00:00D'abord, on prend Agnès qui voulait réagir sur notre sujet, sur l'audiovisuel public.
00:05Ensuite, on revient sur scène à Résumère. Bonjour Agnès.
00:10Allô Agnès qui nous appelle à Côte d'Azur et on voulait vous donner la parole puisque vous avez appelé pour réagir.
00:17Oui, bonjour. Bonjour à tous. C'était pour réagir par rapport à la commission d'enquête.
00:23Oui, c'est ça.
00:23Oui, parce qu'on parlait de la suspension de cette commission d'enquête alors que le rapporteur posait des questions
00:31et le président a subitement arrêté la commission d'enquête, qui a repris ce matin.
00:36Mais hier, c'était quand même assez choquant.
00:38Non, mais c'est scandaleux. En plus, ce n'est pas la première fois qu'il suspend cette commission d'enquête.
00:42Donc, c'est scandaleux. C'est une entrave à la justice, je dirais, à une enquête.
00:54Enfin, je veux dire, c'est scandaleux. C'est quoi ? Comment se permet-il ça, cette réaction ?
01:00On voit qu'ils sont contre le mur, qu'ils sont acculés.
01:05Ils n'arrivent pas, excusez-moi, ils n'arrivent pas à, comment dire, à se défendre par des mots, par des faits.
01:14Donc, là, c'est évident que tout ce qui a été fait jusqu'à présent, tout ce qui a été révélé, c'est scandaleux.
01:25En tant que Française qui paie mes impôts, je trouve que c'est inadmissible.
01:30Et tous ces gens-là, c'est une petite société d'entre-soi qui se refilent les emplois, qui se refilent les contrats.
01:41C'est digne de la mafia. C'est une organisation mafia, effectivement.
01:47C'est assez stupéfiant. Et vous dites ce qu'on a appris grâce à la commission.
01:52La commission s'est notamment penchée, effectivement, sur la situation financière de France Télévisions
01:56qui montre des déficits cumulés, importants, malgré des ressources publiques élevées.
01:59Les auditions ont évoqué des pratiques de dépenses jugées excessives, indemnités, frais d'admission, salaire élevé pour certains cas.
02:06En fait, ils ne font même pas de bénéfices, en plus. Ils sont médiocres, en plus.
02:12Donc, je veux dire, mais ces personnes, elles devraient être licenciées.
02:16Pas tous, pas tous, mais en tout cas ceux qui sont inféminés.
02:19Non, mais j'espère que là, c'est une enquête.
02:22Mais j'espère que la justice va reprendre ses dossiers, parce qu'il y a des conflits d'intérêts.
02:27Mais ça va au-delà d'une enquête.
02:33C'est un système mafieux, moi, pour moi.
02:35Vu de l'extérieur, c'est ça.
02:37Système mafieux.
02:38Restez en ligne avec nous, Agnès.
02:40Éric Tegner, Gabriel Kuzal, veulent réagir.
02:42Moi, je ne comprends pas qu'il n'y ait pas le sujet de comment juste faire des économies sur France Télévisions.
02:47Et Gabriel avait raison là-dessus.
02:48Il n'y a pas besoin d'une grande loi.
02:50Si je prends un cas précédent dans l'audiovisuel...
02:51Oui, ils ont seulement 80 millions d'euros.
02:53Oui, mais déjà, ils ont poussé des cris d'orfraie.
02:57Rappelez-vous Canal+,
02:58Canal+, c'était sur le bord de la faillite avant 2014.
03:02Et ça avait été raconté lors d'une commission d'enquête par Vincent Bolloré.
03:04Quand ils ont repris Canal+,
03:06qu'est-ce qu'ils ont fait, comme dans toutes les entreprises ?
03:08Ils ont regardé où est-ce qu'il y avait des économies à faire.
03:11Et il y en avait énormément.
03:12Il y en a toujours, dans ce genre de milieu, des économies.
03:14Aujourd'hui, il faudrait tout simplement que Rachida Dati
03:16envoie trois ou quatre personnes au sein de l'audiovisuel public
03:20et qu'ils regardent, qu'ils regardent s'il y a des doublons,
03:22qu'ils regardent s'il y a des techniciens en plus.
03:24Vous savez, parfois, ce n'est pas une histoire idéologique.
03:26Parfois, c'est qu'il y a des gens qui sont incapables, par exemple,
03:29de prendre en compte le fait qu'il y a des évolutions de l'intelligence artificielle depuis 12 mois.
03:32J'ai un média, donc c'est la même chose.
03:34Ça veut dire qu'en fait, vous faites beaucoup d'économies en termes de personnel,
03:37en termes de temps de travail, etc.
03:38Croyez-moi, il y a beaucoup de choses à faire.
03:41Et donc, on a encore le dernier mammouth aujourd'hui,
03:43la dernière entreprise qui scie l'imprimerie.
03:46Et il ne faut pas en parler.
03:48Ce XVIe siècle, avec l'invention de l'imprimerie,
03:49ils auraient continué à faire les petits graphistes, vous voyez.
03:52Donc, il y a un moment qu'ils fassent des économies.
03:54Gabriel Cluzel, comme Agnès qui nous a appelés,
03:56qui est en ligne avec nous, donc au Côte d'Asie, c'est scandaleux.
03:58Mais je crois qu'Agnès, elle est tout à fait révélatrice
04:02de beaucoup de Français silencieux,
04:04parce qu'évidemment, c'est incompréhensible.
04:07Alors, vous dites, ce n'est pas idéologique.
04:09Oui, mais non.
04:10Parce que je pense que si on tolère cette gabegie,
04:13si on la tolère, parce que, de fait, je ne sais pas,
04:16un chef d'entreprise qui fabrique des chaussettes,
04:17des machines à laver, tout ce qu'on veut,
04:19il se dit, mais c'est quoi ce truc ?
04:21C'est en déficit, et en plus, on donne des primes aux dirigeants.
04:24Non, mais c'est quand même, c'est surréaliste,
04:27c'est stratosphérique, je ne sais pas quel adjectif trouver.
04:30Mais si on les tolère, c'est parce que, derrière,
04:33il y a une idéologie qui plaît au gouvernement,
04:37qui plaît à une élite qui ne veut pas les lâcher,
04:42tout simplement, parce qu'il n'y a pas d'autre explication.
04:45Et je crois qu'il ne faut jamais lâcher les deux bouts
04:46de cette commission.
04:49Il y a la partie idéologique et la partie économique.
04:51Parti idéologique, partie économique.
04:54Agnès, je vous donne le dernier mot.
04:56On a appris qu'Adèle Van Rett va démissionner,
05:01va changer de fonction, en tout cas,
05:03et elle sera remplacée par Céline Pigalle
05:05à la tête de France Inter.
05:06C'est bien ça, William ?
05:08C'est exact.
05:09Agnès, le dernier mot sur ce sujet,
05:11effectivement, lorsque vous dites que vous êtes comme tous les Français.
05:13Je pense que c'est quand même idéologique,
05:16parce qu'ils sont tous d'un certain bord.
05:18Ils sont tous de gauche, quasiment.
05:20Les journalistes, tout ce qui est sur la fonction publique.
05:22Le président de la commission d'enquête, il est Horizon.
05:25Voilà. Pardon ?
05:26Le président de la commission d'enquête, par exemple, il est Horizon.
05:29Oui, Horizon, c'est le centre.
05:32Le centre gauche, on va dire.
05:34Mais, par exemple, ils font des bénéfices,
05:37parce que les sociétés de production, elles,
05:38elles font des bénéfices.
05:39Quelqu'un comme Nagui, qui a quasiment des contrats à vie
05:45depuis qu'il est producteur, il fait des bénéfices.
05:48Il a une maison à Ramatuel, donc il doit savoir.
05:49J'ai dit, en fait, des bénéfices.
05:51Non, mais vous comprenez, ils nous prennent pour des vaches à aller,
05:56comme de partout.
05:57Parce que ce n'est peut-être pas la seule commission d'enquête
05:59qui devrait être.
06:03Il y a peut-être d'autres secteurs
06:05où il y aurait besoin aussi de commissions d'enquête.
06:07Oui, exactement.
06:08Et on fait des commissions d'enquête sur des sujets,
06:11peut-être, qui ne sont pas forcément indispensables.
06:14Mais là, c'est indispensable.
06:15On coupe, on ne répond pas aux questions, on fait semblant.
06:18Il y a des secteurs où on a besoin d'argent.
06:21Il y a des secteurs où on a besoin d'argent.
06:23Moi, je vais vous dire, Agnès, lorsque j'étais au CSA,
06:25j'ai été très surprise, c'était juste quand j'allais partir,
06:28qu'on ait créé, par exemple, France Info Télé,
06:32alors qu'il y avait déjà, on fait partie des chaînes,
06:35des pays au monde où il y a le plus de chaînes infos,
06:37alors qu'il y avait déjà BFM TV, NCI,
06:41il y a même TV 5 mondes, il y a Euronews, etc.
06:45Et on a créé France Info TV, une volonté de François Hollande,
06:49qui ne fonctionne pas, 40 millions,
06:51juste avant la fin de son mandat,
06:54alors qu'il n'y a pas d'argent dans l'audiovisuel public.
06:56On a créé, j'en veux pas du tout, moi,
06:59à ceux qui dirigent France Info TV,
07:00mais je ne comprends pas qu'on puisse dépenser l'argent de l'État
07:02lorsqu'on n'en a pas.
07:04Merci, ma chère Agnès.
07:06On marque une pause, et puis je vais vous faire une petite annonce
07:08juste après la pause.
07:09Oh, teasing !
07:10Restez bien avec nous, la suite de Christine Kelly,
07:13et vous, c'est dans un instant, avec vous,
07:15bien sûr au téléphone 01-80-29-21.
07:19A tout de suite sur Europe 1.
07:24Merci de nous rejoindre sur Europe 1.
07:25Il est 12h14, la suite de Christine Kelly,
07:28et vous, c'est maintenant avec vous,
07:2901-80-29-21.
07:32Nous parlerons de la violence en limite
07:33de certains enfants dans les écoles,
07:35après ce qui s'est passé à Saint-Nari-sur-Mer,
07:37et cette professeure d'art plastique
07:39poignardée à coups de couteau.
07:41Mais d'abord, nous continuons de parler
07:42sur l'audiovisuel public
07:44et la commission d'enquête qui se poursuit.
07:47Christine ?
07:47Oui, peut-être un dernier mot,
07:48juste pour vous dire que
07:50je voulais voir Charles Aloncle
07:52dans mon émission sur CNews
07:54avec les temps de parole, c'est compliqué.
07:56Vous savez ce que j'ai fait ?
07:57J'ai créé un podcast,
07:59c'est tout nouveau,
08:00ça sera à suivre vendredi,
08:02on est jeudi, donc demain.
08:04Demain, 17h,
08:05vous allez voir sur Youtube,
08:07une heure avec notre ami Charles Aloncle.
08:10Je lui pose des questions
08:10que personne ne lui a posées,
08:12vous le verrez,
08:13et c'est sur Youtube,
08:14demain, 17h,
08:15avec Charles Aloncle,
08:16l'homme tant décrié.
08:18Qui le soutient ?
08:19Comment fait-il pour tenir ?
08:21Comment vit-il de l'intérieur
08:22cette commission d'enquête ?
08:23Je lui ai posé toutes ces questions,
08:25même sur sa vie privée.
08:26On en saura plus,
08:27on saura tout sur Charles Aloncle,
08:29qu'est-ce qui le fait tenir ?
08:30Donc demain,
08:31à 17h,
08:32sur Youtube,
08:32avec le podcast que je lance,
08:34qui s'appelle
08:35Quelle Histoire ?
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