Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 minutes
Sylvain Maillard, député EPR de Paris, commissaire aux finances et membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées, répond aux questions de Romain Desarbres.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:008h13, Sylvain Maillard est l'invité de la grande interview, c'est News Europe 1. Bonjour Sylvain Maillard.
00:06Bonjour Romain Desarmes.
00:07Député ensemble pour la République de Paris, commissaire aux finances et membre de la Commission de la Défense Nationale et des Forces Armées.
00:13On va parler du Groenland, on va parler de l'Iran.
00:16Je voulais tout d'abord vous entendre sur le budget.
00:18Le gouvernement a annulé les débats à l'Assemblée prévus aujourd'hui et lundi.
00:22Les discussions vont reprendre mardi normalement, mais voilà, ça ne passe pas, il n'y a pas de majorité pour faire passer le budget.
00:28Ça va être soit un 49-3 si les conditions d'une non-censure se sont trouvées, soit une ordonnance.
00:34Quel scénario vous préférez déjà ?
00:36Le Premier ministre continue les discussions et il a raison.
00:39On voit bien que nous sommes arrivés au bout d'un chemin.
00:43Il faut une décision, on ne pourra pas aller jusqu'au vote puisque...
00:47Il n'y aura pas de majorité.
00:48Exactement, c'est un vote politique.
00:50Et donc le PS comme les écologistes ont déjà dit qu'ils voteraient contre ou bien au mieux s'abstiendraient, mais ça ne ferait pas une majorité.
00:57Donc il faut un texte de compromis.
01:00Le gouvernement et le Premier ministre y travaillent.
01:02Il était d'ailleurs présent physiquement à l'Assemblée nationale hier pour pouvoir discuter avec les différents groupes.
01:09Il y a deux choix, vous l'avez parfaitement dit, ou le 49-3.
01:11Mais dans ces cas-là, il faut que...
01:14Je le dis aussi à votre micro, il faut que le Parti Socialiste,
01:17parce que le Premier ministre avait fait cette promesse de ne pas utiliser le 49-3,
01:21pour le Parti Socialiste, c'est pour avoir cette discussion qu'ont permis d'ailleurs le vote du budget de la Sécurité Sociale.
01:27Mais il faut que le PS appelle aussi le Premier ministre à utiliser le 49-3.
01:33Ce qu'on se dit, c'est tout ça pour ça, mais que de temps perdu pour aboutir à un budget qui au final va passer en force.
01:39Non, parce que...
01:40Et moi qui ai participé avec les députés ensemble pour la République aux discussions budgétaires,
01:45ça nous a permis aussi d'ouvrir des pistes et de fermer des pistes.
01:49Rappelez-vous, il y a encore quelques semaines, on discutait partout de la taxe Zuckman.
01:52Nous avons eu des votes à l'Assemblée nationale qui ont montré qu'il n'y a pas de majorité.
01:56Donc on a clos aussi des débats.
01:58Mais à un moment, c'est un vote politique.
02:00Et ce vote politique, traditionnellement, si vous êtes dans la majorité, vous votez pour.
02:04Si vous êtes dans l'opposition, vous votez contre.
02:06Et donc, il faut à un moment un acte d'autorité.
02:08Vous ne regrettez pas d'avoir cédé aux socialistes, notamment pour le budget de la Sécu,
02:13avec la suspension de la réforme des retraites, pour arriver là ?
02:15Il a été voté, le budget de la Sécurité sociale.
02:18Pour le coup, nous avons trouvé un compromis, grâce à Sébastien Lecornu.
02:21Si honnêtement, un mois avant, je n'aurais rien parié sur le fait qu'on arrive à un vote.
02:25On a voté à l'Assemblée nationale, le budget de la Sécurité sociale.
02:28C'est quand même 70% du budget global de la France.
02:31Donc on a réussi.
02:33Mais sur le vote du budget au total, c'est un vote politique.
02:37Et là, les réflexes politiques reviennent.
02:40Donc il n'y a pas de majorité.
02:41Il faut un acte d'autorité.
02:42Marine Le Pen vous accuse d'avoir menti, d'avoir su dès le début
02:44que vous alliez passer par ordonnance et que vous avez fait ça pour éviter
02:47à tout prix des législatives anticipées,
02:50parce que vous avez peur de retourner aux urnes.
02:52Elle l'avait dit dès octobre.
02:53Ça se terminerait comme ça.
02:54Écoutez, c'est n'importe quoi.
02:55Vous voyez bien qu'il y a eu une vraie discussion budgétaire.
02:56Ce n'est pas n'importe quoi.
02:57Une discussion budgétaire, d'ailleurs.
02:58Il y avait prévu ce qui est en train de se passer.
03:00Ce n'est pas n'importe quoi.
03:01Mais pas tout à fait, puisque d'abord, on ne sait rien si ce sont des ordonnances
03:04ou un 49-3.
03:06En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il y a eu des discussions budgétaires.
03:09D'ailleurs, les députés du Rassemblement national ont participé,
03:12comme les autres, pendant des longues journées, des longues nuits aux discussions budgétaires.
03:16Et ça a permis de clore des débats.
03:18Et de clore des débats et d'ouvrir des pistes.
03:20Je crois que c'est aussi important.
03:21On s'est écoutés.
03:22On a vu chacun où il était.
03:24Et d'ailleurs, on a pu découvrir que le Rassemblement national,
03:26qui explique sur votre plateau qu'il est pour la baisse des impôts,
03:31a voté une augmentation de 34 milliards de la fiscalité française.
03:34Je voulais vous entendre également, Sylvain Maillard, sur le Groenland et l'Iran.
03:38Déjà, sur le Groenland, la France envoie des militaires au Groenland.
03:41Je rappelle que vous êtes membre de la commission de la défense nationale et des défenses armées.
03:45On a envoyé quelques militaires, une quinzaine.
03:47D'autres moyens terrestres, aériens et maritimes, vont être envoyés,
03:49a précisé le président de la République.
03:52Hier, ça va être suffisant pour faire reculer Donald Trump,
03:55qui veut s'emparer du Groenland ?
03:56Oui, alors attention.
03:57D'abord, j'entends beaucoup de choses sur le Groenland.
04:01Pourquoi Donald Trump est intéressé par le Groenland ?
04:03Je crois que c'est important de le redire.
04:05Il y a des routes maritimes qui sont en train de s'ouvrir de plus en plus largement
04:09par le réchauffement climatique, par le Nord,
04:12et donc il veut contrôler ses routes maritimes.
04:14Il veut aussi faire en sorte de pouvoir exploiter le sous-sol minier du Groenland,
04:19qui est très riche, on le sait tous.
04:21Et il veut contrôler l'espace aérien entre les Etats-Unis et la Russie.
04:24Exactement, pour lui qui est de la protection,
04:26et en se disant peut-être qu'un jour, la Russie ou la Chine
04:28prendraient possession du Groenland,
04:30et donc seraient beaucoup plus proches des Etats-Unis,
04:34pourraient éventuellement, dans le cas de lancement de missiles,
04:38attaquer les Etats-Unis.
04:39Bon, voilà, on a compris la stratégie.
04:41Ensuite, il y a des discussions qui ont commencé.
04:45Il faut être très clair, il fait exploser l'OTAN s'il fait ça.
04:48C'est-à-dire qu'il attaque un territoire européen géré par le Danemark,
04:53qui appartient au Danemark, comme nous avons nous-mêmes nos Outre-mer,
04:58et donc il est essentiel de ne pas céder là-dessus.
05:01Les discussions ont commencé.
05:03Moi, je le note, et on en parle assez peu.
05:04Alors qu'il est, c'est pas encore la fin de l'OTAN ?
05:06Il y a beaucoup d'oppositions aux Etats-Unis,
05:08y compris du Parti républicain.
05:10Y compris des élus, des sénateurs, et...
05:1375% des Américains sont contre le fait que les Etats-Unis prennent au Groenland.
05:17Mais même dans le Parti républicain, dans les élus républicains...
05:19D'ailleurs, certains d'entre eux seront aujourd'hui au Groenland.
05:22Mais c'est pas déjà la fin de l'OTAN ?
05:25Non, je crois pas.
05:26D'abord, l'OTAN est stratégique pour les Etats-Unis.
05:29Ils ont une industrie de défense.
05:30On en parlait tout à l'heure.
05:31Ils ont une industrie de défense.
05:32Ils ont besoin aussi de vendre des avions.
05:34Ils ont besoin de vendre des canons.
05:35Ils ont besoin de le vendre aux Européens.
05:38Imaginez-vous, si on sort de l'OTAN,
05:40c'est-à-dire que l'organisation même du système d'armement
05:43qui est un système d'armement OTAN
05:45exploserait, ça veut dire quoi ?
05:47C'est-à-dire que les armes américaines
05:49ne seraient peut-être plus vendues ou plus vendables en Europe.
05:52Et donc, c'est toute l'industrie...
05:53Ça, c'est l'industrie commerciale de l'OTAN.
05:55L'aspect commerciale, il est important pour Donald Trump.
05:57L'aspect diplomatique et de défense.
05:59Oui, mais enfin, pour Donald Trump, l'aspect commerciale, il est important.
06:01Et donc, ils savent très bien qu'ils ont beaucoup plus à perdre
06:03de ne plus pouvoir vendre d'armes en Europe.
06:06Et donc, d'autant plus de renforcer l'OTAN.
06:11Donc, moi, je pense qu'il y aura des discussions qui vont continuer.
06:14Il faut entendre aussi l'impératif américain de protection,
06:19qui n'est pas nouveau, qui ne date pas que de Donald Trump,
06:22dans cette région arctique.
06:24Mais il faut évidemment trouver un compromis.
06:26C'est important.
06:26Et l'OTAN, c'est essentiel.
06:27Que fait l'Europe là-dedans ?
06:29On regarde ?
06:30On se protège.
06:31C'est un territoire européen, administré par le Danemark.
06:35On envoie quelques dizaines de militaires.
06:36Oui, mais je crois que symboliquement, c'est important
06:38de montrer que là-dessus, nous ne céderons rien.
06:42Qu'est-ce qu'on dit à Donald Trump en envoyant ses militaires ?
06:44Que nous ne céderons rien.
06:46Qu'il peut faire exploser l'OTAN s'il fait une intervention dure.
06:51Je crois qu'il l'a entendu.
06:52Je crois que l'administration l'a entendu.
06:54Il y a des négociations qui ont commencé,
06:56qui vont continuer sur l'exploitation du minerai,
06:59sur les routes commerciales.
07:01Rappelez qu'aussi, les Etats-Unis sont déjà installés.
07:03En fait, sur le Groenland, on a déjà une base là-bas.
07:07On ne prend pas le risque d'être humiliés
07:09s'ils débarquent, s'ils arrivent ?
07:12Non, mais le problème, ce n'est pas de savoir
07:14si notre amour propre va être entaché.
07:17C'est de savoir si on garde l'OTAN.
07:18L'OTAN, c'est la base même de notre défense
07:20en France, en Europe, aux Etats-Unis.
07:24Et sans les Etats-Unis, il n'y a plus d'OTAN.
07:26Donc, je crois que...
07:27Donc, il faut sauver l'OTAN avant le Groenland ?
07:29Il faut sauver notre organisation de protection globale.
07:32Non, non, non.
07:33Attention à ce que vous dites.
07:34On sauve l'OTAN en restant sur nos principes.
07:37Les principes, c'est qu'évidemment,
07:39aucune agression envers un membre du pacte de l'OTAN.
07:43Donc, aucune agression envers le Danemark
07:45et donc aucune agression envers le Groenland.
07:47Sylvain Maillard, invité de la grande interview CNews Europe 1.
07:51Je voulais vous entendre également sur l'Iran.
07:52Le régime des Mollah assassine son peuple,
07:56tire à balles réelles sur les manifestants.
07:57Donald Trump, après avoir menacé de frapper,
08:00semble réfléchir, voire reculer.
08:03Qu'est-ce qu'il faut faire ?
08:04C'est un régime atroce.
08:10Atroce et évidemment très en soutien.
08:13Depuis de nombreuses années,
08:15moi je reçois et je vois beaucoup d'intervenants extérieurs
08:18des oppositions en Iran depuis un bon nombre d'années.
08:22On reçoit, pas que moi d'ailleurs,
08:24beaucoup de ma collègue Constance Legrippe,
08:26qui est très très investie aussi sur le sujet.
08:30Il faut qu'on continue à les soutenir.
08:32Moi ce que je vois, c'est que là-dessus,
08:34Donald Trump, on en parle un peu sur tous les sujets,
08:36mais les États-Unis ont tracé une ligne rouge extrêmement forte
08:40et qui marche.
08:41Parce qu'on peut penser ce qu'on veut
08:44sur ce qu'il a fait sur Maduro,
08:45mais évidemment, je pense que le régime iranien
08:48qui est très affaibli depuis le 7 octobre,
08:51tant mieux, parce que c'est la base du mal
08:54dans le Proche-Orient et Moyen-Orient.
08:56C'est eux qui organisent,
08:59qui nourrissaient le Hamas,
09:00qui nourrissaient le Hezbollah,
09:02qui nourrissaient le Yémen
09:05et la guerre civile au Yémen.
09:08Et donc, on a besoin, à un moment,
09:10ils ont été largement fragilisés
09:11et nous, on a besoin de définitivement
09:14mettre à bas le régime.
09:15Et donc, ce qu'ont fait les États-Unis,
09:17c'est de dire, si vous continuez à tirer à bas le réel,
09:19si vous exécutez les 800 personnes
09:21que vous deviez et que vous avez promis d'exécuter,
09:23à ce moment-là, nous interviendrons.
09:26En tout cas, ils ont laissé planer suffisamment le doute
09:28pour que le régime recule.
09:30La réaction de la France, tardive, prudente,
09:34certains diront tiède.
09:35Pour quelles raisons ?
09:36Un tweet du président de la République.
09:39Oui, enfin, nos diplomates qui sont sur place
09:44suivent, évidemment, l'évolution.
09:49On a toujours dit sur l'Iran
09:50qu'il ne fallait pas d'intervention extérieure.
09:52S'il y avait une intervention extérieure,
09:53ça a renforcé le régime.
09:55N'oubliez pas, ça a toujours été la doctrine
09:57en France, pareil aux États-Unis,
09:59mais je vois dans l'ensemble
10:00de l'Europe,
10:02de dire, le régime doit s'effondrer
10:04de l'intérieur.
10:04On peut l'aider, on peut l'accompagner,
10:06mais en fait, le régime ne pourra s'effondrer
10:08que de l'intérieur.
10:09Et je crois que la France fait partie
10:11de ceux qui essayent d'accompagner
10:13l'effondrement du régime.
10:14Sylvain Maillard, on envoie des militaires
10:16au Groenland, on pourrait en envoyer
10:17peut-être en Ukraine.
10:19Et pendant ce temps, on ne sait pas faire la guerre
10:21à la grande délinquance.
10:22Des magistrats alertent,
10:24car ils vont devoir libérer des accusés criminels
10:27en attente de leur procès,
10:29et ce, par manque de moyens.
10:31Est-ce que ce n'est pas cette guerre-là
10:33qu'il faut mener en priorité ?
10:34C'est une guerre, on doit être sur tous les fronts.
10:37Il y a des fronts internationaux,
10:38il faut être présent,
10:39et des fronts nationaux.
10:40Mais est-ce qu'il n'y a pas une priorité
10:41à donner à la guerre contre la grande délinquance ?
10:45Mais bien sûr.
10:46Quand nous avons voté une loi sur le narcotrafic,
10:48en disant que le narcotrafic...
10:50Mais c'est une question de moyens.
10:50On a envoyé 20 milliards en Ukraine.
10:53Est-ce que ces milliards
10:54n'auraient pas été mieux utilisés dans la justice ?
10:58Ce n'est pas tout à fait comme ça.
10:58On envoie 20 milliards aussi,
11:00on prélève énormément sur les fonds russes gelés.
11:04Mais ce qui est certain,
11:05c'est qu'il faut accompagner.
11:07Moi, je vois l'action de Gérald Darmanin
11:08quand il construit des prisons
11:10qui permettent à la grande délinquance
11:13du narcotrafic
11:14de ne plus pouvoir exercer,
11:16d'être vraiment dans un système carcéral fort.
11:19Je pense que c'est une réponse.
11:21Après, je veux saluer nos policiers
11:22qui font un travail exceptionnel.
11:24Il faut des moyens supplémentaires.
11:26On les a votés.
11:27On continue à mettre en application
11:28les différentes lois qui ont été mises,
11:32dont certains décrets ne sont pas encore mis en place.
11:34Il faut qu'ils soient mises le plus rapidement possible.
11:35Mais ce sera un front compliqué.
11:37Vous savez que la guerre contre le narcotrafic
11:39va durer des années et des années.
11:41Vous avez en face de vous des gens sans foi ni loi.
11:44On l'a déjà vu à l'étranger, sans foi ni loi.
11:46Donc, il faut combattre et ne rien lâcher.
11:48Je crois que c'est ce que fait le garde des Sceaux.
11:50Mais ça vous inquiète quand vous entendez des magistrats
11:53vous dire qu'on va devoir libérer des accusés criminels
11:56parce qu'ils sont depuis trop longtemps
11:59en détention provisoire
12:00et on n'a pas les moyens de les juger ?
12:03Oui, ce n'est pas qu'on n'a pas les moyens de les juger.
12:05C'est que dans l'organisation même,
12:08il y a un moment où c'est dans un état de droit
12:10où vous ne pouvez pas maintenir en détention préventive éternellement.
12:16Donc, il faut juger rapidement.
12:17On donne des moyens.
12:18Il y a beaucoup plus de greffis.
12:19On a augmenté.
12:20On a plus que doublé le budget de la justice
12:22depuis que nous sommes là.
12:23Il faut continuer à le faire.
12:24Et d'ailleurs, c'était un budget qui a été sanctuarisé
12:26dans le budget qui sera voté,
12:29en tout cas adopté dans les jours qui viennent.
12:31Pour nous, c'est essentiel.
12:33Il faut des moyens.
12:34Il faut accompagner la pénitentiaire.
12:36Et les différentes réformes dans les prisons,
12:38c'est ce que mène Charles Darmanin.
12:39Rachida Dati, vous la soutenez à Paris,
12:43candidate au municipal.
12:45Elle est actuellement favorite
12:46pour devenir la prochaine maire de Paris ?
12:49Oui, je crois qu'on arrive au bout d'une histoire.
12:52Ça fait 25 ans que les socialistes, les communistes,
12:54les écologères Paris.
12:56On a une ville qui manque de sécurité,
12:59une ville qui est sale,
13:00une ville où le logement social ne fonctionne pas.
13:04Et il nous faut absolument, je crois,
13:06un moment de respiration démocratique.
13:08Et c'est elle qui est la mieux placée.
13:09Moi, je l'accompagne.
13:11On voit qu'il y a une vraie appétence pour une alternance.
13:14Il n'y a qu'elle qui peut battre le candidat socialiste.
13:17Il n'y a personne d'autre.
13:18Toutes les autres, ce sont des candidatures de témoignages.
13:21Nous, on est là.
13:21Le candidat de la gauche a pris la parole cette semaine
13:26et l'a accusé d'être, en clair, je résume,
13:30mais la candidate des fachos.
13:31Vous l'avez entendu ?
13:32D'ailleurs, je note à chaque fois
13:34que la gauche attaque toujours sur le personnel.
13:39Il y a très peu d'attaques sur le projet,
13:43sur ce que nous portons.
13:45Je pense que c'est tout à fait intéressant, d'ailleurs.
13:47Ce serait intellectuellement intéressant à réfléchir.
13:49Je pense qu'ils se rendent bien compte.
13:51Ça fait 25 ans qu'ils sont là.
13:52Ils n'ont plus rien à proposer.
13:53Quand vous êtes en train de dire
13:54« Je vais réinventer »,
13:55ça fait 25 ans qu'ils sont là.
13:57Il y a une fatigue démocratique.
13:58Nous avons besoin d'alternance à Paris.
14:00Celle qui est la mieux préparée,
14:01c'est Rachida Dati.
14:02Elle a constitué une équipe autour d'elle
14:04de plus de profils, je dirais, très diverses.
14:10Et puis, qui ont tout simplement envie
14:11de faire en sorte que notre ville soit plus sécurisée,
14:13que notre ville soit propre.
14:15Enfin, que Paris soit propre.
14:16Et puis, travailler sur les mobilités.
14:17On sait très bien que c'est un chaos.
14:19100% des Parisiens sont piétons.
14:21Permettre que le logement social soit attribué.
14:25C'est ce que nous avons dit.
14:26Nous préférons que dans le logement social,
14:27il soit attribué à ceux qui travaillent à Paris.
14:29De faire en sorte que Paris soit,
14:32moi ce que j'appelle toujours,
14:33réenchanté Paris.
14:34Redonner envie de Paris.
14:35Que des familles,
14:37125 000 personnes sont parties de Paris.
14:39depuis qu'Anne Hidalgo est là.
14:42Et donc, nous, ce qu'on veut,
14:42c'est qu'on arrête de fermer des classes tous les ans.
14:45Que les familles s'installent à Paris.
14:47Que ce ne soit plus une ville de passage,
14:48mais une ville où on reste,
14:49où on construit sa vie.
14:51Et donc, pour ça, il faut un choc.
14:53Un choc d'autorité.
14:54Et c'est ce que porte Rachida Dati.
14:55Sarah Knafou a lancé sa campagne
14:57pour les municipales à Paris.
15:00Qu'est-ce que vous en pensez ?
15:02Candidature de témoignage.
15:03C'est-à-dire ?
15:04Aucune chance de gagner.
15:05Donc, elle peut dire n'importe quoi.
15:06D'ailleurs, elle dit n'importe quoi.
15:07Quand elle dit qu'elle va faire
15:0810 milliards d'économies,
15:09montrez-moi comment elle peut le faire.
15:11Je veux dire, nous, on dit,
15:12on peut faire sur une mandature
15:13entre 600 millions et 1 milliard d'économies
15:15pour baisser l'endettement
15:16qui est déjà de 12 milliards,
15:17ce que nous laisse le tandem Hidalgo-Grégoire.
15:21Nous, on est raisonnable.
15:21Parce qu'on sait qu'on peut gagner
15:23et qu'on va gagner.
15:24Et donc, pour ça,
15:24il faut parler aux Parisiens de la vérité.
15:27Toutes les autres candidatures,
15:28à part Rachida Dati,
15:30des candidatures d'alternance
15:31par rapport aux socialistes,
15:34toutes les autres n'ont aucune
15:34candidate de témoignage.
15:36aucune possibilité de gagner.
15:38Donc, il y a un vote utile.
15:39Si on veut l'alternance à Paris,
15:40c'est Rachida Dati.
15:41Sylvain Maillard, député ensemble
15:43pour la République de Paris,
15:44était l'invité de la grande interview
15:45CNews Europe 1 aujourd'hui.
15:47Merci, Sylvain Maillard.
15:48Merci à vous. Bonne journée.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations