00:00Europe 1, Christine Kelly.
00:0212h46, Christine Kelly et vous, dernière partie, déjà que le temps se passe vite avec vous, Christine Kelly, sur Europe 1.
00:08C'est une arnaque ce temps qui passe.
00:12Et nous revenons sur ces nombreuses dégradations en France, un lié à la Coupe d'Afrique des Nations,
00:17avec notre invité Jean-Christophe Couvy, secrétaire nationale Unité Police,
00:21et vous, chers auditeurs, 01 80 20 39 21.
00:25Oui, et puis on a Sylvie qui nous a appelé de la Drôme.
00:28Bonjour Sylvie. Vous dites qu'on est carrément la risée du monde.
00:34Ah oui, pour moi, complètement.
00:36Disons qu'en fait, on est quand même dans un pays qui, aujourd'hui, ne sait plus tenir ses citoyens.
00:42Et je pense que les pays importants aujourd'hui, à savoir la Chine, la Russie, les Etats-Unis, se gaussent de nous.
00:50On essaie de leur donner des leçons sur comment ils doivent gérer leur pays.
00:57Et nous, on n'est pas capables de tenir des gens quand il y a un match de foot.
01:02Moi, je trouve ça incroyable.
01:04Franchement, je ne sais pas où va le pays, mais il ne va pas du tout dans le bon sens.
01:08Et j'ai l'occasion de rencontrer pas mal de personnes dans ma vie quotidienne,
01:13et qui disent tous la même chose.
01:15On va droit dans le mur.
01:16Donc, aucun homme politique, aujourd'hui, malgré leur grand discours, n'est capable de faire quoi que ce soit là-dessus.
01:23Moi, on vit dans un pays de liberté.
01:26Vous avez le droit de fêter un événement, quoi qu'il en soit, même un résultat de match de foot.
01:32Mais vous n'êtes pas obligé de tout casser.
01:33De casser, oui, effectivement.
01:35De détruire pour fêter, de détruire lorsqu'on n'est pas content,
01:39de détruire ce qui ne nous appartient pas, d'aller sur la plus belle avenue du monde et de tout casser.
01:44Et puis, c'est surtout, c'est répétitif, Sylvie.
01:46À chaque fois, on s'y attend.
01:48C'est-à-dire qu'on sait qu'il y aura des débordements.
01:51On sait, on est habitué.
01:52Voilà, ça fait partie des mœurs françaises.
01:54Moi, il y a quelques années, j'avais été extrêmement choquée à la veille.
02:01Enfin, c'était le lendemain d'un réveillon de deux jours de l'an.
02:04À l'époque, on disait, voilà, les journalistes disaient, il y a 200 voitures volées.
02:09Enfin, pas volées, brûlées.
02:11Et puis, une année, le journaliste m'a dit, oh, cette année, il n'y a eu que...
02:16C'est ça.
02:17Oui, c'est ça.
02:17Mais ça voulait dire qu'aujourd'hui, ça devenait la normalité qu'après un 1er janvier, il y a des voitures brûlées.
02:23Alors qu'en fait, ce n'est pas du tout ça.
02:25Et on met dans la tête des personnes que c'est une normalité,
02:29qu'on a le droit de faire la fête, de tout casser, de tout brûler.
02:32Sachant quand même que, d'accord, il y a peut-être des assurances,
02:35mais les gens ont travaillé combien d'années pour se payer quand on leur abîme ?
02:39Moi, c'est un manque de rester en même temps.
02:41Ma chérie Sylvie a des assurances, mais des assurances qui augmentent cette année de 4 à 5 %
02:45à cause des émeutes.
02:47C'est qui qui paye ? C'est Bibi qui paye.
02:48C'est Nicolas qui paye.
02:49Restez avec nous, Sylvie.
02:51On va écouter Éric Tegner et Gabriel Cluzel, toujours sur la question.
02:54Peut-être qu'ils ne sont pas d'accord avec vous ?
02:56Non, non, je pense qu'ils sont d'accord avec vous.
02:57Pardonnez-moi, mais on parle de mœurs françaises, ce ne sont pas des mœurs françaises.
03:01Aujourd'hui, c'est un problème d'immigration, c'est un problème d'assimilation.
03:04On a importé de la violence sur notre territoire.
03:07Et si on s'attend à ce que chaque fois, lors d'une finale, par exemple, de Coupe d'Afrique des Nations,
03:11il y ait ce genre de problématique, c'est cette problématique-là.
03:13Ils sont souvent françaises, ceux qui viennent manifester, tout cassés.
03:17Oui, mais c'est un problème d'immigration à l'origine.
03:18C'est-à-dire qu'ils sont françaises d'origine immigrée, notamment d'origine maghrébine.
03:22Pardonnez-moi que ça se déborde totalement le jour d'une finale de Coupe d'Afrique des Nations.
03:27Je ne vois pas ce qu'il y a de plus explicite.
03:29On n'est pas sur le cas de la Coupe d'Europe ou de la Coupe de France.
03:32C'est la Coupe d'Afrique des Nations.
03:33Et surtout, les policiers le vivent au quotidien.
03:36Une grande partie des problématiques peuvent se retrouver qu'ils ont vécu
03:38lors de la finale de la Ligue des Champions,
03:40où des personnes sont venues sur l'échange élisé.
03:42Ce ne sont pas les habitants du 16e arrondissement
03:44qui ont fait quelques centaines de mètres pour aller manifester.
03:47Ce sont des gens des quartiers.
03:48Alors, vous savez, on parle souvent des quartiers.
03:50C'est une façon un petit peu, j'ai envie de dire, mainstream d'expliquer
03:53là où aujourd'hui, il y a une surreprésentation des populations,
03:56effectivement, d'origine immigrée.
03:59Lorsque ces manifestations pour les retraites,
04:01ils viennent casser aussi ?
04:01Ce n'est pas forcément d'immigration ?
04:03Là, on est véritablement sur le cas de personnes, pardonnez-moi,
04:07qui viennent systématiquement pour aller casser, pour aller payer.
04:10Et des personnes qui, en général, sont déjà fichées par les services de police,
04:14des personnes qui ont pu déjà être condamnées,
04:16des personnes qui ont pu déjà s'en prendre, par exemple,
04:19à des commissariats via des tirs de projectiles.
04:21C'est toujours la même chose.
04:23Il suffit de se rendre, pardonnez-moi, mais il suffit de se rendre au tribunal de justice,
04:27d'aller voir les prévenus qui sont arrêtés, de voir les noms, les prénoms,
04:31et la vérité éclate au grand jour à ce moment-là.
04:34Et pourquoi, en fait, cette assimilation ne s'est pas passée ?
04:36Au-delà de la surreprésentation et d'une immigration incontrôlée,
04:39c'est que de toute façon, on leur a dit systématiquement,
04:41vous avez le droit de tout faire.
04:43Vous avez le droit de tout faire, on vous laissera faire,
04:45de toute façon, on ne fera pas d'amalgame.
04:46Et donc, c'est ça qui, à un moment, est exaspérant.
04:49Parce que, pardonnez-moi, lors d'une finale de la Coupe du Top 14 de rugby,
04:53on ne retrouve pas les mêmes choses.
04:54Donc, il y a bien un problème culturel.
04:56Merci beaucoup, Éric Tegner, en directeur européen.
04:59Jean-Christophe Couville, je reviens vers vous,
05:00pour savoir, effectivement, pour répondre à Éric Tegner,
05:03on répondra à Sylvie, qu'on a eu tout à l'heure en ligne.
05:06On aura Emmanuel, dans un instant, qui nous appelle Deloise,
05:09mais d'abord, Gabriel Cluzel.
05:12Lorsqu'on voit, effectivement, que c'est vrai,
05:14on se réveille ce matin, on se dit que,
05:16Paris, capitale de France,
05:19Paris, victime de débordements,
05:22victime de caillassage,
05:25victime d'un match qui ne se passe pas en France.
05:29Gabriel Cluzel, sur Europe.
05:30Vous vous souvenez de ce slogan des agriculteurs ?
05:32On marche sur la tête, mais là aussi, on marche sur la tête.
05:34Vous imaginez, dans un pays d'Afrique,
05:36je ne sais pas, des Français,
05:38ou des gens d'origine française,
05:40peu importe qu'ils soient sénégalais ensuite,
05:43qui, au moment de la Coupe d'Europe,
05:45viendraient détruire, je ne sais pas, Dakar,
05:48en se battant avec des Italiens.
05:50Voyez, ou l'inverse.
05:52Et le gouvernement sénégalais serait horrifié,
05:54prendrait des sanctions gravissimes,
05:57renverrait chez eux,
05:58ou ceux qui sont Français, Italiens.
06:01Enfin bon, évidemment qu'ils ne laisseraient pas faire ça.
06:03Il n'y a que des crétins comme nous,
06:05mais pardon, j'assume le mot,
06:07pour accepter de se faire piétiner.
06:09Ça nous coûte horriblement cher.
06:11Les forces de leur mobiliser, c'est de l'argent, évidemment.
06:13Au-delà de la peine, c'est des gens qui ne sont pas ailleurs,
06:15parce qu'ils n'ont pas le don d'ubiquité.
06:17Pendant ce temps, il y a d'autres méfaits qui se passent sans eux.
06:21Mais on va supporter ça combien de temps ?
06:23Puis moi, je ne crois pas que ce soit ni de la joie,
06:24ni de la peine pour un match de foot.
06:26Je crois que derrière, il y a aussi une expression de force communautaire
06:31en France, sur le sol français.
06:34C'est une façon de dire, nous sommes forts.
06:36Voilà ce que nous faisons.
06:37Et vous, d'ailleurs, vous ne ripostez pas.
06:39C'est plus ou moins conscient chez certains,
06:40mais je suis sûre que chez certains, c'est le cas.
06:43Par ailleurs, vous dites, Christine,
06:44oui, certains d'entre eux sont Français.
06:47La plupart même sont Français.
06:49La plupart sont Français.
06:50Alors parlons-en.
06:50La plupart sont Français.
06:51C'est un immense constat de non-assimilation.
06:56On pourrait même dire d'une intégration de rien du tout, d'ailleurs.
07:00Parce que ça veut dire qu'ils sont là depuis un certain nombre d'années,
07:03que leurs parents sont là depuis un certain nombre d'années.
07:05Si encore, ils étaient arrivés la veille,
07:07on pourrait se dire, non, mais ils ne connaissent pas les mœurs françaises.
07:09Mais là, ça veut dire qu'on donne la nationalité française
07:11à des gens qui n'ont rien intégré de nos mœurs.
07:13Et c'est proprement inquiétant au lieu d'être rassurant.
07:16Gabriel Cluzel sur Europe.
07:18Jean-Christophe Couvier, je donne le mot de la fin avec cette question.
07:20Dans un instant, je vais d'abord prendre Emmanuel,
07:22qui nous appelle de l'Oise d'abord,
07:24avec cette question.
07:24Préparez votre réponse, Jean-Christophe Couvier,
07:26vous êtes secrétaire nationale d'Unité Police.
07:29Pourquoi vous n'avez pas envoyé les centaures hier à Paris ?
07:33Mais devant les agriculteurs, on va les centaures.
07:35Et puis là, il y a des manifestants dans Paris
07:38qui viennent tout casser, vous n'envoyez pas les centaures.
07:40Réfléchissez à ma question.
07:42En attendant, on prend Emmanuel qui nous appelle de l'Oise.
07:44Bonjour Emmanuel, qu'est-ce que vous dites
07:45par rapport à ce qui s'est passé en plein Paris hier ?
07:48Bonjour Christine.
07:49Alors oui, moi j'en suis surtout découragé
07:52parce que je vois dans mon pays tout ce qui se passe.
07:55Et rien ne se fait.
07:56On a un gouvernement laxiste qui laisse faire,
07:59et même voir, qui l'applaudit et qui encourage.
08:01On a donc vu Emmanuel Macron inviter à l'Élysée
08:04certaines personnes que personne ne veut voir chez nous.
08:08Et du coup, oui, j'en suis à un moment où j'ai une perte d'espoir.
08:14Je me dis, est-ce qu'un jour, on arrivera à retrouver un pays,
08:19enfin dans notre pays, la même chose que dans tous les autres pays.
08:22Donc des choses, voilà, avec des règles mises en place,
08:25les personnes qui respectent tout ça.
08:27Et dans mon propre constat, à chaque fois que je vois tout ça,
08:29je me dis, et en fait je reviens toujours sur le même constat,
08:33c'est que le problème c'est l'éducation.
08:35Le problème c'est l'éducation.
08:37Alors oui, je ne sais pas le rapport avec la libertation,
08:38mais c'est un peu lié, parce que les gens ne sont plus éduqués.
08:41Et quand on veut éduquer nos enfants, aujourd'hui en France,
08:43limite on fait de la prison, on est envoyé au tribunal
08:46parce qu'on s'occupe de notre enfant et on lui met des cadres.
08:50Merci beaucoup.
08:51Aujourd'hui on a les conséquences de ce qu'on voit aujourd'hui.
08:54Oui Emmanuel, merci beaucoup.
08:56Le problème c'est l'éducation, le cri du cœur, effectivement.
08:59Merci beaucoup de nous avoir appelé de l'Oise.
09:01Il nous reste 10 secondes, Jean-Christophe Cousy.
09:03Non, les centaures.
09:04Pourquoi ? Vous n'avez pas envoyé les centaures.
09:05Les centaures, vous les envoyez face aux agriculteurs qui n'ont rien fait.
09:08Ils ne cassent rien.
09:08Alors je ne suis pas l'homme politique qui va décider de ça,
09:11mais les centaures c'est quand il y a des barrages
09:12et justement quand vous voulez, par exemple,
09:14en face de vous vous avez des tracteurs qui font plusieurs tonnes,
09:16la seule façon au cas où d'évacuer un barrage,
09:18de forcer un barrage, c'est d'avoir aussi du matériel.
09:21Là c'est tout éparpillé dans les rues,
09:23donc c'est plutôt un maintien de l'ordre,
09:24un rétablissement de l'ordre,
09:26donc ce n'est pas le même usage entre guillemets.
09:28Merci beaucoup Jean-Christophe Cousy,
09:30secrétaire national d'unité à police.
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