Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 heures
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Le procureur de la République.
00:01Donc le 12 février 2026, vers 17h30, en marge d'une conférence de la députée européenne Rima Hassan,
00:09un petit groupe de 7 jeunes femmes du collectif Nemesis organisait une démonstration devant l'Institut politique de Lyon
00:17pour dénoncer cette venue en déployant une banderole.
00:22Elles avaient au préalable demandé à un certain nombre de leurs amis de venir les aider en cas de violence.
00:29Néanmoins, ces derniers restaient à l'écart.
00:33Rapidement, plusieurs individus intervenaient pour tenter d'arracher la banderole.
00:39Puis, exerçaient des violences sur au moins deux des jeunes femmes.
00:43Et selon leurs témoignages, l'une aurait été étranglée, l'autre jetée au sol puis frappée à terre.
00:49Elles bénéficiaient d'ITT de 2 et 5 jours.
00:53A ce stade, les jeunes hommes chargés d'aider le collectif Nemesis n'intervenaient pas.
01:00Toutefois, vers 18h, ils étaient pris à partie, violemment, par un groupe d'une vingtaine d'individus masqués, cagoulés.
01:11La plupart parvenaient à s'enfuir, mais trois personnes se retrouvaient isolées et étaient immédiatement frappées par plusieurs individus au
01:19niveau de l'intersection des rues Yffarge et Victor Lagrange.
01:23C'est dans le cinquième arrondissement de Lyon.
01:27Ces trois jeunes hommes, dont Quentin Deranck, étaient alors jetés au sol, puis frappés à de très nombreuses reprises par
01:36plusieurs individus.
01:38Au moins six pour Quentin Deranck.
01:42Deux des victimes parvenaient tout de même à fuir.
01:45Et tandis que Quentin Deranck restait au sol, le groupe des personnes les ayant frappés se retirait.
01:52Quelques minutes plus tard, un autre des amis de Quentin Deranck, c'est pas un des trois, c'est un
02:00autre, revenait sur les lieux et retrouvait ce dernier,
02:05qui était encore conscient, pouvait même s'exprimer, même s'il avait oublié l'entier déroulé des faits.
02:12Cet ami cherchait alors à ramener Quentin Deranck chez lui, mais constatait sur le chemin du retour que l'état
02:19de ce dernier se dégradait rapidement.
02:22Il finissait par téléphoner à d'autres amis, qu'il rejoignait, et ils allongeaient alors Quentin Deranck, qui était incapable
02:30de continuer à marcher,
02:32sous un abribus qu'est Falchiron. Ils appelaient alors les secours.
02:36Quentin Deranck était alors immédiatement pris en charge et hospitalisé en urgence.
02:41son pronostic vital étant très largement engagé.
02:46Vous le savez, il décédait à l'hôpital le lendemain, le 14 février, à midi 25.
02:54L'autopsie, pratiquée ce matin par des experts médicaux légaux sur Quentin Deranck, a permis de déterminer
03:03qu'il présentait essentiellement des lésions à la tête,
03:07qu'il présentait un traumatisme crânio-encéphalique majeur, en dehors de toute thérapie.
03:15Ce traumatisme était de surcroît associé à une fracture temporale droite.
03:19Et les experts concluaient que ces lésions étaient au-delà de toute ressource thérapeutique
03:26et mortelles à brève échéance.
03:30En conséquence, actuellement, une enquête criminelle
03:35des chefs d'homicide volontaire
03:38et une enquête délituelle
03:40pour violences aggravées par trois circonstances.
03:43Les trois circonstances, c'est réunion, masqué et porteur d'armes.
03:47Et du chef d'association de malfaiteurs en vue de commettre un délit puni de cinq ans d'emprisonnement
03:53a été confié au service de police de Lyon, de la division criminelle territoriale.
04:00Ces derniers ont effectué de très nombreuses investigations,
04:03notamment l'édition de plus d'une quinzaine de témoins.
04:07Les analyses des vidéos,
04:10les vidéos qui ont pu être récupérées, sont en cours.
04:13Des constatations techniques se poursuivent toujours très activement.
04:19À ce stade, l'enquête cherche à identifier
04:22l'ensemble des auteurs directs d'effets criminels
04:26en se basant, non pas sur des rumeurs,
04:30mais sur des éléments recueillis lors des investigations de police.
04:34Puis, des interpellations seront effectuées.
04:37Au moment où je vous parle, il n'y a pas eu d'interpellation.
04:41S'agissant de faits de nature criminelle, vous le savez,
04:43la loi imposera qu'une information judiciaire devant des juges d'instruction
04:48devra être ouverte.
04:50Je vous remercie.
04:51Je suis prêt à répondre à quelques questions.
04:54Rapide question, s'il vous plaît.
04:56Est-ce que vous confirmez que, juste avant l'effet,
04:59il y a eu une bagarre entre deux groupes et la personne à peu près ?
05:05Juste avant l'effet, est-ce qu'il y a eu une bagarre
05:06entre deux groupes à peu près d'égale composition ?
05:10Oui, c'est ce que je viens de vous expliquer.
05:12Il y a eu une intervention musclée et une partie a pu s'échapper.
05:23Il en reste les trois qui se retrouvent isolés.
05:25C'est ce que je vous ai expliqué tout à l'heure.
05:28Non, absolument pas.
05:31Ce n'est pas une bagarre.
05:34Ce sont des armes par destination.
05:36Ce n'est pas une bagarre entre deux groupes.
05:37C'est très important.
05:38La question du journaliste, d'ailleurs, était insidieuse.
05:40Ce n'est pas une bagarre entre deux groupes.
05:41C'est-à-dire que ce n'est pas du tout ce qu'a dit le procureur.
05:44Et ça, c'est intéressant.
05:46On termine peut-être avec la conférence de presse du procureur ?
05:51La enquête se poursuit.
05:52C'est une enquête criminelle.
05:53Une enquête criminelle, ça prend du temps.
05:55Ça ne peut pas se faire en quelques jours.
05:56Ce n'est pas une comparution immédiate.
05:57Donc, ça prendra un peu de temps.
05:58La victime, je l'ai peut-être, elle a un plaisir ?
06:01Non.
06:01Il n'y a pas d'antécédent judiciaire.
06:04Il aurait mis entre la première regarde et la prise en charge de le condamnage.
06:10Détailer ce qui s'est passé sur ce champ.
06:12On est en train de vérifier.
06:13Ce sont des investigations qui sont en cours.
06:15Enfin, une partie des investigations qui sont en cours.
06:18Vous pouvez vous dire sur les agressions de groupe,
06:21l'agresseur de campagne,
06:26même s'ils ne sont pas identifiés.
06:29S'ils ne sont pas identifiés, c'est difficile de vous répondre sur ce point.
06:32Donc, on est en train de les identifier,
06:33puisque on est en train d'identifier plus précisément
06:36ceux qui sont les auteurs directs des faits.
06:38On a entendu l'essentiel, on a entendu l'essentiel.
Commentaires

Recommandations