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  • il y a 10 minutes
Chaque jour, découvrez la pépite du jour dans la France Bouge avec Elisabeth Assayag.

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00:00Europe 1, la start-up de la France Bouge.
00:03Alexis, la start-up est née en 2022, dans le Loiret, près d'Orléans.
00:08C'est bien ça ?
00:09C'est exact.
00:11Vous, vous avez débuté votre carrière dans la banque, donc ça n'a rien à voir.
00:14Oui, alors c'est un petit passage très court, dans la banque et puis dans le négoce.
00:19Au Brésil, c'est ça ?
00:21Aux Etats-Unis.
00:22Et puis après, effectivement, je suis tombé dans l'industrie sucrière au Brésil.
00:27Je suis resté un certain nombre d'années.
00:29J'ai habité là-bas et puis je suis revenu en France pour travailler sur des problématiques que Bruno connaît
00:35très bien,
00:35qui sont des problématiques d'abord de production de sucre et puis par extension, produits sucrants,
00:43puis par extension, protéines, fibres, etc.
00:46Et donc c'est comme ça que je suis au fur et à mesure tombé dans les ingrédients.
00:49Mais pourquoi ? C'est parce que vous avez vu qu'il y avait une opportunité ?
00:52Vous avez vu qu'il y avait un manque en France ?
00:54Comment vous vous êtes dit, je vais monter une entreprise sur cette spécificité-là ?
00:59Parce que c'est assez pointu votre idée.
01:01Personnel, c'est d'abord une aventure familiale, puisque ça fait plusieurs générations que mon grand-père, mon père, etc.
01:09ont travaillé.
01:10Vous savez, c'est l'industrie et l'agriculture.
01:12Vous vous faites quoi, votre père et votre grand-père ?
01:13Ils ont du sucre et de l'alcool.
01:16Donc vous savez, l'agriculture, c'est quand même souvent des aventures de famille.
01:21Vous avez un exemple tout à l'heure, le monde agricole.
01:24Ce sont quand même des secteurs qui sont très attachés à la transmission.
01:28Votre père et votre grand-père sont agriculteurs ?
01:30Pas du tout, mais dans la transformation, la valorisation des productions agricoles.
01:36Il y a toujours différents échelons qui concourent à une filière.
01:41Vous avez la production agricole, je ne parle pas de ce qui est même en amont.
01:44La valorisation en ingrédients, puisque l'industrie en général utilise des ingrédients
01:48et relativement peu de produits agricoles bruts.
01:52Et puis en aval, vous avez des industries qui font des produits finis
01:56ou des restaurateurs qui cuisinent ces ingrédients.
01:59Donc nous, notre spécialité, c'est plutôt la partie ingrédients.
02:02Donc ce qui est au carrefour entre l'agriculteur et la façon dont on va le travailler
02:07pour que l'industrie ou la restauration collective ait des ingrédients qui les conviennent.
02:12Mais qu'est-ce qui vous a fait penser aux légumineuses ?
02:14C'était quoi ? Il y a eu un déclic ? Il y a eu quelque chose ?
02:16Oui, bien sûr.
02:18Donc si vous voulez, ça fait 20 ans que je suis sur ces problématiques.
02:24Les légumineuses, elles ont...
02:25Donc les légumineuses pour tout le monde, ce sont les légumes secs, en langage courant.
02:30Donc des pois, des fèves, des lentilles, des haricots, etc.
02:34Ce sont des plantes qui sont à la base de l'agriculture et de l'alimentation
02:39depuis toujours, depuis des millénaires.
02:43Et donc y compris, qui sont au cœur de l'agriculture française depuis toujours.
02:48Pourquoi ? Parce que ce sont les seules plantes
02:51qui sont des plantes qui fixent de l'azote dans les sols.
02:55Concrètement, c'est quoi ? Ce sont des engrais verts.
02:57Donc jusqu'au développement et à la généralisation des solutions de synthèse,
03:04c'est comme ça que depuis des millénaires, on fertilise les sols
03:10en Europe et partout dans le monde.
03:13Petit rappel des cours d'histoire, c'est les fameuses assolements triénaux
03:18à partir du Moyen-Âge, etc.
03:21qui fait que ce sont des plantes qui ont un rôle tout à fait particulier
03:26en agronomie dans toutes les fermes qui font du végétal.
03:29Et est-ce que c'est cette hausse de la consommation des protéines végétales
03:33qui vous ont poussé à aller monter cette entreprise ?
03:34Il y a deux grands enjeux.
03:36Il y a un premier enjeu, c'est que ce sont des plantes
03:38qui étaient très cultivées en France jusqu'aux années 90.
03:42Il y a eu deux événements majeurs.
03:44un accord commercial du GATT à l'époque, c'est l'ancêtre de l'OMC,
03:48en 1986, qui a engendré une ouverture du marché européen
03:54aux importations de soja.
03:55Et puis, il y a eu une grande réforme en 1992
03:58de la politique agricole commune
04:00qui a démantelé, ce qu'on peut regretter aujourd'hui,
04:04mais tout un tas de dispositifs qui existaient
04:06en faveur de la souveraineté alimentaire,
04:09de la souveraineté protéique européenne.
04:11et ce qui fait que les agriculteurs se sont retrouvés,
04:15à l'époque, à devoir réduire.
04:18Il y a eu en plus quelques problématiques agronomiques
04:20qui se sont superposées à ça,
04:21mais qui font que ces cultures sont...
04:24ont peu à peu décliné.
04:27Donc vous, vous êtes allé les récupérer
04:29pour pouvoir les transformer.
04:31Voilà, de remettre au bout du jour des choses...
04:33Vous êtes des choses qui peut-être, qu'on n'utiliserait plus.
04:36Donc vous allez pitcher maintenant intact, intact, on dit intact ?
04:39Si vous le dites en français, intact.
04:40Et bien alors, on va pitcher intact.
04:42Alexis Duval, c'est à vous, on vous écoute.
04:44Donc intact, c'est une société qui valorise des légumineuses,
04:48donc des plantes qui sont à la fois très intéressantes
04:51d'un point de vue alimentaire,
04:52la porc protéique,
04:53très importante pour la souveraineté alimentaire
04:56et protéique européenne,
04:57mais qui sont aussi des plantes
04:59qui sont particulièrement intéressantes
05:01dans le contexte des enjeux climatiques,
05:04des enjeux biodiversité, etc.
05:06parce que ce sont des plantes écologiques.
05:09Et donc, notre sujet à nous,
05:11c'est d'essayer d'apporter des solutions en aval,
05:13de valorisation pour les agriculteurs
05:16qui en font en France,
05:17de telle façon à ce qu'ils aient des filières
05:20de produits qui permettent de redévelopper
05:23ces cultures qui sont indispensables pour les agriculteurs,
05:25mais qui sont aussi tout à fait recherchées par nos clients.
05:28Ce que vous disiez tout à l'heure,
05:29puisque aujourd'hui,
05:31pour des raisons de naturalité,
05:35de nutrition et de santé,
05:36ce sont des ingrédients qui sont très recherchés.
05:39On cherche à manger plus de protéines
05:41et plus de fibres,
05:41c'est ce que veulent les consommateurs.
05:43On cherche des produits
05:44qui ne soient pas ultra transformés,
05:46donc on cherche des ingrédients naturels
05:48et on cherche des ingrédients
05:50qui, d'un point de vue durabilité,
05:52mettent en valeur le travail agricole positivement
05:54et non pas...
05:56voilà, qui posent des problèmes.
05:58Merci pour votre pitch, Alexis Duval.
06:00Est-ce que tout le monde a compris
06:01autour de la table à France Bouge ?
06:02François ?
06:02Oui, pour moi, c'est l'idée.
06:04Non, mais parce que c'est ardu quand même.
06:07Oui, oui, c'est un peu ardu.
06:09On ne parle pas tous les jours
06:09de la transformation des légumineuses.
06:11Mais pour moi, l'idée, elle est très belle,
06:14c'est de fertiliser le sol
06:16tout en décarbonant les marques
06:18et en rendant un peu plus souveraine
06:20l'agriculture française.
06:22Donc pour moi, c'est gagnant, gagnant, gagnant
06:24à tous les niveaux.
06:25Est-ce que vous savez, Elisabeth,
06:26comment on mesure la fertilité d'un sol ?
06:29Pas du tout.
06:30En fait, on creuse un trou
06:31et on regarde s'il y a des vers de terre.
06:33Ah, très bien !
06:34Et donc, moi, ce que j'ai envie,
06:37ce que j'aime dans ce projet,
06:38c'est que c'est un projet pro-vers de terre
06:40et que le vers de terre,
06:41autant on adore les ours polaires
06:43sur la banquise et on se dit
06:44qu'il y a un biais de mignonnerie,
06:46mais autant le vers de terre
06:49doit être réhabilité
06:50parce qu'en fait, c'est lui
06:52la cheville ouvrière
06:53de notre souveraineté alimentaire
06:55et d'une bonne agriculture
06:56qui fonctionne.
06:57Et ce que font les légumineux,
06:59c'est qu'ils captent
07:01effectivement l'azote
07:02et donc du coup,
07:03ils permettent que le sol
07:04ne soit pas trop fatigué.
07:05Donc, que les vers de terre
07:07est une belle vie.
07:08Et on ne parle pas assez
07:09des vers de terre.
07:09Donc, c'est mon combat personnel.
07:11Vous avez réussi à le placer,
07:12c'est très très bien.
07:13Non, non, mais c'est important.
07:14Bruno Cardo,
07:15vous êtes notre agriculteur
07:16ce soir sur Europe.
07:17Je voulais rebondir,
07:19du coup, vous savez
07:19qu'il y a un test
07:20pour tester la vie du sol
07:21comme vous dites,
07:21il s'appelle le test du slip.
07:23Donc, vous enterrez un slip
07:25quand vous allez dans le placard.
07:27J'adore le sourire de François.
07:29Et plus il sera dégradé,
07:31plus vous verrez en fait
07:31la dégradation
07:32de l'activité du sol en fait.
07:34D'accord, donc il y a
07:34deux façons de mesurer.
07:35Il y a le ver de terre
07:36et il y a le slip
07:37de Bruno Cardo.
07:39Les points forts de la start-up
07:41François.
07:41Donc, vous le disiez tout à l'heure,
07:43c'est une entreprise
07:46qui a de l'avenir,
07:48régénérative,
07:49qui vous a inspiré.
07:50Donc, elle est sur un projet
07:53quasi politique
07:53et de rapport
07:55à notre territoire.
07:57Donc, c'est un projet
07:59qui est fort
07:59et qui est intéressant
08:00et intelligent.
08:01Ce que je trouve aussi
08:03pour moi marquant,
08:04c'est qu'on parle beaucoup
08:05de French Tech
08:06et de technologie,
08:08mais donc le légumineux
08:10a sa technologie
08:11puisqu'il fixe l'azote
08:14et qu'il a un rôle à jouer.
08:17Son propre rôle.
08:18Voilà.
08:18Son propre fonction.
08:19Et en fait,
08:19en mettant ça en avant,
08:20on crée cette filière.
08:22Donc là, c'est dans le Val-de-Loire,
08:23ça, la région.
08:25Et donc, ça veut dire
08:26qu'on sécurise
08:27le travail de l'agriculteur
08:28puisqu'on lui garantit
08:29qu'on va utiliser sa production.
08:31Et ça, c'est très important
08:32parce qu'un agriculteur,
08:33en fait, lui,
08:33il vit de l'aléa
08:35par définition.
08:36Et donc, du coup,
08:37on le sécurise,
08:38on arrive à travailler
08:38à long terme avec lui
08:40et puis derrière,
08:41on valorise ce qu'il fait.
08:42Donc, on arrive
08:42à le rémunérer correctement.
08:44Donc, tout ça,
08:45ce sont des choses
08:45qui sont, je crois,
08:47très bénéfiques
08:48et donc, c'est un projet
08:49qui est fantastique.
08:50Alors après,
08:51avec toujours
08:52combien ça coûte à la fin
08:53et combien ça coûte
08:55en termes de capex,
08:56d'investissement.
08:57C'est un peu
08:58les grands sujets.
08:58Alexis,
09:01tout a été autofinancé
09:02au démarrage
09:03de l'entreprise ?
09:04Alors, au début, oui.
09:06Donc, c'est une entreprise
09:07que j'ai créée
09:07avec une de mes soeurs,
09:08Fanny.
09:09Donc, c'est familial aussi ?
09:11C'est familial, je vous dis,
09:12c'est toujours un peu familial
09:13dans ces industries-là.
09:15Donc, on a effectivement
09:17au début autofinancé
09:19nos activités
09:20et puis, on a eu la chance
09:23d'avoir le soutien
09:24d'une coopérative agricole,
09:26celle-là,
09:27qui s'est très fortement engagée
09:29pour permettre
09:31le développement
09:32de l'entreprise,
09:33qui est une coopérative
09:34qui s'appelle Accès Réal,
09:35qui est une coopérative
09:36dont le siège
09:36est à côté d'Orléans
09:37et qui regroupe
09:39près de 10 000 agriculteurs
09:40dans la région
09:41et qui, pour les raisons
09:42qui ont été évoquées,
09:44a très tôt vu l'intérêt
09:46du développement
09:47de ce type d'activité
09:48sur les territoires.
09:49Et donc, ils nous ont soutenus
09:51humainement,
09:53matériellement
09:53et financièrement
09:54assez rapidement,
09:56ce qui nous a permis
09:57de financer
09:58des travaux
09:59un peu lourds
09:59de R&D
10:01qu'on a été amenés
10:03à faire en 2022
10:04et qui nous ont permis
10:05de déposer nos brevets,
10:06etc.
10:06Vous allez être présent
10:07au salon de l'agriculture ?
10:08Oui, on est présent
10:10notamment à travers...
10:11C'est pour avoir des clients ?
10:12C'est pour faire quoi ?
10:13Non, en fait,
10:14nous, c'est plutôt
10:14la relation avec les agriculteurs
10:16qui nous intéresse.
10:17On ne fait pas
10:17de produits grand public.
10:18Mais oui, c'est ça,
10:19vous êtes en B2B pur.
10:21Il y a deux choses,
10:22si vous voulez.
10:23C'est plutôt la relation.
10:23On a beaucoup
10:24d'interrogations,
10:25de questionnements
10:26d'agriculteurs
10:26par rapport à ce qu'on fait.
10:28C'est faire de la pédagogie.
10:29Comment nos activités
10:30peuvent s'insérer
10:31par rapport
10:31à des réflexions
10:33qu'ils peuvent avoir.
10:34eux, avoir ?
10:34Et puis après,
10:35c'est faire la pédagogie
10:36au niveau du grand public.
10:37En tout cas,
10:38essayer d'y contribuer
10:40parce que c'est très important
10:41que le grand public comprenne.
10:42Vous l'avez dit,
10:43ce sont des problèmes complexes.
10:47C'est ce que fait Bruno
10:48au quotidien.
10:49Par exemple,
10:50pour qu'on comprenne bien
10:51un tag,
10:52quand vous dites
10:52que ça peut être
10:53qu'on revalorise
10:54des légumineuses
10:56pour notamment
10:57les cosmétiques
10:58ou l'industrie
10:58agroalimentaire.
10:59Concrètement,
11:00c'est dans quel genre
11:01de produits
11:01qu'on comprenne ?
11:03Donc en fait,
11:03tout part de la plante.
11:05Dans une plante,
11:07vous avez quatre
11:07principaux constituants.
11:09Vous avez des protéines,
11:11des fibres,
11:12des glucides
11:13et des huiles.
11:14C'est ça
11:15les principaux constituants.
11:16Donc en fait,
11:17nous on va chercher
11:18à valoriser
11:18l'ensemble
11:20de ces constituants
11:21et donc on a
11:22des gammes différentes
11:23d'ingrédients
11:23qui vont découler
11:25finalement des protéines
11:26qui sont à l'origine
11:27dans la plante,
11:28qui sont des sucres
11:29qui sont dans la plante
11:30et donc on va
11:31les utiliser différemment.
11:33de la façon
11:34la plus intelligente
11:35possible.
11:36Donc on va faire
11:37des ingrédients alimentaires
11:38riches en protéines
11:39et en fibres.
11:40Ça finalement...
11:41On les retrouve dans quoi
11:42alors ces ingrédients ?
11:42Mais dans quoi par exemple ?
11:44L'INRAE a fait une étude
11:48très intéressante.
11:49Je vous invite
11:49à la regarder.
11:50Ils se sont amusés,
11:52en tout cas ils ont fait
11:53l'effort de regarder
11:54tous les produits
11:55qui avaient été lancés
11:56en France
11:57depuis 2010.
11:59En France
12:00et en Europe.
12:01Et quand on regarde
12:02la composition,
12:03les produits vendus
12:04en magasin,
12:05quand on regarde
12:06la composition,
12:07on constate
12:08qu'il y a du soja
12:10dans un produit sur deux.
12:11Mais alors intact,
12:12on le retrouve dans quoi ?
12:14Dans tout,
12:15ça va de la biscuiterie
12:17à la boulangerie
12:18en passant par
12:19les produits laitiers
12:20en passant par...
12:21Et dans la cosmétique par exemple ?
12:23Vous retrouvez où
12:23dans la cosmétique ?
12:24Alors cosmétique,
12:26on a un produit en particulier
12:27qui a beaucoup fait parler
12:28qui est un alcool
12:30dit extra neutre.
12:31C'est un alcool très pur.
12:33Donc on a inventé
12:34l'alcool de légumineuse
12:36pour ces produits-là.
12:38On a développé
12:38un procédé particulier
12:40qui permet donc
12:41de faire des alcools
12:42et ça,
12:42on va les retrouver
12:43dans les parfums.
12:44C'est un des ingrédients
12:45principaux
12:46de la constitution
12:47d'un parfum.
12:47On va les retrouver
12:48en pharmacie
12:50dans beaucoup de produits
12:51pour leur propriété
12:53désinfectante
12:53et on va les retrouver
12:54aussi dans les spiritueux.
12:55Donc très concrètement,
12:56vous pouvez trouver
12:57nos produits
12:59au sein du groupe
13:00Rémi Cointreau
13:01qui est un de nos gros...
13:02Ça, c'est un de nos gros clients.
13:03Un de nos gros clients,
13:04un de nos gros sponsors.
13:05Donc voilà.
13:06Ou dans des parfums,
13:08par exemple,
13:09la marque Guerlain,
13:10Donc si je comprends bien,
13:11François,
13:11on n'est pas dans une start-up
13:12en tant que telle,
13:13on est dans une start-up
13:14de filière, là.
13:14On est sur une filière.
13:16Oui, on est sur une filière,
13:17on est sur la constitution
13:18d'une filière
13:18et on est sur du B2B,
13:20ce qu'on appelle,
13:21parce qu'en fait,
13:22ils ne vendent pas directement
13:23à des consommateurs,
13:24mais donc à des grands groupes
13:25industriels.
13:25Et c'est intéressant
13:26de voir Rémi Cointreau
13:28qui est une entreprise
13:29qui s'est beaucoup positionnée
13:30sur le terroir
13:30avec son ancien PDG,
13:34Eric Vallat,
13:35qui était vraiment
13:36très impliqué
13:36sur ce sujet.
13:38et Guerlain
13:39qui est dans l'univers
13:40d'LVMH,
13:41la maison
13:43qui est le plus impliqué
13:45sur la nature,
13:48le thème de la nature,
13:49parce qu'ils font
13:49beaucoup de produits aussi
13:50avec le miel des abeilles
13:51d'Ouessan, etc.
13:54Donc l'abeille royale.
13:55Donc c'est des sujets
13:57en fait intéressants
13:57parce que ça veut dire
13:58que la production
13:59d'un tact,
14:00elle est à la fois
14:02un argument en interne
14:03pour dire,
14:04on utilise du produit
14:05qui est peut-être
14:05un peu plus cher,
14:05je ne sais pas la différence
14:07de coût,
14:07mais en tout cas
14:07qui est plus vertueux,
14:09qui est décarboné
14:10et qui va avoir aussi
14:11un impact sur le scope 3,
14:13sur la manière
14:13dont on va reporter
14:15notre environnement
14:16et aussi pour les consommateurs finaux
14:18parce que derrière,
14:18on leur dit
14:19que le produit
14:20est un peu mieux fait,
14:21il contribue,
14:22vous votez à une France
14:23un peu...
14:23Mais ça c'est à la marque
14:24de le communiquer dessus,
14:25ce n'est pas Alexis,
14:27une fois que vous avez vendu
14:28à la marque,
14:29ça y est,
14:29c'est fait.
14:30Et vous...
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