00:00Oui, bonjour Anthony. Effectivement, il y a eu un échange indirect entre le chancelier Mertz,
00:04qui a parlé de dissuasion, de débats, de discussions sur une dissuasion nucléaire européenne.
00:08Je rappelle que ces trois mots n'ont jamais été mis ensemble, et il n'y a pas de dissuasion
00:12nucléaire européenne.
00:13Et le président Macron, qui lui a répondu lors de son intervention,
00:16en donnant un certain nombre d'éléments qui laissent entendre que la France,
00:20en tout cas le président de la République, a l'intention de réactualiser notre doctrine des dissuasion nucléaire,
00:25en prenant en compte un certain nombre d'éléments qui ont changé.
00:27Je prends par exemple la fin du traité des forces nucléaires intermédiaires.
00:30C'est un traité qui interdisait les missiles balistiques entre 500 et 5000 kilomètres,
00:35donc qui prolifère en Europe.
00:36Donc ça modifie le seuil de la dissuasion, mais également la mise en place de défense antimissiles,
00:40en particulier en Europe, sous l'impulsion des armements.
00:43Donc articulation entre les forces nucléaires et les forces conventionnelles dans une dissuasion réactualisée,
00:49ça fait partie des choses dont on peut estimer qu'elles sont nécessaires.
00:52Et la vraie question, en réalité, finalement, ça va être, pas l'élargissement du parapluie,
00:58ça va être qui tient le moche du parapluie.
01:00La dissuasion nucléaire française, c'est tout à fait simple.
01:04C'est le président de la République qui est le seul,
01:07c'est de lui que relève la décision ou pas d'engager l'arme nucléaire.
01:12Donc c'est pas simplement la question d'élargir notre parapluie qui protégerait d'autres pays,
01:16c'est surtout qui déciderait d'employer l'arme nucléaire.
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