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  • il y a 3 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Punchline, 18h19...
00:05Laurence Ferrari sur CNews et Europe 1.
00:10...
00:158h38 de retour dans Punchline sur CNews et sur Europe 1.
00:18Toujours avec Eric Nolot, Catherine et Louis.
00:20On va évoquer Jean-Luc Mélenchon.
00:23Dans un premier temps, on va l'écouter d'abord sur...
00:25Quelque chose d'assez surprenant, il a tenu une conférence de presse
00:27hier devant des élus et des militants des institutions.
00:30Et il dit qu'il veut ramener la Russie dans le concert européen.
00:34Écoutez...
00:35Jean-Luc Mélenchon, puis après on parlera de ce qu'il a répondu à Henri Guenaud.
00:38Nous n'acceptons pas l'idée...
00:40que la Russie, en tout cas nous sommes un certain nombre,
00:44en tout cas nous qui animons...
00:45nous n'acceptons pas l'idée que la Russie soit expulsée de l'Europe.
00:50Nous pensons, c'est une vieille formule,
00:53que nous sommes partisans de...
00:55de l'Europe, de l'Atlantique à l'Oural.
00:58Et par conséquent...
01:00Notre tâche politique serait de réintégrer la Russie dans...
01:05le concert européen.
01:06Voilà, on va commenter ses propos,
01:07on va juste écouter Raphaël Glucksmann qui raille Jean-Luc.
01:10Mélenchon, l'ami des dictateurs.
01:11Et je vous passe la parole à Henri et Catherine.
01:13Et moi je vais vous dire...
01:14Jean-Luc Mélenchon...
01:15C'est Mélenchon qui parle de dictateur,
01:16alors que c'est un tueriféraire de Castro, de...
01:20de toutes les dictatures.
01:22C'est l'homme qui s'aplatit devant le parti communiste.
01:25Le Chinois est Vladimir Poutine
01:26et lui ose parler de dictature.
01:28Nous réglerons ça.
01:30dans les urnes,
01:31dans une confrontation idéologique assumée,
01:33cette gauche fascinée par l'autorité...
01:35Merci Raphaël Glucksmann.
01:36Eh bien, moi je n'en veux plus.
01:37Voilà Raphaël Glucksmann.
01:39Et on sait que de toute façon...
01:40que les socialistes s'uniront avec les insoumis
01:41comme il leur annonçait moins les municipales.
01:43Sur le fond, Henri Guéno.
01:44Sur le fond, quand j'entends...
01:45Glucksmann, je me dis c'est la...
01:47Enfin c'est dramatique, c'est la gauche...
01:50morale dans toute sa splendeur.
01:51C'est pire que Mélenchon, vous trouvez ?
01:53Ah oui, c'est...
01:54Non mais c'est...
01:55C'est pas du tout la même chose.
01:56C'est-à-dire que Mélenchon,
01:57on pense ce qu'on veut de Mélenchon,
01:58mais il faut le prendre aussi.
02:00Sérieux, l'exercice qu'il a fait hier
02:01est un exercice qu'aucun homme politique
02:03ou responsable politique français
02:05aujourd'hui est capable de faire.
02:06Il y en avait avant qui étaient capables
02:07de faire ce genre d'exercice,
02:08que ça soit François Mitterrand...
02:10que ce soit François Pompidou,
02:12que ce soit...
02:12ou même Giscard d'Estaing.
02:15Hier, il a fait un très grand numéro
02:18de géopolitique, d'histoire...
02:20depuis la Seconde Guerre mondiale
02:22comme on en est arrivé là.
02:23On peut détester les conclusions
02:24qu'il en tire.
02:25On peut détester ces prises de position.
02:27Il faut le prendre au sérieux.
02:28Tandis que M. Guzman,
02:29il ne faut pas le prendre.
02:30le prendre au sérieux
02:30parce que si on le prend au sérieux,
02:31on va au désastre.
02:32Oui, il faudra réintégrer la Russie.
02:35en Europe,
02:35que ce soit Mélenchon qui le dise,
02:37que ce soit l'extrême droite,
02:39l'extrême centre...
02:40n'importe qui d'autre.
02:41Oui, celui qui dit ça a raison.
02:44Voilà, il faudra...
02:45réintégrer la Russie
02:45parce que la Russie,
02:46elle ne va pas changer d'adresse,
02:47parce que la Russie,
02:48c'est le plus grand pays du monde.
02:50parce que la Russie,
02:50elle a le choix entre l'Europe
02:51ou l'Asie,
02:52qu'elle a jeté dans les bras de l'Asie.
02:53C'est une folie pour l'Europe.
02:55Voilà, c'est quoi qu'on pense de Poutine,
02:56quoi qu'on pense de son régime.
02:58Et de ce qui se passe en Ukraine quand même.
03:00Le plan de la bonne conscience
03:01de M. Glusman est absurde.
03:03La Russie, elle est là.
03:04La Chine, elle est là.
03:05C'est là aussi.
03:06Alors dire on n'aime pas le régime chinois,
03:08je déteste le régime chinois,
03:09il faut échanger le régime chinois.
03:10Je me suis dit, peut-être,
03:11mais la Chine, elle est là.
03:12Elle est là comme ça.
03:13Voilà.
03:13La Russie, elle est là comme ça.
03:15Si demain le régime change en Russie,
03:16peut-être qu'on s'en réjouira
03:18ou peut-être pas, on verra.
03:20En tout cas, elle est là.
03:21Donc réintégrer la Russie en Europe,
03:23où oui, ce sera une...
03:25une tâche nécessaire pour les dirigeants français
03:27une fois que la guerre sera terminée.
03:29OK.
03:30Une fois que la guerre sera terminée.
03:31Éric Nolot, je vois que ça vous fait réagir.
03:32Et Catherine aussi.
03:33En l'occurrence, s'il faut choisir...
03:35entre la gauche morale et la gauche immorale,
03:37je préfère encore la gauche morale.
03:39Parce que réintégrer...
03:40Je dirais là aussi, je ne sais pas ce que ça veut dire.
03:41Vladimir Poutine a voulu la guerre.
03:45Il ne veut pas la paix.
03:45Donc réintégrer la Russie, je veux bien...
03:47Je ne sais pas à quelle horizon.
03:48Il a dit quand la guerre serait terminée.
03:49Oui, non mais...
03:50Premièrement.
03:50Mais deuxièmement, il proposait aussi
03:52d'intégrer la France dans l'alliance bolivarienne.
03:54Moi, je suis...
03:55Quand même, je ne suis pas un...
03:55C'était d'accord.
03:56Non mais je ne suis pas un sujet...
03:57Je finis, si vous permettez.
03:58Moi, je ne suis pas un partisan de...
04:00Enfin, Luxman, c'est vrai que cette génuflexion permanente
04:03envers les pires régimes de...
04:05La Terre, en commençant par le Venueza de Chavez,
04:07la Chine, la Russie, ça pose quand même...
04:10Quand vous allez chaque fois chercher vos modèles
04:13dans le pire de la planète...
04:15Quand vous proposez d'intégrer la France
04:16à cette hérésie de l'alliance bolivarienne
04:19dans laquelle sont impliqués...
04:20l'Iran et la Russie, ça pose un problème.
04:23Je ne vous dis pas que Luxman, il dit des générations...
04:25La réalité, d'ailleurs, Luxman, je ne vais pas vous dire
04:26que c'est un génie, mais entre les deux, là,
04:28sur ce point-là, je...
04:30Catherine, vous entendez ?
04:31Oui, moi, je trouve que vous êtes admirative
04:33parce que le verbe est beau.
04:35Alors, je trouve que...
04:35Non, là, je trouve simplement...
04:36La question était précise.
04:38Là, il a raison.
04:39Oui, mais vous...
04:40Vous trouviez que tout le monde n'est pas capable
04:44dans la classe...
04:45D'ailleurs, on ne les entend pas
04:46pour faire un discours de cette ampleur
04:47avec cette vision qui est erronée ou pas.
04:50Et on sent chez vous une admiration
04:51pour le talent de Jean-Luc Mélenchon.
04:55qui gomme un peu tout ce que vient de dire Eric à côté de moi.
05:00Et c'est pour ça qu'on suit Jean-Luc Mélenchon.
05:04On a...
05:05Du mal à le comprendre
05:05parce que la semaine dernière,
05:08il était avec Jean-Luc Mélenchon.
05:10Noël Barraud
05:10et il approuvait le discours de...
05:15Emmanuel Macron à Davos
05:16qui disait que...
05:18qui avait dit exactement...
05:20Il préfère le respect,
05:20l'état de droit au brut,
05:22sans perdre de temps,
05:22avec des idées folles.
05:23Donc, il était...
05:24Il a été...
05:25Pour les démocrates américains,
05:27il a été la voix, entre autres.
05:30Parce qu'il ne faut pas oublier
05:31ce que le premier ministre canadien
05:33et même le chancelier Mers...
05:34Mais comme...
05:35étant l'anti-Trump en Europe.
05:36Alors là, ça lui plaisait
05:38qu'il y ait quelqu'un qui soit anti-Trump.
05:40Et donc, il était presque doucereux
05:41à l'égard du président.
05:43Voilà.
05:43Et on se disait, où va-t-il ?
05:45Enfin, voilà.
05:45Mais c'est pour se permettre
05:46d'avoir un faux discours équilibré
05:49et de...
05:50Maintenant, dire vraiment
05:51il faut réintégrer,
05:52dire qu'il faut organiser
05:53des élections en Ukraine.
05:55puisqu'il s'agit de céder des territoires,
05:57qu'il faut demander l'avis
05:58à ceux qui y sont.
06:00en pensant que les élections
06:01seront libres
06:02alors qu'elles seront forcément truquées.
06:04Alors voilà.
06:05C'est ça qui est gênant
06:05et je pense qu'on ne peut pas
06:06parler d'élections libres
06:08dans tout ce pays.
06:09Voilà.
06:10OK.
06:10Deuxième extrait
06:11que je voulais vous faire écouter
06:12de Jean-Luc Mélenchon,
06:12c'est quand il vous répond en régulièrement.
06:14Il...
06:15Il utilise d'ailleurs au moment où je vous réponds
06:17le terme de grand remplacement
06:19avec beaucoup de cynisme.
06:20mais on va écouter,
06:20on va voir ce que vous en pensez.
06:23J'ai été accusé par M. Guénaud
06:25de vouloir supprimer
06:26et la langue française
06:27et le peuple français.
06:29Ma situation...
06:30c'est depuis aggravée
06:31comme vous le savez
06:31puisque j'ai osé faire remarquer
06:34que le grand...
06:35grand remplacement
06:35s'opérait à chaque génération
06:37et que c'était bien dommage
06:39qu'il ne veuille pas mourir.
06:40mais tout le monde y est condamné.
06:41La probabilité que la génération suivante
06:43soit très créole
06:44et très mélangée...
06:45est tellement grande
06:45qu'on peut dire
06:46qu'ils ont perdu la partie.
06:47Et je le redis
06:48à tous ceux...
06:50qui vivent dans l'angoisse
06:51du grand remplacement.
06:52Vous avez perdu.
06:53Vous avez perdu.
06:54Henri Guénaud.
06:55Non, je n'ai pas connu.
06:56Enfin, j'aurais perdu
06:58si la classe dirigeante...
07:00française, la classe politique
07:01continue à faire ce qu'elle fait,
07:03à dire ce qu'elle dit,
07:04c'est-à-dire à renoncer...
07:05à tout comme elle le fait
07:06depuis des décennies
07:07pour la plupart, en tout cas,
07:08de ses responsables.
07:09Voilà.
07:10Ça, c'est clair
07:10qu'un pays qui ne se défend plus,
07:12un pays qui pratique
07:13la haine de soi...
07:15un pays qui renonce
07:17tous les jours
07:18à être lui-même...
07:20défendre à la fois son identité,
07:22sa culture, sa langue
07:23et aussi son indépendance.
07:25c'est un pays qui est condamné.
07:27Voilà.
07:27C'est pas...
07:29Enfin, il n'y a pas...
07:30pas de mystère dans l'histoire.
07:31Voilà.
07:31C'est bon.
07:32Mais...
07:32Vous voyez un instant là-dessus,
07:34ça...
07:34C'est...
07:35Il faut le prendre au sérieux
07:36parce qu'il dit les choses sérieusement.
07:40Voilà.
07:40On revient un instant
07:41sur M. Glucksmann.
07:42Il n'est pas sérieux
07:43mais il est dangereux aussi.
07:45parce que c'est très bien.
07:46Moi, j'ai écouté M. Glucksmann
07:47depuis des mois et des mois
07:48nous expliquer
07:49qu'il fallait faire la...
07:50quasiment la guerre à la Russie
07:51en disant
07:51« Mais non, je suis pacifiste. »
07:53Voilà.
07:53Je ne veux pas m'engager sur la...
07:55loi de M. Glucksmann.
07:55Je ne veux pas non plus
07:56que M. Mélenchon soit élu
07:58et m'engager sur la voie du programme.
08:00Mais il faut le prendre au sérieux
08:02parce que c'est un des rares hommes politiques.
08:05sérieux, dangereux parce que sérieux.
08:08Voilà.
08:08Croyez-moi.
08:09Merci.
08:10Je m'efforce de le prendre au sérieux
08:12sur la langue
08:12et sur la créolisation
08:13et sur le grand remplacement.
08:15il faut le prendre au sérieux.
08:16C'est un coup de génie
08:16qu'il a pratiqué
08:18parce qu'il ose tout.
08:19Le grand...
08:20Le grand remplacement,
08:20c'était le vocabulaire de...
08:22Oni de Renaud Camus.
08:24Voilà.
08:25C'était le vocabulaire
08:25du Rassemblement du Front National,
08:26du Rassemblement National,
08:28de la droite nationale.
08:30Nationaliste, etc.
08:32Il y avait derrière...
08:33Tout le monde...
08:35Ne partagez pas,
08:36dont moi,
08:36l'usage de ce mot.
08:38Pourquoi ?
08:38Parce qu'il y avait quand même
08:39derrière...
08:40en relance de complotisme,
08:41c'est-à-dire de grands complots.
08:42Le grand remplacement,
08:43c'était un peu le grand complot.
08:44C'était pas juste...
08:45Un fait, c'était...
08:46C'était quelque chose
08:47qui était organisé.
08:47Donc moi,
08:48j'ai jamais repris ce mot
08:49à mon compte.
08:49Mais quand...
08:50Le grand Mélenchon
08:50le reprend à son compte
08:51quand il renverse le mot
08:53en disant
08:54« Mais le grand remplacement,
08:55c'est très bien,
08:55mais il va arriver
08:56et il faut qu'il arrive
08:57le plus vite possible.
08:58Alors le débat ne serait... »
09:00n'est plus qu'entre
09:01les partisans du grand remplacement,
09:03enfin les adversaires
09:04du grand remplacement.
09:05on va dire des extrêmes
09:06et le grand remplacement
09:08de l'extrême gauche.
09:09Bon.
09:10Et là,
09:10il n'y a plus de place
09:12pour discuter de cette question.
09:13Et c'est génial.
09:14Qu'est-ce qu'il fait ?
09:15Lui, il cherche toujours
09:15à durcir l'adversaire.
09:17Donc il provoque l'adversaire
09:18pour qu'il soit plus dur
09:19parce que quand il est plus...
09:20il durcit aussi son camp.
09:21Son camp se durcit tout seul.
09:23Voilà.
09:23Et c'est la radicalisation.
09:25du débat public
09:25qu'il arme,
09:28qu'il nourrit.
09:30qu'il fait...
09:31qu'il intensifie.
09:33Voilà.
09:34Et pour ça,
09:34il...
09:35il est très fort.
09:35Donc il faut le prendre au sérieux.
09:37C'est pas un guignol.
09:38Voilà.
09:38Il est très sérieux.
09:39Il est très bon.
09:40Voilà.
09:41Henri Hainaut,
09:41là où vous avez vraiment raison,
09:43c'est que pendant des années,
09:44on n'a pas pris Jean-Luc Mélenchon.
09:45Mélenchon au sérieux,
09:46certains l'ont pris pour un romantique
09:49d'extrême-gauche.
09:50D'autres se disaient
09:51qu'il avait un discours
09:52un peu désuet
09:53avec des relents bolcheviques
09:54révolutionnaires.
09:55sauf qu'en réalité,
09:56on voit bien
09:57qu'il veut mettre en acte
09:59et il a vraiment pensé
10:00à ça,
10:01à ce changement de société
10:02et c'est en ce sens,
10:03effectivement,
10:04qu'il est très dans le...
10:05C'est dangereux.
10:05Ensuite,
10:05sur ce que vous disiez tout à l'heure
10:07sur la Russie,
10:08d'un point de vue géostratégique...
10:10Vous avez raison.
10:10Et du point de vue
10:11de la défense des intérêts français,
10:12évidemment que la France...
10:15L'Europe a vocation
10:16à un jour
10:18à s'entendre à nouveau mieux.
10:20avec la Russie.
10:21Non, mais c'est dans
10:21notre intérêt global.
10:23Et non, mais...
10:25Et non, comment ?
10:26Vital.
10:26Alors, je ne sais pas
10:27si c'est vital au premier degré,
10:29mais en tout cas,
10:29c'est...
10:29Non, mais c'est...
10:30C'est essentiel.
10:30Et en réalité,
10:31en fait,
10:31on n'a que ce continent
10:32avec lequel on doit
10:33impérativement...
10:35renouer le...
10:37Dès qu'on peut
10:37et dès que la guerre
10:38sera terminée.
10:39Sur le...
10:40Pardon, sur le grand remplacement,
10:41on peut tenir un raisonnement
10:43un peu différent.
10:45parce que maintenant,
10:45le clivage,
10:45c'est plus droite-gauche.
10:47C'est en effet
10:47ceux qui veulent que la France
10:48reste la France.
10:49Parce que...
10:50Vous avez raison dans votre papier.
10:51Monsieur Mélenchon,
10:52c'est un révolutionnaire.
10:53Donc, comme tous les révolutionnaires,
10:54il veut une table rase.
10:55et un nouveau peuple,
10:56un homme nouveau.
10:56Alors, c'est soit l'homme racisé,
10:58soit plutôt l'homme créolisé.
11:00Est-ce que ça ne va pas provoquer
11:00un nouveau clivage
11:01entre ceux qui veulent
11:02que la France demeure
11:03et ceux qui veulent
11:03que la France disparaît ?
11:05C'est pas forcément
11:06extrême-droite,
11:06extrême-gauche.
11:07Ce clivage existe déjà.
11:10Mais ce qu'il fait,
11:11réduit le clivage aux extrêmes.
11:13Voilà, c'est un affrontement
11:14des extrêmes.
11:15Et donc, ça ne permet plus
11:16de défendre
11:17le mieux possible.
11:20l'idée que la France
11:20doit continuer
11:21et chercher les moyens
11:24pour qu'elle continue.
11:25Voilà, c'est-à-dire que,
11:26vous savez,
11:26il y a deux catégories de gens.
11:27Ceux qui espèrent
11:27la guerre civile
11:28parce que ça va leur servir.
11:30Et ça, il y en a
11:30des deux côtés de l'échiquier.
11:32Et puis, ceux qui pensent
11:34qu'elle peut arriver.
11:35Enfin, surtout d'un côté,
11:36maintenant.
11:38Moi, je ne vais pas
11:39sonder les reins.
11:40j'ai des cœurs.
11:40Mais franchement,
11:41et puis, ceux qui pensent
11:42qu'elle peut arriver,
11:44qu'elle est un vrai...
11:45et qu'il faut tout faire
11:46pour qu'elle n'arrive pas.
11:47Mais en se mettant des limites.
11:48C'est pour ça que l'expérience Trump
11:49elle est...
11:50aussi intéressante
11:50parce que Trump est quelqu'un
11:52qui n'a pas de limites,
11:53qui de temps en temps but...
11:55sur certaines limites
11:55mais lui-même n'en a pas.
11:56Et que nous devons en avoir
11:58parce que si nous n'en avons pas
11:59nous allons...
12:00nous allons partir
12:01dans une spirale de violence
12:03que nous ne maîtrisons pas.
12:05ils n'auront pas.
12:05Et à la fin de cette violence,
12:07alors là, nous aurons...
12:09Je ne sais pas si ça s'appellera le fait.
12:10le fascisme, le nazisme, le bolchevisme,
12:12mais à la fin,
12:13quand il y a trop de violence
12:14et trop de désordre.
12:15les gens veulent absolument
12:16retrouver un minimum d'ordre
12:18et ils iront le chercher n'importe où.
12:20soit on n'en aura pas.
12:22Si on en a,
12:22on aura De Gaulle, Napoléon,
12:24ce qu'on voudrait...
12:25Si on n'en a pas,
12:25on aura des visages
12:26beaucoup moins avenants.
12:27Voilà.
12:27C'est ça qu'il faut arriver à...
12:29Mais si on veut parler de...
12:30C'est ça qu'il faut parler de ce problème
12:30sérieusement,
12:32politiquement,
12:33avec...
12:35avec un peu d'intelligence,
12:36en prenant en compte
12:38ce qu'est l'état de nos sociétés.
12:39Le mal...
12:40Le mal-aise dans les sociétés occidentales,
12:41le mal-aise dans la civilisation occidentale...
12:45Il faut pouvoir sortir
12:45d'un affrontement terrible
12:47entre les...
12:50entre les deux extrêmes
12:51et c'est pas les bonnes âmes
12:52comme M. Glucksmann
12:53qui vont vous en sortir.
12:54Parce que...
12:55Ils sont les visages...
12:55C'est le visage du...
12:56Ils présentent les visages du renoncement.
12:58Voilà.
12:59Catherine Ney.
13:00Oui, puis dans le corps central,
13:01aujourd'hui,
13:02il n'y a pas de leader
13:02qui s'impose
13:03avec un discours aussi chargé.
13:05parpenté avec une vision...
13:06C'est ça, le drame.
13:07C'est ça, le drame.
13:08Je veux dire,
13:08il y a des candidats...
13:10Il n'y en a aucun
13:11dont on se dit aujourd'hui
13:12tiens, voilà,
13:13le chef pour demain,
13:14celui qui a une vision...
13:15géostrategique.
13:16C'est ça, c'est surtout le vide.
13:19C'est parce que le vide...
13:20il est dans le corps central
13:20que les extrêmes prospèrent.
13:22Ça veut dire...
13:23Oui, ça veut dire en Regano
13:24que vous voyez un...
13:25confrontement RN-Mélenchon
13:27au second tour de la présidentielle.
13:29J'en sais rien.
13:30Rien, je pense que rien n'est joué.
13:32Mais, voilà,
13:33si ça arrive,
13:34imaginons...
13:35que ça arrive.
13:36Je ne sais pas si ce sera
13:36Mme Le Pen ou M. Bardet,
13:38ce ne sera pas tout à fait
13:39la même chose.
13:40si c'est l'un ou si c'est l'autre.
13:41Mais, imaginons que ça arrive.
13:43Mais l'affrontement,
13:44il a...
13:45quel que soit celui qui est élu,
13:47mais surtout si c'est
13:48le Rassemblement national,
13:49si c'est...
13:50le candidat du Rassemblement national
13:50qui est élu,
13:51mais la guerre...
13:52Alors, l'Harvey,
13:53ce ne sera peut-être pas encore
13:54la guerre civile,
13:54mais...
13:55elle va commencer le soir même.
13:56Le soir même, il y aura...
13:57Alto-fascisme,
13:58on se connaît les trois.
13:59Et la violence appelle...
14:00la violence.
14:01Et on parlait de la police tout à l'heure.
14:03Plonger la police aussi
14:03dans un bien de violence.
14:05et la police devient violente.
14:06Et tout le monde devient violent.
14:08Voilà, la violence est réciproque.
14:10C'est ça qu'il faut enrayer.
14:10Il faut l'enrayer dans le code pénal,
14:12il faut l'enrayer dans le maintien de l'ordre,
14:13il faut l'enrayer dans la lutte contre le national.
14:15Il faut l'enrayer dans le discours politique,
14:18il faut l'enrayer en reconstruisant l'école.
14:20Il y a tout à faire.
14:21Vous ne voyez pas ?
14:22Enfin, les faits divers,
14:22on parle toujours des faits divers.
14:24Alors, bon...
14:25Les uns, c'est souvent que de la rédemption,
14:28les autres, c'est souvent...
14:30de l'immigration,
14:30mais la question fondamentale,
14:32c'est comment on en est arrivé là ?
14:34Comment...
14:35Comment se fait-il
14:36que dans un pays
14:36où l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans,
14:38qui a réussi à...
14:40Enfin, à créer l'école de la République,
14:42à scolariser...
14:45C'est toute une population à la civiliser.
14:48Bon, on arrive à avoir des...
14:50des...
14:53On appelle ça des...
14:55un des tueurs à gage ?
14:57Oui.
14:58De 14 ans ?
14:5914 ans.
15:00De 14 ans ?
15:01Voilà.
15:02Regardez, tout à l'heure,
15:02il y avait deux barons de la drogue,
15:0410 ans.
15:05Mais c'est quoi,
15:0610 ans pour deux barons de la drogue ?
15:07Si on fait la guerre à la drogue,
15:09ils vont en faire...
15:10Combien, en fait ?
15:11Avec les remises de peine et tout,
15:12quoi, 4 ans, 5 ans ?
15:14Mais...
15:15Si le danger du narcotrafic
15:17est ce que l'on dit,
15:19alors...
15:20on ne peut pas tolérer ça.
15:21Il faut changer notre code pénal.
15:23Voilà, on ne peut pas continuer comme ça.
15:25C'est hallucinant.
15:26La police...
15:26Vous savez,
15:27après, les choses dérivent très facilement.
15:29L'ICE, c'est pas...
15:30C'est Trump qui l'a créée.
15:31Elle a été créée en 2003.
15:33Elle a été créée...
15:33En plus, elle a su...
15:34Elle a...
15:35Elle a obéi pendant très longtemps...
15:36La fameuse police anti-immigration.
15:37À tous les arguments,
15:38à tous les critères de la...
15:40Il y a des quotas,
15:42de la discrimination positive.
15:43Il y a...
15:45Il y a...
15:45Voilà.
15:45Donc, il y a des blancs,
15:46des noirs,
15:46des latinos,
15:47tout ce que vous voulez...
15:48Bon, la dernière année...
15:50...
15:50On a recruté beaucoup.
15:50Mais c'est ça le problème.
15:51Avec moins de critères.
15:52Avec moins de critères.
15:53Voilà, mais...
15:55Quand vous jetez les gens
15:56dans un bain de violence,
15:58ils deviennent violents.
15:58Et à un moment donné,
15:59vous pouvez...
16:00...
16:00plus l'arrêter.
16:01Et c'est ça qu'il nous faut éviter
16:02et enrayer tant qu'il est temps.
16:04Et c'est comme ça qu'il faut regarder.
16:05Aussi les Etats-Unis.
16:06Oui, mais le bain de violence,
16:07il a commencé dans l'hémicycle
16:09avec les...
16:1017 premiers députés de Mélenchon.
16:12Ils étaient 17.
16:13Ils faisaient du bruit comme ça.
16:14Ça a commencé.
16:15...
16:15Et après, ils sont devenus plus nombreux.
16:17Et le débat est impossible aujourd'hui.
16:20dans l'hémicycle
16:20parce qu'on a l'impression
16:22que c'est des singes hurleurs
16:24tellement le...
16:25brouillés, quoi.
16:25On ne peut pas parler.
16:26On ne peut pas discuter.
16:28Ils ont tué le parlementarisme.
16:29Et...
16:30Je veux dire,
16:30et aujourd'hui,
16:31de voir que l'ERN a voté
16:33au moment du vote du budget
16:34le plus souvent...
16:35avec LFI
16:35est quelque chose
16:36qui perturbe énormément
16:37même ceux qui étaient prêts
16:39à voter pour l'ERN.
16:40parce que là,
16:41ce n'est pas possible de...
16:42Voilà.
16:42Oui, mais en même temps,
16:43il y a une contestation du système
16:44qui...
16:45est très forte.
16:45Et donc,
16:46quand c'est la contestation du système
16:48qui fait le ciment,
16:49il faut se poser...
16:50poser la question
16:50de savoir comment on renverse le système.
16:53Les gens vont le renverser.
16:55Ils vont le renverser.
16:55Ils le renverseront
16:56par les urnes,
16:57par la démocratie
16:58ou bien en dehors des urnes
16:59et de la démocratie.
17:00Voilà la réalité.
17:01C'est ça que nous dit le...
17:02Je ne vais pas refuser
17:03de censurer.
17:05un budget, par exemple,
17:05si je suis totalement
17:06contre le budget.
17:08Si je pense qu'il est terrible,
17:09il est...
17:10Quand le RN a voté
17:11avec la LFI,
17:12c'est parce que son électorat
17:13ne pouvait pas...
17:15acceptez que le RN vote
17:18pour le budget
17:19ou en tout cas...
17:20ne vote pas la censure
17:20ou la confiance,
17:21ne vote pas la censure
17:23ou ne vote pas la défiance
17:24au gouvernement.
17:25Bérou, par exemple.
17:26Il se trouve qu'il y a
17:27des convergences étonnantes,
17:28mais...
17:30Cette assemblée,
17:30elle reflète l'État
17:31de notre société.
17:31Il faut bien comprendre.
17:32Vous avez raison.
17:33C'est à ça qu'il faut remédier.
17:34Henri Guénaud était notre...
17:35Merci beaucoup d'être venu ce soir.
17:36Louis de Ragnel,
17:37Catherine Ney,
17:38Eric Noulot.
17:38Dans un instant...
17:40C'est Pierre De Villeneuve sur Europe 1,
17:41Christine Kelly
17:41qui reçoit ce soir Marion Maréchal
17:43et on se retrouve demain
17:44avec...
17:45Son plaisir à 21h
17:46avec Sonia Mabouk
17:47pour La France en face
17:48et notre amitié sera...
17:49Sarah Knafouk.
17:50Bonne soirée à vous.
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