- il y a 18 heures
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00RMC Estelle Midi, le Zapping RMC
00:04Les GG ce matin sur RMC, les prix des Wigos ont augmenté de 75% en 7 ans, la SNCF
00:10se moque-t-elle de nous ?
00:11Alors que les Wigos étaient censés être des trains low cost, le prix d'un billet est passé d'une
00:15vingtaine d'euros à près de 35 euros entre 2017 et 2024
00:19et pour l'avocate des GG, Sandrine Pégan, ces hausses de tarifs sont absolument scandaleuses.
00:24Sans déconner, c'est du grand foutage de gueule entre les rames qui sont inconfortables,
00:28t'as pas de prise électrique, t'as pas de poubelle, t'as pas de resto, t'as pas de
00:31bar et en plus là, ça vient encore à être augmenté.
00:34À un moment donné, la France va devoir se réveiller parce que là, avec toute la concurrence avec les lignes
00:37italiennes, c'est plus possible.
00:38Mais c'est du grand foutage de gueule.
00:41Alors, est-ce que ça vous scandalise cette hausse du prix des Wigos ? Je sais que vous prenez beaucoup
00:45le train, Karine Galli.
00:46Alors non, je prends beaucoup le train depuis que j'ai Dodu parce que sinon j'ai été anti-train,
00:50vous le savez.
00:51Mais effectivement, depuis que j'ai mon chien Dodu, le train c'est très pratique et je suis toujours très
00:56bien accueilli d'ailleurs
00:58par le personnel de la SNCF alors que je les critique quand même très souvent.
01:01Effectivement, je trouve ça hors de prix. Moi, je ne comprends pas que ça soit aussi cher.
01:05On nous dit, et je vous rappelle que lorsque vous arrivez à destination, il y a la petite voix qui
01:09te dit
01:09« Grâce à vous, pour l'écologie, vous avez choisi le mode de transport le plus vert, etc. »
01:16Mais les prix sont exorbitants. C'est-à-dire que moi, pour descendre dans le sud, ça me coûte moins
01:20cher de prendre l'avion que le train.
01:22Ce n'est pas normal.
01:23J'en ai un dimanche à 89 euros à Wigo.
01:26Et quand vous voyez le Wigo, c'est-à-dire que vous êtes à deux doigts de pousser le train
01:31pour qu'il avance
01:31parce que tu n'as zéro service à l'intérieur, ce n'est pas normal en fait.
01:34C'est qu'on te vend quelque chose qui n'est pas réel.
01:36Non, les prises des trois quarts du temps, elles ne marchent pas, Estelle.
01:39J'ai pris une place avec prise, mais je voulais une place isolée.
01:41Mais les places isolées dans le Wigo sont sans prise.
01:43Pour avoir une prise, il ne faut pas une place isolée.
01:45Vous avez pris une place avec prise, mais avec prise qui marche ou pas ?
01:47Ça, vous ne savez pas encore.
01:48Ce n'est pas marqué sur le billet à 89 euros.
01:49Il y a un souci avec les prises qui ne marchent pas.
01:51Je ne parle même pas du Wifi qui doit à chaque fois être amélioré.
01:55Et c'est toujours pas grave.
01:56Mais il ne marche pas non plus sur le Inuit, le Wifi.
01:57Mais quand vous déligrez les trains...
01:58Ça marche dans l'avion, je vous rappelle.
02:00C'est quand même complètement fou, non ?
02:01C'est-à-dire que vous prenez l'avion, vous pouvez avoir un long courrier avec le Wifi
02:05et un pauvre petit train en France.
02:07Youp, youp, youp.
02:08Mais dans l'avion, ils ont Starlink.
02:10Donc effectivement, je trouve que c'est hors de prix.
02:12Et je trouve que ce qu'on vend aux clients, c'est effectivement un petit peu mensonger.
02:14parce que, soi-disant, le prix le plus bas, tu ne l'as jamais.
02:18Déjà, le prix d'appel, tu ne l'as jamais.
02:20Et ça grimpe très rapidement.
02:22Et c'est hors de prix de 89 euros pour un low cost.
02:25Parce que c'est du low cost.
02:27C'est beaucoup plus cher si ça avait été un Inuit.
02:29Un Pierre Rondeau.
02:31Oui, première réponse à la question.
02:33Oui, c'est cher.
02:33Et on peut s'en indigner.
02:34Mais maintenant, c'est une tarification qu'on appelle dynamique dans l'organisation de la SNCF.
02:40Et une tarification dynamique, ça veut dire ce que ça veut dire.
02:42Si des gens veulent se payer un billet et veulent partir en voyage,
02:47il y a un excès de demandes et les prix vont augmenter.
02:49Donc simplement, c'est un jeu de l'offre et de la demande.
02:51Si on se plaint de la qualité, on arrête d'y aller.
02:53Et par une tarification dynamique, s'il n'y a pas de demande, les prix baissent.
02:57Là, quand vous payez un prix à 90 euros pour un WeGo,
03:00c'est que beaucoup de gens pour un week-end veulent partir.
03:02Mais c'est parce qu'il n'y avait pas d'autre train, en fait.
03:04Ça m'amuse de prendre un WeGo.
03:05Je pense que l'Inuit équivalent est trois fois plus cher.
03:08Moi, j'ai une carte, je paye 124 euros en optimum.
03:14C'est-à-dire, dans la nouvelle classe,
03:15ils ne te proposent plus de première classe,
03:17ils te proposent l'optimum, je ne sais pas quoi.
03:18Donc, je paye 124 euros en optimum,
03:21où là, ça va être super classe, etc.
03:23On va m'offrir un petit-déj et je ne sais quoi.
03:25Et je paye 89 euros à WeGo.
03:26Excusez-moi, ça fait 30 euros de différence,
03:30mais pour un truc qui n'a rien à voir.
03:32Je ne dis pas le contraire.
03:33Mais c'est un voyage de plus de 4 heures.
03:34Il faut comprendre le mécanisme de la tarification sur la SNCF.
03:37C'est ce qu'on appelle en économie du yield management,
03:39une tarif de question dynamique.
03:41C'est dès lors que vous avez beaucoup de gens
03:42qui veulent partir et prendre le train,
03:43les prix augmentent.
03:44Mais ce n'est pas normal, Pierre.
03:45C'est censé être du low cost.
03:47Encore une fois, c'est l'offre et la demande.
03:48Mais qu'ils ne disent pas que c'est low cost, alors ?
03:50Estelle, voulez-vous un régime soviétique ?
03:53Je vous crois que non, Pierre.
03:54Je vous pose la question.
03:55Non.
03:55Alors, dans ces cas-là, tu ne mets pas low cost.
03:57Mais c'est du low cost parce que ça restera moins cher qu'Aninoui.
03:59Mais ce n'est pas du low cost à 89 euros, le billet de train.
04:02Pierre, c'est quand même augmenter le tarif des péages le 15 août ?
04:04Et qu'on disait, bon, toute l'année, on le met à un prix bas.
04:06Et puis, moi, je pose la question.
04:08Vous, les tenants du libéralisme et de la privatisation,
04:11je pose la question.
04:12Voulez-vous un contrôle tarifaire ?
04:13Voulez-vous un plafond ?
04:15Voulez-vous une planification des tarifs ?
04:17Et qu'on impose que dorénavant, ça sera à chaque fois 20 euros
04:19parce que ça doit être du low cost.
04:21Pardon de le dire.
04:23En permanence, vous défendez la privatisation et le libéralisme.
04:27C'est pour une fois une application de ce qu'est le libéralisme.
04:30La loi l'offre et la demande.
04:31Beaucoup de gens veulent partir un week-end par un week-go.
04:34Et donc, de fait, tarification dynamique, les prix augmentent.
04:37Ok, mais Pierre, ta baguette de pain coûte la même chose le mardi et le dimanche.
04:40Alors qu'il y a plus de gens qui achètent du pain le dimanche que le mardi.
04:43Bien sûr, bien sûr.
04:43Mais je pose la question.
04:44Est-ce qu'on souhaiterait, mais moi, si je m'écoutais,
04:46je serais pour une tarification dynamique à tous les jours.
04:50Par exemple, quand le soir à 20h à la boulangerie,
04:53il ferme boutique et il reste des baguettes,
04:54il les vend à 50 centimes.
04:56Il les brade, mais c'est la même chose.
04:59On devrait avoir, encore une fois,
05:01si on suit un modèle que vous défendez de privatisation libérale,
05:05on devrait aller vers la loi de l'offre et la demande.
05:06Ce n'est pas toujours la réalité.
05:08Je vous donne juste un exemple.
05:09La dernière fois, je paye mon billet à Paris-Toulon.
05:12Je le rate.
05:13Bon, manque de bol.
05:14Donc, je vais à la boutique et je demande le prochain.
05:17J'ai de la chance, j'en ai un.
05:18Une heure après, c'est un week-go.
05:20Donc là, il me propose 93 euros.
05:22Et il me dit, de toute façon, malheureusement,
05:24vous ne pouvez pas choisir parce que je lui demandais un couloir pour Dodu
05:27parce qu'il n'y a plus d'autres options.
05:29Je monte dans le train vide.
05:30Il n'y avait pas un chat.
05:32J'étais seule.
05:33Et donc, tu m'expliques que l'offre et la demande justifient le 93 euros.
05:36Tu l'as pris au dernier moment.
05:37Ah non, mais là, donc tu as toujours en fait des excuses
05:39parce que la personne n'en voulait de ce train.
05:41Il était vide.
05:41Oui, absolument.
05:42Ils le savent très bien.
05:42Pardon, encore une fois, c'est le marché.
05:44Il y a un algorithme qui sait que tu veux se biller.
05:46Là, en l'occurrence, personne ne l'avait réclamé ce train-là parce qu'il était vide.
05:50Tu le voulais maintenant.
05:51Jacques Legro.
05:52Eh ben, ça alors.
05:54Vous prenez des week-go, Jacques.
05:55Non, très peu de trains.
05:56Aujourd'hui, j'en ai beaucoup pris pendant toute une période.
05:59Mais c'est pareil pour l'avion.
06:01Oui.
06:02Le prix est fonction de certains horaires, de certains jours.
06:06Et parfois, tu montes après avoir payé plein pot un billet d'avion.
06:10Et effectivement, comme dit Karine, il n'y a personne dedans, ou presque.
06:13C'est rare, mais ça arrive.
06:14Non, c'est la loi de l'offre et de la demande.
06:17Mais globalement, je trouve que le train est très cher.
06:20Et moi, je pense toujours au couple avec deux enfants.
06:23Eh ben, ils ont vraiment intérêt à prendre leur voiture
06:25parce que ça leur coûtera beaucoup moins cher que le train.
06:28Tu te rends compte que là, sur Toulon, si je prends deux billets,
06:31ça me revient à 190 euros.
06:34Et donc, si jamais j'avais deux enfants et on était parti à quatre,
06:38en fait, on aurait eu quasiment pour 800 euros pour un aller-retour.
06:41Très bien.
06:41On a mis 10 heures en bagnole.
06:43Non, mais très bien.
06:43Oui, mais peut-être.
06:44Mais d'accord, mais ça ne vaut pas ça.
06:46Je suis désolée.
06:47Ça ne vaut pas ça, Charles.
06:49Estelle, dans tout cas, ne défendons pas la privatisation
06:52et défendons le service public et la nationalisation des chemins de fer
06:55pour assurer un tarif fixe.
06:57Oui, mais de toute façon, il faudra.
06:58Allons-y.
06:59Je suis désolée, encore une fois.
07:00Il n'y a pas le paradigme.
07:01Il n'y a pas de me payer.
07:03Je trouve que pour des gens qui partent peu en vacances
07:05ou qui ont besoin d'aller voir leurs parents ou leurs enfants.
07:08Vous avez voulu l'ouverture à la concurrence.
07:10Vous avez voulu l'ouverture à la concurrence.
07:12Ce qu'on ne dit pas, c'est que le billet d'Estelle à 90 euros,
07:14en réalité, il en vaut 200.
07:16Et le reste est comblé par nos impôts.
07:18On paye tous, en fait, ce Ouigo, déjà, sans monter dedans.
07:21Vu ce que l'État donne, vu ce que donne le contribuable,
07:25l'État pourrait être en position de dire
07:26« On finance la SNCF.
07:27En échange, vous garantissez des prix bas pour les Français. »
07:31L'EGG, ce matin sur RMC.
07:32Bruno Retailleau peut-il gagner en 2027 ?
07:34Le patron des Républicains a officialisé hier
07:37sa candidature à l'élection présidentielle.
07:39Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux,
07:41il dit vouloir défendre l'ordre, la justice
07:44et la fierté d'être français.
07:45Et cette candidature ne déplait pas à l'avocat d'EGG, Charles Consigny.
07:50Le jeune Retailleau fait preuve d'une certaine radicalité programmatique
07:54qui, là aussi, est intéressante.
07:56Il n'est pas dans le « en même temps »,
07:58il n'est pas dans ce truc bidon
08:00qui est le dépassement des clivages.
08:02Il affiche et il affirme clairement ce qu'il veut faire.
08:06J'ai le sentiment que parce qu'il est vendéen, catholique,
08:09qu'il n'a pas le charisme de Barack Obama,
08:15eh bien, effectivement, oui, on juge ça de manière circonspect.
08:18Moi, je pense que les Français en ont assez des danseurs de claquettes
08:22et que ce qui plaît aux ayatollahs du commentaire médiatique
08:27et qui prétendent faire et défaire les candidatures
08:30n'est pas forcément ce qui plaît aux Français.
08:31Donc, moi, en tout cas, je ne regarde pas cette candidature avec sarcasm.
08:37Alors, Bruno Retailleau peut-il gagner en 2027 ?
08:41Est-ce que vous avez apprécié cette candidature ?
08:43– Vous me posez la question ?
08:43– Oui, Pierre Rondo.
08:44– Est-ce que j'apprécie la candidature de Bruno Retailleau ?
08:46– Après son pédoyer pour l'économie communiste,
08:48il y a peu de doutes sur la réponse, là.
08:50– Encore une fois, on a eu cette même discussion,
08:52ce même débat la semaine dernière avec Jérôme Gage,
08:55qui lui aussi avait, du côté de la gauche,
08:57avait annoncé sa candidature.
08:59Encore une fois, la foire d'Empoigne.
09:00Et Charles avait eu une très bonne réaction la semaine dernière
09:02sur le fait qu'aujourd'hui, les médias,
09:04et globalement, les gens,
09:05ne sont plus focalisés sur le dessin, le programme,
09:09l'envergure, l'ambition,
09:10mais sur les personnes.
09:11Pour se faire connaître aujourd'hui,
09:12pour passer à la télévision…
09:13– Il est à 6% dans les sondages.
09:14– Oui, mais on en parle.
09:15Et aujourd'hui, pour passer à la télévision
09:17et pour faire des grands plateaux…
09:18– On en parlera moins demain, vous savez.
09:19– Je suis sûr qu'il va faire des plateaux
09:20parce qu'il a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle.
09:23– Il était au 20h TF1.
09:24– Il était au 20h TF1, voilà.
09:25– Enfin, c'est un peu tôt, là.
09:27Enfin, excusez-moi.
09:27– Mais oui, mais…
09:28– Ah oui, mais plus on part tôt,
09:29plus on a de chances de monter sa stratégie,
09:30c'est de se déclarer en premier pour…
09:31– Bah non, Emmanuel Macron est parti très tard
09:33et il a gagné, voilà.
09:35– Tout le monde est compte pour dire
09:36que Macron est un cas exceptionnel
09:38qui a profité d'une conjoncture avec Fillon, avec…
09:40– Il y a une différence avec Jérôme Gatch,
09:42c'est que lui, il a un parti.
09:43Il a été élu par des militants,
09:45il a une vraie force politique derrière lui.
09:46– Il a été ministre…
09:48– Il a été ministre aussi récemment,
09:49mais voilà, il y a une vraie force politique derrière lui.
09:51– Mais après, si on veut vraiment
09:52trouver un intérêt à cette candidature,
09:55il faudra voir si, du côté justement des Républicains,
09:57des gens comme Bruno Le Maire soutiendront,
10:00où David Lysnard soutiendront sa candidature
10:02pour l'élection présidentielle.
10:04– Oui, parce que là, en fait,
10:05il torpille un peu l'idée de la primaire
10:07qu'avait lancée David Lysnard il y a quelques jours
10:09en disant qu'il faudrait faire une primaire à droite.
10:13Et là, en fait, Bruno Retailleau,
10:14il fait cavalier seul, il y va tout seul dans son coin
10:16et donc, quelque part, il coupe l'herbe
10:18sous le pied de ses adversaires
10:20et également collègues de la droite,
10:22on va dire, Karine Gallien.
10:23– Oui, mais là, on voit bien que de toute façon,
10:25tous ces hommes politiques ne pensent pas à leur parti,
10:27ils pensent à leur petite personne.
10:29Et c'est la même chose du côté de la gauche, malheureusement,
10:31où aujourd'hui, on voit bien que l'idée,
10:34c'est avant tout d'être mise en avant
10:36et de potentiellement être présidentielle.
10:38Mais j'ai l'impression que tous les jours,
10:39on a de toute façon un nouveau candidat
10:41qui se déclare.
10:42Il y aura plus de candidats qu'à la Star Academy.
10:44Il y a quelques minutes,
10:45il y avait Alexis Corbière sur le plateau des GG.
10:47– Il s'est déclaré ?
10:47– Non, mais ils lui ont posé la question
10:49parce qu'ils se sont dit,
10:49attends, pourquoi pas, il a été viré de LFI,
10:52pourquoi il n'irait pas lui aussi ?
10:53– Il y en a 22 aujourd'hui qui sont soit déclarés,
10:55soit qui ont fait part d'un intérêt type...
10:57– Mais c'est énorme !
10:58– Mais tu comptes Michel-Edouard Leclerc dedans ?
11:00– Non.
11:00– Vous êtes d'Irinaire ?
11:01– Non plus.
11:02– Ah bon ?
11:02– Ah non, on pourrait monter à 30 rapidement.
11:04Après, ça va s'écrémer,
11:05l'objectif de Bruno Recueillot, c'est de passer...
11:07– Je ne suis pas candidat.
11:08– Ah bah voilà, je ne suis pas candidat.
11:10– Tu es sûr ?
11:11– Je ne l'ai pas encore annoncé.
11:13La petite musique monte.
11:15– Jacques, ça vous navre de voir des candidatures ?
11:18– Rien ne me navre, mais des choses m'inquiètent.
11:21C'est le mot, ce sont les mots.
11:24C'est-à-dire, on entend toujours,
11:25j'ai regardé le 20h de TF1 hier,
11:28les mots sécurité, je vais ci, je vais ça.
11:31Il y a une espèce de catalogue de promesses.
11:34Je ne dis pas qu'elles ne seront pas tenues
11:35en ce qui concerne Bruno Retailleau,
11:38mais tous ont les mêmes mots,
11:41les mêmes promesses à la bouche.
11:43Et je me dis que,
11:45où sera celui qui va agir ?
11:48Où sera celui qui définira un cap ?
11:51Où sera celui qui aura le courage ?
11:53Parce que c'est du courage, aujourd'hui.
11:55Quand on se lance en politique,
11:57plutôt que d'avoir des idées,
11:58il vaut mieux avoir du courage.
11:59Et qui, quel est le candidat
12:01qui aura le plus de courage ?
12:03– Aujourd'hui, vous dites des mots,
12:05évidemment, tous les candidats disent
12:06on va lutter pour le pouvoir d'achat des Français,
12:09contre l'insécurité, pour une vie meilleure.
12:11Bon, moi aussi, je peux me déclarer,
12:13mais à un moment, il va falloir rentrer dans le dur.
12:14Non, il va falloir rentrer dans le dur.
12:16Et puis, il va falloir faire des propositions concrètes.
12:19C'est-à-dire qu'à un moment,
12:20il va falloir rentrer dans les chiffres.
12:21– Non, celle, celle.
12:22– Mais on n'en est pas encore là.
12:23– Il va surtout falloir les tenir.
12:25– Oui, mais ça, malheureusement, ça, c'est après.
12:29– Oui, mais on peut s'interroger avant, quand même.
12:33– Oui, mais il va falloir...
12:34Aujourd'hui, évidemment, Bruno Retailleau,
12:35il ne va pas dire,
12:36alors que c'était le programme des Républicains
12:37il n'y a pas longtemps.
12:37– Je suis d'accord, mais quel est celui...
12:38– Il faut la reprête à 66 ans,
12:40ça, il ne va pas le dire tout de suite.
12:41– Quel est celui qui aura la force,
12:43le courage de tenir ses promesses ?
12:45– Mais aucun, tu le sais.
12:46– Mais on va quand même voter pour les programmes.
12:48– Je ne peux pas dire aucun, c'est pas vrai.
12:49– Et on va croiser les doigts pour que...
12:51– Alors là, je ne vais pas tomber
12:53dans un discours très déprimant
12:54pour suivre ce que tu disais.
12:55– Non, ne tombez pas là-dedans.
12:57– Vraiment, de ma petite expérience en politique,
13:00pour avoir suivi les élections présidentielles
13:02depuis Jacques Chirac,
13:03mais même avant Mitterrand et tous les autres,
13:05est-ce qu'il y en a déjà eu
13:06un représentant politique
13:07qui a respecté ses promesses ?
13:08– Toutes ?
13:08Non, c'est impossible, ils ont fait tellement.
13:09– Donc, à partir de là, on a beau écouter...
13:12– Non, mais les promesses essentielles, oui,
13:14on peut, effectivement.
13:16Mais c'est ce dont on manque.
13:18C'est normal, c'est logique.
13:19– Mais ça fait longtemps qu'on...
13:20– C'est logique que je l'espère.
13:22Parce que c'est ce qu'on reproche
13:23à la classe politique.
13:24C'est de parler, mais pas d'agir.
13:27Donc, j'aimerais qu'il y en ait au moins un qui agisse.
13:29– Bon, écoutez, mais ça, on verra ça.
13:30– Et comment tu peux encore l'espérer ?
13:31Tu as de l'expérience ?
13:32– Oui, mais c'est de la naïveté,
13:34mais on aime comme ça, Jacques Lebrot.
13:36– Ça se détecte dans la personnalité des candidats.
13:40– Allez, on va terminer avec le Morning RMC.
13:42Est-ce que vous croyez à la voyance en France ?
13:44Près de 15 millions de consultations
13:45sont réalisées chaque année.
13:47Connaître son avenir, ses relations amoureuses futures
13:49ou encore sa vie professionnelle.
13:51Près de 60% des Français ont déjà consulté un voyant.
13:54Et pour la médium, Annabelle de Vildieu,
13:56invitée du Morning ce matin,
13:57mais ce n'est pas étonnant de voir les Français
13:59se tourner vers la voyance.
14:00– Il y a toujours ce besoin d'avoir des informations
14:04sur son avenir, sur son histoire professionnelle,
14:07sur l'amour aussi.
14:09Le travail est quand même quelque chose de très important
14:11parce qu'il y a beaucoup d'incertitudes.
14:13– Le travail, ça a changé, ça.
14:13– Avant, ce n'était pas le travail.
14:15– Bah, exactement.
14:16– Oui.
14:17Mais c'est vrai que souvent,
14:17c'est vraiment la problématique professionnelle
14:20parce qu'aujourd'hui, il y a beaucoup d'incertitudes.
14:22Enfin, l'amour revient quand même.
14:24– En deuxième position.
14:24– Mais souvent, c'est plus en deuxième position.
14:25– J'adore.
14:26– Alors qu'avant, c'était peut-être plus quelque chose
14:27qui était en première position.
14:30– Alors, Karine Galli,
14:32vous, vous avez fait une expérience de voyance,
14:34justement, votre première expérience hier.
14:36– Mardi soir, exactement, pour mon anniversaire.
14:38Et je n'étais pas du tout emballée
14:39parce que moi, je suis quelqu'un plutôt de cartésien
14:43et ça m'angoisse.
14:44Je ne suis pas du tout sujette à ce genre de croyance
14:48et ça me fait peur, vraiment.
14:50Mais bon, là, à la fin de mon dîner d'anniversaire,
14:52j'ai une amie qui a dit
14:53« J'ai amené les cartes, on va te les tirer ».
14:55Je dis « Non, je ne veux pas ».
14:56Tout le monde a insisté, donc j'ai fini par céder.
14:58On m'a fait tirer cinq cartes.
14:59Évidemment, la première rupture,
15:01qui est super.
15:03– Vu que vous êtes seule, c'est…
15:05– Oui, mais vous savez, avec la voyance,
15:06il y a toujours une rupture…
15:07– Ah oui, c'est toujours à côté.
15:08– Bon, bah écoutez.
15:09– Non, mais genre une rupture
15:10que vous n'avez pas forcément digérée, etc.
15:12Et c'est vrai que c'est vrai que c'était assez angoissant
15:14parce qu'il y avait les cinq cartes
15:17et il y avait donc « Célébrité », « Travail ».
15:20Enfin, il y avait plein de choses
15:21qui correspondaient quand même à ce que je vis.
15:24– Elle vous a dit « Vous êtes quelqu'un de connu ».
15:26– Non, elle m'a fait une tambouille
15:30parce qu'évidemment, il y a toujours une interprétation.
15:33Donc, tu ne sais pas ce qui est vrai ou pas.
15:35– Ce n'est pas besoin d'être voyante pour dire à quelqu'un
15:36« Il y a une rupture que vous avez mal digérée ».
15:38– Mais oui, je ne vous dis pas que j'y crois.
15:41Je suis très sceptique là-dessus.
15:41– Oui, il va vous arriver quelque chose de bien.
15:43– Oui, soit disant, il voyait un changement professionnel.
15:47Il a eu lieu au mois d'août.
15:48À mon avis, les cartes sont en retard.
15:49– Ça, ça ne nous arrange pas.
15:50– Et donc là, il me dit « Non, mais il y en a peut-être un nouveau ».
15:52Je lui dis « À mon avis, les cartes sont en retard ».
15:54J'ai l'impression que comme la rupture, c'était il y a deux ans.
15:55– Parce qu'en plus, les cartes sont en retard
15:56et qu'elles prédisent l'avenir d'il y a cinq ans.
15:58– Elles prédisent le passé, oui.
15:59– Mais en tout cas, il y avait…
16:02– Je vois que vous allez porter des lunettes.
16:05– Les principes de la voyance, et je n'y crois absolument pas,
16:09c'est de rester très flou et de dire des généralités.
16:11Donc l'idée, c'était que vous allez avoir des épreuves
16:14que vous allez apprendre à ne pas se passer.
16:18Je vous raconterai l'expérience.
16:20Je n'y crois pas, Estelle.
16:21Mais je vous dis ce que j'ai vécu.
16:22– Ah ben merci.
16:25– J'étais très sceptique, et je reste sceptique.
16:29Mais au final, il faut avoir une certaine ouverture
16:32pour croire à la voyance.
16:33Moi, je ne suis pas le bon sujet.
16:35– Mais votre amie, elle est professionnelle ?
16:36– Mais pas du tout, elle est avocate.
16:38– Ah oui, pour ça, pour ça.
16:41Je vois une condamnation.
16:43– On a fait ça comme passe-temps.
16:45– Oui, oui, qu'elle reste à son métier d'avocate.
16:48– Ah ben c'est un métier.
16:50– Moi, je n'y crois pas,
16:51mais c'était rigolo d'entendre ce qu'elle disait.
16:53Parce que de toute façon,
16:54tu te raccroches toujours aux branches.
16:55Tu peux faire dire tout et n'importe quoi, une carte.
16:57– Alors moi, je suis un peu télépathe.
16:58– Jacques Le Gros.
16:59– Je suis un peu télépathe, oui.
17:02Et il m'est arrivé dans…
17:03– C'est pas télépathe.
17:04– C'est-à-dire, je sais ce que tu es en train de penser,
17:07ou tu penses du mal de moi, par exemple.
17:09– Voilà.
17:09– Je le sens.
17:11– Voilà.
17:12– Là, j'étais en train de penser à un truc très…
17:15Vous le voyez ou pas, Jacques ?
17:20– Un jour au cœur d'une émission de radio,
17:22c'était en 1983.
17:24J'ai reçu effectivement un voyant.
17:27Et il m'a dit,
17:28vous aurez un accident avec une voiture dans quelques jours.
17:32Et quelques jours après,
17:33trois jours précisément,
17:35une Renault 5 à l'époque, je me souviens,
17:37est rentrée dans l'arrière de ma voiture.
17:40– C'était le voyant ?
17:41– J'avais raison !
17:46– On ne peut plus rien dire ici.
17:48– Le voyant avait payé quelqu'un pour qu'il fasse un accident.
17:53– Non, mais c'est très angoissant.
17:54Vous voyez, ça a des choses aussi précises.
17:56– Mais normalement, il ne te le dit pas, ça.
17:57– Oui, voilà.
17:57Parce que moi, évidemment, ma copine,
17:58elle n'est pas professionnelle,
17:59mais je lui dis,
17:59tu ne me dis rien de terrible, de précis,
18:01parce que moi, je ne veux pas savoir.
18:02– Oui, mais le voyant ne te dit pas,
18:03vous allez me mourir demain, madame.
18:04Et merci, c'est sans ça.
18:05– Excusez-moi, l'accident,
18:06c'est quand même très précis.
18:07– Les pays, oui, tout de suite, même.
18:09– Oui, c'est ça.
Commentaires