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  • il y a 2 heures
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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00:02S.L.C. Salut les copains !
00:30S.L.C. Non mais...
00:30S.L.C. Sarah...
00:31S.L.C. Sarah, écoutez...
00:33S.L.C. Vous lui faites un compliment parce que justement il parle à la radio comme dans la vie.
00:39S.L.C. C'est vrai, exactement.
00:40S.L.C. Et ça c'est un compliment pour les gens qui font de la radio.
00:43S.L.C. C'est vrai.
00:43S.L.C. Bah écoutez, de Christian Morin, un compliment...
00:46S.L.C. Et là en revanche je suis un tout petit peu contrarié mon cher Pascal,
00:51parce que vous avez envoyé plusieurs pages de publicité et vous n'avez aucunement prononcé une page en couleur.
00:57S.L.C. Chère à ce grand journaliste qui était André Arnaud.
01:02S.L.C. Qui faisait le 12-30 et que vous avez bien connu.
01:05S.L.C. Alors c'est vrai qu'il y avait...
01:07S.L.C. Moi ce que je peux regretter aujourd'hui dans le monde de la radio, c'est qu
01:10'il y a quelque chose de plus lisse que jadis.
01:15S.L.C. C'est-à-dire que les personnalités que vous avez connues, les personnalités à l'antenne,
01:19S.L.C. étaient effectivement...
01:22S.L.C. Par exemple on acceptait les accents. Aujourd'hui tout le monde parle de la même manière.
01:26S.L.C. Tout à fait, c'est vrai.
01:26S.L.C. On essaie de ne pas l'être nous.
01:30S.L.C. Non, nous, non, mais dans la majorité des cas.
01:32S.L.C. Moi ça m'est arrivé de dire des trucs comme ça.
01:33S.L.C. J'ai quand même entendu André Arnaud, dans les années 70, 75, 78 à peu près,
01:39venir le flash de 16h, il est 16h, Robert Villard qui annonce, il est 16h, le flash André Arnaud.
01:44S.L.C. Bon, écoutez Robert, depuis tout à l'heure il n'y a pas eu de nouvelles, je
01:48reviendrai à 17h, j'aurai peut-être quelque chose à vous raconter.
01:51S.L.C. Il n'a rien raconté.
01:54S.L.C. Ce qui est formidable avec la radio, parce que quand on a grandi avec la radio, moi
01:58on n'avait pas la télévision, on voyait la vie en XXL.
02:01S.L.C. Je me rappelle du Tour de France, commenté par Fernand Choazel, qui était sur la route du
02:05Tour.
02:05S.L.C. Alors la route du Tour, et il décrivait une étape, peut-être qui n'a pas existé,
02:10mais qui était grandiose, et donc on rêvait en XXL.
02:13S.L.C. Moi, ça a ouvert l'imaginaire, je trouve, la radio.
02:15S.L.C. Faire de l'image à la radio, il y en avait un qui était formidable, qui est
02:18arrivé chez nous, après les quelques évictions de la radio nationale, c'est Frédéric Potcher.
02:25S.L.C. Il faisait vivre des procès, mais c'était exceptionnel.
02:28S.L.C. Il y en a Pierre Bellemare aussi, c'était extraordinaire.
02:30S.L.C. Je les foute encore sur Youtube.
02:33S.L.C. Frédéric Potcher, qui avait une voix.
02:35S.L.C. Marie Bezard arrive dans le tribunal.
02:39S.L.C. Effectivement, c'était...
02:41S.L.C. Non, ce qui m'intéresse, Christian Morin, qui est avec nous et qui a bien connu Europain,
02:44S.L.C. C'est comment les saltimbanks et les troubadours vivaient avec les gens sérieux.
02:49S.L.C. Parce qu'il y avait mélange quand même.
02:50S.L.C. Il y avait d'un côté les Etienne Mougeotte, les Jean-Claude Dacier, les Gérard Carraou dans
02:55la même maison.
02:56S.L.C. Puis à côté, il y avait les saltimbanks.
02:57S.L.C. D'ailleurs, vous, vous étiez entre les deux.
02:59S.L.C. On était entre les deux.
03:00S.L.C. C'est vrai que...
03:01S.L.C. Comment ce monde-là vivait à l'Europe ?
03:03S.L.C. Je ne sais pas, ça se passait mieux.
03:05S.L.C. On avait l'impression que ce n'était pas compliqué.
03:07S.L.C. Parce que tous les gens que vous citez, Dacier, Charles Villeneuve et quelques autres,
03:11moi je les ai vus débuter, ils faisaient les flashs la nuit.
03:14S.L.C. Quand j'étais, on faisait le soir.
03:17S.L.C. On nous apprenait notre métier avec tous les patrons.
03:20S.L.C. Je le dis souvent, mais le bonheur que j'ai eu au tout début à la radio,
03:25je reçois un coup de fil de la rédaction et la secrétaire me dit
03:28« Christian, Maurice Siegel, le grand patron d'Europe 1 avec Jean Gorini,
03:32voudrait vous voir lundi prochain après la conférence de rédaction. »
03:36S.L.C. Merde ! Qu'est-ce qui va m'avancer ? Qu'est-ce que j'ai fait
03:39?
03:39S.L.C. Il m'entendait le dimanche soir quand il rentrait de Deauville.
03:42Il y avait un grand journal à 22h30 puisque la télévision n'apparaît pas, la radio comme aujourd'hui.
03:49Et donc, il m'entendait.
03:52Et pendant un mois et demi, tous les lundis,
03:55j'étais après la conférence de rédaction reçue par Maurice Siegel qui me disait
03:58« Je vous ai entendu hier soir désannoncer un disque de Duke Ellington
04:02avec beaucoup plus d'enthousiasme que Sheila.
04:05Si vous n'aimez pas, vous ne le dites pas. Si vous aimez, vous le dites.
04:09Sachez que les programmes sont faits pour les auditeurs, etc. »
04:13Et ces hommes nous apprenaient à travailler.
04:16Quand on se faisait engueuler, on était relégués le soir, quand on faisait l'après-midi.
04:20Belmar, j'allais le voir, je ne comprenais pas comment il faisait.
04:22Belmar, il dit « Bien, une page de publicité, Robert Villard ! »
04:26Pendant la pub, il appuyait son micro d'ordre et il disait à sa secrétaire « Mickey,
04:32on ne sera que quatre au lieu de cinq chez Edgar à midi.
04:35Tu annules mon rendez-vous de l'après-midi, etc. »
04:38Le réalisateur, Jean-Marie Pantarachi, lui disait « Attention, retour de l'antenne dans 30 secondes. »
04:43Il reprenait l'antenne « Bien, déjà les shows ! »
04:45Hop, les frères roulant, et ça repartait.
04:47Je me demandais, j'allais le voir derrière.
04:49Mais au repas, au frais, on pouvait fréquenter des discours sérieux.
04:56Il y avait beaucoup de comiques, il y avait Jacques Beaudoin, je parlais de Pierre Pechat, je parlais de Coluche.
05:00Et la fesse.
05:01Jean-Yves La Fesse.
05:02La fesse, c'est plus tard.
05:04Mais Pierre Pechat faisait des coups de téléphone.
05:06Tout à fait.
05:06Alors, bien sûr.
05:08On l'a retrouvé, les saucissons Mireille, cher Fabrice Laffitte ?
05:11Oui, on l'a retrouvé, on peut vous le diffuser d'ici dix secondes.
05:14Le temps de l'heure qui allait proprement.
05:15Eh bien, voilà, les saucissons Mireille.
05:16Eh bien, allons-y, les saucissons Mireille.
05:18Allons-y.
05:20Voilà, c'est parti, les saucissons Mireille, ça arrive tout de suite.
05:23Ils arrivent bien.
05:24Il y a un petit souci aujourd'hui.
05:26Non, mais s'il y a un petit souci...
05:27Alors, les saucissons Mireille ?
05:29Mais non, ce n'est pas les saucissons Mireille, monsieur.
05:31Vous faites erreur.
05:32Ce n'est plus le même numéro, les saucissons Mireille.
05:34Alors, vous pouvez me donner, s'il vous plaît, les numéros des saucissons Mireille ?
05:37Mais je ne peux pas vous donner le numéro des saucissons Mireille.
05:39Je n'en fais rien.
05:39Moi, j'ai pris leur numéro à eux.
05:41Ah, donc vous êtes les saucissons Mireille, alors, si vous avez substitué le numéro ?
05:45Mais non !
05:47Comment ?
05:47Le numéro des saucissons Mireille a changé.
05:50C'est-à-dire que vous êtes installé, vous avez pris le titulaire des saucissons Mireille ?
05:56Voilà, j'ai pris le numéro des saucissons Mireille.
05:59Alors, qu'est-ce que vous faites comme genre de saucisson ?
06:01Mais je ne fais pas de saucisson, moi.
06:03Ce n'est plus le même commerce.
06:05Ah, c'est-à-dire que vous-même, maintenant, vous avez repris donc les numéros de téléphone ?
06:11Voilà, oui.
06:12Et vous vendez des saucissons Mireille ?
06:13Dites-moi, vous le faites exprès ou quoi ?
06:14Je vous dis que je ne vends pas de saucisson Mireille.
06:16Je vous dis que si c'est un magasin de photos, ça a changé.
06:19Ce n'est plus le même numéro.
06:20Alors, je voudrais de la galantine, des pieds paquets et des tripes de cas.
06:25Je vous dis, monsieur, que ce n'est pas les saucissons Mireille.
06:30Vous comprenez ?
06:31Alors, je voulais parler à Mireille.
06:32Vous voulez parler à Mireille ?
06:35Dites-moi, oh !
06:37Qu'est-ce que vous fabriquez ?
06:38Allo ?
06:38Bon, Pierre Péchat, évidemment, ce sont des choses qu'on ne ferait plus aujourd'hui.
06:43C'était un sketch, je ne me souvenais même plus, effectivement, aussi précisément de ce sketch.
06:49Pourquoi me dites-vous, Fabrice Laffitte, que c'est Christian Morin qui va lancer la pub ?
06:52Non, parce qu'ils ont envie d'entendre ma voix.
06:54Voilà, on a envie d'entendre sa voix et qu'ils nous annoncent une belle page en couleur.
06:57C'est ça ?
06:58Allez-y, chers amis.
06:59Voilà, une petite page en couleur, donc, dans un instant.
07:02Et il est 17h27, vous écoutez Europe 1.
07:05A tout de suite.
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