00:00 et j'ai fait marketing et gestion commerciale.
00:02 Je voulais être dans une entreprise où j'allais exercer mon domaine.
00:06 J'ai décidé d'aller dans le privé.
00:08 J'ai été récréée 4 mois sans salaire.
00:11 A partir de là, j'ai démissionné et je suis venue créer mon entreprise.
00:15 Nous transformons les graines de nere en plusieurs gammes de Sumbala,
00:24 à savoir les Sumbala en granulés, en boules, en poudre.
00:28 Il y a une nouvelle gamme qu'on vient d'ajouter sur le marché l'année passée,
00:32 qui est le Sumbala sans odeur.
00:35 On peut l'utiliser pour faire de l'acrydité,
00:37 on peut l'utiliser pour faire des gâteaux,
00:40 tout ce qui est fast-food avec.
00:42 C'est très délicieux.
00:43 Je me suis intéressée au Sumbala
00:50 parce que la majorité de la population burkinabe consomme le Sumbala.
00:54 Et j'ai vu que le Sumbala, c'est un produit qui est naturel et très riche en valeurs nutritives.
01:00 Donc, je me suis dit pourquoi ne pas améliorer,
01:04 augmenter la qualité et permettre à tout le monde de consommer sans gêne.
01:09 Il y a des gens qui ne consomment pas le Sumbala pour des raisons de goût.
01:13 Ils se disaient que l'odeur les dérangeait.
01:16 Donc, on a innové pour les permettre de consommer facilement le Sumbala,
01:20 sans que ça ne les dérange.
01:22 La particularité, c'est que nos produits sont naturels et très riches en valeurs nutritives.
01:28 On n'utilise aucun produit chimique et les conditions d'hygiène sont respectées.
01:33 Nous sommes en phase de certification avec la Bénor pour nos produits.
01:38 Ce qui a été le plus difficile, c'est l'absorption du près.
01:48 Pour pouvoir évoluer, il faut un minimum sans se compliquer.
01:53 Et comme on n'a pas de garantie, on n'a rien en tant que jeune.
01:56 On n'a ni de parcelle, ni de moto, ni de valeurs qui peuvent nous permettre d'avoir un prêt un peu conséquent.
02:02 Donc, ça fait que c'était un véritable souci.
02:05 C'est ça qui était mon véritable souci au début.
02:08 C'est ma maman qui a pris un prêt pour moi, pour que je puisse démarrer.
02:12 Je n'avais pas de fonds de garantie pour pouvoir avoir un prêt.
02:16 Du coup, elle m'a époulée.
02:19 Je suis fière d'elle.
02:21 Il y a ses camarades qui ont cessé l'étude et ils sont là en train de tourner,
02:25 en disant qu'il n'y a pas de travail, mais ils ne veulent pas faire d'autres choses.
02:28 Comme elle, elle a décidé de se lancer dans l'entrepreneuriat, ça va.
02:32 Elle peut se débrouiller d'elle-même.
02:34 Et on espère aussi qu'elle va avancer plus que ça.
02:38 [Musique]
02:46 Si c'était à reprendre, j'allais faire la production du sumara,
02:50 mais j'allais commencer plus tôt qu'en 2017.
02:53 J'allais peut-être commencer à partir de 2013, par exemple, à produire le sumara,
03:00 parce que c'est un produit qui est rentable.
03:03 C'est vrai que la transformation n'est pas facile,
03:06 mais c'est un métier qui nous ressemble.
03:09 Il y a toujours du travail à faire, mais je suis fière,
03:12 parce que l'hiver n'est pas bien appelé, mais on a au moins franchi la moitié et c'est déjà bon.
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