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  • il y a 1 heure
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Pascal Proévo.
00:02Jean-Baptiste Marty est avec nous, vous le connaissez, il est journaliste au service police-justice d'Europe 1.
00:09Où en est l'enquête, c'est pourquoi il est là, et nous parlons évidemment de la mort de Quentin,
00:1223 ans, tué par l'extrême gauche.
00:14Pour synthétiser ce que nous disons, certains qui seraient étonnés que les gardes à vue ne sont pas tombés,
00:22alors que dans d'autres affaires elles tombent plus vite, c'est parce qu'il y a un travail d
00:26'enquêteur qui est fait minutieusement.
00:29Et en revanche, c'est un peu ce que vous disiez il y a une seconde, dans les 24 prochaines
00:34heures, vous imaginez des gardes à vue ?
00:36On peut imaginer des gardes à vue dans les prochaines heures, mais oui, effectivement, ce que Maître Collard disait, c
00:40'est totalement vrai,
00:41c'est que les enquêteurs jouent aussi sur le bluff, les laissés miroiter, pensant qu'ils vont être perquisitionnés très
00:48rapidement, etc.
00:49C'est aussi une manière de les mettre en échec, c'est-à-dire que forcément, moi, ils vont essayer
00:55de prendre contact,
00:56même avec les proches, par exemple, ne serait-ce qu'un échange de SMS, où ils parlent de cette implication,
01:02voilà, c'est une preuve pour les policiers que ces personnes étaient présentes sur les lieux du lynchage.
01:06Bon, et vous n'êtes pas inquiet pour l'instruction, alors que le béotien que je suis l'était,
01:13parce que je vois des gens, je l'ai dit grimés, qui sont cagoulés,
01:18dont on ne reconnaît pas forcément les gestes, ou en tout cas les visages, par des définitions,
01:25vous pensez que tout cela peut...
01:28M. Crépole, par exemple, on ne sait pas qui a donné le dernier coup mortel, hein ?
01:32Oui, mais là, on a affaire à une clientèle différente.
01:37On a affaire, d'après ce que je crois savoir, et vous en savez autant que moi,
01:41on a affaire à des petits bourgeois.
01:43Oui.
01:43A des petits bourgeois, on n'a pas affaire, on a affaire à des petits bourgeois qui tuent.
01:48Oui.
01:48Une info ?
01:49Une information, Gaudier Lebray ?
01:51Du journal local Le Progrès, le journal lyonnais, qui dit à l'instant que les six personnes identifiées
01:56sont tous des membres de la jeune garde.
01:58Ah oui, donc on sait tout.
02:00Donc là, effectivement, c'est cinq hommes et une femme.
02:03Donc la jeune garde, Gérald Darmanin, il dit pas ça.
02:06Oui, mais bien sûr, nous décryptons parfaitement.
02:11Depuis le début de l'émission, grâce à Gilbert Collard, grâce à vous également,
02:16parce que Gilbert a l'habitude de ses habitudes.
02:21C'est un petit coup de tonnerre pour la France Insoumise, un petit ton.
02:24Mais bien sûr.
02:25Ils ont fait du chef de la jeune garde un député, Raphaël Arnaud,
02:27qui évidemment n'était pas là lors de la minute de silence, on comprend mieux pourquoi.
02:30Il savait que Véto était en train de se resserrer autour de son mouvement.
02:34Donc c'est une déflagration pour la France Insoumise, du progrès qui vient de tomber.
02:37Mais je vous dis que Jean-Luc Mélenchon et son mouvement peut tomber là-dessus.
02:43Je vous le dis qu'il est allé tellement loin avec la jeune garde,
02:47c'est un risque stratégique qu'il a pris, qui lui revient aujourd'hui comme un boomerang.
02:52Et je pense que la légalité de son mouvement est aujourd'hui posée.
02:58Avec l'association de malfaiteurs.
03:00Alors, imaginons que nous ayons un ou des coups de téléphone
03:07entre Raphaël Arnaud et Jean-Luc Mélenchon.
03:11Ça devient une sacrée pièce au dossier.
03:13Non, non, mais j'entends ce que vous dites.
03:16Ça met tout le monde dans le même panier.
03:17Voilà, ça met tout le monde dans le même panier.
03:20Bon, n'extrapolons pas, soyons évidemment prudents.
03:23Il reste juste trois minutes, puisque vous êtes là, Jean-Baptiste.
03:27Il y a eu une autre affaire en parallèle, qui évidemment n'est pas liée du tout à celle dont
03:30nous parlons depuis 16h.
03:32Un enfant de 8 ans, percuté mortalement par une voiture à Nîmes.
03:36Six personnes sont en garde à vue.
03:38Il a été percuté à Nîmes, et vous habitez Nîmes d'ailleurs, sur le chemin de l'école,
03:42par un jeune conducteur d'une voiture qui a pris la fuite, qui a ensuite été interpellé.
03:45Cinq autres personnes ont indiqué le parquet.
03:47Les faits se sont déroulés à 8h20.
03:49Il se trouve que cette personne, manifestement, était mineure,
03:52donc n'était pas en possibilité d'avoir le permis de conduire.
03:55Et un enfant a été percuté, et il est décédé.
03:59Ça s'est passé ce matin, oui, aux alentours de 8h20.
04:02Une voiture de sport qui avait été louée à Marseille,
04:04donc percute cet enfant de 8 ans qui allait à l'école sur un passage piéton.
04:07Le chauffeur, un mineur de 17 ans.
04:10Avec lui, il y avait deux autres personnes qui sont également dans la voiture.
04:13Tous prennent la fuite.
04:14Ils se garent un peu plus loin.
04:16Et en fait, entre-temps, la voiture qui a été louée,
04:18il y a ces loueurs qui veulent récupérer la voiture,
04:21ce qui fait qu'il y a six personnes sur la scène,
04:23et les policiers embarquent tout le monde.
04:24Donc là, il y a une enquête ouverte pour homicide routier aggravé.
04:28Et le chauffeur, lui, est connu de la police.
04:30Il avait été placé en garde-vue rien que la semaine dernière.
04:33C'est un drame absolu.
04:35C'est un quartier Pissevin, un quartier concréné par la drogue.
04:38C'est un gosse de 8 ans.
04:40Un quartier Pissevin, un quartier effroyable.
04:43Il faut bien le dire, il y a des règlements de compte.
04:47Vous êtes Nîmois au départ ?
04:48Du côté de ma mère, oui.
04:50Enfin, Gardois.
04:51Ce que je veux dire, c'est que ce quartier, vous le connaissez depuis toujours ?
04:54Depuis 15 ans, 20 ans.
04:55Et il y a 50 ans, il était différent, ce quartier ?
04:57Ah oui.
04:58Ah oui, la dégradation, c'est ça qui fait rager, quoi.
05:03C'est qu'on a assisté à la dégradation progressive, quoi.
05:06Sans que jamais les mesures, depuis des années...
05:10Mais il fallait d'abord éviter de créer ces ghettos.
05:14Bon, moi j'ai bien vu à Nîmes, à Marseille,
05:17l'enfermement n'est jamais bon, on est d'accord.
05:21Et alors maintenant, ce sont des féodalités.
05:23Pissevin, on n'y entre pas, quoi.
05:26Alors, c'est l'endroit où il y a eu tous les règlements de compte.
05:28Bien sûr, bien sûr.
05:29Vous faites la revue de presse, vous êtes édifié tout de suite.
05:32Là, on est dans le trafic de drogue.
05:34Enfin, voiture louée.
05:36Un mineur qui conduit, un délit de fuite,
05:40c'est du trafic, c'est le narcotrafic qui est là derrière.
05:43Et un gosse de 8 ans meurt.
05:46On marque une pause.
05:48Il va nous rester une demi-heure.
05:50L'actualité est dramatique, vous le savez.
05:53Et on essaiera malgré tout, en fin d'émission,
05:55d'être, pourquoi pas, un peu plus léger,
05:57comme nous aimons l'être certains soirs.
06:00Il est 17h25, à tout de suite.
06:01C'est Pascal Brou qui vous raccompagne sur le chemin du travail.
06:05Merci d'écouter Europe 1.
06:06Dans un instant, le rappel des titres avec Kimi Liddes.
06:08«Best du monde »
06:09«Best du monde »
06:09«Best du monde »
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