Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 03 février 2026.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0012h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une, cette affaire sordide à Lille, un enfant de 5 ans, 5 ans seulement, violé sous soumission chimique.
00:1710 personnes ont été mises en examen, l'association L'Enfant Bleu annonce sur RTL qu'elle va se constituer partie civile.
00:24Au procès des assistants parlementaires du FN, c'est une journée décisive pour Marine Le Pen qui joue, je vous le rappelle, sa candidature à la présidentielle de 2027, réquisition attendue cet après-midi.
00:36Je voudrais aussi qu'on revienne sur ces chiffres publiés par la Fondation pour le logement.
00:39Plus d'un million de personnes qui n'ont pas de chez eux aujourd'hui, pas d'appartement ni de maison.
00:44Deux tiers, soit 600 000 personnes sont contraintes de vivre chez un tiers, un ami ou une tante ou un frère.
00:51Si c'est votre cas ou que ça a été votre cas par le passé, appelez-nous, j'attends vos témoignages au 3210.
00:57Et puis Emmanuel Macron, lui, est aujourd'hui à Vesoul en Haute-Saône, rencontre avec les agriculteurs à trois semaines du coup d'envoi du Salon de l'Agriculture.
01:04Le chef de l'État qui invite justement les organisateurs du Salon à reconsidérer l'absence de bovins qui avaient été annoncés, vous le savez, il y a quelques semaines en raison de l'épidémie de dermatose.
01:15Eh bien la situation a changé aujourd'hui, dit le Président, il faut peut-être revoir donc cette décision, la météo.
01:22Et ma chère Peggy, j'imagine qu'on a droit demain à une nouvelle perturbation.
01:26Eh bien vous avez tout compris Amandine, parce que c'est un défilé, ça ne s'arrête pas.
01:30Elle arrive par la côte aquitaine demain, elle va gagner les plaines du sud-ouest dans la journée.
01:34On aura également des pluies toute la journée entre les Cévennes et le Var avec une limite plus neige basse.
01:39Ce risque d'avalanche qui reste marqué sur les Alpes du Sud, mais partout ailleurs, on a un temps sec, un peu d'accalmie, avec encore des grisailles et du brouillard sur le Nord-Est.
01:48Mais le matin, ce sera lumineux entre les Hauts-de-France, la Normandie, l'Île-de-France, c'est important de le préciser, ça fera du bien un peu de lumière.
01:54Oui, ça fait du bien au moral.
01:55Exactement, et dans l'après-midi, là où ce sera le plus lumineux, ce sera au nord de la Seine.
02:00D'ailleurs, on aura un ciel souvent voilé et toujours de la douceur demain.
02:03On est encore au-dessus des normales de saison, 6 à 10 l'après-midi sur le Nord-Est et 10 à 14 sur les autres régions.
02:09Et ça continue comme ça toute la semaine ?
02:10Et ça continue comme ça toute la semaine.
02:12Une autre perturbation va arriver par l'Ouest.
02:15Ensuite, on va gagner un peu plus d'éclaircies sur l'Est et ça va continuer.
02:19Malheureusement, on aura toujours un temps perturbé.
02:21Merci beaucoup Peggy, il est 13h03.
02:23Jusqu'à 14h
02:25Les auditeurs ont la parole
02:28Amandine Bégaud sur RTL
02:29Et pour commencer, je voudrais donc qu'on revienne sur ces chiffres publiés aujourd'hui par la Fondation pour le Logement.
02:36600 000 personnes contraintes de vivre chez un tiers, un ami, une tante ou un frère.
02:42Vous avez entendu dans le journal le témoignage de Yann.
02:45Ce chiffre est en très forte augmentation, nous disait Christophe Robert, le délégué général de la Fondation pour le Logement.
02:51On va en parler avec vous Anthony. Bonjour Anthony.
02:54Oui, bonjour Amandine.
02:55Bon et bienvenue sur RTL, c'est la première fois que vous nous appelez je crois.
02:58Eh oui, c'est un plaisir de vous avoir.
03:01Eh bien écoutez, le plaisir est partagé.
03:03Expliquez-nous, vous avez été vous confronté à cette situation, à aller vivre chez des proches ?
03:07Et oui, heureusement, j'ai envie de dire, c'était chez mes beaux-parents, dans le sud de la France.
03:16J'étais avec ma compagne, on avait deux CDI, deux salaires, deux fins de période et on a fait des démarches pour faire une location.
03:25Et après des dizaines de visites, des dizaines de dossiers, on s'est rendu compte que sur un bien qu'on visitait, on était plus de 30 personnes à vouloir ce bien.
03:38C'était où dans le sud de la France Anthony ?
03:40Pas très loin, de Montpellier.
03:41D'accord.
03:42Et donc, après avoir été découragé par la patience, l'incertitude d'attendre des réponses,
03:52eh bien avec ma compagne, on a décidé de rester chez mes beaux-parents, que je remercie encore,
03:57et d'économiser pour pouvoir enfin acheter une maison et être indépendant.
04:03Ça a duré combien de temps ?
04:05Ça a duré un peu plus d'un an.
04:08Un peu plus d'un an.
04:09Et vous disiez, on avait deux salaires, en gros, combien vous gagnez à tous les deux par mois ?
04:16On était environ à plus de 3 000 euros par mois.
04:19Et malgré tout, vous ne trouviez pas de logement ?
04:21Impossible.
04:22Et sincèrement, c'était très fatigant.
04:25Il y avait 30 personnes, il fallait remplir des cases, il fallait avoir des garants,
04:33il fallait donner plein d'informations très personnelles en fait,
04:35et c'était très fatigant au bout de quelques mois.
04:39Et c'est ce qu'on fait avec ma compagne.
04:41Je me dis, ceux qui viennent dans la région, qu'ils ont un travail, une situation,
04:46mais malheureusement qu'ils n'ont pas de proches,
04:48je pense qu'ils réfléchissent à deux fois avant de rester dans la région.
04:51Franchement, c'est pas évident.
04:53Anthony, vous êtes tout jeune ?
04:5426 ans.
04:55Bon, 26 ans, retourner, j'allais dire, vivre chez ses parents ou chez ses beaux-parents,
05:00on peut se dire que c'est peut-être plus simple que, je ne sais pas, 85, 40 ou 50 ans,
05:07mais ça reste compliqué, bien sûr, pour une vie de couple.
05:09C'est compliqué. Au début, ce n'était pas si compliqué que ça, parce qu'on pensait que c'était à court terme.
05:18Mais au bout de quelques mois, on n'a pas le même rythme de vie, on n'a pas les mêmes opinions,
05:23et à un moment donné, ça commençait à être, même s'ils étaient super gentils et très sympas,
05:31c'est qu'à un moment donné, c'était un peu long quand même.
05:33Mais oui, on n'est pas fait pour vivre chez ses parents ou chez ses beaux-parents.
05:36Il y a un moment, effectivement, où chacun doit.
05:38Et avec votre campagne, ça ne créait pas des tensions entre vous ?
05:41Non, c'est ça qui est bien.
05:44Bonne épreuve, vous avez passé cette épreuve-là.
05:46Ce n'est pas facile aussi.
05:47Exactement, et c'est pour ça qu'on a pris une décision d'acheter,
05:50parce que ce n'est quand même pas rien de se dire qu'on prend pour 25 ans.
05:54Mais c'est que même avec notre situation, franchement, c'était très compliqué.
05:59Donc on a réussi à survivre à ça, et puis maintenant, on est propriétaire,
06:03et on est très contents.
06:05Oui, ça y est, vous avez retrouvé le sourire, tout va bien.
06:08Exactement.
06:08Mais c'est évident que ça a dû être une épreuve malgré tout.
06:12Merci beaucoup, Anthony, pour votre témoignage.
06:14On va accueillir Dan. Bonjour, Dan.
06:17Bonjour.
06:17Alors vous, vous êtes dans une toute autre situation, Dan, puisque vous êtes retraité ?
06:22Oui.
06:23Et vous avez dû retourner à...
06:24Alors moi, j'ai moins de 50 ans de plus que le monsieur.
06:26Oui.
06:28Expliquez-nous.
06:30Alors c'est simple.
06:31J'ai arrêté de travailler à 75 ans, et depuis...
06:36À 75 ans, donc très tard ?
06:39Oui, pour faire plaisir à mes enfants, parce qu'ils s'inquiétaient.
06:43Mais j'avais un travail qui, pour moi, j'avais une auto-entreprise en formation.
06:48Mais avant ça, jusqu'à 70 ans, je travaillais, et je faisais des saisons.
06:53J'étais responsable de cuisine, et je faisais des saisons.
06:56Ah oui, ça te fait de boulot, quand même ?
06:59Oui, j'ai levé le pied, et j'ai transformé mes acquis en tant que formatrice, voilà.
07:06Donc c'est très bien.
07:07Mais en 2020, j'ai quitté l'appartement que j'occupais, parce que j'avais 70 ans,
07:16et que ça faisait 5 ans que j'étais à la retraite,
07:20et que je pensais ne plus pouvoir faire de saisons.
07:24C'est dur, hein, quand même.
07:25Donc, pour être honnête, j'ai laissé l'appartement que j'occupais,
07:31que j'aurais pu rester là sans payer, comme font beaucoup.
07:35Je n'ai pas voulu, j'ai été honnête.
07:36J'ai dit, je m'en vais, je ne pourrai plus payer, on va voir.
07:40J'ai été reçue par mes enfants, mes deux filles, qui sont adorables,
07:45avec qui je m'entends très bien, et qui m'ont dit,
07:47« Maman, on te renvoie l'ascenseur, ne t'inquiète pas,
07:50le temps que tu recherches un appartement, hop, qu'est-ce qui est arrivé en 2020 ?
07:55La Covid. »
07:56Et là, tout a changé.
07:58Impossible pendant deux ans de trouver un appartement,
08:01puisque c'était, pour ainsi dire, tout fermé.
08:05Il n'y avait pas de visite, rien du tout.
08:07Et quand je suis revenue, qu'est-ce qui m'est tombé à la figure ?
08:11D'un trop vieil.
08:12On vous dit que vous êtes trop vieille pour vous louer un logement ?
08:15Oui.
08:15Ah oui, on vous le dit comme ça ?
08:17Ah oui, oui, oui.
08:18Ah oui, oui, on me l'a dit plusieurs fois.
08:20Et dernièrement, parce qu'après avoir quitté l'appartement,
08:24j'ai fait une demande d'HLM.
08:26Ce que je ne savais pas, c'est que j'aurais dû la faire
08:28quand j'étais dans l'appartement et que je ne pouvais plus payer.
08:32Et vous y avez droit, Dan, ça ?
08:33Vous avez vérifié, vous êtes éligible aux critères des HLM ?
08:38Ah oui, totalement.
08:40J'ai 1 100 euros de retraite par mois.
08:431 100 ?
08:43Donc, je travaille...
08:44Effectivement, ça ne vous laisse pas beaucoup pour un loyer ?
08:47Non.
08:47Donc, j'ai travaillé en me disant,
08:50si tu leur prouves que tu amènes de l'argent et que tu peux travailler,
08:55ils vont bouger, ils vont te dire, oui, allez, on y va.
08:59Non, pas du tout.
08:59Ils ne prennent en considération que la retraite, le fixe.
09:04Et donc là, vous continuez à être hébergée par vos filles ?
09:08Alors, depuis 2020, je suis un peu chez une à Toulouse et un peu chez l'autre à Bordeaux.
09:14Voilà.
09:14Là, je suis jusqu'au fin février à Toulouse parce que mes enfants déménagent.
09:19Et donc, le 28, ils vont être chez eux définitivement.
09:23Ils ont acheté.
09:25Donc, ils vont être chez eux.
09:26Et là, moi, je repars sur Bordeaux.
09:28Et j'imagine que tous ces allers-retours, que cette vie, même si vous adorez vos filles et qu'elles vous adorent.
09:33Ah, mais non.
09:34Mais je me sens comme un cheveu sur la soupe, là.
09:37C'est bon.
09:38Et si vous voulez, ce n'est pas possible.
09:40Même pour eux.
09:41Il y a un moment où, non, on doit être chacun chez soi.
09:44Et je ne pensais pas rester comme ça.
09:46Dan, restez avec nous.
09:48On va poursuivre la discussion.
09:49Vous allez nous expliquer aussi ce que vous cherchez.
09:50Peut-être qu'il y a un auditeur qui peut vous aider ou qui a un logement vacant pour vous.
09:54On en reparle dans un instant.
09:55A tout de suite.
09:57Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL ou appelez-nous au 30 de 10.
10:0250 centimes la minute.
10:04Amandine Bégaud.
10:06RTL Midi.
10:07Les auditeurs ont la parole.
10:09Je vis dans un logement social.
10:11Et puis, on est cinq.
10:12Le problème, c'est que, voilà, pour un logement social, ça me coûte quand même 1045 euros par mois.
10:17Avec trois enfants de plus de 21 ans.
10:20Ma femme qui ne travaille pas.
10:20Donc, sur un salaire de 1800 avec une prime d'activité qui a baissé considérablement parce que je touche 1800.
10:28Calculez vite fait.
10:29Le message de Claude au 30 de 10.
10:31Un peu plus de 12 millions de personnes fragilisées par la crise du logement.
10:364 millions de 100 milles sans logement ou mal logés aujourd'hui en France.
10:40Et parmi eux, 600 mille personnes qui sont contraintes de vivre chez un tiers.
10:44Un ami, une tante ou un frère.
10:47C'est le cas de Dan qui est toujours avec nous.
10:50Dan, je le rappelle, pour les auditeurs qui nous rejoindraient, vous avez 76 ans et vous êtes aujourd'hui hébergé par vos filles.
10:56Un coup à Bordeaux, un coup à Toulouse.
10:59Vous pensiez, vous avez quitté votre appartement.
11:02Vous pensiez rapidement en trouver un en 2020.
11:04Et puis, patatra, il y a eu le Covid.
11:06Et depuis, vous n'arrivez pas à trouver un logement.
11:08On vous dit que vous êtes trop vieille.
11:10Dan, les auditeurs d'Hertel sont assez formidables.
11:13Si jamais il y en a un d'eux qui nous écoute et qui peut vous aider.
11:16Qu'est-ce que vous cherchez comme logement, Dan ?
11:18Je cherche un T2 et un loyer qui ne soit pas extraordinaire.
11:25C'est-à-dire que je peux aller jusqu'à 550.
11:28Alors, mes enfants me disent qu'ils peuvent participer et tout ça.
11:30Mais je préférerais faire les choses seul.
11:33D'accord ?
11:34Et donc, 550, j'ai une à elle.
11:37Et c'est possible.
11:39Ça passe.
11:39Vous disiez que vous avez une retraite de 1 100 euros.
11:42Sur la région d'Anne, vous souhaitez que ce soit à Bordeaux, Toulouse ou peu importe ?
11:48Non, mais c'est-à-dire que j'ai fait ma demande d'HLM quand j'étais à Arcachon.
11:54Donc, c'est l'Aquitaine, c'est la Gironde.
11:57Mais j'ai même fait une demande sur Andaï après.
12:01Parce que j'ai de la famille et tout ça à Andaï.
12:03J'ai même une amie à Gujan-Mestra qui m'a aidée et qui m'a amenée au centre social de Gujan-Mestra.
12:14Ils ont été super.
12:15Une certaine Océane d'Agnan, je le dis, qui est travailleuse sociale et vraiment extraordinaire.
12:21Et qui s'occupe de moi.
12:23Mais c'est à elle qu'on lui a répondu qu'à un premier étage, on ne prenait pas le risque à mon âge.
12:30Vous vous rendez compte ?
12:31Dan, mais oui, vous nous disiez, j'ai travaillé toute ma vie et vous avez travaillé d'ailleurs très tard.
12:37Et aujourd'hui, vous vous retrouvez comme ça sans logement.
12:39Ça vous met en colère ? Ça vous rend triste ?
12:43Ah, ça, là, je suis sur l'exaspération et la colère.
12:49Et quand vous entendez, j'ai écrit à la mairie concernant Arcachon.
12:54Ils m'ont répondu, le service m'a répondu en m'expliquant qu'ils avaient prévenu le CCAS d'Arcachon et qu'ils allaient me rappeler.
13:04Il y a une responsable qui m'a rappelé.
13:06Et ce qui m'a été en gros dit, c'est madame, la priorité, elle est aux actifs avec enfants.
13:11Bon, ben d'accord, je réfléchis, j'y tiens, j'ai une fille, 53 ans, une deuxième, 46 ans.
13:18Ah, trop tard.
13:19Voilà, j'ai travaillé jusqu'à 75 ans, tant pis.
13:22Je veux dire, vous voyez, vous vous dites, bon, c'est là où je pense qu'on met un combat intergénérationnel qui n'est pas bon.
13:29Et moi, j'ai 76 ans, mais je pense que les futures générations, mes enfants et mes petits-enfants, ça ne sera pas 75, ça sera 50, où ils seront out complètement.
13:40On se sent un peu out, oui.
13:43Bon, Dan, j'espère qu'il y a un auditeur qui vous écoute et qui a un logement en Aquitaine, dans le Sud-Ouest et qui pourrait vous louer.
13:52Si c'est le cas, si quelqu'un nous laisse un message ou nous appelle, on vous mettra en relation d'Anne, c'est promis.
14:02C'est très bien, je vous remercie.
14:04Et puis, c'est très bien de faire ce genre d'émission et que les gens se rendent compte un petit peu que, bon, les générations, elles sont faites pour s'entendre
14:11et qu'il ne faut pas les justaposer même par ce biais-là, vous voyez ?
14:15Il ne faut pas les mettre l'une contre l'autre même par ce biais-là, ce n'est pas bien.
14:20Merci beaucoup, Dan, pour votre témoignage.
14:23On va accueillir Lydie.
14:24Bonjour, Lydie.
14:26Lydie ?
14:28Alors, Lydie ne nous répond pas, on va accueillir Alain.
14:30Bonjour, Alain.
14:31Oui, bonjour, Amandine.
14:33Alors, vous, vous habitez où ? Expliquez-moi.
14:35Alors, moi, New York, en Deux-Sèvres, j'étais dans un logement mitoyen par un bailleur social.
14:45Avec mes deux voisines, bon, en étant sans être vulgaire, j'en ai une, c'était la comère de quartier.
14:56Et la deuxième, une personne d'origine étrangère qui voulait faire un peu régner sa façon de vivre.
15:02Alors, nous avons subi, au 1er octobre dernier, suite à une décision judiciaire, une expulsion locative.
15:11Donc, vous avez été expulsé de votre logement ?
15:13Le 1er octobre dernier.
15:15Bon, mais il a fallu, bon, entre-temps, on avait commencé à faire des démarches avec ma conjointe actuelle.
15:21Alors, je précise, j'ai 53 ans.
15:22Oui.
15:23Et vous travaillez ?
15:25Malheureusement, non.
15:26Malheureusement, parce que vous cherchez un emploi ou que vous ne pouvez pas travailler ?
15:31Oui, oui, je cherche. Je cherche. Je suis en Aéreux.
15:33Bon, de temps en temps, j'ai l'émission par les agences à périm.
15:39Et j'attends un rendez-vous pour du travail sur la Vendée, sur Sontenet Compte.
15:46Et votre compagne, elle travaille ?
15:49Oui. Elle est à trois quarts temps. Elle fait du ménage à domicile.
15:53D'accord. Donc, vous avez quand même des revenus ?
15:56Oui, oui, oui. Il y a quand même des revenus.
15:58Donc, le jour J, quand Lucie a fait son travail, il a été un peu compréhensif parce qu'on a pu récupérer le jour même quelques affaires.
16:10J'ai mes deux frères qui sont exploitants agricoles sur la Vendée, limite Vendée de Sèvres.
16:15Et le plus jeune m'a hébergé. Et nous, avec leur associé, achetés un bagallot, ce qui a servi au début pour les parents de l'associé.
16:27Donc là, au jour d'aujourd'hui, je suis dans ce bagallot.
16:31Grâce à nouveau, par mes frères et mes parents.
16:38Bon, mes parents feront le traité.
16:40Mais, en contrepartie, quand il y a besoin de donner un coup de main pour faire un élevage de vaches à l'étampe,
16:49quand il y a besoin de donner un coup de main, je suis là.
16:52Si je ne pouvais pas, si je n'ai pas des rendez-vous de recherche de travail ou autre.
16:57Donc, ça, c'est depuis le mois d'octobre 2025.
17:00Vous avez essayé de chercher un appartement hors bailleurs sociaux ?
17:05Alors, oui, mais le problème, c'est que c'est hors de prix.
17:12Et puis, ils demandent deux mois de caution.
17:17Les garants, en voulez-vous ?
17:20Bon, ben voilà.
17:20Et la deuxième problématique, c'est que ma conjointe n'a pas de mobilité, n'a pas le permis, n'a pas de voiture.
17:28Donc, il nous faudrait, par rapport à son travail, parce qu'elle est, comme je vous disais, aide à domicile chez les particuliers, sur New York.
17:37Bon, l'avantage de New York, c'est qu'on a les bus gratuits.
17:40Oui.
17:41Ça, c'est quand même un gros point positif.
17:43Mais, trouver quelque chose sur New York, un des deux, il y en a pour 700 à 750 euros.
17:51Et pour l'instant, vous ne trouvez pas.
17:52Merci beaucoup pour votre témoignage, Alain.
17:55On va accueillir Jeanne.
17:56Bonjour, Jeanne.
17:57Bonjour.
17:58Vous nous appelez d'où, Jeanne ?
18:00Du centre de la France.
18:02Bon, vous aussi, vous êtes contrainte d'habiter chez un proche, à un moment ou un autre ?
18:07Alors, pas contrainte d'habiter chez un proche, mais j'ai des amis qui l'ont été, voire de la famille, d'une cousine.
18:14Et, est-ce que je voulais... Bon, j'entends les témoignages précédents, donc c'est très, très intéressant.
18:22Par contre, voilà, il y a une loi dont on parle assez peu, qui est toujours d'actualité, il me semble, c'est la loi de solidarité et renouvellement urbain.
18:32Oui, la loi SRU.
18:33Voilà, qui, quand même, contraignait les communes d'une certaine grandeur à construire 20% de logements sociaux sur leur territoire.
18:46Ce qui n'est toujours pas appliqué, puisqu'il y a certaines communes qui ne veulent pas du tout entendre parler de logements sociaux.
18:52Donc, ça, c'est un grand problème.
18:55Mais, je ne sais pas si vous avez entendu, Jeanne, tout à l'heure, on était avec Christophe Robert de la Fondation pour le Logement.
18:59Et, en fait, il nous disait qu'aujourd'hui, et ce sont aussi les chiffres du gouvernement...
19:02Excusez-moi, j'ai pris la conversation, enfin...
19:05Ah, bon, alors, en fait, il nous expliquait...
19:07Mais non, mais ce n'est pas grave, je vais vous dire ce qu'il nous disait.
19:09Il nous disait, et le gouvernement est assez d'accord, qu'il faudrait construire aujourd'hui 400 000 logements sociaux par an.
19:15Or, depuis, je crois qu'il a daté à ça de 2016 ou 2017, on n'en construit que 217 000.
19:22Donc, ce n'est même pas une histoire d'appliquer ou pas cette loi SRU, c'est que d'abord, il faudrait les construire, ces logements.
19:30Et, en fait, il nous disait, il y a moins de budget qui est alloué, alors aussi bien au niveau du gouvernement, de l'État, qu'après des collectivités locales, effectivement.
19:38Et, du coup, comme ça fait plusieurs années qu'on en construit deux fois moins qu'il n'en faudrait, forcément, ça allonge la liste des gens qui attendent ce type de logement.
19:47Oui, et puis, il y a plusieurs critères aussi.
19:50Les logements sociaux, la construction, ça coûte cher.
19:54Donc, les subventions allouées par le gouvernement, c'est autorisé sur des quartiers dits en zone sensible.
20:02Donc, c'est vrai qu'après, les personnes, il faut qu'elles soient d'accord pour y aller sur ces quartiers-là.
20:07Voilà. Alors, donc, c'est une problématique aussi qui va dans les deux sens.
20:12Problème de gouvernement et puis problème de choix de quartier aussi, également.
20:16Parce que les subventions, elles sont sur les quartiers, comme je vous disais, dits sensibles, elles ne sont pas sur les beaux quartiers.
20:21On est d'accord, les beaux quartiers, la plupart du temps, les appartements, c'est à l'achat, ça ne va pas être à l'allocation, ça ne va pas être du logement social.
20:28Donc, c'est la première chose.
20:30Et puis, deuxième chose qui bloque aussi, c'est les échanges de logements, en fait.
20:36Parce que moi, j'ai des amis, j'ai quelques amis qui sont retraités, qui ont une petite retraite, qui sont seuls, peuvent divorcer,
20:45qui se retrouvent dans des logements avec des loyers peu chers.
20:49Parce qu'à l'époque, dans les années 70 ou ça, 80, c'était bien moins cher.
20:53Donc, elles ont le loyer qu'elles ont, mais elles ont des faux 4 pièces, avec 2 chambres, 3 chambres, vous voyez, des choses comme ça.
21:00Ah oui, du coup, il n'y a pas de turnover sur ces appartements-là.
21:02Mais parce qu'elles ont peur de le perdre, comme ça a été le cas de Dan, par exemple.
21:06Eh bien, le problème, c'est qu'on leur a proposé des logements plus récents, mais beaucoup plus chers.
21:11Un 3 pièces, c'est 800 euros dans le neuf, enfin bon, dans le récent, c'est 700, 800 euros.
21:16Et elles ne peuvent pas accéder à ce genre de loyer.
21:19Donc, elles préfèrent rester dans leur loyer à 450, 500 euros.
21:24Et ça bloque.
21:25Mais ça bloque pour une famille, par exemple.
21:26Pour une famille avec enfants, donc 3 enfants, parce qu'elles bloquent les logements là.
21:30Donc, si on baissait les loyers déjà dans le neuf,
21:34pour qu'ils puissent faire des échanges inter-bailleurs ou à l'intérieur...
21:38Ou au moins le faire pour effectivement les personnes qui sont seules ou juste en couple,
21:42pour libérer un logement plus grand.
21:44Écoutez, c'est une bonne proposition, Jeanne.
21:47J'espère que des élus nous entendent.
21:50Peut-être qu'ils retiendront cette proposition.
21:52Merci à vous, en tout cas, de nous avoir appelés.
21:54C'était aussi la première fois que vous appeliez.
21:56Vous rappelez quand vous voulez.
21:58Dans un instant, on va changer de sujet, puisqu'on va parler de ces nids de poules
22:00qui se multiplient sur nos routes.
22:03Vous nous appelez au 3210 si vous en avez été victime.
22:06Et puis, vous reconnaissez la musique à 14h, l'heure du crime.
22:09Comme chaque jour, sur RTL, avec Jean-Alphonse Richard.
22:11Jean-Alphonse qui va revenir sur l'affaire mythique du crime,
22:16l'affaire de la josacine empoisonnée.
22:18Vous vous souvenez peut-être la petite Émilie, 9 ans, qui s'effondre
22:21après avoir bu une gorgée de josacine.
22:23C'était en 1994.
22:25Elle meurt sur le coup.
22:26Le sirop contenait du cyanure.
22:28Alors, qui a contaminé ce flacon ?
22:30On cherche toujours véritablement qui c'est, puisque Jean-Marc de Perrois,
22:34qui a été accusé, cherche toujours à prouver son innocence.
22:39Et alors qu'à M6 doit diffuser ce soir une fiction justement inspirée de l'affaire,
22:44Jean-Alphonse Richard reviendra sur ce dossier iconique, j'allais dire,
22:49de l'histoire criminelle française.
22:52Ce sera tout à l'heure à 14h.
22:54Nous, on reste ensemble, bien sûr.
22:56Lénine de poules, donc dans un instant.
22:58Vous en avez été victime à vélo, en trottinette ou même en voiture.
23:02Appelez-nous, 3210.
23:04Jusqu'à 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
23:10Avec Amandine Bégaud.
23:12Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
23:16Amandine Bégaud sur RTL.
23:19Moi, j'ai fait les frères récemment d'un nid de poules au niveau de Saint-Nicolas-de-Redon,
23:23au pays de la Loire.
23:24J'ai contacté la mairie suite à une chute de vélo où j'ai été à l'hôpital.
23:28Et mon vélo était cassé.
23:29Donc la mairie ne s'est jamais présentée.
23:31Et résultat, le nid de poules y est toujours.
23:33Donc ça prouve bien que les mairies n'en ont rien à faire tant qu'il n'y a pas de grotte, d'accident ou autre.
23:37Je pense qu'il faut décéder sur un nid de poules pour qu'il soit rebouché.
23:41Le témoignage de Pierre-Emmanuel au 32-10 sur ces nids de poules qui se multiplient sur le route.
23:50On disait, Thomas Soto en a été victime vendredi dernier.
23:55Il s'est fait une double fracture après avoir circulé à vélo et tombé à cause d'un nid de poules.
24:01On l'embrasse si jamais il nous écoute.
24:03Et vous êtes nombreux à nous signaler ce type d'incident.
24:07Bonjour Alain.
24:08Bonjour Amandine.
24:10Bonjour les auditeurs.
24:11Vous nous appelez d'où Alain ?
24:12De Lyon.
24:13Une petite commune à côté de Lyon qui s'appelle Myri.
24:164 900 habitants.
24:18On pense connaître tout le monde.
24:20Les employés municipaux, le policier municipal.
24:22Et puis devant le domicile d'un employé municipal chargé des espaces verts,
24:27il y a un nid de poules qui s'est creusé parce que les chantiers se sont succédés.
24:30Alors les entreprises, que ce soit les réseaux, toutes sortes, les adductions,
24:36bougent sommairement en se disant, il y a une autre entreprise qui va venir dans un mois.
24:40On va refaire la route bientôt.
24:42Et un nid de poules peut, avec la pluie, se creuser très rapidement.
24:46Et avec la nuit, généralement l'hiver, parce que là on voit qu'il y a une multitude de nids de poules depuis 15 jours.
24:51Oui, il y a beaucoup plu ces dernières semaines et c'est vrai qu'on en voit apparaître partout.
24:56La neige, le verglas et moi en plus j'ai une petite voiture, une Asda MX-5, un petit cabriolet avec des petits trous.
25:04Et là, ça se creuse très rapidement, 13 cm de profondeur, 50 cm de long, 30 cm de large.
25:10Et là, paf, dans le trou, j'éclate une jante et deux pneus droits.
25:14Ah oui !
25:15Et là, alors là, je fais, j'abandonne ma voiture, dès le lendemain matin, le policier municipal est présent.
25:22Alors il me dit, tout de suite, aller signaler sur le logiciel, l'espace de la communauté de communes,
25:29signaler une nid de poules.
25:30Hop, on organise tout de suite pour éviter qu'il y ait une chute d'un cycliste comme Thomas Soto,
25:35ou d'un scooter ou d'un jeune ou autre.
25:38On bouge le trou rapidement, il y a le véhicule de la communauté qui vient.
25:41Mais par contre, quand j'appelle l'assureur, on me dit, oh là là, mais non, on ne peut rien faire.
25:44Non, non, ces gens-là, ils se sont organisés, les communes, les communautés de communes, les départements.
25:49C'est très difficile de les attaquer.
25:51Non, non, on va vous prendre votre franchise, vous serez tout à vos torts.
25:55Je dis, attendez, il y avait des balises.
25:56Vous vouliez vous retourner contre la commune, vous Alain ?
25:58Oui, oui, attendez, il faut arrêter quand même.
26:01Ça se passe devant chez un employé municipal.
26:03Les balises, il les a récupérées chez lui, il les a empilées chez lui.
26:07Donc la route s'est élargie, on est tombé dans ce trou.
26:10Est-ce qu'il y a des responsables quand même ?
26:11Il y a quand même des gens qui sont payés pour ça.
26:14Eh bien non, eh bien non.
26:15Pourtant, j'ai été rapproché d'une association pour une mobilité sereine et durable,
26:20une association, PUMSD.
26:22Mais malgré leur avocat, j'ai pris peur.
26:26Quand j'ai vu qu'en face, on avait affaire à des comportements mafieux,
26:29des maires, des communautés de communes, qui se renvoient la balle.
26:32Et le cabinet d'avocats travaille à l'année pour ces gens-là.
26:35Et en fait, on se renvoie la balle.
26:37On vous dit, ah non, vous avez attaqué la mairie ?
26:39Ah ben non, il fallait attaquer la communauté de communes.
26:41Et donc du coup, vous avez renoncé ?
26:43Ah non, c'était le département.
26:44Alors oui, j'ai pris peur.
26:45Parce que là, les avocats à 2500 euros, plus le vote et la partie adverse,
26:50si vous perdez plus vos deux pneus, une jante, on allait à 6000 euros.
26:54Oui, donc ça faisait beaucoup, vous avez préféré, oui.
26:58Et malheureusement, le problème n'est pas réglé.
27:01Et puis tout le monde s'en fout.
27:03Les élus n'ont aucune compassion pour les administrer.
27:07Restez avec nous Alain, on va accueillir Frédéric.
27:09Bonjour Frédéric.
27:11Oui, bonjour Alandine, bonjour les auditeurs.
27:13Alors vous, vous êtes membre de la Fédération française des motards en colère.
27:16Vous nous confirmez, il y a de plus en plus de nids de poules sur nos routes ?
27:20Oui, oui, bien sûr.
27:22Et ça devient de plus en plus dramatique.
27:25Et je souhaite un bon rétablissement à M. Soto.
27:28C'est gentil, merci.
27:29Et c'est clair qu'en plus, maintenant, avec les nouvelles mobilités que sont les trottinettes,
27:35qui ont des petits trous,
27:37nous, on défend, bien sûr, une association de défense des deux et trois roues motorisées,
27:41mais on pense aussi aux cyclistes, bien sûr, et puis aux trottinettistes.
27:46Ça devient dramatique.
27:48Alors, ça devient dramatique pourquoi ?
27:50Pour plusieurs choses.
27:51C'est que, alors il y a le phénomène de l'eau, mais le phénomène de l'eau,
27:55moi j'habite en Normandie, l'eau, il y en a depuis des siècles.
27:58Bon, mais évidemment, ce qui se passe aussi, c'est que les camions sont de plus en plus lourds.
28:06Donc, dégradent de plus en plus des routes qui n'étaient pas forcément étudiées pour ça.
28:09Les tracteurs, moi j'habite à la campagne, les tracteurs sont devenus énormes aussi,
28:13donc le poids augmente.
28:15Et puis, il y a aussi le phénomène des camions qui, aujourd'hui, avec les GPS,
28:20passent dans des endroits qui n'étaient pas du tout traduits pour ça à l'origine.
28:23Bon, mais ça, c'est une chose.
28:24Après, je rencontre régulièrement le vice-président du département,
28:30parce que moi, je suis le coordinateur pour la fédération française des moteurs en colère,
28:36donc je rencontre régulièrement, évidemment, les élus,
28:39et notamment le vice-président chargé des infrastructures,
28:41qui me dit que les budgets seront de plus en plus réduits.
28:45Je dis oui, peut-être, mais ce n'est pas pour ça qu'il faut aimer.
28:47Je dis, mais les chiffres, malheureusement, des accidents mortels en France
28:50et des blessés n'augmentent pas, mais du moins...
28:55Ah ben, c'est oui, les derniers chiffres de la sécurité routière n'étaient pas bons.
28:59Alors, je ne sais pas quelle est la part imputée à l'état des routes,
29:03mais effectivement, ça ne doit pas arranger les choses.
29:05Est-ce que, juste Frédéric, pardon, je vous coupe,
29:06mais Alain, qui nous disait qu'il avait essayé de se retourner contre la Commune,
29:10et qu'en gros, c'était s'attaquer d'un peu David contre Goliath, quoi.
29:14Alors, vous nous confirmez, c'est compliqué de se retourner vers quelqu'un
29:18quand on a ce type d'accident ?
29:20Ça dépend, je pense, des cas.
29:22Moi, j'ai eu le cas, j'ai glissé.
29:24Alors, moi, ce n'est pas lié à une demi-poule.
29:26J'avais glissé sur de la terre une coulée de boue sur une départementale près de chez moi,
29:32et bien évidemment, j'ai agi aussitôt et j'ai appelé les services des routes, etc.
29:37Et mon assurance a vu avec l'assurance du département,
29:43et je n'ai pas été blessé, heureusement,
29:45mais j'ai été remboursé intégralement des frais de ma moto.
29:49Donc, il n'y a pas de souci là-dessus.
29:51Ça dépend peut-être des départements, ça dépend peut-être...
29:53Peut-être des communes, des comités communes, et puis...
29:56Là, j'ai fait le département, puisque l'assurance, c'était une départementale.
29:59Donc, quand c'est une départementale, ça concerne le département.
30:03Quand c'est une communale...
30:04Alors, maintenant, aujourd'hui, en plus, avec les comités de communes...
30:07C'est ça, ça complique peut-être les choses.
30:09Ce n'est plus les compétences des communes.
30:12Et globalement, vous diriez que l'état de nos routes s'est dégradé ?
30:16Ah oui, écoutez, c'est facile.
30:18Il y a 20 ans environ, la France était...
30:20On était cinquième européen au niveau des routes.
30:24Aujourd'hui, on arrive à la 18e place.
30:25Ah oui, en effet.
30:26D'ailleurs, la Roumanie.
30:27Donc, il y a quand même un problème de fond.
30:30Alors, je n'ai rien contre les Roumains,
30:31mais ils n'ont pas les mêmes capacités,
30:34ils n'ont pas les mêmes moyens que nous, la France, à entretenir les routes.
30:37Voilà.
30:38Donc, ce qu'on fait, nous, comme opération,
30:39c'est-à-dire que quand on repère des nids de poules,
30:43des raccordements dégradés, etc.,
30:46on fait une opération qu'on appelle le hashtag ta route.
30:49Oui.
30:50On marque, on marque, alors, il manque de la voiture qui se dégrade,
30:53avec le temps, bien sûr, on ne pourrait pas détruire les...
30:56Et aussitôt, dès que j'ai des remontées, moins d'informations,
30:59j'envoie un mail au département, bien sûr,
31:03mais aussi à la communauté de communes ou la métropole concernée.
31:07Et vous avez l'impression qu'ils viennent les reboucher ?
31:10Oui, oui, alors, quand on le signale, parce que, à partir du moment,
31:13ça marche.
31:14Parfois, c'est très long, parfois, mais bon,
31:17il y en a tellement dans le département qu'on ne peut pas...
31:19Oui, ben oui, j'imagine.
31:20On ne peut pas être partout, on n'est pas non plus des milliers
31:25dans l'antenne de la FCMT-76.
31:28Et donc, ce qui nous agace, surtout aussi, nous,
31:30mais ça sera un autre sujet à faire sur les auditeurs en la parole,
31:34c'est qu'on nous impose, en France, le contrôle technique
31:36des deux et trois roues motorisées,
31:38et donc, nous, on met en place ce qu'on appelle
31:40un contrôle technique des routes.
31:42Ah, mais c'est un bon débat, ça, vous avez raison.
31:45Voilà, donc, ben oui, parce qu'on nous dit que les accidents
31:48liés aux deux-trois roues motorisées sont dus
31:50au mauvais entretien des motos,
31:53ce qui n'est pas le cas, puisque le rapport de l'ADEME
31:54a démontré que c'est 3 pour 1 000,
31:56donc c'est très peu, mais,
31:58par contre, si on tombe,
32:00et comme le disait Alain, est-ce que c'est compliqué
32:02de se faire rembourser ou autre,
32:04bien évidemment,
32:06pour nous, ça ne nous convient pas.
32:08Ben sûr, je comprends. Frédéric, je voudrais qu'on donne
32:10la parole aussi à Luc. Bonjour Luc.
32:12Bonjour Amandine, comment allez-vous ?
32:14Ça va et vous ?
32:15Ah oui, ça va.
32:16Bon, vous nous appelez d'où, Luc ?
32:18De Vannes.
32:19Et alors, vous êtes retraité,
32:21mais votre métier, c'était de reboucher le nid de poule,
32:23c'est ça ?
32:24Oui, c'est ça.
32:25Ben, c'est ce qu'on appelle le cantonnier.
32:27D'accord.
32:29C'est ce qu'on appelle le cantonnier.
32:30D'abord, comment on fait pour reboucher un nid de poule ?
32:33C'est facile, compliqué ?
32:33Alors, quand on arrive...
32:35Ah non, il faut faire ça correctement,
32:37c'est-à-dire que quand on arrive sur le nid de poule,
32:39on enlève l'eau qu'il y a dedans,
32:41on élargit un petit peu le trou,
32:44et puis on met l'enrobé à froid dedans,
32:47en mettant une petite surépaisseur,
32:50de manière à ce que lorsque le véhicule passe dessus,
32:53ça tasse l'enrobé à froid,
32:55et ça dure plus longtemps.
32:57Et il faut bien le faire, parce que sinon, il revient.
33:00Et voilà, sinon, il revient.
33:01Là, il reviendra quand même,
33:03mais dans un temps un peu plus long.
33:05Et est-ce que vous aussi, Luc,
33:07vous constatez que nos routes sont moins bien entretenues
33:10ou en plus mauvais état qu'auparavant ?
33:13Eh bien, oui, ils sont beaucoup en plus mauvais état,
33:15parce que l'enrobé à chaud, ça coûte cher,
33:18c'est un passe de pétrole.
33:22Et puis, il faut une équipe complète
33:23pour faire toute une rue.
33:27Vous voyez, les finances communales...
33:28Ça veut dire quoi, une équipe complète ?
33:29C'est combien de personnes ?
33:30Alors, il y a déjà le chauffeur du camion
33:32avec son chargement.
33:34Il y a celui qui va mettre l'enrobé dans sa brouette,
33:38qui va l'étaler.
33:39Il y a deux rippeurs qui rippent l'enrobé,
33:42deux rappeurs.
33:43Plus, ça fait un cylindreur pour aplatir l'enrobé.
33:46Donc, ça fait cinq personnes, ça ?
33:48Oui, ça fait cinq personnes.
33:49Et pardon, ce sont des entreprises qui viennent dans ces cas-là ?
33:52Qui est-ce qui intervient ?
33:53Alors, nous, on le faisait nous-mêmes.
33:54Oui.
33:55À la ville de Vannes, on avait la chance d'avoir
33:57un service de voirie communale.
34:00On faisait les enrobés à chaud et les enrobés à froid.
34:02Et ça existe toujours aujourd'hui à Vannes ?
34:04Il y a toujours une équipe dédiée à ça ?
34:05Je pense, je pense, oui.
34:08Parce que j'imagine aussi que les communes,
34:10elles ont de moins en moins les moyens
34:11de garder à temps plein des gens pour faire.
34:13Oui, il y a ça aussi.
34:14Et voilà.
34:15Mais j'ai même pu faire des enrobés,
34:17enfin, boucher des nids de poules
34:19le samedi soir, le dimanche,
34:22parce qu'il y avait eu un accident.
34:24Et la police ou les pompiers nous appelaient
34:27pour aller boucher ce nid de poules,
34:30ce gros nid de poules
34:31où il y avait eu des blessés, si vous voulez.
34:35On ne voulait pas laisser ça comme ça.
34:37Alors, on arrivait le lundi,
34:39le chef nous donnait un papier.
34:42Tournez des nids de poules.
34:44Alors, on savait...
34:45Eh bien, oui, on savait où il y avait des nids de poules.
34:47On connaissait nos rues par cœur.
34:49Les rues avec les premiers dangers,
34:53les deuxièmes dangers, les troisièmes dangers.
34:56Voilà.
34:56Et à 13h30, quand on arrivait,
34:58là, on nous donnait des rues avec des noms.
35:02Et il fallait aller faire ces rues en priorité.
35:05D'accord.
35:05Parce que les gens nous avaient prévenus.
35:08Vous voyez ?
35:09Bon, écoutez, merci pour toutes ces explications.
35:11Luc, on va être imbattable sur le rebouchage du nid de poules.
35:15On est avec Jacques.
35:16Bonjour.
35:17Oui, bonjour.
35:17Vous êtes élu, vous, Jacques.
35:19Oui, je suis élu dans un petit village des Flandres, oui.
35:22Et alors, comment on gère ça en tant que maire ?
35:25Alors, nous, c'est l'intercommunalité qui a la compétence.
35:29Oui.
35:29Donc, dès qu'on est signalé,
35:31nous, on sécurise la zone
35:32et on mandate l'intercours pour venir refaire le nid de poules.
35:36Mais je veux dire, le nid de poules,
35:38il n'y a pas du jour au lendemain.
35:39Bien sûr.
35:40Il y a des choses qu'on voit avant.
35:42Il ne faut pas seulement signaler avant,
35:43avant que ça ne vienne grave.
35:45Oui, c'est ce que vous dites à vos administrés.
35:46Dès le début, il faut signaler,
35:47comme ça, on intervient vite.
35:49Exactement.
35:50Et parce que vous avez l'impression
35:52qu'il y en a de plus en plus ou pas ?
35:54Par chez nous, non.
35:55Au contraire, dans les Flandres, c'est bien suivi.
35:58On a une bonne intercours qui suit ça de près
36:00et on a de la chance d'avoir des riverains
36:02qui nous signalent la CV.
36:03Donc, nous, on n'a pas vraiment de gros nid de poules.
36:05Et vous, du coup, vous dites,
36:07s'il y en a des gros, c'est à cause des gens ?
36:10Ce n'est pas à cause des gens.
36:12C'est à cause que la boirie est mal entretenue.
36:13Mais le problème, c'est que pour l'entretenir,
36:15il faut le savoir.
36:16Enfin, je veux dire, tant qu'on ne le sait pas,
36:18on ne va pas venir intervenir sur un endroit qu'on ne sait pas.
36:21Donc, au plus vite, les riverains ou les passants,
36:24ils vont informer les mairies,
36:26au plus vite, ils vont intervenir.
36:27J'ai l'impression, Jacques, quand même,
36:28que toutes les mairies ne sont pas forcément
36:30aussi réactives que la vôtre.
36:31Bernard, bonjour.
36:33Oui, bonjour.
36:34Vous, vous avez alerté votre mairie.
36:35Vous êtes où, d'ailleurs ?
36:36Vous êtes installé ?
36:38Dans le Nord.
36:39Dans le Nord ?
36:40Alors, vous avez alerté votre mairie ?
36:41Je n'ai alerté rien du tout.
36:43J'ai simplement...
36:44Ben non, si vous voulez,
36:45parce qu'à mon avis,
36:46il y a assez d'agents municipaux
36:47qui passent par là
36:49et qui voient l'état des routes.
36:50C'est à eux de faire le message.
36:51Moi, simplement, je disais,
36:53il y a une question de priorité.
36:54Moi, dans le secteur où j'habite,
36:56ils ont fait deux ronds-points,
36:57ce que j'appelle, moi,
36:57des ronds-points de bobos.
36:59C'est-à-dire que vous avez des cyclistes
37:00qui roulent d'un sens ou dans l'autre.
37:02Ce qui est dangereux pour les cyclistes
37:04et pour les automobilistes.
37:05C'est parce que quand vous regardez à gauche
37:07voir si il y a une voiture,
37:08le cycliste vous arrive à droite.
37:09Donc, Tanger,
37:11à contrario,
37:13vous avez des tronçons de route dans la ville
37:14et trois ronds-points, notamment,
37:16qui sont dans un état lamentable
37:18avec des nids de poules.
37:19Moi, à mon avis,
37:19il aurait déjà fallu commencer
37:21par réparer ces ronds-points-là
37:22et ces tronçons de route...
37:23Mais signalez-le à la mairie, Bernard.
37:26Dites-le.
37:26Attendez, c'est quand même le maire
37:28qui décide de faire ceci ou cela.
37:30Oui, mais il faut leur dire.
37:31C'est quand même un nid de voir.
37:32Peut-être qu'il n'a pas vu.
37:33Bougez pas.
37:34Non, mais attendez.
37:35Moi, je dis à la mairie,
37:36il y a des gens sûrement
37:37qui ont été à la mairie.
37:38Mais on s'en moque.
37:40Tout, c'est de bien faire.
37:42C'est de faire les choses dans l'ordre
37:44et comme il faut.
37:45Ça ne sert à rien de dépenser de l'argent
37:47sur des choses qui ne sont pas
37:49immédiatement utiles
37:51alors que vous avez plein de choses
37:53à côté à faire.
37:54Vous avez des routes
37:56dans cette ville
37:57que je ne nommerai pas
37:58qui sont dans un état lamentable
37:59et on s'amuse à faire des ronds-points
38:01à l'entrée et à la sortie.
38:02Tout ça pour faire beau.
38:04Jacques, qu'est-ce que vous avez
38:05à répondre à Bernard ?
38:07Ce n'est pas le même budget.
38:08On parle d'investissement.
38:10Justement, monsieur.
38:12Non, mais attendez, monsieur.
38:13Permettez-moi de vous couper.
38:14Justement, le problème est là.
38:17C'est qu'on dit
38:18que ce n'est pas à nous,
38:19c'est à la communauté de communes.
38:20Mais on dit de pipe.
38:22Avec tous les gens
38:23qu'on emploie à droite et à gauche,
38:24est-ce qu'il n'y a pas moyen
38:25de centraliser tout ça
38:27et de coordonner les travaux ?
38:30C'est comme quand on ouvre une route.
38:32Vous ouvrez une route,
38:33il y en a un qui installe un tuyau.
38:34Vous refermez la route.
38:36Deux jours après,
38:36on a un autre qui arrive.
38:37Ça, c'est vrai.
38:37Je suis d'accord avec vous
38:38et on ne comprend pas pourquoi.
38:39Voilà.
38:40Alors, qu'ils pourraient
38:40tous se coordonner.
38:42Attendez, moi,
38:42je vais vous donner un exemple
38:43qui n'a rien à voir
38:44avec les nids de poules.
38:45Vous avez une commune
38:46qui tombe les bas côtés
38:49sur 10 mètres.
38:50D'accord ?
38:51Bon, mais vous avez
38:52une mauvaise visibilité.
38:54Pour avoir la bonne visibilité,
38:56il faut faire 5 mètres de plus.
38:57On ne fait pas les 5 mètres de plus
38:59parce que ça n'appartient plus
39:00à la commune.
39:01Ça appartient à la communauté
39:02de communes.
39:03Donc, on ne fait pas
39:03les 5 mètres de plus.
39:04Non, mais on marche sur la tête.
39:06On est dans un pays de fou.
39:07En tout cas,
39:08ça vous fait beaucoup réagir,
39:09ce sujet.
39:10Merci à vous, Bernard,
39:11de nous avoir appelés.
39:12Merci beaucoup, Jacques,
39:13Alain, Frédéric et Luc.
39:15Et pensez à signaler
39:16à votre mairie.
39:17Bon, peut-être que,
39:18comme Bernard,
39:18ça ne servira pas,
39:19mais il faut quand même le faire.
39:20Peut-être que ça peut être utile.
39:22On va changer de sujet
39:23dans un instant
39:24et parler prénom.
39:26Pourquoi ?
39:27Eh bien, parce que ce matin,
39:28on a tous été assez stupéfaits
39:29par le récit
39:30de William Galibert
39:31dans Le Monde en Marche
39:32qui nous parlait
39:32d'un jeune Bernard
39:34de 40 ans
39:35qui a souffert
39:36pendant des années
39:37et des années
39:37de son prénom.
39:38Alors, est-ce que vous aussi,
39:38vous portez un nom,
39:40on va dire, désuet,
39:41un nom original
39:42mais qui vous a parfois,
39:44eh bien,
39:45valu quelques critiques
39:46ou moqueries ?
39:47On en parle
39:48dans un tout petit instant
39:48en 3210.
39:49Et à tout de suite.
39:51Jusqu'à 14h,
39:53Amandine Bégaud
39:54vous donne la parole
39:55sur RTL.
39:58Moi, je souris
40:00sous les étoiles
40:01Bon après-midi
40:02sur RTL.
40:03Elle est à moi la lune
40:05RTL, votre radio.
40:08Mais une mer,
40:09on n'en a qu'une.
40:13Jusqu'à 14h,
40:15les auditeurs ont la parole.
40:17Amandine Bégaud
40:17sur RTL.
40:18Je m'appelle Harley
40:20et j'ai un prénom affreux.
40:22Je ne me supporte plus
40:23et je n'ai jamais témoigné.
40:25Moi, c'est Marlon
40:26et j'ai un prénom
40:26qui est quand même
40:27plutôt rare.
40:27Et ce qui est compliqué,
40:28en fait,
40:28c'est de l'orthographier
40:29parce que même
40:30quand je l'épelle,
40:31j'ai toujours des fautes
40:32où les gens m'appellent
40:33Marion ou autre.
40:34Je m'appelle Rama Marie,
40:37R-A-H-M-A,
40:39près d'union Marie,
40:41parce que mon père
40:42était d'origine algérienne
40:45et en arabe,
40:46Rama veut dire sainte
40:47et ma mère est d'origine espagnole
40:49et donc Marie.
40:50Donc, je m'appelle Sainte-Marie,
40:52j'ai passé ma vie
40:53à expliquer ce que je vais nous expliquer.
40:55Donc, j'en suis fière,
40:56je ne veux pas le changer.
40:58Je comprends les gens
40:59qui changent leur prénom.
41:00Et voilà,
41:01on parle des prénoms.
41:03Est-ce que vous avez
41:03un prénom un peu désuet,
41:05difficile à porter
41:06ou encore original ?
41:09J'attends vos témoignages.
41:10Dites-nous si c'est compliqué
41:11ou pas de vivre avec.
41:13Vous nous appelez au 3210
41:15et on va commencer
41:16avec vous, Josette.
41:17Bonjour.
41:18Bonjour, Amandine.
41:20Vous nous appelez d'où, Josette ?
41:21De Caen, à côté de Caen.
41:23Je peux me permettre
41:23de vous demander votre âge
41:24parce qu'il y a aussi
41:25une histoire de génération ?
41:27Oui, 37 ans.
41:2837 ans.
41:29Et alors, vous l'aimez
41:30votre prénom ou pas ?
41:31Ah non, pas du tout.
41:32Non, non.
41:33C'est vrai que des Josettes
41:34de 37 ans,
41:35ce n'est pas du tout
41:36pour me moquer
41:37mais je ne pense pas
41:37qu'il y en ait beaucoup.
41:39On est deux dans le Calvados.
41:40Deux ?
41:40Parce qu'il y a une homonyme,
41:42elle a le même nom que moi
41:43et en fait,
41:43au niveau des magasins,
41:44au niveau de la fidélité
41:47et des trucs comme ça,
41:48je suis obligée
41:48de préciser mon nom de jeune fille
41:49parce que sinon,
41:51on peut confondre les deux
41:52et elle,
41:53elle est née en 1940.
41:54Oui, oui, oui.
41:55C'est ça en fait.
41:56C'est comme ce matin,
41:59une époque où effectivement,
42:00il y en avait des dizaines
42:01de milliers par an
42:02qui naissaient
42:03et puis aujourd'hui,
42:03c'est devenu un prénom désuet.
42:06Est-ce que vous savez
42:06pourquoi vous appelez Josette ?
42:08Oui, parce que ma mère
42:09en fait, a fait la fusion
42:10du prénom,
42:11du début du prénom
42:11de mon grand-père
42:12à la fin du prénom
42:13de ma grand-mère.
42:13D'accord, donc il s'appelait ?
42:15Mes parrains et ma reine.
42:17Joseph,
42:18mon grand-père Joseph
42:18et ma grand-mère Odette.
42:20Ah oui, d'où ?
42:21Oui, oui, oui.
42:21Ah bah oui.
42:22Vous n'avez pu vous appeler
42:23Joséphine, quoi.
42:24Oui, mais non,
42:25malheureusement, non.
42:27Et du coup,
42:28vous vous faites appeler autrement ?
42:31Jo.
42:31Ouais, c'est Jo.
42:32Quand on me demande mon prénom,
42:33c'est Jo, J-O-E.
42:35Et vous avez pensé
42:36à aller jusqu'à changer
42:37de prénom ou pas ?
42:38Oui, alors à l'époque,
42:39c'était payant.
42:40Apparemment, maintenant,
42:40c'est gratuit.
42:41Mais bon, maintenant,
42:42voilà, je me suis fait une raison.
42:44Puis de toute façon,
42:44c'est Jo.
42:45Les gens m'appellent Jo, donc...
42:46Et à l'école,
42:47vous en avez souffert ?
42:48Oui, en primaire et au collège,
42:51oui, bah,
42:51chaussettes qui puent.
42:53Chaussettes qui puent ?
42:54Ah oui, oui, oui.
42:55Oui, oui.
42:56On a une, Julie Pastier,
42:57que je...
42:58Vous la suitez carrément.
43:00Ah bah, elle, oui, oui,
43:01mais elle m'a pourri,
43:02mon enfance.
43:04Ah bon ?
43:04Oui, oui.
43:05Et malheureusement,
43:05je l'ai retrouvée dans ma classe
43:06au lycée.
43:07Quand j'ai vu la liste...
43:08Mais qu'est-ce qu'elle vous faisait,
43:09Josette ?
43:10Ah bah, tiens,
43:11aujourd'hui,
43:12j'y avais mes chaussettes.
43:13Enfin, que des trucs comme ça, quoi.
43:14Donc, ouais, non.
43:15Mais on ne se rend pas compte,
43:16mais à quel point ça marque,
43:17quand même.
43:18Oui, oui, oui.
43:20C'est des histoires d'enfants
43:22et des chamailleries,
43:23mais les enfants peuvent être
43:24très violents,
43:27même dans les mots,
43:28et blessés,
43:29blessés, c'est fou.
43:30Bon, je vais vous appeler Joe,
43:31d'accord ?
43:31Merci.
43:32Vous préférez rester avec nous.
43:34On va accueillir...
43:36Qui est-ce qu'on va accueillir ?
43:37Allez, Rachel, bonjour.
43:40Bonjour, Amandine.
43:41Alors, vous vous appelez Rachel
43:42et vous êtes un homme.
43:43Tout à fait.
43:44Il y en a d'autres, comme ça ?
43:46Moi, j'en connais un ou deux, oui,
43:50mais après, j'ai fait quelques recherches
43:51de mon année,
43:53donc de 1973,
43:54on n'est que cinq en France.
43:58Il y en a 300, visiblement,
44:00aujourd'hui en France,
44:01en tout,
44:01toute année confondue.
44:03Oui, c'est rare.
44:03Moi, je ne savais pas
44:04que c'était un prénom mixte.
44:07Je l'apprends pas tous les jours,
44:10mais presque à d'autres personnes.
44:13Et vous en avez souffert,
44:14vous, de votre prénom ?
44:15Non, ça m'a plus souvent
44:17amusé qu'autre chose.
44:20Et puis, c'est encore le cas aujourd'hui,
44:21quand il y a une livraison de colis
44:23ou n'importe quoi.
44:26Pour une signature,
44:27on me dit,
44:27j'ai un colis pour votre femme.
44:29Je dis non, c'est pour moi.
44:31Vous en jouez, du coup ?
44:32Voilà, c'est souvent comme ça.
44:35Bon, et vous savez pourquoi
44:36vos parents vous ont appelé comme ça ?
44:38Pas du tout,
44:39à part le fait que je pense
44:41que ma maman aimait bien ce prénom.
44:43Donc, ça doit être
44:44une simple raison.
44:47Écoutez, restez avec nous.
44:48On va continuer à échanger
44:49autour de ces prénoms.
44:50Alors, soit un peu désuées,
44:51soit originaux,
44:52mais pas forcément faciles à porter.
44:55Bonjour, Claudine.
44:56Bonjour.
44:57Alors, vous, vous avez quel âge ?
44:5939.
44:59Ah, vous êtes toute jeune.
45:01Et alors, Claudine,
45:03vous aimez ce prénom ou pas ?
45:04Oui, moi, j'aime bien.
45:06C'est le prénom de mes dernières grand-mères,
45:08donc je le vis plutôt bien.
45:10Et parfois, on vous dit
45:13que c'est un peu désuée ?
45:15Non, après,
45:17ça reste assez rare quand même.
45:19On n'est pas,
45:20surtout de ma catégorie d'âge,
45:22on n'est pas très nombreuses,
45:24je pense.
45:25Mais moi, j'appelais surtout
45:26pour faire un petit clin d'œil
45:27à mon mari
45:28qui doit nous écouter
45:29depuis son travail
45:30et qui, lui,
45:31s'appelle Jean-Robert,
45:32mais qui le vit assez mal.
45:34Oui, on est d'accord.
45:35Jean-Robert, c'est...
45:36Oui, je comprends.
45:37C'est un peu lourd à porter.
45:38Du coup, c'est appelé JR
45:40parce que...
45:41À JR, c'est plus...
45:42Oui, c'est mieux.
45:44En tout cas,
45:45c'est moins lourd, oui.
45:47Et vous, son prénom,
45:48ça ne vous a jamais gêné ?
45:49Non, non, non.
45:52Pourquoi il s'appelle Jean-Robert ?
45:54Alors, je crois que son grand-père
45:56s'appelait Robert
45:57et du coup,
45:58ses parents cherchaient un dérivé,
46:00un prénom composé
46:01reprenant ce prénom-là.
46:03D'ailleurs, à ce sujet,
46:04mon beau-père s'appelle Bernard,
46:05donc c'était la thématique du jour.
46:07On est au top.
46:10Bon, et à l'applaudir,
46:11j'ai cherché.
46:13Donc, c'est un prénom
46:14qui a beaucoup été donné
46:15dans les années 50.
46:16Au plus haut, en 1949,
46:18avec 6460 naissances
46:20et en 2020,
46:21on est au plus bas
46:22avec seulement 3 naissances.
46:24Mais c'est vrai
46:24que les prénoms anciens
46:25reviennent
46:26assez régulièrement.
46:29Nous, nos enfants,
46:30on a des prénoms
46:31qui ne sont pas récents.
46:32Notre aîné s'appelle Martin.
46:33Classique.
46:34Oui, et nos deux petits derniers
46:36qui ont tout juste 5 mois,
46:37ils s'appellent
46:38Célestine et Augustin.
46:39C'est très mignon.
46:40Donc, c'est pas très
46:42moderne non plus.
46:43Non, mais c'est des prénoms
46:44qui sont pour le coup
46:45pas mal donnés
46:46et qui reviennent beaucoup,
46:47Célestine et Augustin.
46:48Oui.
46:49Alors moi, Célestine,
46:49c'était ma grand-mère,
46:50donc c'est sentimental
46:51et puis parce qu'on l'aimait bien.
46:53Mais voilà.
46:56On apprécie les prénoms.
46:58Autre témoignage.
46:59Merci Claudine.
47:00Celui de Prudentio.
47:02Bonjour.
47:03Oui, bonjour Amandine.
47:05Vous nous appelez d'où ?
47:07Du Luberon,
47:09dans un village
47:09qui s'appelle Gargasse.
47:11Bon.
47:12Vous avez souffert
47:13de votre prénom.
47:14D'abord, ça vient d'où,
47:14Prudentio ?
47:16Alors, ça vient du prénom
47:17de mon grand-père.
47:18Oui.
47:18Et donc, à l'époque,
47:20les familles espagnoles
47:22donnaient le prénom
47:23de leur grand-père
47:24aux nouveaux venus.
47:27Voilà.
47:28Alors, moi,
47:29j'ai souffert de ce prénom
47:30en étant adolescent
47:32puisque la première fille
47:34que j'ai embrassée,
47:35on ne se connaissait pas
47:37et donc, au moment
47:37où on s'est donné nos prénoms,
47:41elle m'a regardé
47:41quand j'ai donné mon prénom
47:43avec une grimace
47:45en me demandant
47:46quelle était mon origine.
47:47Donc là, ça m'a gêné,
47:50ça m'a même traumatisé.
47:51J'en ai parlé à mes copains
47:52qui m'ont dit
47:52« Te caisses pas la tête,
47:54on va t'appeler Michel. »
47:56Ah oui !
47:57Et c'est resté, donc,
47:59bon, par rapport
48:00à mes activités professionnelles
48:02puisque je fais
48:03du commerce international
48:04et donc, je représentais
48:06la France à l'étranger
48:07et par conséquent,
48:09il était mieux venu
48:12de s'appeler Michel
48:14que Prudentio
48:15parce que je ne voulais pas
48:16rentrer dans un débat
48:17d'où ça vient, etc.
48:19Oui, peut-être qu'il y a
48:20l'origine, etc.
48:20Mais alors, aujourd'hui,
48:21on vous appelle comment ?
48:22Enfin, vos amis,
48:23parce qu'aujourd'hui,
48:23vous avez 68 ans, c'est ça ?
48:25Oui.
48:25Vos amis vous appellent comment ?
48:28Michel ou Prudentio ?
48:29Tous mes amis savent
48:31que je m'appelle Prudentio
48:32et ils m'appellent tous Michel.
48:35C'est dommage parce que...
48:36Ben oui, c'est dommage.
48:37J'ai beaucoup de respect
48:38pour les Michel,
48:39mais c'est beaucoup plus ringard
48:40que Prudentio.
48:41Ben attendez, pardon,
48:43Prudentio, vous l'avez choisi,
48:44Michel, quand même.
48:45Certes, avec vos copains,
48:46mais quand même...
48:47Oui, c'est plutôt mes copains
48:48qui l'ont choisi pour moi.
48:50Bon, parce que c'était
48:50un prénom courant à l'époque
48:52et bon, ça me donnait
48:54un droit de passage de partout.
48:57Mais bon, Prudentio,
48:59aujourd'hui, j'en fais un sketch
49:01et prochainement,
49:04donc, j'espère monter
49:05sur les planches
49:05pour exprimer
49:07tout cet humour
49:10autour de ce prénom
49:11parce que c'est pas facile
49:13de porter un prénom
49:13qui met en garde déjà
49:15rien que par la prudence.
49:19Alors, je lisais
49:20que ça voulait dire
49:21Petit Caillou.
49:22J'ai tapé juste sur Internet.
49:25Non, en fait, c'est...
49:27D'origine grecque, moi je lis,
49:30dérivé de Petros
49:32qui signifie Petit Caillou.
49:35Alors, si vous le dites,
49:35c'est que ça doit être vrai.
49:36Mais attendez, non, non,
49:37j'ai d'autres sources.
49:38C'est un site où je le vois,
49:40mais bon, ça mérite
49:43une petite enquête.
49:44La première fois
49:45que ce prénom a été porté,
49:46il a été porté, je crois,
49:48au 15e siècle,
49:50au 16e siècle
49:51par un poète espagnol.
49:54D'accord.
49:55Voilà.
49:55Bon, écoutez, merci beaucoup,
49:57en tout cas.
49:58Donc, moi, je vous appelle Prudentio
49:59puisque vous trouvez
50:00que Michel sert un gars.
50:03Mais, non, mais c'est sympa
50:05de vous entendre chacun
50:06les uns et les autres
50:06parce qu'en plus,
50:07on voit qu'aux différentes périodes
50:08de la vie,
50:09on peut changer d'avis aussi
50:10sur son prénom.
50:12Bonjour, Cyriac.
50:13Bonjour.
50:14Alors, vous nous appelez d'où, vous ?
50:15De Quimper, en Bretagne, du coup.
50:17Bon, Cyriac.
50:19Vous l'aimez, ce prénom ?
50:20Alors, aujourd'hui,
50:21je l'aime énormément.
50:22Oui.
50:23Dans ma jeunesse,
50:23c'était plus compliqué.
50:25Pourquoi ?
50:25On se moquait de vous ?
50:26Ben oui, vous savez
50:27comment sont les jeunes,
50:28mais il y a une petite différence.
50:29dès qu'on se démarque un peu,
50:30ben, voilà,
50:31ça chahute gentiment
50:33à un certain âge
50:34et puis un peu plus méchamment
50:34plus tard.
50:35Donc, au départ,
50:35ça a été compliqué, effectivement.
50:37Il y a moins de 2000 personnes
50:38en France
50:39qui portent ce prénom.
50:40Oui.
50:401968.
50:42Tout à fait.
50:43Et vous savez pourquoi
50:43vos parents vous ont appelé
50:44comme ça ?
50:45Alors, oui.
50:46En fait, c'est parce que
50:47j'ai deux cousins
50:48qui ont été appelés Cyril
50:49qui sont nés très proches de moi
50:50et c'est le prénom
50:51que mon père voulait me donner.
50:52Du coup, Cyriac est un dérivé de Cyril.
50:55C'est un dérivé grec.
50:56Ça vient de la même racine.
50:58Et du coup, voilà,
50:58il m'a appelé comme ça.
51:00Il a eu du mal
51:00à l'enregistrer à l'époque
51:01parce que c'est pas comme aujourd'hui.
51:03C'était pas aussi simple
51:03de sortir des sentiers battus.
51:06Oui, et puis même à écrire
51:07quand on est petit,
51:08le Y,
51:09pas facile.
51:11Marlon est aussi avec nous.
51:12Bonjour.
51:13Bonjour Amandine,
51:14bonjour à tous.
51:15Alors vous,
51:15vous détestez votre prénom ?
51:17Marlon Brando, pourtant.
51:19Bah voilà, déjà ça,
51:20je me suis pas appelé comme ça
51:22pendant quand j'étais petit.
51:23Pardon.
51:24Tant qu'on prend,
51:25ça venait.
51:26Non, mais c'est pas grave.
51:27Mais bon,
51:29c'est ça en fait.
51:30Comme un peu comme Cyriac,
51:31en fait,
51:31c'était comment l'écrire
51:33et même quand je l'ai pélé,
51:34en fait,
51:35c'était n'importe quand,
51:36on rajoutait tout le temps à eux
51:37ou quoi.
51:38Ou les profs
51:38qui appelaient Marion
51:40parce qu'ils pensaient
51:40que c'était
51:41l'encre
51:42qui avait coulé.
51:43Oui,
51:43une faute de frappe.
51:46Et aujourd'hui encore,
51:47vous détestez votre prénom ?
51:49Bah,
51:49j'étais avec,
51:51donc je déteste moins qu'avant,
51:53mais j'aime toujours pas
51:54mon prénom.
51:56Bon,
51:57et dernier témoignage,
51:59c'est celui de Swazik.
52:00Bonjour.
52:01Oui,
52:01bonjour.
52:03Alors vous,
52:03vous l'aimez votre prénom ou pas ?
52:05Ah oui,
52:05moi j'aime mon prénom.
52:06Il a une connotation bretonne
52:07et ça me va bien
52:09et j'habite en Bretagne
52:10donc c'est parfait.
52:11Bon,
52:12et vos parents,
52:13vous l'ont donné
52:13pour une raison particulière ?
52:15Alors oui,
52:15oui,
52:16parce qu'en fait,
52:16Swazik en breton,
52:17ça veut dire petite Françoise
52:18et mon parrain s'appelle François.
52:20Donc voilà,
52:20c'était une raison familiale
52:22au départ.
52:23D'accord,
52:23et alors vous disiez
52:24que votre nom de famille
52:25c'est Bernard,
52:25c'est ça ?
52:26Mon nom de famille,
52:27c'est Bernard.
52:27C'était la petite blague
52:29de ce matin
52:30et c'est beaucoup plus facile
52:32à appeler ce prénom-là
52:33parce que ce nom de famille-là,
52:36il faut que j'appelle mon prénom.
52:38Oui,
52:38alors heureusement
52:38que vous avez un nom simple.
52:40Voilà,
52:41Bernard,
52:41j'ai plus qu'à le dire,
52:42c'est comme le prénom.
52:43Bon,
52:43écoutez,
52:44merci beaucoup,
52:46merci à tous.
Commentaires

Recommandations