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Through traditional dishes and drinks such as donkounou, gapal peulh and bouabouala, Aminata KONATÉ, Madina DIALLO, Aziza SAWADOGO and Mariam SANKARA are reinventing local cuisine.

Their initiative promotes healthy eating, strengthens cultural identity and contributes to job creation.

The ambition of these entrepreneurs goes beyond the restaurant industry. Their commitment helps to preserve Burkina Faso's cultural heritage, create value around local products and boost the national economy.

#AgribusinessTV #AgriFood #BurkinaFaso
Transcription
00:00On a choisi de valoriser les céréales locales, pas comme si on voulait donner un coup de main aux agriculteurs,
00:15mais c'est de notre devoir même de valoriser nos produits locaux.
00:19Il y a des plats qui sont en voie de disparition, des plats que nous-mêmes on ne connaît pas.
00:23Chaque jour que Dieu fait, j'essaie de ramener à jour nos plats perdus.
00:30Des restauratrices comme Aminata Konate, Madina Diallo, Aziza Sawadogo et Mariam Sankara ont décidé de freiner la perte de nos valeurs culinaires.
00:41Une même passion les anime, celle de revaloriser les mains locaux burkinabés et prouver à la jeune génération que manger local, c'est aussi manger sain et responsable.
00:52J'ai voulu me démarquer. Les autres vendeuses, je voulais faire un truc assez un peu exceptionnel.
00:59J'ai essayé de combiner les céréales et je suis tombée sur le sorgo rouge.
01:06J'ai d'abord commencé par le sorgo uniquement rouge.
01:08C'était vraiment bien, mais la couleur n'était pas parfaite pour moi.
01:13Donc j'ai essayé de combiner les deux, le sorgo blanc et le sorgo rouge.
01:17Et là, maintenant, je suis tombée sur une couleur qui m'allait vraiment bien.
01:21Il y avait le goût, il y avait la couleur et c'était vraiment parfait.
01:24Il y en a à la première consommation qui n'ont pas trop apprécié parce que pour eux, nous, ça devait être uniquement du maïs.
01:30Mais il y en a qui gênent aussi. Si ce n'est pas le don, nous, du sorgo, ils ne prennent pas. Ils adorent vraiment ça.
01:35Chez Aminata, chaque ingrédient est choisi pour un but précis, combiné à un savoir-faire local.
01:42J'ai choisi les feuilles de maïs parce que ça, c'est très bio.
01:47Voilà, c'est bio et puis ça donne un autre goût différent de l'emballage en plastique.
01:53Ces crevettes-là, par exemple, ça vient du barrage de Namoro.
01:55Nos petits poissons-là, ça vient du barrage de Kanyer à côté ici.
01:58Ici, on n'en trouve pas souvent aussi. C'est de Samandeni et ça vient souvent aussi de Kaya.
02:02Riche en fer et en fibres, le donkounou à base de sorgo est un plat local aux vertus nutritionnelles reconnus.
02:12Chez Madi Nadialo, c'est la fraîcheur du Gapalpeul qui nous accueille.
02:20Depuis 2014, Madi Nadialo évolue dans la production et la vente de cette boisson locale.
02:27Servie lors des fêtes, des mariages ou simplement pour accueillir un invité,
02:32le Gapalpeul est pour elle un héritage culinaire qui symbolise le partage, la convivialité et l'identité.
02:39Bon, le Gapalpeul, c'est-à-dire qu'on faisait ça à la maison avec les mamans.
02:45Chez nous, les peuls.
02:46Quand un étranger vient, on lui donne du Gapal, un symbole d'amour, de bienvenue dans la famille et tout.
02:52C'est pour ça qu'on a adopté ça.
02:54Donc, toute personne qui vient chez nous, le Gapal, c'est la base.
02:58Préparé à partir du yaourt fermenté et du miel soigneusement moulou-upilé à la main,
03:03il peut être sucré ou natureux, selon les préférences des clients.
03:07On a plusieurs types de Gapalpe et chacun a sa manière de faire son Gapalpe.
03:12Particulièrement, notre Gapalpe, quand tu prends, tu as le miel.
03:16Quand tu bois notre Gapalpe, tu as les graines du miel et tu vois le miel en question.
03:22Pour réussir son Gapalpe, c'est d'abord le lait.
03:25Si tu as une bonne quantité, une quantité de lait, tu as réussi ton Gapalpe.
03:30Au-delà de sa saveur agréable, cette spécialité locale est une boisson aux multiples vertus.
03:37Le petit miel également, c'est très nutritif pour les enfants, pour les femmes à l'éteintre, pour les personnes âgées.
03:44Madina Diallo fait partie de ces femmes qui prouvent qu'on peut innover sans régner nos racines.
03:49Et à travers le Gapalpe, elle valorise la culture et l'identité.
03:54Au quartier Boulmiogou de Ouagadougou, nous rencontrons Aziz Asawadogo.
04:04Passionnée par la cuisine traditionnelle Burkinabé, depuis 2019,
04:09elle s'est donnée pour mission de redonner vie à plusieurs produits locaux, parfois oubliés ou délicés.
04:15Il y a des plats qui sont en voie de disparition.
04:17Des plats que nous-mêmes, on ne connaît pas.
04:19C'est pour aussi donner ça à la génération future, pour leur montrer les plats que nos parents ont laissés avec nous.
04:25Nous aussi, on doit les laisser avec ces plats, pour qu'ils arrivent à montrer ça aux étrangers qui vont venir au Burkina Faso
04:33et à leurs enfants, de génération en génération.
04:36Actuellement, il y a plein de maladies maintenant.
04:38Nos grands-parents n'avaient pas ces maladies que nous avons aujourd'hui.
04:43Et si nous aussi, on essaie de changer notre alimentation,
04:46essayer de consommer ce que nous ont laissé nos parents,
04:49qu'elles se prouvent que beaucoup de maladies ne vont pas disparaître dans notre pays.
04:54Parmi les aliments que Aziza Sawadoukou met en évidence, il y a les feuilles de balanite.
04:59Je fais ça en salade, qu'on appelle la salade de Kierla.
05:03Le nom amouré, c'est Kierla.
05:04Beaucoup de clients en commandent.
05:06Parce que si vous voyez, sa préparation, c'est juste bouillir les feuilles, mettre un peu d'huile et puis manger.
05:12C'est des feuilles qui, vraiment, c'est riche en beaucoup de choses.
05:17La différence, c'est que j'ai essayé de faire ça en sauce.
05:21On peut manger avec du riz, pas forcément le taux.
05:24On peut manger aussi avec le taux, le taux de maïs.
05:27Et puis, comme ce que je viens de faire aussi, avec les feuilles de haricots.
05:30Je fais le jus de balanite aussi, qui est le jus de Kierla.
05:34Tout comme Aziza Sawadoukou, Mariam Sankara, populaire vanbrose de maïs locaux, s'inscrit dans la même dynamique.
05:51Depuis près de 10 ans, elle se bat pour mettre en valeur les maïs du pays.
05:55Dans son restaurant, on retrouve par exemple un plat traditionnel de la région du Goulmou,
06:01qui est le Boalboala, fait à partir de la farine du Petit Mille.
06:04Par exemple, moi qui étais petite, quand tu arrives de l'école à midi et qu'il n'y a pas à manger,
06:10il y a la farine rapidement et tu fais passer ça à la vapeur.
06:15Il y a l'huile et puis le sel.
06:17Et puis, tu essaies de manger rapidement quelques boules pour reprendre la route de l'école.
06:22Donc, c'est un maïs locaux très riche à base de farine de Petit Mille et c'est demandé à tout moment.
06:29Pour moderniser un peu, j'essaie de faire des boulettes de viande ou j'ajoute également dans le Boalboala.
06:35Ça donne un autre goût.
06:37Voilà, et c'est tellement très bon et c'est très consommable.
06:41Pour certains, le Boalboala évoque des souvenirs, parfois des moments difficiles de leur enfance.
06:46Aujourd'hui, au restaurant Chemam 5, ces mêmes personnes le dégustent avec enthousiasme.
06:52Les clients aiment bien, ça leur ramène en arrière, dans leur enfance et tout.
07:00Même s'il y a certains où c'était de l'enfance difficile, c'est vrai.
07:04Mais aujourd'hui, ils sont fiers de remanger ce maïs-là et c'est intéressant.
07:10Elles, tout comme les autres restauratrices des maïs traditionnelles, sont des gardiennes des saveurs locales.
07:27Elles ont la conviction que valoriser notre gastronomie, c'est préserver ce patrimoine pour les générations futures.
07:33En créant de la valeur autour de ces mêmes locaux, ces restauratrices créent également de l'emploi
07:39et contribuent à l'essor économique du Burkina Faso.
07:43Sous-titrage Société Radio-Canada
07:49Sous-titrage Société Radio-Canada
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