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Le député EPR de Paris et membre de la commission de la Défense nationale et des Forces armées, Sylvain Maillard était l’invité de #LaGrandeInterview dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:018h13, la grande interview CNews Europe 1 avec Sylvain Maillard.
00:04Bonjour Sylvain Maillard.
00:04Bonjour Romain Desarmes.
00:05Merci beaucoup d'être avec nous.
00:06Merci à vous.
00:07Député Ensemble pour la République de Paris,
00:09commissaire aux finances et membre de la Commission de la Défense Nationale et des Forces Armées.
00:13On va parler de différents sujets, évidemment, d'actualité.
00:17Je voulais commencer par Ilan Halimi.
00:19Il y a 20 ans, mourait Ilan Halimi, enlevé et torturé,
00:24choisi, ciblé par le gang des barbares, parce que juif.
00:27Il avait vécu un véritable martyr pendant 24 jours.
00:31À quoi pensez-vous quand vous pensez à lui ?
00:33Choisi parce qu'il était juif, donc il était riche.
00:37C'est tout ça, c'est toute cette diatribe et cette dialectique,
00:41d'ailleurs, qu'on peut retrouver dans l'antisémitisme classique, moderne,
00:45qu'on retrouve à l'heure actuelle.
00:47Donc c'était très important, il est très important pour ses 20 ans,
00:50qu'il y ait un geste fort.
00:52Je serai tout à l'heure auprès du président de la République à l'Elysée,
00:55où un arbre, pour Ilan Halimi, sera planté dans le jardin de l'Elysée.
00:59Je crois que ce sera un moment évidemment très important.
01:02Il ne faut pas oublier le drame, le calvaire d'Ilan Halimi.
01:06Je trouve ça très très bien qu'on puisse en parler,
01:09sans souvenir que dans les familles on en parle.
01:12Je crois que c'est peut-être, dans l'histoire moderne que nous avons vécue en France,
01:17peut-être un des pires drames d'antisémitisme.
01:18Il avait été torturé, on lui avait mis du scotch sur le visage,
01:22il ne respirait que par le nez, il avait été séquestré pendant 24 jours,
01:26dans un appartement, ensuite dans une chaufferie.
01:30Emmanuel Macron va planter un chêne dans les jardins de l'Elysée,
01:32c'est ce que vous nous avez dit.
01:33Est-ce que c'est suffisant ?
01:35Est-ce que le combat du président de la République,
01:37les maux du président de la République sont suffisants pour lutter contre l'antisémitisme ?
01:42L'antisémitisme c'est une vague énorme, très forte.
01:45Vous savez, je le combats depuis longtemps,
01:47j'ai porté une résolution pour définir l'antisionisme en 2019,
01:51l'antisionisme comme une forme d'antisémitisme,
01:54nous l'avons voté à l'Assemblée nationale,
01:56le président de la République s'est toujours été très très clair
01:58et se bat contre l'antisémitisme.
02:01Mais il n'a pas toujours été très très clair, non ?
02:02Il n'a pas participé à la manifestation après le 7 octobre, justement ?
02:06Vraiment, je connais bien le président de la République sur l'antisémitisme,
02:10mais il a toujours été clair.
02:11J'ai eu des différences avec lui, entre autres sur le conflit israélo-palestinien,
02:16on peut avoir des différences.
02:18Mais l'antisémitisme a toujours été très clair,
02:20le combattre et faire en sorte que cette résurgence terrible,
02:24ce qui martyrisse ce qui fait République en France,
02:28soit en permanence combattu.
02:29Il se réinvente en permanence l'antisémitisme.
02:32Il se réinvente.
02:33Pourquoi ?
02:33C'est un sentiment profond d'infériorité.
02:36Donc c'est un sentiment génocidaire,
02:37c'est un sentiment que les uns et les autres peuvent ressentir
02:40et qui se développe depuis le XIIIe, XIVe siècle
02:43et qu'il nous faut combattre
02:44parce qu'il est en nous une partie de nos concitoyens.
02:47Donc il faut continuer à le combattre,
02:49continuer à combattre ces formes modernes,
02:50je vous le disais, l'antisionisme,
02:54assimiler Israël aux Juifs
02:55parce que c'est en France un délit,
02:58l'antisémitisme,
02:59ce qui n'est pas le cas d'ailleurs aux États-Unis
03:00ou dans plein d'autres pays.
03:03Pour nous, il faut continuer à le combattre.
03:05Et le président de la République,
03:07par cet acte fort quand même,
03:08de planter un chêne en l'hommage d'Ilan Halimi
03:11pour les 20 ans de cette horrible histoire,
03:16je suis assez fier d'être à ses côtés tout à l'heure.
03:18Est-ce qu'il faut pénaliser, en France,
03:20vous y faisiez allusion,
03:20les appels à la destruction d'Israël ?
03:22Bien sûr, c'est l'antisémitisme.
03:24Quel autre pays dans le monde
03:26nous appelons à la destruction ?
03:28D'ailleurs, ma collègue Caroline Yadant,
03:30moi je suis l'orateur du groupe Renaissance
03:31sur ce texte,
03:33Caroline Yadant porte un texte
03:34que nous avons voté déjà en commission
03:36qui va arriver à l'Assemblée
03:38en disant appeler,
03:40d'ailleurs c'est la finesse juridique,
03:42c'est-à-dire appeler à la destruction d'un État
03:44et ce sera un délit.
03:47Donc le slogan de la rivière à la mer,
03:50c'est terminé ?
03:51Je l'ai dit en commission,
03:52c'est un slogan antisémite.
03:55C'est un slogan antisémite.
03:56Quel autre pays dans le monde
03:58des gens appellent à sa destruction ?
03:59Quel autre pays ?
04:00Il n'y en a qu'un, c'est Israël.
04:02Il y a plein de pays dans lesquels
04:03on a des conflits
04:04où il y a des dictateurs terribles.
04:05La Corée du Nord, l'Iran,
04:08on a eu le Venezuela,
04:09mais personne n'appelle à la destruction d'un pays.
04:11Il n'y en a qu'un seul, c'est Israël.
04:13Et donc évidemment,
04:14une partie du faux-né,
04:16c'est d'appeler Israël
04:17au lieu de dire,
04:17ou sioniste au lieu de dire juif.
04:19Parce que juif, c'est en France,
04:22condamné sale juif,
04:23comme je l'avais dit
04:23pour un Finkelkraut,
04:24quand on dit sale juif de merde,
04:26c'est condamné en France.
04:27Heureusement.
04:30C'est libre d'interprétation.
04:33Et je rappelle, Romain Desarmes,
04:36en France,
04:37ce n'est pas une opinion l'antisémitisme,
04:39c'est un délit.
04:39Un an d'emprisonnement,
04:4045 000 euros d'amende.
04:42L'hyperviolence des mineurs,
04:44comment régler cette spirale ?
04:47Le jeune Théo a été agressé
04:49par des adolescents de 14-15 ans à Lyon.
04:51Vous avez probablement vu les images.
04:53Cette agression a été filmée.
04:55Il est étudiant, Théo.
04:57Les agresseurs ont tous été relâchés
04:58sous contrôle judiciaire.
04:59Théo, lui, étudiant,
05:01a probablement son année fichue.
05:03Les agresseurs sont en liberté.
05:05La victime paye.
05:06Qu'est-ce que ça vous inspire ?
05:08Il faut revoir le statut du mineur.
05:10Et on le voit bien.
05:12Nous, on avait travaillé,
05:13en essence,
05:14sur un texte
05:15pour faire en sorte
05:17que la majorité pénale
05:18soit abaissée.
05:20Le Conseil constitutionnel
05:22s'y est opposé,
05:22en partie,
05:23sur le texte
05:23que nous avons porté.
05:25Il faudra y revenir
05:25parce qu'on voit bien
05:27qu'il y a une violence très forte,
05:29beaucoup plus forte.
05:30Il faut juger quoi ?
05:30Les moins de 18 ans
05:31comme des adultes ?
05:32Les moins de 16 ans
05:33comme des adultes ?
05:33D'abord, dire que moins de 18 ans,
05:35c'est un enfant.
05:36Et des uns et des autres,
05:37nous avons autour de nous
05:38des enfants.
05:39On en a parfois nous-mêmes.
05:40On voit bien qu'il y a moins de 18 ans,
05:41vous êtes un enfant.
05:42Mais dans des actes
05:44d'une telle gravité,
05:46quand on a le jeune
05:48qui a abattu...
05:49Donc, juger les moins de 18 ans
05:52qui commettent des actes graves
05:53comme des adultes ?
05:55En tout cas,
05:55faire en sorte
05:56que la réponse pénale
05:57soit forte
05:59et soit immédiate.
06:01Nous, la grosse difficulté,
06:02c'est que la réponse pénale
06:02est trop tard,
06:03elle n'est pas éducative
06:04et elle est trop faible,
06:06très souvent.
06:07Quand vous êtes,
06:08à Marseille,
06:09le jeune de 14 ans
06:10qui a abattu
06:13dans un coup de...
06:14Un chauffeur de l'ETC.
06:15Voilà.
06:16Bon, écoutez,
06:17imaginez-vous...
06:17Et qui a été condamné hier
06:18trois enfants orphelins
06:23comme on est estimé
06:25qu'il n'est pas une peine
06:26extrêmement lourde
06:27mais qui doit être une peine
06:28aussi proportionnée
06:29au fait que c'est un enfant
06:30et que la société
06:32doit faire en sorte
06:33d'éduquer son enfant.
06:35Donc, ça ne peut pas être
06:36tout à fait une peine
06:37comme un adulte.
06:38Mais enfin, bon,
06:39il faut quand même
06:39que ce soit suffisamment dissuasif
06:41et surtout que ça fasse
06:42apprendre aux jeunes.
06:43Je crois qu'il y a
06:44une notion d'éducation
06:44qui est importante.
06:45Faut-il suspendre
06:46l'excuse de minorité
06:47pour les mineurs
06:47qui participent
06:48à des crimes graves ?
06:50Violences physiques,
06:50homicides,
06:5177% de oui,
06:5322% de non.
06:5477% des Français
06:55estiment qu'il faut
06:56suspendre l'excuse
06:57de minorité
06:58quand le crime est grave.
07:00Vous aussi ?
07:01Oui, c'est ce que nous avons porté.
07:03Nous avons dit
07:03au moins jusqu'à...
07:04entre 18 et 16 ans,
07:06il nous semble logique
07:06que dans des cas
07:08de crimes graves
07:09et de récidive
07:10qu'il y ait un mineur
07:13qui soit jugé
07:14comme un majeur.
07:15Parlons un peu
07:15de l'école,
07:16toujours dans le cadre
07:17de la violence des jeunes.
07:19Le ministre de l'Éducation
07:19appelle les parents
07:20à un sursaut collectif
07:22pour sanctuariser l'école
07:23face au fléau
07:24de la violence
07:25et du harcèlement.
07:26Une semaine après,
07:27l'acte abominable
07:29contre une professeure
07:29à Saint-Narrie-sur-Mer,
07:30elle a été poignardée.
07:32Faut dire aux parents,
07:33bougez-vous,
07:34c'est ça,
07:34le message du gouvernement ?
07:35Oui, aussi.
07:38La famille,
07:38ça ne peut pas être
07:39une boîte noire
07:39en permanence
07:40où on n'a que
07:40des politiques publiques
07:41autour de la famille.
07:43Votre enfant...
07:43Et parfois,
07:44c'est difficile,
07:44on sait très bien,
07:45élever des jeunes,
07:46ce n'est pas si simple.
07:47Les uns et les autres,
07:48nous avons nos difficultés.
07:50Mais il faut qu'à un moment,
07:51les familles,
07:51c'est eux les premiers responsables
07:53de l'éducation des enfants.
07:54Ce n'est pas l'école de faire...
07:56Moi, je suis...
07:57Évidemment,
07:58l'école est là
07:58pour vous apprendre,
08:00pour vous élever.
08:01Mais l'éducation primaire
08:03d'un enfant,
08:04elle est faite
08:05en famille.
08:06Et je crois
08:06qu'il faut le rappeler.
08:07Et donc,
08:08quand vous avez des enfants
08:10qui sont particulièrement
08:14difficiles pour une école,
08:15au-delà des difficultés
08:17qu'ils peuvent avoir
08:18psychologiques,
08:18et ça,
08:18il faut les traiter.
08:19Enfin bon,
08:20les parents,
08:20évidemment,
08:21ont une responsabilité.
08:22Par contre,
08:22moi,
08:22je dis une seule chose,
08:23c'est que pendant très longtemps,
08:24on a dit que les parents
08:25ne devaient pas rentrer
08:26dans l'école.
08:26C'est-à-dire qu'on a dit
08:27que les parents
08:28devaient rester en dehors
08:29de l'école.
08:29Moi, je pense que
08:30c'est important
08:30que les parents aussi
08:31s'investissent plus
08:32dans les écoles
08:33parce qu'ils doivent participer
08:35à l'éducation des enfants.
08:36Ils ont une responsabilité,
08:37bien sûr,
08:38mais en même temps,
08:38il doit y avoir
08:39une responsabilité
08:39plus importante
08:40des parents
08:40dans les écoles.
08:42Sylvain Maillard,
08:43député Ensemble
08:43pour la République de Paris
08:45et membre de la Commission
08:46de la Défense.
08:47On va parler des rafales
08:48vendues aux Indiens.
08:49Enfin,
08:50vous allez nous en parler
08:51dans un instant.
08:52Avant cela,
08:53Laurent Nunez,
08:53le ministre de l'Intérieur
08:54à Alger,
08:55le pari risqué
08:56de l'apaisement
08:57après plusieurs reports.
08:58Il y va,
08:59il sera en Alger
09:00lundi et mardi prochains.
09:02Qu'est-ce qu'on peut
09:03en attendre ?
09:04Nous,
09:05le travail
09:06que fait autour
09:07de Sébastien Lecornu,
09:08c'est-à-dire moins de micros,
09:09on parle moins,
09:11mais on fait en sorte
09:12qu'il y ait des résultats.
09:13On veut qu'ils nous reprennent
09:14nos OQTF.
09:16C'est assez simple.
09:17C'est l'objectif
09:17de son déplacement.
09:19Bien sûr.
09:20Donc,
09:20dire,
09:20il faut reprendre langue
09:21et nous voulons faire en sorte
09:23que la justice soit appliquée
09:24en France.
09:25Un ressortissant algérien
09:26qui n'a pas de papier
09:27et n'a pas de titre de séjour
09:29doit repartir dans son pays
09:30et donc nous voulons
09:31des laissés-passés consulaires
09:33auprès des autorités algériennes.
09:34Et donc,
09:35ça,
09:35c'est le travail
09:35de Laurent Nunez.
09:37Pas d'annonce.
09:39On ne fait aucun fanfaronnage.
09:42Il est là.
09:42Il est là-bas
09:43pour faire en sorte...
09:43Laurent Nunez ne va pas parler
09:44avant lundi.
09:45Il va aller rencontrer
09:46Laurent Abdel-Majid Teboun,
09:49le président algérien.
09:49Oui,
09:49il part pour un voyage
09:52d'efficacité.
09:53Donc,
09:53laissons-le travailler.
09:54On a toute confiance
09:55en Laurent Nunez.
09:56L'objectif,
09:56c'est d'avoir
09:57des laissés-passés consulaires,
09:58faire en sorte
09:58que ceux qui n'ont pas vocation
09:59à être en France,
10:00des Algériens
10:01doivent repartir
10:02dans leur pays
10:02et que ce soit
10:03plus efficace.
10:04Alors,
10:04à l'année,
10:04cette méthode
10:05n'a pas fonctionné.
10:06Il y a eu la méthode
10:07également Bruno Retailleau
10:08qui a peut-être
10:10montré ses limites.
10:11qui n'a pas fonctionné.
10:12Il faut qu'il y ait
10:13une discussion
10:14avec le pouvoir algérien
10:15qui comprenne
10:16dans un rapport de force
10:17qui existe,
10:18qu'il ne faut pas cacher.
10:20Et à côté de ça,
10:21nous,
10:21nous avons un objectif,
10:23faire en sorte
10:23que les obligations
10:24de quitter le territoire
10:24soient exécutées
10:25et qu'ils repartent
10:26dans les avions.
10:27Si les Algériens
10:28refusent de reprendre
10:30est-ce que ça veut dire
10:31qu'il faut arrêter
10:31de donner des visas
10:32aux Algériens ?
10:33Pourquoi est-ce qu'on continue
10:34à donner des visas
10:34aux Algériens
10:35alors qu'eux refusent
10:36de délivrer
10:37des laissés-passés consulaires ?
10:38Mais vous avez tout à fait raison.
10:40J'ai tout à fait raison,
10:41mais ce n'est pas ce qui se passe.
10:42C'est du donnant-donnant.
10:43C'est-à-dire que si...
10:44Oui, mais de toute manière,
10:45ce n'est pas ce qui se passe
10:46depuis plusieurs années.
10:46Dans le rapport,
10:47c'est un peu plus compliqué que ça.
10:49Vous savez bien
10:49qu'on a augmenté,
10:51diminué
10:51et on a ciblé
10:52ceux qui n'avaient pas
10:53à vocation des Algériens
10:54et à venir en France.
10:57C'est un peu plus compliqué que ça.
10:58Mais bien sûr,
10:59dans la discussion d'ailleurs,
11:00dans ce que demandent
11:01les Algériens,
11:02il y a évidemment
11:02ce point précis.
11:03Donc nous...
11:04On continue à donner
11:04des visas étudiants.
11:05Il y a même
11:07la représentation diplomatique
11:08en Algérie
11:09qui s'est vantée
11:10d'avoir donné
11:10plus de visas étudiants.
11:12Donc nous,
11:13on joue le jeu.
11:14On continue à donner
11:14des visas aux Algériens
11:15et eux continuent
11:17à nous faire avoir d'honneur.
11:18Sur les visas étudiants,
11:20on a une position
11:21très très claire.
11:21nous, avec le groupe Renaissance
11:23à l'Assemblée Nationale,
11:24nous, nous voulons
11:25privilégier les visas
11:26pour le travail.
11:27Ceux qui ne viennent pas
11:28pour le travail,
11:29en fait,
11:30n'ont pas forcément
11:31vocation à venir.
11:31Qu'il y ait des échanges étudiants,
11:33ça nous semble important.
11:34Après,
11:34que ce soit des échanges massifs
11:36sans contrepartie,
11:37ça nous semble
11:38une vraie difficulté.
11:39Nous voulons privilégier
11:40le travail,
11:40faire en sorte
11:41que l'immigration,
11:42parce qu'on a besoin
11:43d'immigration en France,
11:44soit une immigration
11:45de travail
11:46et que ce soit
11:47un système par point.
11:49Écoutez,
11:50moi, je...
11:51je me promène,
11:52je suis...
11:53Vous l'avez vu...
11:54Il y a plusieurs centaines
11:54de milliers d'étrangers
11:55qui sont au chômage.
11:56Je suis aussi...
11:57J'ai la chance
11:58d'être aussi chef d'entreprise.
11:59Je ne vois pas
11:59beaucoup d'entreprises
12:00qui peuvent fonctionner
12:01sans étrangers.
12:01Je ne vois pas
12:02beaucoup d'hôpitaux
12:03qui fonctionnent
12:03à l'heure actuelle
12:04sans étrangers.
12:05Nous avons besoin
12:05d'une main-d'oeuvre étrangère,
12:06que ce soit clair.
12:07Mais on a besoin
12:08de gens qui viennent...
12:09Et peut-être
12:09qu'il y a certains métiers,
12:10effectivement,
12:11comme le travail ne paye pas,
12:12qui attirent moins...
12:12Pas forcément,
12:1425% de notre produit intérieur brut
12:16est fait par de l'exportation.
12:18Vous croyez
12:18que ce n'est que des Français
12:19qui font de l'exportation.
12:20On a besoin aussi
12:21de main-d'oeuvre.
12:22La main-d'oeuvre étrangère,
12:23ce n'est pas uniquement
12:23de la main-d'oeuvre peu qualifiée.
12:25On a de la main-d'oeuvre
12:25aussi extrêmement qualifiée
12:26qui viennent.
12:27Le rayonnement de la France,
12:28c'est de faire en sorte
12:29de faire venir
12:29les talents en France.
12:31Ce n'est pas uniquement
12:33une main-d'oeuvre peu qualifiée.
12:34Bien sûr qu'il y a
12:34une main-d'oeuvre peu qualifiée,
12:35mais il y a une main-d'oeuvre qualifiée.
12:36Il faut que nous attirions.
12:38Mais le critère principal
12:40pour l'accueil en France,
12:41ça doit être le travail.
12:42C'est ça que nous portons.
12:43On est pour un permis
12:44à point là-dessus
12:46sur l'immigration
12:47du style canadien.
12:48C'est ce que nous portons
12:49à Renaissance
12:50et nous continuons à le dire.
12:51Nous pensons que
12:52sur les visas étudiants étrangers,
12:55bien sûr qu'il en faut.
12:56Moi, je préside
12:56le groupe d'amitié France-Chine.
12:58Je veux qu'il y ait
12:58plus d'étudiants français
13:00qui partent en Chine.
13:01Et donc, il y a un échange
13:02entre évidemment la Chine
13:03et la France.
13:05Mais je le redis,
13:06c'est un équilibre à trouver
13:07et d'abord,
13:08priorité à ceux
13:09qui viennent travailler.
13:10Sylvain Maillard,
13:11je le disais,
13:11vous êtes membre
13:12de la commission défense.
13:13Je voulais vous entendre
13:14sur cette méga commande
13:16d'avions de chasse
13:18rafale passée par l'Inde.
13:20Commande passée par l'Inde,
13:21114 avions.
13:22Où est-ce qu'on en est aujourd'hui ?
13:23Si ce contrat venait
13:25à être définitivement signé,
13:27ce serait un contrat record
13:28pour Dassault.
13:28Oui, c'est un contrat
13:29très important.
13:30On a demandé à Dassault
13:32de pouvoir produire,
13:33ils produisent à l'heure actuelle
13:34trois rafales
13:35par mois,
13:36ce qui est déjà une performance.
13:38On leur demande
13:38de passer à quatre,
13:39voire cinq,
13:40non seulement pour les armées françaises,
13:41mais aussi pour l'export.
13:42C'est un succès,
13:42le rafale.
13:43Après,
13:44c'est vrai,
13:44beaucoup de difficultés,
13:45c'est un succès.
13:45Moi, je le félicite d'ailleurs
13:47là-dessus
13:47et le président de la République,
13:48Sébastien Lecornu,
13:49ministre des Armées.
13:50C'est comme ça que ça se passe.
13:51Vous savez bien
13:51que les ventes d'avions,
13:53c'est une équipe France
13:54qui se met en place.
13:55Éric Trappier,
13:56le président d'Assault,
13:57que j'ai eu l'honneur.
13:59Bien sûr,
14:00mais aussi dire
14:00pourquoi ils ont choisi
14:01le rafale.
14:02D'abord parce que
14:02c'est un excellent avion,
14:04mais c'est aussi
14:04le fait de sortir
14:05d'une dépendance
14:06avec les Américains.
14:07Et donc,
14:08c'est pour ça
14:08que cet avion
14:08se vend bien,
14:10tant mieux,
14:10et c'est pour ça
14:11qu'il nous faut
14:11une industrie militaire,
14:14française,
14:15souveraine,
14:15européenne,
14:16tout du moins,
14:17française,
14:17c'est encore mieux,
14:18souveraine,
14:19c'est ce qui va se vendre
14:20à l'heure actuelle,
14:21évidemment dans nos armées,
14:22mais de plus en plus
14:23dans le monde entier,
14:23tous ceux qui ne voudront
14:24pas être alignés
14:25sur la Chine,
14:26sur la Russie
14:27ou sur les Etats-Unis
14:28devront se tourner
14:29vers du matériel militaire
14:30autre.
14:31Et là,
14:31la France est extrêmement
14:32bien placée,
14:33donc tant mieux,
14:34on va vendre des avions,
14:35moi je suis persuadé
14:35que nous vendrons
14:36d'autres rafales
14:36à d'autres pays
14:37dans les mois
14:38et les années qui viennent.
14:38À qui ?
14:39Par exemple ?
14:40Ce n'est pas à moi
14:41de faire des annonces,
14:42mais il y a d'autres discussions,
14:43vous verrez que nous vendrons
14:44beaucoup plus d'avions
14:45dans les années qui viennent.
14:46Je voulais vous parler
14:47évidemment de Bruno Retailleau
14:48qui a déclaré sa candidature
14:50hier,
14:51il l'a fait à 18h,
14:52ensuite il l'a fait à 20h,
14:53il est également
14:54à la une du Figaro Magazine.
14:57Qu'est-ce que vous pensez
14:58déjà de son programme,
15:00de ce qu'il a dit ?
15:01Après,
15:01toute candidature est légitime
15:03et il n'y a pas...
15:04Les Républicains
15:05sont un grand parti
15:06et je comprends tout à fait
15:07qu'ils veulent un candidat.
15:08Moi,
15:08je vous le dis tout simplement,
15:09Romain Desarmes,
15:10si dans le socle commun,
15:12nous n'avons pas une primaire,
15:14ça va être une boucherie,
15:15cette élection 2027.
15:16Si on part avec 2, 3, 4 candidats
15:18dans le socle commun
15:19à l'heure actuelle...
15:20Édouard Philippe,
15:21Gérald Lermanens,
15:23on parle même
15:23de Sébastien Lecornu ?
15:24Non mais on en a
15:26beaucoup plus
15:26sur la ligne de départ.
15:28La ligne de départ,
15:29ça ne marche pas.
15:30Nous, moi je pense
15:31qu'il faut,
15:32comme beaucoup,
15:33il faut un système
15:34qui permette
15:35de déterminer
15:35qui sera le candidat
15:37d'un socle commun
15:38qui part pour moi
15:39des LR,
15:40ceux qui sont
15:40à l'heure actuelle
15:41qui soutiennent
15:43le gouvernement.
15:44Donc il part des LR
15:45jusqu'à Modem,
15:47Renaissance,
15:48Horizon,
15:49bien sûr,
15:50les LR
15:50et puis une partie
15:52de ce qu'on a
15:52à l'Assemblée nationale
15:53de Liotte,
15:54qui me semble essentiel.
15:55Et donc il faut une primaire.
15:56Est-ce qu'il est dans la liste
15:57de ceux que vous pourriez soutenir ?
15:59Romain Desarmes,
15:59il faut une primaire.
16:00Oui,
16:00mais sinon...
16:01Est-ce qu'il est dans la liste
16:02de ceux que vous pourriez soutenir ?
16:03Il faut un candidat.
16:03Moi,
16:04ma famille politique,
16:05c'est Renaissance,
16:06je suis du centre,
16:07donc je regarde les candidatures.
16:08Il y a plein d'autres candidatures
16:10que je préfère
16:11que Bruno Retailleau.
16:13Mais je crois
16:13qu'il faut une primaire
16:14parce que c'est cette primaire
16:16qui doit déterminer
16:16qui sera le candidat.
16:17S'il y a plusieurs candidats,
16:18Romain Desarmes,
16:19le deuxième tour,
16:20les présidentielles,
16:21on le regardera à la télé.
16:23Soyons très clairs,
16:23nous n'y participerons pas.
16:25Et il faut arrêter,
16:26on voit le mur arriver,
16:27il nous faut un seul candidat.
16:28Donc on n'arrive pas
16:29à le déterminer.
16:30Moi,
16:30je pense que la primaire,
16:31c'est le meilleur moyen
16:32de le faire.
16:33Je voulais vous entendre
16:34également sur les municipales
16:35à Paris.
16:36Vous soutenez Rachida Dati.
16:38Emmanuel Grégoire,
16:38le candidat des socialistes
16:40et des communistes,
16:42est au coude à coude
16:43avec Rachida Dati
16:44dans les derniers sondages.
16:47Qu'est-ce qui ferait
16:49que l'ex-ministre de la Culture,
16:50enfin que la ministre de la Culture,
16:52que Rachida Dati,
16:53qu'est-ce qu'il ferait
16:54qu'elle puisse s'imposer
16:56dans la campagne ?
16:57Il y a une telle envie
16:58des Parisiens d'alternance.
17:00On y a envie.
17:01Ça fait 25 ans
17:01que c'est la même équipe
17:02qui est au pouvoir,
17:03Hidalgo Grégoire.
17:04Ils veulent une alternance.
17:05C'est la seule
17:05qui peut porter cette alternance.
17:07On a un programme très solide.
17:08C'est Rachida Dati.
17:10C'est ça.
17:10Il y a un vote utile.
17:11C'est Rachida Dati.
17:12On a beaucoup de choses
17:14à modifier.
17:15On parlait de sécurité.
17:16La propreté,
17:17cette ville n'est pas propre.
17:18Le logement,
17:19priorité à ceux qui travaillent
17:20dans le logement social,
17:22priorité à ceux qui travaillent
17:23à Paris.
17:23Ça nous paraît assez logique.
17:25Et puis,
17:26je crois que plus simplement,
17:27on n'en a pas parlé,
17:28mais on vit, nous,
17:30un drame dans le périscolaire
17:31à l'heure actuelle
17:31avec plus de 200 animateurs
17:34du périscolaire
17:34qui sont suspendus
17:35pour des suspicions
17:37d'attouchement,
17:38de viol,
17:38dont certains sont
17:39en procédure judiciaire.
17:41On a un système
17:41qui est complètement défaillant.
17:43Il faut revoir tout.
17:44Et donc,
17:44nous nous disons,
17:45il faut une alternance.
17:46Les Parisiens veulent
17:47très majoritairement
17:48l'alternance.
17:49La seule qui l'incarne,
17:50cette alternance,
17:51qui peut gagner,
17:52qui peut battre
17:52Emmanuel Grégoire,
17:53c'est Rachida Dati.
17:54C'est pour ça que je suis
17:55vraiment à fond derrière elle.
17:56On fait campagne
17:58jusqu'au 15 mars.
18:00C'est la date du vote.
18:02Et je crois
18:03que cette alternance,
18:04elle est salutaire.
18:05On a besoin
18:06de cette alternance.
18:07À propos d'Emmanuel Grégoire,
18:08je voulais vous entendre
18:10sur ce message
18:11qu'il a publié
18:11sur les réseaux sociaux
18:13au sujet
18:13de l'affaire Traoré.
18:15Adama Traoré,
18:16il a écrit
18:17« La justice a confirmé
18:18le non-lieu définitif
18:19pour les trois policiers
18:20et se trompe
18:20ce sont des gendarmes
18:21présents lors de l'apparition
18:23qui a conduit
18:23à la mort d'Adama Traoré.
18:24Je pense à sa famille
18:25qui s'est embattue
18:26pour obtenir justice et vérité.
18:27Leur combat se poursuivra
18:28devant la Commission européenne
18:30des droits de l'homme.
18:31La République doit réparer
18:32le lien entre sa population
18:33et la police
18:33en luttant contre le racisme
18:35régulièrement constaté
18:36en mettant fin à l'impunité.
18:37Il soutient les Traorés.
18:39Qu'est-ce que vous pensez ?
18:40Au détriment,
18:41dit les policiers,
18:43en réalité,
18:43ce sont des gendarmes
18:44encore une fois ?
18:45Perdre un enfant
18:45est un drame absolu.
18:46On est d'accord.
18:47On l'entend.
18:48Mais moi,
18:49je suis aux côtés
18:49des policiers
18:50qui ont été...
18:50La justice leur a dit
18:52qu'ils n'ont absolument
18:53rien fait,
18:53qu'il y a eu
18:54un essoufflement.
18:57La justice le dit
18:58très clairement
18:58ce qui lui est arrivé
19:00et que c'est une famille
19:01de voyous.
19:02Je le redis,
19:02la famille Traoré
19:03est une famille de voyous.
19:04Lui-même a été
19:07poursuivi
19:07pour des faits de viol
19:08avec fourchette
19:10au moment où
19:10il était incarcéré.
19:12Voilà qui est
19:13à Dama Traoré.
19:15Emmanuel Grégoire
19:16soutient ça.
19:17Donc moi,
19:17je soutiens la justice,
19:18ce qu'a dit la justice.
19:19Elle a dit que
19:20les trois gendarmes
19:21n'avaient rien fait
19:22et j'entends aussi
19:24la douleur d'une famille.
19:25Ça, c'est tout à fait
19:26respectable.
19:27Mais à un moment,
19:27la justice est passée
19:28et je trouve que
19:29le message d'Emmanuel Grégoire
19:30est juste indigne.
19:31Une dernière question,
19:33Sylvain Maillard.
19:33La date de la décision
19:34en appel
19:35pour le procès
19:36du Front National
19:38est prévue
19:38pour le 7 juillet prochain.
19:39Si Marine Le Pen
19:40venait à être
19:42inéligible,
19:42comment réagiriez-vous ?
19:43C'est pareil,
19:44c'est comme la justice.
19:45Je viens de vous dire
19:45sur la justice,
19:46je fais confiance
19:46à la justice de mon pays.
19:48Si elle est inéligible,
19:49elle est inéligible
19:50et il y aura un autre candidat,
19:51je suppose,
19:52pour le Rassemblement National.
19:54C'est ainsi.
19:54On ne peut pas dire
19:55qu'on ne peut pas
19:56soutenir la justice
19:57quand ça nous arrange
19:58ou quand vous pensez
19:58que la justice
19:59va dans le sens
20:00qui vous semble le vôtre
20:01et pas dans d'autres sens.
20:03Moi, je suis toujours
20:03du côté de la justice,
20:05d'autant plus
20:06que je suis parlementaire.
20:06La justice dira le droit,
20:09le Rassemblement National,
20:10le Front National
20:11les poursuit,
20:11Marine Le Pen,
20:12pour des faits
20:13extrêmement graves,
20:14plus de 4 millions
20:15de détournements
20:16de fonds publics
20:18et donc c'est la justice
20:19qui dira
20:19quelle est la peine
20:20et si elle est
20:21une peine d'inéligibilité
20:23de plus de deux ans,
20:24elle ne sera pas candidate
20:25aux élections présidentielles,
20:26tout simplement.
20:288h33,
20:28Sylvain Maillard
20:29était l'invité
20:29de la grande interview
20:30de CNews Europe 1.
20:31Merci Sylvain Maillard,
20:32bonne journée,
20:33à bientôt.
20:33Bonne journée.
Commentaires
1
Yolande Zouil y a 6 semaines
Comment peut-on dire que les hôpitaux français ont besoin d'étranger lorsque l'on vire une infirmière diplômée d'Etat de classe A, créole guadeloupéenne soit française, de 33 ans de carrière, n'ayant commis aucune faute professionnelle engageant à ce renvoi en "révocation" donc sans salaire du jour au lendemain et de plus sans aucun droit dès lors et à aucune aide ! Ah oui, on peut les recruter les étrangers qui crache au visage de la France et à qui la France fait des courbettes !!!

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