- il y a 2 jours
Sylvain Maillard, député EPR de Paris, commissaire aux finances et membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées, répond aux questions de Romain Desarbres.
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00:008h13, la grande interview CNews Europe 1 avec Sylvain Maillard. Bonjour Sylvain Maillard.
00:04Bonjour Romain Desarmes.
00:05Merci beaucoup d'être avec nous.
00:06Merci à vous.
00:06Député ensemble pour la République de Paris, commissaire aux finances et membre de la Commission de la Défense Nationale et
00:11des Forces Armées.
00:12On va parler de différents sujets évidemment, d'actualité. Je voulais commencer par Ilan Halimi.
00:18Il y a 20 ans, mourait Ilan Halimi, enlevé et torturé, choisi, ciblé par le gang des barbares parce que
00:26juif.
00:26Il avait vécu un véritable martyr pendant 24 jours. À quoi pensez-vous quand vous pensez à lui ?
00:33Choisi parce qu'il était juif, donc il était riche. C'est tout ça, c'est toute cette diatribe et
00:39cette dialectique d'ailleurs qu'on peut retrouver dans l'antisémitisme classique, moderne, qu'on retrouve à l'heure actuelle.
00:47Donc c'était très important, il est très important pour ses 20 ans, qu'il y ait un geste fort.
00:51Je serai tout à l'heure auprès du Président de la République à l'Elysée où un arbre pour Ilan
00:57Halimi sera planté dans le jardin de l'Elysée.
00:59Je crois que ce sera un moment évidemment très important. Il ne faut pas oublier le drame, le calvaire d
01:04'Ilan Halimi.
01:05Je trouve ça très très bien qu'on puisse en parler sans souvenir que dans les familles on en parle.
01:11Je crois que c'est peut-être dans l'histoire moderne que nous avons vécu en France, peut-être un
01:16des pires drames d'antisémitisme.
01:18Il avait été torturé, on lui avait mis du scotch sur le visage, il ne respirait que par le nez,
01:23il avait été séquestré pendant 24 jours dans un appartement, ensuite dans une chaufferie.
01:29Emmanuel Macron va planter un chêne dans les jardins de l'Elysée, c'est ce que vous nous avez dit.
01:33Est-ce que c'est suffisant ? Est-ce que le combat du Président de la République, les maux du
01:37Président de la République sont suffisants pour lutter contre l'antisémitisme ?
01:41L'antisémitisme c'est une vague énorme, très forte. Je le combats depuis longtemps, j'ai porté une résolution pour
01:48définir l'antisionisme en 2019, l'antisionisme comme une forme d'antisémitisme.
01:53Nous l'avons voté à l'Assemblée nationale, le Président de la République s'est toujours été très très clair
01:58et se bat contre l'antisémitisme.
02:00Il n'a pas toujours été très très clair, non ? Il n'a pas participé à la manifestation après
02:04le 7 octobre, justement ?
02:06Vraiment, je connais bien le Président de la République sur l'antisémitisme, il a toujours été clair, j'ai eu
02:11des différences avec lui, entre autres sur le conflit israélo-palestinien, on peut avoir des différences.
02:17Mais l'antisémitisme a toujours été très clair, le combattre et faire en sorte que cette résurgence terrible, ce qui
02:24martyrise ce qui fait République en France, soit en permanence combattue.
02:29Il se réinvente en permanence l'antisémitisme, il se réinvente. Pourquoi ? C'est un sentiment profond d'infériorité, donc
02:35c'est un sentiment génocidaire, c'est un sentiment que les uns et les autres peuvent ressentir et qui se
02:40développe depuis le 13e, 14e siècle et qu'il nous faut combattre parce qu'il est en nous une partie
02:45de nos concitoyens.
02:46Donc il faut continuer à le combattre, continuer à combattre ces formes modernes, je vous le disais, l'antisionisme, assimiler
02:53Israël aux Juifs parce que c'est en France un délit, l'antisémitisme, ce qui n'est pas le cas
02:59d'ailleurs aux Etats-Unis ou dans plein d'autres pays.
03:02Pour nous, il faut continuer à le combattre et le président de la République, par cet acte fort quand même
03:07de planter un chêne en l'hommage d'Idan Halimi pour les 20 ans de cette horrible histoire, je suis
03:16assez fier d'être à ses côtés tout à l'heure.
03:18Est-ce qu'il faut pénaliser en France, vous y faisiez allusion, les appels à la destruction d'Israël ?
03:22Bien sûr, c'est de l'antisémitisme. Quel autre pays dans le monde nous appelons à la destruction ? D
03:28'ailleurs, ma collègue Caroline Yadant, moi je suis l'orateur du groupe Renaissance sur ce texte,
03:33Caroline Yadant porte un texte que nous avons voté déjà en commission qui va arriver à l'Assemblée en disant,
03:39appelé, d'ailleurs c'est la finesse juridique, c'est-à-dire appelé à la destruction d'un Etat et
03:44ce sera un délit.
03:46Donc le slogan de la rivière à la mer, c'est terminé ?
03:50Je l'ai dit en commission, c'est un slogan antisémite.
03:54C'est un slogan antisémite. Quel autre pays dans le monde des gens appellent à sa destruction ? Quel autre
03:59pays ? Il n'y en a qu'un, c'est Israël ?
04:01Il y a plein de pays dans lesquels on a des conflits, où il y a des dictateurs terribles, la
04:05Corée du Nord, l'Iran, on a eu le Venezuela, mais personne n'appelle à la destruction d'un pays,
04:11il n'y en a qu'un seul, c'est Israël.
04:12Et donc évidemment, une partie du fauné, c'est d'appeler Israël, ou sioniste, au lieu de dire juif.
04:19Parce que juif, c'est en France, condamné, sale juif, comme je l'avais dit pour Alain Finkielkraut, quand on
04:24dit sale juif de merde, c'est condamné en France.
04:27Heureusement. Par contre, si vous dites sale sioniste de merde, c'est libre d'interprétation.
04:32Et je rappelle, Romain Desarmes, en France, ce n'est pas une opinion l'antisémitisme, c'est un délit. Un
04:39an d'emprisonnement, 45 000 euros d'amende.
04:40L'hyperviolence des mineurs, comment régler cette spirale ? Le jeune Théo a été agressé par des adolescents de 14
04:50-15 ans à Lyon.
04:51Vous avez probablement vu les images, cette agression a été filmée, il est étudiant, Théo.
04:56Les agresseurs ont tous été relâchés sous contrôle judiciaire. Théo, lui, étudiant, a probablement son année fichue.
05:03Les agresseurs sont en liberté, la victime paye. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
05:07Il faut revoir le statut du mineur. On le voit bien. Nous, on avait travaillé à Renaissance sur un texte
05:14pour faire en sorte que la majorité pénale soit abaissée.
05:19Le Conseil constitutionnel s'y est opposé, en partie, sur le texte que nous avons porté. Il faudra y revenir
05:25parce qu'on voit bien qu'il y a une violence très forte, beaucoup plus forte.
05:29Il faut juger quoi ? Les moins de 18 ans comme des adultes ? Les moins de 16 ans comme
05:32des adultes ?
05:33D'abord, dire qu'il y a moins de 18 ans, c'est un enfant. Et des uns et des
05:36autres, nous avons autour de nous des enfants, on en a parfois nous-mêmes.
05:40On voit bien qu'il y a moins de 18 ans, vous êtes un enfant. Mais dans des actes d
05:44'une telle gravité, quand on a le jeune qui a abattu...
05:48Donc juger les moins de 18 ans qui commettent des actes graves comme des adultes ?
05:54En tout cas, faire en sorte que la réponse pénale soit forte et soit immédiate. Nous, la grosse difficulté, c
06:01'est que la réponse pénale est trop tard, elle n'est pas éducative et elle est trop faible, très souvent.
06:06Quand vous êtes, à Marseille, le jeune de 14 ans qui a abattu d'un coup de...
06:13Le chauffeur de VTC.
06:14Voilà. Bon, bah écoutez, imaginez-vous...
06:17Et qui a été condamné hier à...
06:18Trois enfants orphelins.
06:21Trois enfants orphelins.
06:22Comment est estimé qu'il n'est pas une peine extrêmement lourde, mais qui doit être une peine aussi proportionnée
06:29au fait que c'est un enfant
06:30et que la société doit faire en sorte d'éduquer son enfant. Donc ça ne peut pas être tout à
06:36fait une peine comme un adulte.
06:37Mais enfin, bon, il faut quand même que ce soit suffisamment dissuasif et surtout que ça fasse apprendre aux jeunes.
06:43Je crois qu'il y a une notion d'éducation qui est importante.
06:45Faut-il suspendre l'excuse de minorité pour les mineurs qui participent à des crimes graves ?
06:49Violence physique, homicide, 77% de oui, 22% de non.
06:5477% des Français estiment qu'il faut suspendre l'excuse de minorité quand le crime est grave. Vous aussi
07:00?
07:00Oui, c'est ce que nous avons porté. Nous avons dit au moins jusqu'à... entre 18 et 16 ans,
07:05il nous semble logique que dans des cas de crimes graves
07:09et de récidives, qu'il y ait un mineur qui soit jugé comme un majeur.
07:14Parlons un peu de l'école, toujours dans le cadre de la violence des jeunes.
07:18Le ministre de l'Éducation appelle les parents à un sursaut collectif pour sanctuariser l'école face au fléau de
07:24la violence et du harcèlement.
07:25Une semaine après l'acte abominable contre une professeure à Saint-Narie-sur-Mer, elle a été poignardée.
07:32Faut dire aux parents, bougez-vous, c'est ça le message du gouvernement ?
07:34Oui, aussi. La famille, ça ne peut pas être une boîte noire en permanence.
07:39On n'a que des politiques publiques autour de la famille.
07:42Quand votre enfant... Et parfois, c'est difficile. On sait très bien élever des jeunes, ce n'est pas si
07:45simple.
07:47Les uns et les autres, nous avons nos difficultés.
07:49Mais il faut qu'à un moment, les familles, c'est eux les premiers responsables de l'éducation des enfants.
07:54Ce n'est pas l'école de faire...
07:55Moi, je suis... Évidemment, l'école est là pour vous apprendre, pour vous élever.
08:01Mais l'éducation primaire d'un enfant, elle est faite en famille.
08:05Et je crois qu'il faut le rappeler.
08:07Et donc, quand vous avez des enfants qui sont particulièrement difficiles pour une école,
08:15au-delà des difficultés qu'ils peuvent avoir psychologiques, et ça, il faut les traiter.
08:19Enfin bon, les parents, évidemment, ont une responsabilité.
08:21Par contre, moi, je dis une seule chose, c'est que pendant très longtemps, on a dit que les parents
08:25ne devaient pas rentrer dans l'école.
08:26C'est-à-dire qu'on a dit que les parents devaient rester en dehors de l'école.
08:29Moi, je pense que c'est important que les parents aussi s'investissent plus dans les écoles,
08:33parce qu'ils doivent participer à l'éducation des enfants.
08:35Ils ont une responsabilité, bien sûr, mais en même temps, il doit y avoir une responsabilité plus importante des parents
08:40dans les écoles.
08:41Sylvain Maillard, député ensemble pour la République de Paris et membre de la Commission de la Défense.
08:46On va parler des rafales vendues aux Indiens.
08:48Enfin, vous allez nous en parler dans un instant.
08:51Avant cela, Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur à Alger, le pari risqué de l'apaisement après plusieurs reports.
08:58Il y va, il sera en Alger lundi et mardi prochains.
09:02Qu'est-ce qu'on peut en attendre ?
09:04Nous, le travail que fait autour de Sébastien Lecornu, c'est-à-dire moins de micros,
09:09on parle moins, mais on fait en sorte qu'il y ait des résultats.
09:13On veut qu'ils nous reprennent nos OQTF.
09:15C'est assez simple, en fait.
09:16C'est l'objectif de son déplacement.
09:17L'obligation de quitter le territoire.
09:18Bien sûr.
09:19Donc dire, il faut reprendre langue, et nous voulons faire en sorte que la justice soit appliquée en France.
09:24Un ressortissant algérien qui n'a pas de papier, pas de titre de séjour, doit repartir dans son pays.
09:30Et donc nous voulons les laisser passer consulaires auprès des autorités algériennes.
09:34Et donc ça, c'est le travail de Laurent Nunez.
09:36Donc pas d'annonce, aucun fanfaronnage.
09:41Il est là, il est là-bas.
09:42C'est-à-dire que Laurent Nunez ne va pas parler avant lundi ?
09:44Il va aller rencontrer Abdel-Majid Théboun, le président algérien ?
09:49Oui, il part pour un voyage d'efficacité.
09:52Donc laissons-le travailler.
09:53On a toute confiance en Laurent Nunez.
09:55L'objectif, c'est d'avoir des laissés-passés consulaires,
09:57faire en sorte que ceux qui n'ont pas vocation à être en France, des Algériens,
10:01doivent repartir dans leur pays et que ce soit plus efficace.
10:03Alors à l'heure, cette méthode n'a pas fonctionné.
10:06Il y a eu la méthode également Bruno Retailleau,
10:08qui a peut-être montré ses limites.
10:10Non, qui n'a pas fonctionné.
10:11Il faut qu'il y ait une discussion avec le pouvoir algérien,
10:15qu'ils comprennent dans un rapport de force qui existe,
10:17qu'il ne faut pas cacher.
10:19Et à côté de ça, nous avons un objectif,
10:22faire en sorte que les obligations de quitter le territoire
10:24soient exécutées et qu'ils repartent dans les avions.
10:26Si les Algériens refusent de reprendre leurs OQTF,
10:29est-ce que ça veut dire qu'il faut arrêter de donner des visas aux Algériens ?
10:32Pourquoi est-ce qu'on continue à donner des visas aux Algériens
10:34alors qu'eux refusent de délivrer des laissés-passés consulaires ?
10:38Mais vous avez tout à fait raison.
10:40J'ai tout à fait raison, mais ce n'est pas ce qui se passe.
10:42C'est du donnant-donnant.
10:42C'est-à-dire que si...
10:43Oui, mais de toute manière, ce n'est pas ce qui se passe depuis plusieurs années.
10:46Dans le rapport, c'est un peu plus compliqué que ça.
10:48Vous savez bien qu'on a augmenté, diminué,
10:50et on a ciblé ceux qui n'avaient pas vocation des Algériens
10:55à venir en France.
10:56C'est un peu plus compliqué que ça.
10:57Mais bien sûr, dans la discussion, d'ailleurs,
10:59dans ce que demandent les Algériens,
11:01il y a évidemment ce point précis.
11:03On continue à donner des visas étudiants.
11:05Il y a même la représentation diplomatique en Algérie
11:08qui s'est vantée d'avoir donné plus de visas étudiants.
11:11Donc, nous, on joue le jeu.
11:13On continue à donner des visas aux Algériens
11:15et eux continuent à nous faire avoir d'honneur.
11:18Sur les visas étudiants, on a une position très, très claire,
11:21nous, avec le groupe Renaissance à l'Assemblée nationale.
11:24Nous, nous voulons privilégier les visas pour le travail.
11:27Ceux qui ne viennent pas pour le travail,
11:29en fait, n'ont pas forcément vocation à venir.
11:31Qu'il y ait des échanges étudiants, ça nous semble important.
11:34Après, que ce soit des échanges massifs sans contrepartie,
11:37ça nous semble une vraie difficulté.
11:38Nous voulons privilégier le travail,
11:40faire en sorte que l'immigration,
11:41parce qu'on a besoin d'immigration en France,
11:44soit une immigration de travail.
11:45Il peut y avoir débat sur ce point également.
11:46Et pourquoi qu'on ait besoin d'immigration ?
11:49Écoutez, moi, je me promène.
11:53Il y a plusieurs centaines de milliers d'étrangers
11:55qui sont au chômage.
11:55J'ai la chance d'être aussi chef d'entreprise.
11:58Je ne vois pas beaucoup d'entreprises
12:00qui peuvent fonctionner sans étrangers.
12:01Je ne vois pas beaucoup d'hôpitaux
12:02qui fonctionnent à l'heure actuelle sans étrangers.
12:04Nous avons besoin d'une main-d'oeuvre étrangère,
12:06que ce soit clair.
12:07Mais on a besoin de gens qui viennent.
12:08Et peut-être qu'il y a certains métiers,
12:10effectivement, comme le travail ne paye pas,
12:11qui attirent moins.
12:12Pas forcément, Romain Désarme.
12:1425% de notre produit intérieur brut
12:16est fait par de l'exportation.
12:18C'est que des Français qui font de l'exportation.
12:19On a besoin aussi de main-d'oeuvre.
12:21La main-d'oeuvre étrangère,
12:22ce n'est pas uniquement de la main-d'oeuvre peu qualifiée.
12:24On a de la main-d'oeuvre aussi extrêmement qualifiée
12:26qui viennent.
12:27Le rayonnement de la France,
12:28c'est de faire en sorte de faire venir
12:29les talents en France.
12:30Ce n'est pas uniquement une main-d'oeuvre peu qualifiée.
12:33Bien sûr qu'il y a une main-d'oeuvre peu qualifiée,
12:35mais il y a une main-d'oeuvre qualifiée.
12:36Et il faut que nous attirions.
12:37Mais le critère principal pour l'accueil en France,
12:41ça doit être le travail.
12:42C'est ça que nous portons.
12:43On est pour un permis à point là-dessus
12:46sur l'immigration du style canadien.
12:48C'est ce que nous portons à Renaissance.
12:49Et nous continuons à le dire.
12:51Nous pensons que sur les visas étudiants étrangers,
12:54bien sûr qu'il en faut...
12:55Moi, je préside le groupe d'amitié France-Chine.
12:57Je veux qu'il y ait plus d'étudiants français
13:00qui partent en Chine.
13:00Et donc, il y a un échange entre, évidemment,
13:02la Chine et la France.
13:04Mais je le redis, c'est un équilibre à trouver.
13:07Et d'abord, priorité à ceux qui viennent travailler.
13:09Sylvain Maillard, je le disais,
13:11vous êtes membre de la commission défense.
13:13Je voulais vous entendre sur cette méga commande
13:15d'avions de chasse Rafale passée par l'Inde.
13:19Commande passée par l'Inde, 114 avions.
13:21Où est-ce qu'on en est aujourd'hui ?
13:22Si ce contrat venait à être définitivement signé,
13:26ce serait un contrat record pour Dassault.
13:28Oui, c'est un contrat très important.
13:29On a demandé à Dassault de pouvoir produire...
13:32Ils produisent à l'heure actuelle trois Rafales par mois,
13:36ce qui est déjà une performance.
13:37On leur demande de passer à quatre, voire cinq,
13:39non seulement pour les armées françaises,
13:40mais aussi pour l'export.
13:41C'est un succès, le Rafale.
13:43Après, c'est vrai, beaucoup de difficultés,
13:44c'est un succès.
13:45Moi, je veux féliciter d'ailleurs la SUE
13:46et le président de la République,
13:48Sébastien Lecornu, ministre des Armées.
13:49C'est comme ça que ça se passe.
13:50Vous savez bien que les ventes d'avions,
13:52c'est une équipe France qui se met en place.
13:55Éric Trappier, le président de Dassault,
13:57à qui j'ai eu l'honneur de...
13:58Bien sûr, mais aussi dire que...
14:00Pourquoi ils ont choisi le Rafale ?
14:01D'abord parce que c'est un excellent avion.
14:03Mais c'est aussi le fait de sortir d'une dépendance
14:05avec les Américains.
14:07Et donc, c'est pour ça que cet avion se vend bien,
14:09tant mieux.
14:10Et c'est pour ça qu'il nous faut une industrie militaire,
14:14française, souveraine, européenne, tout du moins.
14:16Française, c'est encore mieux.
14:18Souveraine, c'est ce qui va se vendre à l'heure actuelle.
14:21Évidemment, dans nos armées,
14:21mais de plus en plus dans le monde entier,
14:23tous ceux qui ne voudront pas être alignés
14:24sur la Chine, sur la Russie
14:26ou sur les États-Unis
14:28devront se tourner vers du matériel militaire autre.
14:30Et là, la France est extrêmement bien placée.
14:32Donc, tant mieux.
14:33On va vendre des avions.
14:34Moi, je suis persuadé que nous vendrons
14:35d'autres Rafales à d'autres pays
14:36dans les mois et les années qui viennent.
14:38À qui, par exemple ?
14:39Ce n'est pas à moi de faire des annonces,
14:41mais il y a d'autres discussions.
14:42Vous verrez que nous vendrons
14:43beaucoup plus d'avions dans les années qui viennent.
14:46Je voulais vous parler, évidemment,
14:47de Bruno Retailleau,
14:48qui a déclaré sa candidature hier.
14:50Il a fait à 18h.
14:51Ensuite, il a fait à 20h.
14:53Il est également à la une du Figaro Magazine.
14:57Qu'est-ce que vous pensez déjà de son programme,
14:59de ce qu'il a dit ?
15:00Après, toute candidature est légitime.
15:04Les Républicains sont un grand parti
15:05et je comprends tout à fait qu'ils veulent un candidat.
15:08Moi, je vous le dis tout simplement, Romain Desarmes.
15:09Si, dans le socle commun,
15:11nous n'avons pas une primaire,
15:13ça va être une boucherie, cette élection 2027.
15:16Si on part avec 2, 3, 4 candidats
15:18dans le socle commun à l'heure actuelle...
15:20Édouard Philippe, Gérald Lermanin,
15:22on parle même de Sébastien Lecornu ?
15:24Non, mais on en a beaucoup plus sur la ligne de départ.
15:27La ligne de départ, ça ne marche pas.
15:29Nous, moi, je pense qu'il faut, comme beaucoup,
15:33il faut un système qui permette de déterminer
15:35qui sera le candidat d'un socle commun
15:37qui part pour moi des LR,
15:39ceux qui sont à l'heure actuelle,
15:41qui soutiennent le gouvernement.
15:44qui partent des LR jusqu'à Modem, Renaissance, Horizons,
15:48bien sûr, les LR,
15:50et puis une partie de ce qu'on a à l'Assemblée nationale de Liotte,
15:54qui me semble essentiel.
15:55Et donc, il faut une primaire.
15:56Est-ce qu'il est dans la liste de ceux que vous pourriez soutenir ?
15:58Romain Desarmes, il faut une primaire.
16:00Oui, mais sinon...
16:00Est-ce qu'il est dans la liste de ceux que vous pourriez soutenir ?
16:02Il faut un candidat.
16:03Moi, ma famille politique, c'est Renaissance,
16:06je suis du centre, donc je regarde les candidatures.
16:08Il y a plein d'autres candidatures que je préfère que Bruno Retailleau.
16:12Mais je crois qu'il faut une primaire,
16:13parce que c'est cette primaire qui doit déterminer
16:16qui sera le candidat.
16:17S'il y a plusieurs candidats, Romain Desarmes,
16:18le deuxième tour, les présidentielles,
16:21on le regardera à la télé.
16:22Soyons très clairs, nous n'y participerons pas.
16:24Et il faut arrêter...
16:25On voit le mur arriver, il nous faut un seul candidat.
16:27Donc, on n'arrive pas à le déterminer.
16:29Moi, je pense que la primaire,
16:30c'est le meilleur moyen de le faire.
16:32Je voulais vous entendre également sur les municipales à Paris.
16:35Vous soutenez Rachida Dati.
16:37Emmanuel Grégoire, le candidat des socialistes et des communistes,
16:41est au coude à coude avec Rachida Dati
16:44dans les derniers sondages.
16:46Qu'est-ce qui ferait que l'ex-ministre de la Culture,
16:50enfin que la ministre de la Culture,
16:51que Rachida Dati,
16:53qu'est-ce qu'il ferait qu'elle puisse s'imposer dans la campagne ?
16:57Il y a une telle envie des Parisiens d'alternance.
16:59Ils ont envie, ça fait 25 ans que c'est la même équipe qui est au pouvoir,
17:02Hidalgo Grégoire, ils veulent une alternance.
17:04Et la seule qui peut porter cette alternance,
17:06on a un programme très solide,
17:08c'est Rachida Dati.
17:09C'est ça, il y a un vote utile, c'est Rachida Dati.
17:12On a beaucoup de choses à modifier,
17:15on parlait de sécurité,
17:16la propreté, cette ville n'est pas propre,
17:18le logement, priorité à ceux qui travaillent,
17:20dans le logement social,
17:22priorité à ceux qui travaillent à Paris,
17:23ça nous paraît assez logique.
17:24Et puis, je crois que plus simplement,
17:27on n'en a pas parlé,
17:27mais on vit, nous, un drame dans le périscolaire à l'heure actuelle,
17:31avec plus de 200 animateurs du périscolaire
17:34qui sont suspendus
17:35pour des suspicions d'attouchement,
17:37de viol,
17:38dont certains sont en procédure judiciaire.
17:40On a un système qui est complètement défaillant,
17:42il faut revoir tout.
17:43Et donc, nous nous disons,
17:44il faut une alternance,
17:45les Parisiens veulent très majoritairement l'alternance,
17:48la seule qui l'incarne,
17:50cette alternance qui peut gagner,
17:51qui peut battre Emmanuel Grégoire,
17:53c'est Rachida Dati,
17:54c'est pour ça que je suis vraiment à fond derrière elle.
17:56On fait campagne jusqu'au 15 mars,
17:59c'est la date du vote,
18:01et je crois que cette alternance,
18:03elle est salutaire.
18:05On a besoin de cette alternance.
18:06À propos d'Emmanuel Grégoire,
18:08je voulais vous entendre sur ce message
18:10qu'il a publié sur les réseaux sociaux
18:12au sujet de l'affaire Traoré.
18:15Adama Traoré, il a écrit
18:16« La justice a confirmé le non-lieu définitif
18:18pour les trois policiers,
18:19ils se trompent,
18:20ce sont des gendarmes,
18:21présents lors de l'apparition
18:22qui a conduit à la mort d'Adama Traoré. »
18:24Je pense à sa famille
18:24qui s'est tant battue
18:25pour obtenir justice et vérité.
18:26Leur combat se poursuivra
18:28devant la Commission européenne
18:30des droits de l'homme.
18:30La République doit réparer le lien
18:32entre sa population et la police
18:33en luttant contre le racisme régulièrement,
18:35constatée en mettant fin à l'impunité.
18:37Il soutient les Traorés,
18:39qu'est-ce que vous pensez ?
18:40Au détriment,
18:41dit les policiers,
18:42en réalité ce sont des gendarmes encore une fois.
18:44Perdre un enfant est un drame absolu.
18:46On est d'accord.
18:47Je suis aux côtés des policiers
18:49qui ont été...
18:50La justice leur a dit
18:51qu'ils n'ont absolument rien fait,
18:53qu'il y a eu un essoufflement.
18:56La justice le dit très clairement
18:58ce qui lui est arrivé
18:59et que c'est une famille de voyous.
19:01Et je le redis,
19:02la famille Traoré est une famille de voyous.
19:04Lui-même a été poursuivi
19:06pour des faits de viol
19:08avec fourchette
19:09au moment où il était incarcéré.
19:11Voilà qui est Adama Traoré.
19:14Et donc...
19:14Emmanuel Grégoire soutient ça.
19:16Donc moi je soutiens la justice,
19:18ce qu'a dit la justice.
19:19Elle a dit que les trois gendarmes
19:21n'avaient rien fait
19:22et j'entends aussi la douleur d'une famille.
19:25Ça c'est tout à fait respectable.
19:26Mais à un moment,
19:26la justice est passée
19:27et je trouve que le message
19:29d'Emmanuel Grégoire
19:29est juste indigne.
19:30Une dernière question.
19:32Sylvain Maillard,
19:33la date de la décision en appel
19:34pour le procès du Front National
19:37est prévue pour le 7 juillet prochain.
19:39Si Marine Le Pen
19:40venait à être inéligible,
19:42comment réagiriez-vous ?
19:43C'est pareil,
19:43c'est comme la justice.
19:44Je viens de vous dire sur la justice,
19:45je fais confiance à la justice de mon pays.
19:47Si elle est inéligible,
19:48elle est inéligible
19:49et il y aura un autre candidat,
19:50je suppose,
19:51pour le Rassemblement National.
19:53C'est ainsi.
19:54On ne peut pas dire que...
19:55On ne peut pas soutenir la justice
19:56quand ça nous arrange
19:57ou quand vous pensez
19:58que la justice va dans le sens
19:59qui vous semble le vôtre
20:01et pas dans d'autres sens.
20:02Moi je suis toujours
20:03du côté de la justice,
20:04d'autant plus que je suis parlementaire.
20:06La justice dira le droit.
20:08Le Rassemblement National,
20:10le Front National
20:10les poursuit Marine Le Pen
20:11pour des faits extrêmement graves,
20:13extrêmement graves,
20:14plus de 4 millions
20:14de détournements
20:15de fonds publics
20:17et donc c'est là je suis
20:18qui dira
20:19quelle est la peine
20:20et si elle est
20:21une peine d'inéligibilité
20:22de plus de deux ans,
20:23elle ne sera pas candidate
20:25aux élections présidentielles
20:26tout simplement.
20:278h33,
20:28Sylvain Maillard
20:28était l'invité
20:29de la grande interview
20:29de CNews Europe 1.
20:31Merci Sylvain Maillard,
20:32bonne journée à bientôt.
20:32Bonne journée.
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