00:00Europe 1, Christine Cullivre.
00:02La suite à 11h43 sur Europe 1 et indignation après le viol d'une femme de 90 ans à Nice par un Tunisien sous-ocuté.
00:09Faites-vous choquer, chers auditeurs d'Europe 1, vous nous appelez au 01 80 20 39 21 pour réagir.
00:16Et nous en parlons avec votre invitée en ligne, chère Christine, Bruno Bartosetti,
00:20secrétaire national chargé de la zone sud pour le syndicat de police unité.
00:24Bonjour Bruno Bartosetti, comment vous accueillez une telle nouvelle,
00:28vous qui êtes en première ligne en tant que policier ?
00:31Oui, bonjour. Vous imaginez que c'est l'horreur en direct.
00:37Mes collègues sont confrontés régulièrement à des difficultés sociales.
00:42Nous ne sommes pas des accompagnateurs sociaux, mais nous sommes dans la misère sociale régulièrement.
00:46Et lorsque nous allons si loin dans l'horreur, ce qui est important de retenir,
00:50c'est de garder le professionnalisme de mes collègues.
00:53Ils l'ont gardé, ils ont su gérer la situation parce que c'est très difficile à supporter.
00:59Je ne vais pas rentrer dans les détails parce que je n'y étais pas,
01:02mais je sais en retour que ça a été compliqué à gérer.
01:06Quand on a, pour aller de manière plus large, affaire à des OQTF, des clandestins,
01:11eh bien on sait que malheureusement nous sommes impuissants.
01:13Vous en avez parlé. Il y a des lois et puis on ne peut pas les appliquer ou mal appliquer.
01:18Et en fait, le clandestin aujourd'hui, l'OQTF qui rejoint son pays,
01:22il fait preuve vraiment de malchance dans notre société
01:24parce qu'il y a de très faibles chances qu'il puisse repartir.
01:28Alors, je n'ai pas envie de dire que tous les clandestins sont des violeurs, bien évidemment,
01:32mais j'ai envie d'appuyer sur le fait qu'effectivement,
01:34on a beaucoup de délits qui sont commis par ces derniers,
01:38tout simplement parce que de toute façon, ils sont déjà délinquants
01:41dans la mesure où ils n'ont pas l'autorisation de rester sur le territoire.
01:45Eh bien, tout s'enchaîne.
01:46Et régulièrement, on le voit à Nice.
01:48Alors, on appuie à Nice où nous sommes confrontés à ce problème-là.
01:53Alors, les vols sont réguliers.
01:54Et c'est vrai qu'il n'y a pas que les clandestins, en tout cas,
01:56ils sont très nombreux à mettre, c'est ça qui est très important,
02:00à mettre en danger la société et puis la peur.
02:03Vous imaginez aujourd'hui que vous avez peur de sortir avec des bijoux en or,
02:08vous avez peur d'être agressé et il faut se mettre à la place
02:11de ces personnes âgées, très vulnérables, qui vivent dans la peur.
02:14Et qui sont de plus en plus ciblées.
02:16Et puis, Bruno Bartosetti, vous parliez de Nice, effectivement,
02:19ça s'est passé à Nice.
02:20Il fut un temps, c'est pas si longtemps,
02:23où beaucoup de Parisiens partaient, quittaient Paris pour aller à Nice
02:26parce qu'ils faisaient bon vivre.
02:28Tout a changé.
02:31Dans le sud, vous voyez ce que je veux dire ?
02:33Complètement, c'est-à-dire que ce sud que je connais bien de Tarbes jusqu'à Menton,
02:40eh bien, on voit justement ce tourisme-là où il y a de l'inquiétude
02:45quand on vient justement pour passer quelques jours.
02:49Et je ne veux pas ramener la discussion à moi,
02:52je ne suis pas là pour parler de ma personne,
02:54mais j'ai l'expérience d'avoir travaillé en police aux frontières.
02:57Il y a 25-30 ans, lorsque vous aviez des étrangers en situation irrégulière,
03:02eh bien, c'était pour la grande majorité pour travailler sur les terres agricoles
03:07et parfois, ils étaient bien exploités.
03:09Aujourd'hui, lorsque vous allez dans un centre de rétention administratif,
03:13eh bien, ces vieux Chibani, et je dis ça de manière très bienveillante et douce,
03:18ces vieux Chibani, vous en avez presque plus.
03:20Vous avez de grands délinquants, des gens qui sortent de prison,
03:23qui se retrouvent à un centre de rétention administratif.
03:26Et c'est très difficile, et pour les policiers, bien sûr,
03:29de travailler en sécurité, et puis de constater qu'on a affaire
03:32à cette délinquance de plus en plus forte.
03:34Et je me pose la question, si vous m'accordez encore 15 secondes...
03:38Oui, oui, je vous écoute, bon, le bar de Châtis sur Europe 1.
03:41Voilà, cet individu qu'on a interpellé à Nice,
03:44il va être évidemment sanctionné pour viol, il y a de fortes chances,
03:48je l'espère quand même, au moins ça.
03:49Il a 29 ans, repère-le.
03:51Voilà, 29 ans, quand il va sortir de prison dans, allez, 8, 10 ans,
03:56parce qu'il va prendre peut-être 15 ans, mais enfin bon.
03:59Qu'est-ce qu'il va devenir ? Est-ce qu'il va repartir dans son pays ?
04:02Eh bien, on va avoir encore une fois nos QTF sur notre territoire à gérer.
04:05Merci beaucoup à Bruno Bartosetti d'avoir été en direct sur Europe 1,
04:11secrétaire national chargé de la Zone Sud pour le syndicat de police unité.
04:15Alors je rappelle les faits, avant d'avoir Pierre-Marie Sèvres de l'Institut pour la Justice,
04:20je prends le tweet de Sabrina Berlien-Bouillet, qui est journaliste à CNews,
04:24et qui a fait un tweet que j'ai reposté tellement ça m'a bouleversé.
04:28Elle dit « Je suis outrée et bouleversée par l'affaire de cette dame de 90 ans,
04:32violée à son domicile à Nice. Elle ouvre la porte à un homme,
04:36pensant que c'est son infirmière. Il la viole, lui lèche le visage,
04:40boit une bière, il s'enfuit. La police le retrouve quelques étages plus haut,
04:45dans un appartement qui est en fait un squat. L'individu est interpellé,
04:49c'est un homme de 29 ans, né en Tunisie. Trois autres individus sont interpellés,
04:53ils sont sous au QTF. L'homme parle arabe avec un autre homme,
04:57et semble dire qu'il est allé chez la vieille en bas, mais que c'était elle
05:01qu'il l'avait aguichée. » Fin de citation de le tweet de cette journaliste spécialiste à CNews.
05:08Pierre-Marie Sèvres, bonjour. Vous êtes directeur de l'Institut pour la Justice.
05:11On voit un petit peu tout, toutes les conséquences des failles de la justice.
05:16Il est sous au QTF, il est sous squat, il prend du stupéfiant,
05:20il prend de l'alcool, tout est possible.
05:22N'est-ce pas le symbole éclatant de la défaillance de notre justice et de toute notre société ?
05:33Juste cet exemple.
05:35Oui, mais vous savez, malheureusement, quand on va dans les tribunaux régulièrement,
05:40ce qui est mon cas, ce qui est notre cas, l'Institut pour la Justice,
05:42on voit très peu de cas de voleurs de pommes.
05:45La grande majorité des crimes et des délits qui sont commis aujourd'hui en France
05:48le sont ou l'ont été par des personnes qui sont déjà passées par la case justice,
05:54déjà passées par la case police.
05:57Et c'est désespérant de voir ça.
06:00C'est désespérant de voir que notre système repère des dizaines, des centaines,
06:04des milliers de délinquants et de criminels potentiels,
06:07et qu'on ne fait rien et qu'on les laisse en liberté,
06:09et qu'évidemment, inévitablement, ils récidivent.
06:11Et là, cette affaire de Nice, vous savez, c'est très difficile.
06:15Vous avez l'Institut pour la Justice, on essaye d'aller au-delà d'une affaire ponctuelle
06:19et d'essayer de comprendre des chiffres.
06:21Et en l'occurrence, c'est très difficile d'avoir des chiffres sur les viols
06:23et les violences sexuelles contre les personnes âgées, mais on en a un.
06:27Et pour vous dire à quel point, moi, je trouve qu'il est énorme,
06:30ce viol qu'on a vu là, le ministère de l'Intérieur nous a dit,
06:34il a répondu à Valérie Boyer, qui fait un très bon travail sur le sujet, d'ailleurs,
06:37je tiens à le préciser.
06:38Il a répondu à une question écrite de Valérie Boyer l'année dernière
06:41qui disait qu'en 2024, il y avait 154 viols ou tentatives de viols
06:46de personnes de plus de 75 ans.
06:47C'est énorme.
06:48On est sur une affaire qui arrive déjà tous les deux jours, 154,
06:52et en fait, il y en a des dizaines de plus dont on n'a même pas l'occasion d'en parler
06:56parce que sinon, on ne parlerait que de ça.
07:00Très intéressant, il fait que ce chiffre,
07:02donc 2024, plus 154 viols sur des personnes âgées de plus de 75 ans.
07:07Et qu'est-ce que ça dit, selon vous, de la société ?
07:11Pourquoi des femmes ? Pourquoi des personnes âgées ?
07:14Pourquoi cette cible ?
07:15Et on a l'impression, Pierre-Marie Sèvres,
07:18que c'est en quelque sorte nouveau, entre guillemets,
07:22cette cible précisément, non ?
07:25Encore une fois, malheureusement, on n'a pas assez de données
07:27pour dire à quel point c'est beau.
07:28Mais oui, mais personne ne cherche les données à en avoir, c'est ça ?
07:31Voilà, exactement.
07:32On a un vrai problème de données publiques qui sort là-dessus.
07:35Je vais vous donner un exemple.
07:36Les enquêtes de victimation, qui sont les grandes enquêtes
07:38qu'on fait sur toute la France, que l'INSEE fait sur toute la France,
07:40sur « avez-vous été victime ? »
07:42C'est un sondage d'un crime ou d'un délit.
07:45Et les gens répondent.
07:45Eh bien, malheureusement, les enquêtes de victimation
07:47n'interrogent que des personnes qui vont jusqu'à 74 ans.
07:51Donc, sur cette donnée-là, c'est un exemple très précis,
07:54les personnes de plus de 74 ans, on ne leur demande pas
07:56si elles ont été victimes de crimes ou de délits.
07:58Pour tout un tas de raisons.
07:59Mais donc, bref, on a un gros trou béant statistique.
08:03Et oui, je pense que ces affaires-là posent un certain nombre de problèmes,
08:11notamment parce que, comme je vous le dis, on n'a pas de données précises,
08:15mais quand on regarde, nous, on a fait une petite revue de presse
08:18des deux à trois dernières années.
08:20On a eu une quinzaine d'affaires de femmes âgées
08:23qui ont été violées sur les deux dernières années.
08:26Et on en a trouvé qu'une majorité d'entre elles
08:28l'avaient été par des personnes en situation irrégulière.
08:32Vous voyez, c'est un autre sujet que je peux vous donner.
08:34Et je vais vous donner un échantillon représentatif.
08:36C'est tout près de chez moi, donc en banlieue parisienne,
08:39tout près de chez moi, il y a une femme de plus de 70 ans
08:42qui a été violée toute une nuit par une personne
08:44qui avait squatté dans sa cour d'immeuble,
08:47donc à quelques centaines de mètres de chez moi.
08:49Ça m'a pas mal traumatisé, c'était il y a deux ans.
08:51Eh bien, cette personne-là, donc l'auteur de ce viol est barbare,
08:56c'était avec torture, acte de torture et de barbarie,
08:59était un Algérien en situation irrégulière.
09:02Donc vous voyez, c'est un échantillon qui n'est pas très représentatif,
09:04mais enfin quand même, quand on voit les faits divers
09:06et qu'on voit même dans son entourage et dans sa vie personnelle
09:09des gens qu'on croise, il y a ce genre de dérive dont vous avez parlé,
09:13c'est-à-dire que c'est des gens qui ont été identifiés par la police,
09:16par la justice et malheureusement qu'ils continuent à faire ce qu'elle veut.
09:19Pierre Maricef, directeur de l'Institut pour la justice.
09:22Rappelez-moi la source, Pierre Maricef, de ce 2024.
09:25Vous disiez 154 viols de personnes de plus de 75 ans.
09:29C'est quelle source déjà ?
09:30C'est une réponse à Valérie Boyer.
09:32C'est une question écrite à Madame Boyer.
09:33C'est du ministère de l'Intérieur.
09:35Ça a été fait le 5 juin 2025.
09:37Donc c'était l'année dernière.
09:37Donc 5 juin 2024, c'est ça ?
09:412025.
09:422025, et ce qui montre en fait qu'un jour sur deux,
09:47voilà, tous les deux jours,
09:49il y a au moins une personne âgée de plus de 75 ans
09:53qui est violée, une femme, violée en France.
09:55Voilà, violée ou tentative de viol.
09:57C'est ça.
09:58Merci beaucoup Pierre Maricef d'avoir participé en direct avec nous.
10:02Appelez-nous si vous êtes surpris et choqués par ce fait
10:06et par le fait effectivement que non seulement
10:08ces chiffres sont surprenants, choquants,
10:12non seulement on ne cherche pas à avoir de données,
10:15mais en plus de ça, il y a plusieurs questions
10:17que j'ai envie de vous poser.
10:18Gabriel Cluzel, Éric Tegner, pourquoi cette cible ?
10:20Et autre question, pourquoi les médias n'en parlent pas ?
10:24Mais d'abord, écoutez Laurent Tessier,
10:26ensuite je vous donne la parole, Gabriel Cluzel.
10:27Écoutez Laurent Tessier sur Europe 1 ce matin.
10:29Et c'est au week-end, dans les journaux à la télévision.
10:33Rien, la dépêche AFP sur ce Tunisien sous OQTF
10:36a été publiée samedi à 19h33.
10:38Une autre hier soir à 20h06 sur son incarcération.
10:41Rien dans les journaux de TF1 et France 2 ce week-end.
10:44Rien sur cette affaire, pas un mot.
10:47Gabriel Cluzel, rien dans les médias.
10:48Et pourquoi cette cible ?
10:49Et ensuite on aura Sabrina qui nous appelle de la région PACA.
10:52Oui, j'ai écouté avec beaucoup d'intérêt Pierre Maricef
10:54parce que pour pencher sur la question,
10:56c'est en effet très compliqué de trouver des chiffres.
10:59Tout ce qu'il a expliqué est parfaitement vrai.
11:00Et en effet on doit à une question de Valérie Boyer d'en savoir un peu plus.
11:04Je me souviens du cas dont il parle il y a deux ans.
11:07Mais je veux rappeler aussi, parce que vous vous en souvenez sûrement,
11:09il est passé, je crois me semble-t-il, sur CNews et peut-être sur Europe 1, je ne sais plus,
11:14du petit-fils de Berthe Picot, Marius, vous vous souvenez ?
11:18Dont la grand-mère de 81 ans, ça devait être il y a deux ans peut-être,
11:23a été violée et assassinée par un clandestin pakistanais sous OQTF.
11:27Pourquoi j'en parle ? Parce qu'il s'est écoulé au moins deux ans.
11:30Je me souviens que c'est... ou un an et demi.
11:33Mais que s'est-il passé ?
11:34Absolument rien.
11:35Vous avez raison de le dire.
11:36Le meilleur moyen finalement de traiter ces affaires,
11:40qui deviennent des faits de société,
11:42mais que sans doute certains veulent continuer à considérer comme en fait divers,
11:46c'est de ne pas en parler.
11:47Les médias n'en parlent pas,
11:49on préfère parler de ce qui se passe aux Etats-Unis.
11:52Exactement.
11:53Mais ça, on fait l'omerta totale.
11:56Donc c'est vrai que c'est extrêmement choquant,
11:58mais tout le pays devrait être révolté, cette cible.
12:00Vous avez raison, s'il y a une preuve de la décivilisation et de l'ensauvagement,
12:04c'est bien celle-là.
12:05Et je suis d'accord avec vous, Gabriel Cluzel, ce matin,
12:07je me suis dit de quoi on allait parler aujourd'hui ?
12:09Minnesota ? Etats-Unis ?
12:12Se faire dicter par la gauche l'actualité ?
12:14C'est ça.
12:15Parce qu'il y a aussi des policiers qui tuent en Afrique,
12:20il y a aussi des policiers qui tuent dans d'autres pays.
12:21Par contre, quand c'est en France et quand c'est aux Etats-Unis,
12:24ça y est, ça fait la une et ça bouleverse tout le monde.
12:26La une mondiale.
12:27La une mondiale.
12:28Et c'est ce dont on doit parler.
12:29Par contre, les personnes injectées qui se font violer,
12:31personne n'en parle.
12:32Moi, ça me révolte.
12:33Bonjour Sabrina.
12:33Sabrina, vous nous appelez de la région PACA.
12:36Tout à fait, je vous appelle de la région PACA,
12:38parce que le sujet m'a révoltée.
12:42Ici, en PACA, tout le monde pense qu'il y a le soleil
12:45et la vie est belle.
12:46Mais non, la violence augmente.
12:49Alors, Sabrina, on va marquer une pause, pardonnez-moi,
12:52mais effectivement, vous allez nous raconter votre quotidien.
12:55Vous êtes jeune, Sabrina, vous avez 48 ans.
12:58Vous allez nous raconter, effectivement,
12:59où est passé ce bon vivre,
13:02cette envie de vivre en région sud aujourd'hui,
13:06alors qu'on vit au rythme des agressions dans le sud.
13:08Et comme Sabrina, vous réagissez au 01-80-20-39-21,
13:13le numéro du standard d'Europe 1 et non surtaxé.
13:16La suite de Christine Kelly et vous, c'est dans un instant,
13:17le temps de vous rappeler que ce soir,
13:19vous retrouvez La France Bouge de 21h à 22h
13:22avec Elisabeth Assayag.
13:24La France Bouge, c'est l'émission qui met chaque jour à l'honneur
13:26les audacieux, les entrepreneurs, les startups
13:27qui osent et qui réussissent.
13:29Et ce soir, une semaine après l'ouverture
13:31des inscriptions sur Parcoursup,
13:34Elisabeth Assayag fait le point avec Bruno Bouchard,
13:36président de l'université Paris-Dauphine PSL.
13:40La France Bouge, c'est ce soir de 21h à 22h sur Europe 1.
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