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  • il y a 9 minutes
Rachida Dati n'a pas ménagé ses coups sur RTL contre son rival candidat socialiste à la Mairie de Paris, l'accusant de proximité avec le groupuscule La jeune garde, pointant ses responsabilités dans le scandale des animateurs du périscolaire parisien. Emmanuel Grégoire lui répond dans RTL Soir.
Regardez L'invité d'Anne-Sophie Lapix du 18 février 2026.

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Transcription
00:00TEL Soir, avec Anne-Sophie Lapix.
00:03Bonsoir Emmanuel Grégoire.
00:04Bonsoir.
00:05Vous êtes député de Paris et candidat à la mairie de Paris.
00:08La campagne des municipales est percutée par un drame.
00:11La mort de Quentin Duranque, militant nationaliste,
00:14le week-end dernier a pris un lynchage dans les rues de Lyon.
00:17Onze personnes ont été placées en garde à vue.
00:19Plusieurs militants de la Jeune Garde, le groupuscule Antifa d'Issou,
00:23font partie des interpellés.
00:24Que dire de la Jeune Garde ?
00:26Ce n'est pas surprenant, c'est un mouvement violent
00:28dont on sait depuis toujours qu'il entraîne ses militants à se battre ?
00:32D'abord, moi, la Jeune Garde, ce n'est pas un mouvement que je connaissais
00:34avant que le sujet émerge il y a une année.
00:38J'ignorais l'existence de ce groupe politique.
00:40C'est-à-dire que le public a été dissous, c'est ça que vous voulez dire ?
00:41Exactement.
00:42J'ignorais l'existence de ce groupe politique
00:43dont je comprends qu'il a été créé assez récemment,
00:46puisqu'il date, si j'ai bien compris, de 2018.
00:49Donc, d'abord, rien, rien, rien ne peut justifier la violence,
00:54le caractère extrêmement choquant des images
00:56qui ont été portées à notre connaissance.
00:58Moi, je suis de ceux qui restent prudents
01:00et qui laissent les procureurs s'exprimer sur les affaires judiciaires,
01:03mais il est certain que ceux qui seront mis en cause,
01:07eh bien, ils devront être poursuivis
01:09et évidemment condamnés à la hauteur de la gravité de leur acte.
01:13Et rien ne peut justifier ça.
01:15Et peut-être, c'est vrai qu'il y a un climat
01:17de tension, de violence dans la politique
01:20qui, commençant par les mots,
01:22finit par se traduire dans les actes,
01:24c'est-à-dire dans la confrontation sur le terrain.
01:26Parlons de Jean-Luc Mélenchon dans ce cas-là,
01:28puisqu'il n'a cessé de soutenir la jeune garde.
01:30Est-ce que ça lui confère une responsabilité morale
01:33dans le drame qui est survenu ce week-end ?
01:34Écoutez, il faudra voir, mais à l'évidence,
01:37à l'évidence, la violence des mots...
01:40Encore une fois, je reste prudent.
01:42Il y a beaucoup de gens qui commentent les affaires.
01:43Laissons les procureurs faire les déclarations.
01:46Il se trouve que pour l'instant, il y a des gardes à vue.
01:47Et vraiment, j'invite à la prudence.
01:49Ça évite les jugements à l'emporte-pièce.
01:51Si la jeune garde était évidemment mise en cause.
01:55Ce qui semble être le cas au regard des fuites sur l'instruction.
02:00Évidemment que c'est une proximité avec la France insoumise,
02:03mais plus personnellement avec Jean-Luc Mélenchon,
02:05qui pose question.
02:07C'est-à-dire que la violence verbale,
02:09la confrontation verbale,
02:11peut se traduire malheureusement parfois
02:13par des confrontations qui finissent en drame.
02:15Et donc oui, il y a une responsabilité.
02:17C'est une responsabilité d'abord collective de la classe politique
02:20qui doit apprendre à apaiser.
02:21Mais je retrouve beaucoup de cette violence dans l'extrême droite.
02:24Je la retrouve aussi chez mon adversaire Rachida Dati.
02:27Ça commence sérieusement à m'agacer.
02:29Il faut que chacun soit responsable
02:31et que tous les actes ont des conséquences.
02:33Mais vous comprenez par exemple
02:35que la porte-parole du gouvernement
02:36demande que Raphaël Arnaud,
02:38le député LFI qui a créé la jeune garde
02:39et dont deux assistants parlementaires sont mis en cause,
02:43soit exclu de LFI ou démission.
02:45D'abord, c'est à LFI d'en décider, pas à moi.
02:48Ils ne me demanderont pas mon avis, à l'évidence.
02:50Vous pouvez donner quand même.
02:51En tout cas, il est certain que quand on est parlementaire député
02:54et qu'on a deux assistants parlementaires
02:56qui peuvent être mis en cause dans un cadre d'une telle gravité,
02:58ça appelle évidemment des conséquences.
03:00Et les conséquences, il en tirera compte personnellement.
03:04Mais à l'évidence,
03:06s'il était monde de notre groupe,
03:07nous en demanderions l'exclusion, c'est sûr.
03:09Alors, ce groupe, plus que la jeune garde,
03:11votre concurrente, donc Rachida Dati,
03:12qui vous venez de la citer, vous accuse, vous et toute la gauche,
03:16d'être liée à lui.
03:18On l'écoute ce matin sur RTL au micro d'Olivier Bois.
03:21Toute la gauche est concernée.
03:22Le nouveau Front populaire, je vous invite à regarder
03:24quels étaient leurs soutiens.
03:26Ils ont tous été élus avec le soutien de la jeune garde.
03:29C'est sur leurs affiches et sur leur site.
03:32Est-ce qu'ils ont dénoncé, justement,
03:33l'implication de la jeune garde ?
03:35Ils ne la dénoncent pas parce qu'elle leur sert
03:37à rester et sauver leur siège ou leur mandat.
03:40C'est inacceptable.
03:41Alors, de fait, j'ai regardé les affiches,
03:43effectivement, de la campagne du nouveau Front populaire.
03:46Donc, les affiches du camp que vous représentiez,
03:49également, aux élections, il y a un an et demi.
03:52Vous, effectivement, il y a marqué soutien de la jeune garde.
03:55Pas moi, non.
03:56Enfin, non, moi.
03:57Non, du nouveau Front populaire.
03:59Oui, mais il ne faut pas généraliser.
04:00Moi, il n'y avait pas le logo de la LFI sur mon affiche.
04:02Non, pas sur votre affiche.
04:03Non, mais c'est important parce qu'il y en avait beaucoup qui l'avaient.
04:04Moi, je ne l'avais pas.
04:05Moi, je ne l'avais pas.
04:06Mais vous faisiez bien partie du nouveau Front populaire.
04:07Oui, bien sûr.
04:08Mais je n'avais pas le logo de la LFI sur mon affiche.
04:11Mais la jeune garde soutenait le nouveau Front populaire.
04:15Et voilà.
04:16C'est un peu comme ça que vous avez été vu aussi.
04:18Je l'ai appris aujourd'hui.
04:19Et non, ce n'est pas vrai.
04:20Ce n'est pas vrai.
04:21Ce qu'elle raconte est une déformation électorale.
04:23Le poids électoral de la jeune garde, il n'existe pas.
04:26Il n'existe pas.
04:27Ce n'est pas une formation politique, la jeune garde.
04:29C'est un mouvement, comme il y en avait sans doute 80, qui était associé au nouveau Front populaire.
04:33Il n'a pas de poids, mais il était pourtant sur ses affiches.
04:35Non, il n'était pas sur mon affiche.
04:36Sur les affiches du nouveau Front populaire.
04:37Il n'était pas sur mon affiche et dans les groupuscules et dans les formations politiques
04:41qui appartiennent à toutes les galaxies de la vie politique française.
04:45On ne les connaît pas tous.
04:46On ne connaît pas leur identité.
04:48Il faut mesurer la gravité de la confusion du discours de Mme Dati.
04:52Je ne sais pas si elle s'exprime comme candidate ou comme ministre.
04:55J'ai retenu que dans la même interview, elle n'arrivait pas à qualifier Sarah Knafo d'extrême droite.
04:59S'il y a une ambiguïté, c'est la sienne.
05:01Ce n'est pas la mienne.
05:02Moi, je n'ai aucun problème à dénoncer les violences, l'extrémisme, là où ils sont, là où je les
05:07vois
05:08et là où je prends les conséquences, entre guillemets, de ce qu'on observe.
05:12Et ce n'est pas vrai.
05:13Ce n'est pas vrai.
05:14C'est un mensonge.
05:15C'est une falsification.
05:16De faire croire que la jeune garde était un partenaire du NFP identifié par les candidats en question.
05:22Je pense que 99% des candidats du NFP ignoraient totalement ce qu'était la jeune garde.
05:28Et ce n'est pas sérieux de reprendre de la part de Rachida Dati cet argument qui est honnêtement très
05:34fallacieux.
05:35Vous ne le saviez pas.
05:35Elle vous accuse aussi d'être responsable du recrutement des employés du périscolaire
05:42qui sont accusés aujourd'hui de violences, voire de violences sexuelles.
05:46Il y a eu encore une affaire.
05:47Neuf animateurs d'une école maternelle ont été suspendus fin janvier soupçonnés de violences physiques.
05:51Elle vous met en cause.
05:53Et dans un tweet, il y a moins d'une demi-heure, elle écrit
05:57Grégoire, responsable du recrutement de pédocriminels dans le périscolaire.
06:02Qu'avez-vous à répondre à ça ?
06:03Elle fait référence notamment à vos responsabilités d'adjoint, de responsable des ressources humaines.
06:08Pas de responsable, mais d'adjoint en ressources humaines.
06:10Madame Dati, peut-être que dans sa tête, les élus recrutent les agents publics.
06:13Mais en droit, c'est interdit.
06:15Les élus n'ont pas, et c'est bien normal, à se mêler des recrutements dans la fonction publique tout
06:19court de l'État ou territoriale.
06:22Vous avez vous-même reconnu une part de responsabilité.
06:24Non, mais c'est une responsabilité morale quand on est en responsabilité et qu'il se passe des choses dans
06:28nos organisations.
06:29Je ne suis pas du genre à mettre des douanés de responsabilité, y compris de n'avoir empêché cela.
06:35Mais il y a une grave accusation de sa part, qui évidemment fera l'objet d'une plainte en diffamation.
06:40C'est la deuxième en deux jours, ça devient une habitude.
06:42C'est un langage trumpiste.
06:45C'est une déformation de la vérité.
06:47Je ne suis nullement responsable, à titre personnel, des recrutements individuels.
06:51Je m'occupais de l'ensemble des ARH et je l'ai fait pendant deux ans.
06:55Pendant deux ans, entre fin 2014, 2015 et 2016.
06:59Cette équipe municipale que vous représentez, quand même, et à laquelle vous aspirez à succéder,
07:05c'est quand même elle qui a la responsabilité du fiasco global du recrutement du périscolaire.
07:10D'abord, ce n'est pas un fiasco...
07:13Je me suis exprimé là-dessus, sur la gravité, sur la reconnaissance des dysfonctionnements.
07:17Et ce n'est pas un fiasco qui est spécifique à Paris.
07:20Encore une fois, je le rappelle, il est valable dans beaucoup d'autres villes.
07:24Il est valable dans le secteur public, dans le secteur privé.
07:26Et Mme Dati a en plus l'outrecuidance de nous en faire l'accusation.
07:30Alors qu'elle est maire d'arrondissement.
07:31Et que les maires d'arrondissement sont responsables du pilotage du périscolaire dans leurs arrondissements.
07:36Mais elle dit le contraire.
07:37Parce qu'elle dit un mensonge.
07:40Elle dit un mensonge.
07:41D'ailleurs, vos confrères de plusieurs journaux ont sorti l'information,
07:45selon laquelle elle-même est empêtrée dans une affaire extrêmement grave
07:49d'une école de son arrondissement,
07:50dont je ne citerai pas par respect des parents et des familles concernées,
07:55qu'il montre que le reproche qui peut être fait,
07:57il peut l'être fait à tout le monde, sans doute, d'avoir manqué de vigilance.
08:00Et c'est à ce titre que j'ai reconnu ma responsabilité.
08:03Parce que moi, je ne m'en des douanes pas.
08:04Et que j'ai pris des engagements précis pour y remédier de façon efficace.
08:08Des aides violentes, cette campagne municipale.
08:10Elle l'est déjà, elle l'est à l'image de la vie politique.
08:13Et malheureusement, c'est aussi l'illustration de la très grande conflictualité qu'il y a.
08:19Moi, je souhaite avoir un débat respectueux, centré sur nos propositions.
08:22Le logement, le pouvoir d'achat, la santé.
08:25C'est une bataille de projets, du conservatisme contre le progrès social.
08:29Et j'entends défendre notre projet et pas surréagir aux provocations de la ministre.
08:34Merci beaucoup Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie sans LFI à la mairie de Paris.
08:38Merci à vous.
08:39Dans un instant, on retrouve Florian Gazan et son info qu'on a failli manquer.
08:42Et bien, c'est qu'il y a un peu de triche au JO.
08:44Et puis, la tentation du soir, c'est la belle histoire de deux petits Frenchies
08:47devenus grands agents de basketteurs aux Etats-Unis.
08:49Un conte de fées porté à l'écran par Jean-Pascal Zaddy et Raphaël Kenard,
08:53qui ne se quitte plus.
08:54A tout de suite.
08:55Anne-Sophie Lapix
08:57RTL Soir
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