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  • il y a 7 mois
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Christine Kelly.
00:0212h46, Christine Kelly et vous, dernière partie, déjà que le temps se passe vite avec vous, Christine Kelly, sur Europe 1.
00:08C'est une arnaque ce temps qui passe.
00:12Et nous revenons sur ces nombreuses dégradations en France, un lié à la Coupe d'Afrique des Nations,
00:17avec notre invité Jean-Christophe Couvy, secrétaire nationale Unité Police,
00:21et vous, chers auditeurs, 01 80 20 39 21.
00:25Oui, et puis on a Sylvie qui nous a appelé de la Drôme.
00:28Bonjour Sylvie. Vous dites qu'on est carrément la risée du monde.
00:34Ah oui, pour moi, complètement.
00:36Disons qu'en fait, on est quand même dans un pays qui, aujourd'hui, ne sait plus tenir ses citoyens.
00:42Et je pense que les pays importants aujourd'hui, à savoir la Chine, la Russie, les Etats-Unis, se gaussent de nous.
00:50On essaie de leur donner des leçons sur comment ils doivent gérer leur pays.
00:57Et nous, on n'est pas capables de tenir des gens quand il y a un match de foot.
01:02Moi, je trouve ça incroyable.
01:04Franchement, je ne sais pas où va le pays, mais il ne va pas du tout dans le bon sens.
01:08Et j'ai l'occasion de rencontrer pas mal de personnes dans ma vie quotidienne,
01:13et qui disent tous la même chose.
01:15On va droit dans le mur.
01:16Donc, aucun homme politique, aujourd'hui, malgré leur grand discours, n'est capable de faire quoi que ce soit là-dessus.
01:23Moi, on vit dans un pays de liberté.
01:26Vous avez le droit de fêter un événement, quoi qu'il en soit, même un résultat de match de foot.
01:32Mais vous n'êtes pas obligé de tout casser.
01:33De casser, oui, effectivement.
01:35De détruire pour fêter, de détruire lorsqu'on n'est pas content,
01:39de détruire ce qui ne nous appartient pas, d'aller sur la plus belle avenue du monde et de tout casser.
01:44Et puis, c'est surtout, c'est répétitif, Sylvie.
01:46À chaque fois, on s'y attend.
01:48C'est-à-dire qu'on sait qu'il y aura des débordements.
01:51On sait, on est habitué.
01:52Voilà, ça fait partie des mœurs françaises.
01:54Moi, il y a quelques années, j'avais été extrêmement choquée à la veille.
02:01Enfin, c'était le lendemain d'un réveillon de deux jours de l'an.
02:04À l'époque, on disait, voilà, les journalistes disaient, il y a 200 voitures volées.
02:09Enfin, pas volées, brûlées.
02:11Et puis, une année, le journaliste m'a dit, oh, cette année, il n'y a eu que...
02:16C'est ça.
02:17Oui, c'est ça.
02:17Mais ça voulait dire qu'aujourd'hui, ça devenait la normalité qu'après un 1er janvier, il y a des voitures brûlées.
02:23Alors qu'en fait, ce n'est pas du tout ça.
02:25Et on met dans la tête des personnes que c'est une normalité,
02:29qu'on a le droit de faire la fête, de tout casser, de tout brûler.
02:32Sachant quand même que, d'accord, il y a peut-être des assurances,
02:35mais les gens ont travaillé combien d'années pour se payer quand on leur abîme ?
02:39Moi, c'est un manque de rester en même temps.
02:41Ma chérie Sylvie a des assurances, mais des assurances qui augmentent cette année de 4 à 5 %
02:45à cause des émeutes.
02:47C'est qui qui paye ? C'est Bibi qui paye.
02:48C'est Nicolas qui paye.
02:49Restez avec nous, Sylvie.
02:51On va écouter Éric Tegner et Gabriel Cluzel, toujours sur la question.
02:54Peut-être qu'ils ne sont pas d'accord avec vous ?
02:56Non, non, je pense qu'ils sont d'accord avec vous.
02:57Pardonnez-moi, mais on parle de mœurs françaises, ce ne sont pas des mœurs françaises.
03:01Aujourd'hui, c'est un problème d'immigration, c'est un problème d'assimilation.
03:04On a importé de la violence sur notre territoire.
03:07Et si on s'attend à ce que chaque fois, lors d'une finale, par exemple, de Coupe d'Afrique des Nations,
03:11il y ait ce genre de problématique, c'est cette problématique-là.
03:13Ils sont souvent françaises, ceux qui viennent manifester, tout cassés.
03:17Oui, mais c'est un problème d'immigration à l'origine.
03:18C'est-à-dire qu'ils sont françaises d'origine immigrée, notamment d'origine maghrébine.
03:22Pardonnez-moi que ça se déborde totalement le jour d'une finale de Coupe d'Afrique des Nations.
03:27Je ne vois pas ce qu'il y a de plus explicite.
03:29On n'est pas sur le cas de la Coupe d'Europe ou de la Coupe de France.
03:32C'est la Coupe d'Afrique des Nations.
03:33Et surtout, les policiers le vivent au quotidien.
03:36Une grande partie des problématiques peuvent se retrouver qu'ils ont vécu
03:38lors de la finale de la Ligue des Champions,
03:40où des personnes sont venues sur l'échange élisé.
03:42Ce ne sont pas les habitants du 16e arrondissement
03:44qui ont fait quelques centaines de mètres pour aller manifester.
03:47Ce sont des gens des quartiers.
03:48Alors, vous savez, on parle souvent des quartiers.
03:50C'est une façon un petit peu, j'ai envie de dire, mainstream d'expliquer
03:53là où aujourd'hui, il y a une surreprésentation des populations,
03:56effectivement, d'origine immigrée.
03:59Lorsque ces manifestations pour les retraites,
04:01ils viennent casser aussi ?
04:01Ce n'est pas forcément d'immigration ?
04:03Là, on est véritablement sur le cas de personnes, pardonnez-moi,
04:07qui viennent systématiquement pour aller casser, pour aller payer.
04:10Et des personnes qui, en général, sont déjà fichées par les services de police,
04:14des personnes qui ont pu déjà être condamnées,
04:16des personnes qui ont pu déjà s'en prendre, par exemple,
04:19à des commissariats via des tirs de projectiles.
04:21C'est toujours la même chose.
04:23Il suffit de se rendre, pardonnez-moi, mais il suffit de se rendre au tribunal de justice,
04:27d'aller voir les prévenus qui sont arrêtés, de voir les noms, les prénoms,
04:31et la vérité éclate au grand jour à ce moment-là.
04:34Et pourquoi, en fait, cette assimilation ne s'est pas passée ?
04:36Au-delà de la surreprésentation et d'une immigration incontrôlée,
04:39c'est que de toute façon, on leur a dit systématiquement,
04:41vous avez le droit de tout faire.
04:43Vous avez le droit de tout faire, on vous laissera faire,
04:45de toute façon, on ne fera pas d'amalgame.
04:46Et donc, c'est ça qui, à un moment, est exaspérant.
04:49Parce que, pardonnez-moi, lors d'une finale de la Coupe du Top 14 de rugby,
04:53on ne retrouve pas les mêmes choses.
04:54Donc, il y a bien un problème culturel.
04:56Merci beaucoup, Éric Tegner, en directeur européen.
04:59Jean-Christophe Couville, je reviens vers vous,
05:00pour savoir, effectivement, pour répondre à Éric Tegner,
05:03on répondra à Sylvie, qu'on a eu tout à l'heure en ligne.
05:06On aura Emmanuel, dans un instant, qui nous appelle Deloise,
05:09mais d'abord, Gabriel Cluzel.
05:12Lorsqu'on voit, effectivement, que c'est vrai,
05:14on se réveille ce matin, on se dit que,
05:16Paris, capitale de France,
05:19Paris, victime de débordements,
05:22victime de caillassage,
05:25victime d'un match qui ne se passe pas en France.
05:29Gabriel Cluzel, sur Europe.
05:30Vous vous souvenez de ce slogan des agriculteurs ?
05:32On marche sur la tête, mais là aussi, on marche sur la tête.
05:34Vous imaginez, dans un pays d'Afrique,
05:36je ne sais pas, des Français,
05:38ou des gens d'origine française,
05:40peu importe qu'ils soient sénégalais ensuite,
05:43qui, au moment de la Coupe d'Europe,
05:45viendraient détruire, je ne sais pas, Dakar,
05:48en se battant avec des Italiens.
05:50Voyez, ou l'inverse.
05:52Et le gouvernement sénégalais serait horrifié,
05:54prendrait des sanctions gravissimes,
05:57renverrait chez eux,
05:58ou ceux qui sont Français, Italiens.
06:01Enfin bon, évidemment qu'ils ne laisseraient pas faire ça.
06:03Il n'y a que des crétins comme nous,
06:05mais pardon, j'assume le mot,
06:07pour accepter de se faire piétiner.
06:09Ça nous coûte horriblement cher.
06:11Les forces de leur mobiliser, c'est de l'argent, évidemment.
06:13Au-delà de la peine, c'est des gens qui ne sont pas ailleurs,
06:15parce qu'ils n'ont pas le don d'ubiquité.
06:17Pendant ce temps, il y a d'autres méfaits qui se passent sans eux.
06:21Mais on va supporter ça combien de temps ?
06:23Puis moi, je ne crois pas que ce soit ni de la joie,
06:24ni de la peine pour un match de foot.
06:26Je crois que derrière, il y a aussi une expression de force communautaire
06:31en France, sur le sol français.
06:34C'est une façon de dire, nous sommes forts.
06:36Voilà ce que nous faisons.
06:37Et vous, d'ailleurs, vous ne ripostez pas.
06:39C'est plus ou moins conscient chez certains,
06:40mais je suis sûre que chez certains, c'est le cas.
06:43Par ailleurs, vous dites, Christine,
06:44oui, certains d'entre eux sont Français.
06:47La plupart même sont Français.
06:49La plupart sont Français.
06:50Alors parlons-en.
06:50La plupart sont Français.
06:51C'est un immense constat de non-assimilation.
06:56On pourrait même dire d'une intégration de rien du tout, d'ailleurs.
07:00Parce que ça veut dire qu'ils sont là depuis un certain nombre d'années,
07:03que leurs parents sont là depuis un certain nombre d'années.
07:05Si encore, ils étaient arrivés la veille,
07:07on pourrait se dire, non, mais ils ne connaissent pas les mœurs françaises.
07:09Mais là, ça veut dire qu'on donne la nationalité française
07:11à des gens qui n'ont rien intégré de nos mœurs.
07:13Et c'est proprement inquiétant au lieu d'être rassurant.
07:16Gabriel Cluzel sur Europe.
07:18Jean-Christophe Couvier, je donne le mot de la fin avec cette question.
07:20Dans un instant, je vais d'abord prendre Emmanuel,
07:22qui nous appelle de l'Oise d'abord,
07:24avec cette question.
07:24Préparez votre réponse, Jean-Christophe Couvier,
07:26vous êtes secrétaire nationale d'Unité Police.
07:29Pourquoi vous n'avez pas envoyé les centaures hier à Paris ?
07:33Mais devant les agriculteurs, on va les centaures.
07:35Et puis là, il y a des manifestants dans Paris
07:38qui viennent tout casser, vous n'envoyez pas les centaures.
07:40Réfléchissez à ma question.
07:42En attendant, on prend Emmanuel qui nous appelle de l'Oise.
07:44Bonjour Emmanuel, qu'est-ce que vous dites
07:45par rapport à ce qui s'est passé en plein Paris hier ?
07:48Bonjour Christine.
07:49Alors oui, moi j'en suis surtout découragé
07:52parce que je vois dans mon pays tout ce qui se passe.
07:55Et rien ne se fait.
07:56On a un gouvernement laxiste qui laisse faire,
07:59et même voir, qui l'applaudit et qui encourage.
08:01On a donc vu Emmanuel Macron inviter à l'Élysée
08:04certaines personnes que personne ne veut voir chez nous.
08:08Et du coup, oui, j'en suis à un moment où j'ai une perte d'espoir.
08:14Je me dis, est-ce qu'un jour, on arrivera à retrouver un pays,
08:19enfin dans notre pays, la même chose que dans tous les autres pays.
08:22Donc des choses, voilà, avec des règles mises en place,
08:25les personnes qui respectent tout ça.
08:27Et dans mon propre constat, à chaque fois que je vois tout ça,
08:29je me dis, et en fait je reviens toujours sur le même constat,
08:33c'est que le problème c'est l'éducation.
08:35Le problème c'est l'éducation.
08:37Alors oui, je ne sais pas le rapport avec la libertation,
08:38mais c'est un peu lié, parce que les gens ne sont plus éduqués.
08:41Et quand on veut éduquer nos enfants, aujourd'hui en France,
08:43limite on fait de la prison, on est envoyé au tribunal
08:46parce qu'on s'occupe de notre enfant et on lui met des cadres.
08:50Merci beaucoup.
08:51Aujourd'hui on a les conséquences de ce qu'on voit aujourd'hui.
08:54Oui Emmanuel, merci beaucoup.
08:56Le problème c'est l'éducation, le cri du cœur, effectivement.
08:59Merci beaucoup de nous avoir appelé de l'Oise.
09:01Il nous reste 10 secondes, Jean-Christophe Cousy.
09:03Non, les centaures.
09:04Pourquoi ? Vous n'avez pas envoyé les centaures.
09:05Les centaures, vous les envoyez face aux agriculteurs qui n'ont rien fait.
09:08Ils ne cassent rien.
09:08Alors je ne suis pas l'homme politique qui va décider de ça,
09:11mais les centaures c'est quand il y a des barrages
09:12et justement quand vous voulez, par exemple,
09:14en face de vous vous avez des tracteurs qui font plusieurs tonnes,
09:16la seule façon au cas où d'évacuer un barrage,
09:18de forcer un barrage, c'est d'avoir aussi du matériel.
09:21Là c'est tout éparpillé dans les rues,
09:23donc c'est plutôt un maintien de l'ordre,
09:24un rétablissement de l'ordre,
09:26donc ce n'est pas le même usage entre guillemets.
09:28Merci beaucoup Jean-Christophe Cousy,
09:30secrétaire national d'unité à police.
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