:17:23elle passionne les français
01:17:24parce que moi
01:17:25je découvre votre chaîne
01:17:28quand je vois le nombre
01:17:29de personnes qui vous suivent
01:17:30un million d'abonnés
01:17:31un million d'abonnés
01:17:32il y a des chaînes
01:17:33il y a des chaînes
01:17:33on peut applaudir
01:17:33on peut applaudir
01:17:34on peut applaudir
01:17:36merci
01:17:36ça veut dire que les gens
01:17:37en ont marre
01:17:37parce qu'il y a des chaînes
01:17:39qui ne font même pas
01:17:39800 000 spectateurs
01:17:40il y a plein de chaînes
01:17:41qui font 500 000
01:17:42400 000 spectateurs
01:17:43chaînes TV quoi
01:17:45donc ça veut donc dire
01:17:46que globalement
01:17:48entre le cinéma
01:17:49la télé
01:17:50et peut-être même le théâtre
01:17:51d'ailleurs
01:17:52on ne propose plus
01:17:54on ne propose plus
01:17:55de nous
01:17:56gens du spectacle
01:17:57ou gens du
01:17:57est-ce que
01:17:59l'attente du public
01:18:00il y a un schisme
01:18:02entre eux et nous
01:18:03alors est-ce qu'il est dû
01:18:04aux décideurs un peu
01:18:05est-ce qu'il est dû
01:18:06aux artistes
01:18:07sûrement aussi
01:18:08on a tous une part
01:18:09de responsabilité
01:18:10et tous ces comédiens
01:18:11j'entendais tout à l'heure
01:18:13on en parlait rapidement
01:18:14mais qui vont à Los Angeles
01:18:15comme ça
01:18:16les comédiens français
01:18:17qui donnent les leçons
01:18:18allant là-bas
01:18:20ça vous choque ou pas
01:18:21non attendez
01:18:22attendez
01:18:23quand même pas mal
01:18:24Cotillard
01:18:25Cotillard
01:18:26Cotillard c'est un truc à part
01:18:28parce que
01:18:29regardez Piaf
01:18:30elle a eu quand même
01:18:30je sais elle a eu l'Oscar
01:18:32regardez Piaf
01:18:33sans la musique
01:18:35sans la voix de Piaf
01:18:36regardez le film
01:18:38sans la voix de Piaf
01:18:40après on parle
01:18:42c'est comme l'autre
01:18:42il a
01:18:43il a
01:18:44le meilleur acteur
01:18:45dans un rôle
01:18:46dans un rôle
01:18:46dans un rôle
01:18:48mais
01:18:48mais regardez le film
01:18:49c'est un petit chef d'oeuvre
01:18:50c'est un petit chef d'oeuvre
01:18:50bon
01:18:51il y a très peu d'acteurs
01:18:53très peu d'acteurs
01:18:54français
01:18:55qui font carrière
01:18:56aux Etats-Unis
01:18:57d'ailleurs Jean Dujernay
01:18:58est revenu
01:18:58c'est ça
01:18:59bah oui
01:18:59il paraît anglais
01:19:00comme un cochon
01:19:01mais Marion Cotillard
01:19:02de par Dieu pareil
01:19:03de par Dieu pareil
01:19:04star aux Etats-Unis aussi
01:19:05star aux Etats-Unis
01:19:05ah oui
01:19:06donc là
01:19:06Marion Cotillard
01:19:07bah oui
01:19:08donc Marion Cotillard
01:19:09ça justifie le fait
01:19:10mais Marion Cotillard
01:19:11elle ne donne pas de leçons
01:19:12c'est vrai qu'il faut lui reconnaître ça
01:19:13en plus
01:19:13bien sûr
01:19:14et puis je veux dire
01:19:15il y a toujours un gagnant
01:19:16à la loterie
01:19:17le reste des acteurs français
01:19:20Omar Sy dont vous parlez
01:19:21il est vedette à Netflix
01:19:24il n'est pas vedette à Hollywood
01:19:26je ne l'ai pas encore vu
01:19:27dans les films à Hollywood
01:19:28on lui met un faux oeil
01:19:29il a trois phrases
01:19:31bonjour au revoir
01:19:33remettre les choses en place
01:19:34alors enfin Arsène Lupin
01:19:35c'est intéressant
01:19:36parce que là pour le coup
01:19:37c'est pas de Marcy
01:19:37enfin je ne veux pas défendre Omar Sy
01:19:39mais vous considérez qu'il y a entre Netflix
01:19:40et le système
01:19:42bah aujourd'hui
01:19:43et le public
01:19:43il est sur Netflix
01:19:44donc
01:19:45oui enfin il est sur certains produits de Netflix
01:19:48Casa de Papel
01:19:49qui a fait un succès mondial
01:19:50c'est une série télé espagnole
01:19:52qui était sortie
01:19:53dix ans
01:19:53sept ou huit ans avant
01:19:54qui a été rachetée
01:19:56une bouchée de pain
01:19:57où ils sont devenus
01:19:58des stars mondiales
01:19:59bon
01:20:00mais vous faites
01:20:01un Casa de Papel
01:20:02tout ce qui suit derrière
01:20:03ne fait pas
01:20:03ne fait pas
01:20:04je ne sais pas
01:20:05l'argentique
01:20:06donc je parle d'espagnol
01:20:07et vous avez des séries
01:20:08sur Netflix anglaises
01:20:11ou
01:20:11vous avez des séries anglaises
01:20:14qui sont absolument
01:20:15extraordinaires
01:20:17d'interprétation
01:20:18de décors
01:20:19de costumes
01:20:19de casting
01:20:21donc
01:20:22parce que eux
01:20:23ils vendent encore du rêve
01:20:24Jean-Pierre
01:20:25Jean-Pierre
01:20:25on va arriver bientôt
01:20:26au terme de cette émission
01:20:27finalement
01:20:27qu'est-ce qu'il faudrait
01:20:28changer en priorité
01:20:29pour réconcilier le public
01:20:30et le cinéma français
01:20:32d'après vous
01:20:33vaste programme
01:20:35vous êtes ministre de la culture
01:20:36et Jean-Pierre Castaldi
01:20:37première mesure
01:20:43privatisation du service public
01:20:45déjà
01:20:46je ne vais pas connaître
01:20:47Epstein
01:20:47la ministre de la culture
01:20:50la première chose
01:20:51que je ferai
01:20:51c'est que je repasserai
01:20:53par l'éducation nationale
01:20:55c'est-à-dire qu'à partir
01:20:56de la maternelle
01:20:59comme dans les pays
01:21:00anglo-saxons
01:21:01en Amérique
01:21:01une section
01:21:04de culture générale
01:21:05et une culture artistique
01:21:07c'est-à-dire qu'on leur apprendrait
01:21:08le dessin
01:21:09le chant
01:21:09la danse
01:21:10la musique
01:21:11parce que ce qu'on oublie
01:21:12c'est qu'aux Etats-Unis
01:21:13par exemple
01:21:14ils ont dans toutes les facultés
01:21:15dans toutes les universités
01:21:16ils ont une école de théâtre
01:21:18de cinéma etc
01:21:18et dans beaucoup de pays nordiques
01:21:20la Hollande
01:21:21la Danemark
01:21:22la Suède
01:21:23ils ont
01:21:23ils ont des
01:21:25parce que
01:21:26il y a une loi
01:21:27qui fait qu'un enfant
01:21:28à 6-7 ans
01:21:32tout
01:21:32tout ce qui va être
01:21:34est déjà déterminé
01:21:36tout est joué
01:21:37à 7-8 ans
01:21:39déjà
01:21:39une grande partie
01:21:40de ce qui va être
01:21:41est déjà joué
01:21:43après l'adolescence
01:21:44c'est une autre discussion
01:21:46vous pensez qu'on
01:21:47n'éduque pas assez
01:21:48ben non
01:21:49parce que l'autorité
01:21:50c'est pas à 14 ans
01:21:52l'autorité
01:21:52c'est à 2, 3, 4 ans
01:21:57si tu dis pas
01:21:59en plus
01:22:00pour essayer de faire le lien
01:22:01c'est par rapport à l'artiste
01:22:02et que je disais ça
01:22:02c'est-à-dire que
01:22:03il n'y a pas tellement
01:22:04d'éducation
01:22:05justement
01:22:06à notre patrimoine
01:22:07ne mette pas les doigts
01:22:08dans la prise
01:22:10tu dis une fois
01:22:11deux fois
01:22:11trois fois
01:22:11une fois
01:22:12tu lui laisses mettre
01:22:13comme ça il comprend
01:22:13et quel message
01:22:14vous auriez là
01:22:15passé
01:22:15si vous pouviez
01:22:16aux professionnels
01:22:18ben voilà
01:22:19du cinéma
01:22:20vous leur diriez quoi
01:22:21rien
01:22:21rien
01:22:22ouais
01:22:24on partait en tournée
01:22:25au théâtre
01:22:26vous allez me voir
01:22:28ouvrez rire
01:22:30non parce que
01:22:30je suis pas là
01:22:32pour ça
01:22:33on constate
01:22:34on constate
01:22:35on constate
01:22:36si
01:22:37tout ça
01:22:37était si simple
01:22:38il y a longtemps
01:22:39que ça aurait été réformé
01:22:42parce qu'on entend
01:22:42des gens
01:22:43ils ont toujours
01:22:43la solution
01:22:44mais en même temps
01:22:45c'est marrant
01:22:45parce que tout à l'heure
01:22:46vous parliez d'âge
01:22:46mais bon
01:22:47en même temps
01:22:48le cinéma
01:22:48il est censé représenter
01:22:50la vie
01:22:50les gens comme ils sont
01:22:51il n'y a pas que des rôles
01:22:52de jeunes
01:22:52il n'y a pas que des jeunes
01:22:53dans la vie
01:22:53non c'est pas vrai
01:22:55l'Adiator
01:22:55ça n'a rien à voir
01:22:56avec notre société
01:22:57ils auraient été des millions
01:22:58à aller le voir
01:22:59la guerre de Troie
01:23:00elle a eu lieu
01:23:03ils auraient été le voir
01:23:04donc vous avez peut-être
01:23:05encore plein de rôles
01:23:06à Carnet
01:23:06Haïti t'aimerais tourner
01:23:07justement
01:23:08si jamais t'avais
01:23:09un réalisateur
01:23:10il n'y a pas un jeune
01:23:10voilà
01:23:11Haïti t'aimerais tourner
01:23:12ça serait Tchie
01:23:12alors je vais te répondre
01:23:13j'en ai 2, 3, 4
01:23:14qui m'ont proposé des rôles
01:23:15je leur ai dit gentiment
01:23:16vous ne montrez pas
01:23:17le film avec moi
01:23:19et si vous y arrivez
01:23:20on vous demandera
01:23:21de me remplacer
01:23:22et prendre un autre acteur
01:23:24donc même cette illusion là
01:23:26je ne l'ai plus
01:23:28du jeune
01:23:28qui va me filer un rôle
01:23:29parce qu'il ne nous montrera pas
01:23:31son film avec moi
01:23:32je le sais
01:23:34et les derniers
01:23:35qui vont donner des rôles
01:23:36c'est les américains
01:23:37parce qu'eux
01:23:37ils ne marchent pas comme nous
01:23:39parce que quand je fais des films
01:23:40américains
01:23:40que je joue d'Artagnan
01:23:41de Mosquetier
01:23:42etc
01:23:43il n'en a rien à foutre
01:23:44moi je sais diamant
01:23:45que
01:23:46de ce que disent
01:23:47les français
01:23:48mais moi
01:23:49ce rêve là
01:23:49je ne l'ai plus
01:23:51par contre
01:23:52j'ai le rêve
01:23:52que quand je viens
01:23:53jouer au théâtre
01:23:53j'en ai 800
01:23:54qui m'en regardent
01:23:54ou 500
01:23:55ou 300
01:23:55ça c'est peut-être
01:23:57le plus important
01:24:00on arrive bientôt
01:24:00au terme de cette émission
01:24:01Laurent
01:24:02qui est resté
01:24:03très spectateur
01:24:04de ce que disait
01:24:04Jean-Pierre
01:24:05oui
01:24:06c'est quoi la question
01:24:07c'est ça
01:24:08qu'est-ce que tu penses
01:24:08déjà de la position
01:24:09de Jean-Pierre
01:24:11ah bah super
01:24:11tu partages ton point de vue
01:24:12oui absolument
01:24:13tout à fait
01:24:14bien entendu
01:24:14je pense qu'il faut redonner
01:24:15choisir les comédiens
01:24:17on ne vient pas te chercher
01:24:18oui parce que
01:24:18moi je ne demande
01:24:19si tu avais un jour
01:24:20un rôle avec Jean-Pierre
01:24:21je serais ravi
01:24:22tu pourrais
01:24:23complètement
01:24:24bien sûr
01:24:24tout à fait
01:24:25parce que moi
01:24:25je me suis libéré
01:24:27de tout ça
01:24:27donc je peux choisir
01:24:29qui je veux
01:24:29je peux tourner
01:24:30ce que je veux
01:24:31comme je veux
01:24:32et comme je l'entends
01:24:33je suis totalement libre
01:24:34et j'enmère le système
01:24:36c'est ça aussi le truc
01:24:37donc après forcément
01:24:38ça t'es pas barré
01:24:39Lucas
01:24:39c'est vrai
01:24:40c'est bien comme
01:24:41ça j'ai passé
01:24:42la liberté
01:24:43c'est ce qu'il y a
01:24:44de plus important
01:24:45Charbel
01:24:46toi aussi
01:24:47franchement
01:24:47moi parce que
01:24:49depuis tout à l'heure
01:24:50j'écoute
01:24:50je ne sais pas
01:24:50si t'as remarqué
01:24:51j'étais un petit peu effacé
01:24:52mais moi il y a un truc
01:24:53qui me dérange
01:24:54en tant que citoyen
01:24:55lambda
01:24:56il y a beaucoup d'idéologie
01:24:58en fait
01:24:59ça c'était le grand absent
01:25:01là des discussions
01:25:02c'est l'idéologie
01:25:03moi aujourd'hui
01:25:05je suis désolé
01:25:06j'ai aucune envie
01:25:07d'allumer ma télé
01:25:08et de mettre
01:25:09France 2
01:25:10ou France Info
01:25:10je ne sais pas quoi
01:25:11vous savez pourquoi
01:25:12c'est pas humainement
01:25:13vis-à-vis d'eux
01:25:13c'est parce que je sais
01:25:15qu'on va me laver le cerveau
01:25:16et on va me raconter
01:25:17des conneries farfelues
01:25:18auxquelles je ne crois pas
01:25:20une seule seconde
01:25:21donc je n'ai même pas envie
01:25:23si vous voulez
01:25:23alors je comprends
01:25:24monsieur Castaldi
01:25:25vous ne pouvez pas avoir
01:25:26ce discours là
01:25:26mais c'est pour ça
01:25:27que moi je l'ai pour vous
01:25:27j'ai une zapette
01:25:29j'écoute les titres
01:25:31et après je passe à Netflix
01:25:32dans mon bureau
01:25:33j'ai installé une grosse taille
01:25:34dans mon bureau
01:25:35justement
01:25:35parce qu'il faut toujours
01:25:37savoir ce que
01:25:37entre guillemets
01:25:38l'ennemi fait
01:25:39donc je passe
01:25:40de temps en temps
01:25:41en sourdine
01:25:41je la laisse tourner
01:25:42je jongle entre
01:25:43BFM TV, CNews et LCI
01:25:45pour savoir ce qu'ils disent
01:25:46mais en aucun cas
01:25:47je vais aller me cultiver
01:25:48sur France Télévisions
01:25:50mais pitié
01:25:51mais c'est vrai
01:25:52je préfère Mifloi
01:25:54à Ladiator
01:25:55ce que je propose
01:25:56madame machin
01:25:57Didier
01:25:57bon bah toi
01:25:58tu connais très bien
01:25:59tu connais très bien
01:25:59Jean-Pierre
01:26:00qui veut regarder
01:26:01ses dessins avant la fin
01:26:03disons je le connais
01:26:04encore mieux
01:26:04et j'ai vraiment envie
01:26:06de le voir au cinéma
01:26:07dans un film de Laurent
01:26:09le message est passé
01:26:14mais il va vous dire
01:26:15gratuitement
01:26:16on va faire trois entrées
01:26:18ce jeu
01:26:19non non non
01:26:20alors détrompez-vous
01:26:21parce que Laurent
01:26:21justement
01:26:22c'est bien pour ça
01:26:22qu'il emmerde tout le monde
01:26:23c'est que maintenant
01:26:24il pèse
01:26:24puisque j'ai la prétention
01:26:26de pouvoir
01:26:26en plus
01:26:27et l'honneur
01:26:27de pouvoir être
01:26:28un petit peu
01:26:29producteur de quelque chose
01:26:30et quelques petites productions
01:26:31qu'on fait ensemble
01:26:32il fait plus d'un million
01:26:34à chaque fois
01:26:35sur les réseaux sociaux
01:26:36chacun de ses sketchs
01:26:37est-ce qu'il y a un film
01:26:38qui fait un million encore ?
01:26:39ça n'importe combien ?
01:26:41ah bah ça c'est
01:26:41bah regardez-le
01:26:42s'il vous plaît
01:26:44regardez son écharpe là
01:26:45vous voyez
01:26:46c'est pas bien
01:26:47à moins qu'il ait un compte
01:26:49oui au moins
01:26:50oh là là
01:26:51mon cher Laurent
01:26:52bon en tout cas
01:26:54c'était vraiment un plaisir
01:26:55Béatrice aussi
01:26:55tu voulais dire un dernier mot
01:26:56peut-être ?
01:26:57non moi je suis rentrée
01:26:58moi je suis devenue comédienne
01:27:00parce que je voyais
01:27:01des gens comme Jean-Pierre
01:27:02et des stars
01:27:03qui me faisaient rêver
01:27:04c'était une liberté
01:27:05aujourd'hui
01:27:05j'en ai été rendue
01:27:07à devoir choisir
01:27:07entre ma liberté de penser
01:27:09et mon métier
01:27:09malheureusement
01:27:10et j'ai choisi
01:27:11ma liberté
01:27:12et bah ça n'a pas de prix
01:27:13la liberté
01:27:14c'est vrai que c'est
01:27:15même moi aussi
01:27:16je pourrais partager
01:27:17tout ce que vous avez dit
01:27:18parce que la liberté
01:27:19ça n'a pas de prix finalement
01:27:20on fait peut-être
01:27:21un peu moins d'argent
01:27:22mais au final
01:27:23voilà on est ravis
01:27:24alors on a applaudi
01:27:25bien fort encore Ignace
01:27:26qui est tout au long
01:27:28de l'émission
01:27:29vous a gratifié de dessin
01:27:30et alors le dernier cadeau
01:27:32voilà c'est
01:27:32alors d'abord
01:27:33le portrait
01:27:34de Jean-Pierre
01:27:35je ne sais pas si vous le voyez
01:27:36allez on va le montrer
01:27:36à la caméra
01:27:37bien voilà
01:27:38Jean-Pierre à côté
01:27:39on va le voir comme ça
01:27:41et ça c'est la version caricature
01:27:43voilà donc vous pouvez
01:27:44à côté
01:27:45oh là là
01:27:46on va le remettre
01:27:47en illustration
01:27:48on va le remettre bien sûr
01:27:48en illustration
01:27:49si vous voulez
01:27:50d'ailleurs dessinias.com
01:27:51on va le mettre
01:27:52pour aller commander
01:27:53un dessin auprès de
01:27:54justement d'Ignace
01:27:55si vous voulez
01:27:56le livre
01:27:57Didier Odebert aussi
01:27:58on va le mettre
01:27:59en illustration
01:28:00Béatrice
01:28:01on l'a rappelé
01:28:01ta chaîne YouTube
01:28:02Laurent bien sûr
01:28:03ce film long métrage
01:28:05qui sera donc distribué
01:28:06ce sera quoi
01:28:06sur internet
01:28:07sur internet principalement
01:28:09et quelques salles
01:28:10courageuses encore
01:28:10parce qu'il y en a encore
01:28:11quelques-unes quand même
01:28:12absolument
01:28:12il y a des salles
01:28:13encore indépendantes
01:28:14qui montrent des films
01:28:15faits en toute liberté
01:28:16ces gens-là
01:28:16il faut les applaudir bien fort
01:28:20et alors Jean-Pierre
01:28:21on rappelle donc
01:28:22sur scène
01:28:23en tournée
01:28:24dans toute la France
01:28:25avec
01:28:25M. Chasse
01:28:26de Georges Fedot
01:28:28et bien écoutez
01:28:28en tout cas
01:28:29on était ravis
01:28:29j'espère que
01:28:30voilà
01:28:30j'espère que vous n'aurez pas
01:28:32grillé trop de cartouches
01:28:33de rôles avec nous
01:28:34non non non
01:28:35j'ai fait attention à ce que j'ai dit
01:28:36mais oui finalement
01:28:39deux trois moments
01:28:40je me suis retenu
01:28:41allez on se retrouve
01:28:42et on applaudit bien fort
01:28:43toute l'équipe
01:28:44qui était autour
01:28:46ce soir
01:28:47il y avait évidemment
01:28:47comme d'habitude
01:28:48à la réalisation
01:28:49Raphaël
01:28:50on applaudit bien fort
01:28:50Raphaël
01:28:51au cadre
01:28:52c'est-à-dire derrière
01:28:53les caméras
01:28:54il y avait Charles
01:28:55devant moi
01:28:56Victor
01:28:56et Rewal
01:28:58que je devine à gauche
01:28:59au son
01:29:00il y avait
01:29:00Edouard
01:29:01et Pierre
01:29:01à la production
01:29:02Arnaud
01:29:03et Martial
01:29:04sans oublier bien sûr
01:29:05à la direction générale
01:29:07Élise
01:29:07très bonne fin
01:29:08de soirée
01:29:09on se retrouve
01:29:10dans le 15
01:29:10pour un nouveau numéro
01:29:11de Soïverté
01:29:12vraiment tout de suite
01:29:28Sous-titres par Jérémy Diaz
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