Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 heures
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Europe 1, Christine Kelly.
00:02Dernière partie à 12h42 sur Europe 1 avec votre invitée avec vous en studio, chère Christine.
00:08Cécile Dubisson, mère de 6 enfants, auteure du livre « On n'est pas sorti de l'auberge » paru
00:13aux éditions Fayard.
00:15Oui, le livre est paru hier et Cécile Dubisson a fait sa première télé hier soir sur CNews.
00:22Ça s'est bien passé, je pense.
00:23Et je suis ravie de l'accueillir aussi sur Europe 1
00:27parce que je trouve que c'est important les messages qu'elle a à faire passer.
00:30Cette mère Courage qui a écrit son livre avec beaucoup d'humour,
00:33beaucoup de passion, beaucoup de tendresse, beaucoup de patience avec son fils Enzo.
00:38Et ce témoignage parle beaucoup.
00:40Pour moi, c'est important de se poser déjà dans l'actualité qui est très violente
00:44avec des moments positifs, des moments d'exemple
00:48et qui peut insuffler aussi un élan à ceux qui nous écoutent.
00:53On a quelqu'un déjà en ligne, Muriel, qui nous appelle d'Occitanie.
00:57On l'apprendra dans un instant.
00:58Elle s'occupe d'une structure un peu des jeunes adultes autistes
01:01et on en parlera avec elle.
01:02D'abord, Cécile Dubisson, racontez-nous comment,
01:07lorsque votre fils est né, comment vous avez accueilli la nouvelle
01:10lorsque vous avez découvert qu'il était autiste, vous, mère de 6 enfants.
01:16Bonjour, merci de m'avoir accueillie chez vous.
01:19J'ai découvert très tôt que Enzo était différent.
01:24Pas forcément tout de suite qu'il était autiste,
01:26mais dès sa naissance, c'était le quatrième de la fratrie.
01:30On se rend vite compte, quand on est maman,
01:32que les choses ne fonctionnent pas de la même manière.
01:34Il pleurait énormément, il n'aimait pas le contact,
01:37il ne voulait pas prendre le biberon.
01:38À quel âge, à peu près, vous avez commencé à vous poser des questions ?
01:42Je pense dès les premiers jours, vraiment.
01:45Il y avait une trop grande différence.
01:48Et là commence un parcours avec...
01:50J'ai été voir, je pense, tous les médecins imaginables du possible
01:54et très souvent, la réponse était la même.
01:59Vous êtes fatigué, c'est le baby blue,
02:06ça va passer, c'est votre quatrième, ça fait beaucoup à la maison.
02:10Et en fait, on n'est pas forcément entendu.
02:12Et puis aussi, souvent, quand on arrive chez le médecin,
02:15il ne pleure plus, il est à peu près calme.
02:18Donc du coup, il n'y a pas une écoute, en fait,
02:22de la part du corps médical.
02:24Donc ça a été un peu étalé et long.
02:27Gabriel Cluzet.
02:28C'est quelque chose qui revient souvent.
02:29Moi, j'ai quelques amis qui ont des enfants différents,
02:33comme le vôtre.
02:34Et c'est vrai qu'au début, elle, elle le sent tout de suite.
02:37Et elle se retrouve en but, parfois,
02:39avec un personnel médical pas malveillant.
02:41Non, c'est pas malveillant.
02:42Mais qui leur dit, non, non, vous faites des films,
02:44il ne faut pas, vous inquiétez pas.
02:46Non, mais c'est normal, là.
02:48Et en fait, elle, elle se dit,
02:49elle ressort de là, elle se dit,
02:50non, mais moi, je sais qu'il y a un truc.
02:51C'est ça.
02:52Et c'est vraiment récurrent comme témoignage.
02:53C'est exactement ça.
02:55Et donc, on va en voir un autre en se disant,
02:56bon, ben, peut-être que je n'ai pas été voir le bon.
02:58L'instinct maternel, nous dit Gérald.
03:00Oui, c'est ça.
03:01L'instinct maternel, peut-être.
03:02Et après, justement, à quel moment,
03:09il y a un peu plus de 6 ans.
03:10Donc, oui, très tard.
03:11En général, c'est vers 5 ans.
03:13Oui.
03:14Après, Enzo est d'une génération un peu plus ancienne,
03:18puisque maintenant, il a 24 ans.
03:21Mais ça a été tard,
03:22et ça a été parce que ça a été
03:25diagnostiqué dans le privé,
03:26pas de manière publique non plus.
03:28Parce que j'étais toujours sur liste d'attente
03:31à l'hôpital.
03:33Je pense que sinon, ça aurait été encore plus tard.
03:35Encore plus tard.
03:36Comment vous avez appris la nouvelle ?
03:39Quand le diagnostic, il a été posé,
03:41pour moi, j'avais déjà commencé
03:44plein de recherches sur Internet.
03:46Donc, c'était déjà pour moi évident.
03:48Par contre, ça a été un soulagement,
03:50parce que ça permet d'avancer,
03:52en fait, de mettre un mot.
03:54Ça permet de pouvoir montrer un papier à l'école.
03:59Enfin, il y a tout ça qui change, en fait.
04:01Le fait d'avoir un nom,
04:03ce n'est pas juste le fait d'avoir un nom.
04:05C'est toutes les démarches
04:06qui peuvent se mettre en place derrière,
04:08qui, en fait, sont en stand-by
04:10tant que vous n'avez pas ce diagnostic.
04:12Est-ce que votre regard a changé,
04:13à ce moment-là, sur Enzo ?
04:16Je ne pense pas que mon regard a changé.
04:19C'est plus ce que je me suis dit,
04:21on va y arriver,
04:23on va réussir à faire quelque chose.
04:24Je voyais plus une perspective au long cours.
04:28Tant qu'il n'y a pas de diagnostic de posé,
04:30et que, du coup, on est bloqué
04:32dans un espèce de tunnel,
04:33et qu'on n'arrive pas à avancer,
04:35on se dit qu'il n'y a rien qui va être possible.
04:37Et quand le diagnostic est posé,
04:39par là, on a l'impression
04:40que, d'un coup, il y a une bouffée d'air
04:42et que les portes s'ouvrent,
04:43même si rien n'est solutionné,
04:44que la vie à la maison
04:45est toujours aussi compliquée,
04:47qu'il fait toujours pipi-caca partout,
04:51mais tout s'ouvre, d'un coup.
04:53Gabrielle Cluzel.
04:54Non, la question que je me posais,
04:55c'est est-ce que vous diriez
04:56que Enzo a fragilisé votre famille,
05:00ou au contraire, l'a consolidé ?
05:02La fratrie, votre couple ?
05:05Vous voyez, je suis un peu cash,
05:06mais je pense que c'est des questions
05:08qui se posent les gens.
05:09Je pense qu'au démarrage,
05:12ça l'a énormément fragilisé,
05:14je pense qu'on a failli aller au mur,
05:16je pense que comme...
05:17Quand il avait 6 ans, ou bien quand il est né ?
05:19Non, non, on va dire entre sa naissance et 6 ans.
05:22Très bien.
05:23Je pense que, comme 90% des couples,
05:26on aurait pu exploser en vol,
05:28mon mari s'est noyé dans le travail,
05:31on a tous dû réinventer des équilibres,
05:36auxquels on n'aurait même pas imaginé
05:38avant son arrivée, justement.
05:40Il a fallu penser aux autres enfants
05:43de manière différente.
05:44Évidemment, on n'a plus de temps
05:45comme on voudrait.
05:46Déjà, mère de famille nombreuse,
05:48on a déjà l'habitude de diluer son temps,
05:51mais là, ce n'est plus le diluer,
05:52c'est le distribuer de manière pas équitable.
05:55Quel était le quotidien avec Enzo ?
05:57Vous disiez, pipi, caca partout.
06:00Il a un autisme particulier,
06:02c'est-à-dire un autisme intellectuel.
06:03Il est autiste sévère,
06:05avec déficience intellectuelle associée.
06:08À l'heure actuelle, il a 24 ans,
06:10il a 2 ans et demi d'âge mental.
06:11D'accord.
06:12Alors, son quotidien, votre quotidien,
06:14comme vous dites, pipi, caca partout,
06:15qu'est-ce qu'il faisait ?
06:17Comment c'était ?
06:18Déjà, il ne dormait pas la nuit.
06:20Ça, c'était un vrai premier problème
06:22qui est récurrent chez ces enfants-là.
06:25Ce n'est pas uniquement propre à mon enfant.
06:27Je pense à toutes les mamans qui vivent ça
06:30et toutes les mamans qui sont avec des jeunes enfants,
06:34ça me serre le cœur quand j'en rencontre.
06:38On le reprenait au réveil,
06:40il était entièrement badigeonné de ses excréments
06:43parce qu'il les mangeait.
06:44Il y en avait plein les barreaux du lit.
06:45Donc, ça commence juste par de l'intendance, en fait.
06:48C'est énormément d'intendance, ces enfants.
06:51Pour manger, c'est la même chose.
06:54Tous les...
06:54Enfin, ils ont énormément de troubles de l'oralité.
06:57Donc, c'est uniquement du lait au début.
07:00L'introduction des bouillies est compliquée.
07:03L'introduction des morceaux, c'est l'Himalaya.
07:08Toutes les étapes sont extrêmement difficiles.
07:11Et tout...
07:12Je pense que si on a réussi, entre guillemets,
07:16parce qu'on est très loin du bout du chemin,
07:18c'est parce qu'on a eu beaucoup de passion,
07:21c'est qu'on a morcelé chaque chose.
07:22C'est-à-dire ?
07:23Cécile Dubuisson, en direct sur Europe 1,
07:26auteure du livre « On n'est pas sorti de l'auberge,
07:28je suis sorti hier chez Fayard ».
07:29C'est-à-dire morceler.
07:30Ensuite, on aura Muriel, qui nous attend d'exciter.
07:33Si on prend, par exemple, l'exemple de la nourriture,
07:35au lieu de se dire « Bon, il va manger des morceaux,
07:38on va passer par de la bouillie aux morceaux des choses. »
07:43Ce qu'on fait avec un nouveau-né,
07:44enfin, avec un tout petit,
07:46mais au lieu de le faire sur 3-4 jours,
07:49une semaine, nous, on le fait sur une année.
07:51Voilà.
07:52C'est-à-dire que tout est dilué
07:54et on n'a pas d'objectif.
07:57On est obligé d'abandonner des objectifs de réussite.
08:01En fait, on est obligé de se laisser guider par lui-même,
08:03tout en étant...
08:04Par son rythme, en respectant son rythme à lui.
08:06Cécile Dubuisson, en direct sur Europe 1.
08:09Muriel, vous nous appelez d'Occitanie
08:10et vous dites que vous vous occupez d'une structure
08:12pour jeune adulte autiste face aux listes d'attente interminables.
08:15Comment voulez-vous réagir ?
08:17Merci de me permettre de parler.
08:20Je vous remercie.
08:22Voilà, j'entendais vraiment avec attention
08:25et vraiment, voilà, le discours, si je puis dire,
08:29de Mme Dubuisson.
08:30Vraiment, je me reconnais.
08:32On se reconnaît tous.
08:33À partir du moment où on a vraiment un enfant autiste
08:38avec ses particularités, ses fragilités.
08:43Voilà, on se reconnaît en tout cas
08:45dans ce que vient de dire Mme Dubuisson.
08:47Mme Dubuisson, tout à fait.
08:49On se reconnaît.
08:50Et vous, alors, quel a été votre parcours, vous,
08:53lorsque vous vous occupez de cette structure ?
08:55À quoi vous avez dû faire face ?
08:58Alors, cette structure est toute jeune
09:00puisque nous avons ouvert, avec, nous sommes deux,
09:02deux mamans, Badia et moi-même,
09:05nous avons ouvert cette structure le 13 janvier.
09:07Donc, vous voyez, c'est tout récent.
09:09Et en fait, nous sommes des parents
09:12qui ont eu peur pour l'avenir de leurs enfants.
09:15Et voilà, on a eu peur,
09:16on a refusé de rester seul avec cette peur
09:18parce que, bon, bien sûr, il existe des structures,
09:21mais elles sont souvent saturées
09:22avec des listes d'attente interminables.
09:25Et même quand une place se libère,
09:28elle ne correspond pas forcément aux jeunes.
09:30ni à ses besoins,
09:31ni à ce que nous, parents, nous espérons pour lui.
09:33Et donc, nous avons décidé
09:35de vraiment créer cette structure
09:39qui permet, en fait, de, comment dire,
09:45de créer un lieu de vie et d'apprentissage,
09:48pensé vraiment pour les jeunes adultes autistes.
09:50Un lieu de continuité
09:51où, voilà, on travaille, voyez-vous,
09:53les émotions, l'inclusion sociale, professionnelle,
09:57mais voilà, sans rupture brutale.
09:58Parce que, mais vraiment, après Vincent,
10:00voilà, notre structure s'appelle « et après ».
10:03Mais « et après » pourquoi ?
10:04Parce que « et après », c'est le vide.
10:06C'est le vide.
10:06C'est après, c'est le vide.
10:07Et oui, c'est Cécile Dubuisson en studio et elle valide.
10:09Merci beaucoup de nous avoir appelé, Muriel.
10:11Je vous en prie, madame.
10:12Direct sur Europe 1.
10:14Lorsqu'on lit le livre de Cécile Dubuisson, page 58.
10:17« Je n'ai jamais imaginé avoir un enfant handicapé,
10:19mais le voir équipé au complet m'apaise.
10:23Je le repose sans bruit dans un écran.
10:25Je m'allonge, ferme les paupières.
10:27L'air plus léger m'en refait m'attend.
10:29Sur la table, le carnet de santé d'Enzo Trenne,
10:32déjà prêt, il doit savoir, ce médecin,
10:34ce que nous ignorons,
10:35ce qui se dérobe chaque nuit dans nos bras épuisés.
10:38Nous ne pouvons plus continuer comme ça.
10:40Enzo a déjà deux mois.
10:42Là, c'était la partie, effectivement,
10:44où on n'avait pas encore ce diagnostic officiel.
10:48Page 83.
10:49« Quand la porte se referme, Enzo n'est toujours pas là.
10:51Je reste plantée. »
10:53Avec l'écho de cette sentence dans une chambre blanche
10:55qui sent la nourriture froide et la bétadine.
10:59Quel a été le moment le plus difficile pour vous
11:02face à Enzo, Cécile Dubuisson ?
11:06Je pense que c'est compliqué de dire le moment,
11:09parce qu'en fait, je pense très honnêtement
11:12que ce qui est le plus difficile avec Enzo,
11:14c'est les nuits.
11:14Et ça l'est toujours aujourd'hui.
11:16Parce qu'en fait, c'est épuisant de cumuler des nuits
11:20sans dormir correctement.
11:23Qu'est-ce qui vous touche en ce moment ?
11:25Je me sens au bord des larmes.
11:26C'est l'extrait que vous avez lu.
11:29Ça me replonge dans le quotidien.
11:33Où il y a beaucoup d'humour aussi.
11:36Où vous parlez, vous utilisez l'humour
11:38pour faire face à tout ça.
11:39Et ce livre vous permet aussi de, comment dirais-je,
11:42de vous décharger, de partager.
11:45J'espère surtout qu'il donnera de l'espoir
11:47à plein de mamans et à plein de familles.
11:49Parce que là, on parle d'autisme,
11:51mais il y a plein de mamans qui vivent des choses
11:54extrêmement difficiles avec d'autres pathologies.
11:56Et justement, l'humour, c'est un moyen
12:00de rendre la vie plus légère.
12:02Et de faire face.
12:03Gabrielle Cluzin, il nous reste une minute.
12:05Oui, non, je vous disais,
12:06je reprends un petit peu ma question,
12:08vous disiez, au début, ça a fragilisé notre famille.
12:10Donc, ce qui laisse supposer qu'à la fin,
12:12vous avez retrouvé un équilibre.
12:15Je pense à vos autres enfants.
12:16Est-ce que le fait d'avoir une famille nombreuse,
12:17ça a aidé ?
12:19Ou au contraire, ça a été plus compliqué ?
12:21Et est-ce qu'aujourd'hui, vous considérez
12:22que votre famille est consolidée autour d'Enzo ?
12:25Pour moi, aujourd'hui, la famille,
12:27elle est consolidée autour d'Enzo.
12:30Et très sincèrement, je pense qu'à avoir
12:32une famille nombreuse, même si ça a été...
12:37Enfin, c'est du temps que vous n'avez pas
12:38pour vous-même, c'est une richesse incroyable.
12:42On n'est pas sortis de l'auberge.
12:44Le livre de Cécile Dubuis sont sortis hier
12:46chez Fayard.
12:47Et je termine avec cette citation,
12:49page 58, 158 mois.
12:51J'ai compris déjà que je ne sauverai pas Enzo.
12:54Il est né autiste, il mourra autiste.
12:57J'ai accepté que ce soit ainsi.
12:58Mon projet n'est pas de le guérir,
13:01mais de l'accompagner,
13:02de chercher pour lui quelques chemins pratiquables.
13:05Bravo pour votre témoignage.
13:07On peut rendre hommage à ce maire courage
13:10que personne ne connaît et qui...
13:12Bravo.
13:13Oui, voilà.
13:14Courage, vraiment.
13:15Et merci pour votre émotion partagée.
13:18On est là pour vous encourager.
13:19Non, vous n'avez pas à vous excuser de pleurer.
13:21On est là.
13:22Éric, vous pouvez dire peut-être un mot.
13:23Je ne vous ai pas laissé parler.
13:24Pardon.
13:24Je vous ai oublié complètement.
13:26Je me suis noyée dans les larmes de Cécile Dubuis.
13:27Parce que je suis impressionné, effectivement,
13:30du courage, de la détermination,
13:32de la capacité à mettre des mots,
13:34d'une famille, etc.
13:35En fait, face à ça, c'est immense.
13:37Et moi, je partage complètement ce qu'a dit Gabriel.
13:40Et c'est un message d'espoir et de combativité
13:43qui me semble immense aujourd'hui.
13:46Lorsqu'elle pense, on dit en plus que les nuits sont difficiles
13:48jusqu'à présent.
13:4924 ans de nuits difficiles.
13:51Respect total.
13:53Respect total.
13:53Nous sommes avec vous.
13:55Merci.
13:55Et bravo pour votre livre.
13:56Merci de m'avoir reçu.
13:57Bravo pour votre livre.
13:58Merci.
13:58Et de permettre à ce message de s'envoler.
14:01Et puis, on vous suivra sur Instagram.
14:04On voit les photos d'Enzo, qui est formidable.
14:06Très beau garçon.
14:07Merci à tous d'avoir été avec nous en direct sur Repas.
14:10Merci.
Commentaires

Recommandations

Europe 1
il y a 1 jour