- il y a 1 semaine
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00:0820h, 21h, les informés, Antoine Comte.
00:12Bonsoir à tous et bienvenue dans les informés de France Info.
00:15Très heureux de vous retrouver à la radio et à la télé, canal 16 de la TNT.
00:19A la une ce soir, sept individus présentaient un juge d'instruction en vue ce soir de leur mise en
00:24examen pour homicide volontaire après la mort de Quentin de Ranque à Lyon.
00:28C'était le week-end dernier, quatre ont été remis en liberté.
00:31De son côté, le maire de Lyon, Grégory Doucet, demande l'interdiction de la marche prévue samedi en hommage aux
00:37jeunes militants identitaires pour des raisons de sécurité.
00:40Une affaire aux nombreuses conséquences politiques avec notamment la réaction d'Emmanuel Macron en déplacement en Inde.
00:47On en parle avec nos invités dans quelques instants.
00:50Deuxième thème de notre émission, le Conseil de la paix inauguré aujourd'hui à Washington par Donald Trump.
00:5525 pays en sont membres, mais seulement 8 Européens sont présents.
01:00Quelle utilité ? Ce Conseil est-il un concurrent direct de l'ONU ?
01:05Un Conseil de paix alors que Donald Trump envisage plus que jamais une intervention armée en Iran.
01:10Nos informés ce soir, Tam Tranuy, bonsoir.
01:13Vous êtes directrice adjointe de la rédaction de Public Sénat.
01:17Adrien Brachet, merci d'être avec nous.
01:19Vous êtes journaliste politique au point.
01:21Patricia Lémonière, bonsoir.
01:22Vous êtes grand reporter spécialiste des questions internationales.
01:26Je signale votre dernier ouvrage, Géopolitique du Sahel.
01:29Et Sébastien Schneegans, vous êtes journaliste politique à l'Express.
01:34Bonsoir.
01:38Voilà, 7 individus sur 11 déférés ce soir en vue d'une mise en examen pour homicide volontaire
01:44après la mort de Quentin Durant qu'à Lyon, c'était le week-end dernier.
01:48Tous ont entre 20 et 26 ans et contestent l'intention de tuer, selon le procureur de la République de
01:55Lyon, Thierry Drant.
01:56Il s'est exprimé, le procureur de la République de Lyon, c'était en fin d'après-midi, lors d
01:59'une conférence de presse.
02:00Ces 7 personnes sont âgées de 20 à 26 ans, sont pour l'essentiel des étudiants, des employés dans le
02:08privé,
02:09un et sans emploi, et un, comme vous le savez, assistant parlementaire.
02:13Certains appartiennent à des associations, et trois déclarent avoir fait partie ou être proche de la mouvance d'ultra-gauche.
02:23Voilà, on vient d'entendre le procureur de la République de Lyon, Thierry Drant, qui nous dit aussi qu'il
02:27reste des personnes, des individus à authentifier.
02:30L'enquête est donc très loin d'être terminée, Tam Tranui ?
02:35Oui, effectivement, on a compris qu'il y avait encore des suites à attendre.
02:41Tout le monde n'est pas identifié, mais on a quand même appris un certain nombre de choses.
02:46On a appris des détails sur le fait qu'il y avait un seul assistant parlementaire, par exemple,
02:51qui figure parmi les 7 personnes qui font l'objet d'une information judiciaire criminelle pour homicides volontaires, violences aggravées
02:58et associations de malfaiteurs.
03:00Jacques Elifavaud, l'ancien assistant parlementaire de Raphaël Arnault, député de l'Égypte.
03:05On a compris qu'il y a le deuxième assistant parlementaire dont on a appris l'existence hier, grâce à
03:13nos confrères du Parisien,
03:14du coup, était plutôt parmi les 4 autres personnes pour recel de malfaiteurs.
03:20Et puis, on a appris aussi qu'il y aurait sans doute un troisième profil proche de Raphaël Arnault qui
03:26serait concerné.
03:28Voilà, on a compris aussi qu'il y avait les profils ultra-gauches.
03:33Puis, on a compris aussi qu'elles étaient un petit peu leurs passifs.
03:36On a compris qu'il y avait un certain nombre de personnes qui avaient déjà été condamnées pour violences, usages
03:41de stupéfiants, vols et ports d'armes.
03:44Il y avait également un contrôle judiciaire pour violences aggravées en raison de la race, l'ethnie, la religion.
03:49Voilà, on a quand même commencé à avoir un certain nombre d'avancées,
03:52mais on a compris qu'effectivement, ce n'était pas terminé et que tout le monde n'avait pas pu
03:55être identifié et pour cause.
03:56Adrien Brachet, au niveau du profil de ces 7 personnes qui vont sans doute être mises en examen dans les
04:05prochaines heures,
04:06devant 3 juges d'instruction qui sont co-saisis du dossier,
04:10le procureur de la République de Lyon nous dit qu'il y a des étudiants, des employés du privé,
04:14un ancien assistant parlementaire, en effet, Tam Tranui, vient d'en parler.
04:18Ils sont âgés entre 20 et 26 ans.
04:20On est sûr, donc, des jeunes gens.
04:22Est-ce que ce sont les profils habituels des groupes antifascistes,
04:26de l'ultra-gauche ?
04:28Alors ça, il faudra le déterminer,
04:30mais ce qui est certain,
04:32c'est qu'on est visiblement sur des profils quand même assez politisés.
04:37Comme l'a dit le procureur,
04:39trois d'entre eux déclarent avoir fait partie
04:42ou être proche de la mouvance ultra-gauche.
04:45En tout cas, trois, voilà, le déclarent.
04:47Donc, on est quand même sur des profils qui ont cette dimension politique, ultra-politique.
04:55Ça rejoint, en fait, ce qu'avait annoncé et esquissé Laurent Nunez,
05:01le ministre de l'Intérieur, dès ce week-end, en fait,
05:04dans les profils qui ont été identifiés.
05:08Mais c'est vrai que ce qu'a dit le procureur,
05:10c'est qu'il n'a pas été si facile que ça,
05:13en tout cas, à en croire ce qu'il a expliqué,
05:15de les identifier précisément.
05:17Et ce qu'il a dit aussi, et qui est très important,
05:20c'est qu'il reste plusieurs personnes à identifier.
05:23Donc, on n'est probablement qu'au début de cette enquête.
05:25Il faudra ensuite déterminer précisément
05:28les rôles des uns et des autres.
05:31On n'est probablement qu'au début.
05:33Et d'ailleurs, ça se sent aussi dans la prudence
05:37qu'emploie le procureur à chacune de ses conférences de presse.
05:41Là, c'est la deuxième.
05:42Il en avait fait une lundi.
05:43À chaque fois, il est très prudent.
05:46À certaines questions, il ne répond pas.
05:48Ça montre qu'on est encore dans une situation
05:52où l'enquête se déroule
05:53et où il y a encore beaucoup, beaucoup à examiner.
05:57Il sépare aussi la politique de son métier premier
06:00qui est celui du procureur de la République de Lyon.
06:04Il ne répond pas aux questions politiques, notamment.
06:05Mais c'est vrai que ce n'est pas non plus son rôle.
06:07Une question peut-être sur Lyon.
06:11Sébastien Schneegans.
06:12Lyon, on entend dire que c'est le terreau,
06:15le terrain historique d'affrontement
06:18entre l'ultra-droite et l'ultra-gauche.
06:21Il y a une question qui se pose, finalement,
06:23quand vous discutez avec les policiers, les enquêteurs,
06:26les renseignements territoriaux.
06:28Tous ne sont pas vraiment surpris, finalement, de ce drame.
06:31Ils s'y attendaient un petit peu, finalement.
06:33Désolé de le dire comme ça.
06:34Est-ce que c'est quelque chose qui était inévitable, finalement,
06:37la mort de Canton de Rinc ?
06:39Mais ça aurait pu, finalement, être un militant aussi
06:41de l'ultra-gauche
06:42qui aurait pu être tué dans ce type d'affrontement ?
06:44Effectivement, on sait qu'à Lyon,
06:46il y a un contexte très particulier,
06:47qu'il y a des affrontements réguliers
06:49entre des mouvances radicales et violentes
06:51à la fois d'ultra-gauche et d'ultra-droite.
06:55Je ne sais pas si on peut dire
06:56qu'on s'attendait à ce qu'il y ait un mort,
06:58puisqu'évidemment, c'est un drame
07:00et c'est un choc pour tout le monde
07:01et personne ne s'y attendait.
07:02Mais effectivement, c'est un terreau fertile
07:04à la fois pour l'ultra-droite
07:07mais aussi pour l'ultra-gauche,
07:08qu'il faut le rappeler quand même,
07:09c'est le jeune garde.
07:10C'est un mouvement qui s'est formé
07:15en réaction aussi à l'ultra-droite.
07:17Absolument.
07:18L'ultra-droite qui est très présentée à Lyon
07:20et qui faisait un petit peu régner l'ordre
07:22et qui faisait un peu la loi là-bas.
07:24C'est vrai que la jeune garde s'est constituée en 2018,
07:26cofondée par Raphaël Arnaud,
07:27ce député LFI,
07:29en réaction à ces nombreux groupes
07:31d'extrême-droite qui d'ailleurs,
07:33pour la plupart, ont été dissous
07:34et se sont reconstitués.
07:35C'est ce que vous dites.
07:36Patricia Lémonière,
07:37vous êtes lyonnaise aussi,
07:39on en parlait hors-antenne.
07:40Oui, j'ai vécu une partie de ma vie
07:42brève mais à Lyon.
07:43Vous connaissez bien cette ville
07:44et le maire de Lyon,
07:45le maire écologiste sortant Grégory Doucet,
07:48demande à la préfecture du Rhône
07:50d'interdire cette marche
07:52qui est prévue après-demain samedi
07:53à 15h au départ de la place Jean Jaurès
07:56dans le 7ème à Lyon.
07:57Il craint en fait
07:59des troubles à leur public,
08:01des affrontements possibles finalement
08:03entre ces groupuscules de l'ultra-droite
08:05et de l'ultra-gauche.
08:07Il faut l'interdire pour vous
08:09cette marche ?
08:10Est-ce que la sécurité
08:12de la ville et des Lyonnais est en jeu ?
08:14Oui, alors si vous voulez,
08:15effectivement, c'est une ville
08:16qui est spécifique
08:18par cet affrontement
08:19qui n'est pas récent,
08:21qui est ancien.
08:22C'est-à-dire que ça fait
08:23des années et des années
08:24qu'à Lyon, dans les facs,
08:26on connaissait parfaitement
08:27les affrontements qu'il y avait
08:29entre différentes groupuscules
08:30d'extrême-gauche.
08:32Moi, j'ai envie de vous rappeler
08:33qu'il y a 13 ans,
08:36on avait eu une même émotion
08:37en France,
08:38c'était Clément Méric.
08:40Alors là, pour le coup,
08:41c'était un militant
08:42d'extrême-gauche
08:43tué par des militants
08:45d'extrême-droite,
08:46en quelque sorte.
08:47Et ça ne s'est pas passé à Lyon.
08:48Et ça ne s'est pas passé à Lyon,
08:49ça s'était passé à Paris,
08:50qui avait suscité
08:51une énorme émotion,
08:52des procès ont eu lieu,
08:53des condamnations lourdes
08:54ont été données,
08:56plus de 10 ans et l'autre
08:57entre 7 et 13 ans,
08:58je crois, de prison,
08:59plus appel, etc.
09:00Mais la grosse différence,
09:02je veux dire,
09:03entre aujourd'hui
09:04et cette époque,
09:05c'est que là,
09:06on a un parti politique
09:07qui affiche,
09:09où il y a un lien
09:10qui est affirmé
09:11très fortement
09:12et même,
09:12j'ai envie de dire,
09:14revendiqué,
09:15même si le parti politique
09:16en question qui a les filles
09:17se dit qu'il n'a rien à voir
09:18avec l'accident mortel
09:20et condamne la mort,
09:22mais reconnaît
09:23la filiation
09:24avec effectivement
09:25la jeune garde.
09:26Et donc, ça,
09:26c'est totalement assumé.
09:27À l'époque,
09:28Demérique,
09:29c'était beaucoup plus...
09:30Et puis,
09:31autre différence
09:32à l'époque,
09:33aujourd'hui,
09:33l'Europe s'en mêle.
09:34L'Europe nous regarde,
09:36l'Europe parle
09:36de ce qui se passe
09:37aujourd'hui
09:38avec cette mise à mort,
09:41en quelque sorte,
09:42ce lâche-sage
09:42et même Georgia Meloni
09:44y est allée
09:45de sa petite phrase,
09:47elle dit que c'est
09:48une blessure
09:48pour l'Europe.
09:50On parlera
09:51de la réaction
09:51du président Macron
09:52qui lui a répondu
09:53depuis l'Inde tout à l'heure.
09:54Il lui a répondu,
09:54grosso modo,
09:55m'aidez-vous de vos affaires.
09:56On y reviendra juste après.
09:57On y reviendra après.
09:58Mais vous dites
09:58que l'émotion
09:59va au-delà
10:00des frontières françaises.
10:01Cette émotion
10:02va au-delà
10:03des frontières
10:03et l'incident
10:04a débordé
10:05des drames passés
10:07avec une application
10:08plus directe
10:09du champ politique,
10:10avec un clivage
10:11politique en France
10:12qui est très fort
10:13autour de cette affaire
10:14et qui radicalise
10:15encore un peu plus
10:16et qui clive
10:17un peu plus
10:17la société française
10:18comme si elle
10:19n'avait pas besoin de ça.
10:20et puis aussi
10:21un débordement
10:23sur l'Europe.
10:23Une Europe aussi
10:24qui est fortement clivée
10:25entre une extrême gauche
10:26et une extrême droite
10:27partout.
10:28Une info importante
10:29qui vient de nous parvenir.
10:30On apprend
10:31qu'il y a déjà
10:32deux mises en examen
10:33ce soir
10:33parmi les sept individus
10:35qui sont donc présentés
10:37ou en voie
10:37d'être présenté
10:38à un juge
10:39dont deux mises en examen
10:40confirmées ce soir.
10:42Adrien Braché
10:42par rapport
10:43à cette marche
10:44de samedi
10:44qui s'inscrit
10:46dans un contexte
10:46extrêmement tendu.
10:47On vient d'en parler.
10:50Est-ce qu'il ne vaut pas mieux
10:51peut-être
10:51l'autoriser
10:52tout en l'encadrant
10:54avec un dispositif
10:55de sécurité énorme
10:56justement pour éviter
10:57ce type de débordement
10:58puisqu'on sait très bien
11:00en tout cas
11:00on se doute
11:01que même si cette marche
11:02est interdite
11:03sans doute
11:04que les groupuscules
11:05de l'ultra droite
11:05vont venir.
11:06D'ailleurs certains
11:06pourraient venir
11:07même hors des frontières
11:09de la France
11:09ou par certains groupuscules
11:10venant de Belgique
11:11ou d'Italie
11:12et puis ceux de l'ultra gauche
11:13seront aussi présents
11:14en nombre.
11:15Est-ce qu'il ne vaut pas mieux
11:16l'autoriser
11:16et donc bien l'encadrer ?
11:17C'est très compliqué à dire.
11:19Je dirais que ceux
11:19qui ont la réponse à ça
11:20c'est probablement
11:21les renseignements territoriaux
11:23et la préfecture de police.
11:26La préfecture qui d'ailleurs
11:27donnera son avis
11:29et tranchera demain
11:30sur le sujet.
11:31Ils peuvent évaluer
11:31quels sont les risques.
11:33Je pense qu'il y a des arguments
11:34des deux côtés.
11:35C'est-à-dire que si vous interdisez
11:36la marche
11:36vous avez quand même
11:38une présence policière
11:39sur place
11:40pour quadriller la zone
11:42pour quadriller les gens
11:42qui essaieraient
11:43de rentrer dans la zone
11:45mais ce qui est sûr
11:47c'est qu'il faut absolument
11:48éviter
11:49qu'il y ait un deuxième drame
11:50dans tous les cas.
11:52Ce serait
11:53absolument terrible.
11:55Donc il faut
11:56et là
11:57il va falloir
11:58que nos renseignements
11:58territoriaux
11:59et la police
12:00soient très précis
12:01dans les informations
12:01qu'ils ont.
12:02Il va falloir prendre
12:03la décision
12:04qui permet
12:05d'assurer
12:06la sécurité
12:07dans une ville
12:07on l'a dit
12:08qui est
12:10connue
12:11pour la présence
12:12de groupes extrêmement radicaux.
12:13Mon collègue
12:13Bartholomé Simon
12:14au point
12:15a fait
12:15il y a quelque temps
12:16un reportage
12:17à Lyon
12:17où il s'était vraiment
12:19plongé
12:19dans cet écosystème-là
12:20et lui il disait
12:21que c'était
12:21je cite son expression
12:22parce qu'elle est très révélatrice
12:24l'épicentre
12:25des tensions
12:25entre militants politiques
12:27radicaux
12:28et violents.
12:29Donc c'est une ville
12:30avec un terrain
12:31un terreau
12:32très particulier
12:34et très sensible.
12:35Tam Tranu
12:35vous êtes d'accord
12:36avec ce que dit
12:37Adrien Brachet ?
12:39Oui
12:39et le fait aussi
12:40que les renseignements
12:41territoriaux
12:42nous disent
12:43en tout cas
12:43certaines sources
12:43que le but
12:44c'est d'éviter
12:45le risque d'un match retour
12:46les mots sont très forts
12:48et vous disiez
12:49à l'instant Adrien
12:50très justement
12:50le but c'est d'éviter
12:51aussi un deuxième drape
12:52bien évidemment
12:54le risque d'un match retour
12:55il est possible ?
12:56Oui bien sûr
12:57que le risque
12:58d'un match retour
12:59est possible
12:59on voit déjà
13:00les personnes
13:01qui ont proposé
13:02quand même
13:02de faire cette manifestation
13:04une ex-porte-parole
13:05du mouvement anti-avortement
13:07marche pour la vie
13:10donc on sait
13:10qu'il y a quand même
13:11toute une partie
13:11de l'ultra droite
13:12qui risque aussi
13:13de se mobiliser autour
13:15et puis en face
13:16on a déjà vu
13:17un certain nombre
13:17d'affiches
13:18de l'ultra gauche
13:18qui ont averti
13:21qui a dit également
13:22vouloir faire
13:22une contre-manifestation
13:23donc ça
13:23les volontés
13:24elles sont déjà affichées
13:26elles sont déjà claires
13:28je voulais
13:29pour renforcer
13:30ce que vous disiez
13:31sur le climat à Lyon
13:33rappeler aussi
13:33que Grégory Doucet
13:34ce n'est pas
13:35la première fois
13:36qu'il dit
13:37qu'il y a
13:37un climat
13:38extrêmement difficile
13:39à Lyon
13:40et qu'il a été
13:41part de ses craintes
13:41il avait déjà demandé
13:44plus de moyens
13:44à Gérald Darmanin
13:45à l'époque
13:46il avait plutôt
13:47ciblé
13:48les mouvements
13:49d'ultra droite
13:50de la Traboule
13:51et avait dit
13:52qu'il y avait déjà
13:52eu des rixes
13:53extrêmement fortes
13:54et c'est ce qu'on disait
13:55c'est tombé
13:56effectivement
13:57sur une victime
13:58qui appartient
13:59qui est une victime
14:00à un militant nationaliste
14:01mais ça aurait pu
14:02être également
14:03de l'autre côté
14:04en tout cas
14:05c'est vrai
14:06qu'on sait
14:07que l'interdire
14:08pourrait ne pas
14:09empêcher
14:10des débordements
14:11en tout cas
14:12à Nantes
14:12le parti
14:13pris par la préfecture
14:15de la Loire Atlantique
14:16ça a été vraiment
14:17d'interdire
14:18les manifestations
14:19donc voilà
14:19il peut y avoir
14:20des choix
14:20assez différents
14:22en matière de sécurité
14:24Je voudrais qu'on parle
14:25à présent
14:25des conséquences politiques
14:26qui sont très claires
14:28toujours pas de suspension
14:29de Raphaël Arnaud
14:30le député
14:32et les filles
14:33dont cet attaché
14:34parlementaire
14:34M. Favreau
14:36fait partie
14:37de ces sept individus
14:40qui sont
14:40en passe d'être présenté
14:41un juge
14:42en vue de sa mise en examen
14:43et de leur mise en examen
14:45est-ce que les filles
14:46doivent-elles finir
14:47finalement par reconnaître
14:48une quelconque responsabilité
14:49dans ce qui s'est passé
14:52c'est en tout cas
14:53pas du tout
14:53ce que pense Manuel Bompard
14:55Manuel Bompard
14:55c'est le coordinateur
14:56de la France Insoumise
14:57il était l'invité
14:57du 8h30 ce matin
15:00Donc la manière
15:00avec laquelle
15:01on essaye de rendre
15:03responsable
15:03Raphaël Arnaud
15:04qui n'est aucunement
15:05concerné par l'enquête
15:06Ça veut dire
15:06qu'il ne va pas être exclu
15:07de la France Insoumise ?
15:08Certainement pas madame
15:09Certainement pas ?
15:10Pas même suspendu
15:11Manuel Bompard ?
15:11Madame, madame
15:12alors moi j'ai bien compris
15:13Donc il ne sera ni exclu
15:14ni suspendu aujourd'hui
15:15Manuel Bompard ?
15:16Non pardon
15:16c'est important
15:17parce que Maude Bréjean
15:18la porte-parole du gouvernement
15:19Oui mais en fait
15:21ce n'est pas parce que
15:22madame Bréjean
15:22me demande de faire
15:23quelque chose
15:23que je dois le faire
15:24parce que vous savez
15:25nous sommes dans une démocratie
15:26et que ce n'est pas
15:27au gouvernement
15:27de décider des modalités
15:29d'organisation
15:30des groupes d'opposition
15:31dans une démocratie
15:32Sébastien Schneegans
15:34il faut l'exclure
15:35c'est tenable
15:36pour Jean-Luc Mélenchon
15:37et la France Insoumise
15:38de conserver
15:39sous l'étiquette LFI
15:40Raphaël Arnaud
15:41ce député LFI
15:42ou est-ce qu'il faut
15:43au moins peut-être
15:44l'exclure du groupe LFI
15:46à l'Assemblée Nationale
15:46qui soit par exemple
15:47en non-inscrit
15:48comme on dit
15:48du côté des députés ?
15:50Ce qui est certain
15:51c'est que la défense
15:52de LFI
15:53me semble
15:53me semble intenable
15:55je pense qu'ils sont en train
15:55de se corneriser
15:56dans une défense impossible
15:57qui consiste à dire
15:59nous avons soutenu
16:00oui
16:00nous avons été alliés
16:01et liés à la jeune garde
16:03c'était Mélenchon
16:03qui le disait
16:06mais c'est un mouvement
16:07d'autodéfense populaire
16:08et à aucun moment
16:09ils ne font la différence
16:11entre l'autodéfense populaire
16:12et ce lynchage
16:15ce qu'il faut bien voir
16:16c'est que par exemple
16:17la proposition de Gérald Armanin
16:18du ministre de la justice
16:20de condamner
16:21pour violencer en réunion
16:23enfin de sortir
16:25d'une peine d'LGBT
16:26toute personne condamnée
16:27pour violence en réunion
16:28c'est pas un peu
16:29un drame une loi
16:30on a l'impression
16:31qu'il y a un drame
16:33et Gérald Armanin
16:33très bien pour une loi
16:34et puis aussi pour
16:35faire campagne
16:36en vue de 2027
16:37non ?
16:37il y a peut-être
16:38un peu d'opportunisme politique
16:39connaissant le personnage
16:41il n'est pas interdit
16:42de le penser
16:43mais en tout cas
16:44ça vise très clairement
16:45Raphaël Arnaud
16:46qui rappelons-le
16:47a été condamné
16:47pour violence en réunion
16:48en février 2022
16:51et a malgré tout
16:52été investi
16:52par la France insoumise
16:53en 2024
16:54l'erreur
16:55Tam Tranu
16:56est-ce qu'elle n'est pas là
16:56d'avoir investi
16:58Raphaël Arnaud
16:58alors que
16:59Jean-Luc Mélenchon
17:00et son mouvement politique
17:01savaient très bien
17:02qu'il avait été en effet
17:02condamné pour ces violences
17:04et aujourd'hui
17:06finalement le mouvement
17:07en paye un petit peu
17:07les conséquences
17:08oui c'était connu
17:09d'ailleurs
17:09c'était déjà
17:10assez problématique
17:11et moi j'ai été
17:13j'ai quand même
17:14été assez surprise
17:15hier de voir
17:15un certain nombre
17:16d'alliés
17:17de la France
17:18insoumise habituellement
17:19et notamment
17:19parmi les écologistes
17:21le sénateur par exemple
17:23écologiste du Rhône
17:24Thomas Dossu
17:25nous dire hier
17:26lors de la séance
17:27de questions au gouvernement
17:28que pour lui
17:29il était très clair
17:30que Raphaël Arnaud
17:31devait être aujourd'hui
17:32démissionné
17:33que pour lui
17:35et alors que le mouvement
17:36écologiste
17:36se veut absolument
17:37non-violent
17:37c'était inacceptable
17:38alors ce passé
17:40de Raphaël Arnaud
17:40d'une part
17:41il était connu
17:42alors il a été confirmé
17:44en 2025
17:46cette décision
17:47de justice
17:48mais voilà
17:48on voit que vraiment
17:49du coup
17:50c'est en train
17:50de bouger
17:52au niveau
17:52de la gauche
17:53on a eu
17:55aussi
17:55la voix
17:56des socialistes
17:57avec des voix
17:58diverses
17:58celle de François Hollande
17:59qui a été extrêmement claire
18:00qui a dit
18:00la France insoumise
18:01est clairement
18:02d'extrême gauche
18:03et toute alliance
18:04est absolument impossible
18:05et on a eu
18:06au contraire
18:07Olivier Faure
18:08qui a dit
18:09bien sûr
18:10qu'il condamnait
18:11tout ce qui s'était passé
18:12mais sans pour autant
18:13enterrer
18:14tout accord local
18:15évidemment
18:16on a quelques semaines
18:17des municipales
18:17ça peut être extrêmement compliqué
18:18de refaire des listes
18:20en quatrième vitesse
18:22et un certain nombre
18:23de personnes
18:23qui voilà
18:23voient aussi
18:24que c'est difficile
18:25mais on voit
18:26que cet événement
18:27il va avoir
18:27un impact
18:28quand même
18:29extrêmement fort
18:30sur les prochaines semaines
18:31de campagne
18:31et notamment
18:32au niveau
18:32des alliances de gauche
18:33on est à trois semaines
18:34du premier tour
18:3415 mars prochain
18:35pour les municipales
18:36Adrien Brachet
18:37quelles conséquences directes
18:39notamment
18:40Etam le résumait très bien
18:41sur les accords de second tour
18:42prenons simplement
18:43la ville de Lyon
18:44le maire sortant
18:45vient d'en parler
18:46Grégory Doucet
18:47maire écologiste
18:48s'il veut
18:49avoir l'espoir
18:50de l'emporter
18:51au second tour
18:52ça semble un petit peu compliqué
18:52au vu des sondages
18:53mais s'il veut avoir
18:54l'espoir de l'emporter
18:54il faut qu'il passe
18:55une alliance
18:56qu'il noue une alliance
18:57avec la candidate
18:57et les filles
18:58Il y a un vrai dilemme
19:00qui se pose
19:00C'est une question
19:01je ne suis pas dans sa tête
19:02à lui
19:03parce qu'il va se poser
19:05en fait
19:05pour toute une série
19:06de candidats
19:08à Paris
19:09à Marseille
19:10à Lyon
19:10mais ailleurs
19:11pour toute une série
19:12de candidats socialistes
19:13il va se poser
19:14en effet
19:14cette question
19:15de potentielles alliances
19:16et il y a quelques semaines
19:19la direction
19:20du parti socialiste
19:21n'a en effet
19:22pas exclu
19:22la possibilité
19:24d'alliances
19:25locales
19:26au niveau local
19:26entre certaines listes
19:28et les insoumis
19:29Là les cartes sont rebattues
19:30Et c'est vrai que
19:30dans le contexte actuel
19:33la situation va être
19:34beaucoup plus compliquée
19:35parce que
19:35les potentielles alliances
19:37seront
19:38beaucoup plus scrutées
19:39Il y a une partie
19:41du parti socialiste
19:41qui était déjà
19:42dans une posture
19:43vraiment
19:44d'établir
19:46ce que Raphaël Glucksmann
19:47appelle une digue
19:48avec la France insoumise
19:50qui continue à être
19:50dans cette posture là
19:51donc c'est François Hollande
19:52Carole Delga
19:54Jérôme Gage
19:55On voit bien
19:56et en effet
19:58on en parlait
19:59qu'Olivier Faure
20:00a très clairement dit
20:00qu'il fallait que
20:01la France insoumise
20:02fasse un examen de conscience
20:03mais il ne dit pas
20:04explicitement
20:05noir sur blanc
20:06qu'il ne faut aucun
20:07zéro accord local
20:09Il n'est pas très clair
20:10Olivier Faure
20:10avec les insoumis
20:11et vous savez
20:13ce que dit Martine Aubry
20:13quand c'est flou
20:14il y a un loup
20:16Il ménage la chèvre
20:17Donc voilà
20:17on sent qu'il y a
20:18une prudence
20:19c'est-à-dire qu'Olivier Faure
20:20a pris ses distances
20:21claires
20:21au cours des discussions
20:22budgétaires
20:23avec les insoumis
20:24une rupture
20:25assez violente
20:26dans l'hémicycle
20:27des tensions
20:28assez fortes
20:28mais on voit bien
20:29que sur la question
20:30des accords locaux
20:33on veut laisser
20:34au parti socialiste
20:35la porte ouverte
20:36à certaines listes
20:37qui seraient tentées
20:38dans le cadre
20:39de l'entre-deux-tours
20:39de le faire
20:40de pouvoir le faire
20:41Je vais vous faire réagir
20:42dans quelques instants
20:43parce qu'on va parler
20:43d'Emmanuel Macron
20:44Emmanuel Macron
20:45on attendait
20:45sa réaction
20:46il a un peu tardé
20:48à s'exprimer
20:48il avait tweeté
20:50son soutien
20:51bien évidemment
20:51à la famille
20:52de la victime
20:53de Quentin de Rang
20:54mais il ne s'était pas
20:55exprimé sur l'aspect
20:56politique
20:56Emmanuel Macron
20:57chef de l'Etat
20:58depuis l'Inde
20:59il était en déplacement
21:00il appelle à faire le ménage
21:01L'extrême gauche
21:02en l'occurrence
21:03mais les autres partis
21:04extrêmes
21:04et l'extrême droite aussi
21:05qui a dans ses rangs
21:06parfois
21:06des militants
21:07qui justifient
21:08l'action violente
21:10rien ne saurait justifier
21:11l'action violente
21:13rien
21:13et donc à chaque fois
21:15qu'il y a des gens
21:15qui vous expliquent
21:16qu'ils ont mis en place
21:17des milices
21:18pour faire de l'autoprotection
21:19qu'il y a telle ou telle chose
21:21parce qu'il y aurait
21:21de l'autre côté
21:22un discours de violence
21:24et qu'il la légitime
21:26ils ne commettent pas
21:27simplement une faute politique
21:28ils commettent une faute morale
21:29et ils créent les conditions
21:30de ce qui arrive
21:30Emmanuel Macron
21:31le chef de l'Etat
21:32qui renvoie dos à dos
21:34les extrêmes
21:34il ne cite pas
21:35le Rassemblement National
21:36mais on comprend bien
21:37que le parti
21:38de Jordan Bardella
21:39est concerné
21:40et il renvoie
21:40donc dos à dos
21:41Eren et les filles
21:42est-ce qu'il a raison
21:43de dire ça
21:43le chef de l'Etat
21:44Patricia Lémonia ?
21:45dans une France
21:46qui est comme je le disais
21:47tout à l'heure
21:48particulièrement clivée
21:49et où les affrontements
21:51peuvent surgir
21:52à tout moment
21:53effectivement
21:53il a raison
21:54de renvoyer
21:55les deux extrêmes
21:56à leur position d'extrême
21:58et en disant
21:59essayant de trouver
21:59une marge de manœuvre
22:01conciliable
22:01ailleurs
22:02au centre
22:03il prend quoi
22:04une position de surplomb
22:05en tant que chef d'Etat
22:06voilà une position
22:07de surplomb
22:08et puis aussi
22:09paradoxalement
22:09en essayant de trouver
22:10un apaisement
22:11dans la partie centrale
22:13mais c'est audible
22:14ou pas ?
22:14alors aujourd'hui
22:17chacun si vous voulez
22:18marche pour lui
22:19c'est-à-dire que
22:20quand on voit
22:20Jean-Luc Mélenchon
22:21qu'est-ce qu'il fait
22:22aujourd'hui
22:23en ne demandant pas
22:26la démission
22:27de son député
22:29parce qu'il applique
22:30sa politique
22:31habituelle
22:32c'est-à-dire
22:32qu'on se resserre
22:33sur notre précaré
22:34sur notre base
22:35quand on est
22:36en période difficile
22:37quitte après
22:38en période d'élection
22:39on va essayer
22:40d'étendre
22:40notre
22:41allez
22:42notre 10-12%
22:43d'électeurs acquis
22:44qu'est-ce que fait
22:46par contre
22:47Jean Bardella
22:48lui qu'est-ce qu'il fait
22:49et bien c'est du pain béni
22:51pour lui
22:51puisqu'il dit
22:52effectivement
22:52regardez
22:53le cordon sanitaire
22:54il ne doit plus
22:55nous être adressé
22:56il doit être adressé
22:57à l'extrême gauche
22:58et le président
22:59de la république
22:59qu'est-ce qu'il fait
23:00aujourd'hui
23:00et bien il donne
23:01deux cordons sanitaires
23:02le problème
23:03c'est que ces deux
23:03cordons sanitaires
23:04et bien
23:06s'enrichissent
23:06l'un de l'autre
23:07alors Patricia Lémanier
23:08vous gardez la parole
23:09parce que vous avez évoqué
23:10le cas de Georgia Meloni
23:11il y a quelques instants
23:12en début d'émission
23:13vous avez fait ma transition
23:15un peu avant l'heure
23:15désolé
23:16Georgia Meloni
23:18l'homologue italienne
23:19d'Emmanuel Macron
23:21Emmanuel Macron
23:21lui a répondu
23:22assez sèchement aussi
23:23tout à l'heure
23:24depuis l'Inde
23:26il dit
23:26il l'invite
23:27à ne pas commenter
23:28ce qui se passe
23:29chez les autres
23:29ce sont les mots
23:30du chef de l'état
23:31français
23:32parce que regardez
23:32ce qu'a dit
23:33Georgia Meloni
23:34hier
23:34elle a tweeté
23:36elle a dit la chose
23:36suivante
23:37voilà
23:37la mort d'un jeune homme
23:38d'une vingtaine d'années
23:39agressé par des groupes
23:41liés à l'extrême gauche
23:42et emporté par un climat
23:44de haine idéologique
23:45qui touche
23:46plusieurs nations
23:47est une blessure
23:48pour toute l'Europe
23:49voilà
23:49les mots aussi sont très forts
23:50de la part de Georgia Meloni
23:51il a raison de lui répondre
23:53comme ça
23:53Emmanuel Macron
23:54à son nomau
23:55italienne
23:55on connaît
23:56l'amitié profonde
23:58qui lie les deux
23:59entre le président français
24:01et Georgia Meloni
24:02c'est la détestation
24:03en quelque sorte
24:04détestation d'autant plus forte
24:06que Georgia Meloni
24:07s'est rapprochée
24:08du chancelier allemand
24:09et on parle maintenant
24:10du couple
24:11italo-allemand
24:12enfin vous voyez
24:13donc
24:13la détestation
24:15est quasiment
24:15le divorce
24:17est quasiment complet
24:18et Georgia Meloni
24:19a quand même répondu
24:21à Emmanuel Macron
24:22elle a répondu
24:24à la réponse
24:24voilà
24:25elle a répondu
24:25en disant que non
24:26elle parlait au nom de l'Europe
24:27c'était l'Europe
24:28qui était en peine
24:29par rapport au drame
24:30qui s'était déroulé
24:33en France
24:33mais elle parle aussi
24:34par rapport à son pays
24:36parce que dans son pays
24:37même si elle a
24:38une cote de popularité
24:39à laquelle Emmanuel Macron
24:42aimerait beaucoup prétendre
24:43elle a aussi
24:44des difficultés
24:45avec les syndicats
24:47avec des occupations
24:48d'appartements
24:49elle a ses propres difficultés
24:51par rapport à sa gauche extrême
24:53et donc pour elle
24:54c'est aussi du pain béni
24:56Sébastien Schneegans
24:56est-ce que
24:57déjà ça en dit long
24:58sur les relations
24:59et Patricia l'a bien résumé
25:00entre la France
25:02et l'Italie
25:02mais aussi
25:03est-ce que c'est pas
25:04un affrontement
25:04purement idéologique aussi
25:06Emmanuel Macron
25:08idéologiquement
25:08il n'a rien à voir
25:09avec ce que portent
25:10les idées politiques
25:11que portent Georgia Meloni
25:12bien sûr
25:13Fratelli d'Italia
25:14ça n'a absolument
25:15rien à voir avec
25:15En Marche
25:16je pense qu'on aurait du mal
25:17à comparer les deux
25:18mais c'est politique
25:19avant tout cet affrontement
25:20je pense que c'est
25:21un affrontement
25:22de fond
25:23effectivement idéologique
25:23Macron a théorisé
25:25le nini
25:26ni RN
25:26ni LFI
25:27on voit qu'il y a une bonne pivée
25:28la présidente de l'Assemblée nationale
25:29a pris position
25:30en ce sens également
25:31en voyant effectivement
25:32dos à dos
25:32les extrêmes
25:33Méloni
25:33Méloni n'est pas du tout
25:34sur cette position
25:36et il y a un contexte italien
25:38qui est vraiment très différent
25:38du contexte français
25:42donc
25:44Adrien Brachet
25:45je pense qu'il y a aussi
25:46une chose
25:47à comprendre
25:48chez Emmanuel Macron
25:48c'est-à-dire qu'il n'aime pas
25:49être contesté
25:50sur le plan national
25:51mais encore moins
25:52sur le plan européen
25:54parce que dans son ADN
25:55à lui
25:55il a construit
25:56son ADN politique
25:57autour de l'idée
25:58d'un leadership
25:59au niveau européen
26:00autour du fait
26:01d'être un leader
26:01qui renforce l'Europe
26:03donc être contesté
26:06au niveau européen
26:07je pense que c'est quelque chose
26:08qui pour Emmanuel Macron
26:09est peut-être même
26:10encore plus douloureux
26:11mais il n'est que contesté
26:12en ce moment
26:13regardez
26:13l'avion
26:15où les allemands
26:16nous ont envoyé
26:18nous ont renvoyé
26:19dans nos buts
26:20enfin bon voilà
26:20Emmanuel Macron
26:21c'est sur le plan européen
26:23je voulais juste ajouter
26:25que je trouvais
26:26qu'il y avait quand même
26:26une politisation généralisée
26:28de ce drame
26:28on la voit
26:30au niveau
26:30à tous les niveaux
26:32on la voit au niveau local
26:33quand on voit
26:34les candidats
26:35qui se positionnent
26:36par rapport aux manifestations
26:37de samedi
26:38on l'a vu
26:38au niveau national
26:39la façon dont ça a enflammé
26:41l'Assemblée nationale
26:42le Sénat
26:42donné lieu même
26:43à des annonces
26:44vous l'avez dit
26:44de projets de loi
26:45de circonstances
26:46quand même
26:47ce qu'a proposé
26:47Gérald Darmanin
26:48c'est quand même
26:49histoire de répondre
26:50purement à la situation
26:52individuelle
26:52de Raphaël Arnaud
26:53et enfin
26:54international
26:55avec Jean-Jamelloni
26:57qui voit aussi
26:58une opportunité
26:58de pouvoir s'opposer
27:00de pouvoir aussi
27:00un peu tirer la couverture
27:01à elle
27:02et je trouve quand même
27:03que dans cette séquence
27:04où il y a un jeune
27:05qui est mort
27:05et où pour le coup
27:06la famille appelle
27:07à la retenue
27:08et à la non-politisation
27:10de cet événement
27:10tout cela n'est quand même
27:11pas très joli
27:12Allez les 20h
27:13passées de 31 minutes
27:14on va retrouver
27:15la deuxième partie
27:16des informés
27:17dans quelques instants
27:18mais avant
27:18c'est le fil info
27:19avec Théo
27:20mettons Réjambaud
27:26Les premières
27:27mises en examen
27:29dans l'affaire
27:29de la mort
27:30du militant identitaire
27:31Quentin Deranque
27:32deux premiers suspects
27:34poursuivis
27:34pour homicide volontaire
27:36Jacques-Élie Favreau
27:37l'assistant parlementaire
27:38du député LFI
27:39Raphaël Arnaud
27:41est lui mis en examen
27:42pour complicité
27:43par instigation
27:44quatre autres suspects
27:46doivent encore être présentés
27:47au juge d'instruction
27:48dans la soirée
27:49ils contestent tous
27:51l'intention homicide
27:52d'une information judiciaire
27:53est désormais ouverte
27:55la situation reste problématique
27:57sur la Charente
27:58sur la Loire
27:59et le Maine
28:00à l'ouest de la France
28:01selon Vigie Cru
28:02cinq départements
28:04sont en vigilance rouge
28:05au cru ce soir
28:06la Loire Atlantique
28:07le Maine et Loire
28:08la Charente Maritime
28:09la Gironde
28:10et le Lot et Garonne
28:11en raison du passage
28:13de la tempête Pedro
28:14après déjà la tempête Nils
28:16la semaine dernière
28:17Andrew a quitté le commissariat
28:19il y a quelques instants
28:20annonce la BBC
28:21l'ex-prince britannique
28:23interpellé ce matin
28:24est placé en garde à vue
28:26pour des soupçons
28:27d'abus de pouvoir
28:28après des publications
28:29de documents
28:30sur l'affaire Epstein
28:31nous allons aider Gaza
28:33nous allons régler cela
28:34nous en ferons un succès
28:37dit Donald Trump
28:38au Conseil de paix
28:39réunion avec plusieurs dirigeants
28:41conviés par le président américain
28:4347 pays participent
28:45l'Union Européenne
28:46en observation
28:47plus de 7 milliards de dollars
28:48ont été promis
28:49pour la reconstruction
28:50de ce territoire palestinien
28:52le pape Léon XIV
28:54doit se rendre
28:54début juillet prochain
28:55sur l'île italienne
28:56de Lampedusa
28:57annonce le Vatican
28:58cette île située
29:00à moins de 200 km
29:01des côtes tunisiennes
29:02est le lieu de l'arrivée
29:03de nombreux migrants
29:05sur des bateaux surchargés
29:06Léon XIV
29:07a plusieurs fois pris la parole
29:09à propos des mesures
29:10qui répriment
29:11l'immigration illégale
29:12jugeant par exemple
29:13inhumain
29:14le traitement réservé
29:15aux immigrés
29:16aux Etats-Unis
29:17et puis pour prolonger
29:19leur durée de vie
29:19la SNCF annonce
29:21qu'elle va restaurer
29:22un tiers de ses TGV
29:23cela permettra
29:24de compenser en partie
29:25les retards de livraison
29:27des nouveaux trains
29:27Alstom
29:28104 rames doivent passer
29:30dans les ateliers
29:31pour subir des traitements
29:32anti-corrosion
29:33remplacement de portes
29:34de sièges
29:35et même de cuvettes
29:36de toilettes
29:37France Info
29:4020h-21h
29:42Les informés
29:43Antoine Comte
29:45Vous êtes dans les informés
29:47et vous faites bien
29:47vous êtes au bon endroit
29:48c'est la deuxième partie
29:49de votre émission
29:50toujours avec nos informés
29:52du soir
29:52nos invités
29:52Tam Tranui
29:53directrice adjointe
29:54de la rédaction
29:55de Public Sénat
29:56Adrien Brachet
29:56journaliste politique
29:58Au Point
29:59Patricia Lémonia
30:00vous êtes grand porteur
30:00spécialiste des questions
30:01internationales
30:02Sébastien Schneegand
30:04journaliste politique
30:05Aliexpress
30:05et on accueille
30:06et on a le plaisir
30:07d'accueillir sur ce plateau
30:08David Rigoulet-Rose
30:10vous êtes chercheur
30:11à l'Institut français
30:12d'analyse stratégique
30:13IFAS
30:14rédacteur en chef
30:15de la revue
30:16Orient Stratégique
30:17vous avez beaucoup de titres
30:18et vous êtes aussi l'auteur
30:20de ce dernier ouvrage
30:21excellent ouvrage
30:21La République Islamique d'Iran
30:23en crise systémique
30:254 décennies
30:27de tourment
30:28c'est la deuxième partie
30:29des informés de France Info
30:32parce qu'on va parler
30:32à présent justement
30:33de Donald Trump
30:34Donald Trump
30:34et son conseil de la paix
30:36qui a finalement été inauguré
30:37aujourd'hui
30:3825 dirigeants
30:40autour de la table
30:41dont 8 européens
30:428 opérants
30:43et 2 qui ont
30:44le statut de membre
30:45les autres ont le statut
30:46d'observateur
30:47question pour vous
30:49David Rigoulet-Rose
30:51ce conseil
30:51il sert à quoi concrètement ?
30:53Il a été annoncé
30:54à Davos
30:55en janvier dernier
30:57et donc il était censé
30:59initialement
30:59permettre
31:00la reconstruction
31:02pour Gaza
31:03donc c'était
31:04un projet
31:05centré sur Gaza
31:06et puis qui a été élargi
31:08de manière
31:08plus importante
31:09il est censé
31:11garantir la paix
31:12dans les régions
31:13troublées par les conflits
31:14vous dites censé
31:16j'en sais sur ce mot
31:17oui parce qu'évidemment
31:17en principe
31:18il y a une organisation
31:19qui s'appelle l'ONU
31:20dont c'est la vocation
31:21déclarée
31:21avec la charte 46
31:23mais justement
31:24j'en profite
31:24est-ce que c'est le plus concurrent
31:25direct de l'ONU
31:27ce conseil de la paix
31:28à la Trump
31:28c'est le problème
31:29de toute façon
31:31toutes les initiatives
31:32de Donald Trump
31:33sont à prendre
31:34évidemment
31:35sont à mettre en relief
31:36avec les organisations
31:38pour lesquelles
31:38il éprouve
31:39une défiance avérée
31:40en l'occurrence
31:41l'ONU
31:41même si de temps en temps
31:43il en a besoin
31:43puisque pour le projet
31:44sur Gaza
31:45il a dû passer
31:46par le conseil de sécurité
31:47pour justement
31:49légitimer
31:50la mise en oeuvre
31:51de ce projet
31:51mais globalement
31:52effectivement
31:53il y a deux aspects
31:55qui sont probablement importants
31:56c'est pour dévaluer
31:58statutairement
32:00l'organisation internationale
32:01puisqu'il n'aime pas spécialement
32:03ce qui relève
32:04du multilatéralisme
32:06en général
32:07et tout particulièrement
32:08dans le cas de l'ONU
32:09et puis par ailleurs
32:10il y a aussi son rêve
32:12incontestablement
32:13qui est derrière
32:13c'est son prix Nobel de la paix
32:15et donc il y a une forme
32:16de privatisation
32:17finalement
32:18d'une organisation
32:20qui aurait vocation
32:21à avoir des succès diplomatiques
32:22une privatisation
32:24à un milliard d'euros
32:24l'entrée
32:25alors avec un ticket
32:26effectivement
32:26c'est pour ça que je disais
32:27privatisation
32:27parce que
32:28c'est explicite
32:30dans sa formation
32:31avec un milliard d'entrées
32:32de tickets
32:33un peu cher
32:34ça fait cher
32:35mais il y a eu
32:36quelques candidats
32:37mais tout le monde
32:38ne se bouscule pas
32:39Patricia Lémonière
32:40la phase 1
32:41de ce plan
32:42de paix
32:43je parle de Gaza
32:44bien évidemment
32:45avec le retour
32:46des otages
32:47voilà
32:48c'est quasiment
32:49on va le dire comme ça
32:50réglé
32:50par contre
32:50la phase 2
32:51sur le désarmement
32:52du Hamas
32:53là ça pose
32:54clairement problème
32:54quand on dit
32:55désarmement du Hamas
32:56on parle de quoi
32:57de quelles armes
32:58finalement
32:59sachant que beaucoup
33:00ont été détruites
33:01par l'armée israélienne
33:02une grande partie
33:03de l'armement lourd
33:04a été détruit
33:05une grande partie
33:06des tunnels
33:07est détruit
33:07ce qui est
33:09c'est les armes légères
33:10qui posent problème
33:11et là le Hamas
33:12l'a bien dit
33:13il ne veut pas
33:14s'en séparer
33:15ou alors le remettre
33:16à des frères palestiniens
33:17il pensait
33:18aux représentants
33:19de la haute autorité
33:20palestinienne
33:20donc je crois
33:21qu'on parle
33:22d'une phase 2
33:23mais on n'a aucun objectif
33:25dans ce plan
33:26aucun objectif
33:27final de paix
33:28et aucun objectif
33:29final de règlement
33:30c'est vaguement
33:32une petite clause
33:33qui mentionne
33:34peut-être à terme
33:35si tout se passe bien
33:36grosso modo
33:36peut-être un état palestinien
33:38alors que toute la politique
33:39effectivement mise en place
33:40dans la région
33:40va à l'encontre
33:41de la création
33:42de cet état palestinien
33:44j'aimerais faire
33:44une toute petite parenthèse
33:45mais pour ne pas garder
33:46trop longtemps la parole
33:47si vous permettez
33:48la réunion d'aujourd'hui
33:49vous savez dans quel bâtiment
33:51elle a eu lieu
33:51elle a eu lieu dans
33:52un endroit magnifique
33:53qui s'appelait
33:54l'Institut
33:56américain pour la paix
33:57aujourd'hui
33:58cet institut
34:00a été
34:01renommé
34:02par le président américain
34:04Institut
34:04Donald Trump
34:05pour la paix
34:06ça en dit long
34:07et ça en dit long
34:09sur cette conférence
34:09où il y a effectivement
34:10peu d'états
34:12il y a des régions du Golfe
34:13et des pays musulmans
34:14comme l'Indonésie
34:15plus lointain
34:15beaucoup de pays musulmans
34:16d'ailleurs
34:16mais il y a
34:17quelques pays européens
34:19alignés sur Trump
34:20la Hongrie
34:21la Slovaquie
34:22etc
34:22la Bulgarie
34:23commence à retirer
34:24ses billes
34:25parce que ça pose
34:26des problèmes en interne
34:27mais il n'y a
34:28ni la Chine
34:29ni la Russie
34:30bien sûr
34:31et justement
34:32c'est une vraie question
34:32peut-être pour vous
34:33comment voulez-vous
34:34faire un plan de paix globale
34:36pour la planète
34:37sans les deux pays
34:39en tout cas
34:40sans la Chine
34:40pays majeur
34:42dans le monde
34:42sans la Chine
34:43sans la Russie
34:44et puis j'ai envie de dire
34:44sans les principales puissances européennes
34:46sans la France
34:47et sans la France
34:48sans les Britanniques
34:49on a bien compris
34:50que Donald Trump
34:51voulait s'en passer
34:51néanmoins
34:53sans tous ces pays-là
34:54toutes ces puissances-là
34:55il ne sert pas à grand-chose
34:57dans ce Conseil de la paix
34:58écoutez
34:59effectivement
34:59on a du mal
35:00à voir
35:01ce à quoi ça sert
35:03au-delà
35:03de quelque chose
35:05qui mélange
35:06à la fois
35:06une forte ambition
35:08un narcissisme
35:11quelque chose
35:11de pas très cohérent
35:13quand même
35:13on a vu
35:14comment ça s'est passé
35:15d'ailleurs cet après-midi
35:15c'était quand même
35:16assez spécial
35:17vous soulignez
35:18qu'il a
35:19rebaptisé
35:20le bâtiment
35:21il a fait mettre
35:22ses musiques
35:23préférées
35:24il a dit
35:25moi je
35:26moi je
35:27il a indiqué
35:28qu'il allait faire
35:28mieux que
35:30l'ONU
35:31qui a un grand potentiel
35:32mais qui ne l'a pas accompli
35:33donc elle allait faire mieux
35:34que l'ONU
35:35depuis 46
35:36grâce à cette initiative
35:37purement personnelle
35:38et avec
35:38donc vous l'avez souligné
35:40beaucoup moins
35:41de puissance
35:41bon c'est vrai
35:42que ça fait partie
35:44un petit peu
35:45de la mégalomanie
35:46de Donald Trump
35:46après ce qui est
35:48comment dire
35:48effrayant
35:49dans le monde
35:49dans lequel nous sommes
35:50aujourd'hui
35:50c'est que quand même
35:51Donald Trump
35:52avec sa façon de faire
35:54sa façon de se positionner
35:55son rapport
35:57à la force
35:58donne quand même
35:59l'impression
36:00de parfois arriver
36:01à des résultats
36:02et que c'est aujourd'hui
36:03un langage
36:04qui est de plus en plus
36:06en train d'être parlé
36:07dans les relations internationales
36:08donc je veux dire
36:09que ce qui pouvait
36:10nous paraître
36:11complètement
36:11comment dire
36:12délirant et absurde
36:13par le passé
36:14ne l'est plus du tout
36:15aujourd'hui
36:16David Rigolero
36:16l'objectif de ce conseil
36:18de la paix de Donald Trump
36:19c'est aussi
36:20et avant tout
36:20sans doute
36:21d'obtenir la paix à Gaza
36:22c'est ce qu'il dit
36:24il n'a pas besoin
36:25vraiment de la Chine
36:25et de la Russie
36:26et des puissances européennes
36:27pour ça
36:27est-ce qu'il ne peut pas
36:28finalement y arriver
36:29et s'il y arrive
36:29c'est le prix Nobel
36:30de la paix derrière ou pas ?
36:32lui c'est certainement
36:34son objectif
36:36ça a été d'ailleurs
36:37évoqué précédemment
36:38il a eu une frustration
36:41justement
36:41de ne pas l'avoir obtenu
36:42lors de la dernière fois
36:45et donc
36:45c'est l'idée
36:46qu'il y a une personnalisation
36:48de toute façon
36:49on voit l'organisme
36:50qu'il a créé
36:50il fait rentrer
36:52Tony Blair
36:52il personnalise toujours
36:53en réalité
36:54pour désinstitutionnaliser
36:56en fait
36:57l'organisation
36:58parce qu'il ne veut pas
36:59de multilatéralisme
37:00il est dans l'interpersonnel
37:01mais pas dans le multilatéral
37:02en réalité
37:03et donc
37:04pour ce qui est de Gaza
37:05oui
37:06normalement
37:07le premier objectif
37:08c'est effectivement
37:09le plan P de Gaza
37:11mais vous y arrivez ou pas ?
37:13vous n'avez pas de bout de cristal
37:14bien évidemment
37:14mais
37:15c'est une possibilité
37:17ou c'est totalement exclu ?
37:18ce qui a été fait
37:19c'est la première phase
37:20puisque effectivement
37:22dans la douleur
37:24parce que ça a pris du temps
37:25beaucoup plus que prévu d'ailleurs
37:27mais ce n'était pas
37:27la plus compliquée
37:28la plus compliquée
37:29c'est la deuxième phase
37:29qui est la question du désarmement
37:31et la question de la mise en place
37:32et là on retrouve
37:33certains des invités
37:34justement
37:34du Conseil de la Paix
37:36la force internationale
37:38qui est supposée
37:39justement
37:39encadrer ce désarmement
37:41puisque les Indonésiens
37:43sont sollicités
37:43des pays musulmans
37:45donc
37:45c'est
37:46là on arrive vraiment
37:47dans la question problématique
37:49et
37:49en réalité
37:50c'est aussi
37:51des difficultés
37:53avec son interlocuteur israélien
37:55parce qu'il y avait
37:55une obstruction
37:56sur une représentation
37:59explicite
38:00de l'autorité palestinienne
38:01or
38:02justement
38:03on revient quand même
38:05à avoir des contacts
38:06avec l'autorité palestinienne
38:07dont on ne peut pas faire l'économie
38:08et la police palestinienne
38:09d'ailleurs
38:10a une formation
38:11en Égypte
38:11et en Jordanie
38:12ce qui est un peu paradoxal
38:13dans cette affaire
38:14c'est que Donald Trump
38:15il souhaite la paix
38:16il veut essayer d'obtenir
38:17le prix Nobel de la paix
38:17mais dans le même temps
38:19il menace à nouveau
38:20d'intervenir
38:21sans doute
38:21en Iran
38:22et il a profité
38:23de ce conseil de la paix
38:23d'ailleurs pour en parler
38:24à Donald Trump
38:25le président américain
38:27c'est depuis des années
38:28qu'il n'est pas facile
38:29de conclure un accord
38:30avec l'Iran
38:30et nous devons conclure
38:31un accord significatif
38:33sinon de mauvaises choses
38:34arriveront
38:34mais nous devons parvenir
38:35à un accord pertinent
38:36et ils ont une excellente relation
38:38avec les représentants
38:39de l'Iran
38:40voilà
38:41d'un côté
38:41on l'entend bien
38:42un conseil de la paix
38:43puis de l'autre
38:43on a un Trump
38:44qui menace d'intervenir
38:45à nouveau en Iran
38:46en fixant un ultimatum
38:47de 10 jours
38:48c'est ce que dit
38:49le président américain
38:51et puis ce deuxième
38:52porte-avions
38:53qui est en route
38:54qui est peut-être
38:55à l'heure où on se parle
38:55presque arrivé
38:56dans le golfe
38:57en tout cas
38:58sur zone
39:01Sébastien
39:02comment vous voyez les choses
39:03est-ce que
39:03finalement
39:04on a un Trump
39:05aussi peut-être
39:06qui commence un petit peu
39:07à s'agacer aussi
39:08de négociations
39:09je parle là de l'Iran
39:10qui n'aboutissent pas
39:11puisqu'on sait que
39:12depuis mardi
39:12elles ont repris
39:13notamment du côté
39:14avec les Suisses
39:15absolument
39:16je pense qu'effectivement
39:17il est confronté
39:17à son inefficacité
39:19quand on pense à Trump
39:21quand on parle de Trump
39:21il faut quand même se rappeler
39:22qu'il disait pendant sa campagne
39:23qu'il mettrait fin à la guerre
39:24en Ukraine en 24 heures
39:26on a vu le résultat
39:29effectivement
39:29sur l'Iran
39:31ce qu'il faut bien noter
39:31c'est que
39:32Trump est imprévisible
39:34et il est coutumier
39:35de ce genre d'ultimatum
39:35on se souvient
39:36sur le Groenland
39:37même si c'est évidemment
39:37pas comparable
39:38mais il avait lancé
39:39un ultimatum
39:41des chaînes américaines
39:41se faisaient l'écho
39:42de déclarations
39:44de la porte-parole
39:44de la Maison Blanche
39:45qui affirmaient
39:45que des frappes
39:47étaient envisagées
39:48et CBS et CNN
39:51ont parlé de frappes
39:51dès ce week-end
39:52là on voit qu'ils temporisent
39:53quand même
39:53qu'ils tergiversent
39:54qu'ils disent
39:55on en parlera dans 10 jours
39:57apparemment
39:57on nous dit
39:58que s'ils se rend
39:59à la clôture
40:00des JO d'hiver
40:00à Milan dimanche
40:02c'est dimanche soir
40:03ça voudrait dire
40:04que du coup
40:04il n'y a pas d'intervention
40:05militaire
40:06c'est ce qui circule
40:06là ce soir
40:07mais bon
40:08certains médias américains
40:10l'affirmaient
40:10il y a encore quelques heures
40:11vous avez raison
40:11sur une intervention
40:12dès ce week-end
40:14Patricia Limonière
40:14peut-être
40:16vous souhaitiez compléter
40:17là-dessus
40:18à quoi il joue
40:19avec l'Iran
40:20Donald Trump
40:20parce que ça fait un moment
40:21qu'il menace
40:22après il revient
40:23un petit peu en arrière
40:24en disant
40:24bon on va peut-être
40:25pouvoir négocier
40:26sur le nucléaire
40:28iranien
40:28mais est-ce qu'il ne prend pas
40:29le risque
40:30s'il intervient
40:31militairement
40:32par la force
40:33Donald Trump
40:34en Iran
40:36un risque énorme
40:37quand on voit
40:37qu'à côté
40:38il y a la Russie
40:39qui est un allié
40:41de l'Iran
40:41et que surtout
40:42il y a ces exercices
40:44conjoints militaires
40:45depuis aujourd'hui
40:47Russie
40:47Iran
40:48oui alors
40:50moi je crois
40:51qu'on assiste
40:52on verra
40:53si c'est du bluff
40:53ou pas du bluff
40:54on est juste
40:54à un moment charnière
40:55l'armada
40:56qui est montée
40:57actuellement
40:57effectivement
40:58dans la région
40:58avec le porte-avions
41:00qui arrive
41:00le général Ford
41:01qui arrive juste
41:02en face d'Israël
41:02qui va se positionner
41:03et qui est donc là
41:04pour parfaire la défense
41:05donc on est une armada
41:06qu'on n'a jamais vue
41:08enfin je veux dire
41:08il y a des mouvements
41:10d'avions
41:10il y a les B2
41:11qui sont prêts
41:12il y a les
41:12enfin
41:13on va arriver à quelque chose
41:15on va arriver à quelque chose
41:16qui ne s'était pas vu
41:16depuis 2003
41:17depuis la montée en puissance
41:19autour de la guerre en Irak
41:20donc là effectivement
41:21mais cet armada
41:22c'est pourquoi
41:23c'est pour frapper
41:23ou c'est pour faire pression
41:24sur l'Iran
41:25d'accord
41:26la presse
41:27Axios
41:27le site américain
41:28qui est toujours
41:29très bien informé
41:29a dit ça y est
41:30c'est pour ce week-end
41:31bon enfin
41:32tout ça peut être
41:34dans un schéma global
41:35de pression maximum
41:37porté sur l'Iran
41:38les russes
41:39et les chinois
41:39regardent de loin
41:40ils n'ont aucunement envie
41:41que la région s'embrase
41:42ni les pays du golfe
41:43non plus
41:44mais Trump
41:45qu'est-ce qu'il veut
41:45lui il ne veut pas non plus
41:46la guerre
41:47lui ce qu'il voudrait
41:48c'est un deal
41:49qu'il le satisfasse
41:51alors les Iraniens
41:52ne veulent pas
41:52accepter le deal
41:54proposé par les américains
41:56c'est-à-dire
41:56plus d'enrichissement
41:57plus de missiles balistiques
41:59et plus de pays
42:01ou de groupes miliciens
42:03alliés dans la région
42:05ils ne veulent pas
42:05mais c'est-à-dire que Trump
42:07parce qu'ils ne veulent pas
42:08va reculer
42:10il peut reculer
42:11en se contentant
42:13d'un petit deal
42:13parce que
42:14souvenez-vous
42:14ce qu'on dit beaucoup
42:15aux Etats-Unis
42:15on le traite
42:16il y a un petit surnom
42:17qui est à co
42:18Trump always
42:20with you
42:20c'est-à-dire
42:20Trump toujours se dégonfle
42:22ce qui n'est pas très sympathique
42:24à son encontre
42:24puisque
42:25en général
42:26alors là
42:26est-ce qu'il peut
42:27avec une telle armada
42:27se dégonfler
42:28je pense qu'il y a
42:29des marges de manœuvre
42:30aujourd'hui
42:31il y a encore moyen
42:32de négocier
42:32il y a encore des marges
42:33de manœuvre
42:34donc voilà
42:34tout ça est une montée
42:36en puissance de la pression
42:37on va arriver à un moment
42:38de nous
42:38la pression
42:39est à ce point forte
42:40qu'on peut avoir
42:41effectivement une bascule
42:43mais
42:43vous savez
42:44la guerre
42:45elle ne commence
42:45que le jour
42:46où les premiers canons
42:47se font entendre
42:48Adrien Brachet
42:50Trump a intérêt
42:51à négocier
42:52ou est-ce qu'il faut
42:53qu'il continue
42:54de montrer sa puissance
42:55et qu'il finisse
42:56finalement
42:56par intervenir militairement ?
42:57En tout cas
42:58je rejoins
42:58ce qu'a dit Patricia
42:59sur sa volonté
43:00lui de revenir
43:01avec un deal
43:02parce qu'il a besoin
43:05il ne faut pas oublier
43:06il y a des mid-termes
43:07aux Etats-Unis
43:08au mois de novembre
43:09et Donald Trump
43:11s'est tellement investi
43:13sur cette question
43:13de l'Iran
43:14que vis-à-vis
43:15de son opinion publique
43:16il ne peut pas revenir
43:17si vous voulez
43:18les mains vides
43:18donc c'est aussi
43:20peut-être
43:20ce qui explique
43:21la pression
43:22qu'il met
43:23c'est qu'il a besoin
43:25de consolider
43:27sa base
43:28à l'approche
43:29des mid-termes
43:30et c'est vrai
43:31que quand on analyse
43:33les mid-termes
43:33c'est en novembre
43:34et quand on analyse
43:36les positionnements
43:38en politique internationale
43:40de Donald Trump
43:40il faut toujours aussi regarder
43:42lorsqu'il
43:43prend une décision
43:45qu'il le fait aussi
43:46pour sa propre
43:48opinion publique
43:49donc ça c'est extrêmement important
43:50il faudra regarder
43:51et Patricia l'a dit
43:53très justement aussi
43:54ce que vont faire
43:55également
43:56sur ce dossier
43:57la Russie
43:57et la Chine
43:58la Chine est un des
43:59plus gros acheteurs
44:00de pétrole
44:01iranien
44:02elle n'a pas du tout
44:04envie d'une déstabilisation
44:05dans la région
44:07donc il va falloir
44:08aussi regarder
44:09le jeu géopolitique
44:10de ce côté là
44:11David Rigouleros
44:12la Chine
44:13la Russie
44:14Trump aussi
44:15doit faire avec eux
44:16et doit regarder
44:17leur positionnement
44:18notamment vis-à-vis de l'Iran
44:19oui mais c'est
44:21une partie de
44:21c'est un paramètre
44:23justement
44:23qu'il a intégré
44:24parce que quand on pense
44:26à ce qui s'est passé
44:26au Venezuela
44:27c'était aussi
44:28pour
44:29pour empêcher la Chine
44:30d'avoir le pétrole
44:31vénézuélien
44:32et dans le cas
44:33du Golfe
44:34enfin dans le cas
44:34de l'Iran
44:36ça ne sera pas forcément
44:37un obstacle
44:38au contraire
44:38ça pourrait être aussi
44:40dans le calcul
44:42de la prise de décision
44:43justement
44:44un élément
44:45d'irrimant
44:45c'est pour ça
44:46qu'il temporise actuellement
44:48il essaie de jauger
44:49avec la Chine
44:50la Russie
44:51vraisemblablement
44:52il a pris la décision
44:53c'est vraisemblable
44:54il est confronté
44:55au dilemme
44:55du fusil de Tchékov
44:57dans la pièce
44:57justement
44:58quand Tchékov dit
44:59il ne faut jamais placer
45:00un fusil chargé
45:00sur scène
45:01s'il ne doit pas être utilisé
45:02et vu ce qu'il a mis
45:04en place
45:05il pourra difficilement
45:06reculer maintenant
45:07ce qui laisse à penser
45:09que
45:09effectivement
45:11vraisemblablement
45:12il a intégré
45:13le fait que
45:15la négociation
45:17est une forme
45:18de théâtralisation
45:19mais qui n'est pas
45:20susceptible d'aboutir
45:21et les deux parties
45:23le savent en réalité
45:24et il n'est pas exclu
45:25que les Iraniens
45:25de leur côté
45:26fassent le pari
45:27hasardeux
45:28mais en tout cas
45:29ce n'est pas exclu
45:30d'accepter une confrontation
45:32en sachant que
45:33Trump n'enverra pas
45:34de troupes au sol
45:34et qu'il serait prêt
45:36à encaisser le coup
45:38justement
45:38pour éviter
45:39de transiger
45:40sur les lignes rouges
45:41un mot sur les Européens
45:42dans tout ça
45:43on a l'impression
45:43comme d'habitude
45:44qu'ils sont
45:45en arrière-plan
45:46en tout cas
45:47puisque
45:48vous l'avez très bien résumé
45:50c'est Donald Trump
45:51qui mène la danse
45:52et qui essaye de jauger
45:53avec la Chine
45:54la Russie
45:55pour voir
45:56s'il intervient
45:57ici ou là
45:58à quoi jouent
45:59les Européens
46:00et comment
46:01peuvent-ils revenir
46:02dans ce jeu
46:03je n'ai même pas envie
46:04de dire diplomatique
46:04mais dans ce jeu
46:05peut-être plus politique
46:07et de pression
46:08vis-à-vis de Donald Trump
46:08Patricia
46:09les Européens
46:10avaient joué
46:11dans le premier accord
46:13enfin dans l'accord
46:13qui était signé en 2015
46:15un rôle important
46:17c'était même eux
46:18qui étaient à l'origine
46:18dès 2003
46:19des négociations
46:20avec les Iraniens
46:22donc là
46:23ils avaient été
46:24complètement intégrés
46:25on voit bien
46:25qu'aujourd'hui
46:26pour Donald Trump
46:27ce n'est pas comme ça
46:27que ça se déroule
46:28c'est du direct
46:31il ne conçoit
46:32les rapports de force
46:33que dans le bilatéral
46:34donc il ne va pas
46:35s'embarrasser
46:36des Européens
46:37et je crois que les Européens
46:38malheureusement aujourd'hui
46:39peuvent être
46:40des voies de soutien
46:42par rapport au peuple iranien
46:43c'est-à-dire que
46:44l'Europe a un rôle à jouer
46:46en rappelant son attachement
46:47au droit international
46:48en rappelant
46:49qu'elle soutient
46:50le peuple iranien
46:51dans sa lutte
46:52pour la liberté
46:52en l'aidant peut-être
46:54financièrement
46:54avec des moyens
46:55de transmission
46:56il y a un rôle à jouer
46:57mais c'est un rôle
46:58qui n'est pas sur le terrain
47:00qui n'est pas sur le terrain militaire
47:01et pour revenir
47:02sur le terrain militaire
47:03effectivement
47:04je ne sais pas
47:05si Donald Trump
47:06je ne suis pas dans sa tête
47:07a pris cette décision
47:08mais on est à un moment
47:10important
47:11qui se joue là
47:12par contre
47:13je sais que Donald Trump
47:14a toujours les moyens
47:15de reculer
47:16mais avec un point de détail
47:18parce qu'il peut reculer
47:20et d'un seul coup
47:20basculer
47:21nous envoyer sur Cuba
47:22avec un renversement
47:24de pouvoir
47:24pour nous faire oublier l'Iran
47:26simplement l'Iran
47:27et c'est en ça
47:28que je rejoins
47:29monsieur Rigolero
47:30c'est que l'Iran
47:32est symbolique
47:33pour les Américains
47:34l'Iran c'est la claque
47:37qui a été prise
47:38lors de la capture
47:40des Américains
47:42à l'ambassade américaine
47:45c'est aussi l'échec
47:46de l'opération de sauvetage
47:48des otages américains
47:49à l'époque
47:49donc c'est un trauma
47:51très fort
47:51et donc effectivement
47:53par rapport à sa base
47:54l'Iran
47:55est quelque chose
47:56d'important
47:56et qui pourrait le conduire
47:58à une guerre
47:59mais s'il y a guerre
48:00elle sera plus longue
48:01que 12 jours
48:03Sébastien Schneegans
48:03qu'est-ce que vous en pensez
48:04et puis après
48:05Tram Trani
48:05vous pourrez réagir
48:06sur les européens
48:08et puis j'ai envie de vous dire
48:09aussi sur le rôle
48:09de la France
48:10on a vu un Emmanuel Macron
48:13s'employer
48:13essayer de résister
48:15sur le Groenland
48:16là il est assez discret
48:18sur l'Iran
48:18je suis d'accord
48:19et je voulais juste rebondir
48:20sur ce que disait Patricia
48:21je trouve que c'est intéressant
48:22sur le congrès
48:22pardon sur l'accord
48:25l'accord de Vienne
48:26de 2015
48:27en fait il ne faut pas
48:28avoir à l'esprit aussi
48:28que Trump a largement contribué
48:30à la dégradation
48:30la dégradation de la situation
48:31en rompant unilatéralement
48:33en 2018
48:33alors même que les Iraniens
48:35respectaient l'accord
48:38et juste pour revenir
48:39sur ce qui était dit avant
48:39je pense que l'un des éléments
48:41qui peuvent quand même
48:42contribuer à
48:45à rendre Trump hésitant
48:47à le faire tergiverser
48:47c'est quand même
48:48qu'il y a des dizaines
48:48de milliers de soldats américains
48:49déployés dans la région
48:51et que sur des bases
48:53et que ces bases
48:54peuvent être
48:54je parle sous votre contrôle
48:55pourraient être frappées
48:56par des ripostes iraniennes
48:58donc il peut y avoir
48:58des pertes importantes
48:59en termes de militaires américains
49:02et ça peut avoir
49:02une influence
49:02sur l'opinion américaine
49:03L'Iran a les moyens
49:04de riposter très clairement ?
49:05L'Iran l'a fait savoir
49:06alors les moyens
49:07oui
49:08il y a le moyen
49:08de faire savoir
49:09et le faire
49:10de toute façon
49:11l'Iran a reconstitué
49:12une partie
49:12de ses stocks de missiles
49:13depuis la dite guerre
49:15des 12 jours
49:16et c'est la raison
49:17pour laquelle
49:17il y a
49:18comme Patricia l'a évoqué
49:20il y a un pont aérien
49:22qui n'a pas d'équivalent
49:23depuis 2003
49:24qui amène
49:25des tonnes de matériel
49:26et notamment les systèmes TAD
49:28et les systèmes Patriot P3
49:30PAC 3
49:31qui sont censés
49:32pouvoir compenser
49:34une réplique iranienne
49:37balistique attendue
49:38elle est intégrée
49:40Tam Tranu
49:40vous vouliez réagir
49:41oui
49:41il voulait réagir
49:42sur le grand cynisme
49:43de la situation
49:44car rappelons-nous
49:45la dernière fois
49:45que Trump a tergiversé
49:47sur l'Iran
49:48en disant
49:49qu'il allait intervenir
49:50c'était quand même
49:52par rapport au nombre de morts
49:53qu'il était censé
49:54y avoir
49:54dans ses manifestations
49:56et il avait dit
49:57écoutez finalement
49:58je n'interviens pas
49:58parce que ce régime
49:59n'est plus en train
50:00de tuer son peuple
50:01il s'est avéré quand même
50:02que l'on a découvert
50:03depuis
50:04on ne sait même pas encore
50:06mais il y a peut-être
50:0630 000
50:06peut-être 40 000 morts
50:08voilà
50:08et c'est quand même ça
50:09et on voit que
50:10finalement
50:11le seul sujet de négociation
50:12c'est le sujet du nucléaire
50:14aujourd'hui
50:15et effectivement
50:16l'Europe
50:16on l'a entendu
50:19timidement
50:19un petit peu
50:20quand même
50:20sur l'Iran
50:22au moment de ses manifestations
50:23pour vouloir inscrire
50:24par exemple
50:25les gardiens de la révolution
50:26sur la liste des organisations
50:28terroristes
50:28qui est fait
50:28voilà
50:29mais on est quand même
50:30resté sur quelque chose
50:31qui reste de l'ordre du symbole
50:32par rapport à ce qu'on est
50:34en train d'évoquer
50:34vous le disiez vous-même
50:36déjà lorsque
50:37Trump avait envoyé
50:39le début de son armada
50:40ce n'était pas pour faire
50:41des ronds dans l'eau
50:41vu le coup que ça représente
50:43on peut imaginer
50:44qu'avec le Gérald Ford
50:46effectivement
50:47la menace soit
50:48de plus en plus forte
50:50et qu'on soit vraiment
50:51sur le point d'arrivée
50:52sur une action militaire
50:52Adrien Brachet
50:53sur le rôle des Européens
50:55on en a beaucoup parlé
50:56mais peut-être plus de la France
50:57vous êtes journaliste politique
50:59vous suivez l'Elysée
51:01Emmanuel Macron
51:02quel rôle il a joué
51:03là Emmanuel Macron
51:05bon il lui reste
51:06un peu plus d'un an
51:07de mandat à l'Elysée
51:09mais est-ce que
51:10sur le dossier iranien
51:11il doit aussi porter
51:12la voix de la France
51:13parce que là
51:13on ne l'entend plus
51:14on l'a entendu
51:14en effet au moment des massacres
51:16mais là on ne l'entend plus
51:16il y a eu cette inflexion
51:18sur la classification
51:19des gardiens de la révolution
51:21comme organisation terroriste
51:23ce qui était nouveau
51:23de la part de la France
51:24ça faisait un moment
51:25que la France hésitait
51:26parce qu'elle craignait
51:27des impacts
51:28notamment sur la question
51:29des otages
51:30en Iran
51:31donc il y a quand même eu
51:32ce changement de pied
51:34de la part de la France
51:35je dirais que
51:37le rôle aussi
51:38que doit essayer
51:39Emmanuel Macron
51:40et ça rejoint
51:40les discussions
51:41qu'on avait tout à l'heure
51:42par rapport à Georgia Meloni
51:44c'est d'arriver
51:45à pousser l'Europe
51:47à parler d'une seule voix
51:49sur ce dossier
51:50parce qu'on rentre
51:51de plus en plus
51:52dans une logique
51:54de géopolitique
51:54d'empire
51:55comme Donald Trump
51:57essaie de le faire
51:57comme le fait la Chine
51:58et donc on a besoin
52:00d'une voix européenne
52:01forte
52:02à affirmer
52:03sur ce dossier
52:04comme sur d'autres
52:05David Rigoleros
52:06comment l'Europe s'affirme
52:08comment la France
52:09s'affirme aussi
52:10vous aurez le mot de la fin
52:11parce que
52:11c'est difficile
52:12parce que la situation française
52:14au niveau
52:15par rapport à ses partenaires
52:16européens
52:16est difficile
52:18et elle est critiquée
52:20de manière fondée
52:21ou pas
52:22mais partiellement fondée
52:23notamment par les Allemands
52:24qui justement
52:25se rapprochent de Meloni
52:26et on le voit d'ailleurs
52:27les pays observateurs
52:28qui sont dans le Conseil de la Paix
52:30ce sont les deux pays en question
52:31et c'est une manière
52:32de montrer à Emmanuel Macron
52:34au président français
52:35que
52:36c'est finalement
52:37le noyau
52:37le nouveau noyau européen
52:39c'est pas forcément
52:39le couple franco-allemand
52:40et donc c'est embêtant
52:42et il y a évidemment
52:43en toile de fond
52:44toutes les difficultés internes
52:45en France
52:45la question de la dette
52:47de l'endettement
52:48etc
52:48qui fait qu'il y a
52:50une dévaluation
52:50du statut français
52:52au sein des instances
52:54européennes
52:55et donc de la voie française
52:56qui est indispensable
52:57mais qui du coup
52:58effectivement
52:58est moins audible
52:59merci à tous
53:00chers informés
53:01merci David Rigoleros
53:03vous êtes chercheur
53:03à l'Institut français
53:04d'indices stratégiques
53:05et rédacteur en chef
53:06de la revue
53:07Orient Stratégique
53:08Tam Tranuy
53:09merci beaucoup
53:09d'avoir été avec nous ce soir
53:10directrice adjointe
53:11de la rédaction
53:12de Public Sénat
53:13Patricia Lémonière
53:14un grand merci
53:15aussi à vous
53:16grand reporter
53:16spécialiste des questions
53:17internationales
53:18Adrien Brachet
53:19journaliste politique
53:20au point
53:20merci beaucoup
53:21la une du point
53:21cette semaine
53:22et bien puisqu'il commence
53:23à être tard
53:24dans la journée
53:25un dossier consacré
53:26à vaincre
53:27enfin l'insomnie
53:29si vous avez du mal
53:30à dormir
53:30il faut acheter le point
53:31on vous parle
53:31des nouvelles générations
53:33de somnifères
53:34du guide des bonnes pratiques
53:35c'est un dossier
53:36extrêmement complet
53:37c'est bien vendu en tout cas
53:39Sébastien Schneegans
53:40merci beaucoup
53:40d'avoir été avec nous
53:41journaliste politique
53:42à l'Express
53:42la lune de l'Express
53:43peut-être vous l'avez en tête
53:43c'est LFI
53:44danger public
53:45et bien merci beaucoup
53:47merci à tous
53:47de nous avoir suivis
53:48les informés reviennent
53:50demain matin
53:51c'était avec un grand plaisir
53:52que je vous ai accompagné
53:53ce soir
53:53à très vite
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