00:00Le procureur de la République.
00:01Donc le 12 février 2026, vers 17h30, en marge d'une conférence de la députée européenne Rima Hassan,
00:09un petit groupe de 7 jeunes femmes du collectif Nemesis organisait une démonstration devant l'Institut politique de Lyon
00:17pour dénoncer cette venue en déployant une banderole.
00:22Elles avaient au préalable demandé à un certain nombre de leurs amis de venir les aider en cas de violence.
00:29Néanmoins, ces derniers restaient à l'écart.
00:33Rapidement, plusieurs individus intervenaient pour tenter d'arracher la banderole.
00:39Puis, exerçaient des violences sur au moins deux des jeunes femmes.
00:43Et selon leurs témoignages, l'une aurait été étranglée, l'autre jetée au sol puis frappée à terre.
00:49Elles bénéficiaient d'ITT de 2 et 5 jours.
00:53A ce stade, les jeunes hommes chargés d'aider le collectif Nemesis n'intervenaient pas.
01:00Toutefois, vers 18h, ils étaient pris à partie, violemment, par un groupe d'une vingtaine d'individus masqués, cagoulés.
01:11La plupart parvenaient à s'enfuir, mais trois personnes se retrouvaient isolées et étaient immédiatement frappées par plusieurs individus au
01:19niveau de l'intersection des rues Yffarge et Victor Lagrange.
01:23C'est dans le cinquième arrondissement de Lyon.
01:27Ces trois jeunes hommes, dont Quentin Deranck, étaient alors jetés au sol, puis frappés à de très nombreuses reprises par
01:36plusieurs individus.
01:38Au moins six pour Quentin Deranck.
01:42Deux des victimes parvenaient tout de même à fuir.
01:45Et tandis que Quentin Deranck restait au sol, le groupe des personnes les ayant frappés se retirait.
01:52Quelques minutes plus tard, un autre des amis de Quentin Deranck, c'est pas un des trois, c'est un
02:00autre, revenait sur les lieux et retrouvait ce dernier,
02:05qui était encore conscient, pouvait même s'exprimer, même s'il avait oublié l'entier déroulé des faits.
02:12Cet ami cherchait alors à ramener Quentin Deranck chez lui, mais constatait sur le chemin du retour que l'état
02:19de ce dernier se dégradait rapidement.
02:22Il finissait par téléphoner à d'autres amis, qu'il rejoignait, et ils allongeaient alors Quentin Deranck, qui était incapable
02:30de continuer à marcher,
02:32sous un abribus qu'est Falchiron. Ils appelaient alors les secours.
02:36Quentin Deranck était alors immédiatement pris en charge et hospitalisé en urgence.
02:41son pronostic vital étant très largement engagé.
02:46Vous le savez, il décédait à l'hôpital le lendemain, le 14 février, à midi 25.
02:54L'autopsie, pratiquée ce matin par des experts médicaux légaux sur Quentin Deranck, a permis de déterminer
03:03qu'il présentait essentiellement des lésions à la tête,
03:07qu'il présentait un traumatisme crânio-encéphalique majeur, en dehors de toute thérapie.
03:15Ce traumatisme était de surcroît associé à une fracture temporale droite.
03:19Et les experts concluaient que ces lésions étaient au-delà de toute ressource thérapeutique
03:26et mortelles à brève échéance.
03:30En conséquence, actuellement, une enquête criminelle
03:35des chefs d'homicide volontaire
03:38et une enquête délituelle
03:40pour violences aggravées par trois circonstances.
03:43Les trois circonstances, c'est réunion, masqué et porteur d'armes.
03:47Et du chef d'association de malfaiteurs en vue de commettre un délit puni de cinq ans d'emprisonnement
03:53a été confié au service de police de Lyon, de la division criminelle territoriale.
04:00Ces derniers ont effectué de très nombreuses investigations,
04:03notamment l'édition de plus d'une quinzaine de témoins.
04:07Les analyses des vidéos,
04:10les vidéos qui ont pu être récupérées, sont en cours.
04:13Des constatations techniques se poursuivent toujours très activement.
04:19À ce stade, l'enquête cherche à identifier
04:22l'ensemble des auteurs directs d'effets criminels
04:26en se basant, non pas sur des rumeurs,
04:30mais sur des éléments recueillis lors des investigations de police.
04:34Puis, des interpellations seront effectuées.
04:37Au moment où je vous parle, il n'y a pas eu d'interpellation.
04:41S'agissant de faits de nature criminelle, vous le savez,
04:43la loi imposera qu'une information judiciaire devant des juges d'instruction
04:48devra être ouverte.
04:50Je vous remercie.
04:51Je suis prêt à répondre à quelques questions.
04:54Rapide question, s'il vous plaît.
04:56Est-ce que vous confirmez que, juste avant l'effet,
04:59il y a eu une bagarre entre deux groupes et la personne à peu près ?
05:05Juste avant l'effet, est-ce qu'il y a eu une bagarre
05:06entre deux groupes à peu près d'égale composition ?
05:10Oui, c'est ce que je viens de vous expliquer.
05:12Il y a eu une intervention musclée et une partie a pu s'échapper.
05:23Il en reste les trois qui se retrouvent isolés.
05:25C'est ce que je vous ai expliqué tout à l'heure.
05:28Non, absolument pas.
05:31Ce n'est pas une bagarre.
05:34Ce sont des armes par destination.
05:36Ce n'est pas une bagarre entre deux groupes.
05:37C'est très important.
05:38La question du journaliste, d'ailleurs, était insidieuse.
05:40Ce n'est pas une bagarre entre deux groupes.
05:41C'est-à-dire que ce n'est pas du tout ce qu'a dit le procureur.
05:44Et ça, c'est intéressant.
05:46On termine peut-être avec la conférence de presse du procureur ?
05:51La enquête se poursuit.
05:52C'est une enquête criminelle.
05:53Une enquête criminelle, ça prend du temps.
05:55Ça ne peut pas se faire en quelques jours.
05:56Ce n'est pas une comparution immédiate.
05:57Donc, ça prendra un peu de temps.
05:58La victime, je l'ai peut-être, elle a un plaisir ?
06:01Non.
06:01Il n'y a pas d'antécédent judiciaire.
06:04Il aurait mis entre la première regarde et la prise en charge de le condamnage.
06:10Détailer ce qui s'est passé sur ce champ.
06:12On est en train de vérifier.
06:13Ce sont des investigations qui sont en cours.
06:15Enfin, une partie des investigations qui sont en cours.
06:18Vous pouvez vous dire sur les agressions de groupe,
06:21l'agresseur de campagne,
06:26même s'ils ne sont pas identifiés.
06:29S'ils ne sont pas identifiés, c'est difficile de vous répondre sur ce point.
06:32Donc, on est en train de les identifier,
06:33puisque on est en train d'identifier plus précisément
06:36ceux qui sont les auteurs directs des faits.
06:38On a entendu l'essentiel, on a entendu l'essentiel.
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