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  • il y a 5 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 04 février 2026.

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00:0012h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Avec Amandine Bégaud.
00:09Et l'élève de 3ème qui a poignardé hier une de ses enseignantes à Sanary-sur-Mer dans le Var avait prémédité son geste.
00:18C'est ce qu'a expliqué le procureur de la République de Toulon.
00:21Il avait trop de haine à son égard, explique-t-il lors de sa garde à vue, cet adolescent de 14 ans,
00:27a expliqué aux enquêteurs qu'il avait pris un couteau le matin des faits dans la cuisine de son domicile
00:33avec l'intention de poignarder sa professeure.
00:35Il expliquait qu'il fallait qu'il le fasse parce qu'il avait trop de haine.
00:39Garde à vue qui se poursuit alors que l'état de la victime âgée de 60 ans lui reste toujours préoccupant.
00:45Les cours ont été suspendus aujourd'hui dans ce collège, la guicharde de Sanary
00:50et une cellule psychologique ouverte à la fois pour le personnel mais aussi pour les élèves.
00:55C'est aujourd'hui la journée mondiale de lutte contre le cancer, un sujet qui nous touche tous.
01:00On a tous dans notre entourage quelqu'un qui souffre ou a souffert d'un cancer.
01:04On sera sans doute nombreux à en avoir un à un moment ou un autre de notre vie.
01:09Je lisais le chiffre, un Français sur dix qui aura au moins un cancer à un moment dans sa vie.
01:14On a donc décidé de poser nos valises ici à l'Institut Gustave Roussy.
01:18Je vous le disais, c'est le premier centre européen de lutte contre le cancer.
01:21Et j'attends vos témoignages, vos questions au 3210.
01:25Le professeur Barlaisi est toujours avec nous.
01:27On va parler des progrès annoncés.
01:30Philippe Cavrivière va aussi nous faire un peu sourire, nous parler de son combat contre les cancers pédiatriques.
01:35Bref, le programme est riche.
01:37Vous restez avec nous, 3210, pour intervenir tout au long de cette émission.
01:41La météo, Peggy, on l'a dit, très pluvieux aujourd'hui sur l'Ouest.
01:44Ça se décale, j'imagine, demain ?
01:46Non, parce que ça va s'assécher.
01:49Et on a une nouvelle perturbation qui va arriver de nouveau par l'Ouest,
01:52qui va donner de bonnes pluies sur la Bretagne, à la façade Atlantique le matin.
01:56Quelques pluies faibles au nord de la Seine.
01:57On a pas mal de brouillard sur le nord-est.
01:59Ailleurs, c'est un temps sec.
02:00On va même retrouver de la lumière sur le massif central
02:02et un beau soleil de la région Paca-Aujura.
02:04Mais ça ne va pas durer.
02:06Cette perturbation, elle va se décaler légèrement sur le reste de la moitié ouest,
02:10entre la Normandie et les Pyrénées.
02:12On a ce qu'on appelle un ciel de traîne sur la façade Atlantique,
02:15entre nuages, éclaircies, des averses et surtout beaucoup de vent.
02:17Un vent qui va souffler jusqu'à 90 km heure sur les Pyrénées.
02:21Et sur tout le reste de la moitié est, ce sera un temps sec,
02:24mais qui va s'ennuager au fil des heures.
02:26Seuls l'Alsace et la Lorraine conserveront un peu de lumière.
02:29Et puis on va retrouver quelques gouttes encore sur les Cévennes et le Languedoc.
02:32Les températures, quelques gelées encore sur le nord-est.
02:354 à 8 ailleurs le matin jusqu'à 12 à Biarritz.
02:38Et les maximales, mis à part un petit 6 à Strasbourg,
02:40on sera souvent entre 10 et 14 degrés dans la plupart des régions,
02:44jusqu'à 15 près de la Méditerranée et 17 à Biarritz.
02:46Merci beaucoup Peggy, il est bientôt 13h03.
02:48Jusqu'à 14h.
02:52Les auditeurs ont la parole.
02:54Amandine Bégaud sur RTL.
02:56J'ai eu un cancer du sein avec des enfants de bas âge.
02:59Trois filles qui se sont écoulées, bien sûr.
03:02L'annonce d'une maman qui a un cancer, on pense suite à la mort.
03:04Le mot cancer qui fait peur.
03:06Vraiment ce qui est sauveur, c'est d'être suivie, encourée.
03:09Et puis aussi parce que j'ai continué à travailler, pas tout le temps,
03:11puisque j'avais des moments très durs avec des nausées.
03:14Et j'ai quand même continué à aller voir mes clients.
03:17Je crois que ça, ça vraiment, ça m'a d'autant plus sauvée, donné le moral.
03:21À 47 ans, j'ai déclenché un cancer du coson avec une chimio derrière.
03:25C'est jamais facile, mais l'entourage compte beaucoup.
03:28J'ai été très aidée par mon fils et mon compagnon actuel
03:31que j'ai rencontré alors que je commençais une chimio.
03:33Mais on peut s'en sortir, ça évolue beaucoup.
03:36C'est un message aussi d'espoir pour tous ceux qui connaissent ça.
03:39Il faut toujours être positif et se battre.
03:41Le cancer fait peur, disait à l'instant cette auditrice.
03:47C'est aussi le message qu'on veut porter tout au long de cette émission.
03:51Les auditeurs ont la parole en direct de l'Institut Gustave Roussy, le professeur.
03:55Parlez-y, il est toujours à nos côtés.
03:58Et on va accueillir Olivier.
03:59Bonjour Olivier.
04:01Bonjour Mardine, ça va ?
04:03Oui, ça va. Et vous, vous nous appelez d'où Olivier ?
04:05J'habite à Saint-Pierre-Mont-Limard, dans le Ménéloir, un tout petit village de Saint-Pierre-Mont-Limard.
04:12Voilà.
04:13Et vous avez été diagnostiqué d'un cancer ?
04:15Oui.
04:16J'ai 61 ans.
04:17On m'a détecté un cancer en octobre 2024,
04:23suite à une grosseur que j'ai eue au niveau de la gorge.
04:25Donc, à la suite de ça, échographie, on me découvre un ganglion, rendez-vous chez l'ORL, biopsie.
04:33Et le vendredi 13, un vendredi 13 décembre, on m'annonce que j'ai un cancer HPV.
04:40Donc, à la suite de ça, le protocole, 30 séances de rayons, 2 séances de chimio,
04:47et la partie dans le monde du cancer.
04:50Quand on vous a annoncé ça, Olivier, qu'est-ce qui a été la première image que vous avez eue ?
04:58Lorsqu'on vous dit le mot cancer, tout de suite, vous pensez à la fin de vie.
05:03Moi, c'est ce que j'ai pensé.
05:05Donc, à la suite de ça, je me suis dit, écoute, il faut absolument que tu te battes.
05:09Déjà, prévenir tous ses proches, prévenir sa famille, prévenir ses enfants,
05:14et surtout, être bien soutenu moralement par tous ces gens-là.
05:20Parce que les gens, ils n'ont pas du tout le même regard sur vous
05:23lorsque vous leur annoncez que vous avez un cancer.
05:28Et ce que vous voulez, c'est que vous savez que vous êtes malade,
05:31et moi, ce que je voulais, c'est que les autres, ils ne soient pas malades.
05:35Comment vous allez, Olivier, aujourd'hui ?
05:39Actuellement, je vais bien, je vais mieux.
05:42J'ai suivi grâce à la médecine, parce qu'il y a quand même quelque chose qui est primordial,
05:47c'est la médecine.
05:49Moi, j'ai été suivi à Nantes, à l'ICO de Nantes,
05:52qui, je félicite tout le personnel,
05:55parce que, vous savez, quand vous allez,
05:57la première fois que vous arrivez dans ce contexte d'ICO,
06:01où il n'y a que des gens qui ont le cancer,
06:03quand vous êtes dans une salle d'attente,
06:05et que vous voyez tous ces gens qui sont malades,
06:08qui, plus ou moins avancés que vous,
06:10quand vous voyez des bébés, des enfants, des plus vieux,
06:14moi, j'ai pensé à mes petites filles,
06:16je me suis dit, ben, on est quand même heureux.
06:19Voilà.
06:20Ça, c'est quelque chose qu'il faut bien dire aux gens,
06:24c'est qu'il faut absolument se faire aider.
06:27Parce que, si vous, vous êtes malade,
06:29vos proches, mon épouse d'ailleurs,
06:31je ne voulais pas qu'elle tombe malade,
06:33elle m'a beaucoup, beaucoup aidé.
06:35L'entourage compte beaucoup.
06:36Je voudrais qu'on s'arrête sur ces cancers HPV,
06:39HPV, c'est le papillomavirus, professeur,
06:42qu'on évoque très souvent.
06:44Il y a un vaccin, aujourd'hui,
06:46pour combattre ce cancer,
06:49et pourtant, trop peu sont encore vaccinés.
06:52Exactement.
06:53Donc, c'est un cancer, on peut dire,
06:55sexuellement transmissible.
06:56Il faut vacciner les adolescents,
06:59garçons, les filles.
07:00Il y a aujourd'hui un vaccin qui est disponible.
07:02Certains pays qui l'ont mis en œuvre
07:04depuis plusieurs dizaines d'années
07:06ont éradiqué ces cancers HPV positifs,
07:08notamment en Nouvelle-Zélande.
07:10Et aujourd'hui, on a l'opportunité en France
07:12de le faire.
07:12Il faut être convaincu
07:13de l'innocuité de ces vaccins.
07:17Il faut être certain du bénéfice
07:18qu'en tirent à la fois,
07:20bien sûr, les adolescents
07:22qui vont être vaccinés.
07:23Et globalement,
07:24ils ne devraient plus,
07:25à un moment,
07:26être exposés à cette maladie.
07:28Donc, on peut vacciner
07:29tous les adolescents
07:30à partir de quel âge ?
07:32En gros,
07:33les campagnes de vaccination,
07:35c'est dans les classes de 5e aujourd'hui.
07:36Mais on est en train de faire des études
07:37pour montrer qu'on peut même vacciner
07:39des adultes jeunes,
07:42même un petit peu plus tard.
07:43Et même en train de faire des études
07:44pour voir si chez des patients
07:46comme Olivier,
07:46qui ont eu une maladie HPV positive,
07:48faire la vaccination
07:49ne va pas aider
07:50à mieux contrôler la maladie.
07:51Et on le rappelle,
07:53il y a des pays,
07:53notamment la Nouvelle-Zélande,
07:54je crois,
07:54qui ont éradiqué complètement
07:56ces cancers
07:57parce que les adolescents
07:59ont été vaccinés.
08:00Olivier, restez avec nous.
08:01et vous avez évoqué
08:03à quel point c'était important
08:04effectivement d'être accompagné.
08:07Je voudrais qu'on accueille Jean-Jacques.
08:08Bonjour Jean-Jacques.
08:09Bonjour Amandine.
08:10Bonjour professeur
08:11et bonjour Philippe.
08:12Bonjour.
08:13Vous nous appelez d'où Jean-Jacques ?
08:15De Manille,
08:16à côté de Nure,
08:17dans les Deux-Sèvres.
08:19Voilà.
08:20Et moi, je vous appelle
08:21concernant la publication
08:22que j'ai vue sur Facebook
08:23ce matin
08:24par rapport à l'intelligence artificielle
08:27qui aide
08:27à trouver des diagnostics.
08:29Alors, il faut savoir que moi,
08:31depuis 2017,
08:32je vis avec le cancer.
08:33Ça fait partie de ma vie.
08:35J'ai eu deux lymphomes
08:362017-2022.
08:39Et puis,
08:40aujourd'hui,
08:41je suis suivi
08:42pour une suspicion
08:42de cancer de la prostate.
08:45On ne dit jamais 203.
08:46Vous voyez,
08:47ça arrive malheureusement.
08:48Et du coup,
08:51moi, j'ai passé
08:51pour la suspicion
08:54de cancer de la prostate
08:56tout un tas d'examens
08:56et j'ai passé
08:58au mois de décembre
08:58une IRM
08:59à Bordeaux.
09:02Et à dire
09:05de l'urologue
09:05qui me suit,
09:07les images
09:08de l'IRM
09:08ne sont pas forcément
09:09très bonnes,
09:10mais le compte-rendu
09:11est très bon
09:12et le compte-rendu
09:13a été fait
09:14avec l'intelligence artificielle.
09:17Avec un médecin,
09:18bien sûr,
09:19aidé par l'intelligence artificielle.
09:22Et du coup,
09:22le compte-rendu,
09:23comme je vous dis,
09:24au dire
09:24de mon urologue,
09:26est très précis.
09:27donc c'est forcément
09:29un plus
09:30dans la recherche
09:32des cancers
09:32de diagnostiquer
09:34de plus en plus tôt,
09:35c'est important.
09:37Et donc après,
09:38c'est plus facile
09:39à soigner.
09:39L'IA,
09:41professeur,
09:42on l'utilise aujourd'hui
09:43pour analyser
09:44des IRM ?
09:45En tout cas,
09:46c'est un des domaines
09:47où l'intelligence artificielle
09:49est entrée en premier,
09:50c'est l'analyse des images
09:51et donc c'est en particulier
09:52vrai pour les images médicales.
09:55Et en effet,
09:55les radiologues
09:56sont aidés,
09:57ces logiciels
09:57sont embarqués
09:58dans les machines
09:59de scanner,
09:59d'IRM
10:00et le radiologue
10:01va être aidé
10:02par l'intelligence artificielle
10:04pour identifier
10:04des zones
10:05que lui doit
10:06particulièrement regarder.
10:08L'idée,
10:08c'est pour des examens
10:09qui sont très rapides.
10:09La technologie permet
10:10de faire ses examens,
10:11en tout cas les scanners
10:12dans un délai très court.
10:13Mais le radiologue
10:14va être aidé,
10:14va avoir des zones d'attention,
10:16il va confirmer
10:16s'il y a quelque chose
10:17ou pas à la fin,
10:19c'est toujours l'humain
10:19qui décide quand même.
10:20Parce que plus un cancer
10:21est dépisté tôt,
10:23mieux on le soigne,
10:24on est d'accord ?
10:24Exactement.
10:25Et ça,
10:26c'est quelque chose
10:26dont on va parler
10:27avec Périne
10:28qui est avec nous
10:28ici à l'Institut
10:29Gustave Roussy.
10:30Bonjour Périne.
10:31Bonjour.
10:31Vous êtes à la fois patiente
10:33et salariée ici
10:35et on a,
10:39très très très tôt,
10:40un cancer du pancréas.
10:41On sait à quel point
10:42cette maladie est virulente.
10:44Vous allez nous expliquer
10:45tout ça.
10:46Jean-Jacques et Olivier,
10:46restez avec nous.
10:47On se retrouve dans un instant.
10:48A tout de suite.
10:50Envoyez-nous vos messages
10:51sur l'application RTL
10:52ou appelez-nous
10:53au 30 de 10.
10:5450 centimes la minute.
10:57Amandine Bégaud,
10:58RTL Midi,
10:59les auditeurs ont la parole.
11:01Mon cousin
11:02qui a eu un cancer de la peau,
11:04un autre cousin
11:04qui a eu des mélanomes
11:05et on m'a diagnostiqué
11:06des petites choses
11:07pas très jolies
11:08sur le visage.
11:09J'ai dû attendre trois ans
11:10avant de trouver
11:11un dermatologue
11:12qui accepte
11:14de me prendre en consultation.
11:15Quand on va
11:15sur Doctolib,
11:16il ne propose pas
11:17de rendez-vous
11:18pour les actes
11:19de dermato.
11:21En revanche,
11:21vous avez des rendez-vous
11:22sans problème
11:23pour des épilations
11:24ou des conneries
11:25dans le genre.
11:25Donc je pense que
11:26par rapport à ça,
11:27il y a des médecins
11:27qui se font du fric fou
11:29plutôt que de soigner.
11:31Le message de Natacha
11:32très remonté au 30 de 10.
11:33Natacha,
11:33qu'on va rappeler
11:34et on échangera avec elle
11:36dans un instant.
11:37Bonjour Victor.
11:37Bonjour Amandine,
11:38bonjour à tous.
11:39Vous avez beaucoup
11:40de messages aussi
11:40sur la page Facebook
11:41de l'émission.
11:42Exactement,
11:42et sur notre application RTL
11:44où Antoine nous écrit
11:44mon épouse a eu un cancer du sein
11:46avec ablation en 1988
11:47après la naissance
11:49de notre fille.
11:50L'annonce a été très dure
11:51mais l'Institut Curie
11:52a été fantastique.
11:53L'essentiel est de garder
11:54espoir et d'être bien aidée.
11:56Puis Véronique,
11:57j'ai été opéré en 2025
11:59d'un cancer du poumon.
12:01Incroyable prise en charge,
12:02bienveillance de tout
12:03le personnel soignant.
12:04Mais il y a un après,
12:05cette épée de Damoclès
12:06au-dessus de notre tête.
12:08Et puis une question
12:08de Marie-Lise,
12:09pensez-vous un jour
12:10pouvoir guérir
12:11les glioblastomes ?
12:12Merci beaucoup Victor.
12:15Les glioblastomes
12:16sont les cancers du cerveau,
12:19c'est ça ?
12:19Tumore primitive cérébrale.
12:21Professeur,
12:21c'est possible un jour ?
12:23On entendait le témoignage
12:24de Pauline Crussis
12:24et de ça dont son mari est décédé ?
12:26Alors on arrive à en guérir
12:27lorsqu'ils sont pris en charge
12:28très très précocement.
12:30Souvent des découvertes
12:31un peu par hasard.
12:32Mais c'est vrai qu'ensuite
12:32c'est une maladie
12:33qui malheureusement
12:34infiltre le tissu cérébral
12:35et comme Pauline l'a très bien dit,
12:37on ne peut pas enlever
12:38un morceau de cerveau chirurgicalement
12:39comme on le ferait
12:40pour le poumon ou le côlon.
12:41C'est ce qui rend les traitements difficiles.
12:43Maintenant il y a des pistes
12:44sur le plan oncologique médical.
12:48On connaît un petit peu mieux
12:49cette maladie.
12:50Il y a des pistes thérapeutiques,
12:51des traitements ciblés
12:52qui je l'espère à l'avenir
12:53permettront d'être plus performants
12:55dans la prise en charge
12:56de ces patients.
12:57Autre cancer
12:58qui est souvent difficile
13:00à traiter
13:00parce que pris en charge très tard
13:02c'est le cancer du pancréas.
13:04Périne, je le disais
13:04vous êtes avec nous.
13:05Vous êtes ici
13:06à la fois patiente et salariée
13:08puisque vous êtes la directrice
13:09de la philanthropie
13:10ici à Gustave Roussy.
13:11Et vous avez été opérée
13:12d'un cancer du pancréas.
13:14C'est d'ailleurs aujourd'hui
13:14je crois votre dernier jour de chimio.
13:17Comment vous allez d'abord
13:18et après on parlera du programme ?
13:19Alors ça devait être aujourd'hui.
13:20J'adorais l'idée
13:21que ce soit le 4 février
13:22mais mes plaquettes sont trop basses
13:23donc ce sera vendredi.
13:24Mais bon c'est la semaine
13:25ça va.
13:26Je vais bien, je vais bien.
13:28Honnêtement
13:28je m'en sors bien.
13:30J'ai une chance énorme
13:31dans mon histoire.
13:32Vous avez bénéficié
13:33d'un programme un peu particulier
13:34qui s'appelle
13:35le programme Interception.
13:36En fait l'idée
13:37c'est d'intercepter,
13:38d'anticiper le cancer
13:39chez des patients à risque
13:41avant même
13:41les premiers signes cliniques.
13:43Exactement.
13:44Et dans le cas du pancréas
13:45c'est primordial
13:47parce que justement
13:48les premiers signes cliniques
13:49ils arrivent
13:50quand le cancer
13:50est à un stade 3 ou 4.
13:52Et alors concrètement
13:53qu'est-ce qu'on vous fait ?
13:54Comment on fait ?
13:55Alors déjà Interception
13:56c'est un programme
13:57qu'on a lancé en 2021
13:58qui est pionnier
13:59et qui est vraiment fidèle
14:00à la quête d'innovation
14:02de Gustave Roussy permanente
14:03parce que prévenir
14:04c'est essentiel.
14:0530 à 40%
14:06des cancers sont évitables
14:07et certains des cancers
14:08les plus difficiles à soigner
14:09sont soignables
14:11s'ils sont pris très tôt.
14:12C'est mon cas.
14:13Donc Interception
14:14on y va
14:15quand on va sur Doctolib
14:17déjà
14:17ou sur le site
14:18de Gustave Roussy
14:18et on prend un rendez-vous
14:21d'abord en visio
14:22pour voir si on est éligible
14:23si on est considéré
14:24comme un risque augmenté.
14:25Alors en France
14:25on est assez mauvais.
14:27Les Français
14:27n'aiment pas du tout
14:28savoir s'ils ont un risque
14:29de cancer
14:30et ils mettent ça sous le tapis
14:31et ils ne sont pas très bons
14:32en dépistage.
14:34Mais Interception
14:34ça peut sauver la vie
14:35ça a sauvé la mienne
14:36puisque j'y suis allée.
14:38Je me suis intéressée
14:39à ce programme
14:39parce que j'ai participé
14:40à trouver son nom
14:41à le lancer
14:42et j'y crois beaucoup
14:42et puis quand ils ont lancé
14:44un parcours pancréas
14:44je leur ai demandé
14:45mais c'est quoi
14:45les risques
14:46parce que les cancers du sang
14:47on sait quand on a
14:48beaucoup de cas dans sa famille
14:49on est plus à risque
14:50mais pancréas
14:51comment on sait ?
14:52Et là c'est de la curiosité
14:53professionnelle en fait.
14:55Et ils m'ont répondu
14:56c'est quand on a
14:57deux personnes
14:57dans sa famille
14:58qui ont eu
14:59un cancer du pancréas.
15:00Donc je dis
15:00donc moi ma mère
15:01son frère
15:02qui sont morts
15:03d'un cancer du pancréas
15:04ça compte ?
15:05Ah bah oui ça compte.
15:06Du coup je me suis inscrite
15:07bien m'en appris
15:07par curiosité aussi
15:09pour savoir
15:09comment se passait
15:10cette journée
15:10et la journée
15:12effectivement vous venez
15:13avec Gustav Roussy
15:14vous faites des tests
15:15de sport
15:15il y a un animateur sportif
15:17qui vérifie
15:17que vous avez
15:18une bonne hygiène de vie
15:19et qui vous donne
15:19les bonnes recommandations
15:20une prise de sang
15:21vous voyez un oncologue
15:22qui vous explique
15:23justement dans le cas
15:24du pancréas
15:25quels sont les signes
15:25qui doivent vous alerter
15:26mais là encore une fois
15:27on sait que c'est
15:29un peu tard
15:29et on vous recommande
15:32puisque vous êtes
15:33effectivement à risque
15:34de faire une année
15:35sur deux
15:36une IRM pancréatique
15:37et l'autre année
15:37une éco-endoscopie pancréatique
15:39et vous voyez
15:40un nutritionniste
15:41qui vous apporte
15:42beaucoup d'informations
15:43sur la bonne nutrition
15:44sur les bons
15:45les bons aliments
15:46parce qu'on sait aussi
15:48on fait beaucoup de recherches
15:49sur tout ce qui est additif
15:50tout ce qu'il y a
15:51dans la nourriture transformée
15:52qui vous prédispose
15:54à ce type de cancer digestif
15:55donc voilà
15:56donc moi j'ai fait une IRM
15:57à Gustave aussi
15:59puisque je travaille ici
16:00c'était plus simple
16:00mais les autres personnes
16:02qui étaient dans mon groupe
16:02l'ont fait près de chez eux
16:04et ce cancer
16:05il se voyait à l'IRM ?
16:06il s'est vu
16:07parce que les IRM
16:08sont aussi des outils
16:09qui ont beaucoup progressé
16:10qui permettent de voir
16:11des images beaucoup mieux
16:12et vous n'auriez sans doute
16:13pas fait d'IRM
16:14s'il n'y avait pas eu ce programme
16:15il n'y avait pas de raison
16:16que vous fassiez d'IRM
16:16je n'avais absolument pas de signe
16:17j'allais très bien
16:18et cette IRM ultra technologique
16:21qu'on a ici
16:22m'a permis de voir
16:23une lésion de 7 mm
16:247 mm ?
16:26ce qui est très petit
16:26donc vous avez été opérée
16:27donc j'ai été opérée
16:29et ensuite un traitement ?
16:30et après j'ai été
16:31alors j'ai fait mon intéressante
16:33parce que j'aime bien
16:34donc j'ai eu une pancréatite
16:35c'est sympa
16:35et du coup j'ai pu tester
16:37le plateau de radiologie
16:38interventionnelle de Gustave Rossi
16:39et en fait
16:40ce qui est joli dans mon histoire
16:42c'est que tout
16:42ce dont j'ai bénéficié
16:44a été financé par l'argent
16:46qu'on est allé chercher
16:47auprès de la société civile
16:48parce que Interception
16:49c'était financé par un mécène
16:50le robot chirurgical
16:53qui m'a opéré
16:54avec un formidable chirurgien
16:55qu'il manipulait
16:56c'est financé par les dons
16:58le plateau de radiologie interventionnelle
17:00c'est les dons
17:01en fait les dons
17:01que je suis allée chercher
17:02avec mon équipe
17:03ils m'ont sauvé la vie
17:04et Gustave Rossi
17:05avec sa vision aussi
17:07et c'est pour ça
17:07que vous voulez absolument
17:09dire aux gens aussi
17:10que se faire dépister
17:12c'est oui
17:13peut-être qu'on aura
17:13une mauvaise nouvelle
17:14mais c'est comme ça
17:15vous ne seriez peut-être pas
17:16là assise en face de nous
17:17c'est sûr
17:17professeur c'est sûr
17:19je suis en ronde
17:20le pire n'est jamais certain
17:22mais en tout cas
17:22ce qui est sûr
17:22c'est que plus la maladie
17:23est prise en charge tôt
17:24et c'est ce qu'on cherche à faire
17:25en développant toutes les technologies
17:27possibles de diagnostic rapide
17:28plus on a de chances
17:29de guérir les patients
17:30et c'est clairement
17:30une grande partie
17:32des raisons pour lesquelles
17:33on fera des progrès
17:33on arrivera à guérir
17:3480% des gens
17:35d'ici 2040
17:36il y a Philippe Cavrivière
17:37à vos côtés
17:39Philippe on connait
17:39votre engagement
17:40contre les cancers
17:41pédiatriques
17:42notamment
17:43vous avez une question
17:44pour le professeur
17:44déjà je veux dire
17:47toute ma solidarité
17:48aux malades du cancer
17:50et dire que
17:51mon admiration
17:53pour tous
17:53ces personnes
17:55qui travaillent ici
17:55parce que
17:56moi j'ai des héros différents
17:57pour moi
17:58les footballeurs
17:59par exemple
17:59c'est des gars
18:00qui courent vite
18:01en short
18:01pour moi les héros
18:03ils sont là
18:03à tous les étages
18:04du professeur
18:05à la petite infirmière
18:06qui fait le tour des chambres
18:07et je suis épaté
18:08par le discours
18:09de Perrine
18:10et qui est le discours
18:12aussi que je retrouve
18:12chez les enfants
18:13il est extraordinairement positif
18:15j'entends
18:16quel change j'ai eu
18:17c'est formidable
18:18et je suis bluffé
18:19par cette positivité
18:21et alors
18:22je rebondis sur
18:23je demandais en off
18:25au professeur
18:25est-ce que les familles
18:27à cancer
18:27ça existe
18:28parce que
18:29moi ça ne m'arrange pas
18:30parce que
18:30ma mère, ma soeur, mon oncle
18:32mon neveu
18:33il n'y a pas longtemps
18:33qui s'en sort très bien
18:34qui vient d'être papa
18:35après un cancer du testicule
18:37mais qui est repapa
18:39depuis pas longtemps
18:39pas longtemps
18:40donc tout ça est très positif
18:41mais est-ce que ça existe
18:42les familles
18:43où il faut faire plus attention ?
18:45ça existe
18:45et il y a des programmes
18:46qu'on appelle
18:47d'oncogénétiques
18:48c'est-à-dire que
18:49si vous avez un certain nombre
18:50de cas familiaux
18:51on peut faire une enquête
18:52oncogénétique
18:53on va vous faire un test sanguin
18:55pour essayer de voir
18:55si on isole
18:56des gènes
18:57qui sont connus
18:58pour être associés
19:00à des types de cancers
19:01le plus célèbre
19:02on va dire
19:02c'est BRCA2
19:04celui qui peut donner
19:05des cancers du sein
19:06pour lequel on a fait
19:07des mastectomies préventives
19:08c'est le cas d'Angélina Jolie
19:10mais cette anomalie
19:11peut donner aussi
19:12des cancers de l'ovaire
19:13est aussi associée
19:14à certains cancers pancréatiques
19:15donc l'idée c'est
19:16en fait
19:17il y a des familles
19:18maintenant
19:18on considère qu'aujourd'hui
19:20c'est à peu près
19:20une grosse dizaine de pourcents
19:22des pathologies cancéreuses
19:24qui sont associées
19:24à un risque
19:25qui est déjà identifié
19:26connu génétique
19:27c'est pas le cas
19:28dans toutes les maladies
19:28il y a beaucoup de maladies
19:29où il n'y a aucun facteur génétique
19:31qui est connu
19:31en tous les cas à ce jour
19:32d'où l'importance de la recherche
19:33et j'ai une autre question professeur
19:35et qui sera peut-être d'ailleurs
19:37ce qui vient aux auditeurs
19:38en vous entendant
19:39quand on voit les progrès
19:40qu'on peut faire
19:40est-ce qu'on peut imaginer
19:41qu'un jour
19:42je ne sais pas
19:42dans 15, 20 ou 30 ans
19:44on pourra
19:45peut-être
19:46avec juste une prise de sang
19:48dire
19:49attention
19:49vous vous risquez
19:50tel ou tel cancer
19:52il y a aujourd'hui
19:53énormément de travaux
19:54autour de
19:55la capacité
19:56à identifier
19:57dans le sang circulant
19:58des marqueurs
20:00qui sont des marqueurs
20:01qui permettent de dire
20:02vous avez
20:03une pathologie cancéreuse
20:05et même
20:05de déterminer
20:06quel est
20:07l'organe
20:08dans lequel
20:08est cette pathologie
20:09alors maintenant
20:10même si
20:11techniquement
20:12ces tests biologiques existent
20:14et ils sont
20:15disponibles aux Etats-Unis
20:17mais ils ne sont pas encore
20:18remboursés
20:18dans cette indication
20:19pourquoi ?
20:20parce que pour l'instant
20:21ces tests
20:22n'ont pas la capacité
20:23suffisamment
20:24ils ne sont pas suffisamment
20:25sensibles
20:26pour être certain
20:27si vous le faites
20:29et qu'on vous dit
20:29votre test est normal
20:30que vous n'avez pas
20:31de pathologie
20:31ils ne sont pas suffisamment
20:32capables
20:33d'identifier des cancers
20:34et notamment
20:35à un stade très précoce
20:36qui est l'objectif
20:37mais
20:37les progrès
20:38technologiques
20:39que l'on fait
20:39vont très certainement
20:41nous permettre
20:41de disposer
20:42de ce type de test
20:43on peut imaginer
20:44d'ici la fin de la décade
20:45d'ici 2030
20:47j'espère
20:48c'est vraiment demain
20:49pour le coup
20:50c'est vraiment tout proche
20:51bonjour Alexia
20:53bonjour Amandine
20:55oui
20:56vous nous appelez d'où Alexia ?
20:58je vous appelle
20:58Desarc dans le Var
20:59et vous vouliez
21:01évoquer
21:02évoquer
21:03ces progrès
21:04oui
21:05ces progrès
21:06sont incroyables
21:08et ont permis
21:08dans les 25 dernières années
21:10où moi
21:11j'ai travaillé
21:11dans la recherche
21:12d'inverser complètement
21:14le pronostic
21:14de certains cancers
21:16en rendant
21:19des formes
21:19de tumeurs
21:20qui étaient
21:20de mauvais pronostics
21:22aujourd'hui
21:23en capacité
21:24d'être prise en charge
21:25avec les thérapies ciblées
21:26donc voilà
21:27il y a plein d'espoir
21:28et Gustave Roussy
21:29est bien évidemment
21:30le meilleur endroit
21:31pour en parler aujourd'hui
21:33vous travaillez
21:33dans la recherche
21:34mais vous avez été aussi
21:35touchée
21:36par des cancers
21:37alors oui
21:39moi je suis la maman
21:41d'une petite capucine
21:42qui connait très bien
21:42Philippe
21:43et qui vous passe
21:43à tous les deux
21:44le bonjour
21:45je viens de reconnaître
21:46ta voix
21:47et donc
21:49cette petite capucine
21:51elle a tellement
21:51traversé ça
21:52avec grâce
21:54et avec
21:54son comportement solaire
21:57elle a eu un lymphome
21:59c'est ça ?
22:00elle a eu
22:00une leucémie aiguë
22:01oui
22:02à l'âge de 10 mois
22:03et donc
22:04après cette période-là
22:07ça m'a donné envie
22:08d'aider les patients
22:08différemment
22:09donc il y a
22:10une petite dizaine
22:11d'années
22:11j'ai créé
22:12une forme de tatouage
22:14j'ai importé en France
22:15une forme de tatouage
22:16reconstructeur
22:17pour l'après-cancer
22:18et j'ai bénéficié
22:20de l'expertise
22:21de Gustave Roussy
22:21parce que j'ai été
22:22accompagnée
22:23par les chirurgiens
22:24du service
22:25de reconstruction
22:26ma mère
22:27et je les en remercie
22:28parce que
22:29cette expertise
22:30elle a pu
22:31donner corps
22:32à quelque chose
22:33de beau
22:34et de vertueux
22:35qui j'espère
22:36pour un jour
22:37contribuer aussi
22:38à aider les patients
22:39à tourner la page
22:40donc voilà
22:41de quelque chose
22:42de difficile
22:43et douloureux
22:43on peut faire
22:44beaucoup de belles choses
22:45après
22:46et je plaide aussi
22:47pour la bienveillance
22:49du milieu professionnel
22:51envers les gens
22:51qui ont eu un cancer
22:52parce que
22:54ces gens-là
22:54souvent
22:55ils ont des ressources
22:55inépuisables
22:57et peuvent
22:59vraiment changer
23:00la vie des autres
23:00Merci beaucoup
23:02Alexia
23:03pour votre témoignage
23:04on va accueillir Natacha
23:05bonjour Natacha
23:06Bonjour Amandine
23:07bonjour tout le monde
23:08On vous entendait
23:09on a entendu votre message
23:10tout à l'heure
23:10très remonté
23:11contre les dermatos
23:12on va en parler
23:13dans un instant
23:13mais vous aviez une question
23:14je crois
23:14justement autour
23:15des facteurs génétiques
23:17Exactement
23:18donc Philippe
23:19en parlait tout à l'heure
23:20nous on est issus
23:21d'une famille d'euros
23:22principalement
23:23mais j'ai deux cousins bruns
23:25qui eux ont eu des cancers
23:26contrairement à tout
23:27ce qui est roux chez nous
23:28qui n'ont pas eu de cancer
23:29les enfants sont
23:31un roux
23:32un brun
23:32un blond
23:33est-ce que
23:34dans certains
23:35types de peau
23:37on est plus sujet
23:38à des cancers
23:40de la peau
23:42des mélanomes
23:43voilà
23:44est-ce qu'au niveau
23:44de la peau
23:46est-ce que
23:46j'ai été opérée
23:48la semaine dernière
23:49et ma dermatome
23:51a dit
23:51mais en fait
23:52c'est simplement
23:53si vos parents
23:54et vos enfants
23:55ont des problèmes
23:57de cancer de la peau
23:58que vous
23:59vous êtes génétiquement
24:00plus disposé
24:01à avoir ce type de cancer
24:02mais pas vos cousins
24:03pas votre grande-tante
24:05qui est morte
24:06d'un cancer de la peau
24:07donc est-ce qu'il y a
24:08un lien génétique
24:09là-dessus ?
24:09le professeur
24:10va peut-être vous répondre
24:11alors ce qui est sûr
24:13c'est que le risque
24:14de développer
24:15une tumeur cutanée
24:16et notamment un mélanome
24:17est associé
24:18enfin est plus élevé
24:19plus vous avez
24:20ce qu'on appelle
24:20un phototype clair
24:21donc c'est effectivement
24:22les gens qui sont plutôt
24:23voilà
24:24blond
24:24la peau très blanche
24:26ou roux
24:27parce que effectivement
24:28la capacité
24:29à se protéger
24:30spontanément
24:31des rayons du soleil
24:32est plus faible
24:32c'est un peu moins fréquent
24:33chez les gens
24:34qui ont un phototype
24:35plutôt de type brun
24:36maintenant évidemment
24:37c'est pas 100% exclusif
24:38on peut être brun
24:39et développer un mélanome
24:40effectivement
24:40dans les mélanomes
24:42il y a aussi
24:42des facteurs de risque
24:44qui sont pas seulement
24:45liés au phototype
24:46et qui peuvent être
24:46je dirais un risque
24:48plus familial
24:49c'est-à-dire qu'on sait
24:50que si vous avez
24:51un certain nombre
24:52d'antécédents
24:52dans votre famille
24:53il faut être attentif
24:55il n'y a pas d'anomalie génétique
24:56qui a été identifiée
24:57qui permet de le prédire
24:58mais il faut être attentif
24:59être surveillé
25:00et on a aujourd'hui
25:01des technologies
25:02on parlait d'IA
25:02tout à l'heure par exemple
25:03c'est des espèces de cabines
25:05qui permettent de faire
25:06une photo entière
25:07de votre corps
25:08qui permet à la fois
25:09d'aider au diagnostic
25:10donc de dépister
25:11les anomalies
25:11mais surtout de les suivre
25:12c'est-à-dire que
25:13année après année
25:13vous pouvez suivre
25:14si jamais il y a des évolutions
25:15ce que empiriquement
25:17votre dermatologue
25:18va pas arriver à faire
25:19ça c'est assez révolutionnaire
25:21parce qu'on parlait tout à l'heure
25:22du manque de dermatologue
25:23où effectivement
25:24aujourd'hui
25:24on a du mal à décrocher
25:25et ça énervait Natacha
25:26mais je la comprends
25:27décrocher un rendez-vous
25:28chez un dermatologue
25:29en ville
25:30ce type de cabine
25:31c'est...
25:32en tout cas
25:32ça va aider au suivi
25:33ça remplacera pas le dermatologue
25:34ça remplacera pas le diagnostic
25:36mais ça va aider
25:37à être plus précis
25:38plus performante
25:38dans un suivi
25:39et même si vous déménagez
25:40vous gardez sur une petite clé
25:42vos images
25:42et vous pouvez les montrer
25:43à n'importe quel spécialiste
25:44qui vous voit ensuite
25:45vous restez avec nous
25:47on est toujours en direct
25:47de l'Institut Gustave Roussy
25:49on parlait de l'importance
25:50du dépistage tout à l'heure
25:52Luc en sait quelque chose
25:54il va nous expliquer ça
25:55dans un instant
25:55à tout de suite
25:56jusqu'à 14h
25:58RTL midi
25:59les auditeurs ont la parole
26:00avec Amandine Bégaud
26:0312h30
26:0514h
26:05RTL midi
26:06les auditeurs ont la parole
26:08avec Amandine Bégaud
26:09ça vient d'être atteint
26:11d'un cancer des testicules
26:13il vient juste de fêter
26:14ses 30 ans
26:14et j'aimerais vraiment
26:15qu'on fasse un focus
26:16sur les cancers
26:17pour les jeunes hommes
26:18c'est difficile d'en parler
26:19difficile en tant que maman
26:21de les aider
26:21parce que ça touche
26:22vraiment à l'intime
26:23et je pense que ça vaudrait
26:24vraiment le coup
26:25qu'on puisse avoir
26:26des actions sur
26:27expliquer le dépistage
26:29expliquer ce cancer
26:30ce qu'il faut faire
26:31la prévention
26:31c'est leur vie
26:32qui en découleront un peu
26:33Le message de Sabine
26:35au 3210
26:36alors qu'il était sans doute
26:37en voiture
26:37donc on n'entendait pas
26:38très bien
26:39elle souhaitait alerter
26:41sur les cancers
26:43qui touchent les plus jeunes
26:44son fils de 30 ans
26:45diagnostiqué
26:45d'un cancer des testicules
26:47on est toujours en direct
26:49de l'institut
26:49Gustave Roussy
26:50professeur Barlesi
26:51des cancers
26:52qui touchent
26:53des très jeunes
26:54comme ça
26:54je ne sais pas
26:55le cancer des testicules
26:56il y a de la prévention
26:57à faire ou ?
26:58Non il n'y a pas
26:59de prévention
27:00c'est juste le diagnostic
27:02il faut être attentif
27:03Gustave Roussy
27:04a fait une campagne
27:04un peu provocatrice
27:05au mois de novembre
27:06qui était le mois
27:07des cancers masculins
27:08en disant
27:08touchez vos bijoux
27:09à un moment
27:10ça permet de sauver des vies
27:11Mais c'est ce que vous dites
27:12aux jeunes
27:13il faut se...
27:14C'est qu'à un moment
27:15si vous avez une anomalie
27:16comme les femmes
27:16qui se touchent les seins
27:16pour palper
27:17Si vous sentez une grosseur
27:19quelque chose
27:19n'importe quoi
27:19qui ne vous paraît pas normal
27:20c'est juste de dire
27:21ok ne dites pas
27:22j'irai consulter dans 3 mois
27:23non allez-y tout de suite
27:24C'est un de celui
27:24où il y a les meilleurs résultats
27:25en plus
27:26Exactement
27:26On guérit l'immense majorité
27:28des cancers testiculaires
27:29On peut faire des modalités
27:30de préservation
27:31pour préserver bien sûr
27:31la fertilité à venir
27:32chez des sujets
27:33qui sont souvent jeunes
27:34C'est un parcours
27:35avec des traitements
27:36qui peuvent être chirurgicaux
27:37puis médicaux évidemment
27:38mais l'immense majorité
27:40de ces patients sont guéris
27:41Et c'est pour ça
27:42qu'il faut penser effectivement
27:43à se surveiller
27:44Bonjour Luc
27:45Bonjour Mandine
27:46Vous nous appelez d'où Luc ?
27:49De Vannes
27:49Bon juste avant la pause
27:51On rappelait à quel point
27:53les dépistages étaient importants
27:55et vous pouvez en témoigner
27:57Eh oui
27:58Eh oui
27:59C'est-à-dire que tous les ans
28:01vous savez
28:02on reçoit notre enveloppe bleue
28:03pour les prélèvements
28:04de matières fécales
28:05Et moi je recevais cette enveloppe
28:07et je la balançais
28:08je la balançais
28:09je la balançais
28:10Et puis un jour
28:11mon médecin m'a donné une enveloppe
28:12et m'a dit
28:13Luc
28:13tiens
28:14prends cette enveloppe
28:15promets-moi que tu vas faire
28:16ce prélèvement
28:17Je lui ai promis
28:19j'ai fait ce prélèvement
28:20et c'est revenu
28:20positif
28:22Alors vous voyez
28:23anticiper c'est prévoir
28:25si je l'avais fait avant
28:26peut-être que
28:27ça ne serait pas arrivé
28:28au stade
28:29où c'est arrivé
28:30cancer du côlon
28:32un mètre d'intestin en moins
28:34la chimio
28:36les effets indésirables
28:38etc.
28:39Alors j'encourage
28:40toutes les personnes
28:42qui reçoivent
28:42cette petite enveloppe bleue
28:44à faire leur prélèvement
28:46parce que je sais
28:46que c'est pas
28:47c'est pas
28:48comment dire
28:49plaisant
28:50mais il faut
28:51le faire
28:53je me suis un peu
28:55responsable
28:55je me suis
28:56si j'avais fait ça
28:57peut-être que
28:59ça ne serait pas
29:00passé comme ça
29:00Luc
29:02ce cancer colorectal
29:04professeur
29:04il est à partir
29:05de quel âge
29:05enfin le dépistage
29:06à partir de 50 ans
29:07c'est en général
29:08un petit package
29:09que vous recevez
29:09pour votre anniversaire
29:10de 50 ans
29:11mais non
29:13mais le témoignage
29:14de Luc
29:14est hyper touchant
29:15parce qu'à la fois
29:16c'est la réalité
29:16de ce que font
29:17la majorité d'entre nous
29:18on reçoit ce petit paquet
29:20on dit bon globalement
29:20la probabilité
29:21que ce soit moins
29:21elle est faible
29:22deuxièmement
29:23bon c'est sûr
29:23c'est pas super glamour
29:24d'aller faire ce test
29:25en même temps
29:26bon ça dure 3 secondes
29:27et on a le résultat
29:28au bout de quelques jours
29:30et c'est une chose
29:31qu'on fait une fois
29:31tous les 2 ans
29:32et Gustave aussi
29:33est plein de malades
29:34qui sont opérés aujourd'hui
29:35grâce à ce dépistage
29:37Philippe ça vous
29:38oui alors
29:39j'ai fait ce petit bilan intime
29:40et tout ça
29:41et alors j'en parle
29:42moi dans mon spectacle
29:43et c'est la partie
29:44la plus marrante
29:45vous voyez
29:45parce que je me mets à nu
29:46et il faut absolument le faire
29:48et j'ai repoussé
29:48comme notre auditeur
29:49que je salue
29:50pendant des années
29:51mais bêtement
29:52Luc vous allez comment
29:53aujourd'hui ?
29:55moins bien
29:56mais bien quand même
29:57mais bon
30:00voilà quoi
30:01on se pose toujours
30:03la question
30:03voilà
30:04merci en tout cas
30:08pour votre témoignage
30:09et qui j'espère
30:09poussera un certain
30:10nombre d'auditeurs
30:11à faire ce fameux test
30:13bonjour Rachel
30:14bonjour Amandine
30:17et vous nous appelez
30:18d'où Rachel ?
30:19je vous appelle
30:19de Caen
30:20et alors vous
30:21vous avez eu un cancer
30:22du sein
30:23il y a quelques années
30:24oui
30:24j'ai eu un cancer
30:25du sein
30:26à 44 ans
30:27c'est grâce
30:28à ma gynécologue
30:29qui m'a fait une palpation
30:31qui a découvert
30:32un nodule
30:33que j'ai suivi
30:34pendant un an
30:35avec des
30:36des échographies
30:38et puis
30:39et puis au bout
30:40d'un an
30:40on a vu que
30:41cette petite boule
30:43ce petit kit
30:44avait grotis
30:45donc je suis passée
30:46par l'opération
30:47la chimiothérapie
30:48la radiothérapie
30:50et il faut savoir
30:50qu'à Caen
30:51on a le centre
30:52François Baclès
30:53qui est spécialisé
30:55dans le soin
30:56le traitement
30:57la recherche
30:57et aussi l'enseignement
30:58et moi ce que je voulais
31:00remercier
31:00ce sont tous
31:01ces soignants
31:01j'ai été très très bien
31:03accompagnée
31:03que ce soit pour
31:05la douleur
31:06que ce soit pour
31:07le après
31:07au niveau humain
31:09les soins ont été
31:10de grande qualité
31:11pendant tout le parcours
31:13et vraiment ça
31:14je remercierai même
31:15assez le monde soignant
31:17et aussi la gratuité
31:18parce que ce qu'il faut
31:19savoir c'est que
31:19je n'ai pas sorti
31:20un centime
31:21pendant tout le long
31:22de mon traitement
31:23et vous allez bien
31:24aujourd'hui Rachel ?
31:26oui
31:26aujourd'hui je vais bien
31:27je suis guérie
31:28vous le dites
31:30avec une forme d'émotion
31:31oui
31:33on l'entend dans votre voix
31:34de je suis guérie
31:36oui c'est un parcours
31:37difficile
31:38surtout quand on a
31:39des enfants de bas âge
31:40et qu'il faut leur dire
31:41le mot cancer
31:42et qu'elles disent
31:43tu vas mourir maman
31:44non non je ne vais pas
31:45mourir en fait
31:46je vais me battre
31:46et puis je suis plus
31:47fort que lui
31:48mais à ce moment-là
31:48quand on le dit
31:49on ne le sait pas
31:49en fait
31:50et oui c'est beau
31:53de se dire
31:53qu'on est guéri
31:54et qu'on a continué
31:55à voir nos enfants
31:56grandir
31:56elles ont eu peur
31:59vos filles ?
32:01oui elles étaient petites
32:02elles avaient 8, 11 et 13 ans
32:03moi je suis déjà
32:05une maman
32:05il n'y a plus de pas là
32:08parce que malheureusement
32:08il est décédé
32:09quand elles étaient toutes petites
32:10donc là l'enjeu
32:11était important
32:12c'est de se dire
32:12qu'il ne restait que moi
32:14et qu'il fallait encore
32:14que je les accompagne
32:15au moins jusqu'à leur majorité
32:18ça vous a aidé
32:19j'imagine aussi
32:20à tenir
32:20et à vous battre
32:22bien sûr
32:23il faut se battre
32:24moi j'allais au travail
32:25en fait je suis chef d'entreprise
32:26et alors la première semaine
32:28j'avais la chimie
32:29où là j'étais très malade
32:29j'avais tous les essais secondaires
32:31qu'on n'a pas forcément
32:32mais moi je les avais tous
32:33j'étais très malade
32:34la deuxième semaine
32:35je reprenais un petit peu de force
32:36grâce à mon entourage
32:37qui me nourrissait
32:38enfin qui me remettait debout
32:39et puis la troisième semaine
32:41là je retournais
32:42voir ma clientèle
32:44rien que pour parler avec eux
32:45rien que pour voir leurs yeux
32:47me soutenir
32:48et ça ça m'a porté je pense
32:52et ça m'a soigné aussi
32:54et on sait à quel point
32:55l'entourage est important
32:56et on en parle
32:57souvent trop peu
32:59professeur Barlazy
33:00vous serez d'accord avec moi
33:01et c'est pour ça
33:02qu'on a voulu inviter aujourd'hui
33:04Antoine et Léo
33:05bonjour à tous les deux
33:06bonjour
33:07Antoine
33:08votre épouse
33:09la maman de Léo
33:11Mélanie
33:11est décédée en décembre 2024
33:13d'un cancer du côlon
33:14elle avait seulement 38 ans
33:16ça va
33:17cancer qui est allé très vite
33:19en fait on a découvert sa maladie
33:21quand elle avait 37 ans
33:23début décembre 2023
33:25et elle nous a quitté
33:27le 15 décembre 2024
33:28donc j'allais dire
33:29un an
33:30Rachel évoquait
33:34ces trois filles
33:35qui étaient en bas âge
33:37Léo tu n'as que 8 ans
33:38tu auras 9 ans
33:39la semaine prochaine
33:40c'est ça ?
33:41et pour toi aujourd'hui
33:42c'est important
33:43de parler de ta maman ?
33:45c'est important
33:46pour rendre hommage
33:48à ma maman
33:49et j'en ai parlé
33:53à ma maîtresse
33:54à mes copains
33:55et
33:56ils m'encouragent
33:58ils m'encouragent
33:59qu'est-ce que tu as envie
34:00de dire à tous les gens
34:02qui nous écoutent
34:03et qui
34:03qui peut-être sont malades
34:05ou
34:06ou un papa
34:07ou une maman
34:08qui est malade
34:09c'est impressionnant
34:14là tu te retrouves
34:15à la table ici
34:16avec les micros
34:17à Gustave Roussy
34:19je disais Antoine
34:21on dit beaucoup
34:23que l'entourage compte
34:24dans le suivi
34:26bien sûr
34:26des patients
34:27et dans la guérison
34:28mais on oublie souvent
34:30à quel point
34:30c'est une épreuve aussi
34:31pour l'entourage
34:32vous vous retrouvez ?
34:33alors pour être très transparent
34:34moi je l'ai
34:36dès le début
34:37que j'ai appris
34:38la maladie de ma femme
34:38j'ai un ami
34:40sa femme
34:41qui a eu deux cancers
34:41qui m'a appelé
34:42qui m'a dit
34:42je ne prends des nouvelles
34:43que de toi
34:44alors je lui ai dit
34:45moi je ne suis pas malade
34:46il me dit non
34:46mais on s'oublie souvent
34:48et tu verras
34:49elle a besoin de toi
34:50et en fait
34:51elle a besoin
34:51que tu sois en forme
34:52elle a besoin
34:52d'être présent
34:53et ça c'est
34:54au début
34:54j'ai eu du mal
34:55à le comprendre
34:55à l'écouter
34:57mais c'est vrai
34:58que dans l'accompagnement
34:59dans le quotidien
35:00il y a l'entourage
35:01que ça soit professionnel
35:02si votre employeur
35:05n'est pas au rendez-vous
35:06pour vous soutenir
35:07vous êtes effondré
35:08vous finissez en arrêt maladie
35:10et combien de temps
35:11ça va durer
35:11je ne sais pas
35:12moi j'ai eu la chance
35:13d'avoir un entourage professionnel
35:14qui a été au petit soin
35:15et qui l'est toujours aujourd'hui
35:17que ça soit l'entourage
35:19j'allais dire
35:19c'est évidemment difficile
35:23quand on est d'une famille
35:25ou avec quelqu'un de malade
35:26il y a un double jeu de théâtre
35:28c'est-à-dire que
35:29le malade
35:29pour vous préserver
35:31il va faire semblant
35:31que tout va bien
35:32et vous
35:32vous allez aussi
35:33faire semblant
35:34que tout va bien
35:34donc on est dans un jeu de théâtre
35:36dans ces moments-là
35:37et tout le monde sait
35:38qu'on est au théâtre
35:39mais on essaie de se préserver
35:40c'est ça
35:40j'allais dire
35:41ceux qui me connaissent
35:42savent que je
35:43je fais souvent des blagues
35:45et ma femme m'a souvent dit
35:46avant d'être malade
35:47t'es lourd, t'es lourd
35:48et pendant la maladie
35:51elle me fait
35:51je me souviens
35:52qu'elle m'a souvent dit
35:53bah tu vois tes blagues
35:54là je les accepte
35:55parce que ça change
35:56ça change les idées
35:57mais c'est vrai que
35:58pour reprendre ce que je disais
36:00Léo bénéficie d'un entourage aussi
36:02que ça soit
36:02les parents
36:03de ses copains de classe
36:05à l'école
36:06l'école aussi
36:07a été remarquable
36:08dans l'accompagnement de Léo
36:09il l'est encore aujourd'hui
36:10et évidemment
36:11la famille
36:12les amis sont
36:13enfin
36:14j'allais dire
36:15j'ai découvert
36:16des potes
36:17pendant la maladie
36:18de Mélanie
36:18qui sont devenus des amis
36:19et puis on se rend compte aussi
36:21de qui est là
36:22ça permet aussi
36:24de faire le trait
36:25ouais
36:25ouais
36:26parce qu'on n'oublie pas
36:27Antoine Léo
36:28vous allez rester avec nous
36:29on va continuer à échanger
36:30dans un tout petit instant
36:31sécher nos larmes aussi
36:32et on se retrouve
36:34on va redonner un peu d'espoir aussi
36:36à tout de suite
36:36contactez-nous gratuitement
36:38via l'appli RTL
36:40ou au 30 de 10
36:4150 centimes la minute
36:42Amandine Bégaud
36:43RTL midi
36:44les auditeurs ont la parole
36:46mon mari a eu un cancer
36:48de l'estomac
36:49en juillet 2023
36:50là il est encore
36:51en rémission
36:52octobre
36:53ablation totale
36:54de l'estomac
36:55c'est-à-dire
36:55qu'il a plus d'estomac
36:56aujourd'hui
36:57et trois mois après
36:58il a fait une péritonite
36:59mais ce que je veux dire
37:00c'est qu'il est là
37:01on a surmonté
37:02on se bat
37:02et surtout avoir le moral
37:04le moral
37:05moral
37:05moral
37:06et de temps en temps
37:07s'amuser
37:07le message Elisabeth
37:09au 30 de 10
37:10on vous envoie
37:11plein de bonnes ondes
37:12Elisabeth
37:13depuis l'institut
37:14Gustave Roussy
37:15où l'on a posé nos valises
37:17aujourd'hui
37:17à l'occasion de cette journée
37:18de lutte contre le cancer
37:20on a évoqué
37:21tous ces progrès
37:22votre objectif
37:24professeur Barlazy
37:25soigner 80%
37:26des patients
37:27atteints de cancer
37:27d'ici 2040
37:28c'est-à-dire
37:29demain
37:30vous nous avez dit aussi
37:31comment on allait pouvoir
37:31progresser dans le dépistage
37:33et là je voulais absolument
37:35qu'on évoque aussi
37:36les autres
37:37la famille
37:38les aidants
37:39ceux qu'on appelle comme ça
37:40alors on utilise ce mot
37:41moi j'aime pas forcément ce mot
37:42Antoine je sais pas
37:44si vous êtes d'accord avec moi
37:45mais
37:45on n'a pas le choix
37:47quand un de ses proches
37:48est touché comme ça
37:50il faut être là
37:51alors il faut être là
37:52je sais qu'au tout début
37:54de la maladie de ma femme
37:54on a posé
37:57enfin pas moi
37:58mais on a posé la question
37:59à ma femme
38:00est-ce que votre entourage
38:01va tenir le coup
38:02est-ce que vous êtes
38:03parce qu'apparemment
38:04il arrive dans certains cas
38:05où ça fuit
38:06alors égoïstement
38:08quand ma femme a eu
38:10une heure de doute
38:11à me poser comme les questions
38:13en me disant
38:13tu vas pas partir
38:14non c'est pas prévu
38:16et je me suis dit
38:17mais
38:18qui peut faire ça
38:19à l'inverse
38:20donc non
38:20parce que la personne malade
38:22a besoin de soutien
38:22il y a plein de familles
38:24qui explosent
38:25après un cancer
38:26d'un enfant
38:27parce que l'autre
38:27vous rappelle la maladie
38:28et puis il y a des gens
38:29qui n'ont pas le courage
38:30ça va arriver
38:32moi un copain
38:32qui avait Charcot
38:33sa femme s'est barrée
38:34et ça avait piste noire
38:35il s'est laissé aller
38:36et puis on peut même pas
38:37en vouloir à la personne
38:39il faut un courage
38:39hors du commun
38:40il faut le courage
38:41de ces personnes
38:42de l'hôpital
38:43danser le quotidien
38:44d'accompagner des familles
38:44pour affronter la maladie
38:46jusqu'au bout
38:47alors que professeur
38:48ça fait partie du traitement
38:49en tout cas
38:49un patient bien entouré
38:51a plus de chance
38:52vous le diriez comme ça
38:52de s'en sortir
38:54je sais pas si on peut dire
38:55qu'il a plus de chance
38:56en tout cas c'est sûr
38:57que c'est indispensable
38:57c'est indispensable
38:58pour chacun d'entre nous
38:59on essaye de structurer ça
39:01d'apporter le maximum
39:02d'aide aux aidants
39:03le maximum d'informations
39:04essayer de comprendre
39:06ce qu'on peut faire
39:06et ce qu'on ne doit pas faire aussi
39:08un aidant
39:08c'est pas le docteur
39:10c'est pas la psychologue non plus
39:11c'est un mari
39:12une épouse
39:13ce sont des enfants
39:14et voilà
39:15il faut continuer
39:16à essayer d'être
39:17le plus normal possible
39:18ce qu'on essaie de dire
39:19à nos patients
39:19c'est tout ce qu'on fait
39:20nous sur un plan technique
39:22c'est pour vous aider
39:22à avoir la vie
39:23la plus normale possible
39:24avec votre famille
39:25et c'est ce qu'on essaie de faire
39:26à Gustave Rossier
39:27Bonjour Christophe
39:29Bonjour
39:29Vous nous appelez d'où Christophe ?
39:32De Rouen
39:32De Rouen
39:34et donc vous
39:34vous avez eu plusieurs cancers
39:37Oui
39:37moi j'en suis à mon troisième cancer
39:39qui était
39:41le dernier a été diagnostiqué
39:42ce début d'année
39:44et je voulais effectivement
39:46intervenir sur la famille
39:47et les entourages
39:48mon premier cancer
39:49c'était mon premier cadeau
39:51pour mes 40 ans
39:51Vous le dites avec le sourire
39:55Oui
39:56il ne faut pas
39:56Mais oui
39:57vous avez
39:58non mais
39:58je vous en félicite
40:00enfin félicite
40:01je ne sais pas si c'est le bon mot
40:02donc c'était un cancer du rein
40:04et je l'étais annoncé à mes parents
40:05et je me souviens de cette phrase
40:07j'ai dit à mes parents
40:08ben quelque part
40:09j'ai un cancer
40:10mais ce qui me soulage
40:10c'est que
40:11ce n'est pas mes enfants
40:12qui ont ce cancer
40:13et mes parents m'ont dit
40:15tu as juste oublié
40:17que tu étais
40:17notre enfant
40:19effectivement
40:22pardon
40:23effectivement
40:2340 ans
40:24on est parti
40:27de chez les parents
40:27on n'a plus l'impression
40:28que nos parents sont encore là
40:29donc nos parents sont encore vivants
40:32à ce jour
40:32ils ont toujours été présents
40:34sur les trois cancers
40:34mes enfants
40:35ma famille
40:36tout l'entourage
40:38une vie associative très riche
40:40et puis alors je confirme
40:41il y a des gens
40:41qui sont partis
40:42qui ont fui
40:43parce que la maladie
40:44fait peur
40:45et puis aussi
40:46parce qu'il y a des gens
40:47qui ne savent pas
40:47comment aborder le sujet
40:49qui sont gênés en fait
40:51embarrassés
40:52ont peur d'être maladroits
40:54oui c'est ça
40:55il y a des fois
40:55on a un peu l'impression
40:56d'être
40:57alors le mot est un peu fort
40:58un peu stiféré
40:59parce qu'ils ne savent pas
41:00comment
41:01la question toute conne
41:02bonjour
41:03comment ça va
41:04ils ne savent pas
41:06s'ils vont l'aborder ou pas
41:07le sujet
41:08si on sort effectivement
41:09de chimio
41:09de radio
41:10ou d'immunothérapie
41:11mais moi voilà
41:12ça c'est vraiment quelque chose
41:13qui m'a aidé
41:14et qui m'aide encore aujourd'hui
41:15voilà
41:16c'est l'entourage
41:17c'est l'écoute
41:18et des fois
41:18pas forcément
41:19il n'y a pas forcément
41:21un mot
41:22mais il y a une présence
41:23il y a quelque chose
41:23qui fait que
41:24on sait qu'on n'est pas seul
41:25qu'est-ce que vous diriez
41:27Christophe
41:27à des gens justement
41:29qui pourraient nous écouter
41:30et qui seraient
41:31m'embarrasser
41:32gênés
41:33face à
41:34à des proches
41:35ou des moins proches
41:36d'ailleurs
41:36qui sont malades
41:37qu'est-ce que vous avez envie
41:38de leur dire
41:38je pense qu'il faut
41:40il faut mettre la gêne
41:41au vestiaire
41:42et il faut rester naturel
41:43il faut vraiment
41:44rester naturel
41:45on peut
41:47c'est comme
41:47si on fait un parallèle
41:49c'est comme
41:49quand on a
41:50quelqu'un
41:51qu'on connaît
41:52qui a perdu son papa
41:54sa maman
41:54son fils
41:55sa femme
41:56autre
41:56on sait jamais
41:57ce qu'il faut
41:57faire
41:59ou ce qu'il faut dire
42:00je pense qu'il faut
42:00rester naturel
42:01il faut rester soi
42:02si on a envie de parler
42:03il faut aller parler
42:04si on n'a pas envie de parler
42:06juste une présence
42:08un regard
42:09une main sur l'épaule
42:13ça on dit aussi beaucoup
42:14mais cette maladie
42:16c'est vraiment le mot cancer
42:17c'est vraiment le mot
42:18qui fait peur
42:19je suis intimement convaincu
42:21si on avait trouvé
42:23un autre nom commun
42:24que cancer
42:25peut-être que les gens
42:26seraient moins effrayés
42:28effrayés
42:29et je pense qu'il y a encore
42:30des gens
42:30qui ne peuvent pas communiquer
42:32avec quelqu'un
42:34qui a eu un cancer
42:35presque comme si
42:37la personne qui avait un cancer
42:38j'exagère encore une fois
42:39mais était une maladie
42:40honteuse
42:41
42:42je ne vais pas lui parler
42:44si je chopais la maladie
42:46voilà
42:47les mentalités évoluent
42:49il y a Antoine qui vous écoute
42:50et qui est avec moi
42:51ici à l'Institut Gustave Roussy
42:52Antoine vous voulez ajouter
42:53quelque chose
42:53je rejoins pleinement
42:55ce que monsieur dit
42:56beaucoup de personnes
42:58ne savent pas réagir
43:00au début je ne l'ai pas compris
43:00au début je l'ai très mal pris
43:02de mon concernant
43:03j'ai été très surpris
43:04de silence
43:05de certaines personnes
43:05à l'inverse
43:07très agréablement surpris
43:08par d'autres personnes
43:08que je n'attendais pas
43:09forcément là-haut
43:10à ce moment-là
43:12et en fait j'ai compris après
43:13qu'ils ne savent pas
43:14forcément comment réagir
43:15ils ne savent pas
43:16quelle méthode
43:17enfin comme approcher en fait
43:19et j'allais dire
43:20il y a la personne
43:21pendant qu'elle est malade
43:22et il y a aussi
43:23nous nous concernons
43:24il y a l'après
43:24l'après est très très violent
43:26parce que
43:28j'allais dire pratiquement
43:28tout le monde oublie
43:30assez rapidement
43:31tout le monde retrouve
43:32la routine du quotidien
43:33et vous avez toujours
43:35les endeuillés
43:36qui sont là
43:37et qui ont besoin
43:37de soutien en fait
43:38même encore au quotidien
43:39et ça
43:39c'est aussi très violent
43:41l'après
43:42le pendant et l'après
43:43c'est vraiment
43:44enfin c'est essentiel
43:46Perrine
43:46vous dit dire quelque chose
43:47oui moi je voudrais dire
43:48que pourquoi le mot cancer
43:49fait si peur
43:50c'est parce qu'il y a encore
43:51beaucoup de gens
43:51qui ne disent pas
43:53qu'ils sont malades
43:53et finalement
43:54on en entend parler
43:55pratiquement presque
43:56quand l'histoire
43:57se finit pas bien
43:58et que si plus de gens
44:00partageaient leur maladie
44:01on verrait qu'aujourd'hui
44:01on guérait 65% des gens
44:03et
44:04et
44:04et je
44:05c'est
44:06mais c'est
44:06ça demande beaucoup d'énergie
44:07de le dire
44:08parce qu'on est effectivement
44:09très envahi
44:10de
44:10de beaucoup de bienveillance
44:12qui fait à la fois
44:12beaucoup de bien
44:12mais qui est
44:13dur à gérer
44:14et on a peut-être pas envie
44:15de voir le regard des autres
44:16changer
44:16enfin
44:16c'est difficile de débarquer
44:18au bureau
44:19et de dire
44:19bon alors j'ai appris
44:20hier
44:21c'est pas facile
44:22c'est pas facile
44:22mais moi il y a un truc
44:23qui m'a beaucoup aidé
44:24c'est qu'on reçoit
44:26beaucoup de messages
44:27qui font plaisir
44:28mais on se dit
44:29je suis bien élevé
44:30il faut que je réponde
44:30et en fait on n'a pas
44:31toujours l'énergie
44:32de répondre
44:32et en fait le petit truc
44:34vraiment le conseil
44:35pour vos éditeurs
44:36c'est
44:36le message en disant
44:37je pense à toi
44:38je sais que tu traverses
44:39un truc pas facile
44:39je suis là si t'as besoin
44:40mais ce message
44:42n'attend pas de réponse
44:43cette phrase là
44:43ce message n'attend pas
44:45de réponse
44:46vous libère de toute culpabilité
44:48et moi ça m'a beaucoup aidé
44:50Antoine dit oui
44:51on va se retrouver
44:52dans un tout petit instant
44:53il nous reste plus que
44:54quelques minutes
44:54on pourrait faire des heures
44:56et des heures d'émission
44:57c'est passionnant
44:59de vous entendre
44:59et d'avoir vos témoignages
45:01on se retrouve dans un instant
45:02Jusqu'à 14h
45:05Amandine Bégaud
45:06vous donne la parole
45:07sur RTL
45:08Amandine Bégaud
45:13RTL Midi
45:14les auditeurs ont la parole
45:15RTL Midi
45:17les auditeurs ont la parole
45:18toujours en direct
45:19de l'Institut Gustave Roussy
45:21en cette journée
45:22de lutte
45:23contre le cancer
45:24on évoquait
45:26à l'instant
45:27la difficulté aussi
45:28avec vous Périne
45:29parfois de dire
45:30oui
45:30je suis malade
45:32oui je souffre
45:33d'un cancer
45:34professeur Barlesi
45:35ça fait aussi
45:35des parties
45:36des progrès à faire
45:38donc toute la société
45:39même si ça va beaucoup mieux
45:40aujourd'hui
45:41quand une star disparaît
45:42on ne dit plus
45:44d'une longue maladie
45:45mais on met le mot cancer
45:47il faut que tout bouge
45:49oui en effet
45:50grâce à
45:50il y a beaucoup de personnalités
45:51qui ont avoué
45:53avoir été touchées
45:54par cette maladie
45:54et pour une partie
45:56évidemment guéries
45:57mais je crois
45:58que ça participe
45:59de faire du dépistage
46:01la maladie est possible
46:02mais évidemment
46:03loin d'être certaine
46:05donc il faut le faire
46:05en se disant
46:06que c'est comme d'autres maladies
46:07pour lesquelles
46:07il n'y a plus du tout
46:08d'appréhension
46:09si on pense à la tuberculose
46:10pour la génération
46:11de nos grands-parents
46:12c'était une maladie
46:13dont on risquait de mourir
46:14qui était cachée
46:15aujourd'hui
46:15ça ne serait plus
46:16un problème pour personne
46:17je pense qu'il faut faire
46:18exactement la même chose
46:18avec le cancer
46:19on est sur cette voie
46:20on guérit plus de gens
46:22c'est évidemment pas contagieux
46:23on peut en parler
46:24il faut en parler
46:25pour être soutenu
46:26on est aidé
46:26tout le temps du parcours
46:27on a un système de soins
46:28qui permet un accès équitable
46:30qui est facile
46:32parce que personne
46:33n'a à payer pour ça
46:34on accède à l'innovation
46:36en France
46:36on a aussi
46:38beaucoup développé
46:39tout ce qui est autour
46:40de la prise en charge
46:40on va dire
46:41de soins des malades
46:42les aidants sont aidés
46:43à Gustave aussi par exemple
46:45les patients et les aidants
46:46ont un comité
46:46qui revoit tous les projets
46:48de Gustave aussi
46:48pour nous aider à les adapter
46:49et donc aujourd'hui
46:52effectivement
46:52même dans l'après-cancer
46:53on essaye de désescalader
46:55les stratégies
46:56pour ce que soit
46:56le moins pesant possible
46:57faire en sorte
46:58que la majorité des gens
46:58reviennent à une vie normale
47:00Philippe Kébrévière
47:01vous avez vous fait le choix
47:03pour briser le tabou
47:04d'en rire
47:05oui alors moi
47:06j'en parle beaucoup
47:07dans mon spectacle
47:07le gars vient faire
47:09la promo de son spectacle
47:10c'est complet
47:10mais je parle du cancer
47:12de ma maman
47:12et de ma soeur
47:13dans mon spectacle
47:15beaucoup
47:15elles sont décédées
47:16toutes les deux
47:17mais elles sont très proches
47:18de moi
47:18quand je suis sur scène
47:20et que j'en parle
47:20et j'en parle
47:22avec beaucoup
47:22d'humour noir
47:23mais comment dire
47:24je suis sûr
47:25qu'elles sont très faires
47:26de moi
47:26comme la maman de Léo
47:28va être très fière de lui
47:29aujourd'hui
47:30parce qu'il a le courage
47:32de venir ici
47:33et de son mari
47:34il n'y a pas d'autre choix
47:35que de rester debout
47:37il n'y a pas d'autre choix
47:38que d'être heureux
47:39ils n'ont pas le choix
47:40tous les deux
47:40il faut qu'ils soient heureux
47:41si ta maman te regarde
47:44si ta maman te regarde
47:44tu n'as pas d'autre choix
47:45que de t'amuser
47:45d'être heureux
47:46il n'y a pas de culpabilité
47:47à avoir
47:47et c'est la seule solution
47:49le seul chemin
47:50Léo t'es heureux ?
47:52ouais
47:53et tu fais oui de la tête
47:54mon association
47:54contre le cancer pédiatrique
47:55s'appelle l'association Léo
47:56je suis persuadé
47:57qu'il n'y a pas de hasard
47:59comme disait l'auteur
48:00il n'y a que des rendez-vous
48:00je te redonne un deuxième lion
48:02tu le donneras
48:03tu le donneras
48:04à un copain
48:04ou à une copine
48:06l'association Léo
48:07pour aider
48:07dans la lutte
48:09contre les cancers pédiatriques
48:10et on disait
48:11à quel point
48:11c'est aussi important
48:12de donner
48:12vous pouvez donner
48:13à l'institut Gustave Rossi
48:14et à l'association Léo
48:15il n'y a pas de compète
48:17j'allais dire
48:18non mais sûr
48:19c'est extrêmement important
48:20Véronique
48:22bonjour
48:23bonjour Amandine
48:25il nous reste
48:26quelques toutes petites
48:27secondes d'émission
48:27mais vous vous patientez
48:28depuis très longtemps
48:29et je voulais vous laisser
48:30dire un petit mot
48:32écoutez le mot
48:33la finalité
48:34c'est que tous ces
48:34tous ces messages
48:36ont été extraordinaires
48:37et je me suis retrouvée
48:38à chaque fois
48:38chez quelqu'un
48:39Rachel formidable
48:41petit Léo
48:41mon dieu
48:42que d'émotions
48:43que d'émotions
48:43tout ça
48:44Philippe
48:45j'adore
48:46merci
48:47et puis dire que oui
48:49effectivement
48:50l'après-cancer
48:50c'est un petit peu
48:51un moment silencieux
48:52puisqu'on n'a plus
48:54les médecins
48:55les infirmiers
48:56les amis sont moins présents
48:58puisqu'on est un peu mieux
48:59on est mieux
49:00on est peut-être bien
49:02même
49:02mais on n'est pas sûr
49:04et il y a quand même
49:05un petit désert
49:06
49:07qu'il faut
49:07vous avez été opérée
49:09d'un cancer du poumon
49:10en 2025
49:11on vous envoie
49:12vous aussi
49:13plein ton de positifs
49:14un grand merci
49:15à tous
49:16et à toutes
49:16d'avoir participé
49:17à cette émission
49:18merci professeur
49:19de nous avoir accueillis
49:20ici
49:20je voudrais avoir aussi
49:21une pensée
49:22pour tous les malades
49:23bien sûr
49:24bien sûr
49:24merci
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