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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:01Bonsoir, 19h, face à l'info et on commence avec l'OJT de Michael Dorian.
00:00:06Bonsoir Michael pour les infos.
00:00:08Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:00:09L'enquête sur la mort de Quentin se poursuit.
00:00:12Quatre personnes ont été interpellées.
00:00:14Cinq hommes et une femme avaient été un peu plutôt identifiés
00:00:17selon les informations de notre service Polyjustice à CNews.
00:00:21Les six personnes sont toutes connues pour être membres de la Jeune Garde.
00:00:24Le mouvement d'ultra-gauche du député insoumis Raphaël Arnaud
00:00:27pour Gérald Darmanin.
00:00:28La Jeune Garde tue et la France Insoumise devrait le condamner.
00:00:31Déclaration du Garde des Sceaux cet après-midi lors des questions au gouvernement.
00:00:36Un enfant de 8 ans a été tué à Nîmes, percuté par une voiture.
00:00:39Les faits se sont déroulés ce matin au niveau d'un arrêt de tramway
00:00:42dans le quartier de Pisevin.
00:00:45L'enfant a été fauché alors qu'il traversait la chaussée pour se rendre à l'école.
00:00:49Le véhicule a immédiatement pris la fuite mais le conducteur présumé,
00:00:52âgé de 17 ans, a ensuite été interpellé ainsi que cinq autres personnes.
00:00:56La voiture, quant à elle, est un véhicule de location.
00:01:00Et puis pour l'ayatollah Khamenei, Donald Trump ne réussira pas à détruire la République islamique d'Iran.
00:01:06Le guide suprême iranien a également menacé les Etats-Unis
00:01:09en indiquant que le porte-à-view américain déployé dans le Golfe pouvait être coulé.
00:01:14De leur côté, les gardiens de la révolution mènent depuis lundi des manœuvres militaires
00:01:18dans le détroit d'Ormouz. Point de passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole.
00:01:24Merci beaucoup mon cher Mickaël. Rendez-vous à 20h pour le prochain JT.
00:01:29Au sommaire ce soir, bien sûr, nous parlerons principalement de l'affaire Quentin.
00:01:34Ce soir, notre invité est une victime comme tant d'autres, une victime de l'ultra-gauche,
00:01:38victime des Antifa.
00:01:39Édouard Bina, directeur de la cocarde étudiante, a été pendant 5 ans poursuivi, menacé, agressé à Sciences Po Lyon.
00:01:46Il nous racontera son quotidien et pourquoi ces alertes, ces cris n'ont jamais été entendus et n'ont pas
00:01:52abouti.
00:01:53Édouard Bina est l'invité de Face à l'Info ce soir.
00:01:56Les Antifa se présentent comme ennemis du système, mais justement, pourquoi bénéficient-ils d'une telle tolérance du système ?
00:02:04À Lyon, la jeune garde collaborait avec la mairie écologiste
00:02:07contre ce qu'ils désignent être l'extrême droite.
00:02:10Violence revendiquée, impunité supposée, soutien politique assumé.
00:02:15Et s'ils étaient la milice officieuse d'un régime qui veut neutraliser ses opposants,
00:02:20les Antifa sont-ils vraiment les ennemis du système ?
00:02:23Ou ne sont-ils pas sa milice sombra armée ?
00:02:26L'édito de Mathieu Bocoté.
00:02:28En quoi la mort de Quentin est-elle le symptôme d'une violence politique installée ?
00:02:34Derrière la jeune garde gravite une nébuleuse d'ultra-gauche, régulièrement signalée pour agression et action coup de poing.
00:02:41Une violence qui, pour ces datateurs, ne serait plus un dérapage mais une stratégie.
00:02:46Derrière le cas de la jeune garde, quels sont ces autres groupuscules Antifa, violents,
00:02:52et dont on devrait se méfier ?
00:02:54L'édito d'Éric Tegner.
00:02:57Deux minutes de silence, deux réactions, deux France.
00:03:00Après Naël, le pays s'était embrasé.
00:03:02Souvenez-vous, après Quentin, lâché pour ses idées, la France prie et se tait.
00:03:08Entre colère révolutionnaire et dignité chrétienne, qui construit, qui détruit ?
00:03:13Que révèle vraiment cette fracture française qui détermine ces deux Frances ?
00:03:17L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:03:20Le texte contesté sur la fête vie revient à l'Assemblée nationale.
00:03:23Malgré l'opposition d'une partie du corps médical, malgré l'absence de consensus,
00:03:28la France s'arrête, mais pas ici.
00:03:30Le texte a été durci.
00:03:32Beaucoup dénoncent, entre autres, le risque de pression sur les plus vulnérables.
00:03:36Derrière le mot choix, certains en redoutent une rupture majeure dans notre conception du soin
00:03:41et de la dignité, fin de vie, liberté au bascule éthique, le décryptage de Charlotte Dornelas.
00:03:47Et puis Anne-Claire Le Gendre, diplomate, proche conseillère d'Emmanuel Macron,
00:03:51succède à Jacques Lang, à l'Institut du Monde Arabe.
00:03:54Restaurant impayé, costume offert, luxe permanent, Jacques Lang.
00:03:58L'affaire Jacques Lang dépasse le cas personnel.
00:04:01Elle révèle une caste arrivée au pouvoir dans les années 80,
00:04:05parlant d'égalité, mais vivant en prince.
00:04:08Une noblesse d'État, persuadée que privilèges et splendeurs lui sont dus
00:04:13pendant que les citoyens règlent l'addition.
00:04:16L'édito coup de poing de Mathieu Bocoté en fin d'émission.
00:04:19Une heure avec nos mousquetaires pour tout ce diable et sans tabou.
00:04:22Et c'est parti.
00:04:36On a beaucoup d'informations à vous donner sur le déroulement de l'affaire Cantam.
00:04:41D'abord, on va s'arrêter sur le texte sur la fin de vie.
00:04:46Avec vous, Charlotte Dornelas, le texte est arrivé hier soir à l'Assemblée nationale.
00:04:51Le texte a été durci.
00:04:53À quoi ressemble le texte de ce soir ?
00:04:56D'abord, il faut affirmer une chose, constater une chose plus exactement.
00:05:01C'est que le consensus dont on nous a beaucoup parlé sur l'aide à mourir,
00:05:05notamment Emmanuel Macron lui-même, ne s'est vérifié ni à l'Assemblée.
00:05:09Souvenez-vous, le texte avait été voté d'une majorité qui n'était pas du tout écrasante.
00:05:13Un vrai consensus, c'est par exemple le texte sur les soins palliatifs
00:05:16où 100% des députés avaient voté pour.
00:05:18Ce n'est pas du tout le cas du texte sur la fin de vie,
00:05:20ni au Sénat qui, par l'addition de désaccords, certes différents,
00:05:24mais de désaccords sur le texte, a rejeté le texte.
00:05:27C'est bien que le consensus n'existe pas.
00:05:29Ni même dans la population,
00:05:31puisque la Fondapol a fait une étude très intéressante
00:05:33dans le détail de l'opinion publique,
00:05:36qui montre une grande fluctuation de cette opinion
00:05:39selon les questions qui sont posées.
00:05:40Le vrai consensus qui existe dans le pays,
00:05:42c'est sur l'accès aux soins,
00:05:43aux soins palliatifs en particulier,
00:05:45mais pas sur la fin de vie.
00:05:47Et le texte revient donc avec une opposition
00:05:50qui s'est exprimée dans les différentes chambres,
00:05:52dans la population, dans ce qu'on appelle la société civile,
00:05:55mais également une opposition qui a été largement médicale,
00:05:58notamment dans la population médicale
00:06:01qui travaille directement en fin de vie et en soins palliatifs.
00:06:06Or, cette opposition, il faut s'attarder sur ses arguments,
00:06:09parce qu'ils sont évidemment intéressants
00:06:11et nous concernent tous.
00:06:12Soit pour y répondre, soit pour exprimer,
00:06:14soit pour argumenter contre ces objections,
00:06:18mais en tout cas les étudier.
00:06:20Elle s'attarde, l'opposition, d'abord sur des questions de principe
00:06:23et ensuite sur le texte lui-même
00:06:25tel qu'il est présenté aujourd'hui à l'Assemblée.
00:06:28D'abord, les questions de principe,
00:06:29il y a trois grandes objections qui se détachent.
00:06:32Un, si l'État peut désormais administrer la mort
00:06:35selon certaines conditions
00:06:36et en vertu d'une volonté individuelle,
00:06:39qu'est-ce qui assure la solidité de critères stricts ?
00:06:42Qui peut décider que telle situation est insupportable
00:06:45et que telle autre ne l'est pas ?
00:06:47Et au nom de quoi ?
00:06:48Évidemment, si c'est la question de la liberté
00:06:51et de l'intimité personnelle,
00:06:53ces critères évolueront
00:06:54et les exceptions se multiplieront.
00:06:57Deuxièmement,
00:06:58est-ce qu'on peut considérer
00:06:59que donner la mort est un soin ?
00:07:01Et c'est l'idée que voudrait imposer le texte
00:07:05en disant qu'il y a une continuité
00:07:06entre les soins palliatifs
00:07:08et l'euthanasie ou le suicidacité
00:07:09qu'on a appelé l'aide à mourir dans ce texte
00:07:11qui serait la continuité du soin qui est donné.
00:07:14Or, donner la mort,
00:07:15je vais reprendre l'expression d'Ouelbeck
00:07:16qui a dit ces derniers jours,
00:07:17pardonnez-moi, mais empoisonner une personne,
00:07:19il n'y a aucun progrès.
00:07:20On sait le faire depuis des siècles et des siècles.
00:07:21Soigner quelqu'un et soulager la douleur,
00:07:23là, il y a un progrès médical évident
00:07:25ces dernières années.
00:07:26Donc, est-ce que désormais,
00:07:27nous allons considérer le fait
00:07:29de donner la mort pour la mort,
00:07:31c'est-à-dire l'intention létale,
00:07:32est un soin ?
00:07:33Évidemment, c'est un fait.
00:07:35Seul l'accès aux soins est unanimement défendu,
00:07:38encouragé et consensuel.
00:07:40Et par ailleurs, la question que,
00:07:42tant que l'accès aux soins n'est pas assuré,
00:07:45et le texte sur les soins palliatifs,
00:07:47vous avez dit le texte sur la fin de vie,
00:07:48c'est durci, c'est vrai,
00:07:49et le texte sur les soins palliatifs en commission,
00:07:51c'est lui affaibli.
00:07:53Dans le même temps.
00:07:54Donc, on se dit,
00:07:55on a clairement un problème d'accès aux soins en France,
00:07:57aux soins palliatifs en particulier,
00:07:59mais aux soins tout courts.
00:08:01Donc, évidemment,
00:08:01la crainte d'une euthanasie proposée
00:08:03comme une alternative à la faiblesse
00:08:05de l'offre de soins et à son coût,
00:08:08grandit aussi dans les objections qui sont posées.
00:08:11Et enfin, la dernière question de principe,
00:08:13comment est-ce qu'on peut assurer
00:08:14le lien de confiance nécessaire
00:08:16entre le médecin et son patient ?
00:08:18Et je pense qu'il ne faut pas sous-estimer cette inquiétude.
00:08:20Elle a été soulevée par beaucoup de médecins.
00:08:22Pourquoi est-ce qu'il ne faut pas sous-estimer cette inquiétude ?
00:08:25Parce que dimanche, le médecin,
00:08:26c'était dans le JDD,
00:08:27le député et médecin Philippe Juvin,
00:08:30qui est très engagé contre ce texte aujourd'hui,
00:08:33rappelait une décision de la Cour constitutionnelle allemande,
00:08:36qui était datée de 2020,
00:08:37dans laquelle la Cour constitutionnelle allemande
00:08:39remarquait que des Hollandais
00:08:42étaient installés en Allemagne
00:08:43pour y être soignés,
00:08:45je cite la décision de la Cour constitutionnelle allemande,
00:08:48afin d'échapper au risque de pression à l'euthanasie
00:08:51qui existait dans leur pays.
00:08:52Donc des personnes qui changent de pays
00:08:54pour aller se faire soigner,
00:08:55pour être sûres de ne pas se faire piquer,
00:08:57en gros, par le médecin.
00:08:59Qui ne voient pas l'ombre de la mort
00:09:00derrière le regard des médecins.
00:09:01Exactement.
00:09:01Incroyable.
00:09:02Et donc, que des médecins s'inquiètent,
00:09:04que les patients s'inquiètent
00:09:05de leur présence dans la chambre
00:09:07en se disant
00:09:07« Mais qu'est-ce qu'il veut exactement pour moi ? »
00:09:09On peut comprendre que c'est une inquiétude légitime,
00:09:12évidemment.
00:09:13Et ces questions, me semble-t-il,
00:09:15mériteraient un débat préalable
00:09:16à la question de la technique
00:09:17et du détail du texte
00:09:19tel qu'il a été abordé en commission
00:09:22ces derniers jours
00:09:22et tel qu'il l'est abordé aujourd'hui à l'Assemblée.
00:09:25Charles-Ordon,
00:09:25et là, vous évoquez par ailleurs
00:09:26l'opposition à ce texte en particulier.
00:09:28Pour quelles raisons ?
00:09:29Voilà.
00:09:30Donc, au-delà de ces questions de principe,
00:09:31il y a le texte tel qu'il est proposé en France.
00:09:33Or, beaucoup regrettent un texte.
00:09:34Et on a vu Jean Léonetti, par exemple,
00:09:37s'insurger contre le texte
00:09:39tel qu'il est aujourd'hui.
00:09:40Philippe Juvin, je le citais,
00:09:41mais beaucoup d'autres avec eux.
00:09:42Il dénonce un texte
00:09:46particulièrement permissif
00:09:47sur le terrain de l'aide à mourir
00:09:49et de l'accès à l'aide à mourir,
00:09:51particulièrement rapide et expéditif
00:09:52dans la procédure elle-même d'aide à mourir,
00:09:55et répressif, à l'inverse,
00:09:57envers ceux qui s'opposeraient
00:09:59au recours à l'euthanasie.
00:10:00Je rentre dans le détail.
00:10:02Pourquoi permissif ?
00:10:03Alors qu'on entend, en effet,
00:10:04notamment de la part des partisans du texte,
00:10:06l'idée qu'il y a des critères
00:10:07extrêmement stricts dans cette loi.
00:10:09Il faut être, dans le texte tel qu'il existe aujourd'hui,
00:10:12atteint d'une affection grave
00:10:13et incurable qui engage le pronostic vital
00:10:16en phase avancée.
00:10:18Il n'y a pas de définition de cette phase avancée.
00:10:21Donc il y a des affections graves et incurables
00:10:24qui engagent le pronostic vital
00:10:26et qui concernent beaucoup de maladies
00:10:28sans qu'il ne soit question de malades
00:10:31en fin de vie.
00:10:32Il y a des maladies qui correspondent
00:10:34à cette description
00:10:35et les patients ont des années de vie devant eux,
00:10:38précisément cette fois-ci en raison des progrès,
00:10:40notamment de la médecine.
00:10:42Ensuite, il est ajouté dans le texte
00:10:44qu'il faut que ce soit une maladie
00:10:46caractérisée par l'entrée
00:10:47dans un processus irréversible.
00:10:49Alors, Philippe Juvin disait
00:10:50que la vie est un processus irréversible.
00:10:52Enfin, ça concerne 100% des personnes
00:10:54dont nous parlons, nous-mêmes,
00:10:56marquées par l'aggravation de l'état de santé
00:10:58qui affecte la qualité de vie.
00:11:00Là, encore une fois,
00:11:00n'importe quelle maladie affecte la qualité de vie.
00:11:03Donc ce ne sont pas des critères stricts,
00:11:04en l'occurrence,
00:11:05qui définissent cet accès à l'aide à mourir.
00:11:08Et par ailleurs, aucun pays n'a pas élargi
00:11:12les critères de départ.
00:11:13Ça n'existe pas qu'un pays mette des critères en place
00:11:16et qu'ils ne s'élargissent pas au fil des années.
00:11:18Et même en France,
00:11:19entre la première lecture à l'Assemblée
00:11:21et le passage en commission la semaine dernière,
00:11:24les critères ont varié.
00:11:25Parce qu'il fallait une association
00:11:27de douleurs physiques et psychiques,
00:11:29désormais la douleur psychologique suffit
00:11:31avec les autres critères que je viens de vous évoquer.
00:11:33Donc ces critères ont déjà évolué
00:11:34entre les deux lectures,
00:11:35avant même que la loi soit votée.
00:11:37Et enfin, on nous parle d'une loi de liberté.
00:11:39Le texte assure en effet qu'il faut,
00:11:41je cite,
00:11:41une volonté libre et éclairée
00:11:44pour choisir l'euthanasie.
00:11:45Quelle est la définition dans le texte de loi lui-même
00:11:47d'une volonté libre et éclairée ?
00:11:49Dès lors que le discernement
00:11:51n'est pas gravement altéré.
00:11:54Question, s'il est un peu altéré,
00:11:56un peu beaucoup altéré,
00:11:57mais pas encore gravement,
00:11:58qui décide que le discernement
00:11:59est gravement altéré ?
00:12:01Encore une fois,
00:12:01un amendement a été déposé
00:12:02pour exclure de l'accès à l'euthanasie
00:12:05les personnes vulnérables,
00:12:06par exemple,
00:12:07qui n'ont pas le droit de signer un chèque
00:12:08parce qu'elles sont sous tutelle
00:12:09ou sous curatelle.
00:12:10Elles ne peuvent pas signer un chèque.
00:12:12Cet amendement a été refusé.
00:12:14Donc quel est exactement
00:12:15l'état de la liberté
00:12:16que nous nous donnons ?
00:12:17Comme si la liberté était toujours
00:12:19une réalité en toutes circonstances,
00:12:20jamais altérée par la solitude,
00:12:22la pauvreté,
00:12:23l'isolement,
00:12:24la pression sociale,
00:12:26financière
00:12:26ou familiale.
00:12:28Ensuite, une procédure,
00:12:29je vous le disais,
00:12:30particulièrement rapide.
00:12:31Certains soulignent
00:12:32le médecin en France
00:12:33aurait jusqu'à 15 jours
00:12:34pour répondre à votre demande
00:12:35et ensuite,
00:12:36une fois que le médecin a répondu,
00:12:37vous, vous avez deux jours
00:12:39avant l'administration du produit.
00:12:41C'est un mois en Belgique,
00:12:4290 jours au Canada,
00:12:4412 semaines en Autriche.
00:12:45C'est un fait.
00:12:47Le texte est particulièrement rapide.
00:12:49Or, tous les professionnels
00:12:50insistent également,
00:12:51le désir de mort,
00:12:52surtout dans ces circonstances,
00:12:54est fluctuant.
00:12:55Donc, aller trop vite,
00:12:56c'est ne pas se donner
00:12:58la possibilité
00:12:59de la véritable liberté.
00:13:01Et enfin,
00:13:01la loi est répressive
00:13:02à l'encontre
00:13:03d'éventuels opposants
00:13:05cette fois-ci.
00:13:05On en avait déjà parlé,
00:13:07un délit d'entrave
00:13:08a été voté
00:13:08qui est puni
00:13:09d'une peine de prison quand même.
00:13:10A l'inverse,
00:13:11la création d'un délit
00:13:12d'incitation à l'euthanasie
00:13:13a été refusé.
00:13:15Il a été refusé,
00:13:16donc il n'y a même pas
00:13:16la compensation.
00:13:17Et pire,
00:13:18l'exemption du délit d'entrave
00:13:20pour la famille,
00:13:21les religieux
00:13:22ou les psys
00:13:23ou les associations
00:13:24de prévention du suicide
00:13:26a été refusée.
00:13:27Donc,
00:13:28elles n'ont pas été sorties
00:13:29de la possibilité
00:13:29d'être poursuivie
00:13:30pour délit d'entrave.
00:13:31C'est un texte
00:13:32factuellement répressif
00:13:33à l'égard de ceux
00:13:34qui voudraient proposer
00:13:35autre chose que l'euthanasie
00:13:36à des gens qui le désirent.
00:13:38Dernière question,
00:13:39Charlotte Dornela.
00:13:40Cette partie répressive
00:13:41de la loi
00:13:42n'est-elle pas nécessaire
00:13:43si l'on veut protéger
00:13:44le droit lui-même ?
00:13:46Il faut accepter pour cela
00:13:47d'envoyer un message
00:13:48qui contrevient un petit peu
00:13:49à l'idée de liberté,
00:13:51de fraternité
00:13:52et surtout d'égalité
00:13:53qui est associée
00:13:54en permanence à cette loi.
00:13:55En clair,
00:13:56quel va être
00:13:57le comportement
00:13:57de la société
00:13:58à l'égard du suicide
00:14:00tout court
00:14:00de manière générale
00:14:01si demain cette loi
00:14:02est votée
00:14:03avec ses décisions ?
00:14:04Cela veut dire
00:14:05que dans la société
00:14:06on considérera
00:14:06par le biais de la loi
00:14:07que certaines personnes
00:14:08n'entrent pas
00:14:09dans les critères
00:14:10que nous jugeons
00:14:11collectivement
00:14:12dignes d'accéder au suicide
00:14:14et pour ces personnes-là
00:14:15la prévention
00:14:15et l'accompagnement
00:14:17en cas de volonté
00:14:18de suicide
00:14:19restera la règle
00:14:20parce qu'ils sont jugés
00:14:21dignes de vivre
00:14:23par tout le monde.
00:14:24Il y a d'autres personnes
00:14:24qui seront éligibles
00:14:25à cette loi
00:14:26et pour elles
00:14:27l'alternative proposée
00:14:29sera le suicide.
00:14:31Donc il y a bien
00:14:32par le biais
00:14:33de cette loi
00:14:33une conception
00:14:35différente
00:14:35des personnes
00:14:36devant ce qu'est le suicide.
00:14:37Pour certains
00:14:38on le préviendra
00:14:38pour d'autres
00:14:39on leur dira
00:14:39que c'est en effet
00:14:40une bonne solution.
00:14:41Alors quelle est
00:14:42la liberté réelle
00:14:43devant ce message
00:14:44quand vous êtes malade
00:14:45en fin de vie
00:14:45âgé
00:14:46que vous pesez
00:14:48de fait sur votre famille
00:14:49que vous pesez
00:14:49de fait financièrement
00:14:51sur la société
00:14:51c'est une réalité
00:14:52et que votre souffrance
00:14:54est bien réelle.
00:14:54quelle est votre liberté
00:14:55quand la société
00:14:56elle-même
00:14:57vous dit que
00:14:57cette alternative
00:14:58pour vous
00:14:58est une bonne chose.
00:15:01Merci beaucoup
00:15:02Charlotte Dornela
00:15:03c'est important
00:15:04pour nous
00:15:04de s'installer
00:15:05d'observer
00:15:06et de vous informer
00:15:07puisqu'il n'y a pas
00:15:09que Quentin
00:15:10il y a aussi
00:15:10autre chose
00:15:11qui se passe
00:15:11à l'Assemblée nationale.
00:15:13Alors bien évidemment
00:15:13on parlera de Quentin
00:15:14on va marquer une pause
00:15:15on revient
00:15:15avec la une de Charlie Hebdo
00:15:17avec des images
00:15:18avec des bulletins de vote
00:15:19vous verrez
00:15:19des images inédites
00:15:21que nous allons vous montrer
00:15:22dans un instant
00:15:22et puis il y a des axes inédits
00:15:24pour analyser
00:15:25ce qui se passe
00:15:26avec Eric Tegner
00:15:27Gabriel Cluzel
00:15:28Charlotte Dornela
00:15:29c'est Mathieu Bocoté
00:15:30on revient tout de suite.
00:15:34En retour sur le plateau
00:15:35de face à l'info
00:15:35beaucoup d'informations
00:15:36ce soir sur le déroulement
00:15:38quatre suspects
00:15:39ont été interpellés
00:15:41ce soir dans l'affaire
00:15:43de la jeune garde
00:15:44on va revenir dans un instant
00:15:45avec des informations
00:15:46et des images inédites
00:15:47que j'ai envie de vous montrer
00:15:48d'abord regardez juste
00:15:49la une de Charlie Hebdo
00:15:50qui fait beaucoup parler
00:15:51avec Jean-Luc Mélenchon
00:15:54les mains dans le cambouis
00:15:56les mains dans le sang
00:15:59Mathieu Bocoté
00:16:00la jeune garde
00:16:01est donc en ce moment
00:16:02au cœur même
00:16:03du débat public
00:16:04on se questionne
00:16:05sur le rôle
00:16:06de cette milice
00:16:07qui se dit antifasciste
00:16:09et qui collaborait d'ailleurs
00:16:10avec la mairie de Lyon
00:16:13dans le combat
00:16:14contre ce qu'elle appelait
00:16:15l'extrême droite
00:16:17on va se poser une question
00:16:18très importante
00:16:20alors la question suivante
00:16:22est-ce que les antifas
00:16:24sont les ennemis du système
00:16:26ou bien le bras armé
00:16:28la milice du système
00:16:29alors de toute apparence
00:16:31si on regarde les apparences
00:16:33on a l'impression
00:16:34qu'on est devant des forces
00:16:35radicalement antisystème
00:16:36si on se fie au premier regard
00:16:38nous sommes devant des gens
00:16:40qui n'acceptent pas
00:16:41les méthodes démocratiques
00:16:42et le disent
00:16:43nous sommes devant des gens
00:16:44qui disent
00:16:44nous sommes la milice
00:16:46d'autodéfense
00:16:47d'une société
00:16:48qui globalement
00:16:48nous agresserait
00:16:49et qui légitime
00:16:51donc la privatisation
00:16:52de la violence politique
00:16:53premier élément
00:16:54nous sommes devant des gens
00:16:55qui ont un entraînement
00:16:56militaire
00:16:56c'est pas exactement
00:16:58des farfelus
00:16:58et des farceurs
00:16:59ils ont un entraînement
00:17:00militaire
00:17:00ils sont formés
00:17:01pour agresser
00:17:02ils sont formés
00:17:03pour frapper
00:17:04ils sont frappés
00:17:05pour après
00:17:05une opération commando
00:17:06se dissoudre dans la nature
00:17:08disparaître immédiatement
00:17:09qu'on ne les repère pas
00:17:10donc ils ont une formation
00:17:11commando
00:17:11ils ont une esthétique
00:17:13milicienne
00:17:13c'est-à-dire
00:17:14ils ont la passion
00:17:14si ce n'est de l'uniforme
00:17:16à tout le moins
00:17:16d'une espèce
00:17:17de style uniformisé
00:17:18qui envoie le signal
00:17:19que nous sommes ici
00:17:20devant quelque chose
00:17:21comme une milice
00:17:21encore une fois
00:17:23ils théorisent
00:17:24et valorisent même
00:17:24la violence
00:17:25et l'affrontement direct
00:17:26avec le camp d'en face
00:17:27on est devant des gens
00:17:28qui nous disent
00:17:29objectivement
00:17:29la violence est nécessaire
00:17:31et nous l'utiliserons
00:17:33parce qu'elle est
00:17:34politiquement payante
00:17:35pour créer un climat
00:17:36d'intimidation
00:17:37devant ce qu'ils appellent
00:17:39les fascistes
00:17:40ensuite je note une chose
00:17:42qui est un vrai élément
00:17:43il y a une différence
00:17:44entre les antifas
00:17:45parce que là
00:17:45je quitte la jeune garde
00:17:47seulement
00:17:47qui est une branche
00:17:48particulière des antifas
00:17:49les antifas
00:17:50il y a une différence
00:17:51entre d'un côté
00:17:51de l'Atlantique
00:17:52et l'autre
00:17:52en Europe
00:17:53globalement
00:17:54encore aujourd'hui
00:17:54c'est souvent
00:17:55ce qu'on pourrait appeler
00:17:56la canaille bourgeoise
00:17:57c'est-à-dire
00:17:58des enfants
00:17:58de l'autre société
00:18:00qui vont s'en canailler
00:18:00à jouer à la révolution
00:18:01de l'autre côté
00:18:02de l'Atlantique
00:18:03en Amérique du Nord
00:18:03c'est souvent
00:18:04une forme
00:18:05de l'umpenproletariat
00:18:06comme aurait dit Marx
00:18:07c'est-à-dire
00:18:07vraiment
00:18:09les désœuvrés
00:18:10de la société
00:18:10qui trouvent là-dedans
00:18:11une radicalité
00:18:12qui leur permet
00:18:13d'exister
00:18:14donc je dis théoriquement
00:18:15on dirait
00:18:15qu'ils sont extérieurs
00:18:16au système
00:18:17mais dans les faits
00:18:18tout de suite
00:18:18des questions
00:18:19sont nécessaires
00:18:20pourquoi
00:18:21souvent
00:18:22lorsqu'ils interviennent
00:18:23ils ne sont soit
00:18:24pas arrêtés
00:18:25ou alors s'ils ne sont
00:18:26pas arrêtés
00:18:26ils ont des peines clémentes
00:18:28pourquoi bénéficient-ils
00:18:29d'une forme
00:18:29de tolérance généralisée
00:18:31alors on connaît
00:18:32l'argument
00:18:32pourquoi d'ailleurs
00:18:33leur organisation
00:18:34n'est jamais
00:18:35frappée de dissolution
00:18:36on connaît l'argument
00:18:37c'est une structure
00:18:38molle
00:18:40informe
00:18:40qu'on ne peut pas
00:18:41dissoudre
00:18:41parce qu'elle n'est pas
00:18:42constituée juridiquement
00:18:43mais ça
00:18:44c'est du blabla
00:18:45dans les faits
00:18:46on a vu aux Etats-Unis
00:18:47quand Trump décide
00:18:48de les caractériser
00:18:50comme organisation terroriste
00:18:51il envoie un signal
00:18:52que derrière
00:18:53une organisation
00:18:54qui cherche
00:18:54à se dissimuler juridiquement
00:18:55ils sont beaucoup plus
00:18:57structurés
00:18:58qu'on ne le dit
00:18:59leur capacité d'action
00:19:00est très réelle
00:19:00quand vous êtes capable
00:19:01justement d'avoir
00:19:02une organisation militaire
00:19:03c'est que vous êtes
00:19:03suffisamment organisé
00:19:04pour qu'on puisse
00:19:05un jour vous dissoudre
00:19:06et vous sanctionner
00:19:07autre question
00:19:08qui finance
00:19:08leur prêt de justice
00:19:09lorsqu'ils ont affaire
00:19:10à la justice
00:19:10ils ont normalement
00:19:11des avocats assez bien formés
00:19:12quelles sont leurs sources
00:19:14de financement
00:19:14on comprend que ce n'est
00:19:15pas simplement
00:19:16la quête dominicale
00:19:18chez eux
00:19:19pourquoi
00:19:19je vais parler
00:19:20de la clémence
00:19:21des autorités
00:19:21aussi du financement
00:19:23on a souvent parlé
00:19:24et là c'est pour ça
00:19:25que je le dis
00:19:25au conditionnel
00:19:26dans quelle mesure
00:19:27la structure Soros
00:19:29finance les antifas
00:19:30alors évidemment
00:19:31il n'y a pas une association
00:19:32qui s'appelle
00:19:32les antifas
00:19:33bonsoir
00:19:33avec une boîte postale
00:19:35envoyez votre chèque
00:19:36c'est pas comme ça
00:19:36que ça fonctionne
00:19:37mais dans quelle mesure
00:19:38l'Open Society
00:19:39finance des groupes
00:19:40qui structure ensuite
00:19:42les actions
00:19:42des antifas
00:19:44c'est une question
00:19:44qu'on se pose
00:19:45de plus en plus
00:19:46et qui ne trouve pas
00:19:47de réponse définitive
00:19:48nous sommes devant
00:19:49des gens qui sont plus
00:19:50proches du système
00:19:51qu'on le dit
00:19:51à tout le moins
00:19:51qui ont la tolérance
00:19:52du système
00:19:53et plus que la tolérance
00:19:54quelquefois
00:19:55la complicité
00:19:55certains diraient
00:19:56la collaboration
00:19:57à quoi fais-je référence
00:19:59ici
00:19:59nous avons des images
00:20:00en exclusivité
00:20:01qui rappellent
00:20:03qui montrent
00:20:03qui soulignent
00:20:04cette collaboration
00:20:05je ferme la parenthèse
00:20:06nous sommes travaillés ensemble
00:20:07alors 2020
00:20:07c'est un papier
00:20:08qui est remonté
00:20:08à la surface aujourd'hui
00:20:09sur Rêve de Souches
00:20:11donc ça date de 2022
00:20:12dans le petit actu Lyon
00:20:14où on apprend
00:20:15donc c'est l'adjoint
00:20:16à la sécurité de la ville
00:20:17qui nous explique
00:20:18que pour lutter
00:20:19contre les groupes
00:20:19d'extrême droite
00:20:20qui seraient très présents
00:20:21dans la ville
00:20:21la ville met de l'avant
00:20:22la vidéosurveillance
00:20:24mobilise toute une série
00:20:25de ressources
00:20:26pour être capable
00:20:26de cerner ces groupes
00:20:28et s'associent aussi
00:20:29à des groupes militants
00:20:31qui ont à coeur
00:20:32la lutte
00:20:32contre l'extrême droite
00:20:33je cite
00:20:34c'est aussi un travail
00:20:35que nous menons
00:20:36avec des associations
00:20:37très investies
00:20:39sur ces combats
00:20:39comme le planning familial
00:20:40la jeune garde
00:20:42et d'autres structures
00:20:42donc on a ici
00:20:44la ville de Lyon
00:20:44qui décide de s'associer
00:20:46avec une milice privée
00:20:47qui théorise
00:20:48l'usage privé
00:20:50d'une violence légitime
00:20:51contre ce qu'ils appellent
00:20:52l'extrême droite
00:20:53et on peut s'y associer
00:20:54quelle est la méthode
00:20:55des antifas en général
00:20:56et de la jeune garde
00:20:57là-dessus
00:20:57n'est pas très différente
00:20:58c'est par exemple
00:20:59c'est l'espionnage
00:21:00il faut comprendre
00:21:00qu'on est devant des gens
00:21:01qui décident de vous ficher
00:21:02qui construisent des fichiers
00:21:04sur les militants
00:21:04du camp d'en face
00:21:05pour être capable
00:21:06de les intimider
00:21:08s'il le faut
00:21:08nous sommes devant des gens
00:21:09qui pratiquent
00:21:10la violence physique
00:21:11si nécessaire
00:21:12je l'ai dit
00:21:12et quand je parle
00:21:13d'alliance avec le système
00:21:14nous sommes devant des gens
00:21:15qui sont alliés
00:21:16avec LFI
00:21:17qu'on ne nous fasse pas croire
00:21:18qu'ils ne sont pas liés
00:21:19avec LFI
00:21:20Raphaël Arnaud
00:21:20est député LFI
00:21:21et Jean-Luc Mélenchon
00:21:22et plusieurs
00:21:22ont défendu
00:21:23la jeune garde
00:21:24très souvent
00:21:24et plus largement à gauche
00:21:26il y a beaucoup de réserves
00:21:27à l'idée de condamner
00:21:28la jeune garde
00:21:29hier
00:21:30Mathilde Panot
00:21:31disait aussi par ailleurs
00:21:32sur un ton assez agressif
00:21:33elle dit
00:21:33nous ce qu'on exige aujourd'hui
00:21:35on ne veut plus
00:21:35que les militantes de Némésis
00:21:36soient dans nos meetings
00:21:38sinon ça va mal
00:21:39ça se terminera mal
00:21:40dit-elle
00:21:40donc c'est des menaces
00:21:41est-ce qu'elle dit
00:21:42de la même manière
00:21:43nous ne voulons plus jamais
00:21:43que des militantes de gauche radicales
00:21:45aient pollué les meetings
00:21:46de reconquête
00:21:47du RN
00:21:47et ainsi de suite
00:21:48elle ne dit pas ça
00:21:49donc elle réclame
00:21:49une forme de statut
00:21:50d'extraterritorialité
00:21:52en quelque sorte
00:21:52le droit ne s'applique pas
00:21:53elle
00:21:53le droit de manifester contre elle
00:21:54ne s'applique pas
00:21:55ce qui est intéressant aussi
00:21:57avec cela
00:21:58c'est qu'on est donc
00:21:59devant une organisation
00:21:59qui non seulement
00:22:00est intégrée dans le système
00:22:01mais quand elle s'est intégrée
00:22:02en 2024
00:22:03toutes les autres forces de gauche
00:22:04ont accepté son intégration
00:22:06dans le front républicain
00:22:08Quelle est alors
00:22:09la fonction des antifas
00:22:11dans le système
00:22:12qui est le nôtre Mathieu ?
00:22:13Si on considère
00:22:15que le système
00:22:15qui est le nôtre
00:22:16fonctionne sur la mystique
00:22:17antifasciste en général
00:22:18depuis le début
00:22:19des années 90
00:22:19on pourrait dire
00:22:21le slogan antifas
00:22:22dépasse largement
00:22:23cette mouvance
00:22:24farfelue
00:22:25extrémiste
00:22:25ou comme on voudra
00:22:26l'extrême droite
00:22:27ne passera pas
00:22:28F comme fasciste
00:22:29N comme nazi
00:22:30à bas
00:22:30à bas
00:22:30le Front National
00:22:30on connaissait par cœur
00:22:31ça
00:22:32cette idée
00:22:33que l'extrême droite
00:22:33serait la grande menace
00:22:34pour nos sociétés
00:22:35domine l'ensemble
00:22:36des sociétés occidentales
00:22:38et il est permis
00:22:39contre elle
00:22:40d'utiliser
00:22:40tous les moyens
00:22:41nécessaires
00:22:42les moyens
00:22:43même légaux
00:22:44en considérant la boutade
00:22:45donc tous les moyens
00:22:46pour être capable
00:22:47d'en finir
00:22:48avec ce qu'on appelle
00:22:49l'extrême droite
00:22:49donc à quoi servent
00:22:50les antifas
00:22:51à travers cela
00:22:52ils servent
00:22:53à créer
00:22:53du tumulte
00:22:54dans les meetings
00:22:55de la droite nationale
00:22:56notamment
00:22:56pour associer
00:22:57systématiquement
00:22:58un meeting
00:22:58de la droite nationale
00:22:59à la violence
00:23:00rappelez-vous
00:23:01le premier meeting
00:23:01de Zemmour
00:23:02en 2021
00:23:03à Villepinte
00:23:03pour ceux qui regardent
00:23:05les meetings
00:23:05en direct
00:23:05exceptionnels
00:23:06grande réussite
00:23:07discours
00:23:08c'est impressionnant
00:23:09peu importe
00:23:09ce qu'on en pense
00:23:10si vous regardez
00:23:11par le filtre
00:23:12des médias traditionnels
00:23:13violence au meeting
00:23:14d'Éric Zemmour
00:23:15pourquoi ?
00:23:15parce que les antifas
00:23:16des groupes de gauche radical
00:23:17s'étaient infiltrés
00:23:18pour provoquer
00:23:19directement par la violence
00:23:20et qu'est-ce qu'on voit ?
00:23:21ça gâchait complètement
00:23:22le premier meeting
00:23:23de Zemmour
00:23:24qui était associé
00:23:25à la violence
00:23:25donc leur fonction
00:23:26c'est de créer
00:23:27la violence
00:23:28qui permettra
00:23:29aux récits médiatiques
00:23:30ensuite
00:23:30d'associer
00:23:31droite nationale
00:23:32à la violence méchante
00:23:33de même
00:23:34ils savent frapper
00:23:35lorsqu'il le faut
00:23:35quand le système
00:23:36dit ce sont des ennemis
00:23:37le système fait
00:23:38des barrages juridiques
00:23:39financiers
00:23:40économiques
00:23:40mais eux vont jusqu'au bout
00:23:42de l'antifascisme
00:23:42si on est vraiment
00:23:43devant des fascistes
00:23:44on cogne
00:23:44et ils sont dans
00:23:45cette logique justement
00:23:46de violence
00:23:47ils prennent au sérieux
00:23:48en fait
00:23:48cette volonté
00:23:49d'en finir
00:23:50à déliminer
00:23:51l'ennemi
00:23:52ils imposent
00:23:53une forme de terreur
00:23:53dans leur bastion
00:23:55et je peux faire une chose
00:23:57si en 2027
00:23:58le camp national
00:23:58l'emporte
00:23:59vous verrez bien
00:24:00ce qu'ils feront
00:24:00mais tout ça
00:24:01n'est possible
00:24:02qu'avec quatre conditions
00:24:04d'abord une définition
00:24:06médiatique
00:24:06très étendue
00:24:07de l'extrême droite
00:24:08pour justifier
00:24:09le fait
00:24:09vous êtes collé
00:24:09de l'extrême droite
00:24:10ça y est
00:24:10on vous frappe
00:24:11deuxièmement
00:24:12des médias
00:24:12capables
00:24:13de frapper
00:24:13sur l'extrême droite
00:24:14tous leurs contradicteurs
00:24:15des juges
00:24:16qui prennent le relais
00:24:16de cette définition
00:24:17pour marquer juridiquement
00:24:18les ennemis du régime
00:24:19et des politiques
00:24:20qui votent des lois
00:24:21pour stigmatiser
00:24:22les opposants
00:24:22en les assimilant
00:24:23à l'extrême droite
00:24:24comme quoi
00:24:24encore une fois
00:24:25c'est la milice
00:24:26mais ils ne sont certainement
00:24:28pas à l'extérieur du jeu
00:24:29encore une fois
00:24:30c'est la milice
00:24:31et ils ne sont pas
00:24:32à l'extérieur du jeu
00:24:33merci beaucoup
00:24:33Mathieu Bocoté
00:24:34pour ce regard
00:24:35après la mort de Quentin
00:24:37donc quatre suspects
00:24:38ont été interpellés
00:24:41on ne sait pas
00:24:42s'ils sont tous
00:24:43issus de la jeune garde
00:24:44mais a priori
00:24:45ils seraient tous
00:24:46issus de la jeune garde
00:24:46parmi eux
00:24:48Jacques-Élie Favreau
00:24:49qui est le collaborateur
00:24:51parlementaire
00:24:52de Raphaël Arnaud
00:24:53je vous propose
00:24:54de rejoindre
00:24:55Thibaut Marcheteau
00:24:56sur place
00:24:57juste pour avoir
00:24:57des précisions
00:24:58avant de continuer
00:24:59à analyser
00:25:01avec Gabriel Cluzel
00:25:02dans un instant
00:25:03c'est de France
00:25:03bonsoir Thibaut Marcheteau
00:25:05où en est-on
00:25:06à l'heure qu'il est
00:25:06de cette évolution
00:25:08de dernière minute
00:25:12écoutez vous l'avez dit
00:25:13Christine
00:25:14c'est évidemment
00:25:16l'information du soir
00:25:17qui est tombée
00:25:17il y a quelques dizaines
00:25:18de minutes
00:25:19quatre suspects
00:25:20ont donc été interpellés
00:25:22dont fait partie
00:25:23Jacques-Élie Favreau
00:25:25c'est l'assistant parlementaire
00:25:26du député
00:25:27La France Insoumise
00:25:28Raphaël Arnaud
00:25:29qui est lui-même
00:25:29cofondateur
00:25:30de la jeune garde
00:25:32ici à Lyon
00:25:32lui qui avait été déjà
00:25:34retiré d'accès
00:25:35à l'Assemblée nationale
00:25:36par la présidente
00:25:37Yael Brown-Pivray
00:25:38hier
00:25:39et donc actuellement
00:25:40dans les bureaux
00:25:40qui se trouvent
00:25:41juste derrière nous
00:25:41avec Sacha Robin
00:25:43il est donc entendu
00:25:44par les enquêteurs
00:25:45qui avaient à leur disposition
00:25:46environ une quinzaine
00:25:48de témoignages
00:25:49mais également
00:25:49des vidéos
00:25:51en leur possession
00:25:51pour essayer d'identifier
00:25:52c'est probablement
00:25:54donc chose faite
00:25:54avec ces interpellations
00:25:56ils ont pu donc
00:25:57interpeller
00:25:57quatre personnes
00:25:58je vous le rappelle
00:25:59voilà donc
00:26:00pour ces nouvelles informations
00:26:02je vous rappelle
00:26:02évidemment
00:26:03qu'ils sont
00:26:03présumés innocents
00:26:05une enquête a été ouverte
00:26:06pour le chef
00:26:07d'homicide volontaire
00:26:09Merci beaucoup
00:26:10Thibaut Marcheteau
00:26:14Mathieu je reviens
00:26:15vers vous
00:26:15parce que vous avez
00:26:16voulu un scénario
00:26:17inquiétant
00:26:17pour 2027
00:26:19où les antifas
00:26:20pourraient chercher
00:26:21à provoquer
00:26:21de grandes violences
00:26:22à quoi vous pensez
00:26:23précisément ?
00:26:24Moi ça m'inquiète
00:26:25beaucoup ce scénario
00:26:26c'est à dire
00:26:26imaginons qu'au deuxième tour
00:26:28il y ait quelque chose
00:26:29comme le camp national
00:26:29il soit présent
00:26:30réussir à faire élire
00:26:31personne de ses candidats
00:26:32soyez assurés
00:26:34qu'à ce moment-là
00:26:34les antifas
00:26:35vont tout faire
00:26:35pour se jeter
00:26:36dans la mêlée
00:26:37les antifas
00:26:38vont chercher
00:26:38à provoquer
00:26:39les violences
00:26:40pour créer
00:26:40mentalement
00:26:41le scénario
00:26:41on dirait
00:26:42faire peur
00:26:42aux bourgeois
00:26:43mais pas qu'aux bourgeois
00:26:43faire peur
00:26:44aux classes moyennes
00:26:44faire peur
00:26:45aux gens ordinaires
00:26:46pour envoyer le signal
00:26:47que s'il passe
00:26:48ce candidat-là
00:26:49eh bien nous aurons
00:26:50demain
00:26:50les plus grandes violences
00:26:52pour créer
00:26:53pour amorcer déjà
00:26:54le climat de guerre civile
00:26:55et si jamais
00:26:56malgré tout
00:26:57le camp national
00:26:57l'emporte en 2027
00:26:59soyez certain
00:26:59assurés que
00:27:00l'ensemble
00:27:01des réformes fortes
00:27:02qu'ils vont vouloir
00:27:02engagés en immigration
00:27:03dans la réforme du droit
00:27:05de ça
00:27:05nous aurons encore une fois
00:27:07ces forces militiennes
00:27:08qui seront complètement
00:27:10désinhibées
00:27:10à ce moment
00:27:10et je suis curieux
00:27:11de voir à ce moment
00:27:12comment l'État profond
00:27:13traitera cette force
00:27:15militienne
00:27:15est-ce qu'il la traitera
00:27:16comme un élément
00:27:17perturbateur
00:27:17de l'ordre public
00:27:18ou finalement
00:27:19comme l'allié
00:27:20qui joue à la résistance
00:27:21merci beaucoup
00:27:22Mathieu Bocoté
00:27:23pour ce regard
00:27:24et sur
00:27:25ces antifas
00:27:26alliés
00:27:27ou bras armés
00:27:28du système
00:27:29après la mort
00:27:30de Quentin
00:27:30donc je disais
00:27:31on l'a entendu
00:27:31donc quatre suspects
00:27:32ont été interpellés
00:27:34une minute de silence
00:27:35a été observée
00:27:35à l'Assemblée nationale
00:27:36elle a précédé
00:27:38une séance
00:27:39d'une attente
00:27:39citerra
00:27:40Gabriel Cluzel
00:27:41je viens à vous
00:27:41dans un instant
00:27:42mais d'abord
00:27:42on va juste peut-être
00:27:43écouter
00:27:45un extrait
00:27:46à l'Assemblée nationale
00:27:47cet après-midi
00:27:48puisque Laurent Wauquiez
00:27:49il a appelé à cesser
00:27:50le laxisme
00:27:51et l'impunité
00:27:51Sébastien Lecornul
00:27:52a été ferme
00:27:53envers LFI
00:27:54en déclarant
00:27:54soit on lutte
00:27:55soit on refuse
00:27:56la violence
00:27:57soit on ne lutte pas
00:27:58contre elle
00:27:59il est temps
00:27:59que vous fassiez
00:28:00le ménage
00:28:01dans vos rangs
00:28:01a-t-il déclaré
00:28:03écoutons Sébastien Lecornul
00:28:04très virulent
00:28:04à l'Assemblée nationale
00:28:06ce que vous venez de faire
00:28:07est absolument ignoble
00:28:09et abject
00:28:35il peut y avoir des divergences politiques
00:28:39mais lorsqu'on est un humaniste
00:28:41c'est-à-dire que lorsqu'on est attaché
00:28:43à l'être humain
00:28:44à l'homme
00:28:45on n'oppose pas
00:28:46un mort
00:28:47à un autre mort
00:28:48à un assassinat
00:28:50à un autre assassinat
00:28:51La vraie question au fond
00:28:53Madame la Présidente
00:28:53c'est pourquoi tout le monde
00:28:55doute de votre sincérité
00:28:56et pourquoi
00:28:58personne ne veut vous croire
00:28:59tout simplement
00:29:01parce qu'il est temps
00:29:01que vous fassiez le ménage
00:29:03Madame la Présidente Panot
00:29:04le ménage
00:29:05dans vos propos
00:29:06le ménage
00:29:08dans vos idées
00:29:09et surtout
00:29:10le ménage
00:29:11dans vos rangs
00:29:13Gérald Darmanin
00:29:14également ministre de la Justice
00:29:15a dénoncé
00:29:16les fatwas numériques
00:29:17il a dénoncé
00:29:18ceux qui arment
00:29:18moralement
00:29:19les armes des tueurs
00:29:21Gérald Darmanin
00:29:22également souligné
00:29:23que la jeune garde
00:29:24tue
00:29:26Il y a une violence
00:29:29incontestable
00:29:29entre la France insoumise
00:29:31et la jeune garde
00:29:32Monsieur Mélenchon
00:29:34disait le 30 avril 2025
00:29:35c'est une organisation alliée
00:29:39liée au mouvement insoumis
00:29:40ont-ils fait une seule fois
00:29:42l'apologie de la violence ?
00:29:44Jamais
00:29:44j'en parle avec passion
00:29:45car ce sont mes jeunes camarades
00:29:47meeting de Champigny
00:29:48le 5 juillet 2024
00:29:49la veille de la mort
00:29:51de Quentin
00:29:51un communiqué de presse
00:29:53du groupe
00:29:53et les filles
00:29:53à l'Assemblée nationale
00:29:55évoqué
00:29:55nous le disons fièrement
00:29:57la jeune garde
00:29:58est essentielle
00:29:59la jeune garde tue
00:30:00et la France insoumise
00:30:01devrait être condamnée
00:30:01La jeune garde tue
00:30:03et la France insoumise
00:30:04devrait être condamnée
00:30:05selon le ministre
00:30:07de la Justice
00:30:08on reviendra
00:30:09sur deux images
00:30:11que j'ai envie
00:30:11de vous montrer
00:30:13de bulletin de vote
00:30:14avec inscrit
00:30:15la jeune garde
00:30:16on en parle
00:30:16dans un instant
00:30:17d'abord Gabriel Cluzel
00:30:18le 2 juillet 2023
00:30:19souvenons-nous
00:30:20à l'Assemblée nationale
00:30:22il y avait une minute
00:30:23de silence pour Naël
00:30:25comme aujourd'hui
00:30:26le 17 février
00:30:27où il y a une minute
00:30:28de silence pour Quentin
00:30:29c'est la gauche
00:30:31qui avait œuvré
00:30:31pour obtenir
00:30:32la minute de silence
00:30:33pour Naël
00:30:34c'est la droite
00:30:35qui a demandé
00:30:36la minute de silence
00:30:37pour Quentin
00:30:38est-ce qu'on peut parler
00:30:39ce soir
00:30:40de deux Frances
00:30:41que tout oppose
00:30:43alors après
00:30:44la minute de silence
00:30:46pour Naël
00:30:47défavorablement connue
00:30:48par la police
00:30:49et la justice
00:30:50tuée lors d'un refus
00:30:51d'entempérer
00:30:52il aurait quand même
00:30:52été incroyable
00:30:53que Yaël Braun-Pivet
00:30:54refuse une minute
00:30:56de silence
00:30:56pour Quentin de Ranck
00:30:58inconnu de la police
00:30:59et de la justice
00:31:00lynché à mort
00:31:01pour ses idées
00:31:02le précédent
00:31:04Naël
00:31:04empêchait
00:31:05toute autre attitude
00:31:06j'ai vu néanmoins
00:31:07sans encore parler
00:31:08de LFI
00:31:09un député liot
00:31:10c'est intéressant
00:31:11d'en parler
00:31:12anciennement
00:31:12La République En Marche
00:31:13qui s'appelle
00:31:14Paul Mollat
00:31:15qui est député
00:31:15du Morbihan
00:31:16qui a rechigné
00:31:18et l'a expliqué
00:31:19à LCP
00:31:20enfin il a dit
00:31:20qu'il émettait
00:31:21des réserves
00:31:21il dit
00:31:22j'aimerais avoir
00:31:22les tenants
00:31:23et les aboutissants
00:31:24avant de savoir
00:31:25s'il faut une minute
00:31:25de silence ou pas
00:31:26les minutes de silence
00:31:28doivent être réservées
00:31:29aux fonctionnaires
00:31:30qui tombent
00:31:30ou sont blessés
00:31:31dans l'exercice
00:31:32de leur fonction
00:31:32ils dénoncent
00:31:34la tyrannie
00:31:34de l'immédiateté
00:31:35des réseaux sociaux
00:31:36et la pipolisation
00:31:37de l'Assemblée
00:31:38alors traiter
00:31:39Quentin de Pipol
00:31:40j'ai trouvé ça
00:31:40quand même
00:31:40d'un goût
00:31:41très douteux
00:31:42engageons que sa famille
00:31:43aurait préféré
00:31:44qu'il reste
00:31:44dans l'anonymat
00:31:45bien vivant
00:31:46mais le fait
00:31:47de réserver
00:31:48les minutes de silence
00:31:49aux fonctionnaires
00:31:50tombés
00:31:50dans l'exercice
00:31:51de leur fonction
00:31:52cela s'entend
00:31:53mais qui a ouvert
00:31:54la boîte de Pandore
00:31:55alors on notera
00:31:57que Raphaël Arnaud
00:31:59mais aussi
00:32:00sauf erreur de ma part
00:32:01qui se manifeste
00:32:02ils étaient bien là
00:32:02Daniel Obonon
00:32:03M. Bilongo
00:32:04M. Thomas Porte
00:32:06Louis Boyard
00:32:07David Guiraud
00:32:08et bien d'autres
00:32:09n'étaient pas là
00:32:10si l'on en croit
00:32:10les banvines
00:32:11encore une fois
00:32:11je peux me tromper
00:32:12mais c'est ce que
00:32:13j'ai constaté
00:32:15alors est-ce qu'ils étaient
00:32:16absents parce que
00:32:17vis-à-vis de leurs amis
00:32:18de la jeune garde
00:32:19ils ne pouvaient pas
00:32:20se mettre debout
00:32:21ou est-ce qu'ils étaient
00:32:23absents parce qu'ils étaient
00:32:24finalement trop lâches
00:32:26pour assumer
00:32:27et de rester assis
00:32:28je pose la question
00:32:29et c'est vrai que
00:32:30la lâcheté est quand même
00:32:31au cœur de la démarche
00:32:33de l'extrême gauche
00:32:33pour lyncher Quentin
00:32:35ils étaient assis
00:32:37contraints
00:32:37ils ne lui ont laissé
00:32:38évidemment aucune chance
00:32:39ils ne sont pas seulement
00:32:41violents
00:32:41ils sont dépourvus
00:32:42de tout honneur
00:32:43après l'annonce tragique
00:32:45du lâchage de Quentin
00:32:46Emmanuel Macron
00:32:47a appelé je cite
00:32:48au calme
00:32:49que doit-on comprendre ?
00:32:51alors c'était un peu
00:32:51surprenant
00:32:52il semble sous-entendre
00:32:53que la France indignée
00:32:54par la mort de Quentin
00:32:55pourrait mettre le pays
00:32:56à sac et se venger
00:32:58on a parlé de Naël
00:32:59tout à l'heure
00:33:00après la mort de Naël
00:33:01aussi Emmanuel Macron
00:33:02avait appelé au calme
00:33:03sauf que déjà
00:33:04au moment où il parlait
00:33:04la France s'embrasait
00:33:06et au moment où
00:33:07mi-décembre
00:33:08vous savez
00:33:09l'idée d'une taxe émeute
00:33:10est née au Sénat
00:33:12il a été rappelé
00:33:13enfin moi je ne le savais pas
00:33:14pas dans ses proportions
00:33:15que le coût des émeutes
00:33:17de l'été 2023
00:33:17n'en finissait pas
00:33:18de grimper
00:33:19au moins
00:33:19un milliard d'euros
00:33:202500 bâtiments touchés
00:33:2212 000 véhicules incendiés
00:33:24sans parler du coût
00:33:25induit par la mobilisation
00:33:27des forces de l'ordre
00:33:28et que s'est-il passé
00:33:29depuis la mort de Quentin
00:33:30est-ce qu'il y a eu
00:33:31des voitures brûlées
00:33:32des vitrines brisées
00:33:33des commerces pillées
00:33:34des rues saccagées
00:33:35non rien
00:33:36il y a eu des veillées
00:33:37de prières
00:33:37des messes
00:33:38des cierges déposées
00:33:39dans les églises
00:33:39des rassemblements pacifiques
00:33:41au cours desquels
00:33:42des amis lui ont rendu hommage
00:33:44insistant sur sa grande gentillesse
00:33:46et son immense curiosité intellectuelle
00:33:48voilà tout
00:33:49alors j'ai vu comment
00:33:49passer dans le Figaro
00:33:51la mention d'un rassemblement
00:33:53d'une cinquantaine
00:33:53de militants d'extrême droite
00:33:55criant justice
00:33:56pour Quentin
00:33:57à Paris
00:33:58mais ils ont fui
00:33:59dès l'arrivée de la police
00:34:00ça a dû dire
00:34:01cinq minutes
00:34:01mais ils ont été mis
00:34:02en garde à vue
00:34:03avant même
00:34:04les meurtriers
00:34:04de Quentin
00:34:05je pense
00:34:07et c'est finalement
00:34:08tout à fait prévisible
00:34:09Emmanuel Macron
00:34:10ignore que
00:34:11la France du petit matin
00:34:12qui construit
00:34:13n'est pas la France
00:34:14du grand soir
00:34:15qui détruit
00:34:16moi j'ai été très frappée
00:34:17par le témoignage
00:34:19recueilli par Jordan Florentin
00:34:21de Frontières
00:34:22et qui est l'un de ses amis
00:34:24d'un des amis de Quentin
00:34:24qui a dit
00:34:25on ne va pas le venger
00:34:25on va prier
00:34:26parce que c'est ce qu'il aurait
00:34:28voulu
00:34:30et le prêtre
00:34:31de sa paroisse
00:34:32qui lui a donné
00:34:32les derniers sacrements
00:34:33m'a raconté
00:34:35et je trouvais
00:34:36que c'était intéressant
00:34:37de le savoir
00:34:37que le vendredi soir
00:34:39le soir de sa mort
00:34:40il y a eu une messe
00:34:40pour Quentin
00:34:41et donc
00:34:41nombre de ses amis
00:34:42se sont retrouvés
00:34:43ils étaient très en colère
00:34:44et le prêtre
00:34:45leur a dit
00:34:46mais il est tout à fait
00:34:47normal que vous soyez
00:34:48en colère
00:34:49c'est tout à fait
00:34:50humain
00:34:50mais il faut laisser
00:34:52la justice
00:34:52rendre la justice
00:34:53et c'est tout
00:34:54en vaillant
00:34:55bien sûr
00:34:56à ce qu'elle soit
00:34:56bien rendue
00:34:57mais vous ne devez pas
00:34:58vous y substituer
00:34:59et il leur a raconté
00:35:00moi j'ai trouvé ça émouvant
00:35:01vous me direz
00:35:02ce que vous en pensez
00:35:03l'histoire du père
00:35:04Popier Lusco
00:35:06parce que vous savez
00:35:07en Pologne
00:35:08parfois on se dit
00:35:09qu'on vit quand même
00:35:11comme dirait
00:35:11notre ami Mathieu
00:35:13sous un régime soviétique
00:35:14le goulag en moins
00:35:16le père Popier Lusco
00:35:17auquel Jean-Pax
00:35:18met frère en hommage
00:35:18dans une chanson
00:35:19qui s'appelle
00:35:19Le Messager
00:35:20et bien vous savez
00:35:21c'est un assassinat politique
00:35:22donc il avait été assassiné
00:35:23par les soviétiques
00:35:24et le jour où il a été enterré
00:35:27le prêtre
00:35:28qui célèbre la messe
00:35:29essaie de faire réciter
00:35:30notre père
00:35:31comme dans toute messe
00:35:32et au moment de dire
00:35:34pardonnez-nous nos offenses
00:35:35comme nous pardonnons
00:35:36à ceux qui nous ont offensés
00:35:37la foule se tait
00:35:39alors il est un peu embêté
00:35:41il recommence
00:35:41et il dit
00:35:42pardonnez-nous nos offenses
00:35:43comme nous pardonnons
00:35:44à ceux qui nous ont offensés
00:35:46et bien toujours le grand silence
00:35:48alors la mère du père Popier Lusco
00:35:50se lève
00:35:51et elle dit trois fois
00:35:51je pardonne tout
00:35:52je pardonne tout
00:35:53je pardonne tout
00:35:54ça ressemble à la femme
00:35:55de Charlie Kirk
00:35:56et alors tout le monde
00:35:58accepte de continuer
00:35:59cinq ans plus tard
00:36:00le système soviétique
00:36:01s'effondrait
00:36:02le pape polonais
00:36:03Jean-Paul Denier
00:36:04n'était pas pour rien
00:36:05la Pologne se libérait
00:36:06du communisme
00:36:07puisse la France
00:36:08faire de même
00:36:10alors d'aucuns diront
00:36:11et ce fut le cas de Nietzsche
00:36:12que c'est la religion des faibles
00:36:14c'est surtout la religion
00:36:15de la pacification
00:36:16sociale
00:36:16et la chrétienté
00:36:18qui se dérobe sous nos pieds
00:36:19comme un tapis
00:36:20qu'on tire là
00:36:21et bien n'est pas pour rien
00:36:22dans l'ensauvagement
00:36:23de la France
00:36:24les partisans en revanche
00:36:25de la révolution
00:36:26comme l'extrême gauche
00:36:27sont pour les cris
00:36:28les larmes
00:36:28la vengeance
00:36:29depuis deux jours d'ailleurs
00:36:30ce serait encore une fois
00:36:31là aussi amusant
00:36:32si c'était pas aussi tragique
00:36:34Antoine Léoman
00:36:35qui est d'habitude
00:36:35un turriféreur
00:36:36énamoré de Robespierre
00:36:38il essaie de nous convaincre
00:36:40qu'il s'est transformé en Gandhi
00:36:41vous voyez
00:36:41peace and love
00:36:42donc aujourd'hui
00:36:43là au micro de LCP
00:36:45il disait
00:36:46la doctrine de la jeune garde
00:36:48a toujours été
00:36:49de ne pas être violent
00:36:50il fallait oser
00:36:51je pense que son nez
00:36:52s'est allongé
00:36:52de 20 centimètres
00:36:55heureux les doux
00:36:56et les humbles
00:36:56Quentin était de cela
00:36:58Pourtant on l'a dit hier
00:37:00les médias d'extrême gauche
00:37:01s'appliquent
00:37:01à retracer le parcours
00:37:04supposément
00:37:04d'extrême droite
00:37:05de Quentin
00:37:06Oui
00:37:07cela même
00:37:08qui criait partout
00:37:09que le passif
00:37:09de Naël
00:37:10ou même d'Adama Traoré
00:37:12n'avait aucune importance
00:37:13qu'un mort
00:37:14c'est un mort
00:37:15et c'est la seule
00:37:16qui compte
00:37:16et bien
00:37:17ils s'efforcent
00:37:18de gratter
00:37:18de furter
00:37:20pour trouver
00:37:21des engagements
00:37:22nauséabonds
00:37:23de leur point de vue
00:37:23susceptibles
00:37:24de justifier
00:37:25la mort de Quentin
00:37:26qui pourtant
00:37:26n'a jamais eu
00:37:27maille à partir
00:37:28ni avec la justice
00:37:29ni avec la police
00:37:30donc c'est une tartufferie
00:37:31sans nom
00:37:32mais je voulais
00:37:33quand même souligner
00:37:34parce que je pense
00:37:34qu'on en parle peu
00:37:35et c'est quand même
00:37:36intéressant de le dire
00:37:37le parcours identitaire
00:37:39comme ils disent
00:37:39de Quentin
00:37:41illustre un parcours
00:37:42qui n'est pas celui de tous
00:37:43mais qui est celui
00:37:44de certains
00:37:44à droite
00:37:45et je pense que
00:37:46ça vaut la peine
00:37:47d'être souligné
00:37:47des jeunes
00:37:48qui ne croient à rien
00:37:50comme beaucoup de jeunes
00:37:52aujourd'hui
00:37:52sous les coups de boutoir
00:37:54de l'immigration
00:37:54dans leur lycée
00:37:55se lassent de la propagande
00:37:56de leurs profs
00:37:57aussi dans leur lycée
00:37:59qui sont épris
00:38:00peut-être de grandeur
00:38:01et d'épopée
00:38:01qui découvrent
00:38:02l'histoire de France
00:38:03se mettent à aimer la France
00:38:04et c'est compliqué
00:38:05d'aimer la France
00:38:05sans aimer ses racines chrétiennes
00:38:07alors ils les découvrent aussi
00:38:08et puis un jour
00:38:09il y a un copain
00:38:10qui leur dit
00:38:10viens au Pellet-Chart
00:38:11tu vas voir
00:38:11il y a des oriflammes
00:38:12et des bannières
00:38:14et c'est magnifique
00:38:17et souvent c'est comme ça
00:38:18que le greffon kato prend
00:38:19c'est un peu ce que Zemmour raconte
00:38:21dans son livre
00:38:22la messe n'est pas dite
00:38:23pour ceux qui ne l'ont pas lue
00:38:24je la recommande
00:38:26c'est quand même intéressant
00:38:27et comme généralement
00:38:29ces jeunes sont radicaux
00:38:30si j'ose dire
00:38:31comme tous les jeunes
00:38:31et bien ils se tournent
00:38:33vers la tradicalité catholique
00:38:35c'est-à-dire la messe tradit
00:38:36comme Quentin
00:38:37mais comment Emmanuel Macron
00:38:39pourrait-il comprendre
00:38:40quoi que ce soit
00:38:41à cette France-là
00:38:42lui qui ne croit même pas
00:38:44qu'il y a une culture française
00:38:48merci Gabrielle Cluzel
00:38:50juste avant de recevoir
00:38:51notre invité
00:38:51ensuite on sera avec vous
00:38:53Eric Tegner
00:38:53d'abord je voulais parler
00:38:55de ces bulletins de vote
00:38:57regardez-les
00:38:57aux dernières législatives
00:38:59la jeune garde
00:39:00aux côtés
00:39:01du parti socialiste
00:39:02sur des bulletins de vote
00:39:04la jeune garde
00:39:05aux côtés
00:39:06de tous
00:39:06les partis de gauche
00:39:08à l'intérieur
00:39:09donc de cette urne
00:39:10la violence dans la rue
00:39:12la violence dans les urnes
00:39:13regardez comment
00:39:14des candidats
00:39:15aux prochaines élections
00:39:16municipales
00:39:17les prochaines élections
00:39:18qui viennent
00:39:19comme vous allez le voir
00:39:20effacent leur bio
00:39:22la jeune garde
00:39:23ils effacent de leur bio
00:39:24la jeune garde
00:39:25dont ils affichaient
00:39:27fièrement
00:39:28le nom
00:39:29auparavant
00:39:30la jeune garde
00:39:31dans les urnes
00:39:32la jeune garde
00:39:33dans la rue
00:39:34la jeune garde
00:39:35et la violence
00:39:36on va avoir un témoin
00:39:38maintenant
00:39:38qu'on aura sur le plateau
00:39:40pour témoigner justement
00:39:41de cette violence
00:39:42Edouard Binat
00:39:42directeur de la cocarde étudiante
00:39:44qui a été à Sciences Po Lyon
00:39:46pendant 5 ans
00:39:47harcèlement
00:39:48menace
00:39:49pression
00:39:49à la sortie de cours
00:39:51merci beaucoup
00:39:52d'être notre invité ce soir
00:39:53c'est important
00:39:54de parler avec vous
00:39:55et de comprendre
00:39:57ce qui s'est passé
00:39:58ce que vous avez vécu
00:39:59puisque c'est à l'image
00:40:00de ce que beaucoup d'autres
00:40:02vivent
00:40:03en silence
00:40:04bonsoir Edouard Binat
00:40:05Edouard Binat
00:40:06racontez-nous
00:40:07comment
00:40:08vous avez vécu
00:40:09ces 5 ans
00:40:10de pression
00:40:11et de harcèlement
00:40:12à Sciences Po Lyon
00:40:13un enfer
00:40:14puis une libération
00:40:15pour être tout à fait honnête
00:40:17c'est une pression
00:40:18qui s'accumule
00:40:19de plus en plus
00:40:19qui vous monte
00:40:20sur les épaules
00:40:21une chape de plomb
00:40:21qui fait que
00:40:22chaque matin
00:40:23vous avez de moins en moins
00:40:24envie d'aller en cours
00:40:25vous réfléchissez
00:40:25à abandonner
00:40:26à quitter l'école
00:40:27et la pression
00:40:28continue à monter
00:40:29parce que chaque jour
00:40:29c'est une nouvelle intimidation
00:40:31c'est une nouvelle
00:40:32tentative d'agression
00:40:33c'est des nouvelles menaces
00:40:34de mort
00:40:34c'est des regards
00:40:36c'est une manière
00:40:37de ne plus vous parler
00:40:38et en préparant cette émission
00:40:41je suis retombé
00:40:42sur un mail
00:40:43que j'avais envoyé
00:40:44à l'administration
00:40:44où je racontais
00:40:45comment ils avaient tenté
00:40:47de m'agresser
00:40:47le lundi
00:40:48le mardi
00:40:49le mercredi
00:40:50et le jeudi
00:40:51ils préparaient une manifestation
00:40:51pour essayer de m'attraper
00:40:52et qu'est-ce qui s'est passé
00:40:53ce jeudi
00:40:54lorsque je me pose
00:40:55dans un café à côté
00:40:56en demandant à une amie
00:40:58est-ce que je peux
00:40:58aller en cours
00:40:59il faut déjà noter ceci
00:41:00est-ce que je peux me rendre
00:41:01dans mon propre établissement
00:41:02pour aller à un cours obligatoire
00:41:03sans risquer
00:41:04de me faire agresser
00:41:05et que cet ami
00:41:06m'envoie des messages
00:41:07me disant
00:41:08qu'il y aurait
00:41:08une dizaine
00:41:09d'antifas armés
00:41:11de battes
00:41:13en fer
00:41:13qui attendraient
00:41:15juste à côté
00:41:15de Sciences Po Lyon
00:41:16mon passage
00:41:17et c'est assez
00:41:19triste
00:41:20de voir ceci
00:41:21puisque je repense
00:41:22à l'affrontement
00:41:23qu'il y a eu
00:41:23qui a mené
00:41:24à la mort de Quentin
00:41:25et il a eu lieu
00:41:26quasiment à côté
00:41:27du passage à niveau
00:41:28là où ces personnes
00:41:29s'étaient cachées
00:41:30d'après les messages
00:41:30de mon ami
00:41:31comment se passaient
00:41:32vos journées
00:41:33par exemple
00:41:33c'était devant l'établissement
00:41:35au sein de l'établissement
00:41:36chez vous
00:41:37ou précisément ?
00:41:38Généralement
00:41:38c'était surtout
00:41:39sur le chemin
00:41:39à des moments
00:41:40des équipes
00:41:41étaient sur le chemin
00:41:42à la sortie
00:41:43ou à l'arrêt de tram
00:41:44et m'attendait
00:41:45parfois un arrêt de tram
00:41:45avant
00:41:46pour pouvoir monter
00:41:47dans le tram
00:41:47et m'attendre
00:41:48et ce qui s'est passé
00:41:49c'est que j'en venais
00:41:51à arriver
00:41:5130 à 40 minutes
00:41:52en avance au cours
00:41:53à partir plus tard
00:41:54à demander à des amis
00:41:55s'ils pouvaient passer
00:41:55et s'ils pouvaient regarder
00:41:56si le chemin était libre
00:41:57pour arriver en cours
00:41:58ou pour repartir
00:42:00et en fait
00:42:01la vie devient un enfer
00:42:02on ne devient plus
00:42:02aucun amphithéâtre
00:42:03on devient un fantôme
00:42:04dans l'établissement
00:42:05on n'a plus envie
00:42:06d'aller en cours
00:42:06on se fait parfois
00:42:07menacer de mort
00:42:08à l'intérieur de l'établissement
00:42:09j'ai eu le malheur
00:42:10de prendre un café
00:42:11avec un ami
00:42:11à côté de Sciences Po Lyon
00:42:13c'est-à-dire
00:42:13juste un café
00:42:14à côté de mon lieu d'études
00:42:15et je me retrouve
00:42:16avec un membre
00:42:17de la jeune garde
00:42:17qui vient me menacer de mort
00:42:18en me disant
00:42:19que je ne devrais pas être ici
00:42:20alors qu'il n'est même pas
00:42:21étudiant sur ce campus
00:42:22et pendant une période
00:42:25ils avaient un squat
00:42:26juste à côté
00:42:26de Sciences Po Lyon
00:42:28qui était à 4 à 5 minutes à pied
00:42:29et ils utilisaient ce squat
00:42:30pour venir directement
00:42:32aller intimider les élèves
00:42:32qui étaient de droite
00:42:34et en fait
00:42:35leur technique
00:42:36c'était de venir harceler
00:42:37systématiquement
00:42:38les étudiants
00:42:38qui étaient marqués à droite
00:42:39et moi spécifiquement
00:42:40vu mon engagement
00:42:41pour essayer de nous faire
00:42:42craquer mentalement
00:42:42Qui vous poursuivait
00:42:44à chaque fois ?
00:42:45systématiquement
00:42:46la jeune garde ?
00:42:47C'était parfois
00:42:48la jeune garde
00:42:49parfois c'était juste
00:42:50des étudiants de Sciences Po Lyon
00:42:51c'était une manière
00:42:52de vous regarder
00:42:53et de vous faire comprendre
00:42:54que si vous restiez
00:42:55suffisamment longtemps
00:42:55dans l'école
00:42:56ils allaient appeler
00:42:56parce qu'ils sont
00:42:57ce qu'il faut voir
00:42:58c'est qu'ils sont tous en contact
00:42:58c'est à dire que
00:43:00lorsque la vidéo de mon agression
00:43:01parce que j'ai été agressé
00:43:02il y a eu plusieurs tentatives
00:43:04d'agression sur moi
00:43:05et une qui a fonctionné
00:43:06où ils ont réussi à m'agresser
00:43:07Ils étaient à combien contre vous ?
00:43:09Ils étaient
00:43:09je n'ai pas vu exactement
00:43:11il y avait un grand
00:43:12pour vous le raconter
00:43:13et j'entends un bruit
00:43:14une sorte de matraque
00:43:16télescopique
00:43:16qui se déploie
00:43:17je commence à rentrer
00:43:18dans le métro
00:43:19je les vois
00:43:20qui me suivent
00:43:21je me dis
00:43:21ils ne vont pas être
00:43:23assez stupides
00:43:23pour m'agresser
00:43:24sous les caméras
00:43:25donc je commence à ralentir
00:43:26j'ai passé
00:43:27j'ai badgé
00:43:28et en fait
00:43:28je me rends compte
00:43:29que j'en ai plusieurs
00:43:30qui me suivent encore
00:43:31à l'intérieur
00:43:32qui rentrent dans la rame de métro
00:43:33un qui sort le téléphone
00:43:34pour filmer
00:43:34un qui commence à m'agripper
00:43:35essayer de me mettre
00:43:36un coup de boule
00:43:37je commence à me défendre
00:43:38physiquement
00:43:39puisque c'est la seule chose
00:43:40qui me reste à faire
00:43:41des passants interviennent
00:43:42pour nous séparer
00:43:42j'arrive à le pousser
00:43:43en dehors de la rame de métro
00:43:45et l'autre
00:43:45me voyant arriver vers lui
00:43:46sort en courant
00:43:47de la rame de métro
00:43:48mais en fait
00:43:49c'est une pression quotidienne
00:43:51je sors du travail
00:43:52une fois
00:43:53je travaillais à l'époque
00:43:54comme croque mort
00:43:55donc j'étais en costard
00:43:56costume noir
00:43:57et j'entends à la sortie
00:43:59M.S.Bina
00:44:00mon nom de famille
00:44:01et je vois
00:44:02un groupe d'individus
00:44:03peut-être un peu moins
00:44:04d'une dizaine
00:44:05qui commencent à m'arriver
00:44:06dessus en courant
00:44:07et donc je commence
00:44:08à courir
00:44:09puisque je sens
00:44:10qu'ils viennent
00:44:11pour m'agresser
00:44:12je dois me faufiler
00:44:13entre un arrêt de trame
00:44:15c'est un arrêt de trame
00:44:16vraiment très petit
00:44:16donc je me faufile au milieu
00:44:18parce qu'ils me bloquaient
00:44:18entre la foule
00:44:19et eux
00:44:20pour essayer de me passer
00:44:21à tabac
00:44:22et ils m'ont coursé
00:44:22sur presque
00:44:24j'irais 800-900 mètres
00:44:25et une fois
00:44:26vous avez été agressé
00:44:27vous avez eu
00:44:27la vie sauve
00:44:28grâce à des passants
00:44:29qui vous ont sauvé
00:44:30pourquoi ?
00:44:31qu'est-ce qu'ils vous reprochent
00:44:32concrètement ?
00:44:32ce qu'ils m'ont reproché
00:44:33c'est très simplement
00:44:34le fait d'avoir mis mon nom
00:44:36sur des listes électorales
00:44:37pour la coquarde étudiante
00:44:39le fait de militer activement
00:44:41au sein de mon université
00:44:41parce que je l'aurais toujours dit
00:44:43pour moi
00:44:44les idées politiques
00:44:44sont faites pour être défendues
00:44:45il n'y a pas de zone
00:44:46de non-droit
00:44:47plutôt de zone de non-droite
00:44:49et lorsque
00:44:50ils ont organisé
00:44:51par exemple
00:44:51une assemblée générale
00:44:52contre ma présence
00:44:53dans l'établissement
00:44:54j'ai décidé d'y aller
00:44:55puisque s'ils ont le droit
00:44:56de parler de moi
00:44:57s'ils ont le droit
00:44:57de répandre leurs mensonges
00:44:59sur ma personne
00:44:59et bien moi
00:45:00j'ai le droit d'y aller
00:45:01pour porter la contradiction
00:45:02et qu'est-ce qu'il s'est passé ?
00:45:03des personnes sont venues
00:45:04me menacer
00:45:04de m'agresser
00:45:05m'ont dit qu'ils allaient
00:45:06m'attendre à la sortie
00:45:07devant tout le monde
00:45:08dans cet amphithéâtre
00:45:10Edouard Bina
00:45:11vous avez porté plainte
00:45:13les plaintes n'ont pas abouti
00:45:14mais j'aimerais revenir aussi
00:45:15sur une image
00:45:16parce que Mathieu Beaucoté
00:45:17tout à l'heure
00:45:17parlait du lien
00:45:18entre LFI
00:45:19et la Jeune Garde
00:45:20vous avez des images
00:45:21vous avez vu ce lien
00:45:23vous
00:45:24entre LFI
00:45:25et la Jeune Garde
00:45:26si on regarde
00:45:26les publications
00:45:27de la Jeune Garde
00:45:28et de la France Insoumise
00:45:29de Lyon
00:45:29on voit que les formations
00:45:31de la Jeune Garde
00:45:31leurs conférences
00:45:32l'ensemble
00:45:33de leurs événements
00:45:35et de formations
00:45:35se font dans les locaux
00:45:37de la France Insoumise
00:45:39c'est ce qu'on voit ici
00:45:39à l'image
00:45:40oui c'est ça
00:45:40la Jeune Garde
00:45:41qui fait ces réunions
00:45:43c'est ça
00:45:43dans les locaux
00:45:44de la France Insoumise
00:45:44c'est ça
00:45:45c'est la France Insoumise
00:45:46prête leurs locaux
00:45:47la vraie question
00:45:48c'est les prête-t-ils
00:45:49ou les font-ils payer
00:45:50dans les deux cas
00:45:51ils donnent l'accès
00:45:53à leurs locaux
00:45:54à un groupuscule
00:45:55qui est violent
00:45:56et qui est connu
00:45:56pour être violent
00:45:57qui le revendique même
00:45:58puisque vous pouvez aller
00:46:00sur des canaux
00:46:01télégrammes
00:46:02antifasquad
00:46:02notamment
00:46:03où la Jeune Garde
00:46:04revendique ouvertement
00:46:06en tant que Jeune Garde
00:46:07il y a marqué
00:46:08la Jeune Garde
00:46:098 à 9 membres
00:46:10de la Jeune Garde
00:46:10ont passé à tabac
00:46:11telle personne
00:46:12ont agressé telle personne
00:46:13ils revendiquent
00:46:14leur violence
00:46:15devant tout le monde
00:46:16et la France Insoumise
00:46:17leur prête les locaux
00:46:19dernière question
00:46:20mais vous allez rester
00:46:21avec nous sur le plateau
00:46:23comment vous en êtes sorti
00:46:25finalement au bout de 5 ans
00:46:26qui vous est venu en aide
00:46:27comment est-ce que ça a cessé
00:46:28j'ai appris
00:46:30à vivre avec
00:46:31et c'est quelque chose
00:46:32qui est assez dur à dire
00:46:34mais au début
00:46:35mes amis me disaient
00:46:37tu devrais
00:46:37soit arrêter la politique
00:46:38soit t'armer
00:46:39tu devrais avoir une arme
00:46:41en permanence
00:46:42parce qu'un jour
00:46:42ils vont réussir à t'avoir
00:46:43tu as de la chance
00:46:44tu arrives à t'en sortir
00:46:45des fois il y a des passants
00:46:46des fois tu arrives
00:46:48à te mettre dans une situation
00:46:49où tu peux t'en sortir
00:46:49où tu es sous des caméras
00:46:51donc ils ne peuvent pas t'agresser
00:46:52parce qu'ils savent
00:46:52qu'ils prennent un risque
00:46:53et je me souviens
00:46:54d'ailleurs
00:46:55d'une anecdote
00:46:57où des membres
00:46:58de la Jeune Garde
00:46:58viennent m'attendre
00:46:59à un arrêt de tram
00:47:00et viennent me menacer
00:47:01sauf qu'ils se rendent compte
00:47:02que je suis sous caméra
00:47:02qui ne peuvent donc pas me frapper
00:47:03et ils commencent à hurler
00:47:05que je suis un fasciste
00:47:06un raciste
00:47:06un nazi
00:47:07en tentant de faire en sorte
00:47:08que des gens m'agressent
00:47:09sauf que personne ne le fait
00:47:10donc ils arrêtent
00:47:11une personne d'origine étrangère
00:47:13et lui disent
00:47:13c'est un raciste
00:47:14c'est un fasciste
00:47:14tu dois l'agresser
00:47:15et la personne
00:47:16leur dit
00:47:17grand bien lui fasse
00:47:18et part
00:47:18et ils se sont arrêtés comme ça
00:47:20et en fait
00:47:20leur mode de fonctionnement
00:47:21c'est d'essayer
00:47:22soit de vous agresser
00:47:22soit de pousser d'autres gens
00:47:23à vous agresser
00:47:24de faire que votre vie
00:47:25soit un enfer
00:47:26et moi j'ai décidé
00:47:27de continuer
00:47:27parce que si moi j'arrêtais
00:47:28et bien ils allaient passer
00:47:29à la personne suivante
00:47:30et ils allaient continuer
00:47:31en permanence
00:47:31Merci beaucoup
00:47:32pour votre témoignage
00:47:33restez avec nous
00:47:34Jean-Luc Mélenchon
00:47:35tenez une conférence
00:47:35je ne vous ai pas oublié
00:47:36Eric Tegner
00:47:37justement parce qu'on va voir
00:47:39effectivement
00:47:39qu'il n'y a pas seulement
00:47:41la jeune garde
00:47:42mais Jean-Luc Mélenchon
00:47:43est en conférence
00:47:44en ce moment
00:47:45et il a déclaré
00:47:46on se déshonore
00:47:47lorsqu'on frappe
00:47:48d'une manière
00:47:49qui comporte le risque
00:47:50d'infliger la mort
00:47:52écoutez
00:47:54Nous avons eu tous
00:47:56je pense
00:47:57de la compassion
00:47:58pour les parents
00:47:59de cet homme
00:48:00quelles que soient
00:48:01les opinions
00:48:02de ses parents
00:48:02rien ne justifiait
00:48:04qu'on leur ramène
00:48:05leur enfant mort
00:48:07notre stratégie fondamentale
00:48:09est celle
00:48:10de la démocratie
00:48:10de l'adhésion
00:48:12du grand nombre
00:48:13à une cause
00:48:14qu'il impose
00:48:14par son action
00:48:15de masse
00:48:17par ses bulletins
00:48:18de vote
00:48:18dès lors
00:48:19la violence repousse
00:48:20rabougrie
00:48:22en ferme
00:48:24et c'est pourquoi
00:48:25nous n'en voulons pas
00:48:26comme stratégie
00:48:27de lutte politique
00:48:28Voilà pour ce que dit
00:48:31Jean-Luc Mélenchon
00:48:32Jordan Bardella
00:48:33lui a tweeté
00:48:34un collaborateur
00:48:34parlementaire
00:48:36de LFI
00:48:37Raphaël Arnaud
00:48:37figure parmi les interpellés
00:48:39sur la mort de Quentin
00:48:41la responsabilité
00:48:43morale
00:48:44et politique
00:48:45de Jean-Luc Mélenchon
00:48:46est immense
00:48:48sa complicité
00:48:49avec les groupuscules
00:48:50d'ultra-gauche
00:48:51qu'il qualifie
00:48:52lui-même
00:48:53Voilà pour
00:48:54Jordan Bardella
00:48:55Eric Tegner
00:48:57reste avec nous
00:48:58mon cher Edouard Bina
00:48:59merci pour ce témoignage
00:49:00Eric Tegner
00:49:01Quentin est mort
00:49:02à la suite
00:49:02d'une agression
00:49:03donc en marge
00:49:03de la conférence
00:49:04de l'eurodéputé
00:49:05LFI
00:49:06Rima Hassan
00:49:06ce drame met en lumière
00:49:08les violences
00:49:08de la jeune garde
00:49:10de l'extrême gauche
00:49:11est-ce que c'est un cas
00:49:12isolé
00:49:13ou est-ce qu'il existe
00:49:14aujourd'hui
00:49:15d'autres mouvances
00:49:17violentes
00:49:17à l'extrême gauche
00:49:19en France
00:49:20Alors Christine
00:49:20il faut bien comprendre
00:49:21que ce meurtre
00:49:22n'est pas un fait
00:49:23divers isolé
00:49:24il s'écrit donc
00:49:25déjà dans une longue
00:49:26série d'agressions
00:49:28revendiquées par
00:49:29le mouvement fondé
00:49:30par le député
00:49:31insoumis
00:49:31Raphaël Arnaud
00:49:33mais surtout
00:49:33il révèle
00:49:34une nébuleuse
00:49:35antifa d'ultra-gauche
00:49:36et d'extrême-gauche
00:49:37qui assume
00:49:38les violences physiques
00:49:39comme outils politiques
00:49:40c'est la raison pour laquelle
00:49:41je voulais en parler ce soir
00:49:42parce qu'on se concentre
00:49:43beaucoup
00:49:44sur la jeune garde
00:49:45mais il y a derrière
00:49:46encore plus d'associations
00:49:47parfois même encore plus dangereuses
00:49:49derrière la jeune garde
00:49:50il se déploie toute une galaxie
00:49:52de groupes
00:49:53et de mouvances
00:49:54régulièrement signalées
00:49:55par les autorités
00:49:56pour leur potentiel
00:49:57de violence
00:49:57on peut en citer
00:49:59quelques-unes actions
00:50:00antifascistes
00:50:01Paris-Banlieue
00:50:02par exemple
00:50:03figure parmi
00:50:04les plus anciens
00:50:05et les plus actifs
00:50:06avec nombre d'actions
00:50:07violentes
00:50:08recensées
00:50:09documentées
00:50:10par des vidéos
00:50:10contre des opposants politiques
00:50:12des militants de droite
00:50:13et une présence régulière
00:50:15dans les black blocs
00:50:16par exemple
00:50:16lors des manifestations
00:50:17la nébuleuse également
00:50:19elle comprend
00:50:19de nombreux collectifs
00:50:21antifas locaux
00:50:23ce qui fait que
00:50:23ça n'est pas uniquement
00:50:24concentré
00:50:25sur Lyon
00:50:26et sur Paris
00:50:26on en retrouve à Rennes
00:50:27on en retrouve à Brest
00:50:28on en retrouve à Caen
00:50:30on en retrouve à Bordeaux
00:50:31on en retrouve à Strasbourg
00:50:32on en retrouve
00:50:33dans le nord de la France
00:50:34ce qui fait que
00:50:34les militants aujourd'hui de droite
00:50:36ou les journalistes de droite
00:50:37ne sont plus en sécurité
00:50:38pas uniquement à Paris
00:50:39dans la région parisienne
00:50:40ou à Lyon
00:50:41mais également
00:50:42dans les petites villes moyennes
00:50:43y compris par exemple
00:50:45Angers
00:50:45on peut citer d'autres groupuscules
00:50:47également
00:50:47des groupes comme
00:50:48le GAL à Lyon
00:50:50ils ont été par exemple
00:50:51vus samedi dernier
00:50:52ils s'en sont pris
00:50:53à un groupe de vidéastes
00:50:55alors que déjà
00:50:56la mort de Quentin
00:50:57venait d'être annoncée
00:50:58ce groupe
00:50:58la GAL à Lyon
00:50:59elle a été dissout par l'Etat
00:51:01en 2022
00:51:02pour ses actions violentes
00:51:03ou encore
00:51:04on peut penser
00:51:05à défense collective à Rennes
00:51:06cet après-midi
00:51:07par exemple
00:51:07qu'elle s'y s'est passée
00:51:08également
00:51:09c'est la députée
00:51:10et Rennes
00:51:10lors Lavalette
00:51:11candidate à la mairie
00:51:12de Toulon
00:51:13qui a été pris
00:51:14à partie
00:51:14par une cinquantaine
00:51:16d'antifas
00:51:17qui sont issus
00:51:18du groupe
00:51:18ultra du virage
00:51:19d'Auteuil
00:51:20aujourd'hui
00:51:21la violence est partout
00:51:22lors des élections municipales
00:51:23on peut enfin
00:51:24penser par exemple
00:51:25dans les facultés
00:51:26à Union Pirate
00:51:27Union Pirate
00:51:28c'est un groupuscule
00:51:29qui est en train
00:51:30d'émerger aujourd'hui
00:51:31par exemple
00:51:31à Rennes
00:51:32ou encore à Caen
00:51:33et qui fait part
00:51:34d'actions violentes
00:51:35je pense que
00:51:35monsieur Binat
00:51:36en est témoin
00:51:37il y a également
00:51:38des faits très précis
00:51:39de potentiels
00:51:40actes terroristes
00:51:41je vais vous en citer un
00:51:42c'était le 8 décembre 2020
00:51:44la DGSI
00:51:45elle a interpellé
00:51:467 militants d'ultra-gauche
00:51:47soupçonnés
00:51:48de préparer des attentats
00:51:49contre les forces de l'ordre
00:51:51puisque les forces de l'ordre
00:51:52sont souvent
00:51:53la cible
00:51:54des essentifas
00:51:54à travers le symbole
00:51:56ACAB
00:51:56All Cops
00:51:57Arbastarn
00:51:58tous les flics
00:51:58sont des salauds
00:51:59ils font des entraînements
00:52:00au tir
00:52:01des explosifs artisanaux
00:52:02du repérage
00:52:03de casernes
00:52:04et des discussions
00:52:04sur comment
00:52:05tuer des policiers
00:52:07ils ont été finalement
00:52:08condamnés
00:52:09en 2023
00:52:09à des peines
00:52:10de 2 à 5 ans
00:52:11pour association
00:52:12de malfaiteurs
00:52:13terroristes
00:52:142 à 5 ans
00:52:15de prison
00:52:15c'est ainsi que
00:52:16les services de renseignement
00:52:17aujourd'hui
00:52:18ils suivent environ
00:52:193000 militants
00:52:21fichés S
00:52:22à l'ultra-gauche
00:52:23la violence
00:52:24elle n'y est pas
00:52:25un dérapage
00:52:26mais c'est une stratégie
00:52:27assumée
00:52:28à travers
00:52:28toute une série de groupuscules
00:52:30qui sont principalement
00:52:31les victimes
00:52:32de cette extrême-gauche
00:52:33ouvertement violente
00:52:34alors il y en a de nombreuses
00:52:36les militants
00:52:37de l'Uni
00:52:37de la cocarde étudiante
00:52:39ou du collectif
00:52:40féministe
00:52:41Némésis
00:52:41en sont les cibles
00:52:42privilégiées
00:52:44particulièrement
00:52:44lors des tractages
00:52:46et des élections étudiantes
00:52:47ou encore
00:52:47des militants
00:52:48certains de Reconquête
00:52:49ont été agressés
00:52:50cette semaine
00:52:51d'autres du Rassemblement
00:52:52national
00:52:53même des militants
00:52:54d'En Marche
00:52:55ont pu être agressés
00:52:56par exemple
00:52:57à Nanterre
00:52:57c'est dire à quel point
00:52:58ils classent tout le monde
00:52:59aujourd'hui
00:53:00à l'extrême droite
00:53:01quand on ne pense pas
00:53:01comme eux
00:53:02je vais donc
00:53:02vous citer
00:53:03plusieurs faits
00:53:04qui ont été récurrents
00:53:05ces dernières années
00:53:06à Paris
00:53:07le 19 novembre 2024
00:53:09sur le campus
00:53:10de Tolbiac
00:53:10c'est un enfer là-bas
00:53:12pour les militants de droite
00:53:13des militants
00:53:14de la cocarde
00:53:14ont été agressés
00:53:15à l'arme blanche
00:53:16le collectif
00:53:17marxiste et révolutionnaire
00:53:18de l'université
00:53:19Panthéon-Sorbonne
00:53:20le point levé
00:53:21s'en était même
00:53:22félicité
00:53:23le point levé
00:53:24imaginé
00:53:24c'est une session
00:53:25du groupe
00:53:26du nouveau parti
00:53:27anticapitaliste
00:53:29d'une certaine façon
00:53:30il y a encore plus
00:53:30de gens à la gauche
00:53:32de Jean-Luc Mélenchon
00:53:33qu'on peut l'imaginer
00:53:34on peut penser aussi
00:53:35à Albi
00:53:35en mars 2024
00:53:36c'est un militant
00:53:37de la cocarde
00:53:38qui a été suivi
00:53:39jusque chez lui
00:53:40et lynché
00:53:40par deux antifas
00:53:41deux jours plus tard
00:53:42dans la même semaine
00:53:43une nouvelle attaque
00:53:44sur le campus
00:53:45a été imputée
00:53:46à des membres
00:53:46d'offensive
00:53:48antifasciste
00:53:48Albi
00:53:48nommément cité
00:53:49dans les enquêtes
00:53:50à Poitiers
00:53:51le même mois
00:53:52c'est à chaque fois
00:53:52la même chose
00:53:53mais ça ne fait pas
00:53:54la une des grands journaux
00:53:55cinq antifas
00:53:56ont chargé des militants
00:53:57en plein tractage
00:53:58ces faits Christine
00:53:59sont documentés
00:54:00par les plaintes
00:54:00ils montrent un schéma
00:54:01récurrent d'intimidation
00:54:03de violence physique
00:54:04pour empêcher
00:54:05toute présence
00:54:05sur les campus
00:54:06l'Uni évidemment
00:54:07il a connu le même sort
00:54:09en avril 2022
00:54:10à Grenoble
00:54:10trois de ses militants
00:54:11ont été agressés
00:54:13en centre-ville
00:54:13par des antifas masqués
00:54:14avec des coups de poing
00:54:16des coups de pied
00:54:16et même
00:54:16de la strangulation
00:54:18Grenoble
00:54:19la terre d'extrême gauche
00:54:20où l'ancien procureur
00:54:21de la République
00:54:21Éric Vaillant
00:54:22affirmait je cite
00:54:23l'ultra gauche
00:54:24c'est un attentat
00:54:25tous les six mois
00:54:26en moyenne
00:54:27le 9 février
00:54:28en fin 2026
00:54:30à Lille
00:54:30il y a donc quelques jours
00:54:31en fin de soirée
00:54:32un militant de l'Uni
00:54:33a été violemment agressé
00:54:35par un groupe d'antifas
00:54:36qui l'ont roué
00:54:37de coups au sol
00:54:38dans une tentative
00:54:39de lynchage
00:54:39la vidéo de l'agression
00:54:41a été filmée
00:54:42et diffusée
00:54:42par les antifas
00:54:43eux-mêmes
00:54:43sur le canal Télégram
00:54:44à l'époque
00:54:45personne n'a voulu voir
00:54:47le collectif féministe
00:54:49de droite
00:54:49enfin un émésis
00:54:51subit également
00:54:52des agressions
00:54:52d'une gravité particulière
00:54:54on l'a vu évidemment
00:54:54jeudi dernier
00:54:56à Lyon
00:54:56mais c'était loin
00:54:57d'être la première fois
00:54:58le 23 avril 2024
00:55:005 à Sciences Po Paris
00:55:01à nouveau Sciences Po
00:55:03qui est censée être
00:55:04la grande école en France
00:55:05une dizaine de militantes
00:55:06ont été encerclées
00:55:08insultées
00:55:08bousculées
00:55:09frappées
00:55:10et bombardées
00:55:10de jets de bouteilles
00:55:12par environ une centaine
00:55:13de militants
00:55:13d'extrême gauche
00:55:14portant kéfier
00:55:15drapeau palestinien
00:55:16les vigiles étant impuissants
00:55:18face à la foule
00:55:19on peut penser également
00:55:20à la manifestation féministe
00:55:22du 8 mars 2025
00:55:23par le collectif
00:55:25Nous Toutes
00:55:25qui a offert un autre exemple
00:55:27de cette violence organisée
00:55:28Christine
00:55:28le collectif de Némésis
00:55:30mais également
00:55:30Nous Vivrons
00:55:31dont parlait Jean-Luc Mélenchon
00:55:33dimanche
00:55:33a été la cible
00:55:34de nombreuses attaques
00:55:35malgré la présence policière
00:55:37le porte-parole
00:55:38de la jeune garde
00:55:39qui se fait appeler
00:55:39Sem Yoldas
00:55:40vous en parliez tout à l'heure
00:55:41c'est d'ailleurs plein
00:55:42à cette époque
00:55:43du dispositif policier
00:55:44qui sécurisait
00:55:46les manifestants
00:55:47mais ce ne sont là
00:55:48Christine
00:55:48ça a l'air long
00:55:49que quelques exemples
00:55:50qui montrent cette violence
00:55:51J'ai une dernière question
00:55:53Comment expliquer
00:55:54que des groupuscules
00:55:55régulièrement citées
00:55:56pour des violences
00:55:57ne fassent pas
00:55:58l'objet de dissolution ?
00:55:59Vous nous répondrez
00:56:00juste après
00:56:01le JT
00:56:02de Mickaël Dorian
00:56:04Bonsoir Christine
00:56:05Bonsoir à tous
00:56:06L'enquête se poursuit
00:56:07sur la mort de Quentin
00:56:094 suspects
00:56:10ont été interpellés
00:56:11On apprend par ailleurs
00:56:12selon les informations
00:56:13de notre service
00:56:14police-justice
00:56:14à ces news
00:56:15que 6 personnes
00:56:165 hommes et 1 femme
00:56:17ont été identifiés
00:56:17comme membres
00:56:18de la jeune garde
00:56:19le mouvement d'ultra-gauche
00:56:20du député insoumis
00:56:21Raphaël Arnaud
00:56:22Le fabricant
00:56:23de produits en verre
00:56:24Arc ne dispose plus
00:56:26que d'une seule offre
00:56:26de reprise connue
00:56:27l'ancien président
00:56:29de l'entreprise
00:56:30l'un des deux seuls candidats
00:56:31à s'être positionné
00:56:32s'est finalement retiré
00:56:33Il avait présenté un plan de relance
00:56:35sans suppression de poste
00:56:36et demandé un report
00:56:37des échéances
00:56:38La seconde offre
00:56:39qui est maintenue
00:56:40prévoit en revanche
00:56:41300 licenciements
00:56:42et 500 départs volontaires
00:56:44Et puis Paris
00:56:45et Algiers relancent
00:56:46une coopération sécuritaire
00:56:47de très haut niveau
00:56:48Les mots de Laurent Nouniez
00:56:49au deuxième jour
00:56:50de sa visite en Algérie
00:56:51Le ministre de l'Intérieur
00:56:53est venu renouer le dialogue
00:56:54pour tenter de dégeler
00:56:55la relation bilatérale
00:56:57Il était reçu aujourd'hui
00:56:58par le président algérien
00:57:00Abdelmadjid Teboun
00:57:01Merci beaucoup
00:57:02mon cher Michael Dorian
00:57:03Eric Tegner
00:57:04Je me retourne vers vous
00:57:05Comment expliquer
00:57:05que des groupuscules
00:57:07régulièrement citées
00:57:08pour des violences
00:57:09ne fassent pas
00:57:10l'objet de dissolutions ?
00:57:12Alors c'est très simple
00:57:12Pendant des années
00:57:13les différents ministres
00:57:14de l'Intérieur
00:57:14préféraient dissoudre
00:57:16des groupuscules
00:57:16d'extrême droite
00:57:18Par exemple
00:57:19Génération Identitaire
00:57:20On a pris beaucoup de temps
00:57:21à demander la dissolution
00:57:23C'est Bruno Retailleau
00:57:23qui l'a fait
00:57:24du collectif
00:57:25de la jeune garde
00:57:26On peut penser
00:57:27que Gérald Darmanin
00:57:28effectivement avait parlé
00:57:28à l'époque d'éco-terrorisme
00:57:30parce qu'il y a ce sujet
00:57:31aujourd'hui
00:57:32Il avait donc dissous
00:57:33les soulèvements de la terre
00:57:33mais à nouveau
00:57:34le Conseil d'Etat
00:57:35avait cassé
00:57:37cette décision
00:57:38de dissolution
00:57:39C'est le même cas
00:57:40aujourd'hui
00:57:40sur la jeune garde
00:57:41Il y a eu un pourvoi
00:57:42devant le Conseil d'Etat
00:57:44réalisé par la Ligue
00:57:45des droits de l'homme
00:57:46subventionnée par nos impôts
00:57:47Merci beaucoup
00:57:48Eric Tegner
00:57:49Edouard Binard
00:57:50Une phrase
00:57:51avant le coup de point final
00:57:52de Mathieu Bocoté
00:57:53Vous qui avez été harcelé
00:57:54par l'extrême gauche
00:57:56pendant 5 ans
00:57:57Je tiens à dire
00:57:58à l'ensemble des étudiants
00:57:59qui actuellement vivent
00:58:00des situations
00:58:00comme j'ai pu le vivre
00:58:02qu'il faut tenir bon
00:58:03qu'il faut ne rien lâcher
00:58:05qu'il faut aller jusqu'au bout
00:58:05et qu'il faut tenir
00:58:06puisque les idées
00:58:07méritent qu'on les défende
00:58:09Merci beaucoup
00:58:11Mathieu Bocoté
00:58:13Le Figaro
00:58:14vient de publier
00:58:15une passionnante enquête
00:58:16sur Jacques Lang
00:58:17On nous le présente
00:58:19comme un homme
00:58:19au fast train de vie
00:58:21qui ne payait
00:58:23à peu près rien
00:58:24Tout le monde a été choqué
00:58:25et ça semble pour vous
00:58:27dépasser le cas de Jacques Lang
00:58:28Parlons d'un homme
00:58:30qui n'a rien lâché
00:58:31Jacques Lang
00:58:32jusqu'au bout
00:58:33Alors de quoi parle-t-on ?
00:58:34On sait de Jacques Lang
00:58:35sur le papier du Figaro
00:58:36et celui des Parisiens
00:58:36qui en ont parlé
00:58:37On sait qu'il aimait l'argent
00:58:38surtout l'argent de l'État
00:58:39On sait qu'il n'aimait pas
00:58:41payer ses factures au restaurant
00:58:42Ce serait quand même
00:58:43un peu indigne
00:58:43d'avoir à les payer
00:58:44On sait qu'il ne payait pas
00:58:46ses costumes apparemment
00:58:47et les factures
00:58:48qui feraient passer
00:58:49François Fillon
00:58:49pour un amateur
00:58:50On sait qu'il aimait
00:58:51organiser des grandes fêtes
00:58:52pour le célébrer
00:58:53sans les payer
00:58:54évidemment
00:58:55On sait aussi
00:58:56qu'il voulait s'emparer
00:58:57du patrimoine historique
00:58:58de la France
00:58:59son oeuvre
00:59:00comme ministre de la Culture
00:59:00pour ensuite
00:59:01le défigurer à sa manière
00:59:03C'était sa manière
00:59:04d'y poser sa griffe
00:59:05On sait aussi
00:59:05qu'il aimait l'argent d'Epstein
00:59:07et sa voiture
00:59:08et les facilités
00:59:09qu'il lui offrait
00:59:09Mais c'est tout
00:59:10Rien de plus en commun
00:59:11bien évidemment
00:59:12Est-ce que c'est simplement
00:59:14un trait de personnalité
00:59:15d'un individu
00:59:16ou est-ce que c'est pas
00:59:17le symbole
00:59:17de la caste socialiste
00:59:18arrivée au pouvoir
00:59:19au début des années 80
00:59:20Une caste qui aimait
00:59:22arriver au pouvoir
00:59:23au nom des plus grands idéaux
00:59:24qui aimait
00:59:25les palais de la République
00:59:26ses chauffeurs
00:59:27ses grands repas
00:59:28ses beaux habits
00:59:28et qui considérait
00:59:29qu'arrivés au sommet de l'État
00:59:31ils étaient en droit
00:59:31d'être nommés
00:59:32et renommés
00:59:33à la tête de ces institutions
00:59:34jusqu'à la fin de leur vie
00:59:36Aujourd'hui
00:59:36ne comprennent pas
00:59:37ce qui leur arrive
00:59:38Comment peut-on
00:59:39les priver
00:59:39de ce dont ils ont droit
00:59:41N'ont-ils pas droit
00:59:41au plus beau palais
00:59:43Ont-ils des descendants
00:59:44par ailleurs
00:59:44C'est une question
00:59:45qu'on peut se poser
00:59:46Est-ce que dans la caste
00:59:47de l'extrême centre
00:59:47il y a aujourd'hui
00:59:48des gens qui en profitent
00:59:49probablement avec moins
00:59:51de gloriole
00:59:52que Jack Lang
00:59:53probablement avec autant
00:59:54de plaisir
00:59:54Ce qu'il faut
00:59:55probablement questionner
00:59:56c'est la légitimité
00:59:57de cette étincelante
00:59:58noblesse d'État
00:59:59qui n'en finit plus
01:00:00de reconduire
01:00:00les privilèges
01:00:01de lancer régime
01:00:01tout en parlant
01:00:02nos langages
01:00:03de l'égalité
01:00:03Elle est loin
01:00:05L'égalité
01:00:06Merci Mathieu Bocoté
01:00:08Merci à tous
01:00:08Cinq suspects
01:00:10ont été interpellés
01:00:12dans l'affaire
01:00:13de Quentin
01:00:14dont
01:00:14Jacques-Élie Favreau
01:00:15le proche collaborateur
01:00:16de Raphaël Arnaud
01:00:17L'heure des produits
01:00:18Merci à tous
01:00:19Merci à tous
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