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  • il y a 4 minutes
Une heure d’entretien incontournable en partenariat avec CNEWS et Les Echos. Une personnalité politique, un dirigeant économique ou un intellectuel revient sur les grands thèmes de l'actualité et répond aux questions sans détour de Pierre de Vilno pour apporter des réponses concrètes aux Français.

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Transcription
00:00Je voulais revenir un peu sur les propos d'Emmanuel Macron ce matin sur Radio-J,
00:03parce que non seulement il vous classe à l'extrême gauche, mais il a des propos très très durs.
00:06Il dit que vous ne respectez pas les principes fondamentaux de la République, notamment sur l'antisémitisme.
00:11C'est la première fois qu'un président de la République accuse LFI d'être un parti antisémite, d'une
00:16certaine manière.
00:17Vous lui répondez quoi ?
00:19Je vais vous répondre sur l'antisémitisme, mais ils prennent un risque considérable, l'extrême-centre,
00:27ou appeler les extrêmes libéraux de faire ça. Parce qu'en juillet 2024, ils n'ont pas refusé nos voix
00:32pour être élus et pour sauver leurs députés.
00:34Quand nous, nous avons appelé à se désister quand nous étions troisième...
00:38Ils le démentent allègrement.
00:39Oui, ils le démentent, mais enfin tous les chiffres le montrent. 72% de l'électorat de gauche a été
00:43voté au deuxième tour,
00:45quand seulement 46% de l'électorat Macron, ça fait l'inverse.
00:49Donc ça, ça ne les a pas gênés à ce moment-là d'appeler au Front Républicain.
00:53Et là, tout d'un coup, nous serions les parias.
00:55Mais vous savez, les électeurs, ils écoutent.
00:57Donc je pense qu'ils jouent un jeu extrêmement dangereux.
01:00Ils vont, à mon avis, risquer de le regretter dans l'avenir.
01:03Ça, c'est une première action.
01:04Sur l'antisémitisme, écoutez, je trouve ça inqualifiable.
01:08Parce qu'on sait ce qu'il y a derrière.
01:09D'accord ? On nous traite d'antisémites parce que nous avons des positions
01:13vis-à-vis du gouvernement Netanyahou et de la politique coloniale et génocidaire de ce gouvernement
01:17qui sont, j'allais dire, refusés par tous ceux qui considèrent en réalité que,
01:23finalement, ce n'est pas si grave ce qui est en train de se passer en Israël.
01:26C'est vous qui dites que c'est une politique génocidaire.
01:28Et qui confondent critique de l'État d'Israël dans sa politique actuelle
01:32et du gouvernement Netanyahou avec l'antisémitisme.
01:35Voilà.
01:35Je regrette vivement que le chef de l'État embraye là-dessus.
01:40Et ce n'est pas nouveau parce qu'il se trouve que, pour aller vite,
01:42la manière de taper un peu la gauche radicale et non pas d'extrême-gauche dans le monde actuellement,
01:47c'est d'utiliser cette espèce d'épouvantail qui est censé, j'allais dire, nous diaboliser définitivement.
01:54Donc voilà.
01:55Mais quand Mme Hassan...
01:56Personne d'entre nous n'a jamais été condamnée pour antisémitisme.
01:58Mme Hassan, le week-end dernier, s'en est pris un confrère du Parisien
02:03sur un article qu'il écrivait sur l'affaire Epstein,
02:06en lui disant que, sans qu'il n'y ait aucune preuve qu'il était de collusion avec l'État
02:11d'Israël,
02:12s'en est suivi des attaques sur les réseaux sociaux,
02:14des appels, des injures antisémites, des appels au meurtre.
02:20C'est des choses très, très graves.
02:22Et Mme Hassan a attaqué après le journal Le Parisien.
02:25Vous vous rendez compte ?
02:26Moi, si vous voulez, si on veut parler d'appels au meurtre aux réseaux sociaux,
02:30je vais vous sortir les appels...
02:32Non mais attendez, c'est un petit rapport.
02:33Des insultes antisémites, M. Coquerel.
02:35Je vais vous dire quelque chose.
02:36Quand M. Macron fait ça à présent de la République,
02:38il nous parle d'antisémitisme vis-à-vis de nous,
02:40ou quand on est attaqué par l'extrême droite,
02:41des gens comme Mataillot, etc., même Berger,
02:43nous mettons des cibles dans le dos.
02:45Je vais vous montrer le nombre de menaces de mort que je reçois sur les réseaux sociaux.
02:48Éric Coquerel.
02:49D'accord, je vais vous montrer ça.
02:51Je comprends votre émoi concernant vos menaces de mort.
02:53Ces gens-là prennent des responsabilités.
02:55Stéphane Dupont, des échos, qui représentent le groupe Les Échos dans lequel il y a le Parisien.
02:58Le groupe Les Échos, le Parisien.
02:59C'est Meux, c'est Meux, son confrère,
03:02qui a reçu des insultes antisémites de la part de Rima Hassan.
03:05C'est ça.
03:05Vous savez, le groupe...
03:06Non, non, non, c'est pas c'est ça, c'est qu'est-ce que vous répondez ?
03:10Qu'est-ce que je réponds ?
03:11Je n'ai pas les éléments, donc je répondrai quand je les verrai.
03:14Moi, j'ai le groupe Les Échos, il y a quelque temps,
03:16qui a abrité un éditorial d'une éditorialiste dans son supplément de week-end
03:20qui me traite de tous les noms d'antisémites, etc.
03:23J'ai demandé un droit de réponse, je ne l'ai même pas eu.
03:25Quelle est la réponse du groupe Les Échos par rapport à ça ?
03:28Donc, si vous voulez, on peut comme ça aller dans les éléments.
03:31Donc, un peu de...
03:34Dans la présente querelle, il y a un terme qui s'est imposé il y a quelques années
03:37qui a changé de sens complètement dans le débat politique,
03:39c'est le mot sioniste.
03:40Auparavant, il voulait dire la volonté pour le peuple juif
03:42d'avoir son État indépendant dans sa terre historique.
03:45Et aujourd'hui, c'est presque devenu une insulte.
03:47Est-ce que pour vous, le mot sioniste est un gros mot ?
03:49Est-ce que c'est une insulte aujourd'hui ?
03:49Non, c'est une caractérisation politique qui change avec le temps.
03:52Qu'est-ce qu'il veut dire aujourd'hui ?
03:53Parce que moi, par exemple, sioniste, j'entends le droit de le peuple juif d'avoir son État.
03:57Aujourd'hui, pour tous ceux, en tout cas, qui défendent la politique de M. Netanyahou,
04:00on voit bien qu'en réalité, l'anti-sionisme est devenu, finalement,
04:05toute critique de la politique actuelle des États-Unis.
04:07C'est quoi la politique actuelle ? Ils le disent eux-mêmes.
04:09Et d'ailleurs, la France le conteste.
04:11C'est de faire en sorte que, définitivement, il ne puisse plus y avoir d'État palestinien.
04:14Donc, vous continuez les colonisations accrues en Cisjordanie,
04:18y compris de manière meurtrière.
04:19Et sur Gaza, on a bien vu, c'est l'idée d'effacer un peuple.
04:22C'est-à-dire le peuple palestinien pour faire une rivière.
04:24C'est ça. L'anti-sionisme, si vous voulez, il a cette évolution.
04:27Le sionisme en lui-même, c'est un problème ?
04:29Aujourd'hui, par exemple, aujourd'hui dans le monde, plus personne, ou presque,
04:32plus personne ou presque, en tout cas dans les mouvements que moi je côtoie,
04:37un État d'Israël. Voilà.
04:38Mais par contre, la politique de M. Netanyahou, telle qu'elle est faite pour lui,
04:41Donc, ce n'est pas un champ que nous avons eu, comme a pu le dire Mme Assam.
04:45Elle est génocidaire, elle est colonisatrice.
04:47Et les gens qui, en réalité, protègent cette politique,
04:50assimilent cette critique-là, sous le terme d'anti-sionisme, avec l'antisémitisme.
04:54Je dis que c'est une erreur.
04:55Et je rappelle d'ailleurs à M. Macron, puisque là, lui, il me semble,
05:00qu'il a fait la promesse récemment, quand il a reconnu l'État de Palestine,
05:03qu'aussitôt qu'il n'y aurait plus un seul otage détenu par le Hamas,
05:08il ouvrirait une ambassade en Palestine.
05:11Voilà. Je ne l'ai pas vue tout à l'heure.
05:12Quand Mme Albanès, par exemple, dit d'Israël que c'est presque l'ennemi du genre humain...
05:16Non, elle ne l'a pas dit. Vous le savez très bien.
05:17Ah non, je sais qu'elle l'a dit.
05:18C'est un fake news. Vous le savez très bien.
05:20Mais si, même le cas d'Orsay l'a reconnu, c'est un fake news.
05:22C'est un fake news alimenté par Mme Yadon.
05:27Donc, c'est un fake news.
05:28Sous-titrage Société Radio-Canada
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